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TOMK III D. —K. DE L'IMPRIMERIE DE CRAPELET, AUE DB VAUGIRARD, N° O. LEXIQUE ROMAN DICTIONNAIRE . DE LA LANGUE DES TROUBADOURS, COMPARÉE AVEC LES AUTRES LANGUES DE L'EUROPE LATINE, raicivi DE NOUVELLES RECHERCHES HISTORIQUES ET PHILOLOGIQUES , D'UN RÉSUMÉ DE LA GRAMMAIRE ROMANE, D'UN NOUVEAU CHOIX DES POÉSIES ORIGINALES DES TROUBADOURS; ET D'EXTRAITS DE POËMES DIVERS ; PAR M. RAYNOUARD, MEMBRE DE L'INSTITUT ROYAL DE PRANCE (ACADÉMIR FRANÇAISE AT ACADÉMIE DES IMCRETIONS ET BELLAS-LETTRES), SECRÉTAIRE PERPÉTUEL MONORAIRE DE L'ACADÉMIE FRARCAISE, ETC TOME TROISIÈME. D.—K. Lt AR A PARIS, CHEZ SILVESTRE, LIBRAIRE, RUE DKS BONS-ENFANTS, N° 30. 1840. LEXIQUE ROMAN, OU DICTIONNAIRE DE LA LANGUE DES TROUBADOURS, COMPARÉE AVEC LES AUTRES LANGUES DE L'EUROPE LATINE. D D, quatrième lettre de l'alphabet, troi-| DALFIN, pazPin, s. m., lat. pzr- sième des consonnes. Per esquivar hyat, deu hom paurzar z 0 D aprop a prepositio. POP PP Leys d'amors, fol. 4. Pour éviter l’hiatus, on doit placer Z ou d après À préposition. DACITA , s. f., dace, sorte d'impôt perçu plus spécialement sur les den- rées et sur les marchandises. On lit dans les Statuts de Marseille, lib. 1, cap: 44 : Quod nemo teneatur bis DacrrAM præstare pro eodem avere. Du Cane, t. Il, ool. 1311. Aiso es Paordenamen de la pacrra que fon empeuzada en Monpeslier. Pague la miega bacra sobre dicha. Cartulaire de Montpellier, fol. 218 et 219. Ceci est l'ordonnance de la dace qui fut imposée ea Montpellier... Qu’il paie la demi-dace susdite. asc. xs», Dacio. tr. Data, dasio. DADAU, s. m., fuite. Quan lo viron, prenon DADAU. V. de S. Honorat. Quand üs le virent , ils prennent la Suite. IT. PHiNus, dauphin, sorte de poisson. Las balenas e li Dazrt Faran una host sobre la mar. Los XV Signes de la fi del mon. Les baleines et les dauphins feront une armée sur la mer. | Algunas bestias d’'ayga ban respiracio, cam s0 DALPAIS. ÆEluc. de las propr., fol. 52. Quelques bêtes d’eau, comme sont les dauphins , ont respiration. — Constellation. Dauris, signes e bootes. Brev. d’amor, fol. 3. Le dauphin , le cygne et le bouvier. car. Delft. use. Delfin. pont. Delfün. 17. Delfino. 2. Darrix, s. m., dauphin, titre de di- gnité. ° .Lo pazrmxs d'Alverne.. fo coms d'Alverne. V. du dauphin d'Auvergne. Le dauphin d'Auvergne... fut comte d'Auvergne Ben saup del pazrix lo talen. L'évique DE CLERMONT : Per Crist. Il sut bien le désir du dauphin. I nt12e 1 nn 2 DAL DALH, parce, s. m., faux, coupe, taille, Dans la langue gothique paiz signi- fia partie : On lit à la page 168 de la traduction de l'Évangile par Ulphilas, parabole de l'Enfant prodigue : Alta, gif mis seiundrinnaimis pati. Pater, da mihi quæ occurrat mihi partem aiginis. proprii. $. Luc, ch. 15. Voyez Schilter, Gloss. teutonic., v° Tai. Segan prat am lo ax el ma. Brev. d’amor, fol. 47. Fauchant pré avec la faux à la main. Los vai segan am son DAYLL. UN TRAOUBADOUR ANONYME : Dieus vos salve. Va les tranchant avec sa faux. ANC. FR. II venoit d’un sien pré avec ung dail à son col. Lett. de rém. de 1473, Canrinrigs, t. II, col. 3. La mort, six jours après le rencontrant sans coingnée, avecques son Dar. l’eust faul- ché et cerclé de ce monde. RABELAIS, liv. 1v, Nouv. Prol. caT. Dalla. xsr. Dalle. 2. Dazxayne, s. m., faucheur. En semlansa de DALHAYRE es figurat. Eluc. de las propr., fol. 125. Il est figuré en forme de faucheur. caT. Dallayre, dallador. xsr. Dallador. 3. Daruar, v., faucher. L'erba del prat par.ua. Leys d'amors, fol. 36. Fauche l'herbe du pré. Part. pas. Fe...,quan ve son temps, es DALHAT. Eluc. de las propr., fol. 209. Le foin..…., quand vient son temps, est fauché. 4. Tarm, TAILL, s. m., taille, coupe, tranchant. Qui a servitut de razs et dulh. Fors de Béarn , p. 1092. Qui a servitude de taille et coupe. Lo es l’espaza flameyantz ... Dans ambas parts ben talantz; DAL L'us TarLs garda cel que laten, E l'autre cel que vas lai ven. Deuves px Paanes, Poëme sur les Vortus. C’est l'épée flamboyante.… taillant bien des deux côtés ; un tranchant regarde celui qui la tient, et l’autre celui qui vient vers elle. — Carrière, taille. Et anet s’en al rAYLt; Can fon intrat dedints. V. de S. Honorat. Et il s'en alla à la carrière ; quand il fut entré de- dans. — Amputation. À penss li val antre remedi que TaLx. Eluc. de las propr., fol. 238. A peine lui vaut autre remède qu’amputation. — Détail. Loc. adv. Telas per vendre... a ras. Cartulaire de Montpellier, fol. 39. Toiles pour vendre... en détail. Vendre draps a TALE en la vils. Cout. de Moissac, xn° siècle, Doat,t. CXXVII, fol. 7. Vendre draps en détail dans la ville. — Forme, façon. Ua bel rate de persona. V. de Bertrand de Born. Une belle forme de personne. Eu suy plus d’avinen Tarn. LAMBERTI DE BONANEL : S’a Mon Restaur. J'en suis davantage de façon avenante. Loc. Sap far de volpilh vassaïh E ”I desavinen de bon Tazs. RausauD Dx VAQUEIRAS : Leu pot hom. Sait faire de poltron guerrier et le désagréable de bonne façon. Fig. Sos coratges L'es viratz d'autre TaïrLL. RamsauD DE Vaquetmas : Leu sonet. Son cœur lui est tourné d’autre façon. D'on lo segles es vengutz en tal rarm Qu'a penas vey pastoret non torn alb. P. Vipaz : Ma voluntats. D'où le monde est venu en telle façon, qu'à peine vois-je pastoureau qui ne devienne autre. Ges homz non pot portar a fil Ni a bon TaLn totas amors. R. Vinau DE BEzaupux : En aquel). On ne peut point porter à fil ni à bonne faille toutes amours. 2272* DAL asc. ra. Une vigue, laquelle ilz avoient pour lors taillée ou chapoulée, et le boys ou sarment provenu dudit tail, etc. Lett. de rèm. de 1459, Tr. des ch., R. 190, pièce 16. car. Tall. xsr. Tajo, taille. poar. Talho, talhe. 17. Taglio. 5. Tam. TAIL, s. m., taille, impôt, contribution. Contribuir als razus de la vila. Tit. de 1345. Ville de Bergerac. Contribuer aux tailles de la ville. Un rats que els avian fach l'an present... Yolguesso contribuir al dich razx. Tit. de 1383. Dour, t. CXLVII, fol. 153. Une taille qu’ils avaient faite l'an présent. Vou- lassent contribuer à ladite taille. car. Tall, 6. Tama, s. f., incision, coche, coupure. Jadis on marquait d’une mème coche deux morceaux de bois appelés tailles, qui, confrontés postérieurement l’un avec l’autre, attestaient, par le rapport identique des coches, l'exactitude des comptes. Tot destrador non deu metre son conte per TALHAS, mas lo dea tantost scrieure. Trad. du tr. de lArpentage, ch. 11. Tout arpenteur ne ddit mettre son compte par tailles | mais le doit aussitôt écrire. On s’est servi de failles pour la le- vée des impositions : l’un des morceaux restait dans les mains du percepteur, et l'autre dans celles du contribuable, de là le nom de faille donné à certains unpôts. Il y a encore, en France, des bou- langers qui tiennent ainsi leurs comptes. L4 — Taille, impôt. E levaran novelamen Taznas e quistas et uzatges E gabelas e pesatges. Brev. d'amor, fol. 122. Etkèverent nouvellement failles et quêtes et im- rôts et gabelles et péages. — Forme, façon. DAL 3 Pros apar e de bela TALEA. Leys d'amors, fol. 3. Parait distingué et de belle façon. CAT. alla. usr. Taja, tala, talla. pont. Talha. 17. Taglia. 7. TALUAMENT, $. m., coupure, ampu. tation. - Per TALSAMB=xT de carn. Eluc. de las propr., (ol. 29. Par amputation de clair. anC. CAT. Tallament, axc. user. Tajamento, IT. Tagliamento. 8. TaILLONET, s. m., petit morceau. De sain blanc an rarcronart. Deupes pe PaAnes , lus. cass. Uo petit morceau de lard blanc. anc. rn. Mangez ce taillon de massepain. Rasezats, liv. 111, ch. 30. 9. TaiLuaGs, 5. m., taillage, certain tribut. Que paguaran TAïLHAG=. Charte de Gréalou , p. 108. Qui paieront taillage. 10. TALHADA, TALLIALA , 5. f., coupe de bois, taille. En razwapas de bosc. Coutume de Condom. Ea tailles de bois. — Taille, sorte d'impôt. Enpauro...razLraDas als habitans del loc. Ord. des R. de Fr., 1463,t. XVI, p. 126. Imposent..… tailles aux habitants du lieu. Demandar.... TALHADA en la dicha vila. Charte de Gréalou, p. 102. Demander... taille dans ladite ville. caT, Tallada. xsr. Tajada. ronr. Talhadu. Tr. Tagliata. 11. TALHADURA, s#. f., Coupon, morceau, Jambeau. TarxapurA de drap nou. Abr. de l'A. et du N.-Test., fol. 45. Coupon de drap neuf. car. Talladura. asr. Tajadura.ir. Tagliatura. 12. TaILUMDIE, s. m., taillage. L’asssiadre e lo raILmADRE de la moneds. Tit. de In commune de Périgueux, de 1256. L'essayage et le {aillage de la monnaic. 4 DAL DAL 13. TALIADOn, s.m., tailloir, bassin, vase. Tolre la testa e portar davant se en nn TALIADOR. 17. TALAR, TALHAR , TAILLAR , v., tailler, couper, trancher, escarper, amputer. E vey TALAR ortz e vinhas e blatz. B. pe Rovenac : Belh m’es. Et je vois couper jardins et vignes et blés. Mes man a son coutell per la gola rayrLan. V. de S. Honorat. Mit la main à son couteau pour couper la gorge. Us metgues rarzrer mal an meu ser qu’el volia metgar: et per aco es mortz, qu’el non lo sanp TAILLAR, Trad. du Code de Justinien , fol. 20. Un médecin amputa mal un mien serf qu’il vou- lait guérir j et il est mort, parce qu’il ne sut pas l'amputer. Trad. de Bède, fol. 4. Couper et porter la tête devant soi en un taifloir. aAxc. rn. Un grant taillouer d'or chargé de joiaus à pierres précieuses. JOiNVILLE , p. 122. Le millier d’escuelles et de railloers. Titre de 1314. CanPenTIER, t. III, col. 950. caT. Tallador. xsv. Tajadero. ronrt. Talhador. rr. Tagliere, tagliero. 14. TALAIRE, TALHAYRE, TALADOR, TALHA- pon, s.m., tailleur d'habits, de pierres, coupeur. Fa home... TALHAYA& de raubas de femmes. ÆEluc. de las propr., fol. 115. Fait l’homme... tailleur de robes de femmes. Qui atrobara raLADoR en la sua vinha.... El TALAIRE que aura facha la tala. Cout.de Moissac, XIie siècle, DoAT,t. CXXVII, fol. 7. Qui trouvera tailleur en sa vigne... Le tailleur qui aura fait La taille. D'aqui donc so loiatz li rarmanon, Tan cum s’eran essems gaerreiador. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 57. De là donc sont loués les failleurs, autant comme s’ils étaient ensemble guerriers. caT. Tallador. xse. Tajador, tallador, ronr. Talhador. :r. Taglatore. La cot Que non rarcm’ e fa ‘l fer rarsan. B. MARTIN : Farai un vers. La pierre qui ne coupe pas et fait couper le fer. L'espara que rats d'ambas parts. V. et Vert., fol. 58. L'épée qui coupe des deux côtés. Part. prés. Roca redonds, Auta e rausta € TALANT. Roman de Jaufre, fol. 3. Roche ronde , haute ct raide et escarpée. Part. pas, El sepuicre que es de peyra TALRAT. Passio de Maria. Le sépulere qui est taillé de pierre. — Imposer une taille. Cinq cens solz devo rarzuan li prohome de la vila, Cout. de Moissac, xne siècle. Doar,t. CXXVII, fol. 3. Les prud'hommes de la ville doivent imposer cinq cents sous. 15. TALHANDIER, s. m., tailleur. Se devon far plas voluntiers Que d'autre mestier TALHANDIKRS De drap. Brev. d’amor, fol. 32. Ils doivent se faire plus volontiers tailleurs de drap que d’autre métier. asc rn. S'en ala querir ung taillandier pour soy vestir. Lett. de rém., 1455. Carventien, t. LI , col. 944. Om los TALHAVA mais que no devia. Dit. de 1267, Arch. du Roy., J. 303. On les faillait plus qu’on ne devait. Part. pas. La dicha tailla quant sera rA1tLA DA. Tit. de 1418. Doar, t. CXLVI, fol. 30. Ladite taille quand elle sera imposée. car. Tallar. ns. Tajar, talar, tallar. ronr. Talhar. 17. Tagliare. 18. DETAL, s. m., détail. Loc. ady. Vendre oli a pxrar per la vila. Tit. de 1381, ville de Bergerac. Vendre huile en détail par la ville. 16. TazuaBLe, adj., taillable, imposable. Sian TALHABSLRS. Statuts de Provence, BOMY, p. 219. Soient taillables. Substantiv. Lu deffensa del dich luoc et habi- tans de Villafrancha et de lors TALHABLREs. Tic. de 1383. Dour ,t. CXLVII, fol. 154. La défense dudit lieu et habitants de Villefranche et de leurs taillables. 19. Enrau, s. m., entaille, forme. DAL So e no so d’an a«wraLs. Mancasaus : Contra l’ivera. Sont et ne sont pas d’une même entaille. asc. CAT. Entalhs. auc. zsr. Entalle. pont. Entalho. rr. Intaglio. 20. ENTALHAMENT, s. m., sculpture. Non feres amrazmamenTr ni semblansa ni figara d'aco que es sotz lo cel. Hist. abr. de la Bible, fol. 32. Tu ne feras sculpture ni image ni figure de ce qui est sous le ciel. sr. Entallamiento. rx. Intagliamento. 21. ENTALHAR, ENTAILLAR, v., entailler, tailler, sculpter, blesser. Quals qu'el debois ni Paxrarzs, Deboissar lo pot d’aital tailh. Ganixs D’APcuien : Mos oominals. Qui que ce soit qui le dégrossisse et le scuipte, il peut le dégrossir de telle façon. Fig. Celha que saup al departir MoncoraxraAcHan sotilmen. Devvess pe PRADES : Pus amors. Celle qui sut au départir blesser délicatement cœur. Part. pas. So xwrALmAT en sa tomba. Cat. dels apost. de Roma, fol. 153. Sont sculptés en sa tombe. Que vi las peyras KNTAILLADAS , D’anticas figurss ohradas. F. de S. Honorat. Qui vit les pierres faillées , d'antiques figures ci- selées. ssc. ra. Crucefis et imagerie D'argent et d'yvuire entuillie. Prov. et dict. popul., p. 162. Fscent honneur à l'arbre entail/é de ton nom. Rossaan, t. I, p. 163. us. Entallar. vont. Entalkar. rr. Intagliare. 22. ReTaLH, 5. m., taille, tranchant. Mot fo subtil et prima la textura, Uzsr no s pot ni rumpre sa costurs ; D’estox, axrazus, de scindens es segura. Palaits de Saviesa. Le tissu fat moult fin et délié, sa couture ne se peut user ni rompre ; elle est à l'épreuve de pointes, de tranchants, de coupants. car. Retall. ssr. Retal. vont. Retaiho. 1r. Rtagho. 25. Reracman, v., retailler. DAM 5 Tot jorn ressoli e axTAL= Los baros e ’Is refon e ’Ls calh, E lor cug metre cor ausart. Bzaraanp pe Bonx : Un sirventes. Je rogne et retaille toujours les barons et je les refbnd et les rassure, et pense leur mettre cœur bardi. Rzracua et restrenh tos desiriers. V. et Vert., fol. 103. Retaille et restreins tes désirs. AEC. rR. Les cors aus Sarrazins qui estoient re- taillés , getoient d’autre part da pont. Joruvirux, p. 63. car. Retallar. sr. Retajar. ronr. Retalhar. rr. Ritaglare. | 24. ENTazTALHAR, v., entailler, ciseler, découper. Part. pas. Emages xxraxTaALnaADAs. Brev. d'amor, fol. 74. Fig. Images ciselées. Cascu porta mantas ENTRETALHADAS. PEAIIBROS, Voy. au purg. de S. Patrice. Chacun porte mantes découpées. car. gr. Entretallar. pont. Entretalhar. DALMATICA, s. f., lat. pazwarica, dalmatique. Que li disgne uzesso DALMATICAS... Ses DALMATICA O ses cazubla. Cat. dels apost. de Roma , fol. 37 et 29. Que les diacres usassent des dafmatiques..…. Sans dalmatique ou sans charable. CAT. asr. PORT, 17. Dalmatica. DAM, Dan, s. m., lat. pamrum, dam, dommage, détriment. Que pans t'en vengs. Tit. de 1050. Que dommage t'en vienne. Gran mal e gran Dax. R. ps Tons pE MARSEILLE : À tots marits. Grand mal et grand dommage. Per vostre pro avetz fag lo lur pax. BERTRAND DE Bonx : Quan la novells. Pour votre profit vous aves fait leur dommage. Loc. À mon pax met gelos s lausengiers. Prantcon : Be m dison. À mon dam je mets (je brave) jaloux et médi- sants. M'an bauzat ni mes a lar paxx. RausauD De VaAqQuIIMAS: Ges sitot. Île m'ont trompé et mis à leur dam (se sont mo- qués de moi). 6 DAM Ben m'el dizon tait li savis del mon Que sel a 1 pas cui es La seignoria. Faxprr pe Brzisran : Tot atressi com. Pros. DAM Loc. El es en via de DAmPNAGIO. L'arbre de Batalhas, fol. 147. 1l est en voie de damnation. Tous les sages du monde me le disent bien que | Condamnation. celui-là a le dommage à qui est la seigneurie. axc. »2. Le bien des bons, le dam des inhu- mains. Founqué : V. de J.-C., fol. 117. Quai vont au dam d’antrui conquérir des lauriers. De Laupux : La Franciade, p. 270. Faisons-nous sages, à lear dam, mais re- grettons leur naufrage. Caxus DE Becuex : Diversités, t. 1, fol. 430. ANC. CAT. Dan, dan. asr. Dañno. Pont. Damno, dano. xt. Danno. 2. DAMNATGE, DAMPNATGE, $, m., dom- mage. Li sabria percassar s0N DAMMATG&. CADENET : Longs sazo. Je saurais lui procurer son dommage. Ni per sufrir franchamen s0n DAMPNATGZ. Gaucezu FAIDir : Si anc nuls. Et pour souffrir franchement son dommage. Loc. (Om pren soven gran DAMPNATGE Per deschauzit compaignatge. B. Zonci: Sitot. On prend souvent grand dommage par mauvaise compagnie. anc. rn. Cascun jour acroit mes damages. Fabl. et cont. anc., t. 1, p. 116. Que mielz valoit cil damages à soffrir. Vizzr-HABDOUIN , p. 202. anc. xs». Ficieron tal domage en los mas de- lanteros. Vida de S. Millan, cap. 4h4s. axc. car. Damnatge, dampnatge. 17. Dannag- gio. 3. DamPNAMEN, s. m., damnation. Obras a ton DAMPNAMEN. P. CanDitnaL : Jhesum Crist. Tu travailles à ta damnation. Axc. rR. Son dampnement pas ne voloit. N. rec. de fabl. et cont. anc., t. IL, p. 387. AEC. sr. Dañamiento. 1x. Dannamento. 4. Dawpnario, s. f., lat. DAMNATIO, damnation. Per nos rezeiner de DAMPNATIO. V. et Vert., fol. 73. Pour nous racheter de damnation. Me requezeron DAMPNACIO contra el. Trad. des Actes des Apôtres, ch. 25. Me requirent condamnation contre lui. À pamwPnacton de lors cors. T'is. de 1378. Hist. du Languedoc, t. 1V, À condamnation de leurs corps. pes col 397. AnC. caT. Damnaciô, dampnaciô, AC. zsr. Dañacion, damnacion. ronr. Damnacäo. ir. Dannazione. 5. Dawrxos, adÿ., lat. namunosus, dom- mageable, préjudiciable, Qu'offici non sia DAMPNOS. Brev. d’amor, fol. 126. Qu'office ne soit dommageable. Son mot nAm»xOsAs e perilhozas. V. et Vert., fol. 22. Sont moult dommageables et périlleuses. Antras aordenansas sobre lo fah de la dicha draparia mot DAMPHOSASs. Tit. de 1351. Dour, t. CXLVI, fol. 217. Autres ordonnances sur le fait de ladite draperie moult préjudiciables. anc. CAT. Dampnos. xs». Danoso. ronr, Dam- noso. 1T. Dannoso. 6. DamPNATIOS, DAMPNAGGOS, adj., pré- judiciable. À trops es DAMPHAGGOS. EAluc. de las prepr., fol. 106. Est préjudiciable à plusieurs, Si las paraulas no s0 DAMPNATI088. Liv. de Sydrac, fol. jo. Si les paroles ne sont préjudiciables. Auc. r8, Mult leur a esté domagos. B. ne SAiNTE-MauRe, Chr. de Norm., fol. 69. Trop vous est prez veizin, trop vous est da- magous. Roman de Rou, v. 4h18. 1T. Dannagioso. 7. DAMPNAGGOZAMENT, adv., dangereu- sement, préjudiciablement. Las serpens..….. no pongen trop DAMrHAG- GOZAMENT:. Eluc. de las propr., fol. 136. Les serpents... nc piquent pas fort dangereuse- ment. DAM 8. Daunuc, ad}j., endommagé. Dels fortz assays los vey DAMNUCx. Mancasaus : Al departir. Je les vois endommagés des forts essais. g. Daupnaszx, adj., lat. DAMNABILEM, damnable. El delechars Es DAMNAzBLES. Brev. d'amor, fol. 65. Le délecter est damnable. axc. y. Leurs certaiues entreprinses dam- nables. Monsraezer, t. I, fol. 169. Mens de malicieux, dampnable et innaturel vouloir. Jzan Manor ,t. V, p. 270. asc car. Dampnable. Anc. xs». Dañable, damnable. 1r. Dannabile. 10. Daxpnan , »., lat. pawnane, dam- ner, condamuer. Tals que dizo : Per que nos fets Dieus ?.. non ges PET DAMPHAR. Liv. de Sydrac, fol. 120. Tels qui disent : Pourquoi nous fit Dieu? non poiot pour damner. L’emperaire vic lo perilh Et vay lo Dpamr#aR en cissilh. Brev. d'amor, fol. 185. L'empereur vit le péril et va le condamner à l'exil DamPmanax 10 a mort. Trad. du N.-Test. S. Marc, ch. 10. I le condamneront à mort. Part. pas. Las armas que son DAMPHADAS. Brev. d'amor, fol. 24. Les âmes qui sont damnées. Sabstantiv. Car Diens nos ditz que anem lai servir On el fo mortz per nos DAMPNATZ garir. GaucEzx FaiDir : Cascus hom. Car Dieu vous dit que nous l’allions servir là où il fut mis à raort pour sauver nous damnés. ac, ra. II fa dampnes sans pitié par le juge- ment de son père. Rec. des hist. de Fr., t. LIL, p. 200. Toutes les sentences morales damnent excès. Œuvres d'Alain Chartier, p. 351. «nc, Cat, Dampnar. Anc. zsP. Dañar, damnar. roRr. Damnar. 1r. Dannare. 11. DawnaTéan, v., endommager. DAM 7 Car el poyria DAMPwATGAB, per sa morsura, manthas gens o bestiss. | Liv. de Sydrac, fol. 29. Car, par sa morsure, il pourrait exdommager plu- sieurs gens ou bêtes. Part. pas. Que els e los habitans de Caïiarc eron estats DAmMPNAM@ATS per los dichs Angles. Tit. de 1395. Dour, t. CXXXVII, fol. 366. Qu’'eux et les habitants de Caiarc avaient été en- dommagés par lesdits Anglais. Substantiv. Esmendar al paurxAtGmar lo damp- natge. Ti. de 1400, Arch. du Roy., K. 1174. Réparer à l’endommagé le dommage. ANC. FR. S'il le poeit, co dist, grever E damagier, sans mer passer, Volentiers le damagereit. Roman de Rou, v. 1111211114. Il ne vout pas souffrir sa gent ne sa terre er. Rec. des hist. de Fr.,t. IX, p. 213. AMC. CAT. Dampnejar. 19. DAMNIFICAR, DAMPNIFICAR, DAMNI- FIAR, 2., endommager, préjudicier. Nozer ni bAmNtrIcAR en re. Tit. de 1270. Doar, t. LXXXIX, fol. 69. Nuire ni préjudicier en rien. Non pampPniricanay ni aderairaray las fa- zendas del cossolat per las mieuss. Cartulaire de Montpellier, fol. 83. Je n’endommagerai ni arrièrerai les affaires du consulat pour les miennes. Dauxirrava lo reaume, Cat. dels apost. de Roma, fol. 71. Il endommageait le royaume. Part. pas. Foro pAwPxiricars en trenta milla floris et mai. Tit. du xive siècle. Doat,t. CXXV, fol. 08. Ds furent endommagés pour trente mille floriss et plus. | AxC. rR. Et restabliront le dommage au ifé. Ord. des R. de Fr., 1347, t. VI, p. 33. CAT. Dampnificar. xsr. Damnificar. ronr. Danificar. rr. Dannificare. 13. CONDEMNACION, CONDEMPNATION, s. f., lat. coNDEMNATIONEM , condam- vation. 8 DAN En aquella coxpzmPmACIOn. Hist. abr. de la Bible, fol. 65. Ea cette condamnation. Que tals coxpaumarions si deguessan exigir. Statuts de Provence, Bony, p. 6. Que telles condamnations se dussent exiger. car. Condemnaciô. msr. Condenacion. »oRT. Condemnaçäo. 17. Condennasione, con- dannazione. 14. CONDEMPNAMEN, S. M., COndamna— tion. Apres lo CONDEMPHAMEX. Pet. Thalam. de Montpellier. Après la condamnation. it. Condannamento. 15. CONDEMPNATORI, ad}. lat. coNDEu- NATORIUS , cCondamnatoire. En la dita sentencia CONDEMPHATORIA. Coutume de Condom. En ledite sentence condamnatoire. ‘ car. Condemnatori. xs. Condenatorto. roRT. Condemnatorio. xr. Condannatorio. 16. Conpawrwnar, v., lat. coNDeMNARe, condamner. Va los coxpaAmP#“An a mort. V. de S. Honorat. Va les condamner à mort. Part. pas. Aras tem que blasmatz En fos e CONDAMPNATE, S’ien res d’aisso fazia. BERTRAND D'ALLAMANOK : Lo segle. Maintenant je crains que j’en fusse blèmé et con- damné , si je faisais rien de cela. cat. Condemnar. sr. Condenar. ronr. Con- demnar. 17. Condennare, condannare. DAM,s.m., pama, s. f., lat nana, daim. De cabrol et de pax. GraauD pe Bonxrit : Ben cove. De chevreuil et de daim. Dax © DAMA es capra salvagga. Eluc. de las propr., fol. 248. Daim ou DANA est chèvre sauvage. xsp. Dama. 1r. Damma. DANGIER , s. m., difficulté, retard. DAN El mati ses panGran Aiats s0 c’a mestier Vostra dona ‘1 levar. Axanrzu Ds Escas : En aquel mes. Au matin sans refard ayez ce dont a besoin votre dame au lever. ABEC. ra. Li preudom grant dangier fesoit De dire ce qu'el enqnerroit. Fabl. et cont. anc., t. LI, p. 150. Ils ne pouvoient tenir grand nombre de gens pour les vivres qu’ils avoient à danger. MoxsTaezer , t. I, fol. gr. DANSA, s. f., anc. all. rawz, danse, ronde. Qu’ esdeve son gent anar en DaAnsA ? P. Dunanp : Mi dons. Que devient son gentil aller en danse Fig. M au e mou cor bastida una pansa. Ave: pa BeLzrnoi : Meraveill me. Dans mon cœur m'ont établi une danse. — Danse, sorte de poésie, Coblas, sirventes, paAnsas Ab cui an honransas. G. Riquier : Pus Dieus. Couplets, sirventes, danses avec lesquels ils ont honneurs. E de far paxsas doblas E sirventes valens. G. Riqurer : Sitot ses. Et de faire danses doubles et sirventes de prix. Ela entendia en ‘un cavayer que avia nom Guillem Bremon, don ela fasia sas DAN- SAS. V. de Raimond de Miraval. Elle avait son affection en un cavalier qui avait nom Guillaume Bremon, dont elle faisait ses danses. CAT. Dansa. xsP. Danza. ronr. Danca. 1T. Dansa. 2. Dansan, %., anc. all., TANZEN, dan- ser, sauter. El ricx s’irais mentre l’amoros paxsa. P. CanprNaL : Ieu trasi. Le riche s’attriste tandis que l’amoureux danse. Fig. La filha Na Constansa, Per cai jovens sauta € DANSA. P. VipaL : Cara amigs. La fille de dame Constance, pour qui joie saute et danse. caT. Dansar. nsr. Danzar. ronr. Dancar. tr. Dansare, DAR DAR, »., lat. pane , donner, accorder. Om don tan gran non deu pan, B. Carvo : Qui be talen. On ne doit pas donner un don si grand. Si no lor pars una samma d'argen. RatNOND DE CAsTELNAU : Mon sirventes. Si vous ne leur donnes une somme d'argent. — Accorder, attribuer. Mas ]a razo apenre Non es mas a gen DaTz. Nar px Mons : Sitot non. Mais il n’est donné qu’à la gent de connaître la raison. — Frapper. D’an cotel li panr al cor. L’évèqus DE CLEenmour : Per Crist. Lai donnerait d’un couteau au cœur. Mentre que aquelhs de la ost encausara... Matran isxira del agayt e psRA amb els. PniILOMEXA. Tandis qu’il poursuivra cèux de l’armée... Ma- tran sortira de l’embuscade et donnera avec eux. Fig. Lor psr sa maledictio, Brev. d’amor, fol. 58. Leur donna sa malédiction. Loc. E ‘1 fon par a entendre qu’ela era netsa del emperador. V. de P. Vidal. Et il Ini fat donné à entendre qu’elle était nièce de l'empereur. Substantir. Ab pan, fo Alixandres rics. Aucreg : Laig faill cor. Avec le donner, Alexandre fut puissant. CAT. xSP. PORT. Dar. 17. Dare. 2, Darrv, s. m., lat. parivus, datif. Li cas sun seis.... DATIUS.... 6 ’] DATIU € VO- eauu e Pablatiu. Gram. prov. Les cas sont six... le datif... et le datif'et le vo- atif et l'ablatif. car. Datin. xsr. pont. IT. Dativo. 3, Dacto, s. f,, lat. Dario , don, dativn. Exceptat nacio de tutela. Ord. des R. de Fr., 1463, t. XVI, p. 125. Excepté dation de tutelle. AïC. CAS. Daci6. xsr. Dacion. rr. Dazione. 4. Dara, papa, s. f., date. Il. DAR 9 Quar de sa fi degus no sep la pars, Leys d’amors, fol. 24. Car nul ne sait la date de sa fin. Al jorn de la para de la present carts. Tic. de 1274, Arch. du Roy., M, 856. Au jour de la date de la présente charte. Aia ferma valor xv jorns apres la papa. Sauf-conduit de 1385 donné par J. de Fara. Ait ferme valeur quivse jours après la date. CAT. ESP. PORT. IT, Data. 5. Darani, s. m., nécrologe. Que... aniversari sia mes en remembransa en lur partant. T's. de 1309. Doar, t. XLII, fol. 70. Que... l’anniversaire soit mis en commémoration dans leur nécrologe. 6. Susnir, adf., lat. susnrrus, sujet. Escorjon lors susprrz. V. et Vert, fol. 15. Écorchent leurs sujets. car. Sibdit. asp. ronT. Subdito. 17. Suddito. 7: Doxan, v., lat. ponane, donner, ac- corder. Al lisl hom pomanar uu betan, S&1 deslials mi poxa on clavelh. P. CanDinaL : Tos temps asir. Au loyal homme je donnerai un besant , si le dé- loyal me donne ua clou. T'eu noxaneEr. Tit. de g6o. Je t’en donnerai. | El ser, ooxatz li a manjar. Dunes pr PRADES, dus. cass. Au soir, donnes-lui à manger. — Livrer, céder. Nostra vida volriam aver Domana per rtr di- niers. PaiLomena. Nous voudrions avoir donné notre vie pour trois deniers. Us sieus decipols lo vendet, Per xxx deniers lo bonxr. Trad. de l'évang. de Nicodème. Un sien disciple le vendit, le livra pour trente deniers. + — Frapper. Doxavax am pochas et am pics sus l'escueyll. V. de S. Honorat. 2 : LL] DAR Frappaient avec pioches et avec pics sur le ro- cher. Sapchatz he que non o fets fugen, Ans o a fag Doxan e combaten. B. n’ALLAMANON : Un sirventes farai. Saches bien qu’il ne le fit fuyant, mais il l’a fait donnant et combattant. Fig. Douxr se benedictio. Brev. d’amor, fol. 177. 11 donna ea bénédiction. Loc. Doxan dels esperos. GiaauD DE Bonnuis : Solats. Donner des éperons. | Aquestas causas dizia DomanT a entendre de qual mort devia morir. Frag. de trad. de la Passion. I1 disait ces choses donnant à entendre de quelle mort il devait mourir. Cant lo ray del solelh intra dins la mayo e poma a vezer claramens la pols e las ordaras que sou dedins. 10 V. et Vert., fol. &r. Quand le rayon du soleil entre dans la maison et donne à voir clairement la poussière et les ordures qui sont dedans. Substantiv. À lor non plats noxARS ni messios. BrnTrAND DU PUGET : De sirventes. A eux ne plaît donner ni dépense. Part. pas. Per qu’ieu m'en sui del tot a vos DONAT£. AxnauD DE MAnvwEIL : Aissi cum selb. Par quoi je m'en suis entièrement donné à vous. car. se. Donar. ronr. Doar. 1r. Donare. 8. Doxar, s. m., celui qui s'était donné à un couvent lui et ses biens. Dans les chapitres généraux de Saint-Victor de Marseille il est dit : Mittantur visitatores.…. qui... inquirere debeant de meritis prioram et monachoram et donatorum et conversorum. Du Cancer ,t. II, vo. Donati. Per fraire, per DONAT de la maio. Tic. de 1225. Dour, t. CLXXVIII, fol. 52. Par frère, par donné de la maison. car. Donat. xsr. Donado. vont. Donato. 9. Donana , s. f., celle qui s’était don- née à un monastère elle et ses biens. Las donas, prioressa, mongas ni DONADAS del dit mostier. Tit. de 1383. Dont ,t. CXXIV, fol. 112. DAR Les dames , prieure , religieuses et données dudit monastère. 10. Don, s. m., lat. nonum, don, pré- sent. Ano negun bon mestier non ac, Mais d'anar menuts poxs queren. PtxnRe D'AUVERGNE : Chantarai. I n’ent jamais nul bon métier, excepté d'aller cherchant menus dons. Mas sazos fon qu’el maior nox d'amor Voli’ om mais esperar que tener. H. BauNET : Pus lo dous. Mais il fut uu temps où on voulait plus espérer que tenir le plus grand don d'amour. — Sorte de tribut. Subsidi, ajuda , Don gracios. Reg. des états de Provence de 1401. Subside , aide, don gracieux. Fig. et mysuig. Kls vx Dos de Sant Sperit. Brov. Wamor, fol. 5. Les sept dons du Saint-Esprit. Âquest DOx osta tota ordura de Parma. V. et Vert., fol. 84. Ce don te toute souillure de l’âme. Lo Don de temor es portiers. V. et Vert., fol. 46. Le don de crainte est portier. caAT. D. xs, Don. ronr. Dom. 11. Dono. 11. Doxa, s. f., don, donation. Las DoxAs e las promessas ad ajutori al ma- ridatge. Tit. de 1278 du chât. de Capdenac. Les donations et les promesses pour aide au ma- riage. ANC. &sr. Dona. 12. Donario, s. f., lat. poxario, dona- tion, Quan malaatia ‘l bat, Fan li far ponarto. P. CARDINAL : Tarlarases. Quand la maladie le frappe, ils lui font faire do- nation. Per aquella DoxATIo que es appellada no - NATIOS facha entre vins. Tit. de 1253. Doar, t. CXXXIX, fol. gr. Par cette donation qui est appelée donation faite entre vifs. cAT. Donaci6. xsr. Donacion. ronr. Donacäo. 17. Donazione. ° DAR 13. Doxazos, s. f., donation. Dosazos que es facha entre marit e molher aon val. Trad. du Code de Justinien, fol. 25. Donation qui est faite entre mari et femme ne vaut. 14. DonaxanT, s. m., don, présenta- tion. L'ognament de las mans, lo noxawxxTr de la centurs. Doctrine des Vaudois. L’onction des mains , la présentation de la cein- ture. asc. rR. Il vault meulx que tu faice en ta vie donnement. . Trad. de S. Bernard. Monrraucos, Z. B. ms., P- 1392. asc. CA+. Donament. 17. Donamento. 15. Donaraz, DONADOn , ad}., lat. Do- BATOR , donneur. Sei vas Leo on sai un de bon aire, Franc de s210 , cortes et lare noxaïtaz. Mancasaus : Auiats de chan. De ce côté vers Léon j'en sais un débonnaire, frase à propos , courtois et large donneur. Son larec pomapon. P. CanpinaL : Falsedats. Sont donneurs généreux. suc. ra. Leur vuelt estre à la mort du sien larges donnierres. Jean px Meune : Testament , v. 947. Li fol large donneor. Roman de la Rose, v. 7654. car, zsP. Donador. ronr. Doador. 17. Dona- tore. 16. Doxariu, adj., lat. ponarrvus, dis- pensateur, fournisseur. De beuragge a tots animans liberalment BONATIVA. Eluc. de las propr., fol. x49. Lébéralement dispensatrice de breuvage à tous 17. Apoxnan, v., confier, allier, familia- riser. Mes tan la vey Anoxan ab enjan, Per que s'amor no m platz dererenan. CADENET : Longa 5220 ai. Mais je la vois tellement s’allier avec tromperie, éesl pourquoi son amour ne me plait désormais. DAR Per c'oms se deu ab savis Anoman. G. OLivier D’AaLes, Coblas triadas. C’est pourquoi on doit se familiariser avecles sages. Nos, el temps qu'el dig, ADonzxx À catre trobadors, per ver, La chanso. Hxuni cours Dr Raopuzs : Si m fos. Nous, au temps qu’il dit, nous confémes la chan- son, pour vrai, à quatre troubadours. II — Adonner, vouer. Totz hom que non se ADowA a ben far. V. et Vert., fol. 13, Tout bomme qui ne s’adonne pas à bien faire. {— Part. prés., productif, fertile. Quar per lo lsor Plus ADOxAnS y seris. Brev. d'amor, fol. 222. Car par le labeur, elle y serait plus productive. car. sp. Adonar. 17. Adonare. 18. Anoniu, adj., généreux, facile à donner. Tant es ADONIVA. G. Riquisa : Voluntiers. Tant elle est généreuse. 19. Doran , v., lat, norane, doter. Fig. Dorzr home d’aytal noblezs. Eluc. de las propr., fol. 1. Dota l’homme d’une telle noblesse. Part. pas. Las filhas que si trobaran esser po- TADAs per lur payre et mayre. Statuts de Provence, Boux, p. 1237. Les filles qui se trouveront être dotées par leurs père et mère. CAT. asp. PORT. Dotar. 17. Dotare. 20. Dor, s. f., lat. porem, dot. Si 1 payre o la mayre donet en por a aldun plus que non deu, quals drech n'es? Trad. du Code de Justinien, fol. 16. Si le père ou la, mère donna.en dot à aucun plus qu’il ne doit , quel droit en est-il ? car. Dot. msr. rOAT. 17. Dote. 21. Doraime, s. m., douaire, Ieu vull menar ma sor en son DOTAIRK, Roman de Gerard de Rossillon, fol. 93: Je veus mener ma sœur en son douaire. 22. Doanis, s. m., douaire. En alcos locz ditz hom poanis per dot. Leys d'amors, fol. 150. En aueuns lieux on dit douaire pour dot. 12 DAR 23. Doralici, DOALICI, DOALITI, 5. m., dogaire. Si els intret en fermsusa per sorauia de feusns… Per compra, o per camge, o per don, o per poazscz. Derant dousr perelss Douze. Trad. du Code de Justinien, (ol 33, 18 3. & elle entra ea garantie pour donaire de femme. Par chat, où per échange, où per don, où par demairs.… Doiveat doaner douaire pour elles. 24. Dorariox, Dorancio, s. f., lat. no- rario, dotation. De rigoesas e de norarioms. Doctrine des Vandois. De richesses et de dotations. Donet tant s ana de sas flbas o # autra per- sons en porancio, que li autres effant en perdo la falcidis. Trad. du Code de Justinien, fo. 16. Doans tant à une de ses flles ou à satre personne en dotation que les autres enfants en perdent la fa. didie. car. Dotacié, sr. Dotacion. ronr. Dotacäo. 1r. Dotarione. 25. Dors, adj., norauis, dotal. Honor poraz no s pot alienar. Statuts de Montpellier, de 1205. Fief dotal ne se peut aliéner. Esceptat los bes porazs de la dicha dons. Tit. de 1389. Doar, L. XXXIX, fol. 205. Escepté les biens dotaux de ladite dame. car. ssr. pont. Dotal. 1, Dotale. 26. Exporan, »., doter. Part. pas, Avem hedificatz xx monestiers et avem los... ExDOTATz. PuLomesa. Nous avons édifié vingt monastères, 2 Les arous.… dotés. DARRE, ado., de suite. Adonex Jhesas a dich pansx D'outra en outra tot l'abece. Trad. d'un évang. apocr. Alors Jésusa dit de suite d’outre en outre tout l'abécé. DART, s, m., dard, Voyez Leibnitz, p. 56 et 1113 Mu- ratori, Dis. 33, Non dupta lansa ni vanr, Benrnann DE Bonx : Ua sirventes Ne redonte lance ni dard. D DAT Ar ai ben d'amer apres Cam 12p de som pau ferir. P. Rurmoss »e TocLocse : Arai. Maimtemnt j'as bien appris d'amver comment il it frapper de soe dard. Fig. Li premeir panr de fornicatio. Trad. de Bède, fol. Les premiers derds de formication.… les yeux. car. Dard. sv. ron. rr. Dardo. 2. Dannisn, s. m., archer. Si 1 reis torma a Toloss el gravier, E'1 coms cis ab siei caitin panmisn. P. Vrac : Drogoman. Si Le roi revient à Toaloase an gravier, et le comte sort avec ses chétifs archers. n où. 3. Danpasien, 5. . archer, sagittaire. Son bon panpasisa. Gouraue pe Turets. IL sont bons sagitiaires. DAT, pars, s. m., dé. Ab es pars P. Vas : Tant me. Ane de pars no pues far tenguda, Ans giet tots temps al antruy pro. DE Paanes : Pas merces. Je ne puis jamais faire tenne de dés, mais je jette toujours au profit d'antrai. Qui la mante no repausa Plus que selh que gieta pars. Mancasaus : Dirai vos. Qui la maintisat ne repose pas plus que celui qui jette les dés. El perdet tot son aver a joc de paTz. F. de Gaucelm Faidit. 11 perdit tout son avoir à jeu de dés. Loc. Pert los parx al premier Lans. Rauono Jonpax : S' ieu Sos. Je pards les dés au premier jet. Que juron e renegon,, e jogon a tres pars. P. Cana : Un estribot. Qui jurent et renient, et jouent à trois dés. Ar entendets en ma tenso Que us part, e vos, siatz los pare, E causets de catr' amistatz. T. pe Hucuss £r px Baussan : Baussa. Maintenant portes votre attention sur ma tenson que je vous partage, et vous, ayes les dés, et choi- sisses de quatre amitiés, DE Mas ben vei c’ un Dar mi plombs. Axnacn Danix : Lancan son. Mais je vois bien qu’il me plombe un dé. Jeu teuc los pars. Gui pr CA VAILLON : Seigneiras. Je tiens les dés. Ab mentir lor ai camjatz los pars. B. vx Venrapour : Per mielhs. Avec mentir je leur ai changé Les dés. Néèg.expl. Autaclars no val contra cela un Dar. Roman de Fierabras, v. 1183. Hautecisire ne veut un dé contre celle-là. asc. ra. Voudront de cel bacon mengier, Ains c'on lor puist les des changier. Fabl. et cont. anc., t. IV, p. 246. cat. Dan. sr. pont. 17, Dado. DATIL, pacTiL, s. m., gr. AA'xTYAos, datte , fruit dû palmier. .I. ram de palma que fo mot bels E de bos DATILs garnitz. Brev. d'amor, fol. 188. Un rameau de palmier qui fut moult beau et garni de bonnes dattes. Alcus pacrizs naysho en Egipte et Siria , ses Eluc. de las propr., fol. 217. Quelques dattes naissent en Égypte et en Syrie, «ns os et amande. car. gs». Datil, pont. Datile. xr. Dattero. DE, prép., lat. pe, de. Dex s0s plazers dir e far, E ps son pretz tenir en cer, E pa son laus enavantir. Lz cours px Porrisas : Mont jausens. De dire et faire ses plaisirs, et de tenir son mérite renchéri, et de mettre en avant sa louange. asc. re. Ch’ an terz’ ordine a Dio piacente, Haggio fatto de peunitente. CAT. ESP. PORT. de. IT. MOD. di. Cette préposition est restée dans la contraction qui a formé les articles ro- mans DEL, DELS. Elle indique ou caractérise plus ou moins expressément divers rapports, tels que : t. Oniciws. Tu fost nada ps Suris. P. CannixaL : Vera Vergena. Tu fes née de Syrie. DE Si com Dieus fon pa vos nats. Lanrnanc CiGaLa : Oi! maire. Ainsi que Dieu fut né de vous. Moller nada px Monpellier. Cartulaire de Montpellier, fol. 132. Femme native de Montpellier. a. RELATION. Ds lati en romans tornar. Trad. de l'évang. de Nicodeme. Traduire de latin en roman. Ds ben en mielhs et px pretz en poder. H. Bausxr : Pus lo dous. De bien en mieux et de mérite en pouvoir. 13 3. PERSONNALITÉ, APPARTENANCE. De tot en tot es ar D mi partitz Aquelh eys joys que m'era remaruts. _ Ansent DE Prourzaix : De tot en tot. Dn tout au tout est maintenant séparé de moi ce même plaisir qui m’était demeuré. Tot es Daz comte veramens. Bontraces DE CAsTELLANE : Guerra e trebals. Tout est véritablement du comte. M. INDICATION, DÉSIGNATION. ET reys ps Fransa e sos cosis.… Qu'al rei p Espanha socorratz. GaAvAUDAN LE Virox : Senhor, per los. Et le roi de France et son cousin... Que vous por- ties secours au roi d'Espagne. Garins lo Brans .… fo un gentils castellans pa Neiïllac nec evesquat px Puoi Sainta Maria. V. de Garin le Brun. Garin le Brun … fut un gentil châtelain de Neillue, de l’évêché de Puy-Sainte-Marie. 5. ESPÈCE, QUALITÉ. Segle caitin e vx falsa natura. Autant Ds PreuiLaix : S’iou ane chantiei. Siècle malheureux et de fausse nature. Es pa bons doctrina, P. Raimonp px TouLouss : Pos lo prims. Est de bonne doctrine. Sos cantars es Dx nien. Le moine DE MonTauDon : Pus Peyre. Son chanter est de néant. 6. MarTièaz, ÉTAT. p'espluas coronatz E ps fel abeuratz. Forquer vx Manssrriz : Vers Dieus. Couronné d’épines et abreuvé ds fiel. Gentils e paura p’arnes. P. CanninaL : Vera Vergena. Gracieuse et pauvre d'équipement. 14 DE 7. DasrINATION. Done, que cuidatz faire Dz mi que vos am tan? B. pe VEnNTADOUR : Quan la doss’ aura. Dame, que pensez-vous faire de moi qui vous aime tant? Fuy manescale px cavalhs, RarmonD D'Avienox : Sirvens suy. Je fus maréchal de chevaux. 8. Moxax, cause, 2rrerT. A tots degra px dolor lo cors fendre Daz descret del fil sainta Maria. G. Faintr : Cascus hom. Le cœur devrait à tous fendre ds douleur, à cause du déshéritement du fils de sainte Marie. | Da ben gran joy chantera S’eu agues reson px que. Sax px Scoza : De ben gran. Je chanterais de bion grand plaisir ai j’eusse motif de quoi, 9: Tuwrs, ÉPOQUE, CIACONSTANCE DE TBMPS. Da mati m solia preguar. La moins px MonTaupos : L'autre jorn m'en. De matin avait coutume de me prier. Quan non ai loc px vos veser, Joi ni deport non puesc aver. Anuaup px Mani : Dous genser. Quand je n'ai pas lieu de vous voir, je ne puis avoir joie ni satisfaction. 10. LOCALITÉ, CIACONSTANCE DE LIEU. Quar s'an flam D'un aut pont guardats. T. »'Ausxar st D’ALBERT : Amies. Car si d’un haut pont vous regardes ua fleuve. Mas paor ai, pus aitan fort blanqueya, Qu'el lo veira ben px Matafelo. BeaTRAND DE Bonx : Pus Ventedora. Mais j'ai peur, puisque aulei fort il paraît blanc, qu'il le verra de Matefelon. 11. Onnaz, RANG. Cant han ve »x premier issir Pena d'ausel.… Lev ab la sencetra ma La coda s0 n'amon p'aval. Devpes pe PRADes, dus. cass. Quant on voit du commencement sortir peanc d'oiseau... où lève avec la main gauche la queuc « d'amcet d'anal. DE Cel que us fets ps joglar cavallier. T. WAus. Manquis er DE R. px VAQUERAS : Ara m digats. Celui qui vous fit da jongleur chevalier. 12. DIMENSION, QUANTITÉ, POIDS. Aitan a pe lonc coma pa larc. ° Liv. de Sydrac, fol. 45. À autant de long comme:de large. Lo millier. px clavels de cavale.….. Qaintal ps coire e p'estang. Cartulaire de Montpellier, fol. 114 et 116. Le millier... de clous de chevaux... Quintal de cuivre et étain. De, préposition romane, se traduit ordinairement par de dans les langues de l’Europe latine, mais il a quelque- fois le sens exact ou approximatif d’au- tres prépositions, dont les principales sont: I. À. ET mostres ps ginolhs, ploran, ALEGRET : Aissi cum selh qu’es. Et je lui montrase à genoux, pleurant, comme je suis son serviteur inféodé. Doua, doncx a vos mi ven, Da mas jonthas, hamilmen. Axsrar ps Mazsspixe : Dons , a vos. Dame, je viens donc à vous, à mains jointes, hum- blement. Totz sols px pe. Roman de Gerard de Rossillow, fol. 74 bis. Tout seul à pied. anc. rn. De bataille sant tuit apareilles. Chanson de Roland, p. 45. Arbalestriers allans de pied. Monsraster, t. L, fol. 26. car. Estar lonch temps de jonolhos. P. ns Quénazr : Sens pus tardar. xsr. Los que foeron de pie cavalleros se facen. Poems del Cid, v. 1222. pont. Tanto he mais de sdmirar…. Avis de vir ao mundo. Man.Sev. px Fania, S. de Camoens, fol. 115 et 125. O navios de remo. J.F. ne Axpurana , F. de D. J. de Castro, liv. III. rr. Disposto son dej ubidire.… Che devria prime cercare Pr curar mia malatia. Jacorore pa Ton. Set 1,r1ety DE 2. AVEC. Say ben ps peire marar. RAtonp »’Avicnon : Sirvens suy. Je sais bien murer avec pierre. Pasques, Senher sobras, Dx dos peys et pz cinc pas. Prennz D'AUVERGNE : Dieus, vera vida. Vous repûtes, Seigneur souverain, avec deux pois ses el avec cinq pains. ABC. FR. Galyen le regardoit, car s’il se fast foint, Galien Feust occis de Haute-ciere. Roman de Galien le Rhétord, fol. 60. Se Li leve souvent la fache Et les temples de l'aige rose. Roman de la Violette, p. 120. Et que de mes deniers chascun d’aus rachetai. Roman de Berte, p. 12. car. Tot element elementat nos simple, Ans es compost d’un altre son contrari. Austas Manca : Lo cinquen. mr. De crisma lo untaron, V. de san Millan , cop. 4. por. Os vers0s.. ditados de mesma naturezs. Max. SEev. DE Faura, V. de Camoens, fol. 114. tr. Tal che sol de la voce Fà tremar Babilonia. Pxraanca, Cans. : O aspettats. Per far di marmo una persona viva. PerranCA , Son. : L’aspettats. 3. À CAUSE DE, PAR L'EFFET D. Pero per fol e per musart Vos tenon n'esta fermalha, BenrnAnD De Bonn : Un sirventes. Pourtant ils vous tiennent pour fou et pour mu- ard à cause de ce traité. Quant ien denant lieys venh, Dx sa gran bentat mi senb. AxnaAuD CATALAN : Amorts riex Quand je viens devant elle, je me signe à cause de a grande beauté, AzC ra. Cent sols de forfait, L. de G. le Conquérant. Li dus si fu joios é liez Del gonfanon é del congiez Ke Fapostoile li dons. Roman de Rou, v. 11471. Que de plorer ses iols afole. Roman de Partonopeus, t. XI, p. 1. £ sa mère encommence de la joie à plourer. Roman de Berte, p. 6. DE 15 car. Si com Adam pres mal de/ vedat gust. Auzuas Mancu : Si com rictat. xsP. Del gozo que avien de los s0s oios loraban, Poema del Cid, v. 1608. Dell mal sabor que hey non vos lo puedo decir. Poema de Alexandro, cop. 187. Mas querie de ficbre yacer todo un euno. F. de S. Domingo, cop. 21. rozr. Morre de pura paixäo. Max. Sxv. ni Fanta. V. de Camoens, fol. 52. IT. Gloria hai def vestimonto.. Se hai gloria dell’ havere. Jacoronx pa Toni, Sas. I, 5. 4. Conraz. No ns pot px mort defenüre, G. Farprr : Cascus hom. Ne nous peut défendre contre la mort. Lo sanc de ton fraire, que as escampat.… si elama a mi px tu. Hist, abr. de la Bible, fol. 3. Le sang de ton frère, que tu as répands... se plaint à moi contre toi. Thessur ab que s poguesso adjudar px lor enemix. Liv. de Sydrac, fol. 133. ‘Trésor avec quoi ils pussent s’aider contre leurs ennemis. ARC. FR. Ke de Rou les defende, cel felou aversaire, É des altres Normans, quer malt sont de mal aire, Roman de Rou , v. 1606. car. E tinch per foll qui de mort no s deffen. AuzrAs Maxca : Tal s0 com. xsP. Jhu Xpo nos garde de tales serviciales. Signos del juicio, cop. 36. ponT. Punnei en muito en me guardar, Quanto eu pade, de mia sennor. Cancion do coll. dos nabres de Lisboa, fol, &4. Para o servir et ajudar def rei don Sancho seu irmäo, D. Nosxs px Lu1Ao, Orig. de la Ling. port.,p:72. * IT. Ajatemi da lei. Dante, Inf., 1. 5. Dxrurs. Lo sinquante dia px la pascha. Eluc. de las propr., fol. 129. Le cinquantième jour depuis la pêque. D’Agen tro a Nontron. BeaTraAnD DE Bonn : Quan le novella. L Depuis Agen jusqu’à Nontrou. Anc. rR. De la garde matinale desque à nat. Ænc. trad. du Psaut. de Corbie, ps. 129. 16 DE Requerre me feroit d’Espaigne dusqu'en Frise. Roman de Berte, p. &7- Del un disapte al altre, Consolat de la mar, c. 8. En pus brea tempsque de vespr’ a mati. Avsras Manca : En aquel temps. zsr. Del dia que fue conde. Del dia que nasquieran no vieran tal tremor. Posma del Cid , v. 1070 et 1670. ronr. Infancis, de & annos ate 7; pueritia, de 7 ate 14: adolescentia, de 14 ate 22. D. Nuxss ps Lur10, Orig. de la ling. port., p. 132. tr. Dei mar Tirrheno a la ainistra riva. PurnancA, Son. : Del mar. CAT. G. DunaANT, PENDANT. Que p« mil ans no vos poiretz jaurir. P. pe Bussiewac : Quau lo dous. Que pendant mille ans vousne pourres vous réjouir. No fino px dias ni pe nuehtz d’ardre. Liv. de Sydrac, fol. 135. Ne cessent de brûler pendant les jours et pendant les nuits. axc. ra. Et ne sufri pas que oisels entamas- sent les cors de jurs, ni les bestes de nuiz. Anc. trad. des livres des Rois, fol. 69. car. Qu'en als no pens de dia ni de uit. L. pe VizanosA : Sobres d'amor. Del noch pasan la sierra.… Ella me acorra de noch è de dia. Poema del Cid , v. 428 et aat. ronr. Reparando todos de noite o que as ba- tarias derribaväo de dia... Entron de noite o rio de Surate. J.-Fa. pt Axprava, F. de D. J. de Castro, lib. 3. rr. Stancho nocchier di notte alza la testa A' duo lumi c’ ha sempre il nostro polo. PaTRAnCA, Cans. : Poichè per. 7. EN, DANS. Fay px seda bos obriers. RaïmowD D'AVIGNON : Sirveus suy. Je fus bon ouvrier en soie. Devetz me vx mon dreits mantener. GARrARET : Comte Karle. Vous deves me maintenir dans mou droit. aAxc. ra. Mouit fusse de bonne eure née. Roman de la Violette, p. 58. Mais ne leur voult de riens ls chose demonsirer. Roman de Berte, p. 30. Qui de Normendie esteit nes. Chron. ang.-normandes, p. 190. car. Que de infant usar fas l'home vell. Ausas Mancs : Alga no pot. DE Que la sua roba reman del tot o en partida. Consolat de La mar, e. kh. xsr. Que asmar cuemo iaren los mares à pz qual guiss. Poema de Alezandro, cop. 258. POnT. Costumamos de o screver, qaando he vogal, de corpo pequeno. D. Nues ps LLrao, Orig. de la ling. port., p. 174. ir. Queste parole di colore oscaro Vid” io scritte al sommo d’ana porta. Dane, {nf., 3. Ma non avete offeso d'alouna cosa. Boccaccio, Decam., LL, 9- 8. ENTRE, PARMI. * Triar lo ben pri mal. RA1MOND DE CASTELNAU : Mon sirventes. Trier le bien d’entre le mal. Que trenta p'els non esperavou tres DE vos. Bonivacr CaLvo : Ges no m'’es. Que trente d’entre eux n'attendaient pas trois d’entre vous. Ben si chausit pe las melhors, Al mien semblan, qu'ane Dieus fezes. B. ps VEnTravOUR : Ja mos chantars. À mou avis, j'ai bien choisi entre les meilleures qu’oncques Dieu fit. anc. rn. Ke un de nos, mais ne sai ki, Deibt huï perir, ne sait cument.… Et asquans d'els s'en repentirent. Roman de Rou, v. 9734 et 10202. Que il eïslied de treis choses quele que il volt miels. Anc. trad. des liv. des Rots, fol. 74. car. Se algun personer de aquells qui con- trastaran, etc. Consolat de La mar. €. 6. Si qu'algu d’els no sera may tan nici. Auzias Mancu : Si com un rey. sr. Vos con C... de aquesta nuestra compaïis.….. Once Moros mataba de los que alcauzaba. Poema del Cid., v. 443 et 478. Pocos avia y de ellos que no fuesen Ilorando. Poema de Alexandro, cp. 230. ponT. Morendo dos inimigos trezentos... Nam faltou nenhum dos nossos... Com oito mil. soldados, muitos delles turcos trazidos a seu soldo. J. F. pe Anpaana, F. de D. J. de Castro, \ib. 2. tr. Et on d quelli s«birti disse : Vieni. Dante, Purgat., 18. Si che & milie on sol vi si ritrova. Prrnanca, Cans. : Perchè la. DE 9 Pan. | Anc mos ostaus petits No fon n'els envazitsz. Graau» pe Bouxei : Per solats. Jamais mon hôtel petit ne fut envahi par eux." Ni ges p'armas Galvains plus non valia. Auxxat px PEeuiLALs : Âra par ben. Ni Gauvain ne valait pas plus par les armes. asc. ra. De co fist atint de la jastice du roi. L. de G. le Conquérant, 11. +. Cell qui d'amor del tot no s leixa vencre. Auzras Mancn : Los ignorants. asr. E escribio la cuenta, ca de cor la sabia. Poema de dlexandro, cop. 163]. roar. Se sempre en verso hamilde celebrado Foi de mi vosso rio alegremente.. Promettido lhe esta d6 l’ado eterno. Caworxs, Os Lusidias, I, à et 28. rr. Difeso ’ntorno d'un bel fiamicello. DanTe, Jnf., 4. 10. POUR, AFIN Dr. Caats ps tort far e px caritat frez. P. CanmixaL : D'un sirventes, Chauds pour faire tort et froids pour charité. Ja px far un nou sirventes Non quier antre ensenhador. G. Fioumaas : Ja de far. Jamais , afin de faire un nouveau sirvente, je ne demande autre maître. Mas amors vens tota causa Que m venquet ps lieys amar. B. pr VENTADOUR : Ainors e que. Mais amour dompte toute chose gni me vainquit pour elle aicuer. Si aleuns condempnat sera D'enjurias. *_ Cartulaire de Montpellier, fol. 14. $i aucun sera condemné pour injures. ANC. FR. Pour avoir plus d'espace de leur chose arréer. Roman de Berte, p. 31. Pais de venir ë pais d'uller. Roman de Rou, v. 556. Que te mala carrera De cambi2r sou estat en maior. Auzias Mancu : No m pren. xs. Calzo s Las espuelas de cabalgar ligerss. Poemu de Alexandro, cop. 616. roar. Os instrumentos de guerrs. J. Fa. pe Anpaana, V. de D. J. de Castro, lib. 3. nm. E’l nimico il cor m'appanna TL, CAT. DE Da voder la ragion fmis. Jacobonx »A Tont, Sas. I ,7. Di se medesimi dubitando, non srdivano ed ajatarlo. 17 Boccaccio, Decam., 11, 1. 11. SUR, TOUCRANT. Ni enves lieis ns nulha re contendre. RawsauD POMMGE: Si de trober. Ni envers elle disputer sur aucune chose. Aissi cam es bella sil px cui chan. G. D£ Satwr-Diien : Aissi eum 6s. Ainsi comm est belle celle touchqnt qui je chante. axc. ra. Ses paroles que il ad de mei parled. Ane. trad. des liv. des Rois, fol. 79. car. Per que d’'amor yo mal ja no diria. AuziAs Mancu : Ja tots mos. zsr. De un confessor sancto quiero fer una pross. V. de S. Domingo, cop. 1. Non farian de Achiles tan longa ledania Se sopiessenu en él algana cobardia. Poema de Alexandro, cop. 58. ponT. Boss novas que me dais de Affonso de Rojas. J. Fa. nz Aspaana, V. de D.J. de Castro, lix. 3. IT. À ragiouare di donne. Boccaccio, Decam., IV, 3. De dans le sens de que, après un terme de comparaison. Cor plus tost n'una sajeta d'arc. Braraanp pr Bonn : Non estarai. Court plus vite gw’une flèche d'arc. ABC. ra. Se vous estes de moi plus biele. Roman de la Violette, p. 150. car. Les coses avenir sempre. de les presents mostren esser millors. Trad. de Quinte-Curce, liv. I,c. 4. sr. Que nou podrie contarlos de mi mucbo meior. F. de san Bfillan, cop. 315. ronr. E pero vos amo mais n'outra ren. Cancion. do coll. dos nobres, fol. 9. ir, Monaca non avea, che molto pih savis non fosse di lei. Boccacci0, Decam., I , 1. De a quelquefois un sens partitif et devient une sorte d'article indéfini. Jeu 'n sai px tals qu'amon dezeretar Mais Cresiias que Sarrasis fellos. Pons p£ CarDuxir : So qu' hom plus. J'en sais de tels qui aiment mieux déshériter Îles . Chrétiens que les Sarrasins félons. 18 DE Anet querre » 'aiga Maria. Trad. d’un évang. apocr. Marie alla chercher de l’eau. Ds favas a desgrauar E ps notz a escofelar. Mancoar : Mentre. Des fèves à égrainer et des noix à écaler. Il sert parfois à lier au mot qu'il ré- git la qualification exprimée par le mot qui précède. Aquela bestia D’ome... Diable px gens son. Leys d’amors, fol. 142. Cette bête d'homme... Diables de gens sont. Dx, entre deux substantifs iden- tiques, donne au premier la force et le sens du superlatif. Saphir... peyra es px las peyras. Eluc. de las propr., fol. 192. Saphir... est la pierre des pierres. Quelquefois, quand il régit un sub- stantif, px lui donne une valeur d’ad- jectif, qui modifie le substantif précé- dent. Car vos etz coms pa valor e pu sen, E coms ps j0y, e coms p’abelhimen, B. D’ALLAMANON : Un sirventes. Cer vous êtes comte de valeur (vaillant) et de sens (sensé ), et comte de joie (joyeux), et comte de grèce (gracieux ). Ds, placé devant des mots avec les- quels il présente un sens absolu, con- court à former des adverbes composés. — Avec un substantif. Dz cos l'en prec e creza m’en, sil play. B. DE TOT Lo NON : Be m'agrada. Je l'en prie de cœur (cordialement) et qu’elle m'en croie, s’il lui plaît. — Avec un adjectif. Sapias Da c«nran... Dic px cenran. Traité de lArpentage, ch. 38. Sachez certainement... Jo dis pour certain. Cam cel qui er Visquet, mor hai px Lau. B. Zonet : Ben es adreigs. Comme celui qui vécut hier, meurt aujourd’hui promptement. Après le verbe ssser, cette préposi- DEB tion concourt à former diverses locu- tions : Dx proeza e ps valor fui. Le coxrrz pe Porrises : Pus de chantar. Je fus de prouesse ( preux ) et de valeur (wail- . ant). . Tat son p'un sen, p'un cor e p'un albire. P. CanniNaL : Tot atressi. . Tous sont de même sentiment , de même cœur, et de même avis. S'aiso es px dir, be us dirai. V. de Guillaume de Cabestaing. Si cela est à dire, je vous dirai bien. Ds, placé immédiatement à là suite d’adverbes, de prépositions, sert aussi à former des prépositions composées. No m'acuelh pazs pu se. B. ne VENTADOUR : Pus mi prelats. Ne m’accueille auprès de soi. Que res non y aia part en me, Mas vos sola, ronas px Dieu. AnsauD DE Manvoiz : Totes bonas. Que rien n’y ait part en moi, excepté vous seule, hors de Dieu. DEBANAR , »., dévider. Genser de Ileis non pzsaxa fillat. G. RaïnoLs D’APrT : Ausir cugei. Plus gentille qu’elle ne dévide fil. car. asp. Devanar. port. Dobar. rt. Dipanare. DEBILITAT , s. f., lat. peniirarem, débilité, faiblesse. D'on ve pxarcrrar d'esperitz et de forsa. Eluc. de las propr., fol. 232. D'où vient débilité d'esprit et de force. La generacio de aquest’ hernia es per paur- LITAT. Trad. d'Albucasis, fol. 33. L’engendrement de cette hernie est par débilite. CAT. Debilitar. xsr. Debilidad. ronr. Debili- dade. rr. Debilità. 2. Desrcrrario, s. f., lat. pesiLrraTro, débilitation , affaiblissement. Per diverses mutatios e pasicrrarros de monedas. | Tic. de 1424, Hist. de Languedoc, pr., t. IV, col. 422. Par diverses mutations ei afaiblissements de mon- naies. DEC Adhorss pren pasrirractro. Eluc. de Las propr., fol. 17. Alors prend afaiblissement. car. Debilitaci6. usr. Debilitacion. Debilitacão. rx. Debilitarione. 3. Dasizrramenr, s. m., affaiblissement. El no pot venir a mort ny à DENILITAMENT de son cors. PORT. L'Arbre de Batalhas, fol. 143. H ne peut venir à mort ni à afaiblissement de sn corps. cat. Debilitament. 1x. Debilisamento. &. Daptciran, DESELITAR, v., lat, DESI- uirare , affaiblir. Trop pauca viande pamLITA natura... Ay- tals viandes pEstrro apetiment. Eluc. de las propr., fol. 73 et 260. Trop petite nourriture affaiblit la nature... De telles nourritnres aÿaiblissent l'appétit. Mot pæsrcrran, e fan accidir sincopi. Trad. d'Albucasis, fol. 55. Afaiblissent beaucoup, et font survenir syncope. Part. pas. Reguardament de lor es DasILITAT. Trad. d'Albucasis, fol. 14. Le regard d’eux est affaibli. car. ss». PORT. Debilitar. ir. Debilitare. DEBURAR , »., verser, déverser, Greu er que en mar no’l pasun L'aura, quar tant es pauc arditz BsaTaAnD DE Bonx : Pus lo gens. LI sera difficile qu’en mer le vent ne le déverse, ar il est si peu hardi. DEC, nec, s. m., défaut, vice, dété- noration, tare. Oimais plus no m'esquerna Fals jois ni Ducs. B. Zonci : Ben es. Désormais plus ne me berne fausse joie ni défaut. Si la causa que ven us hom ad autre es mor- bosa o viciosa, s0 es, si ela a alcun pxa. Trad. du Code de Justinien, fol. 41. Si la chose que vend un bomme à un autre est malade ou vicieuse, c'est-à-dire, si elle a aucuu wice. Et encar i pareis ses DEC Lo sanz setis on ela sec. V. de sainte Énimie, fol. 17. E encore y raraît sans détérioration le saint siége «ar elle s'assit. DEC 19 — Commandement, défense, barrière, limites, frontières. Dax sive terminos vel limites Tolosæ. Consuetudines Tolosæ, Ricurnouno, t. IV, p. 1065. Trop passatz los Dncx De Dieu, quar es tan grossa ; Voatra cobeitats. G. Fioumras : Sirventes. Vous passes beaucoup les commandements de Dieu , puisque votre convoitise est si grosse. Met ab leis mos ferms pzcs. Gauczzx FAIDIT: Ar es lo. Je mets avec elle mes fermes barrières. Anar fors de nostres pacs... de nostres ter- rators exir… Los noôstres pacns. Ord. des Rois de Fr., 1389. t. XV, p. 633. Aïler hors de nos frontières. sortir de nos terri- toires.. Les nôtres frontières. — Amende. Que las poguesso penhorar e levar paxs; d’aqnels puxxs, que agues lo deguiers dels cos- sols de la guarda la tersa partida. Tic. de 1274, drch. du Roy., M. 86. Qu'ils les pussent saisir et lever amendes; de ces amendes, que le dégan des consuls de la garde en eût la troisième partic. 2. Dsovursa, s. m., dégan, sergent, gar- dien d’un territoire, dont il surveil- hait les limites. D'aquels dexs, que agues lo pxGurxns dels cossols de la gaarda la tersa part. Puscatz metre DEGUIERS e guardas. Ne. de 1374, Arch. du Roy., M. 876. De ces amendes , que le dégan des consuls de la garde en eût la troisième partie... Que vops puissies mettre dégans et gardes. 3. Deca, pecA, s.f., tare, défaut, détérioration. | Femnas et eufans petits An una pscaA communanu. Mancasaus : Doas ctidas. Femmes et petits enfants ont une fare commune. A calhida tal nacaa. | Mancasaus : Dirai vos. À recueilli telle tare. Eu laqual fornatz non ac mal ni pxca. Cat. dels apost. de Roma, fol. 70. En laquelle fournaise n'eut mal ni détérioration. 4. DECHAMEN, s. m., irrégularité. DEC D'orinas e de pols e de s0s DacuAMz NS. P. px Consiac : El nom de. Des urines et du pouls et de ses irrégularités. 5. Decau, v., pécher, tromper. D'aquestz, l’us per Pautre paca. G. Riqui£n : Pus aman. De ceux-là , l’un pour l’autre trompe. 6. Enpecs, s. m., tare, défaut. Son d'auzels trop mal xmpxcx. Deupes DE Paapss, “us. cass. Sont très mauvais défauts d'oiseaux. Paubra escudela… Fan quascus, que a &NDaC. PIERRE D'AUVERGNE : Belb rm'es. Pauvre écuelle.…. ils font chacun , qui a défaut. 7. Enpecar, adj., taré, vicieux. EnDacnaTs € fatz a revers. . Le moins ne MOnNTAUDON : Gase pec. Taré et fait à l'envers. Milbs voldria estre F. si aNDECHATz Qne de .IIIT. regermes senher clamatz. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 53. Mieux voudrait Folquet être ainsi faré, que pro- clamé seigneur de quatre royaumes. DECERNIR , »., lat. Drcxrnwrre, dé- cerner, ordonner. Per aquest prezen establimen pacxanxm.…. que femna, etc. Cartulaire de Montpellier, (ol. 31. Par ce présent statut nous ordonnons… que ‘ femme, etc. ANC. cAT. Decernir. a. DECRET, S. m cret, décision. Roma, be sabetz Que fort greu lur escapa Qui an lor pacaürz. GexnonDE DE MONTPELLIER : Greu m'es. Rome, vous savez bien que furt difficilement leur échappe qui écoute leurs décrets. Fig. Un pacuazr fauc drechurier. P. CARDINAL : Un decret. Je fais un décret juste. car, Decret. xsr. FOMT. 17. Decreto. 3. Dacrerisra, s. m., décrétiste. Vos podetz valer, Verge, lay on legista Non pot pro tener ni uegnns D&CRaTISTA. UN TROURADOUR ANONYME : Flor de paradis. Vous pouvez valoir, Vierge , là où légiste ne peut tenir profit ni aucun décrétiste. 20 , lat. DECRETUM, dé- DEC AEC. vR. Maistres ès arts décrécistes. RaseLais , Pronostication, ch. 5. CAT. ssr. PORT. Decretista. 4. DecazTaz, s. f., lat. DECA=TALES, décrétale. L'aigla, la Flors a dreits tant communals Que no i val leis, ne i ten dan pacaxTALs. AicAuTS DEL Fossar : Entre dos. L’aigle , la Fleur (de lis) a des droits si évidents que loi n’y vaut , ni décrétale n’y tient dommage. Lo papa testifhica en sas DECR&TALS que, etc. L'Arbre de Batalhas, fol. 189. Le pape témoigne dans ses décrétales que , etc. De laqual translatio parla la pxcexrazs. Cat. dels apost. de Roma , fol 100. De loquelle translation parle la décrétale. Una pxcaxras vaelh faire Que er segon razon bastida. B. Cansowez DE MARSEILLE, Coblas triadas. Je veux faire une décrétale qui sera bâtie selon raison. car. ss». PORT. Decretal. rr. Decretale. 5. DxcarraLisra, s. m., décrétaliste. Legista, DRCARFALISTA. Leys d’amors, fol. 49. Légiste, décrétaliste. caT. xsp. 1T. Decretalista. 6. DuEssenNIR, DECEBNIR, v., lat. pis- CERNERE, discerner. Roma, ben DEssenx Los mals qu'om ne pot dire. G. Ficuetras : Sirventes. Rome, je discernsbien les maux qu’ou peut en dire, Vol que chascuns pacanxa Com hom es cecs. B. Zonèt : Ben es adreigs. Veut que chacun discerne comment on est aveugle. caT. msr. PORT. Discernir. 117. Discernere. 4. Discaario, s. f., lat. prscazrio, sé- paration , distinction. Partitz en doas DISCR&TIOS de uatura. Cat. dels apost. de Roma, fol. 16:. Partagé en deux distinctions de nature. 8. EIssEnNIR, ESSERNIR, ISSERNIR, ®., lat. sècennene, discerner, distinguer, indiquer. De Dien nou puesc pauc ben parlar, Ni mot no us en sai YSSER NM. Praz D'AUVERGNE : De Dieu nou. DEC DED 21 Je ne pois parler de Dieu un peu bien, ni ne sais | DECORAR, »., lat. nrconare, décorer, vous en indiquer beaucoup. Jeu no ssbria 1352RNTR orner. Los voatres bos aïbs pi comtar. Duaconzr l'avan dicha glyeis d'un cibori GavavDax LE VIEUX : Cresens , ſis. d'argeu. Je ne saurais discerner ni compter les votres Cat. dels apost. de Roma, fol. 114. bognes qualités. Il orna l’avani-dite église d’un ciboire d'argent. Pert. pas. Er sui de lieis trop axssaaxres. CAT. xsP. PORT, Decorar. 1%. Decorare. B. px VewTADOUR : Quan lo boscatges. ‘ . | Maintenant je suis très distingué par elle. 2. Drconariu, ad}., décoratif , qui dé- Sobre totss es 1ssthnrrs core, Son prets. * Lutz es de colors DaCOnaTIvA. G. Goni : Si’l gen cors. Eluc. de las (ol. 263 Son mérite est distingué au-dessus de toutes. " POP Ter T9 . . 55 La lumière est décorative des couleurs. Saint Alexis refusant de dire son nom s'explique en ces termes dans le DECREPIT , adj., lat. pecaxrirus, dé- poëme qui contient sa vie : crepit. Î Substantiv. Eu los pacexrrrs non es possible. v: je Trad. d'Atbucasis, foi. 56. per Tee * 2 Ve que sia dig; N'est pas possible dans les décrépits. “us mepe reres de S. Alexis car. Decrepit. xs». ronr. rr. Decrepito. Lemien Dom n'est pas distingué, c'est prerqeijene 2. Decasrirar, ad}., décrépit. J wit 15 mais tous m'appéllent pélerin. Cam els viclhs nxcawriTaTz. — Sage, prudent. ‘ _Eluc. de las propres fol. 77. Tan son plazens e bellas sas faissos Comme aux vieillards décrépits. De lieis qu'ieu am e be] parlar chauritz, 3. ENDECAZPITAT, achj., décrépit. Que, quan ta ver, me cg far 3* Enfant o vielh xwpxcaszprrar... Es vielh, : e chantar. Les manières de celle que j’aime sont si agréables sxpacaxritiæ, de parc de —— Get 1 et si belles et le beau parler si choisi , que, quand Die GAMERS p 10e © , je la vois , je crois me faire sage. Eafant ou vieux décrépit… Il est vieux , décré- F * pit, de peu de sang. Lo myeu nom nou es ISSERNITZ, Li Lombartz son plus ssznnrr. T. e R. De MInAVAL ET DE BERTRAND : Bertrand. 4. DEcarPITUT, Se f. , décrépitude. Le . rds sont plus p rudents. ’ O enfant petit, o viel en nacazriTuT. Substance. Car sens non es grazitz Trad. d'Alburasis, fol. 24. Mas per los xssuawrTz. Ou enfant petit, ou vieillard en décrepitude. AnxAuUD DE Manuriz : Dona genser. Car sens n'est agréé excepté par les sages. car. Decrepitut. zsr. Decrepitud. Adrerbial. Parlem plus 1ssxnmT. DEDICATIO, pænicacio, s. f., lat. DE- Roma de Gerard de Rossillon , fol. 108. DICATIO, consécration, dedicace Parlons plus sagement. ? 9 ° tr. Scernere. La papicario de Saint Micquel. . Tit. de 1283. Dour, t. CLXXIV, fol. 143. 9. Exssennimex, 5. m., discours sage,| Le dédicace de Saint-Michel. distingué. Dapicacio dels tabernacles. N Aimerics, nulh xrssanyrmzx Eluc. de las propr., fol. 129. No us aug dir, anz sembla d’error. Dédicace des tabernacles. T. D'ArmEnt &T D’ALSERT : Amicx. car. Dedicacié. rsr. Dedicacion. ronr. De- Seigneur Aimeri, je ne vous entends dire aucun | dicacäo. tr. Dedicasione. discours sage, su contraire il ressemble à erreur. > ve cr, Discerniment. ss». Discernimiento. ronr.| 2: DEDICAR, ., lat. pepicanc, dédier, Déscernimento. 1r. Scernimento. consacrer. DET 22 DEL Lo don de saviesa papraa et establis per- | DELINQUIR, v., lat. pecrnquene, dé- sona de] tot al servizi de Dieu. V. et Vert., fol. &r. Le don de sagesse consacre et établit une personne entièrement au service de Dieu. Part. pas. De la glicia de... e l'ac panrcana de tots ponhs. Cat. dels apost. de Roma, fol. 73. De l’église de... et l’eat dédiée de tous points. CAT. Esp. PORT, Dedicar. xr. Dedicare. DEFESI, perect, 5. m., dégoût. Si bos aurels caï en permsr, So l'ave per maistre nesi Que son bec adobar no ill denba Avans qu'el Dxrnsrs avenha. Dsupes ps PRADES, Aus. cass. Si bon oiseeu tombe en dégoit, cela lui arrive per un maître ignorant qui ne Jui daigne arranger le bec avant que le dégoft arrive. Fig. Sorja d'aquest prucr al desieir de coral e vera sabensa, Trad. de Bède, fol. ur. Qu'il séève de ce dégoit au désir de la cordiale et vraie science. ; Derican, »., dégoûter. L'argent e l’aur Don S. Tomas lo pariquar. Brev. d'umor, fol. 188. L'argent et l'or dont saint Thomas le dégoita. DEFUNCT, perrunr, adj., lat. pe- FUNCTUS, défunt. Apelam tot mort bEruxcr. Eluc. de las propr., fol. 67. Nous sppelons tout mort défunt. Lo marit deu sa molher nayruxcra sepelir. Tit. de 1294. Dour, t. XCVII, fol. 260. Le mari doit ensevelir sa femine dé/funte. Substantiv. Que cadaus dels heres aia tal par- tida de La heretat cam lo nxrrunxz mandet. Trad. du Code de Justinien, fol. ar. Que chacun des héritiers ait telle partie de l’héri- tage comme le défunt ordonna. AxC. CAT. Defunct. ssr. Difunto. ront. rr, Defunto. DEIS, s. m., dais. Asetzes los al pus reial. UN TRoUsADOUR ANONYME : Scinor, vos que. Asseyez-les au dais royal. xsr, Dosel, ronr. Docel. laisser, manquer. Sobre la donation de quaranta livras nzr- QUESSON. | Priv. conc. par les R. d'Angl., p. 22. Manquassent sur la donation de quarante livres. — Part. prés. substantio. Délinquant. Si alcus pxzinquenrz..… De totz los pxcrx- QUES, Cartulatre de Montpellier, fol. 58. Si quelque délinquant... De tous les délinquants. CaT. ssP, PORT, Delinquir. rr. Delinquere. 2. DEsLiNQUIMENT, 5. m., quittance, abandon. Aquest DESLINQUIMENT predit. Tit. de 1212. Doar, t. C, fol. 242. | . Cette quittance susdite. 3. RezinQuIR, RELENQUIR, %., lat. ne- LiNQuERe , laisser, abandonner, dé- laisser. So qu’hom plus derira e ten car Devem quasqus nuzrxquie e laisser. Pons pe CaArpuEtL : So qu’hom. Nous devons chacun abandonner et laisser ce qu’on soubaite et chérit le plus. Per que cella cui jeu obedis Me axLINQUIS. Focquer ne Mansrizze : Tan mov. Parce que celle à qui j’obéis m’abandonne. Part, pas. Teu me fora de chantar axLxnqurrz. PauLer pt MARSFILLE: Razos non es. Je me serais délaissé de chanter. asc. vn. Na pour meschiof que on feist du cors ne le relinquiriés. JOINviILLE, p. 11. Désormais jou re/enquis Cest siècle qui est ors et vis. Roman du Renart , t. IV, p. 8r. Cealz qui par la force et par la desloïauté des Sarrazins l'avoient relenquie. Rec. des ist. de Fr.,t. V, p. 298. Et le reste aubject à correction relinquir. Jan Manor ,t. V, p. 282. Axc. CAT. Derelinquir. rr. Relinquere. 4. Rauiquias, s..f., plur., lat. nELIQUIAS, restes, reliques. Onravan las néLiqurAs del precios cors sans. V. de S. Honorat. Honoraicnt les reliques du précieux corps saint. DEM DEM 23 Metrem hy axziquias. | Au port où, sans effort, on peut passer sans se PuILONENA. perdre. 2. Drwazin, v., outrer, excéder, rendre démesuré, exagérer. | | Nons y mettrons des reliques. CAT. Es». PORT. IT. Reliquia. 5. RELIQUIARY, 5. m., reliquaire. Part. pas. Tot amor ten per trefana Portavo lo axriQurant del dit sanct. Quan amicx l'es pxxuz1Ts. Tit. de 1534. Doar, t. CIV, fol. 314. | ARNAUD D& Coricnac : Mout desir. Ils portaient le reliquaire dudit saint. Je tiens tout amour pour imposteur quand Jui car, Religuicri. xsr. ponr. Relicario. rr. Reli-| est ami exagéré. quiario. Atressi m'es tal dolor namzzrpa DELIR, »., lat. perene, détruire, ef- Que m dou amors. PEnDicox : Tot l’au mi ten. facer. Aivsi m'est telle La douleur démesurée que- me Vermelho es tan gafant color que quan es| donne amour. tncorporat, a penas si pot DELIA que no}! xsp. ont. Desmedir. layshe alcun senhal. | - ; Meza el uelh degudament, pass la tela et DEMONI, s. m., lat. Deuonium, dé- las tacas. mon, diable. Eluc. de las propr., fol. 266 et 57. Fai tost temps d 1 : . É ps de malenconi , Le vernillon 7 — si mordante que, nd E mentino obra de pxmonr. ’ il est ineorporé, à peine il se peut détruire de ma- Se : ière qu'il ne laisse aucune Forquer DE ManseiLre : Senher Dieus. Mise à l'œil convenablement, elle détruit la toile ag qu toujours de mauvaise humeur, et je mein- Fe. nu Per paL:a nostre falhimen. Los DxMoNIS tengron aquella nueg semblan B. p’Aunrac : Be volria. cocell en aquella glieya. Poor effacer notre faute. | F. et Vert., fol. 98. | A lue gran tort las paubras gens puzrn. Les démons tinrent cette nuit semblable conseil RammowD DE CASTELNAU : Mon sirventes. en cette église. À leur grand tort détruire les pauvres gens. CAT. Dimoni. zse. ronT. rr. Demonio. Contra ‘ls lauzengiers enveyos, . EM s,. m., lat. Mal parlans, per qui jois purrs. 2. DIMOMIAXX, DEMONIAT, , lt Axxaop px Manuxiz : Belh m’es. DEMONIACUS , possédé, démoniaque. Contre les médisants envienx, mal parlaut, par Revela pxmoxraxcs et es a demonis con- qui la joie se détruit. traria. | Substantiv,. ...Eu tem mais lo tieu purta, Elie. de las propr., fol. 188. Qu’an’ antra sazon del morir Révèle les démoniaques et est contraire à démons. Non seria ges tan dolens. Venian bEMONTATz et eron delivratz. G. Apreman : Ben fora. V. de sainte Magdelaine. Je crains davantage le tien détruire, qu’une autre | Les possédés venaient et étaient délivrés. bus je ne serais point aussi dolent da mourir. Dawonrarz salvar boyr a. Nicodéne Part. pas. Quant agro pxzipas las vinhes. Pourrs —— — — * codems. Cat. dels apost. de Roma, fol. 180. . j ques. . Quaod ils eurent détruites les vignes. ANC. CAT. Dimoniat. ssr. ronr. rr. Demoniaco. Per cai fis domneys es pauirz. 3. ExpemontaT, adj., possédé, démo- P. RarmowD De TOULOUSE : Pus vey. . Par qui fine courtoisie est détruite. niaque. | cat. Delir. ; Era fort aigramen «NDEMONIATZ. . Cat. dels apost. dARoma, fol. 120. DEMEZIDA, sf. effort , peine. Il était fort amèrement possédé. | Al porton, ses DKMEzIDA , Dysseron que ella era femna xxpzxmontrana. Pot homr passar ses perdre se. Hist. abr. de la Bible, fol. 4. Forquer pe Lunec : E nom del paire. [s dirent qu'elle était femme démoniague. 24 DEN Substansiv. De guerir los xupemowraTz. . Cat. dels apost. de Roma, fol. 208. De guérir les possédés. C’al zxpxmoxraT tollgues la dolor grant. V. de S. Honorat. Qu'il ôtât la grande douleur au possédé. cAT. Endemoniat. xsr. Endemoniado. ponT. Endemoninhado. 17. Indemoniato. DENFRA, prép., lat. De inrra, dans, dedans. Eran pexrna l’isla..… . Danrna l’abadis ac .r. monegne vieyll…. Daxrea est an auray enfant. V. de Ÿ. Honorat. Étaient dans l'ile. Dedans l’abbaye eut un vieux moine... Dans cet an j'aurai enfant. Prép. comp. De naxrna l'ermitage..… De nanrna la cientat. V. de S. Honorut. Du dedans de Vermitage…, Du dedans de la cité. AncC. CAT. Enfre. 17. Infra. DENER, DENIER, DINIER, s. m., lat. pE- nariwm , denier, petite monuaic. Tengotz de pagar ,11. DENERS. Cartulaire de Montpellier, fol. 218. Tenus de payer deux deniers. Cum fals Daxruns con no pren. P. CanbiXaAL : Jhesum Crist Comme faux deniers qu’on ne prend pas. — Argent monnoyé, espèces. Danrens de diversas monedes. 7" Prisomena. Pièces de diverses monnaies. Que per pxnIERS perdonon que que sia. Poxs DE LA GARDE : D'un sirventes. Que pour de l'argent ils pardonuent quoique ce soit. | Pero si vos faillon prnixn. Gui ne GLoros : Diode ben. Mais si deniers vous manquent. Loc. Lo p=x1en de Dieu de que pot hom com- prar tot quant es. ‘ V. et Vert., fol. 34. Le denier de Dieu dont on peut acheter tout ce qui est. Se feing cortes e non val an nanren. Sorprx : Can q'ien. Se feint courtois et ne vaut un denier: DEN Mos parlar no val un panxa. Roman de Jaufre, fol. 85. Mon parler ne vaut un dexier. Anc. FR. Deit doner le dener Seint Père. L. de G. le Conguérant, 18. Francheïz nelor bobans nel preise un deñier. Roman de Ron, v. 4432. Que... on ne face paiement de nos DzntEns. Ord. de 1364, Rec. des ord. des R. de Fr., t. IV, p. 416. caT. Diner. sr. Dinero. ponrT. Dinheiro. 1r. Denaro. 2. DENAIRADA, s. f., denrée, ce qu’on achetait pour un denier. Qu’anc non aguem panatRADA. BERTRAND De Bonn : Rassa. Qu’oncques nous n’eûmes denrée. Fig. Karitat compra totäs las bonas paxaAYRA- Das e fay sieu tot Cant ve al mercat. V. et Vert., fol. 34. Charité achète toutes les bonnes denrdes ot fait sieu tout ce qui vient au marché. Dans le Roman de la Prise de Jérusa- lem , Vespasien dit : Les Jnifs achetèrent J.-C. trente deniers et moi je donnerai pour un denier trente Juifs. Et alors un chevalier s'adresse à l’em- pereur : leu ne vuelh D&xAyYRADA. Roman de la Prise de Jérusalem , fol. 19. J'en veux denrée. Et il prit trente Juifs, et paya son denier. | Tres DxmAIRADAS de pan l'an. Charte de Monferrant , de 1240. Trois denrées de pain l'an. Une lettre de Gérard, évêque de Tournai, de 1152, porte : Sex deneratas panum ét duos capones. ManTENNE , Thes. nov. anecd., t. I, col. 452. ANC. FR. En sa main tenoit un denier, Si conmanda au taveruier Que danrée de vin li traie. Ele me dist que j'en feisse danrrée ; car teir a an denier en sa borce qui n’is pas cinq sols. NN. rec. de fabl. et cons. anc., t. I, p. 338 et 190. Ne li remaint mantel d'ermine Ne sercot , ne chape forrée, DEN Ne d’antre avoir une danrée. Fabl. et cont. anc., t. 111 , p. to. Et s'ai bien mengié deus denrées De novel miel. Roman du Renart, t. I, p. 22. Vendre denrées de hanbergerie.…., icelles denrées monstrer aux jurez du dit mestier. Tous marchans.... seront tenus de vendre denrées et marchandises de mercerie. Ord. des R. de Fr., 1407, t. IX, p. 207 et 304. aise. Dinerada. tr. Derrata. 3. Daxammer, s. m., petit denier. Un pawaraxr s0] que mai pes. ET pamatnzr falsat aurs. Devnes px Paanrs, Poëme sur les Vertus. Ua petit denier, pourvu qu’il pèse davantage. Et aura faussé le petit denier. car. Dineret. use. Dineruelo. rr. Danajuolo. &. Exprnwaxaan, ., réaliser, convertir en espèces.” Tot cant el ac asperayzazr. V. de S. Georges. 1 réalisa en espèces tont ce qu'il eut. asc. ra. Elle les pent vendre et adenerer. Ord. des R.de Fr., 1493,t. XIX, p. 206. DENT, s. m. et f., lat. penrem » dent. Soven mena Lai la lengua On la puxs = dolor. Mancasaus : En abrieu. Souvent il mène la langue là où la dent a douleur. Leva la man, fer ne l’ als pass. R. Vipas pr BEzAUDUN : En aquel. Lève la main, l'en frappe aux dents. Fe. | Cant perdra Tolosa, perdra 1x millior per. Gurizauxe ne Tuneza. Quand ïl perdra Toulouse, il perdra la meilleure dent. Loe. Diran entre pass Qu’ieu sui mal dizens. P. px Bussicnac : Sirventes. Diront entre les dents que je suis médisant. Ar n'ai dig pro, per que mas pawr enclau. Sonpez : Can q'ieu. Maintenant j'en ai dit assez, c’est pourquoi je dos mes dents. Si qu’el die no m passa las psxs. RansAuD D'ORANGS : Ara m'es belh. Tellement que le dire ne ms passe pes les dents. II. DEN 25 Us, per oc dir, non ans‘ obrir las pas, ÂL&GRET : À per pauc. Un seul , pour dire oui, n'ose ouvrir les dents. No valdran dos agnilen⸗ Al estrenher de las pexs. Ginaup pe Bonnets : Jois sis. Ils ne vaudrout deux fruits d’églantier au serre- ment des dents. AEC. FR. Les dens avoit blans et menus. Roman de Partonopeus , u I, p- 20. CAT. Dent. xsr. Diente. ronr. rr. Dente. 2. Denrar, adj., lat. penrarus » denté, ayant des dents. Animans bxwTATz en quascuns mayselha... Totas bestias quadrupedias pxrrapas. Eluc. de las propr., fol. 247. Animaux dentés en chaque mâchoire. Toutes bêtes quadrupèdes ayant des dents. xsP. Dentado. 17, Dentato. 3. Dexra, 5. m., lat. penrace » araire, sorte de charrue. Saumada de pawracs, 1 dener, Cartulaire de Montpellier, fol. 1015. Une charge d’araires, un denier, CAT. ss». Dental. :Tr. Dentale. 4. Denreix, DENTILR, 5. m., lat. pex- TICHLUS , créneau, dentelure. Sas tors 6 siei DENTEL=. Roman de Gerard de Rossillon ‘fol. 93 Ses tours et ses créneaux. Vengakh son als pxxrxLus, on cascns s'aferma. Roman de Fierabras, v. (358. Hs sont venus aux créneaux, où chacun se tient ferme. Per dessus los DxxriLus dels murs. Tit. du xve siècle. Dour, t. CXLVII + fol. 282. Par-dessus les créneaux des murs. car. Dentellô. xsr, Dentellon. roux, Denticulo. ir. Dentello. 5. ADens, ADANS, ado. , sur les dents, la face contre terre. ” Envers o ADExs. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 14. Renversé ou sur les dents. Tans n'i a de cachs devers que apans. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 26. Tant il y en a de tombés à la renverse que sur des dents. = 36 DEN Lo jaian.… Qu'el vi el li jazer ADENS. Roman de Jaufre, fol. 6. Le géant... qu’il vit sur le sol être étendu [a face contre terre. AEC. ra. Truverent Dagon lar Den ü Ananz se giseit à terre. Anc. trad. des Livres des Rois, fol. 6. Lors.se coucha ADExz à terre... Renart l’a fait couchier abaxz. Roman du Renart, t. XI, p. 45 et 369. Au lictse met, puis envers , puis ADENS. Œuvres d'Alain Chartier, p. 553. 6. Esvrnrar, adj., lat. EDENTATuS, édenté. Substantiv. Del qual si fa vianda als ssDENTATZ. Eluc. de las propr., fol. 224. Duquel il se fait nourriture aux édentés. car. Esdentegat, user. Pont. Desdentado. tr. Sdentato. 9. Denruean, v., se prendre aux dents. Fig. Qui ab fals amor DenNTneLA. BannanD DE VENZENAC : Hueymais. Qui se prend aux dents avec faux amour. — Créneler, denteler. Que tots los murs... hom vantaras. Tit. de 1356. Doar, t. XCIII, fol. 209. Qu'on dentèle tous les murs. Part, pas. Pueys van a las fenestras del palaytz DANTALHATZ, Roman de Fierabras , v. 3508. Puis vont aux fenêtres du palais crénelé. Que las tors eran autas e los murs pawrar- LATZ. GoILLAUME DE TuDELA. Que les tours étaient hautes et les murs crénelés. use. Dentellear. xt. Dentellare. 8. ConmraananTEyan, V., contre-mordre, tourner les dents contre. Orguelhs torna en canal Per guarsos, ples de grondilh, Qu'en estin CONTRADENTE YA. MARCABRUS : Quan la. Fierté se change en source à cause des goujats, pleins de gronderie, contre lesquels en été elle tourne les dents. 9. Expenrezar, v., créneler, denteler. art. pas. Vi'1 poat de Martiple e"l mor aNDENTELHAT. * Roman de Fierabras, v. 2330. 11 vit le pont de Martiple et le mur crénels. DERUBEN, s. DES 10. SOBREDENT, s. f., surdent. Per aysso vos es creguda tan granda sosar- DES. Guizrauxx pe TunELa. Pour cela vous est poussée si grande surdent. car. Sobredent. xsr. Sobrediente. ronr. Sobre- dente. 17. Sopraddente. DEPUTAR , v., lat. nepurane, députer, destiner. Part. pas. Leguat per lo Saipt Payre et parv- TAT eu aquela causa. | Chronique des Albigeois » CO. 102. Légat pour le Saint-Père et député pour cette cause. Dxrurars tant per la clercia quant per la universitat de la villa. Tit. de 1398. Doar, t. LIV, fol. 166. Députés tant per le clergé que par la commune de la ville. Una n'i ha que es D&rurADA a portar calor natural. Eluc. de las propr., fol. 63. Il y en a une qui est destinée à porter chaleur na- turelle. caT. sr. Deputar, diputar. ron?. Deputar. rx. Deputare. 3. Dreruranor, adj., devant, qui doit être député. Cascan an berUrADORS. Tit. du xine siècle. Doar ,t. CXVIII, fol. 35. Qui doivent étre députés chaque année. m., ravin, précipice, lieu bas. Ara s'en vay la ost per un gran panuzzx. Roman de Fierabras, v. 3912. Maintenant l’armée s’en va par un grand ravin. ANC. ra. Per la forest vont le roi tnit cerchants Par ces vallées et par ces desrubants. Roman de Gérard de Vienne, v. 3293. Quant fat jeté petit al flam del desruban. Lai du roi Horn, fol. 1. xs». Derrumbamiento. tr. Dirupamento. DES, prep., vx ipso, dès, depuis. Das lo temps Rotlan. BenrrAnp DE Bozx : Mon chan. Depuis le temps de Roland. Dus aquel dia qu’el dos fo faits. Tr. du Code de Justinien , fol. 99- Dès ce jour que le don fut fait. DES ac. ra. Le chastel qui siet sur la mer, dès l'ane mer jusques à l’autre. Jomvizz, p. 108. CAT. ESP. PORT. Desde. Adv. comp. Dus xx sar Entro en la Turqnia E daus en lai Entro part Normandis. P. CanninaL : Tals cuia be. Depuis en çà jusqu’en la Turquie, et depuis en à jusques outre Normandie. Mais non ac tan gran joia DES AICEL TEMPS EN sa!. | Gunirauxes pe TunxLa. Mais il n’y eut si grande joie depuis ce temps en çà. asc. ner. Desi adelante quantos que y son. Poema del Cid, v. 750. 2. DasquE, DEISQUE, com., dès que, lorsque. .… Non es reis que puosca ben garder Son regisme totz sols ses valedors, Dssqu’el trohs sos vasals traidors.…. Aux DE Prourzais : Tots hom. D west roi qui puisse bien garder son royaume tout seul sans alliés, dès qu'il trouve ses vassaux traîtres. Mas puasqux vi qu'el cors l’era camjats. Ginau ps Bonn, : Quant creis. Mais dès que je vis que le cœur lui était changé. Perqu'ieu ai pres de mi cura Darsqu'ieu sic en guisa La plus bella d'amor. B. px Ventanoun : Tant ai mon. C’est pourquoi j’ai pris soin de moi dès que j’eus ea vue la plus belle d'amour. asc. 8 Des Âe be] tems é bon vent orent. Roman de Ron, v. 6926. ARC. A8P. PORT. Desque. DESC , s. m., lat. nrscus, desque, sorte de panier rond et sans anse. Voyez Du Cance et CanpenTixe au mot DESCA. Tot collier que porta Dusez pagua 1 dener. Cartulaire de Montpellier, fol. 107. Tout portefaix qui porte desques paie nn denier. Eu un pusc aportada. Brev. d’'amer, fol. 157. Apportée en an panier. DESE, pece, Desen, esse, adv., sur-le- champ, mcontinent, immédiatement. DES 27 T'en vay, chanso , psez En Aragon. PwTOLETA : Ancmais. Chanson, ve-t’-en sur-le-champ en Aragon. En resors de mort al ters dia Et en enfern n’anet pacx Per nos salvar. Pisans D’Acvencstz : Lo Senber. En ressuscita de mort au troisième jour et en alla incontinent en enfer pour nous sauver. El novelh fuelh nsysson nxsxx. Ransaub »p'Onanoz : Ab nou cor. - Les nouvelles feuilles naissent immédiatement. — Assurément, certainement. Ela pot o far pussz. BnarTnanp Cansoncz : Cor diguas me. Elle pent le faire rertainement. S'ilh de me non a merce, Pot saber que murai pusa. Gaucezu Fainir : Ab chautar. 8i elle n’a merci de moi, elle peut savoir que je mourrai certainement. Conj. comp. Dusss QUE serem vengut Mesclara "l torneys per cambo. BearaaxDp ps Box : Lo coms m'a. Slt que nous serons venus il mélera le combat dans le champ. E 1 cavayer pxsss QUE venc. R. Vipac px BasAupux : En aquel. Et le chevalier dès gw'il vint. DESERT, s. m., lat. pesearum , désert. Daszsnr es luoc aspre e sec. V. et Vert, fol. go. Désert est lieu épre et sec. ET rossinhol aug chanter el pasxxr Autet e clar. R. Jonpan vic. px S. Anroum: Vert son li. Et j'entends le rossiguol chanter baut et clair au désert. : En bestiss monstruouss et estranhas, ma- jorment els paszaTs copiozs. Eluc. de las propr., fol. 165. Abondante en bêtes monstrueuses et étranges, surtout aux déserts. Semblaria m, tan la desir, Ab lieye, paradis us pasnatz. ARNAUD DE Manuris : À guiss de. Avec elle, tant je la désire, un déserts me «em blerait paradis. Fig. Per las malas bestias del pazxnr d'aquest mon, F. et Vert., fol. 95. e 28 DES Par les méchantes bâtes du désert de ce monde. Tr. Desert. xse. Desierto. ronr.xr. Deserto. 2. Desear, ad}., lat. nEsEnTus, désert, abandonné, dépourvu. Quant lo noble Loys se vi pusxnr e traitz per los sieus. Cat. des apost. de Roma, fol. 116. Quand le noble Louis se vit abandonné et trahi | par les siens. Comtet lhi de Job com fon nusxns. Roman de Gerard de Rossilion , fol. #7. L lui conta de Job comment il fut abandonné. Estarias sinquanta tres ans Dasxara. V. de S. Honorat. Tu demeurerais cinquants-trois ans abandonnée. Son pasxaras las salas. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 58. Les salles sont désertes. Fig. D'aqui nays la gens pazmaTa De pretz, q’us non auza parler, Ginaup pe Bonurii.: Abans que. De là naît la gent dépourvue de mérite, de ma- nière qu’un seul n’ose parler. Anc. ra. Je suis désert, destruit et désolé. Evstacue Descamps, p. 2. Les nobles, le clergé, les bourgeois et le comuu peuple de ce royaume sont à peu près tous désers et destrüits. Monsrarzer, t. 1, fol. 255. caAT. Desert. xsr. Desierto. ronr. rr. Deserto. 3. Desenen, v., lat. nesrnxne, déserter, abandonner. Part. prés. Fa aquo que no den, si la gracia de Dieus es pazxszwTr et dezamparant, Eluc. de las propr., fol. 23. J fait ce qu'il ne doit, s’il est désertant et aban- donnant la grèce de Dieu. 4. Desxaran, v., rendre désert, ruiner, ravager. Dasznrax, per lo cam fan gran masil; Aissi van per l’estorn cum estorbil. Roman de Gerard de Rossillon , fol. 28. Îls ravagent, font une graude boucherie par le camp; ils vont ainsi à travers l’armée comme un tourbillon. axc. B. Paens unt la vile alnmée E Pabeie desertée. Roman de Row , v. 349. Pour les liens désertes refaire. G. Guiant, t. L, p. 52. \ DES Mars qui met sa louange à déserter la terre Par des meurtres épais, Mazrarnse, liv. VI. Massillon, dans son panégyrique de saint Bernard, s’est également servi de ce mot dans l’acception active. La force de ses discours, qui pensa déserter la France et l'Allemagne, en inspirant aux : peuples le désir de se croiser, passa pour in- discrétion et faux sele. CAT. Esp, PORT. Desertar. 1r. Desertare. DESNI, s. m., duvet. Cant a gitat tot lo pzsxt C'om apela pel foleti. Deupxs px PRADES, Aus. cass. Quand il a jeté tout le duves qu'on appelle poil follet. DESNOT, s. m., antiphrase, moquerie, injure. Avanutal solon apelar Li Frances, cais per DESNOT, So que nos apelam cogot. Deupss De PRADES, dus. cass. Les Français ont coutume d’appeler, presque par antiphrase, avantal ce que nous appelons cogot. AYso apren c'ap nostres pot, E l'altre ten cais eis Dxsxor. Deupes DE PRADES, Poëme sur les Vertus. Il apprend ce qu’il peut avec les nôtres , et il tient le reste quasi même moguerie. ANC. ESP. Le fuero juzgo, lib. XII, tit. 3, p. 185, contient ua titre sur les injures et moqueries : De los paxuasros y de las palabras ydiosas. DESPIEG , psspreyr, s. m., lat. pxspkc— Tus, dépit, mépris. Car puspise mi capdell et ira m guis. B. CaLvo : S’ieu ai perdut. Car dépit me gouverne et colère me guide. Loc. Tot o fassam en pasrrxc del gilos. Ux Taou»ADOUR ANONYNE : En un vergier. Que nous fassions tout cela en dépit des jaloux. En pssrrer de Maometh, elh la va trenquar tota. PaiILOursA. En mépris de Mahomet, il va la trancher toute. ANG, CAT. Despeit. nse. Despecho. Tr. Dispetto. DES 2. DesrecHAmEx , 5. m., mépris, injure. Que] fesso tans pxsPrxcnamxss, Las! yeu planc o'n plor e'n sospir. Passio de Maria. Qu'ils lui fssent si grands mépris, hélas ! je gé- mis et j'en pleure et j'en soupire. anc. ra. Lo despeitement del monde. Sermons de S. Bernard, Gloss. sur Joinville, p. 4. axc. sr. Despechiamento. 3. DesprcHABLes, adj., méprisable. Non pas tan solamens de servir e de obezir als maiors, mays als menors, et en cant lo ærvisi es MaYS DESPECHABLES. V. et Vert., fol. 54. Non pas tant seulement de servir et d'obéir aux sapérieurs, mais aux inférieurs, et d'autant plus que le service est plus meprisable. asc. ra. Jesus issu en semblance peccable En simple estat des mondains despicable, Fouaqué, V. de J.-C., p. 86. 4. DEsPECRAR , DRSPEYTAR, ., lat. DES- ricrane, mépriser, faire peu de cas, honnir. … Fals Joriens ferir e prsPacnan. Passio de Maria. .… Frapper et Aonnir les faux Juifs. Pas qu’en peccat delieitas E ton criator pasPatTas. P. CanpixaL : Jhesum Crist. Puisque ta te plais dans le péché et to fais peu de ces de ton créateur. Part. pas. E1 filh de Dieu, el rey dels cels, Fon DesPeCHATz per no fisels. Passio de Maria. Le fils de Dieu , le roi des cieux , fut méprisé par les non-Sdèles. . Asc. 8, Et à crestienté despire S’estoit cele gent enhardie, Gurez. Guianr,t. E, p. 35. E qui despit les povres il sera despis de Dien, | Rec. des Hist. de Fr., t. I, p. 206. Molt la requist, molt li pramist, Mais ele du tot le despit. Fabl. et cont. anc., t. U, p. 96. cat. Despitar. xsr. Despechar. 17. Dispettare. DESTINAR , »., lat. pasrinane, destiner. Dasrosr et trames per predicar la fe, etc. Cat. dels apost. de Roma , fol. 8. 1 destina et transmit pour précber la foi, ete. DES Part. pas. le us am , qualque dans m'en sis Dasrmmatz ni a venir. Bznencen DE PALAsOL : Dona si tots. Je vous aime, quelque dommage qui m'en soit destiné mi à venir. Hom es pxsrinar a gloria et a salvacio. Eluc. de las propr., fol. 5. L'homme est destiné à gloire et à salut. CAT, xsP. PORT. Destinar. 17. Destinare. 29 a. DEsri, s. f., destin. Areas m’es cregutz marrimens, E moc per an avol nusri.. RaïmonD 2x Mina va : Bon ais. Maintenant amertume m'est accrue, et elle pro- vient d’un mauvais destin. CAT. ESP. PORT. I, Destino. 3. Dusrinana, s. f., destinée. Aiïtals es ma DasTINADA. Mancasaus : Lanquan. Telle est ma destinée. Jorn de mala pasrixapa. Los XV signes de la f del mon. Jour de male destinée. ir. Destinata, 4. Desrinacio, s. f., lat. pusTiNaTIO, destination. Palmo... a recepcio d’ayre en si, et a DEs- TINACIO de part de fora. Eluc. de las propr., fol. 52. Poumon... a réception d'air en soi, eta destina- tion de par dehors. ANC. CAT. Destinact6. nsr. Destinacion. »OnT. Destinacäo. 1x. Destinasione. 5. DESTINATSES, s, m., destinée. Segon aiso par Qu’ astr’ es DESTINATIES Donats a totas res, Nar pe Mows : A] bon rey. Selon cela il paraît qu’astre est destinée donnée à toutes choses. 6. Dasrinariu, adj., destinatif, qui est destiné. Als membres impulsia et DasttxaTiv. Eluc. de las propr., fol. 20. Impulsif et destinatif aux membres. . 7. Enpasrinan, v. destiner. Part. pas. Ben es tots jois a perdr’ =NDESTINATZ, Que es perdats per la lur devinalha. B. px VanTapous : Per mielhs cobrir. 30 DET Tout plaisir est bien destiné à se perdre , vu qu'il est perdu par leur calomnie. 17. Indestinare. 8. Exnesri, s. m., signe, augure. Mots y aura greu ENDEsTI. Los XV signes de la fi del mon. ll y aura plusieuré signes terribles. 9. Expzsrinana, s..f., destinée, augure. Can fo l’anxpasTrinADA Qu'el matero Jurieu…. E dema volray movre per bona xpzsrinapa. Roman de Fierabras, v. 4969 et 4960. Quand fut la destinée que les Juifs le matèrent… Et demain je voudrai mouvoir par bon augure. 10. PREDESTINAB, V., lat. PREDESTINARE, prédestiner. Part. pas. Per c’om sap et enten.… So qu’es PREDESTINAT. Nar x Moss : A] bon rey. Par quoi on sait et éntend.… ce qui est prédestiné. Aquill son doncx PAKDESTINAT. Brev. d'amor, fol. 13. Ceux-là sont donc prédestinés. Substantiv. Nombre dels PAxDESTINATS. Eluc. de las propr., fol. 12. Nombre des prédestinés, CAT. &sP. PORT. Predestinar. xr. Predestinare. 11. PREDESTINATIO, PREDESTINACIU, S. fs Jat. PREDRSTINATIO, prédestination. PaRD=STINACIO es preordenacio de Dieus, se- gon laqual hom es destinat à gloria et salvacio. Eluc. de las propr., fol. 5. _Prédestination est une préordonnence de Dieu, selon laquelle l’homme est destiné à gloire et à salut. De la PAzDEsTINATIO delz elegitz. Brev. d'armor, fol. 12. De la prédestination des élus. car. Predestinacié. us». Predestinacion. ronT. Predestinacäo. xr. Predestinasione. DET , s. m., lat. pigirus, doigt. E ‘is vostres pxrs grailes et plas. ARNAUD DE MARUEIL : Dona genser. Et vos doigts délicats et effilés. Loc. Aitan vézis cum es lo pxrz de l'ongla. À. Dane : Lo ferm. . Autant voisin comme le doigt est de l'ongle. Un pertus de dos pars. Liv. de Sydrac, fol. 129. Un trou de deux doigts. DET Prop. Qia obs foc ab nar ‘lo qer. UN TROUBADOUR ANONYME : Seigner # enfants. Qui 2 besoia de feu le cherche avec le doigt. car. Dit. usp. roRT. Dedo. 1r. Dito. DETZ, xx, ad}. numéral, lat. vrcem, dix. Adject. Qu'ab bel semblan m'a tengut en fadia Plas de purz ans. Foiquer px MansriLie : Sitot me soi. Vu qu'avec beau semblant m'a tenu en mépris plus de dir ans. Dex sestiers de ſroment. Tit. de 1226. Doar, t. CXXXIX, fol. 3. Dix setiers de froment. Substantiv. Entre wil non cug n'ais DxTz Que del tot puescon retener So que mos sens ampars. GavauDax Le VIEUX : Ieu no sui. Je. no crois pas qu'entre mille il y en ait dir qui puissent retenir entièrement ce que mon esprit apprend. car. Deu. xsr. Diez. ronT. Des. 17. Dicce. 2. Dezen, adj. ordinal, lat. prcruus, dixième. Al pzzxx jorn issiran fors Tugz sells que si ceran rescos. Los XV signes de la fi del mon. Au dixième jour sortiront dehors tous ceux qui s’y seront cachés. Elle trameto la pusexa part. . PuiLomens. Ils transmettent la dixième part. Substantiv. Salh de Scola es lo pxzxs. ‘Le moine DE Monraunon : Pus Peyre. Satl de Scola est le dixième. Ab sol qu'il agues lo pazz Dé la dolor fer’e mortal. FoLquer DE ManskiLe : À pauc de. Pourvu qu’elle eût le dirième de la douleur cruelle et mortelle. car. Desd. xsr. Deceno. ronr. 17. Decimo. 3. DrzENAMENT, ado., dixièmement. DazznamanTr requier atentio. Eluc. de las propr., fol: 15. Dixièmement requiert attention. 4. Dezeserr, adj. ordinal, dix-septième. Eu lo pxzxsarz dia De setembre. Brev. d’amor, fol. 27. Dans le dix-septième jour de septembre. ronar. Desesete., DET 5. Desew, s. m., dixième, sorte d'im- position. Dusaxs, vingtens, gabellas o autres emposts. Statuts de Provence, JuLtEx ,t. I, p. 250. Dirièmes, vingtièmes , gabelles ou autres impôts. 6. Desexa, s. f., dizaine, dixième, sorte d'imposition. DEsaxas, viugteuas ho antras impositions. Statuts de Provence, JuLIEn ,t. I, p. 259. Disaines, vingtaines ou autres impositions. — Troupe de guerre. Apparelhat am son arnes, am tota sa Dz- sxxA, per visitar las portes. Pit. de 1390. Doar, t. CXLVII, fol. 176. Préparé avec son harnois , avec toute sa disaine, pour visiter les portes. car. Desena. xsr. Decena. ronr. Desena. tr. Diana. 7. Dezenani, s. m., dizainaire, qui se divise par dix. Tot autre pxzanani, qual es .xx. que es doas vets .x. Fluc. de las propr., fol. 279. Tout autre disainaire, tel que est vingt qui est deux fois dix. 8. DEca, nreua, s. m., lat. ECAnuS, décan, supérieur de dix, doyen. Aquist pzGa sian elegit que Pabas segura- men jar puesca partir lo fays. Regla de S. Beneszeg, fol. 38. Que ces décans soient élus de façon que l’abbé paisse avec sécurité leur partager le fardeau. Fets una glycia collegiads e establi aqui -L DEGUA. Cat. dels apost. de Roma, fol. 217. 1 ft une église collégiale et établit là un doyen. cat. Degé. sp. Decano. ronr. Deäo, rr. De- cano. 9- Drcanra, s. f., décanie, doyenné, troupe de dix. Sia gitats de la pxcanxxa. Regla de S. Beneseg, fol. 38. Soit chassé de la décanie, 10. DESENIER, DEXENIER, S. M., dizenier. À tot capitani e DESRNIER que sia estat or- denat a la defensa. . À far conestablias, et cen- teniers, et cinquanteniers, et DExRNIERS. Tic. de 1390. Doar, t. CXLVII, fol. 173 et 282, DET 31 À tout capitaine et disenier qui ait été com- mandé pour la défense... À faire connétablies, et cen- teniers, et cinquanteniers , et diseniers. AMC. CAT. Desener. 11. DESEMBRE , s. m., lat. DECEMBRE, décembre. Dasxusses es dig lo dotzes. Brev. d’amor, fol. 48. Le douzième est dit décembre. car. Desembre. axc. xsr. Decembrio. nsr. mon. Diciembre. roar. Dezembro. xr, Dicembre. 12. Decima, pessimA, s. f., lat. DE- cima, dime, décime. Las puassimas de totz los frucz de la tieua terra metras en la mayon del tieu senher Dieu. Hist. abr. de la Bible, fol. 34. Tu mettras en la maison de tou seigneur Dieu les décimes de tous les fruits de la tienne terre. Car ses la DrcrMA non es Us tan caut qu’en armes un lenh. P. pu ViLan : Sandatz vermelhs. Car sans la décime il n’en est pas un si chaud qui en armäât un navire. CAT. ESF. Decima. rot. Derima. 17. Docima. 13. Decime, s. m., dime. La viscomtessa declo pacrxx de tota sa terra. Titre de 1160. La vicomtesse donna la dime de toute sa terre. PORT. Disimo. 14. Desur, DEIME, DEYMK, DEUME, DEME, s. M., dime. Penre los pxsmxs segunt la lei... Dons tos pssuss on alegresa... E'l puxsux de L'eira © de ton troil. Trad. de Bède, fol. 46. Prendre les dfmes selon la loi... Donne tes dfmes en allégresse... Et la dfme de ton aire et de ton pressoir. E’1 paixs de Puy Cavalier dec a Dia. . Titre de 1090. Et il donna à Dieu la dfme de Puy-Cavalier. Daxrxxs o autras drechurss. Brev. d’amors, fol. 127. Dfmes ou autres droits. F1 demandon mil tans que no pot faire, Qu'en lo nauxx seria ben redens. ELus »£ BanRsOLs : Pus la belba. Et ils lui demandent mille fois tant qu'il ne peut faire, vu qu'il serait bien rendant avec la dime. 32 DEU De totas mas divicias Doni pewxs e premiciss. Brev. d'amor., fol. 06. Je donve dfmes et prémices de toutes mes ri- chesses. caAT. Debne. xse. Diezmo. 15. Dermani, s. m., dimeric. Las terras que so el parman: de, etc. Tit. de 1276. Doar, t. LXXX VII, fol, 45. Les terres qui sont à la démerie de, etc. 16. DEMAMEN, s. m., dimerie. De Carle Martel, que tolc los namaAmaxs. P. De Consiac : El nom de. De Charles-Martel, qui ravit les dimeries. 17. DeimaniA, 5. f., dimerie. En tota la parochia e DxIMARIA. Tit. de 1223. Arch. du Roy. J. 318. En toute la paroisse et dfmerie. Aitant comma te la pxrmanra ni la parro- quis de Sanch Sslvador. Tic. de 1258. Doar ,t. CVI, fol. 168. Autant comme contient la démerie et la pa- roisse de Saint-Sauveur. 18. Desuar, v., lat. pecimarc, dimer, décimer. Vos pzswAaRA vostras fedas. Hist. abr. de la Bible, fol. 35. I] vous dimera vos brebis. car. Delmar. xsr. Dezmar. ponr. Dezimar. 17. Decimare. DETERIORAR, v., du lat. nrrERIOR , détériorer. Part, pas. DETRAIORAT ER AUCUN Maneyra. Ord. des R. de Fr., 1462,t. XV, 477- Détérioré en aucune mauière. CAT. ÆsP. PORT. Deteriorar. 1T. Deteriorare. DEUS, preus, s. m., lat. Deus, Dieu. Evers Dev era tot s0s afix. Poëme sur Boèce. Toute sa confiance était envers Dieu. Sapcha Dieu retener Et onrar e temer. AnsauD DE MARVXII.: Rasos es. Qu'il sache retenir et honorer et craindre Dieu. Par ext. En la cort del ver Drxu d'amor. RicHARD DE TAnASCOM: Ab tan de. En La cour du vrai Dieu d'amour. Interj. E quant autre la rarona, DEU Dixvs ! Lo sieu tort m’ochaizons. B. De Venrapoun : La doussa vots. Et quand autre la raisonne, Dieu! elle me repro- che son tort. Interj. comp. Amaire, si Drau ador! Saïi ieu fis. Girnaun DE BorntiL : Las co m’ ave. Comme j'adore Dieu ! je suis amant fidèle. Dieus vuelha blasmes non l'an seguen! Deupes DE Praprs : Ai! s ieu pogues. Dieu veuille que blôme ne l’aille pas suivant! Confonda us Daus! À. DanieL : Si m fos amors. Que Dieu vous confonde ! Drau Îau ! for sui de cadena. T. px P. D'AUVERGNE ET D£ B. DE VENTADOUR : Amicx. Je loue Dieu ! je suis hors de chaîne. Loc. Senhors, a Drau siatz, BrnTRAND D’ALLAMANON : Lo segle. Seigueur, à Dieu soyez ! Mais mi notz a Drau siatz Que Dixus vos sal no m'ajuda, À CADENET : Amors e com er. À Dieu soyez me nuit plus que Dieu vous sauve ne m'aide. axc. FR. Et je m'en vois, à Dieu soyez. Roman du Renart,t I], p. 352. À Dieu soiès vos commandez. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc.,1. IX, p.335. Bien vous puis, ce me semble, Dire Dieu gard et adieu tout ensemble. C. Manor, t II, p. 191. À Dieu sisu, germa menu. Gezophylacum catalano-latinum , p. 310. Que, per Drau, sol lo parlars M'adutz tals cent bons pensars. GinauD px BoRNEIL : S’ era non. Que, par Dieu, seulement le parler m’amène telles cent bonnes pensées ! Dona, per Drev, aiatz en chausimen. Auert De PrcuiLAIN : Domna , per vos. Dame, pour Dies , ayez en attention. ANC. FA. L'ancien français, après avoir employé les expressions par Dieu, mort Dieu, etc., les changea en par bleu, par biu, mort bleu, mort biu, etc. L'habitude des jurements, enracinée dans les mœurs, produisit ces modifica- tions, pour échapper aux peines portées par les ordonnances du xm siècle CAT. DEU DEU 33 contre ceux qui juraient par le nom de | : D’Ulyese comment la déesse Vénus le Et périr. Dieu. Mas quar esta per si meteysha, l'apelavo Mas merce n° aura, s'a Dia plai. pas Vesta. Eluc. de las propr., fol. 157 J Roman de Jaufre, fol. 82. . Mais parce qu’elle est par elle-même, ils l’a Mais il en aura merci, s’il plaît à Dies. laient déesse Vesta. Pre Que Drau ni ley ni ben non an. ARC. CAT. Dea. xsv. Di 233 pe fosa. roRtT. Deosa. 17. Qui n'ont ni Dieu ni loi ni bien. Per amor de Drev, mi faces, 3. Dauxssa, niurssa, s. f., déesse. Ma dompna, quaique bon saber. De las grausas dels hames fo Aveintara faita B. pe VanrAnoUR : Bel m’es. DEUSSSA . Par amour de Dieu, que me donnät, ma dame, Trad. de Bide, fol. 5. quelque boanc raison. Ps murmures des hommes la Fortune fut faite esse. Fan totz lur Druu del aver. P. CarpiNAL : Sitot non. Font tous leur Dieu de la richesse. Car hom carnal e gloto fa son Drau de s0 Caio que sia prusssa de las foretz. Æluc. de las propr., fol. 117. Ils croient qu’elle soit déesse des foréts. ventre. 4. DIITAT, s. f., lat. nrerrarem, déité, V.et Vert., fol. 1o1. divinité Car homme charnel et glouton frit son Dieu de son ventre. Selh Dieu prec que fets trinitat De'se meseis en parrar. Guizauxe noue x Brztxas : Quascus plor. Je prie ce Dieu qui fit la trinité de lui-même en Loc. Non sai autra de sotz Drau Que bons ni belle sia. Azexar LF Noïn : Ja d'ogan divinité Je ne sais autre dessous le ciel qui soit bonne ° Per vertat de la Darra . Tr. ai belle. | . Brev. d'amor, fol. 2. asc. ra. Où troverons lo Deu d'amor. Par vertu de la Divinité. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc.,t.1,p. 361.| cix. Deita. nsp. Deidad . Al chevaler ad remembré Deità. | roxr. D "re De quel péril Deus l'ont jeté. Mare ne France, t.I1,p. 464. 6. Devin, nivix, adj., lat. prvinus, car. Deu. nsr. Dios. ronT. Deos. 17. Dio. divin. Denina, t. IL, p. 7, atteste que l’an- en que s'an, lo Davis poders cien italien disait Deo. ap cal clerex fai bona via. B. CarsoweL : Tans ricx. Le mot DAMNE, DAME, Seigneur, Se Où qu’il aille, le divin pouvoir sait quel clerc jignit souvent à celni de Deus. fait bonne voie. Ja paxx Draus no m'erir tan La prvexa misericordia socor als repentens. Que ja pueis viva jorn ni mes Trad. de Bède, fol. 5x. ° La divine miséricorde porte seco B. pe Venrapoun : Non es meravelha. .. e Porte Secours AUX repentants. _ . CAT. Divin. xsr. PORT. 17. Divino. Que jamais le seigneur Dieu ne me halse tant que je vive jamais ensuite jour ni mois. 6. Divina, adj., divin, de Dieu. anc. 2. Quant dame-Dier lor monstre xx. s0n apelladas prvimazs. son epella- Le saintuaire précieux. das nrvrxas, car endresson e adordeno lo Roman de la Rose, v. 2738. cor a Dieu. «Biaz niez, dit Karles, à dame-Deu aleïz. » V. et Vert., fol. 47. Roman de Gerard de Vienne. Bssxer , v. 624. Trois sont appelées divines.. elles sont appelées nr. Domeneddio. divines parce qu’elles redressent et dirigent le cœur , vers Dieu. a. Dra, 5. f., lat. DEA, déesse. ANC. CAT. ARC. KsP. PORT. Divinal. 1T. Divinale. D'Ulixes Com pra Venus fes perir. 7. Divreirar, s. J., lat. prviniratem, Gasaur ns CaLesson : Fadet joglar. divinité, théologie. Il. 5 DEU Segon sen naturai Es ela DIVINIFATZ. Nar pe Mons : Sitot non es. Selon sens naturel elle est divinité. Un estribot farai que er mot maistratz De motz novels e d’art e de DIVINITATSZ. P. CanotmaL : Un estribot. 34 Je ferai un estribot qui sera très savant de mots nouveaux et d’art et de théologie. anc. vn. Divinitez qui est science espéritable. Rcreseur, L, 179. car. Divinitat. sr. Divinidad. ronr. Divini- dade. 1r. Divinità. 8. Drirican, v., déifier. Part. pas. Fo pxivicaDA, et cum diuesa hondrada. Eluc. de las propr., fol. 157. Elle fut déifiée, et comme déesse honorée. zsr. PORT. Deificar. tr. Deificare. 9. TEOLOGIA, THMOLOGIA, 6. J., lat THzOLOGIA , théologie. Es tripla iherarchia : D'angels, segon TROLOGIA. Brev. d'amor, fol. 19. La hiérarchie des anges est triple, selon la théologie. Mestre en sancta THEOLOGIA- Tie. de 1428, Hist. de Nimes, t. III, pr., p. 228. Maître en sainte thdologie. car. ssr. Teologia. ronr. Theologia. rr. Teo- logia. 10. Tærococran, s. m., du lat. THkoLo- cus, théologien. leu no s0i TAOLOGIAS. Brev. d’amor, fol. 2. Jo ne suis pas théologien. car. Teébleg. sr. Teélogo. ronr. Theologo. tr. N 11. Tazozocrcaz, adj., du lat. THEroLo- ercus , théologal. Tres vertutz THEOLOGICALS. Brev. d’amor, fol. 139. Trois vertus théologales. axc. car. Teological, sr. Teologal. ronr. Theologal. 1r. Teologale. 12. THEOrANIA , S. f., lat. THEOPHANIA, épiphanie. En las festas... de TALOFANIA. Tit. du xuie sièc. Doar, t. CXVILL, fol. 44. Dark les fêtes... de l’Épiphanic. DEV DEVI, pevin, s. m., lat, nrvraus, devin. Jamais no m tenrai per puvi. Aiman DE RocsaricsA : No m lau de. Jamais je ne me tiendrai pour devin. Si vol enteudre ni saber, Coras ment ni coras ditz ver, Que pevis non l'ais mestier. P. CanDIKAL : Âne no vi. S'il veut entendre et savoir quand il ment et quand il dit vrai, que dewin ne lui soit besoin. anC. CAT. Devi. auc. xs». Devino. rsr. Mob. Adiwino. rOnT. Adevinkho. rx. Indovino. — Calomniateur, médisant. Vaelh fer cuydar Als fals Davis qu’alhors aj mon esper. FoLquer DE Roxaxs : Meraril. Je veux faire croire aux faux calomniateurs que j'ai mon espoir ailleurs. Selhs que tengratz per fis Truep lauxengiers e Devis. Aneent DE BEzLINO: : Ars m’agr ops. Je trouve médisants et calomniateurs ceux que vous tiendries pour honnêtes. 2. Devina, s. f., devineresse. El anet cerquan per totas partz devins et DavIMAS , si ella mais poiria tornar viva. V. de Guillaume de la Tour. Il alla cherchant de toutes parts devins et devine- resses, si elle pourrait jamais retourner vivante. ANC. FA. Ceste bonne devine avec son grand scavoir. Fait serment qu'elle pent les courages mouvoir. Prem. Œuvres de Desportes , fol. 192. ANC. 2sP. Divina. xsP. MOD. Adivisa. ronT. ‘ Adevinha. 1x. Indovina. 3. DeviNAIRE, DEVINADOR, s. m., lat. DIVINATOR, devineur, médisant, ca- lomniateur. Els van dizen qu'amors torn en biays, E d’autrni joi se fan nevinwanon. B. px Venrapoun : Quan la fuelha. Ils vont disant que l’amour tourse en biais , et se font calomniateurs de la joie d'autrui. Pas de mop joy vertadier Bi fau aitan volantier Dsvisanon e parlier, Envios e lauzengier. Psyrozs : Pus de mon. Puisqu'ils se font aussi volontiers calomniateurs et parleurs, envieux et médisants de mon bonheur véritable. DEV ABC. FA. Ne ne crei devineors. DEV 35 11 ne sera jamais que, par leur médisance, une Roman de Rou, v. 12658. bonne dame abandonne son ami de cœur. Un autre grand devinateur, sorcier et ob- srvateur des jonrs. asc. CAT. Devinador. xs». Adivinador. roar. Adevinhador. rr. Divinatore. 4. Dmimariv, adj, interprétatif, con- jectural. Sentencials.… 500... DIVINATIVAS. Leys d'amors, fol. 26. Les propositions r +. sont... interpretatives. 3. Divraa co, s. f., lat. nrvimaTIO, devi- nation. De prvrmacio et de sompnis. ÆEluc. de las propr., fol. 112. De devination et de songes. sr. Adivinacion. roar. Adevinheçäo. IT. Di- "nañone. 6. Devinarse, s. m., calomnie. Iratz soi del pavimaTix. P. Dusaxo : D'un sirventes. Je suis irrité de la calomnie. 7: DEVINALH, DEVINAIL, 5. m., prédic- tion , calomnie, médisance. Com fora ‘l ric Si} pavanarc fes adimplir. Ginaup px CABntRRE { Cabre jogier. Comme il serait puissant sil faisait sccomplir la prédiction. Mas per paor del DavINALE. À. Daxixy : Canso dos. Mais per peur de la ca/omaie. Loc Cam sel que via de Dxvtwazs. Brawano pr VENZENAC : Îverns vay. ” Comme celui qui vit de médisance. Ce sont adevinal d'enfant. Fabl. et cont. anc. , t. III, p.125. ABC. FR. — Enigme, sorte de poésie. So es DEVINALE.... So-que clan obri ’l DsvrwaL. Ux TROURADOUR ANONYME : Sui e no sur. C'est énigme... Ce que je ferme ouvre l'énigme. ABC, CAT. Devinalh. 8. DeviNALHA, DEVINAILLA, S. M., mo⸗- disance, caldmnie. Ja non er, per la lur pavinarua, Bona domna ais son amic coral. G. Fair : Pel messatgier. Lauzenga ni D=VINALHA D'euvios no m cal temer. Pxynozs : Menta gens. Îl ne me convient de craindre médisance ni caæ- lomnie des envieux. ano. car. Devinalha. Anc. asr. Adivinaja. rr 9. DEVINANSA, s. f., médisance, caloninie. La pavixansA Qu'om dits qu'ien ai d'autr amor benensanssa. Foiquer px MansuiLce : Ja no i s cug. La médisance qu’on dit que j'ai le bonheur d’un autre amour. Dan no m tenha... Lauzengiers ni DEVINANSA. . Fat T : Jausens en grec. Ne me cause dommage... médisant ni calormaiée. Axc. nsp. Divinansa. nsP. MOD. Adivinansa. 10, DEVINAMEN, S. m., Médisance, ca- lomnie. Aquest razonamens Es us DavinaAmuEns. AanauD D& MARUFIL : Razos es. Ce raisonnement est une médisance. Si 1 pavINAMEN qu'om fai No m'avengues a temer. PEYROLS : Quoras que. S'il ne m’advenait à craindre la calomnie qu'on fait. axc. ra. Sous nmbre desdites mensonges et adevinemens contre tonte vérité. MonsraxLer, t. 1, fol. 197. Là tent toz s0s devinemensz, Ses sorz o sis pramettemenz. B. pa Sainrz-Maune, Chr. de Norm., fol. 30. anc. car. Fndevinament. xsr. Adivinamiento. 17. Divinamento, indovinamento. 11. Devinan, v., lat. nivinane, devi- uer, conjecturer. Dzvinan de las eausas que son a venir. L’Arbre de Batalhas, fol. 3r. Doviner des choses qui sont à venir. So qu'ie us vuelh dir pévrwars. Armen: Ds PEGUILAIN : Mantas vets. Devines ce que je veux vous dire. Que pav:xzs o que disses So que dins aquel ostal es. Trad. de lEvang. de PEnfance. Qu'il devinät ou qu’il dît ce qui est dans celte maison. Peire Roys saup DxvINAR 36 DEV Al prim qu'el vi jove reyans, Que dis no seria pros ni maus. BenaTraAnD pe Bonn : Quan vei. Pierre Roys sut conjecturer d’abord qu'il le vit jeune royal, vu qu’il dit qu’il ne serait ni preux ni méchant. — Calomnier. Substantiv. Domna, per Dieu, no credatz lauzengiers, Ni m tenga dan ab vos lo pavrxans. AusEnt DE BELMONT : Ja n’er creduts. Dame , pour Dieu, ne croyez pas les médisants, et DEV 2. Dscupanenr, ado., dûment, cpnve- nablemeut, justement. Volen son regne DEGUDAMENT ordenar.…… Aquelashamors nxeubAMENT purganetsoven. ÆElac. de lag propr., fol. 9 et #5. Voulant ordonner dément son royaume... Pur- goent ces humeurs convenablement et souvent. Acempan argen, deniers, non DSGUDAMENS. P° La Confessio. Amassant argent , deniers, non dément. car. Degudament. sr. Dobidamente. ronx. Devidamente. :r. Dobitamente. que le calomnier ne me tienne dommage avec vous. | 3, Dryvrn . m., devoir, obligation. Part. prés. Per mos digz a fort blasmamens Davarasxs. R. Vinaz pe BrsAuDun : Entx el taur. Médisant a fortement blâme par mes dits. Ano. Pa. Mors seule scet et adevine Con cascans est à droit proisiés. HetinanpD : Vers sur la Mort. ANC. CAT. Devinar. Anc. xse. Divinar. xsp. mOD. Mos pxvzns pert eu fag et en parvensa. G. Riquisa : Be m miravilh. Je néglige mes devairs en fait et en apparence. Cals navans Es fassas tan gran fo folia ! B. CansoweL : Tans ricx. Quelle obligation est-il que tu fasses si grande folie! Adivinar. vont. Adevinhar. 17, Divinare, | — Redevance. indovinare, DEVENDALH, DEvENDAILL, 5. um ta- blier. On era castellans que en sas mans tenis Tersor e bxvanDarzz am que lo dac servis. Pres an lo Dpxvaxparce e ’Il tersor ben obrat. V. de S. Honorat. Où était le châtelain qui tenait en ses mains es- suie-mains et tablier avec quoi il servait le duc. {ls ont pris le tablier et l'essuie-mains bien ouvré. CAT. sr. Devantal. ronrt. Avental. DEVER, »., lat. neszne, devoir. Apres eds Dxs0x jurar a lui. Tit. de 1080. Après ils doivent jurer à lui. Son bon amic pau om'e son seignor Servir. CanenzT : Meravill me. On doit servir son bon ami et son seigneur. Mas ben pau hom camjar bon per meillor. Focquer pe Massrize : Chantau volgra. Mais on doit bien changer bon pour meilleur. Part. pas. Quar el no falh ad ajada Sol qu'om la y deman pacuna. G. Riquisr : Ancmais per. Car il ne manque pas à l’aide, pourvu qu’on La lui demande due. cat. Deurer. nsr. Debcr. ronat. Dever. 1r. Devcre. Lo qual es tengut de lauzar aquel arrenda- Inen per 808 DEVERS. Ord. des R. de Fr., 1463 ,t. XVI, p. 126. Lequel est tenu d'approuver cet arrentement pour ses redevances. Ab cert pavan de blat o de vi o d’autras causas. L'outume de Condom. Avec certaine redevance de blé on de vin ou d’au- tres choses. — Dignité, justice. Corona d’aur porta per s0n DEVER. Grau DE CALANSON : À lieis. Porte couronne d'or à cause de sa digaité. Loc. Mas ges per tan non a fag xon 1fkvus. Bzanasp ps Rovenac : D'un sirventes. Mais pourtant n’a point fait chose indus. De far o de dir non Ds«vus. P. Raison pe TouLouse : Us noels. De faire et de dire injustice. Adv. comp. Pus Dieus vol e sancta Maria Que nos siam vaincuiz À KOM DRVER. AusTonc pOMAO: Ai! Dieus per. . Puisque Dieu veut et sainte Marie que nous soyons vaincus injustement. CaT. Deurer.nsr. Dober. rPonT. Dever. cr. Devere. LU 4. Deurse, DKPTE, 5. /2., lat. PERœruM, dette. Perdonar lo pruri ad aquel que nou lo pot pagar. V. et Vert., ſol. 98. Remettre La dette à celui qui ne La peut payer. DEV Anquara no li fos demandat lo purtes al deptor. Trad. du Code de Justinien , fol. 9. Encore ne lui fut demandée la dette au débiteur. Fig. Chant per pxurz de follor. Forquer px MansxiLs 5 Chantars mi. Je chante par derte de folie. cat. Dente. ns». FORT. 17. Debito. 5. Darrar, s. m., créance, capital. ET rie prelat volo s tant epantir Que ses razo alargan lor pu»rat. Ramon DE CASTILVHAV: Mon sirventes. Et les riches prélats veulent tant s’avancer, que sass raison ils élargissent leur créance. 6. Drvxtme, DKUTEIRE, DEPTOR, DEU- TOR, 5. ni., lat. vesiron, débiteur. Ce mot fut employé activement et passivement. Si cum es, si eu li soi Davaraz. Trad. dis Code de Justinien, fol, 7. Ainsi comme il est , si je lui suis débiseur. Lo paurxras vencut o condempnat , pagua al cresedor tot lo deute. Cartulaire de Montpellier, fol. 3. Le débiteur convaincu ou condamné paie au créancier toute la dette. Aquel fa de Dieu son pavton Quifa be per la su’ amor. Libre de Senequa. Celni-là fait de Dieu son débiteur, qui fait le bien pour 00 amour. À lei de mal pxuron, Qu'ades promet, mas re uon pagaris. Foquer ps MAnsile : Sitot me. À là manière de mauvais débiteur qui toujours promet, mais ne paierait rien. — Créancier. Goillem Gaysmer, quan li parron Mi van apres tot jorn seguen. T. 22 G. Gauman 27 D'Eszes pE Sioux : N Eble. Guillaume Gaysmer, quaud les créanciers me vont après tout le jour suivant. Uns mal pxutons a cuy devia. V. de S. Honorat. Un mauvais créancier à qui ildevait. ABC. ra. I] n'est point de presteur, S'il veut presier,qai ne face un debteur. CL. Masor, t. II, p. 97- Le soucieux esprit d’un debteur non solvable. BEnatTAUT, p. 376. DEV 37 Celuy qui tien argent à usure ou à banque, Doit craindre la faillite on que son debteur manque. N.RAMN=,p. 190. car. Deutor. us». Deudor. ronr. Devedor. 17. Debitore. 7. ExDePTañ, ENDEUTAR , v., endetter. Que tenguatz dreytura e per nulh aver no us ENDAUTETZ. Purlousxs. Que vous tenies droiture et pour nul avoir ne vous endeities. Pueys vendre sas heretats et EHDAUTAA , € pueys endeve ribants e layres. V. et Vert., fol. 20. Puis vendre ses héritages et J'aire des dettes, et puis devient ribaud et voleur. art. pas. Mas am gais xXD&PTATZ Esser, que ricx iraz..… N Eble, pos ampærraTz. Ets. T. »Esss 2x p8 Gui D'Uisez : N Ebles. J'aime mieux être endefté gai que riche triste... Seigneur Ebles, puisque vous vous endsttes. , Subst. Car prezatz mays laxpaurar el cochos. T. ps suez st D’Esrève : Duy cavayer. Car vous prises davantage l’endetté et le nécessi- teux. car. Endeutar, nar. Endeudar. pont. Endivi- dar. 17. Endebitare, DEVIRE, v., lat. pividenz, diviser, sé- parer, expliquer. 8i Dicu volgues lo sicu ric pretz paviaa, Gran ren pogra d'antras donas honrar. AnxauD pr MAnurur: Anc vas amors. Si Dieu voulut diviser sen riche mérite, il pour- rait honorer un grand nombre d’autres dames. Per s0 no us aus mon cor mostrar ni dire, Mas al esgart podets mon cor Davras. Focquer px MansriLce : Tan m’abellis. Pour cela je ne vous ose montrer ni dire mon sen- timent, mais au regard vous pouvez expliquer mou cœur. Part. pas, No m cug morir de joi pxvis. Devupss ps PRAPES: Ab cor lial. Je ne crois pas mourir séparé du bonheur. Divis en menudas pessas. Æluc. de las propr., fol. 199. Divisé en menues pièces. Aquest affat es totz Davis. T. D& Craran er vx Hucues : N Ugo, vostre. Cette affaire est tont erpligquéc. 38 DEV DEV 2. Davis, s. m., discours, propos. 5. Diviore, prvizia, v., lat, prvipane, Donc non es ges ver Davis diviser. Aicel que dis Aquest demandamens que es de prvmin he- Qu'ieu cant per aver. retat, pot far Pus dels heretz als autres , si el G. Fainir : D'un’ amor on. vol prvipra la heretat. Done n'est pas vrai propos celui qui dit que je Ty. du Code de Justinien , fol. 21. chante pour richesse. . Cette demande qui est de diviser l'héritage, l’un nc. rn. Îls entendoient de bons et graves! je hécitiers peut la faire aux autres, s’il veut di- devis touchait le gouvernement de la chose | yser l'héritage. publique. Part. prés. Amor. Tr. de Plutarque, V. de Lycurgue. | Creisser, multiplicar e mermar nrvrpaxre. Premiérement, il y a da regard, P. pr Constac : El nom de. Pais le avis, et le baiser après. Crottre, multiplier et diminuer en divisant. CL. Manor. Œuvres choisies , p. 80. anC. CAT. Divisir. msr. ronr. Dividir. 1T. Di- 3. Devisa, s.f., division, partage. videre. De quatre pavisas d'amor 6. Devision, Devezio, 5. J., lat. pivi- Me mandatz chauzir la meillor. N: ee T. »'Hucues et pe Baussan : Bausan, SIONeM , différence, division. De quatre divisions d'amour vous me charges de Om non troba ni ssp Davezto, choisir la meilleure. Mas sol lo nom entre vers e chanso. Ainea ma Daviza Ausxa: DE Psquitarx : Mantas vets. Tan de benanansa. Entre vers et chanson on ne trouve ni sait B. »z VExTADOOR : Tant si mon. | différence, excepté seulement le nom. J'en ai en mon partage tant de bien-être. Fayre pavisiox on la sancta Gleysa. — Devise L’Arbre de Batalhas, fol. 10. Faire division dans la sainte Église. Si no us metes del tot en ls pavrea CAT. Divisiô. usr. Division. ronr. Divisäo. 1T. De los Frances. LAnNFRANC CiGALA : Ramon Robin. Si vous ne vous mettes entièrement dans la dévise | 7. DEVEZIMENT, s. m., ‘partage ,» diffé- des Français. rence Quar ieu no sai ma DEvIzA. ° ] 1 f PIERRE D'AUVERGKNE : Chantarai pus vey. A aquela ra que el fai ipn PAVASIMENT Car je ne sais ma devise. entre sos efans. Tr. du Code da Justinien » fol. 2. Ano. rR. N'i aveit bare ne devise F ue * Fors un haut mar de piere bise, À cette heure qu'il fait son partage entre ses Divisione. enfants. | Mae DE FRANCE, t. I, p. 316. Fas pavastmznT de mou aver e de ma ho- CAT. ESP. PORT. IT. Divisa. nor 4. Devezm, v., lat. pivinmne, expri- Tie. de 1172. Doar, t. CXIV, fol. 96. mer, discerner, expliquer. . Fais division de ma fortune et de mon patrimaine. Pos los turmens non pot hom pavasta. Entr el saber e 1 ver Pres EspAoNoL : Entre que. De Dieu e d'om, enten Puisqu'on ne peut exprimer les tourments. Un gran navezrsex. Quo s pavssis una grans tors Nar pr Mows : Albon rey. Eu un paac miraill. Entre le savoir et la vérité de Dieu et de l’homme, Forquer pe Manasxize : Molt i fes. j'entends une grande différence. Comme une grande tour se discerne dans un petit] 1T. Divisamente. miroir. | divi Part. pas. El botelhier fo mot allegre per la 8. Division, s.m., lat. prvison, divi- vision que fon en ben pevzzipa. seur, arpentieur. Hist. abr. de la Bible, fol. 14. Drvrsipons e guerdas que acordo e pauso L’échanson fut très joyeux à cause de la vision qui | en estamen degnt controversiss de meias. fat expliquée en bien. Tic. du xan siècle. Doar, t. CXVIII, fol. 37. DEV | DEV 3 ‘Arpenteurs et conservateurs qui accordent et En ls condsmnaent à le récompenser ainsi æsttent en dû état les contestations de bornes. que la court le deviseroit. ar. ss». PORT. Divisor. rr. Divisore. Arréts d'amour, p. 785. je ep . CAT. ANC. RsP. PORT. Devisar. 1T. Divisare, 9. Divrzv, adj., distributif, distribu— teur 12. DEVEZIDAMEN, DIVISIDAMEN, ado., Del temps es Drviziva. divisiblement, séparément. Eluc. de las propr., fol. 120. Duvasipauxs et en diversas causas. Elle est distributrice du temps. Leys d’amors, fol. 135. nr. Divisivo. Divisiblement et en diverses choses. Conjantamen o DxvisinAMEx. 10. Davizascx, prvizasce, adj., lat. Tit. de 1373. Dour, t. CXXV, fol. 67. DIVISIBLEM , divisible. Conjointement ou séparément. Lhi cardenal pavazipaman elegiro dos Noms prvizasces. | papas. Letra, votz es 10 DavIZzaBLA. Cat. dels apost. de Roma, fol. 157. Leys d'amors, fol. 48 et 2. Les cardi a , d Nom divisible. cardinaux élurent separement deux papes. Une lettre, est un son non divisible. ANC. Car. Divisidament. 17. Divisitamente. pr Divisible. ront. Divisivel. tr. Divi-| 3 Devisana, sf, division » partage. + De las santas relequias fo fayta xvizapa. 11. Davisan, v., raconter, proposer, , Roman de Fierabras , v. 5072. expliquer, discuter, détailler par un] 1 fnt fait partage des saintes reliques. devis. 14. Ixprvis, adj., lat. inpivisus, indi- leu no poyria mostrar ni dire ni navisan. vis. Paarznos : Voy. au purg. de S. Patrice. So vnidas, urprvtsas essencialment. Je ne pourrais montrer ni dire ni raconter. Eluc. de Las propr., fol. 3. El coratge soven pavisa Sont unies , indivises essentiellement. So que Dieus adutz d’autra guisa. car. Indivis. xsr. pont. 17. Indioiso. - Libre de Senequa. . . ‘ La volonté souvent propose ce que Dieu amène 15. ENDevisisie, adj., lat. amprvissmc- d'autre manière. LEm, indivisible. Ab lo saber que las .vir. artz DEVIZA El nom de santa et xxpavisipa Trinitat. T. vx⸗ DEUX Guirauu£ : Guillem prims. Tit. du xuue siècle. Doar, t. LI, fol. 138. Avec le savoir qui explique les sept arts. Au nom de la sainte et indivisible Trinité. Qui sabris ben pavizan CAT. ss. Indivisible. roat. Indivisivel. 1%. In- Las beatatz e ’|s ensenhsmens. divisibile. BrarnGER DE PALASOL : S’ieu sabi’ sver. À Qui saurait bien expliquer Les beautés et les con- | DEVORAR, »., lat. pzvorare, dévo- A rer, ronger, manger. Mais toi quant avetz DEVISAT Canta ayssi dossamens que los mariniers Hs hoi cortezia jugat. Y 4 fay adormir, et pueis aucis los e los pxvona. V. et Vert., fol. 23. Chante si doucement qu’elle fait endormir les ma- riniers , et puis les tue et les devore. Tenis pavosa lo vistiment e 1 verms lo Un TROUBADOUR ANONYME : Seinor vos que. Mais aujourd’hui La courtoisie a jugé tout ce que vous ares discuté. Son estadas DavIZADAS et estimadas, Tit. de 1441. Toulouse , bibl. Monteil. Ont été détaillées par un devis et estimées. . fast. Trad. de Bède , fol. 69 asc. ra, Firent pais en tex condicions comme Le teigne ronge le vêtement , et le ver le bois. leurs anemis voudrent déviser. Fig. Lo diable non pot esser sadolls de px- Rec. des Hist. de Fr., t. un, pe 210. TORAR las armes. Et ainsi fot fait comnie ils le devisèrent. V. et Vert. fol. 6. MonsrTarzer, t. I], fol. 170. Le disble ne peut étre saoul dé dévorer les âmes. 4o DEZ Part. prés. Orgnels es leos crasels e Dxvonans DEZ Avia gran pasrao que fos crestiana.... Degu que devora tot lo be que atroba en per-| no hac pxs1c de manjar. sona en que 56 met. V. et Vert., fol. 7. Orgueil est lion cruel et dévorant qui dévore tout le bien qu’il trouve en la personne en qui il se met. Subst. Pueis per cels que son mais gran - Son devorat li nxvorax. Brev. d'amor, fol. 52. Puis per ceux qui sont plus grands sont dévorés les dévorants. Part. pas. Seran ilh bxvonas per dragos e per serpens. Liv. de Sydrac, fol. 98. Jls seront déporés par dragons et par serpents. CAT. Esp. PORT. Devorar. 17. Divorare. . PRILOMEN A. Avait grand désir qu’ello fût ebrétienne...… Ancun n'eut désir de manger. caAT. Desity. xsr. Desco. ronT. Desejo. ir. Desio. 3. Desinren, s, m., lat. pesideniwmn , désir, vœu. AI cor m'estai l'amoros pEatnixus. LawsenTi: pe BonaxxL : Al cor. L’amoureux désir m'est au cœur. Lo pasrarxn am mais de vos e vuelh Qn'aver d'aptra tot quan de vos dezir. AnnauD DE MaauciL : Us joys d’amor. J'aime et je veux mieux le désir de vous que d'avoir d’une autre tout ce que je désire de vous. a. DEvORAIRE, DevonaDOoR, adj., lat.| ixc.rn. De rien dont il ait desirier. DEVORATOR, Vorace, avide. Ni glotz ni pavonaiax. Regla de S. Benezeg, fol. 43. Ni glouton ni vorace. Hom pzvonanoz. Trad. du N.-Test.,S. Luc, ch. 7. Homme woruce. Û CAT. 2sP. PORT. Devorador. tr. Divoratore. 3. DevorasLe, adj., dévorant, avide. Lur trasmetra faoc DavORABLE. Lett. de Preste Jean à Frédéric. Leur transmettra feu dévorant. DEYSSIRAR, v., déchirer. Lo vestir de son cors DEYssrnA. V. de S. Honorat. 11 déchire le vêtement de son corps. axc. ra. Furent li notonnier si desperez que il dessiroient leur robes et leur barbes. Jomvmux, p. 9. DEZIR, peste, s. m., lat. prsidenium, désir. Eres ssi qu'ab lo complit voler, Moro "l pazra que solon domnas far. H. BroneT : Pus lo dous. Maintenant je sais qu'avec la volonté accomplie, | meurent les désirs que les dames ont coutume de faire. M'en creys magers volantatz e puztnss, AnnauD DE MaauriL : Belh m'es lo. M'en croît plus grande volonté et désir. ir, Desire. 2. DESsiEG, DESIC, s. m., désir. Seconde trad. du Castoisment : Cont. 8. Dou fourmage ot grant desirier. Manre DE FRANCE, t. II, p. 106. AEC. CAT. Dessirier. 4. Drstaansa, s./f., désir. Tant ai lo cor en auta pssrnaAxsa! G. Faintr : Tan me creis. Tant j'ai le cœur en haut désir. Ben sembl' aver cor e DazrRANZA. B. Zonci: Nou lassrai. I1 semble bien avoir cœur et désir ! ARC. FA, Etla seconde souvenance ; -La tierce, ferme désirance. CuaABLEs D'ORLÉANS, p. 190. Désirance ai que je raporte. G. GuianT,t. I, p. ar. anc. CAT. Desiransa. 1T. Desiansa. 5. Desine, adj. , désireux, convoiteux. Ades en sui pzstas. R. DE MiRAvaL : Aissi m ten amors. Toujours j'en suis convoiteux. 6. Dezimos , adj., désireux, ambitieux. À tal dons sui pssrnos À cui non aus dir mon talen. G. RoDez : Quant lo. Je suis désireux de telle dame à qui je n’ose dire mon envie. Joves e bela et avinens e Dezrnosa de prets e de vezer xx Savaric, perlo beque n’ausia dire. V. de Savari de Mauléon. Jenne et belle et svenante et désireuse de mérite et devoir le seigneur Savari, pour le bien qu’elle en eutendait dire. DIA asc. pa. E d'à lui parler desiros. R. de Partonopeus, t. I, p. 126. car, Desitjos. asv. Descoso. roux. Deséjoso. 1. Desideroso. r. Daenon, adj., désireux, désirant. Mi tenha gai, jauzent © DESIRO. BesrRanD DE Bonx : Quan Ja novelle. Me tienne gai, joyeux et désirant. Dits qu'amors es DZS1AONDA. Mancasaus : Lanqan cor. Dit qu'amour est désireux. 8. Desmau, v., lat. nxsidenare, dési- rer. De la belha don soi cochos, Dasra lo jazer e ’l baizar. RarmonD ps Mina va : Selb que no vol. De la belle dont je suis avide, je désire le coucher et le baiser. Usquecx pEstaa 0 qu'ieu vuelh. G. px CaBEsTAINO : Aissi cum selh. Un chacun désire ce que je veux. car. Desigar. asp. Desear, ronr. Desejar. rr. Desiare. 9. DespEnan, V., lat. pxsinenane, dé- sirer. Part. pas. Tos temps avis DES1DERAT. Pearzuos : Voy. au purg. de S. Patrice. Ea toat temps il avait désiré. tr. Desiderare. DIA , s. m., gr. Ai, jour, supputation de temps. Cretentes J'i& rar nuéper vocant. Macuos. Sat., lib. I, chap. XV. Dels p1as alcos s0 artificials, autres natu- ras. Dia natural es l'espazi el qual le solelh si revol d’orient per occident, tornan en orient, et ha .xxrsut. horas.. Eluc. de las propr., fol. 126. Des jours ancuns sont artificiels, d’autres na- tarels… Le jour naturel est l’espace pendant le. quel Le soleil fait sa révolution d’orient par occi- dent, tournent en orient , et il a vingt-quatre heures. Bella 's la domna, mas molt es de lougs pias. Poëme sur Boèce. La dame est belle , maïs moult est de longs jours. Uns sols pras me dura cen. B. px VewraDour : Chantars no pot. Un seul jour me dure cent. IT. DIA 41 Per que no s part un DrA De vos mos pessamens. AnnAUD DE ManuEïir : Sabers e cortesia. C'est pourquoi ma pensée ne se sépare un jour de vous. El Capitoli lendema , al pra clar. Poëme sur Boèce. Au Capitole le lendemain , au jour clair. — Clarté, lumière. Que non sia clars com pra. Lanrnanc CicaLa : Escur prim. Qui ne soit clair comme jour. Adr. comp. Ds pra zu pra a hom bastit. Liv. de Sydrac, fol. 2. De jour en jour on a bâti. Ab sofrir vens hom ror pra. T.nxG. Fasmar er ps H. De LA BaACRrLERtE : N Uc. Avec souffrir on triomphe toujours. No mangey Dz Tor 10 pra. | Trad. de l'évarg. de l'Enfance. Je ne mangeai de tout le jour. An0. ra. De Flandre poez mes aveir tren tos ds. Roman de Rou, v. 2933. Si dit: Mes amis Serez mais fos dis. J. Evans , Essai sur la musique, t. 11, p. 191. Et en icelle estoient tours dis conficts et nourris. Ranerais, Liv. I, chap. rer. CAT. asr. PORT. Dia. aAnc. 17. Dia. rr. mon. Di. Ilentra dans la composition des noms donnés aux différents jours de la se- maine. | 2. DLIENGE, DIMERGUE, DITZMERGUZ, s. m., dimanche. Premier fetz lo prmxxon. P. px Cona:ac : El nom de. Premier fit le dimanche. Lo prwxaGus de apres La Totsanct. Charte de Gréalou, p. 106. Le dimanche d’après la Toussaint. Si Las kalendas de janvyer sonen prrruracuz. Calendrier provençal. Si les calendes de janvier sont en dimanche. ANG. CAT. Digmenge. nsr. ronT. Domingo, tr. Domenica. 3. Dizuns, s. m., lundi. So fon un dia de niLuss. V. de Bertrand de Born. Ce fut un jour de lundi. cat. Dilluns. rr. Lunedi, 6 4a DIA 4. Dnaanrz, Dreans, s. m., mardi. No y guart dilus, ni prwaurTs Ni setmana, ni mes, ni aus. BratTRAND DE Bonn : (es de far. Je n’y regarde landis, ni mardis, ni semaine, ni mois, ui ans. Del planeta nomnat Mars Recep nom lo jorn de prmans. Brov. d'amor, fol. 44. De la planète nommée Mars reçoit nom le jour de mardi. Car. Dimars. rr. Martedi. 5. DIMECRES, DIMBACRES, 5. M., Mercredi. El pruxcazs fes los peyssos e las volatisiss. Declaramen de motas denandas. Le mercredi il ft les poissons et les volatiles. Un pruzaoxss mati, si cum eu ausi dir. GouLause D TuprLa. Un mercredi matiu , ainsi que j’ouls dire. car. Dimecres. 17. Mercoledi. 6. Duous, s. m., jeudi. Fait ai longne quarantena, Mas hueymais Sai el prsous de la cena. Baarnanp DE Bonn : Casuits sui. J'ai fait longue quarantaine, mais désormais je suis au jeudi de la cène. Lo puwovus lo dig nom eonquer Del planeta dig Jupiter. Brev. d'amor, fol. 44. Le jeudi conquiert ledit nom de la planète dite Jupiter. car. Dious. rr. Giorodi. 7. DIVENRES, DIVENDRES, S. m., vendredi. Si las kalendas de janvyer son en prvxxans. Calendrier provençal. Si les calendes de janvier sont en vendredi. Lo dijous lo dig nom conquer Del planets dig Jupiter, El prvaspres de la Venus. Brev. d'amor, tol. 44. Le jeudi conquiert ledit nom de la planète dite Jupiter, et le vendredi de la Vénus anC. ra. À Paris La cité estoie us vendredi; Pour ce qu'il ert divenres, en mon cuer assenti K'à Saint-Denis iroie pour proyer Dien merci. À. de Cleomades, Cat. de La Vallière, t. II, p. 222. car. Divendres. xr. Venerdi, 8. DissaPre, s. m., samedi. DIA Joue, venres e nrssatrs. P. ne Conmac : El nom de. Jeudi, vendredi et samedi. Lo dijous lo dig nom conquer Del planets dig Japiter.… ET pissaprz del Saturnus. Bro. d'amor, fol. 44. Le jeudi conquiert ledit nom de la planète dite Jupiter. et le samedi du Saturne. CAT. Dissapte. 9. Menra, MEIDIA, MIECDIA, MISHDrA, MIEVDIA, 5. m., midi, milieu du jour. Maria fon ben passats, E fon pres ja ben d'ora nona. Roman de Jaufre, fol. 2. Midi fat bien passé, et il fut bien près déjà d’heure none. Silh de trent ans al rs pta fallen. Ozrrs px CADARTz : Assatz es dreg. Celle de trente ans au midi défaillant. Resplan com solelz al went. V. de S. Honorat. Resplandit comme soleil au milieu du jour. Monta entruey mixnpta. Liv. de Sydrac, fol. 134. 11 monte jusqu'à midi. Loc. Con lo sols es plus chaus contra 1 mapra. ALSERTET : Atrestel vol. Comme le soleil est plus chaud vers le midi. La balma era tant escura Totas vetz, o am tal sornura, Que Jam de jorn non by aria Sinon an psuc entorn mtxxpiA. Trad. d'un èvang. apocr. La grotte était si obscure toutefois , et avec telles sombreur, qu’il n’y avait lumière du jour, sinon un peu entour de rsidi. — L'un des quatre points cardinaux. La terza a nou Affrica, e dura d’a mrsypra entrucy en ocsiden. Liv. de Sydrac, fol. 134. La troisième a nor Afrique, et s'étend depuis le midi jusques en oceident. AMC. FR. Midi estoit piécà passés. | Roman de la Rose, v. 15885. Un peu par devant miedi. Fabl. et cont. anc.,t. I, p. 240. car. Mitjdie. sir. Mediodia. ronr. Meio-dia. 17. Messodi. 10. MxnipiaA, adj., lat. menipranus, méridien, du midi. Cercle msnipra.. denota aquels partida el DIA DIA # cerde sodiac en laqual estant, le solelh os el} 14. Coripianamzwr, adv., quotidienne- mech de orient et occident, et designs miech jen... Envaxio del demoni wznrp1A. ÆEluc. de las propr., fol. 108 et 128. Le esrcle méridien. dénote au cercle du sodisque cœtie partie en laquelle étant , Le saleil est au milieu de Porient et de l’occident , et désigne midi... Inva- sen du démon dis ssidi. cr. Meridié. ze». roar. 1r. Meridiano. 11. Menxpiowat, adj., lat. mearssona- lis, méridional. L'autre apelam colari msnrpronar.…. Entre] ponk wanxp1oxaL e’l ponh septentrional. Eluc. de las propr., fol. 108 et 105. Nous appelons l’autre colure meéridional... Entre k point méridicnal et le point septentriouel. Gr. se. RORT. Dferidional. rr. Meridionale. 12. ManIDIANA, MERIANA, 5. f., iMéri- dienne. À la manrptaa, Can nos conoisserem que ilh dedins repauson. Guusauxs px TUDELA. An méridienne, quand nous coouaîtrons qu’ils reposent dedans. Loc. Quan lo reis ac mangat, dort muarana. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 32. Quand le roi eat mangé, il dort la méridienns. kw, ronT* 17. Meridiana. 13. Corinrzan, cotspras, ad/., lat. quo- | 7DLAN&S, quotidien, de chaque jour. De la febre quartena E de la corrmrama. Brev. amor, fol. 50. De la Gèvre quartaine et de la quotidienne. Per que s’amors m'es tan COTADIAMA Qu’s Les autras mi fai brau. BEenTnAND DE Bonx : Ges de disuar. C'est pourquoi son amour m'est si quotidien qu’il me fait cruel envers les autres. Adstantie. Vers Dieus et vers pas E vers cortpras. G. Fiauniaas : Sirventes vodlh. Vrai Dieu et vrai pain et vrai quotidien. ic. ra. Qu'il ue mensst aves lui que les plus grans de ses pays à leur estat quoridian, armes où desarmes. Monsraxzer,t. Il, fol. 56. Raisons et expériences quotidiames, Raszrais, liv. III, cb. 33. QT. Coté. sr. Cotidiano. row. 17. Coti- diane, quotidiano. ment , journellement. Si el es tal clerguas qui cormrARAMENT, etc. Trad. du Code de Justinien, fol. 2. S'il est tel clero qui jonrneliement , etc. car.Cotidianament. xse.Cotidianamente. roux. rr. Cotidianamente, quotidianamente. 15. Quaraznias, adj., lat. quaraipua- mes, qui a duré quatre jours. É "1 Laser ressorsis vos Qu’ era jn QUATREDIAS. Pxsne D'AUVERONE : Dieus vers. Et vous ressuscitétes Le Lazare qui était déjà (mort) depuis quatre jours. Axc. as». Cuatridiano, rr. Quattriduano. 16. Dros, adj., Âgé , chargé de jours. Ome qu’es trop pros... Quant veîillesa lo rom ni desbalanss. EL px Sauxr-Cys : Antan fes. Homme qui est trop dgé... Quand la vieillesse le rompt et le désaffermit. Ancela de sa chambre, vilba, prosa. Roman de Gérard de Rossillon , fol. 72. Bervante de sa chambre , vieille, dgés. AxcC. xs». Dioso. 17. Antan, v., faire jour, éclairer. Part. pas. Lo matinet sus l’albe, can sers abraT. Roman de Fierabras, v. 3484. Le matin après }’aube , quand il sera ait jour. ANC. CAT. ARC. 2SP. Ædiar. 18. Diuax, adj., lat. pruanus, diurne. Es medaneier et p1Uax... Signe... masonki et DIU. Eluc. de las propr., fol. «11. Est moyen et diurne. Signe... masculin et diurne. DIABLE, ptasot, s. m., lat. nrapozus, diable. Ven lo prascss que guarda’1 baratro. Potme sur Boèce. Vient le diable qui garde l'enfer. Per destrair enfern qu'el nranzxs tenis. FoLquer De Mansxiice : Vers Dieus. Poor détruire l'enfer que le diable tenait. Loc. Aunit marques, al brA3OL vos ren. Lawrnanc CioaLa : Éstiers mon grat. Marquis honni, je vous rends au diabis. Aisso es lo peccat que fai hom filb de praszs. V. et Vert., fol. 10. C’est le péché que fait l’homme fils du diable. DIA A lo pyaszx el cor Que tan for la torments. V. de S. Honorat. Elle a le diable au corps qui si fort la tourmente. 44 AEC. rr. Entre les autres i avoit un hors du sens qui avoit le diable ou cors. JoInNviLLe, p. 125. I avoit le déable on cors qui ce li faisoit dire. Rec. des Hist. de Fr., 1. ME, p. 245. Ha, mon ami, baille de ce cochon; &avol! Rasa, liv. I, ch. 39. En laccio del diaule. GUITTONE D’AREZEO , let. III. cAT. Diable. xsr. Diablo. ronr. Diabo. rr. mon. Diavolo. 2. Drasre, adj., diable, diabolique. Vi an flam mot espaventable, el cal a motas bestias DrABLESSAS, Revelatio de las Penas dels inferns. Je vis un fleuve moult éponvantable , dans lequel a beaucoup de bêtes diablesses. use, Diablo. 1r. Diavolo. 3. Drasra, s. f., diablerie, enfer. Fai DrABLIA Peior que ueguu raubaire. P. CanprnaL : Qui ve gran. Fait diablerie pire qu'aucun voleur. Si ’l me vol metre en la prASLIA, Jeu li dirai : Senher, merce, no sia; Qu'’el mal segle trebaliey tots mos ans. P. Canminar : Un sirventes. S'il me veut mettre en enfer, je lui dirai : Sei- gneur, merci, que ce ne soit pas; vu que je me tour- mentai dans le méchant siècle toute ma vie. Auc. ra. Mais ancois fist grant deablie, Roman du Renart,t. IV, p. 291. Dunc par les regnes en i ot tanz Que trop en sordeit diablies. B. ne Sainre-Mauar, Chr. de Norm., fol. 80. xs», Diablura. roxr. Diabrura. rr. Diavoleria. ANC. IT. 4. Drasouic, adj., lat. prasozicus, dia- botique. Per movament DIABOLIC. Doctrine des Vaudois. Par mouvement diabolique. caT. Diabolic. vs». PORT. IT. Diabolico. 5. Drasrar, adj., diabolique. Mas es terrenals e bestials e DnrABLALS. Trad. de l'Ép. de S. Jacques. Mais est terrestre et bestial et diabolique. DIA 6. Drasozicaz, adÿj., diabolique. Unas gens prAnOLICALS, s0 es semblans a diable. Leys d'amors, fol. 142. Unes gens diaboliques, c’est-à-dire semblables au diable, 7. Enpragzrau, v., endiabler. Part. pas. Cant es tan grands malignes e tan ÆNDIABLATE Que non tem a far gran ma- liguitat.. Aytals gens xxprAsLADAS fan trop de mal. V. et Vert., fol. 16 et 14. Quand il est tellement grand méchant et teile- ment endiablé qu'il ne craint pes de faire grande méchanceté... Telles gens endiablées font beau- coup de mal. CAT. ANC. asb. Endiablar. ronr. Endiabrar. rx. Indiavolare. 8. Dranras, s. m., diantre, diable. Deu hom dire yssamen diables, DYANTRES en tres sillabas. Leys d’'amors, fol. 6. On doit dire également diable, déantre en trois syllabes. CAT. «sp. Diantre. DIACRE, praGue, s. m., lat. p1aconxs, diacre. Dracax et subdiacre. Tie. de 1535. Doar, t. XC, fol. 210. Diacre et sous-diacre. Per me o pel nraGus que m'estara de lats. Izasn : Diguas me tu. Par moi ou par le diacre qui me sera à côlé. car. Diaca. xs». PORT. 17. Diacono. 2. ARCHIDIAQUE, ARQUIDIAQUE, ARDIA- QUE, s. m., lat. ancwiDiaconus, archi- diacre. Su testimones... P. de Tribas, ARCHIDIAQUES de Rodes. Tit. de 1208 , Hist. de Languedoc, t. ILE, pr., cl, 210. Sont témoins. P. de Tribes, archidiacre de Rodès. Demandet a son ARQUIDTAQUE. V. et Vert., fol. 75. Demands à son archidiacre. Almornier, archipreire, ARDrAQUE, presbot. G. RIQUIER : Pus Dieu. Aumôniers , archiprétres, archidiacrgs, prérüls. DIA car. #rdiaces. xev. Arcediano. ronr. #rce- diago. xt. Arcidiacono. 3. ARQUEDIAGUENAT, 5. m., lat. ABCHI- DIACONATUS , archidiaconat. La honor del ARQUEDIAGUESAT. Tir. de 1206. Dour, t. CV, fol. 163. L'honneur de Parchidiaconat. cat. Ardiaconat. sp. Arcedianato, ro8T. Ar- cediagado. rr. Arcidiaconato. 4. SUBDIACRE, SOBNIAGUE, $. M. , SOUS- diacre. Diacre © sUBDIACR&. | © Te. de 1535. Doar, t. XC, fol. 210. Diacre et sous-diacre. Lo .vr. estamen hont hom deu garder cas- tetat es de clergues adordenatz, s08DYAGUxs, dyagues e capellas e prelatz... SospraGux, diague e capella. V. et Vort., fol. 96 et 5. Le sixième état où on doit garder chasteté est de dercs ordonnés, sous-diacres, diacres et prêtres et prélats.. Sous-diacre, diacre et prêtre. «ar. Subdiaca. nsr. Subdidcono. ron%. Saddia- cono. 1r. Soddiacono, suddiacono. DIADEMA, DpyADEMA, s. f., lat. Dia- DEMA , diadème. Li donec se carona, que s’apelava D1ADEMA. L'Arbre de Batalhas, fol. 11. Lui donna sa couronne , qui s'appelait diadème. Meiro una DYAD£EMA à s0n Cap. Cat. dels apost. de Roma, fol. 113. Mirent on diadème à sa tête. CAT. ESP. PORT. 1T. Diademae. DIAFAN, ad., dugr. Ass@aæirs, diaphane. -. lampes... ptarana. Lett. de preste Jean à Frédéric, fol. 44. Une lampe... diaphane. CAT. se. PORT. IT. Diafano. DIALECTICA,, s. f., lat. DIAXECTICA, dialectique. Per pxazzoricA sai molt rasonablamens Apaozer e respoudre. P. px Consrac : El nom de. Par dialectique je sais moult raisonnablement ap- poser et répondre. Car. xs». PORT. Déalectica. rr. Dialettica. DIARRIA, Dyannu, s. /., lat. pran- auœŒA, diarrhée. DIC 45 Dranszsa es simple cors de ventre... Gre- viat.. per... DIARRIA. Eluc. de las propr., fol. 94 et 54. Diarrhée est simple cours de ventre... Affecté.… par. diarrhée. CAT. ESP. PORT. 1T. Diarrea. 2. Drasazric, adj., diarrhétique. Tremor dita cardiaca… ha doas especias : ana es dita DyasnzriCA, 60 es a dire aperitiva, quar totz temps es ab apericio dels pors. | Eluc. de las propr., fol. 87. Le tremblement dit cardisque... a deux espèces : une est dite diarrhétique, c'est-à-dire apéritive, car toujours elle est avec ouverture des pores. DIASPE, piasrax, 5. m., diaspre, sorte d'étoffe précieuse. : Dans la basse latinité, p1asPRUS a in- diqué panni pretiosioris speciem ; On trouve aussi DIASPRA. Tanica de piaspra alba. Tit. de 1218. Du Cane, t. II, col. 1470. Tug harso foro de jaspe E la sotz cela d'un ptasps. P. VipaL : Lai on cobre. Tous arçons furent de jaspe et La housse de diaspre. Un piaspna vestic que latx e flameya. Roman de Fierabras, v. 4355. Il revétit un diaspre qui luit et flamboie. axc. ra. D'un bon diaspre frésé menuement Estoit couvers. Roman de Gaydon.Dv Cancz,t. II, col. 1470. DIC, s. n., digue, rempart. Tan que si no fos x Albricx El marques, que es 108 DICX, Nalhs hom no t' alberguaria. Huouss px SaunT-Cys : Messonget. Tellement que si ne fut le seigneur Albéric le mar- quis, qui est ton rempart, personne ne t’hébergerail. xsp. PORT. Dique. 1x. Diga. DICTAR, prran, v., lat. nicrane, dic- ter, enseigner, composer. Dans le prologue de la loi salique, on lit : | « Drcravaausr salicam legew proceres ipsius gentis qui tunc temporis apud eamdem crant rectores. » 46 DEC DIC Eccard , dans son commentaire, s’ex-| 2. Dicrar, s. #., composition, œuvre plique en ces termes :. d'imagination. e Verbam vero prcrans hic adhibetar, pro Eu autres picrarx componere et in scripto referre. » Qu'avem desus nomnatz Marculfe , dans la préface de ses For- G. RiQuiE : Sitot s” æ. , En d’autres compositions que nous avons dessus mules, dit : nommées. « Viros eloquentissimos ac rhetores et ad DICTANDUM peritos. » L'allemand a conservé picurex, faire |: des vers, etc. El prera et jutja si que tug Pan entes. GuiLLAume Ds TUDELA. D dicte et décide tellement que tous l'ont en- tendu. .vrt. notaris, liqual hi sjadavo a escrire quant el prcrava. Cat. dels apost. de Roma, fol. 33. Sept notaires, lesquels lui aidaient à écrire quand il dictait. Giraad de Calanso Que prcrer la chanso. G. Riquica : Als subtils. Giraud de Calanson qui composa la chanson. Substantiv. Non es maistres bos Calque bel nicrar Gent e be maistrat. G. RiQuiEn : Si m fos. Quelque belle composition agréable et bien ar- rangée. Car greu pot hom de bas loc belhs prcrarz Far, per que m suy tant aut enamoratz. Izarx Manquis : S’ieu fos. Car difficilement on peut faire belles composi- tions de bas lieu, c’est pourquoi je me suis épris si haut. — Jugement, décision. Per ony nostre DICTATZ Er viet et entendnts. Nar ns Mons : Al bon rey. Par qui notre jugement sera vu et entendu, Falsat non ay lo prcraT, T. ne G. Riquren, ps Caupazer er 2e M:curz : Per sol nicran apellatz, À’x Miquel. Si’ls faits no fai cabalos. Je n'ai pas faussé le jugement. | G. RiqQuix : Cristian. A dits als antres : Entendetz est nrcrar. UN n’est pas appelé bon maître à cause du seul Guurauxe pe Tupera. enseigner, s’il ne fait pas des actions distinguées. Part. prés. De sapiencia anava eu prrax. Poëme sur Boèce. J'allais composant sur la sagesse. N'a dit aux autres : Entendes cette décision. AuC. rR. Dist assés bien, en son dîné, Que veut'amis, ce vent l'amie… Rimez en ai, é fait drtié. — Ordonner. Man DE Faance , t. 1, p. 492 et 44. Segon que prcro et mando. J'ay escouté ÆEluc. de las propr., fol. 9. Et bien noté Selon ce qu’ils ordonnent et commandent. Vostre musique, AnNc. rR. M'aviez fait enteudre que &i j'entre- Dont le dc prenois dicter en vers francois la vie de la N'a pas esté Fort autentique. Blason des faulces amours, p. 221. poar, Dictado. tr, Dittato. glorieuse vierge sainte Catherine, vous y prendriez bien plaisir. F. P. Cnespxr, Vis de sainte Catherine. 11 vaut trop mieux en un lieu solitaire, En champs, en bois pleins d'arbres st de fleurs, Aller dicter les plaisirs on les pleurs Que l’on recoit de sa dame chérie, C. Manor, t. I, p. 328. L'art de dictier et de fère chansons, bala- des, etc. 3. Dicramsx, s. #., jugement, opinion. Anc tant dors sofismes ni tau clas nicramars No foron dits ni fait, ni tant grans sobresens. Guavnue px Tuner. Jamais si durs sophismes, ni si aveugles jage- ments, ni si grands contresens ne funent dits ni fnits. Eustacur Descuamps, p. 261. CAT. ESP, PORT, Dictar. 17, Dittare. — Ordre, commandement. Per lor emperi e picramax... No fau lors DEC operacios per emperi de voluntat ni ssgon DICTAMEX de raxo. ÆEluc. de las propr., fol. 9 et 33. Par leur puissance et commandement... Ne font leurs opérations par empire de volonté ni selon l'andre de raison. car. ase. Dictamen. ronr. Dictame. 1r. Detta- æcæto. &. DCTAVAE, DICTADOR, 5. m., auteur, compositeur. L’entendemen del nrcraAxaz. Leys d'amors, fol. 21. L'entendement de l'auteur. Li sabtil nrcranos e trobador. Leys d'amors, La Lousias, p. 13. Les sohtils auteurs et troubadours. — Prôneur. De far Pobra son trop li n:cranon De drechura, e pauc li fazedor. G. RiqurEn : Jamais non er. Les prôneurs de faire l’œuvre de droiture sont sombreux , et peu les faiseurs. tr. Detatore. 5. Drcman, v., composer, enseigner, débiter. De ren no y doptava L'aigus non se trobes aqui on ell DxcsAvA. F. de S. Honorat. Ne doutait en rien que l’eau ne se trouvêt là où il ranit ._ VW. de Gui Folquet. Monssigaeur Gui Folquet composa ce chant de pie. Fig. So que miels ma eonscientia me pscmAnA. Cartulaire de Montpellier, fol. 125. Ce que ma conscience me dictera de mieux. Part. pas, Ara o pausem aichi com tu o as DECHAT. Izanx : Diguas me tu. Maintenant posons cela ainsi que tu l'as débité. tr. Dertare. 6. Dacmar, s. m., dit, ditié, sorte de poésie. Quascus homs vol de Dieu far sa cobla E sos esquerns e oos malvays nacnars. R. Gavcxza px Brstens : Dieus m'a. Caçes homme veut faire sur Dieu son couplet et ie fasres et ses manvais ditiés. Âquest gants DECHET mo senher Gui Fol- DIG 47 Li sion nuomaz bou faitz smalstralmen. Baarnan» Cansousz : S'ieu anc. Les sions ditiés bien faits en maître. rr. Dettato. 7. DECHAMENT, 5. m., récit. Vuel comensar, si li plats, un novel pz- CHAMENT. V. de sainte Magdelaine. Je veux commencer, sil lui platt, un nouveau récit. DIETA , s.f., lat. p1æra, abstinence, diète, Ausel que volentiers se gieta Eo aiga, tenetz en ptxra. Dsupas pe Phases, dus. cas. Tenez à la diète l'oiseau qui se jeite volontiers en Ven. La noyrissa deu tener prara convenient. Eluc. de las propr., fol. 68, La nourrice doit tenir diète convenable, Fig. Mas d’una ren vau trop doptan, Si m fai trop Diera tenir... + Paor ai l'arma s’en an. P. RantonD pE TouLovuss : Euquera m vau. Mais je vais redoutant beaucoup une chose, si elle me fait beaucoup tenir La diète... J’ai peur que l’Ame ne s’en aille. CAT. ESP. PORT. LT. Dieta. DIGERIR , PEGCEIM, 2., DICERERE, di- gérer. So plus... durs per pxaaarn.… Manja fer 0° DIGrnIsE. Fig. La calor del solelh. p1oznts la humor et convertish la en dossor. Bluc. de las propr., fol. 377, 148 et 129, Sont plus... durs pour digérer. Elle mange le fer et Le digère. Fig. La chaleur du soleil. digère lhumeur et la convertit en douceur. Part. pas. Que la vianda sia paoxaipa en l'estomac, Trad. d'Albucasis, fol. 33. Que la nourriture soit digérée dans l'estomac. CAT, &8P, PORT. Digorir. 1r. Digerire. 2. Dicsr, adj. , lat. picesrus, digéré, rangé par ordre. Uons d'estraci, d'anet e de pau no so de ta bo noyriment; mas Dicssrs, plus tard se die- solvo; be prezsrz, mot coforto. Elnc. de las propr., fol. 277. 48 DIG OEufs d'autruche, de canard et de pèon ne sont d'aussi bonne nourriture: mais digérés , plus tard |: ils so dissolvent ; bien digérés, ils confortent beau- coup. Fig. Per so proar, ystorias s0 prestas Trop may de mil, veras et be p:exsras. Palayts de Saviesa. Pour prouver cela, beaucoup plus de mille his- toires sont prêtes, vraies et bien digérées. sr. PORT. 17. Digesto. 3. Dicesriu, adj, lat. niossrivus, di- gestif. | Maior es l'appetiment que virtus D1G8s- rtva..…. E de frugz plus sopte D1G=sTIvA. Eluc. de las propr., fol. 74 et 24. L'appétit est plus grand que la vertu digestive... Et plus rapidement digestive de fruits. car. Digestiu. xsp. PORT. tr. Digestivo. 4. DicesriBce, adj., lat. DIGESTIBILEM , digestible , facile à digérer. Uous.... la blanc es plus freg qu'el muiol et mens mGusTT8LE.... Sos poletz so mal n16es- TIBLES. Eluc. de‘las propr., fol. 277 et 149. Guſfa.... le blanc est plus froid que le jaune et moins digestible.….. Ses petits sont mal digestibles. sp. Digestible. rr. Digesubile. 5. Dionsrio, s. f., lat. niGesTi0, diges- * tion. Per-confortar la pioxsrio. Eluc. de las propr., fol. 54. Poar conforter la digestion. car. Digestiô. xsr. Digestion. ronr. Digestäo. ir. Digestione. 6. Drorsrisiirar, s. f., digestibilité. Lur cara de maior DIGESTIBILITAT. Eluc. de las propr., fol. 140. Leur chair de plus grande digestibilité. 7. Inpicesr, adÿj., lat. ivpicusrus, in- digeste , non digéré. .Vianda alcana rnprGxsra. Trad. d'Albucasis, fol. 49. Aucune nourriture indigeste. Be digestz mot coforto et INDIGESTzZ grevio l'estomach. Eluc. de Las propr., fol. 277. Bien digérés confortent beaucoup, et non digérés ils chargent l'estomac. car, Indigest. sv. vonT. 17. Indigesto, DIG 8. Ixprorsrio, rNpzGzsTIO ; 5. f., lat. INDIGESTIO, indigestion. Per xxprexsrio sobrevenent. Eluc. de las propr., fol. 94. Par indigestion survenant. Que axpaGusrios non puescha aver loc. Regla de S. Benezeg, fol. 50. Qu’'indigestion ne puisse avoir lieu. car. Indigestié. xse. Indigestion. roar. Irdi- gestäo. tr. Indigestione. 9. InnicesTiIBiLiTAT, s..f., du lat. 1N- picxsrisicis, indigestibilité. Ayga.. cam sis subtil, appar que non ha INDIGESTISILITAT, , | Eluc. de las propr., fol. 74. L'eau... quoique elle soit légère , il paraît qu’elle n’a pas indigestibilité. tr. Indigestibilità. DIGNE, adj., lat, niewus , digne. Car anc nol hom piGenxs de merceyar, Si la us preyet, no i laissets fadiar. RansAuD De VAQUEIRAS : Honrat marques. Car jamais homme digne d'obtenir merci, s'il vous la demanda , vous n'y laissétes manquer. Qu'el sagramen nos fassa DIGNES e precios. Izanx : Diguas me tu. Que le sacrement nous fase dignes et méritants. A le Verge, D1GNA maire d'amor. G. Riquren : Cristian son. À la Vierge, digne mère d'amour. Tro que venga qui DIONSs er. Trad. d'un Évang. apoc. Jusqu'à ce que vienne qui sera digne. car. Digne. ssr. poarT. Digno. Tr. Degno. 2. Dicnawex , adv., dignement. Qui n1exwaxxx lo recep e bel cre. Matras EnxencauD : Ep. à sa sœur. Qui dignement le reçoit et le croit bien. caT. Dignement. zsr. rosTr. Dignamente. tr. Degnamente. 3. Deinc, adj., digne. Darxe serivu d'aprendre. B. Zonoï : S’ieu trobes. Ils seraient dignes d'apprendre. 4. DiIGNITAT, DIGNETAT, s. f., lat. nrc- niTATerm , dignité, mérite. Si diable l’a facha , puesc’ aver DIGNrTAT. IzARN : Digues me tu. Si diahle l’e faite, qu’elle puisse avoir dignité. PIG Dona de piaxrrarz, Vos m'en faits guerentis. Le rRènx Miuron, moisx ps Fotssan : Cor ai. Dame de mérites , vous m’en faites sssurance. Poiar en prem:rar... Son Poza!z en calque’ DIGNITAT. V. et Vert., fol.8 et 10. Monter en dignité... Sont placés en quelque di- gité. — Office écclésiastique. Dienrrarslen la sancta Gleysa. L'Arbre de Batathas , fol. 12. Dignité en la sainte Église. Que non y a n1ewxrar ni prebenda , Si non lar fai soven donar socors. P. CanniNaL : Un sirventes vuelb. Qu'il n’y a dignité ni prébende!, sil ne leur fait muvent donner secours. . axc. ra. Et dignitat lui doins et honur. Frag. du Myst. de la Rés. de J.-C. cr. Dignitat. ner, Dignidad, ronr. Digni- dade. rr. Dignità, degnità. 5. Diexarro, s. f., lat. DIGNATIO, CON-— sécration. | Cant comensa la sagra ni La pranwarios. Izanx : Diguas me tu. Quand commence la secrète et la consécration. 6.Denxan , DEINGNAR, priNan » V., lat. DNA, daigner, accucillir, ap- prouver. : Si us plagnes que in Dxxnasszrz grazir. : Axsatp pt MARURIL : Si m destrenhets. S'il vous plaisait que vous me daignassies agréer. Can vi Jaufre, sol no s pzrxa Movre. Roman de Jaufre, fol. 56. Quand elle vit Jaufre, seulement elle ne se duigne pas mouvoir. Per autra que t pra ni te voilla. À. Dame : Aus qu'els sims. Var. Pour autre qui t’accueille et te veille. M'a faig dire fols motz qu'ien non px. RamsAuD D'ORANGE : Braits, chans » Quils. Ma fait dire mots fous que je v’approuve pas. GT. sr. PORT. Dignar. 17. Degnare, 7 Dicnirican , v., remplir de dignité, honorer, dignifier. Part. pas, Trinitat es nombre plus prourri- car, nobilitat, magnificat et a Dieus apro- priat. | Elue. de las propr., fol. 3. IT, DIG 49 Trinité est nombre plus dignifé, ennobli, magni- fié et approprié à Dieu. xsr, Dignificar. tr. Degnificare. 8. Despenuos, ad}., dédaigneux. Ome que s fai bxspenuos Lai on non es locs ni sezos. Le Moine pe Moxtaunos : Amicx Robert. Homme qui se fait dédaigneux là où il n'y a liea ni temps. asr. Desdeñoso, ronr. Desdenhoso. 1r. Dis- degnoso. 9. Desorrnc, DESDENR, s. m. » dédain, mépris. Pel Dssox1#@ qu'el avia dols baros e del sogle, no fo tant grasitz com la sos obra valis. V. d'Elias Cairels. Par le dédain qu’il avait des barons et du siècle, il ne fut tant prisé comme son œuvre valait. Loc. Cella que m’a en pasparmo. RaxpbauD D'Onanes : Braits, chsus, quils. Celle qui m’a en dedain. Zo qu'eu faz no dei metr’en DRSDRINO. Pixnas D'AUVERGNE : Pois entremis. Elle ne doit pus mettre en dédain ce que je fais. Qui s vnelba m torn’ en pxspare . ARNAUD CATALAN : Amors. Qui se vueille me tourne en dédaix. AT, Desdeny. sp. Desdeño. ronr. Desdem. 1r. Disdegno. 10. Esenx, ENDEN&, s. m., dédain. Leu e gen e pla, Nueg e jorn ses xspawn. Anmameu ps Escas : El temps de. Légèrement et gentiment et poliment, puit et jour sans dédain. Si m valgnes ab mi dous temers Ni precx humils ses tot xnpenx. G. Riquta : Amors pas. Si avee ma dame craindre sinsi que prière humble me valait sans sucun dédain. car. Endeny. 11. Despecnan, v., lat. DEDIGNAR‘, dé- daigner, mépriser. Ab sol aitan for’ jeu guays e cortes Que mi donz amer mi nou DESDEGNES, Q'el sobreplas al sien belh plazer fos. Le Mois pe MonrAUDox : Aissi cum selh. Je serais gai et galant pourvu seulement que ma dame ne dédaignät point de m'aimer, que Île sur- plus fût à son beau plaisir. CAT. Desdenyar. xsr. Desdeñar. vronr. Des- denhar. 1x. Disdegnare. 7 Fo DIL «2. Ennrcnanex, s. m., indignation. Fon =znDIGNAMENS en slcuns. Trad. du N.-Test., S. Masc, chap. 14. L'indignation fut en quelques uns. 1r. Jndegnamento. 13. Ixpionacio, sNDIGNACIO, 5. f., lat. INDIGNATIO, indignation , irritation. Denoto rxp1enacio de coragge et ferocitat. Eluc. de las propr., fol. Go. Dénotent irritation de cœur et férocité. Ira començans es forcenaria, e bulissens ax- piounacios de coratge. Trad. de Bède, fol. 38. Colère commençant est forcennerie, et bouillante indignation du cœur. car. Indignacié. xsr. Indignacion. ronTt. In- dignacäo. tr. Indignazione, indegnasione. piemani, indigner. Part. pas. Eran cls grandamen corrossatz et INDIGNATZ Chronique des Albigeois, col. 57. Jls étaient grandement courroucés et {ndignés. L’en fo xwpranars. Cat. dels apost. de Roma, fol. fo. L'empereur fut indigné. Fo asmemar e dis lor. Trad, du N.-Test.,S. Manc, ch. 10. I fut indigné et leur dit. car. xs». ro8T. Indignar. tr. Indignare, in- degnare. 15. PnonEiNONAR, V., secourir, dé- fendre. Obs es que sai vostra valors PRODEINGXA À la Gleiss d'aitals gnerreiadors. Lanrranc GiGALa : Si mos chans. T1 est besoin qu'ici votre valeur dé/énde l'Église de tels ennemis. DILANIAR, ®., lat. nrLanraBe, lacé- rer, mettre en pièces. Anciso 1 et piLax1as ab les unglas, el de- voro. Eluc. de Las propr., fol. 35. Le tuent et meftent en pièces avec les ongles , et le dévorent. 1r. Dilaniare. DILECTION, s./., lat. DiLectiomem, di- lectiou. Per 20 que DILECTION, cant a proisme , sia coscrvads. Cartulaire de Montpellier, fol. 128. DIL Afin que la dilection, quant su prochain, soit con- servée. Amor et piLecr1on entre lor. Tit. de 1408. Dour, t. XCV, fol. 180. Amour et dilection entre eux. A tots aquels qui les presens lettras veyran, salut et DILECTION. Tit. de 1l41, Toulouse, bibl. Monteil. À tous ceux qui les présentes lettres verront, salut et dilection. car. Dileccid. ase. Dileccion. ronr, Dileccao. ir. Dilezione. DILIGENT , ad., lat. Dicicenrem, diligent, soigneux. Que sian tan puraenus cant deurian. V. et Vert., fo]. 12. Qui soient aussi diligents qu’ils devraient. Avat DiLIGENT consel. Statuts de Montpellier de 1258. Eu diligent conseil. : car. Diligent. xs». por: rr. Diligente. 2. DILIGENTMENT, DILIGENMEN, adv., du lat. DxIGeNTémENTe, avec soin, dili- gemment. Dricicanwrmzxr los endreyssan a cassar. Lett. de Preste Jean à Frédéric , fol. 7. Les dressent avec soin à chasser. Ieu la ensercava e la‘enqueria prx1GExw=xx. V. et Vert. , fol. 99. _J'e la cherchais et l’enquérais diligemment. car. Diligentment. nsP, rOnT. 17. Diligente- mente. 3. DictGENCIA, DILIGENSIA , s. f., lat. DILIGENTIA , Soin, diligence. Bona przraznsra e bon oosselh. LArbre de Batalhas , ol. 144. Bonne diligence et bon conseil. Ab tota prcicaxcra e cautelse. Cartulaire de Montpellier, fol. 39. A rec toute diligence et précaution. CAT. msP. PORT. Diligencia. rr. Dilgenzia, 4. Dirrozxsa, s. f., diligence, soin. Non a facha tal nrrronmsa. Ord. des Rois de Fr.,t. XVI, p. 135. N'a pas fait telle diligence. 1x. Diligensa. 5. NeGLIGENT, ad}, lat. NEGLIGENTEMm, négligent, paresseux. DE NacLionnr de se convertir. V. et Vert. , lol. 69. Négligent de se convertir. Onors e prets sofranh À seuhors nxcziexxs. Seavaat DE GIRONNE : Cavayers. Honneur et mérite manque à scigneurs paresseux. car. Negligent. ner. ronr. 17. Negligente. 6. Nrcracuos, GLIGOSsS, adj., lat. we- cLactus, négligent, paresseux. Cal que sia l preveire forfag o wrcLuomos. Esanx : Diguas me tu. Quel que soit Le prêtre coupable ou négiigent. Mas ades hom n'es »zQL160s Vas selh que conoys aziros. RasnomD px Mraa va : Dels quatre. Mais on en est toujours xégligent envers celui qu'on connaît colérique. 7. NEGLIGENTLA , NEGLIGENCIA , 5. f., lat. FECLIGENTIA , négligence, paresse. Per la s04 XXGLIGENCIA, 50 es que el non t; tal cars en l’aminietraer cum el deg. Trad. du Code de Justinien, fol. 7. Par « négligence , c'est-à-dire qu’il n’eut pes en Fadministrer tel soin qu’il devait. Per emendar las xxer1auxrias que hom fa. F. et Vert. , fol. 89. Pour réparer les aggiigences qu’on fait. car, a. PORT. Veglügencia. 1r. Neglgensia. 8. Nrcuicansa , s. f., négligence. Esmende totas less xacrioznsas e los mes- caps del autre temps. Trad. de la Règle de S. Benoît, (oi. 25. Qu'il corrige toptes les négligences et les méchefs de l'autre temps. nr. Neghgensa. DILUVI, puxavi, s. m., lat. Dizuvium, déluge , inondation.” En sutompne seran graus DILUVIS. Calendrier provençal. La satcsene seront grandes inondations. El tempe del pr£uvi….. Lo puzivr duret s0- bre la terra .x. diss et el carantem din comtat. Liv. de Sydrac, fol. 3 et 48. Au temps du déluge... Le déluge dura sur la terre quarante jours et le quarantième jour compté. asc. ra. Tout le mont par aighe nois, DIN Quant le grant deluve envois. Roman de Mahomet , v. 6Va. CAT. Diluvi. ne». ronT. rr. Diluvio. 51 2. Esnizovi, sspozuvi, s. m., déluge, inondation. Mots grans plueias et sèran xsnruvis. Calendrier provençal. Moult grandes pluies et serout des inondations. Noe apres l’zsporuvr. Declaramens de motas demandas. Noé après le déluge. DINAR, DINNAR, DISNAR, DIBNAR, D., . diner, rassasier. Vuelh que ns anem ades rss. P. VipaL : Abril issic. Je veux que nous allions d’abord diner. Ges de pisxan no for’ oimais maitis Qui agues fort bon ostau. Bznraanp px Bonx : Ges de disnar. Qui aurait une fort bonne maison il ne serait ja- mais matin pour diner. — Repaitre. D'aco vostr auzsel DranATS... Pocis l’un e l'autre manjara Ab la carn can se praxana. * Deupxs ps PRanes, Jus. cdss. Rrpaisses votre oiseau de cela... Puis il mangera l’uu et l’autre avec la chair quand il se repañtra. Substantiv, À son prsxan los aucis ambedos. P. Caxbutaz : Un sirventes ai. A son dfner il les occit tous deux. Per anar al DINxAR es us grayle sonatz. Roman ds Fierabras, v. 593. Une trompette est sonnée pour aller au dfner. Part. pas. Can cascus er DINNATz. Roman de Fierabras, v. 595. Quand chacun sera repu. Fig. Que no n'es deguna Drsnapa d’amor ni dejuna Que tan valha. RammonD DE MiRAVAL : Dons le. Qu'il n’en est aucune repue ni à jeun d'amour qui vaille tant. anc. ra. Hé Diex! dist Andigier, oom sui disnes. . Fabl. et cont. anc.,t. IV, p. 232. Et moi lavé, oinct et bien disné. AnvoT. Trad. de Plutarque, Mor.,t. III, p. 324. anc. CAT. Disnar. cat. MOD. Dinar. 17. Den- nare. | ba DIP 2. Dinnaa, s. f., dinée. À Moncag repaireron mati a la pruxxA. GUILLAUME DE TUDELA. Is se retirèrent à Moncug le matin à la dinée. 17. Desinea. 3. Dixana, nINWaDA , s. f., dinée, diner. Ieu vos rendray Ex Gui ans deina, la brNNaDA. Roman de Fierabras, v. 3005. Je vous rendrai le seigneur Gui avant demain , à la dfnée. Per lar ptxanas et sopadas.. -Ir. sopsdas. Tie. de 1428, Hist. de Nîmes, t. AIX, pr. p. 225. Pour leurs diners et soupers.… deux soupers. ù sr. Desinata. DIOCEZI, s. m. et f., lat. promcesis, diocèse. El procxr: de Lemotiss. Cat. dels apost. de Roma, fol. 68. Au diocèse &e Limoges. CAT. xap. Diocesis, ronr. Diocese. 1T. ., Diocesi. 2. Diocssa, s. f., diocèse. De la piocæsa d'Agenes. Tit. de 1270. Doar, t. XCI, fol. 85. Du diocèse d'Agénois. Lo atesque es aquel en la nrocusa del qual, etc. PeniLuos , Voy. au purg. de S. Patrice. L'évèque est œlai dans le diocèse duquel , etc. 3. Dioczzar, adj., diocésain. Del prelat DIOCEZAL. t. de 1333. Doar, t. XLIII, fol. 34. Du prélat —e* AC. xp. Diecesal. DIPSAS, prpsanes, s, f., lat. ptpsas, dipse , sorte de vipère. Drrsas O DrrsaDes es un linbagge de ser- pent, autrament dita situla, car le mors per ela mor de set... es especia de aspis, Eluc. de las propr., fol. 248. La dipse ou dipsades est une sorte de serpent, autrement dite situle, parce que le mordu par elle meurt de soif... c’est une espèce d’aspic. Tr. Dipsa. DIPTAMNI, s. m., lat. picraunum, dictame. Dirrauxsiesherba que ha razits medicinal.... Dirrauxi si nomma pel mont Dyptamni, on si troba mot bona. Eluc. de las propr., fol. 206. ° «IL DINADAS 0 + Deux dîners et DIR Le dictams est herbe qui a racine médicinale.. Elle se nomme dictame du mont Dyptame, où elle se trouve très bonne. T. Esp. PORT. Dictamo. tr. Ditamo. DIPTONGE , s. f., lat. pirmraoncus, diphthougue. Dirarmoset autem dicuntar quod binos phthongos, hoc est voces, comprehendont. Priscian. Gramm., lib. I, col. 561. Dreronczs es sjustamens De doas vocals essems, fazens En una sillaba lur forsa. Leys d'amors, fol. 3. La diphthongue est l'assemblage de deux voyelles ensemble , faisant leur force en une syllabe. CAT. Diftongo. zsr. Diptongo. ronr. Diphtongo. ir. Dittongo. 2. Drwroxcan, v., réunir en diphthon- gue , faire diphthongue. | Part. pas. Si la sillaba es DtrronGADA. Si La eyllabe est réunie en diphthongue. Substantiv. Encaras avetz yssemples dels nrr- TONGATE, Vars, neysh, ete. Leys d’amors, fol. 8. Vous aves encore un rxemple des mots faits di- phthongues, VAins, NEYSH , etc. xsr, Diptongar, 1x. Dittongare. DIR, prez, v., lat. prcere, dire. Ades ses lieis prc a lieis cochos mots Pois quan la vei, no sai, tant l'am, que pEna- Annmaup DanieL : Sols sui que sai. Toujours sans elle je lui dis mots empressés , puis quand je la vois, je ne sais que dire, tant je l'aime. Li faria tantas messas DIR. V. de Guillaume de la Tour. Lui ferait dire tant de messes. À me platz mais que us blasme nixex ver, Que si menten vos pizia plazer. B. ne Rovexac : D’un sirventes. II me plaît davantage que je vous blime disant vrai, que si mentant je vous disais chose agréabie. Dicuarz d'aisso vostr’ albir. T. ox G. px LA Toua Et De Sonpez : Us amies. Dites votre avis de ceci. Qu'iea ’l n1ssxs un escac sotilmen. B. p'AuniAc : S’ieu agues. Que je lui disse un échec adroitement. Loc. Domua, vostr'om suy per far e per pra. Drupss ps Prapxs : Tant sent al. Dame , jesuis votre homme pour faire ct pour dire. DIR Bel e plasens , si que no n'es a Dia, Negus bos ayps qu'om puesc’ en domn’eslire. Poys px CaroomL : Tant m’a douat. Belle et agréable, tellement qu’il n’en est à dire (il ay manque ) aucun bon avantage qu'on puisse distinguer en une dame. Tals don res a n1a uon fos. EL1as px Ban:oLs : Belhs guasans. Tale dont rien ne fût à dire. ANC. FA. Car surmontée estoit la matière par l’art, En elles la parole est seulement à dire. P.px Baacu : Trad. de La Jérus., el. 16. Aisi cam nef n’en fa à dire 1 arivent à sauvement. B. pe Saiunrez-Maune, Chr. de Norm., fol. 169. — Qu'ametz mais pra oc que non. Gur DE CA vairLon : Senheiras. Qu'il simät mieux dire oui que non. Car qui sol pin oc ar DIT nun, S’ era rei o 'nperaire, Sos prets non pot valer gaire. T. D’ALSERTET 27 DE Pignas : Eo Peire. Car qui a coutume de dire oui dit non mainte- mat, s’il était roi ou empereur, son mérite ne peut valoir guère. Quar non es bo de so que reys autreya, Quant a n1G d’ot, que pueys pioua de no. BantnaanD DE Bonn : Pus Ventadorn. Car il n’est pes bon au sujet de ce qu’un roi oc- troie, quand il a dit d’oui, qu'après il dise de non. De tot quan Ihi quis no’l prus de no. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 95. De tout ce qu’elle lui demanda il ne lui dit de non. car. Per axO n0 t ré de no. Dicc. cat.— ré tractation. | Dizon aleus que los pxsprzemexs de sant Peire foron en la mayson de Cayphas. Hist. abr. de la Bible, fol. 61. Aucuns disent que les reniements de saint Pierre furent en la maison de Caïphe. 56 DIR 19. Enicr, s. m., lat. xpicrum , édit. À fach on sprcr…. Statats, aprrs e bouas costumas del dich pays. Statuts de Provence. Juiarx, t. II, p. 492 et 63. A fait un édic… Statuts et édite et bonnes coutumes dudit pays. Car. Edicte. nse. ponr. Edicto. xr. Edütto. 20. ENDIRE, v., lat. INDIceRg, imposer, assiguer. Part. pas. El temps que fon lo dit fogatge xx- pra als loxs de la vigayria, fon axptn ge- neralmen sobre tots.. Portio a lor xxprcsA et empauzada. Tit. de 1395. Doar, t. CXXXVII, fol. 366 et 365. Au temps que ledit fuuage fut imposé aux lieux de la viguerie, il fut imposé généralement sur tous. Portion à eux assignée et imposée. 21. Expeci0 , 5. f., lat. inpicrio, in- diction. : De leis sai jen per sert totz los acointamens, Expacios , epactas. * P. pe Consiac: El nom de. Je sais d’elle pour certain tous les rapports, les indictions, les épactes. caAT. {ndiociô. xs. Indiccion. ronT. Indicao. ir. Indisione. 22. ENTREDIRE, v., lat. INTERDICCRE, in- . terdire. Aquest papa EnNTREDIS als principe et als laycx las decimas… Foro xxrrepicmas als laix les premicias, etc. | Cat. dels apost. de Roma , le. 150. Ce pape interdit les dimes aux princes etaux laïques. Les prémices , etc., furent interdites aux laïques. cAT. Enitredir. ns». Entredecir. »onr. Entre- dizer. 1T. Interdire. 23. EnTREDICH, s. m., lat. INTzapic- Tum , interdit. Sentencias, ENTREDICHS et escumenges. Tit. de 1373. Doar, t. CXXV, fol. 85. Sentences , interdits et excommunications. car. Entredit. xs. Entredicho. ronr. Inter- dicto. rt. Interdetto. 24. Esnins, Este, v., dédire, disculper. Non o dic contra clerzia Ni m’ en xsptc per paor. Le couTe pe Tourouss : Seigner coms. DIR Je ne le dis contre le clergé ni m'en dédis par pear. Ieu m’en puesc ben zspra pet sagramen. Le MOINE DE MONTAUDON : Aissi cum eelb. Je puis bien m'en dédire par serment. No s pot de trassion zspre. P. CanminaL : De cells qu'avetz. Ne se peut disculper de trahison. 25. Espro, rsnir, s. m., dédit. No puesc far xsD1G ni garda En s0 que amors me comanda. AnnauD DE ManuriL : Dona genser. Ne puis faire dédit ni garde en ce qu'amour me commande. No ill ten pro sagramen ni xsprrz. V. de Bertrand de Born. Ne lui tient profit serment ni dédit. 26. MALDIRE, MALDIR, MAUDIRE, v., lat. MALCDICERE, maudire, médire. Eras los vuelh del tot warpra. Forquer DE MARSEILLE : Tan mov de. Maintenant je les veux maudire entièrement. Dona.. Falsa, que Dieus la MaALDIA. RaïMoND DE MiraAvaL : D’amor son. Dame... fausse, que Dieu la maudisse. L'ans MALDIs e l'antre folleia. UX TROUBADOUR ANONYME : De paraulas. L'un médit et l'autre foltre. Subse. Vers es so qu'om dic, Com de mazptn l’abric No troba neys per mort. G. Riquiën : Tant petit vey. Est vrai ce qu'on dit, qu'on ne trouve abri du médire même dans la mort. Part. prés. Pueys las avols gens : Diran entre dens Qu'ieu sui MALDITENS. P. 2e Bussrcnac : Sirventes. Puis les mauvaises gens diront entre les dents que je suis méditant. Part. pas. Exclam. Mavwuprcxa mortz! mal nos as escarnits. Ramon Maxupar : Ab grans dolors. Maudite mort! tu nous a mal joués. Mazpicua si’ Alexandria, : E mazprcua tota clergia, E mazpicx Turcs que us sm fsch remaner. Ausronc »'Ortac : Ai! Dieus. Maudite soit Alexandrie, et maudit soit tout le clergé ,et maudies les Turcs qui vous ont fait rester. DIR DIR 57 asc. 2, Qu'Ù maldiseiens la clergie. Non redez misl pér mal ui marntcro per 2° wersion du Chastoiement, conte 3. MALDICIO. anc. CAT. Maldir. use. Maldecir. ronr. Maldi. Trad. de Bède, fol. 25. zer. 17. Maledire. Ne rendes pas mal pour mal oi malcdiction pour malédiction. 27. Marpir, s. m., lat. marepicrum, ARC. CAT. Maldicci6. nse. Maldicion. vonr. Mal médisance. dicäo. 1r. Maledizione. Lor wazDis no m' esglaia, Ans en son dez tans plus gais. 31. MacniZeiRE, MALDIZEDOR, adj., lat. La couresse pe Dis : Fin joi. MALEDICTOR, médisant, blasphémateur. Leur médisance ne m'épourahte pas, au coutraire Avars, o sirvent ydolas, o mar.Dtrxtas. j'en suis dix fois autant plus gaie. Trad. de PÉp. de S. Paul aux Corinthiens. Us marptrz entre la falsa gen Avare , ou servant les idoles, ou médisant. Val atrestan com si vers probatz es. Vezat, badoc, MAL Dtzx Don. Le xoïwe pe MonrAUDon : Aissi com selh. | | DEvves px Paanes, dus. cass. Une médisance entre la fausse gent vaut tout au- Rusé, badauÂ, médisant. tant comme si elle est prouvée véritable. Mazorrsz fals es laus, al mieu semblan. Aureni DE PEGUILAIN : Per razon. Médisance fausse est louange, à mon semtblant. Tea fos contrarians Ab digz marsprzspons. GausrnT MOINE DE PurciBor : S’ ieu ane. Je fus contrariant avee propos médisants. — Malédiction. anc. PR. Et bénissez toas vos malédicteurs. Sspias que pel mazprr del payre, le filh es Fouaqué. V. de J.-C., p. 194. punit. car. Malchidor. xs». Maldecidor. rr. Maldici. Kluc. de las propr., fol. 71. Sachez que le fils est puni à cause de la malédic- tion du père. 32. ReDIRE, RAEDIR, v., redire. L'amairits RaDIz6A : « Amors, paac a de valor .« Lo dreg d'aquest smador, tore. 28. Maznrzenssa , 5. f., lat. MALeDICEN- TIA, Médisance. Mas falsa se a rez A | | « Si tot vas me contraditsz. » Mov de fals dizedors. B. Zonci: L’autr” ier quant. Auni p£ PEGUILALN : Per rason. L'amante redisait : « Amour, le droit de cet amant Mais fausse médisance vient de faux diseurs. «a peu de valeur, s’il contredit tout envers moi. » asc. ra. … D'injure ct de maledicence Vostra lausor, dons, no m cal Rebre. Vient son ami blesser en son absence. ALBERT DE SISTERON : À vos vuelh. 4xc.tred. des satires d Horace. F. H. D. B., p. 189. Dame, il ne me faut pas redire votre louange. Leur reprochant gracieusement la trop has- awc. cat. Redir. xsv. Redecir. 1e. Ridire. tre maledicence. . ° MAacaoLT, Trad. des apopht., fol. 81.133, Sosnentme, »., lat. surenpicerx, QT. SP. PORT. Maledicencia. 15. Maldicenza. susdire, dire de plus. 29. MaznizRmex, 5. 72. , malédiction. Non ai sosnsp1c de re. .<.. Lor maLDI*Ewexs GinauD DE SALGNAC : Per solats. A vos autres non es notens. Je n'ai de rien dit de plus. Brev. d'amor, fol. 88. Part. pas. Leur malédiction n'est pas nuisible à vous autres. Sas lauzors que son s0B&=D1cRAS per tot. AC. car. Walchiment. xsr. Maldecimiento. V. et Vert., fol. Q. Ses louanges qui sont susdites partout. 30. MALEDICTIO, MALDICIO os S., lat. car. $Sobredir. xar. Sobredecir. Pont. Sobredi- MALRDICTIO, Malédiction. zer. tr. Sopraddire. Lar detse MAL£DICTIO. . , at. Brev. d'amor, (ol. 58. 34. PREDIT, adj. v., lat. PRæDicrus, dc- Leur donna malédirtion. vant dit, susdit. JL, 8 58 DIS De rescaps, eu, razpirz Izarn, rebonosc, etc, Tie. de 1230. Arch. du Ray. Toulouse, 3, 328. De rechef, moi, suedit Ixarn , je reconnais. car. Predit. wsr. Predicho. ronr. Predito. sr. Predetto. DISCIPLE, piscrpoL , s. m., lat. piscr- puLus , disciple. | Non es p:scrrces sobre so maistre. ‘ Trad. de Bède, fol. 80. Le disciple n'est pas au-dessus de son maître. .… Pueys ressors confortiest per amor Tos ptssreocs, Senher, dona ns sabensa. G. RiquiER : Cristian son. .… Puisque ressuscité tu reconfortas per amour tes disciples, Seigneur, donne-nous agence. Fig. Lo derrers jorns es piscirias del premeir. Trad. de Bède, fol. 5. Le dernier jour est disciple dû premier. sr. ront. Discipulo. 17. Discepolo. 2. Discipoca, s. f., lat. pisctputa, dis- ciple, écolière. Una vrscrroca fon en Jafa. Trad. des Actes des apôtres, cb. 9. Une disciple fut à Jaffs. : æsr. ronT. Discipula. 17. Discepola. 3. Disciprima, 5. f., lat. DiIscIPLINA, discipline, enseignement. Qui la te en pissrPLinA. B. ne VenrapouUR : E maaht. Qui la tient en discipline. © Car qulhs non a doctrina Ses autrui DISCIPLINA. AnnNAUD DE Manueitc : Rasos es. Car nul n’a doctrine sans enseignement d'autrui. — Discipline, instrument de pénitence, Tal Discrezina, Com ell lur dara sus l'esquina. V. de S. Honorat. Telle discipline, comme il leur donnera sur l'échine. car. esp. PORT. 17. Disciplina. 4. DisciPLiNAR, V., lat. DIscIPLINARE, discipliner, instruire, commander, punir par la discipline. Per la carh DIsctPLINAR. Brev. d'amor, fol. 66. Pour discipliner la chair. Cui mauvestatz DISCIPLIMA. Mancasaus : Per l’anra. À qui méchanceté commande. DIS Part..pas. Te sos cfans DIsCIPLINATZ. Brev. d'amor, fol. 229. Tient ses enfants disciplines. Hom sabis e DISCIPLINAZ nO murmurs. Trad. de Bède, foi. 48. Homme sage et discipliné ne murmure pas. Negus no s'enardisca de contendre ab son abat, e qui o fara, sia DISCIPI.MATSZ. Trad. de la règle de saint Benoît, (ol. 6. Qae nul ne s’enhardisse à disputer avec son abhe, et qui le fera, qu’il soit puni par la discipline. car. xsp. ronT. Disciplinar. 1r. Disciplinare. 5, Discreuinwasz, adj. , disciplinable, apte à apprendre. Home qui ha aytal cervel es be niscrrzi- NaBLe, et soptamen ve a granda sciencia. Eluc. de las propr., fol. 36. Homme qui a tel cerveau est Lien apte à appren- dre, et.vient soudainement à grande science. sr, Disciplinable. ronr. Disciplinavel. rr. Di- sciplinabile, 6. EnniscteLixan, V., punir par la disci- pline. Part. pas. Si non s'en esmenda, sin ENDISCIPLINATZ. Trad. de la règle de S. Benoît, fol. 17. S'il ne s’en corrige, qu’il soit puni par la disci- pline. DISCRETIO, miscrecio, s. f., lat. pts- caerTIo, discrétion, équité, discerne- ment. droiture. En aysso deu hom aver prscaxT10 € razo. V. et Vert., fol. 60. En cela on doit avoir discrétion et raison. Naturals prscancros De causir entre be e mal. Brev. d'amor, fol. 54. Naturel discernement de choisir entre biea et mal. Fig. Discaxcios es maire de totas vertnts. Regla de S. Benezeg, fol. 75. Discrétion est mère de toutes vertus. caT. Discreciô. xsr. Discrecion. ronr. Diseri- cdo. IT. Discrezione. 2. Discaer, ad}., lat. niscaerus, discret. En tas responsios E savis e prscaxTz. V. de S. Honorat. Et sage et discret en Les réponses. Trier deu cascus persona DIS Ad amar precazra e bona. Brev. d’umor, fol. 3. Cbecan doit trier personne discrète et bonne pour — Titre de respect. Venerables et piscasrs seuhors. Tit. de 1490. Bordeaux, bibl. Monteil. Vénérables et discrets seigneurs. car. Discret. usr. PORT. tr. Discreto. 3. Discaeriu, adj., lat. piscagnivus, distinguant, séparatif. Virtat gustativa que es DISCRETIVA ot apre- bensivs de sabors. Sen coma qui es per- cæptin, DISCRETIU, jadicatïu de cauzas visibles. Eluc. de las propr., fol. 14 et 17. Vertu dégustative qui est séparative et appréhen- sive de saveurs... Sens commun qui est perceptif, distinguant, jugeant les choses visibles. 4. Discreramen, adv., discrètement. Fassa DISCRETAMEN e drechurieramen so que fr. Trad. de la règle de S. Benoit, fo. 5. Fosse discrètement et honnéêtement ce qu'il fera. cr. Discretament. xs». »onT. 17. Discreta- mente. 5. IxpiscaETI0, s. fc, indiscrétion. Aleunas vetz ve de rxpiscazxrro o de folla devotio. F. et Vert., fol. 13. Aacunes fois vient d’indiscrétion ou de folle dé- voice. QT. {ndiscrec:6. nsr. Indiscrecion. pont. In- disericäo. 17. {ndiscrezione. 6. Sacrer, s. m., lat. sscaerum, secret. Es mutz, E ja per el nostre sacaxr Non er savbotz. Le coxuTz pe Porriens : En Alvernhe. [l'est muet, et jamais noire secret ne sera su per lui. Ta non deves descabrir ton sacaar a nolh home, Liv. de Sydrac, fol. 79. Tu ne dois découvrir ton secret à nul homme. Adjectiy. Ayseo es os dels sxcazrz concelhs de Dieu. V. et Vert., fol. 53. Ceci est un des secrets conseils de Dien. DIS 59 4dv. comp. Que hom l'emonesta una veiz o doas À SECRET. Trad. de la règle de S. Benoft, fol. 14. Qu'on l’admoneste une fois ou deux en secret. Se rescon zx Lo sxcarr, en la ombra de la peirsa. Per V. et Vert., fol. 55. $e cache dans Le secret, à l'ombre de la pierre. CaT. Secret. 2sr. PORT. IT. Secreto. 7. SECRETAMEN, SECREATAMENT, Gdp., Se- crètement. | Deu tramettre sacazTAMzx alcus dels fraires savis. | Trad. de la règle de S. Benott, foi. 15. Doit transmettre secrètement aucuns des frères instruits. Per que Karlles sxCAzTAMENT À tapin se met en la via. V. de S. Honorat. C’est pourquoi Charles se met en chemin secrète- ment en tapinois. CaAT. Secretament. sr. rORT. 17, Secretamente. 8. Secaxra, s. f., secrète, sorte d'orai- son. Ajustet en la sxcaxra de js messa sanhtas paraulas. Cat. dels apost. de Roma , fol. 90 Il réunit en la secrète de la messe de saintes pe- roles. CAT. Esp. PORT. Secrefa. 17. Segreta. 9. SECRETARI, S. m., lat. SECRETARIUS, secrétaire. Si m recebetz am vostre sXCRETARI. Leys d'amors, fol. 152. Si vous me receves avec votre secrétaire. Sacarran: de mossen Huc de Belloi. Tit. de 1293. Dour, t. CXXXII, fol. 201. Secrétaire de monseigneur Hugues de Belloi. car. Secretari. zsr, PORT. IT. Secretario. DISERTAMENT,, s. m., enjolivement. Per lo D1s=ATAMENT e per l’adobamen. Th. de 1257. Doar, t. LXXXIX , fol. 34. Pour Penjolivement et pour l'arrangement. DISSENTERIA , niscenrenira, s. f., lat. DISSENTERIA, dyssenterie, Senlials de pissxtTranta s0 sanguinenca egestio, del ventre torcio, pongitiva dolor. Eluc. de las propr.; fol. 94. 6o DIS Les signes de dyssenteris sont évacuation sangui- nolente , torsion du ventre, poignante douleur. De prsCEsnTeRtA saus. | . Brev. d’'amor, fol. 50. Guérit de dyssenterie. , CAT. #sP. PORT. Disenterta, tr. Dissenteria. DISSIPAR, pisciPaR, DECIPAR, 2., lat. pisspane, dissiper, chasser, ruiner, détruire. Drsssra nivols et ploias. Eluc. de las propr., fol. 133. Dissipe nuages et pluies. Las ciutatz qn'om DECtrAVA tolas. Cat. dels apost. de Roma, fol. 56. Les cités qu'on détruisait toutes. Aquelhs que agrieivon e p1ss1P0N e devoron las pauras gens. V. et Vert., fol. 96. Ceux qui grèvent et ruinent et dévorent les pau- vres gens. Part. pas. Em del sieu sant loc D1sctPaT. G. Kiquien : Be m degra. Nous sommes chassés de son saint lieu. Si una vila o una ciatatz era distruide o DISSTFADA per guerre. Leys d’amors, fol. 41. Si une ville ou une cité était détruite ou ruinée per guerre. CAT. Dissipar. SP. Disipar. PORT. Dissipar. 1T. Dissipare. \ 2. DissiPaATIoN, 5. dissipation, ruine, Van li apaasar la Drss1PATION Dels bens de l'evescat. V. de S. Honorat. Vont lui opposer la dissipation des biens de l'évêché. | Per motas cruels mortz et per motas autres DISSIPATIOS. , lat. DISSIPATIO ; Cat. dels apost. de Roma, fol. 34. Par de nombreuses morts cruelles et par plusieurs autres ruines. CAT. Dissipaciô. use. Disipacion. pour. Dissi- pacäo. 1r. Dissipazione. 3. Dissipayre, DISIPAIRE, 5. m., lat. pis- SLPATOR , dissipateur. Exterminayre € DISSIPAYRE. Fluc. de las propr., fol. 12. Exterminateur et dissipateur. DIS Sanh Lops dih : E jeu lope prsrrarnus del arc. P Cat. dols apost. de Roma, fol. 69. Saint Loup dit : Et je suis loup dissipateur du parc. car. Dissipator. xor. Disipator. ronT. Dissipa- dor. 1r. Dissipatore. DISTINCTIO, pasrinzion, 5. f., lat. DISTINCTI0, distinction, discernement. Ab grant pisrixor10 fai aquo que faras. Trad. de Bede, fol. 53. Fais avec grand discernement ce que tu ferss. Senes aceeptio e nrsrracrro de personas. T'it. du xiiie sièc. Doart, t. CXVIII, fol. 34. Sans acception et distinction de personnes. Loc. Segon la vra De DrsTINCTIO. Trad. d'Albucasis, fol. 24. Selon la woie de distinction. Ady. comp. Pot sxs DesTINZ1ON al marit donar e laissar s0 que s volra. Statuts de Montpellier de 1204. Peut sans distinction donner et laisser au mari ce qu’elle voudra. car. Distinccié. nse. Distncion. ronr. Distin- cdo. tr. Distinrione. 2. DisTINGUIR, DESTINGUIR, 2. , lat. nis- TINGUERE, distinguer, reconnaitre. Part. prés. DisrrsexxT per capitnls. Trad. d’Albucasis, fol. 12. Distinguant par chapitres. Part. pas. Dasriucuir en divers libres. E ’l regue de Constantinople deu esser partix- aurrz maier del regne dels Romas. Cat. dels apost. de Roma, fol. 156 et 110. Distingué en divers livres... Et le royaume de Constantinople doit être reconax plus grasd que le royaume des Romains. car. Distingir. xs». ronr. Distinguir. rr. Dis- tnguere. 3. Disnincramenr, adv., distinctement. Conoysh clarament e DISTINCTAMENT la di- vinal essencia. Que l’uelh prsrtncramexr no la poyria percébre... Parlar es D:sTINCrAmENT votz formar. Eluc. de las propr., fol. 10, 15 et 45. Connaît clairement et distinctement la divine es- sence... Que l'œil ne pourrait la percevoir distincte- ment, … Parler est former voix distinctement. car. Distinctament. sr. Distintamente. ronT. Distinctamente. 17. Distinbamente. DOC &. ENDESTINCTAMENS, adv., du lat. :x- DISTINCTUS , udistinctement. Tucb deien... KNDEsrINCrAMEnS. Tit. de 1391, bailliage de Sisteron. Tous doivent... indistinctement. Tr. Jndisanctament. xsr. Indistinramente. ronr. Indistnciamente. xr. Indistiniamente. DISPUTA , 5. f., lat. nisuratio, dispute. Denen Pharaho ac ptsrura. Trad. en prose de PÉvang. de Nicodème. Detant Pharsoa il y eus dispute. CAT. ESP. PORT. 17. Disputa. 2. DrspurTan, v., ter, discuter. Dasruran am los enchantadors. Trad. en prose de l'Évang. de Nicodème. Disputer avec les enchanteurs. Me platz pasruran una questio. L’Arbre de Batalhas, fol. 146. I me plait discuter une question. CAT. LP, PORT, Disputar. 17. Disputare. DIVICIAS, s. f. pl., lat. DIVITIAS, ri- chesses. De totas mas Divicras. Brev. d’amor, fol. %6. De toutes mes richesses. pont. Divicies. rr. Divisie. lat pispurane, dispu- 2. Duran, s. f., richesse. Anc gran rieutatz No fon praurarz. To LiesauRE ET DE G. DE BOnNEIL : Ara m plats. Ovequesz grande abondance ne fut richesse. DOANA , 5. f., douane, lieu d’entrepôt des marchandises, et où l’on paie les 5. DocrniNaL, ad. , droits. Si son en terra de Sarrazis, en DOaAnA 0 Pauzon. ° Statuts de Montpellier de 1258. S'ils sont en terre de Sarrasins , ils le posent en tar. Duana, aduana. xs». ponT. Aduana. rr. Dogana. DOCTOR, s. m., lat, pocron, docteur. De sepiencia l'appellaven nocron. Poëme snr Boèce. L'appelaient docteur de sagesse. a. Dograixa,s.f., DOC 6: Ni m tengua pé pocron. AnwauD De Marvoti : Rasos es. Ni me tienne pour docteur. Docrons de theolôgia- Eluc. de las propr:, fol. 136. ” Docteurs de théologie. Los sants pocrons de la religion crestiang. V. et Vert., fol. 19. Les saints docteuri de la religion chrétienne. car. xse. Doctor. ronr. Doutor. 1r. Dottore. lat. nocTAINA, doc- trine, science , instructign. Car nulhs non a pocraixa Ses autrai discipliga. ARNAUD DE ManuxiL : Rasos es. Car nul n’a doctrine saks esteignement d'Autrui. : Es de bons nocraixa. P. RaimowD pe Tovrouss : Pos lo. II est de bon enseignement. caT. xse. Doctrina. ronr. Doutrina. 17. Dot- trina. 3. DoctTRiNAMENT, 5. m., enscignement. Per disciplina et DOCTRINAMENT. Eluc, de las propr., fol. 258. Par disciplise et enseignement. sr. Dottrinamento. 4. Docrainanos, s. m., professeur, doc- teur, enseignant. Sens, per nulh nocratmanon, Ses bon cor, no pot melhurar. GirauD pe Bonnniz : Abans qu'el. Sens, par nul professeur, sans bon cœur, ne peut améliorer. caAT. Doctrinayre. xsr. Doctrinador. ronr, Dou- trinador, 12. Dottrinatore. doctrinal. Per pocrataL euformacio.….. Donar ad elas pocratxazs instruccios. Eluc. de las propr., fol. 10 et 70. Par information doctrinale… Donner à elles instructions doctrinales. caT. £sP. Doctrinal. ronr. Doutrinal. 1Tr,. Doc- trinale. 6. Docrrinas , v., endoctriner, précher. Deg me tres vez DOCTRINAN. Mancasnus : Âssatz mes. Mec dut précher trois fois. Part. pas. Docrainarz, DOC Ersparlatz De borf aventurs. PIERRE D'AUVERGONE : Ben a tengut. Znsiruit , informé de bogne aventure. . Paejs, cant las ac totas sacradas Per monges € gen DOCTRINADAS. V. de sainte Ernie, fol. 39. “ Puis, quand elle les eut toutes consacrées pour re- ligieuses et bien endoctrinées. Substantiv, Non pas solamant alf bos et als Privas, mas als non nocraixaz. frad. de Bède, fo. 74. , Non pas seulement aux bons etreux privés, mais aux non énséruiés. anc. ra. Bien le doctrine de lor otdre. Romanglu Renart,t. Il, p. 206. . Etde tor biens est doctrinée. Noûv. rec. de fabl. et cont. anc., t. IE, p. 29. asr. Doctrinar. ronr. Dourinar. rr. Dot- trinare. , lat. DOCUMENTHM , 7. Documrnr, s. document. Trobet per cartas et per autre DOCUMENTS. Tit. du xine sièc. Dour, t. CLXXV, fol. 264. Trouva par chartes et par autres documents. Countengut en alcuns DOCUMENT 0 Docu- MENTL. Tit. de 1352. Doat, t. XLIV, fol. 9. Contenu en quelque document ou documents. car. Document. zsP. PORT. IT. Documento. 8. ADocrRINaAR, V., endociriner, ensei- gner, instruire. Per c’oms se dea ab savis adonar Et ab lials per mielhs Apocrarnan. G. Ouvixa D'AREsS, Coblas triadas. C’est pourquoi on se doit adonner avec les sages et avec les loyaux pour mieux s’insiruire. .… Fero 'l letra essenhar, E saviamen ADOCTRINAn. V. de S. Alexis. .. Le firent apprendre la littérature, et sage- ment endoctriner. À lo a l'escola mes, On los antres ADOCTRIMAYA Lo maystre els enseynava. Trad. d'un Evang. apocr. L'a mis à l'école, où le maître endortrinait et enseignait les autres. Part. pas. Mot leu fora avocrninar. Trad. d'un Évang. apocr. Béeatot il serait cadoctrine. DOL En la etat Que dec esser:ADOCTRINATZ. > V.deS. Alexis. En Pège qu'il dut être enseigné. CAT. as», Adoctrinar. tr. Addottrinar. 9. ENDOCTRINAMEX, s. m.; doctrine, en- seignement. | Mostret dfechamens La via de verität e ’Îs zNDOCTRINAMENS. *° P. De Gonstac : El nom de. Montra directement la voie et les doctrines de vérité. CAT. Endoctrinament. 10. ENDOCTRINAR , V., endoctriner, en- seigner. *Volguistz nos xxpocrrixan Co es neieza cara tes. ° Los VII gaus de la maire. Voulûtes nous enseigner comment pureté est pré- cieuse chosé. Han la cura de nos ensenhar et anpoc- TRINAR. Les dix Commandements de Dieu. Ont le soin de nous enseigner et endoctriner. Part. pas. Car es enraronatz De finmas, de romans, et es ENDOCTRINATZ. Îzarx : Diguas me tu. Car tn es savent cn rimes, en romans , et es en- doctriné. caT. Endoctrinar. rr. Indottrinare. DOGUA , s. f., douve, creux, cavité. Partida del obrage per nos fach en la Docua del valat. T'it. de 1434. Hist. de Nim., t. III, pr., p. 240. Partie de l’ouvrage par nous fait en la douve du fossé. O 0645 0 archas. Cartulaire de Montpellier, fol. 130. Ou douves ou coffres. anc. sn. De ci qu'as doves des fossés. B. pe SAINTE-MaURE, Chr. des ducs de Norm., fol. 120. 17. Doga. DOL,, s. m., lat. nous, dol, fraude. Mas tan por. en a en ls gen. Per que valors dissen. P. CanmexaL : Qui vol aver. Mais il y a tant de dof en la gent... par quoi va- leur descend. DOL Per por o per malvolenss. Ord. des R. de Fr., 1461, t. XVI, p. 129. Par dol ou par malveillance. h ar. Dol. sp. roRT. 17. Dolo. : DOL, s. m., lat. poor, douleur, deuil, souffrance , tristesse. Trop es lo pors angoisos et cozens. Ame: DE PEGUILAIN : S’ieu anc chantey. La douleur est trop angoisseuse et cuisante. El dis que se alegraria e laissaria lo por. V. de Pierre Vidal. Il dit qu’il se réjouirait et laisserait le deuil. Pro. Un reprochier mi fai doler, C’ai auzit dir manta sazo Que l’antrui por badalha s0 Per qu’iea ie m'en pes e m'albire. AMANIEU DES Escas : Dona per cui. Un proverbe me fait douloir, vu que j'ai en- todu dire maintes fois qne douleur d'autrui béille œ pourquoi je me tieus en pieds et cpntemple. asc, rn. Quant li empereres vit le père et la mére de l’enfant qui meuoient tel duel. Rec. des Hist. de Fr.,t. V, p. 278. Merveillus dol en meneient. Manie DE FRANCE, t. I, p. 161. car. Dol. xsr. Duelo. 1r. Duolo. 2. Docensa, 5. f., chagrin, affliction, souffrance. Don porxssa Aïe mon cor. PAVLET pe Mansrizze : Rasos non es. Dont j'ai affiction dans mon cœur. roar. Doenca. rr. Dolenza. 3. Docesria, s. f., souffrance, affic- tion. Anc no mangero aquel dia Tan ne agro gran DoLanrra. Trad. de l’Evang. de Nicodeme. Oncques ils ne mangèrent ce jour tant ils en eurent £rande affliction. Car. asp. Dolencia. 17. Dogliensa. 4. Douos, s. f., lat. poror, douleur. Ses lieys no puesc guerir De la poLon que sostenh. Raimonp De MiRAVAL : À penas. Sans elle je ne puis guérir de la douleur que je supporte. Una no1on mi sent venir Al cor d'un sngoyssos talan. P. RaimonD dE TouLouss : Enquera. DOL 63 Je me sens venir au cœur une douleur d’un désir angoisseux. s Loc. Lonc temps ai estat en DOLOn. G. Ropet : Belhs m'es. Long-temps j'ai été en douleur. Los bateron mot fort, e'ls fan vinre a bocon. V. de S. Honorat. Les hattirent mpult fort ; et les font vivre à dou- leur. . anc. ra, Moult en morut en champ à dolor et à honte... As Francheiz le vit prendre, malt en oat grant dolor. Roman de Rou, v. 2230 et 4618. car. esse. Dolor. pont. D6r.1T. Dolore. 5. Doconos, DOLOIROS, DOILOROS, adj, , lat. noconosus, affligé, douloureux, sensible , mauvais, cruel: Jeu en remaing tan DOLOROS que res Alegrar ni conortar no m poiria. ‘ B. CaLvo : S’icu ai perdut. J’en demeurai si afligé que rien ne pourrait me réjouir ni m’encourager. Bels Monruels, aisselh que s part de vos, E non plora, ges non es pororaos. B. px VENTADOUR : Bels Monruels. Belle Monruel , celui qui se sépare de vous, et ne pleure pds, n’est pas sensible. Tab Ihi venres e tuh Ihi sapte del mon de- von esser DOLOIZOS. ‘ Liv. de Sydrac, fol. 130. Tous les vendredis et tous les samedis du monde doivent être douloureux. Er torn a vos nocornos e ploran. RICHARD DE BARBEZ EUX : Atressi cum. Je reviens maintenant à vous douloureux et pleu- rant. ‘ Un bel caval bag, Autre ros, porronos, mal faig. T, pe R. px TAMMSCOE ET DE G. DE CAVAILLON : Cabrit al. Un beau cheval bai, autre roux, mauvais, mal fait. A Dos jorns enans l'aveniment D'aquesta poronosa gent. V. de S. Honorat. Deux jours avant l’arrivée de cette cruelle gent. Aquestas porornosas novelas. Cat. dels apost. de Roma, fol. 163. Ces douloureuses nouvelles. axc. rn. Ne fat nol plus deloros plait. B. ne Sauwre-Mavuns, Hist. des ducs de Norm., fol. 39. à 64 DOL Un douloureux penser tous dis. Œuvres d’'Alein Chartier, p. 517. car. Doloros. xse. ronr. 17. Doloroso. 6. DoLOROSAMEN, DOLOYROSAMENT, adv., doulourensement. | Aitan DOLOROSAMEN Vin cam selh que mor en flama. B. pe VENTADOUR :  mors enquera. Je vis aussi douloureusement que celui qui meurt dans la flamme. Dedins son cor DOLOYROSAMENT disis. V. de santa Flors. Doar, t. CXXIII, fol. 253. Elle disait douloureusement dans s00 cœur. xse. PORT. 17. Dolorosamente. 7. Douen, v., lat. pounne, s'afliger, souffrir, plaindre, faire mal. No as pyLuarz plus qu'ieû mi pueru. B. pe VENTADOUR : Quan per la. Ne vous affliges pas plus que je ne m'aflige. Teu li mostr’ el mal de que m puszs. G. Dr CABESTAING : Aissi cum selh. Je lui montre le mal dont je soufre. Quar tan me fai vostre bel cors porn. RAMBAUD DE VAQUEIRAS : Âras pot hom, Car votre belle personne me fait tant son f/rér. Dolors Doc e dossor adossis. , SERVER DE G1RONNE : Del mon. Douleur fait mal et douceur adoucit. Ges no s por de pe ni d’anca. P. VipaL : Car’ amiga. Elle ne se plaint point de pied ni de hanche. Subst. Pot leu guizardon rendre Del mwaltrag e del porn. B. 28 VENTADOUR : Amors e que. Peut reudre facile récompense de la peine et du souffrir. Anc. rn. Que tuit ti beau membre te duelent. Fabl. et cont. anc., t. I, p. 304. Poar laquel chose je me dueil moult du- rement.… Moult se doloit de son domage. Rec. des Hist. de Fr.,t. V, p. 290, ett. III, p. 247. Se douloir de ce qui est perda... Se doulant aveclai du tort qu'on lui avoit fait. Auxor, Trad. de Plutarque, Vie de Coriolan. À tort. ledit vieillard s'est dolu et com- plaïnet de la dicte dame. | Arresta amorum , ar. 33. cat. Dôlrer, dôldrer. xsr. Doler. rorT. Doer. rr. Dolere. DOL 8. Dorormawex, s. m., douleur, afflic- tion, souffrance. Boca nqn pot parlar los grans boroxnAMans. P. px Cossrac:: El nom de. La bouche ne peut exprimer les grandes souf- frances. 9. Doroyran, »., souffrir, se doulair. Ep ayssi moria viven E nocLotRaAva e moren. Passio de Maria. Ainsi il mourait en vivant et souffrait en mou- rant, Anc. ra. Dont forment se doulouronsoit. . Goperaoi px Panis, Chr. métr., p. 25. ir. Dolorar. | 10. AnorenTar, »., tourmenter, affliger, ‘inquiéter, Quaut how s’Anozanra Per dan o per mal que turmenta. Dsupes p5 PaApes, Poëme sur les Vertus. Quand on s 'aflige pour domage ou pour mal qui tourmente. 11. ADoLEnTIR, v., désoler, affliger. Adolenti se fort. Abr. de PAnc. et du Nouv.-Test., fol, F. Se désola fort. 12. DEsanoronan, v., adowcir, calmer. Us paucs bes pasanocona. B. px VENTADOUR : Amors enquera. Un petit bien adoucit. ANC. 17. Sdolere. 13. ENDOLOIRAMEN, s. m., souffrance, douleur, tourment. E dis c'aiso sera grans ENDOLOIRAMENS. P. pe Constac : El nom de. Et dit que ceei sera grandes souffranèæs. | DOLAR , »., lat. nocane, doler. En torney no capola ni Do£a. G- p5 BERGUEDAN : Amicx marques. En touruoi ne chapute ni dole. Fig. Fas motz, els capol e ‘ls nor. À. DanieL : Ab guay 10. Je fais des mots, je les chapèle et les dole. Part. prés. Us vuy nozan ab tal ayssa Que uo us te pro cot ni mants. B. Arasax px Nansonss : No puesc. Vous va dolant avec telle hache que cotte ni manteau ve vous lient profit. DOL Part. pas. Ane per lui non fon porars fasts. Mancasaus : À] prin. Oncques par jui bois ne fut doié. asc. ra. Vostre droit nez à point dois. Jongleurs et trouvères, Jusiwas , p. 184. asc. CAT. ms». Dolar. DOLSA , s. f., gousse. Prendes sol ana nozsa d'aill. Drupts pE PrApus, dus. cass. Prenes seulement une gousse d'ail. Una poraa de alb, et escorga aquelhe. Trad. dAlbucasis, fol. 3. Uue gousse d'ail , et pèle celle-là. DOLZ, pos, nous, adj., lat. poLcis, doux. Mes pus Dos que mel ni brosca. Forquer ps Mansrite : Senher Dieus. West pins doux que miel ni ganfre. Fig. Pel nos chant qu'el rossinhols fai. B. pe Venrapoun : Pel dols chant. Par le doux chant que le rossignol fait. Per vos, bells Docs amis. Ouixa N1iEzLa : Per vos. Poer vous , belle douces amie. E”1 pous esgars es cum la bella flors. Jonapan DE ConroLex : S’ira d’amor. Et le doux regard est comme La belle fleur. Adr. Moro ”1 dezir que solon nous nafrar! H. Baoxrr : Pois l’adrechs. Périsent les désirs qui ont coutume de blesser doucement ! AC. FR. Son dois ami regrete dolente et esplorée. Romancero français, p. 15. Les dois solaz dou cors lonc, graille et gros. Le Ror ps Navanns : Chanson 46. car. Dols. ser. Dulce. ronr. Doce. 1r. Dolce. 2. Dorzawswr, DOUSSAMENT, adv., avec douceur, doucement. Ella ab Boeci parlet ta no1sAwEnT. Poëme sur Boècs. Elle parle avec Boèce si doucement. Mas quan la blanca mas, ses guan, Estrenh son amic boussAmEx. T. px Sav. ve MauLeson, DE G. Farpir »r DH. px LA BACHELER—E : Gaucelm. Mais quand la blanche main, sans gant , étreint doucement son ani. IT, DOL 65 anc. ra. Que jeo te orrai mult dxfcemenr. De la Résur. du Sauveur, Jusmas , p. 8. car. Dolsament. xs». Dulcement. ronr. Doce- mente. 17. Dolcemente. 3. Dossan , poussan, adj., doux, doucet. Mont desir l'aura possaxa. Anwaur ve Coriexac : Mout desir. Je désire beaucoup le vent doux. Anc tan gentils ciutadana Non nasquet ni tan poussasa. P. VipaL : Car” amiga. Oncques ne naquit si gentille citoyenne ni si douce. Dieu en laus e sanh Jolia, Tant ai apres del juec poussa. La cours pE Porrixss : Ben vuelb. J'en loue Die et saint Julien, tant j'ai appris du jeu doucet. 4. Dosszr, pousser, adj., doux, doucet, tendre. | Ab son esgart nossxr et pur. Devupes px Pnapes : De lai on fon. Avec s0n regard tendre et pur. Un frag d’amor noussr e car. G. Apumzxan : Chantan dissers. Un fruit d'amour doucet et cher. Per merce us prec, bella nousezr’ amia, Si cum ie us am, vos m vulhatz amar. GUILLAURNE MO1NE DE Berrens : Erranss. Par merci je vous prie, belle douce amie, que vous me veuilles aimer comme je vous aime. 5. Dorzarrauex , adv., doucement. Unz dois alents de son gient vis mi fos Dorsarramuan entrat en mon coratje. G. pE S. Lapren : À tant. Un doux soufile de son gentil risage me fut douce. ment entré en mon cœur. 6. Durconariv, adj., du lat. nurconare, dulcoratif, dulcifiant, édulcorant. Cam sis de la boca puLconarru.… De sanc mestrual receptive e d’el en layt DULCORATIVA. Eluc. de las propr., fol. 142 et 51. Comme il soit dufcoratif de la bouche. Récipient da sang menstruel ct le dulciffant en lait. 7. Dorzon, pousson, s. f., lat. nuccon, douceur. D'agre pot vousson gitar. Ransaup DE ViaquErsas : Los frevols. D’aigre peut pousser douceur. 9 66 DOL Fig. Pos lo mals m'es deliegs e DoussoRSs. AnsaAuD DE Maaueis : Si eum selhui, var. Puisque le mal m'est délice et douceur. Del fluvi de la vostra Dposs0n. V. et Vert., fol. 1ot. Du fleuve de votre douceur. Fig. Quar d'antra chantar non enten Mas de la verge de pousson. BenananD D'Auriac : Be volria. Car je n’entends chanter d'autre que de la vierge de douceur. nxe. FR. Après le message des iels Vient la dolcor qui moult valt miels. Canér. ps Troyes, Hist. litt. de Fr.,t. XV, p. 201. Qar sa doucor m’estreïnt et lie. Roman du Renart, t. I, p. 315. Al porter sunt venuz, prient lui par dulcor. | Roman de Horn, fol. 20, vo. col. 2. Awc. car. Dolsor. amc. xsr. Dolzor. xsr. mon. Dulsor. xuc, 1r. Dolxore. rr. mon. Dolciore. 8. Doucin, v., lat. puzcene, adoucir. Jovens vos ten baud e freis Que fai vostra valor poucre. MarcCasaus : Emperaire. Jeunesse , qui fait adoucir votre valeur, vous tient gaillard et frais. 9. Doussesis , v., lat. nuLcEssERe, ren- dre doux, adoucir. En la boca m fes al prim poussustr So que m'a fag puis al cor amarzir. Amen DE PEeurLain : De fin’ amor. Dans la bouche me fit d’abord rendre doux ce qu’il m'a fait ensuite rendre amer au cœur. Anc là doussor pueys del cor no m'issi, Des qu'ieu baixiei les mas, si Doussst ; Neys ma boca n’ac tan gran doussor, Qu'anc no tastet de tan doussa sabor. AnER: DE PEGUILAIR : À vos amors. © Jamais la douceur ne me sortit ensuite du cœur, depuis que je baisai les mains tellement elle s’adou- cit; ma boucbe même en eut si grande douceur, que jamais elle ne tâta de tant douce saveur. 10. Anoroin, ADOSsIR, v., adoucir, tem- pérer. Ab bon esfortz conqgnier hom manentis, E bon esfortz ADossts senhoria. ARNAUD PrEuRE D'AGANGE : Quan lo temps. Avec bon eflort on conquiert richesse, et bon effort tempère la puissance. Dolors dol e dossors ADossis. SEAVERL DE GIRONNE : Del mou volgra. Douleur fait mal et douceur adoucit. DON Que m fases d'altra part socors Ab que s’Anorcis ma dolors. G. Fatnir : Gen fors. Que me fit d’autre part secours avec quoi ma dou- leur se tempère. anc. CAT. Adolcir. xsr. Adolcir. ronT. Aducir. 1T. Addolcire. 11. ADOLZAR, ADOUSSAR, v., lat. eDU1- cage, adoucir, soulager, calmer. Domna, pus mou cor tenets pres, ApoussATz me ab dous l’amar. RaxwsauD D'Onances : Escotatz. Dame, puisque vous tenez mou cœur captif, adoucissez-moi l’amertume avec la douceur. Per ADOLzAR mon consir. H. BRUNET : Era m nuafron. Pour soulager mon chagrin. Per aquel conoft plazen M’anoussox tuit mei turmen. Pons px CAPDUKIL : Quoras que m. Par cet agréable eucouragement , tous mes chagrins s'adoucissent en moi. Tanh qu'a mos precx s'ADOUz s0s cors presans. H. Bauner : Cortezamen. Il convient qu’à mes prières son digne cœur s’adon- cisse. ANC. CAT. Adolsar. Anc. Esp. Adulszar. ront. Adocar. ir. Addolcare, addolciare. DON, poxwPx, s. m.,lat. pomians, mai- tre, seigneur, dom. Lo poxs del Baus. RamsauD DE VAQUEISAS : El s0 que. Le seigneur de Baux. Grauz avers te son DONPN consiros. P. CaanimaL : Jeu trasi. Var. Grande richesse tient son maftre soucieux. Aprop parlet poxs Aimes, un coms d’ahatge. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 36. Après paris le seigneur Aimes, un comte d’âge. Ce nom fut quelquefois donné par dérision. So respon l’almiran : Dox glots, era us calatz. Roman de Fierabras, v. 2483. Ce répond l’émir : Dom glouton, maintenant taises-vous. ac. ra. Les réponses que le roy damp Jehan de Castille ent ce jour. FaoissanT, t. III, p. 50. caT. &se. Don, port. Dom. ir. Donno. DON 2. Donna, DOMPNA, pona, s. f., lat. DOMNA, dame. Bel san li drap que la Douxa vestit. Poëme sur Boèce. Beaux sont les habits que la dam vétit. Dowrsa Maria de Ventadorn… prezada DOMPFHA. V. de Marie de Ventadour. Dame Marie de Ventadour... dame prisée. Fig. Karitat es Do#A de totz bes, donc es plus grans bes que sia sotz lo cel. V. et Vert., fol. 31. Charité est ddme de tous biens, donc elle est plus grand bien qui soit sous le ciel. Loc. Davant l’autar de Nosraa Doxa orar. | Purnoxsra. Prier devant l’autel de Notre-Dame. À Nosrna Domxa de la Mar Corsari vengron assautar. V. de S. Honorat. Les corsaires vinrent donner assaut à Notre-Dame de la Mer. — Maitresse, dame de la maison. Despueis que Agar si senti prens.… no volia emer sotimeze al mandsament de sa DONA. Hist. abr. de la Bible, {ol. 6. Depuis qu’Agar se sentit enceinte... elle ne vou- hi pas être soumise au commandement de sa dame. axc. car. Domna, dompna, donna. cAT. mon. axc. asp. Dona. usr. mop. Duena. ronr. Déna. 17. Donna. 3. Dowxra, s. f., jeune dame. Mas qnar una DONETA m trays: Raïmoxp px MinavaL : Entre dos volers. Mais paisqu’une jeune dame nr'entraîne. cat. Doneta. &. Dons, s. f., dame. De mi Dows sancta Maria. V. de Sainte Enimie, fol. 38. De ma dame sainte Marie. Aïsso m veda de que m don sondansa Mi pons, qu’es pros, cortez’e benestans. RAMBAUD DE VAaQuEïIRAS : Era m requier. Ma dame, qui est généreuse, courtoise et gentille, me défend ce dont elle me donne abondanes. Amicx, quan se vol partir De si Doxs, fui gran efansa. G. Fasir : Sitot ai. Ami, quand il veut se séparer de sa dame, fait grasd enfantillage. DON 5. Na, s. f., dame. Ce mot se plaçait ordinairement au- devant du nom propre d’une dame; c'était une abréviation de domxa. Na Castelloss.… fo d'Alvergne, gentils domna, moiller del Truc de Mairnna. V. de la dame Castellose. La dame Castellose… fut d'Auvergne , gentille dame, femme du Truc de Mairone. + Na Johana d'Est agensa À toiz los pros ses falbensa. B. 2x Vexranoun : En aquest. La dame Jeanne d’Est plaît à tous Les preux sans exception. Il était aussi placé au-devant des êtres moraux féminins personnifés. Na Fortuna, ab tota sa roda, que lo gira e lo regira a dextre e a senestre. V. et Vert., fol. 72. Dame Fortuve , avec toute sa roue , qui le tourne et le retourne à droite et à gauche. Joglar foron a fin’ amor Ab EA4 Coindia sa seror. Un TROUSADOUR ANONYME : Seinor vos que. ls furent jongleurs de pur amonr avec dame Courtoisie sa sœur. Il a même été employé absolument. Es a maier sobeirana De tot can mar, terra clau. BrATRAND DE Born : Ges de disnar. Elle est la dame la plus grande en supériorité de tout ce que la mer, la terre renferme. À vos KA, qal que siatz. R. ps Tons px Mansuizs : Bel ergueilhos. À vous, danu, quelle que vous soyez. Na s'ajoutait encore à pomxa pour exprimer upe qualification plus distin- guée que ne le faisaient chacun de ces mots mis séparément. Domna xa Maria, tensos E tot chant cuiava laissar. T. DE G. p’Uisez ET DE M. DE Venrapour : Gui. Dame , dame Marie, je croyais laisser les tensons et tous les chants. De la domua que ac nom ma domna n° Ais. V. de Raimond de Durfort. De la dame qui eut nom ma dame dame Aie. ANC. CAT, Usar dels fruoyts que na Venus conrres. Ausras Marcu : Be m meravell. 67 68 DON 6. DonzuL, s. m., damoiïsel, page, sui- vant. Apres assona uD DONEEL : Aporta mas armas, dis el. Roman de Jaufre, fol. 93. Après il appelle un damoisel : Aporte mes armes : dit-il. Volc que fos nowzsz de ma dompna Margha- rida sa molher. V. de Guillaume de Cabestaing. Voulut qu’il fut page de madame Marguerite son épouse. .… Anc no vits plus bel parelh Del npoxzxz e de la douxels. P. VipaL : Lai on cobrs. Oncques vous ne vites plus beau couple du da- moisel et de la damoiselle. —…— Titre, nom de dignité. Iea, Dozzrs del Castelnop, confessi per ve- FA que, de 1263. Dour, t. CVI, fol. 187. Moi , damoisel de Castelnau , confesse par vérité. ARC. FR. Si vos sivront et dansel et meschin.. Borgois et dames, chevalier et dansel, Roman de Garin. Du Caunes, t. IL , col. 1592. AmC. CAT. Donsell. xsr. Doncell. rr. Donsello. 7. Donzezon, s. m., jeune damoisel, page, suivant. À dos mieus DONzELOs Fis penre .1r. falcos. AnwauD DE Mansan : Qui comte. À deux miens jeunes damoisels je fis prendre deux faucons. Lai on jay morts lo nomzzsross. V. de S. Honorat. Là où gît mort le jeune damoisel. Abat e trebuca sirvèns e DONZELOS, GuizrAuue ps Tupaua. Il abat et renverse servants ct jeunes damoisels. 8. DonzeLza, s. f., damoiselle, jeune fille, donzelle. D'ana poxzzazLa fo lains visitas. Poème sur Boèce. Il fut là-dedans visité d’uue damoiselle. Det hi ana ponzaLa a tastouar. Roman de Gerard de Rossillon, fol. &o. 1l lui donna une donselle à tâtonner. car. Donsella. se. Doncella. roar. rr. Don- sella. 9. Daussuua , 5. /., demoiselle. DON Si m dones pawrsxza Constansa Totz mos volers. G. Fait : Aoc no m parti. Si demoisel]e Constance me donnait tous mes vouloirs. sep. Damisela. tr. Damigella. 10. Doxant Deus, s. m., seigneur Dieu. Que pregues poniui Drau. V. de S. Honorat. Qu'il priât le seigneur Dieu. IT. Il nostro signore Domeneddio. Cento novelle ant. 35. 11. Dousurs Dinu, s. m., seigneur Dieu. Si pomanxs Draus mi gar. BenTRAnp DE Bonx : Ges no mi. Si le seigneur Dieu mé garde. .Dousaz Drau prec ien et ador. , Gavaupax LE Vieux :'Pats passien. Je prie et adore le seigneur Dieu. 12. Daux Dixu, pau Dreu, s. m., sei- gneur Dieu. Ja vaux Dreus non vuelha, Qu'en ma colpa sia departimens. La coxresse px Dis : À chanter. Que jamais le seigneur Dieu ne veuille qu'en ma faute soit la séparation. Tos temps m'an fait lausenjador Mal et enuei; naxwt Dixus los azire! Pons De La Ganpe : De chantar. Tout temps les médisants m'ont fait mal et ennui; le seigneur Dieu les haïsse ! axc. r8. Grandes miracles fit dames Dex par lui. Roman de Garin. Du Cauez, t. II, col. 1619. 13. Dawni Dau, pawr Duixu, s. m., sei- gneur Dieu. Ab paxar Dau se tenia forment. Poëme sur Boèce. Il se tenait fortement avec le seigneur Dieu. No plassa pan: Darxu lautisme rei. Roman de Gerard de Rossillon, fol. &a. Ne plaise au ssigneur Dieu le très haut roi. 14. DonNKIAIRE, DOMPNEIADOR , $. MmM., courtisan de femmes, courtiseur, ga- lant. Bons cavaliers fo e bons guerriers e bons DOMNSIAIRE e bous trobaire. V. de Bertand de Born. 1 fut bon cavalier et bon guerrier et bon court:- seur et bon troubedour. DON Car qui cuis gasaing traire Non es fort bons DOMPxz1AIRS. T. »’Arsearer st De Prznns : En Poire. Car qui pense tirer gain n’est pas fort bon ga- Pero no ssl DOMPNAIADOR Que mens de mi si entends. B. px VrNTADOUR : Estat ai com. Pourtant je ne sais courtiseur qui #’y entende moins que mOi. Adjectie. Pren marit DOMMEIADOR Que de si dons sîa tots jorns aisit. T. ou cousra »’ELras sr n’ELras : Era rm diguats. Prend mari galant qui soit toujours aise de sa dame. tr. Donnaio, donnaiolo. Dounerame était le titre d'une sorte de poésie, adressée en forme d’épitre à ane dame, commençant et finissant or- dinairement par le mot domna. 15. Donnwx1, DOMPNKY, 5. m., courtoi- sie, amour, plaisir, faveur, galan- terne. .… Si Doœ=£ys € cortejars no fos, No fora pretz ni servirs ni honransa. P. RarmomD px TouLouss : Tos temps aug. Si ne fut galanterie et courtiser, ne serait mérite ai bommage ni honneur. E ‘1 colombet per gang d'estien Mesclan lar amoros torney, E day e duy fan lor nowxarx. À. DanreL : Ab plaser. Et les colombes par joie d'été mélent leurs ébets amoureux , et deux à deux font lear amour. Prorerb. Car trop tarsar en bomP#xrx es folia. G. px Monracxacour : No sap. Car trop tarder en amour est folie. A l'entendre a pro 20M=EY Ad emperador o a rey. Jonpanx Dr CONFOLEN : Ancmais. AYentendre il a nsses de faveur auprès d’empereur où saprès de roi. asc. ra, Une foi ierent en dosnoi Entre dames et damoiselles. Fabl. et cont. anc.,t. X, p. 101. Tant ameroie le dosnoi. Romancero français, p. 29. 16, DomPnzyamen, s. m., courtoisie, manière de faire l’amour. DON Aquist an paratge baissat, Ab aqoel lur pao#Pxaxanmxx. Daupss px Prapes : No m puesc. 69 Ceux-ci ont baissé parage , avec celle leur cour- toisie. AEC. ra. Quant il ert au tornoiement N'avoit soing de dosnoiement. Fabl. ot cont. anc., t. I, p. 166. Que ce n'est pas por vostre cors Ne por vostre donoiement. Roman de la Rose, v. 9205. 17. DOnNNEIAR, DOMPNEYAA, V., cour- tiser, faire le courtois, s'ébattre, ga- lantiser. On qu'ilb estey, Sos druta suy, et ab lieys Douuzr Tots cubertz e relatz e quetz. P. Rocixas : Per far esbaudir. Où qu'elle soit, je suis son amant, et je fais le courtois avec elle tout caché et celé et coi. Ieu vey sai e lay Quascus anzelh ab son par Doxprnayas. E. Catnats : Estat ai. Je vois çà et là chaque oiseau s’ébaitre avec son pareil. Substanti. Era y jois, pomautaRs et honors. Ricuanp pe Bausez:xux : Tuich demandon. Y était joie, courtiser et honneur. asc. FA. Car toit li plusors s'en aloient O lors amies umbroier Sous ces arbres por dosnoter. Roman de la Rose, v. 1301. Enuit mais porra dosnoier Li prestres a Aelison. Fabl. et cont. anc., 1. IV, p. 437. xsp. Donear, rr. Donneare. 18. DoxzeLzan, v., causer, caqueter. Molt moderramen Dpowzzzrzr de jovent. Poëme sur Boèce. I causa très modérément de jeunesse. tr. Donsellare. 19. DOMESGIER, DOMENGER, DOMENGIER, adj., domestique, privé, soumis, sujet. D’amar celei oui sui tots DOMENGIERS. LansenaTi DE BOnANEL : Al cor. D’simer celle à qui je suis tout soumis. Ni arbre bomssorxn que no l'esfalh. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 17. Ni arbre domestique qu’il ne l’effeuille. DON À l’ombra d'an fast DOMEsG1ER. Mancasaus : À la fontana. A l'ombre d’un bois domestique. Substantiv. Als baros de sa terra e als seus nomancxns. GuiLLAvuE DE TupeLa. Aux barons de sa terre et à ses sujets. 70 20. DomencriRamen, ado., domestique- ment, servilement. Aïsi soi tots DOMANGRIRAMEN sieus. Aiment: DE PeeviLarx : Nuls hom. Ainai je suis tout domestiquement sien. a1. Domsseux, pomeTour, adj., do- mestique, apprivoisé. Aisel qu’es magers e plus gros Es plas Doxxsauss e plus bos. Deubes DE PRADES, Aus. cass. Celui qui est plus graud et plus gros est plus ap- privoisé et plus bon. À far Dowesress es fort durs. Deupess pe PRADES, Aus. cass. Il est fort dur à faire apprivoisé. Si aleos talha albres pomaroxs, pomier, noguier, etc. . Ord. des R. de Fr., 1563, t. XVI, p. 135. Si quelqu’un coupe arbres domestiques, pommiers, noyers, etc. Substantir. Douxsouxzs entendem moller, ser affranquit mercennaris, fil o nebot, dis- cipols © escolars, auzidors, e totz mascles e fomes que son de mainada. Cartulaire de Montpellier, fol. 10. Par domestiques nous entendons femme, serf af- franchi mercenaires, fils ou neveu, disciples ou écoliers, auditeurs, et tous mâles et femelles qui sont de la maison. anc. rr. Où vergier ot arbres domesches… Oiseaux privés, bestes domesches. Roman de la Rose, v. 1355 et 16255. 22. DOMESTGAMEN , ade., privément. Domestges laironicis o rapinas o torts po- MuEsTOAMER sian castiat per lo senhor, o per lors maïstres. Statuts de Montpellier, fol. 10. Que les vols ou rapines ou torts domestiques soient corrigés par le seigneur privément, ou per leurs maîtres. 23. DouxsrTic, nOMESTRGUE, adj. lat. Do- DON mesricus, domestique, privé, parti- culier, serviteur. Douxsricas cartas € DOMBSTICAS garentias non podo far fe per se al jutge. Trad. du code de Justinien, fol. 28. Actes privés et garanties particulières ne peuvent _ faire foi per soi au juge. Substantiv, Majormen al nouasTzcuxs de la fe. Trad. de l’épttre de S. Paul aux Galates. Principalement aux serviteurs de la foi. caT. Domestic. sr. PORT. 17. Domestico. 24. Doursrecuessa, s. f., familiarité. Non era negana gran downa que no deri- res. que el entendes en ella’o que li volgues be per DomxsTacuzssA, car el las sabia pus onrar e far grazir que nuls antr’ om. | V. de Raimond de Miraval. Il n’était nulle grande dame qui ne désirêt... qu'il eut sou affection gn elle ou qu’il lui voulût du bien par familiarité, car il les savait honorer et faire agréer plus que nul autre homme. On a dit aussi DESMESTECESSA. ir. Domestichezza. 25. Domescan, DOMESIAR, v., appri- voiser, soumettre. Bestia es que vol libertat e no s DO%xs1A. Eluc. de las propr., fol. 255. Est bête qui veut liberté et ne s’apprivoiso pas. leu’eng Malleon Dowzscan Plas leu d’an falcon. GrrauD DE Bonsers : Al plus leu. Je crois apprivoiser Mauléoa plus facilement qu'un faucon. L'orgaulhos Dnomxsa et homelia. AtmEn:s DE PEGuILaAIn : Selh qui s’irais. S'oumet et humilie l’orgueilleax. Part. pas. Sobr’ el ponh esta nowmsrar.… Bestias noyridas dins mayro et DOMRSJADAS. Eluc. de las propr., fol. 146 et 232. Apprivoisé il reste sur le poing. Bêtes nourries dans la maison et apprivoisées. Totz sui sieus homs DomEssaATz. P. Vmat.: Nulbs hom no. Je suis entièrement son homme soumis. 26. DomessaBLE, adj., apprivoisable, domptable. Es malicios et mal nomssrasLs. Eluc. de las propr., fol. 258. Est malicieux et mal apprivoisable. DON 27. Domarxe, s. m., lat. pouxium, do- maine. Sazit an trastot mon DOMAINE... E compret y DOMAINES. V. de S. Honorat. Ïls ont saisi tout mon domaines... Et y acheta domaines. car. Domini. ESF. PORT. 1T. Dominio. 38. Dowemis, s. m., domaine, posses- sion. Aquel de cui es lo poxzxts de la causa. Trad. du code de Justinien, fol. 18. Celui de qui est la propriété de la chose. 29. DonNION , DOMEIO , DOMPNHON , 5. m., lat. Domiriux , donjon. Miltes, ocyus conscenso pomnionz, domo æilicet principali et defensiva, rebus sais dif- fidentes, decerannt intra se pacisci pro vita. Act. SS., 24 jull., t. V, p. 587. A las portas dels bels Doxsons, Hon es lo reys et lo garsons. V. de S. Honorat. Aux portes des beaux donjons, où est le roi et le garçon. La ciptat e lo borc e lo noxso. Roman de Gerard de Rossillon , fol. 71. La cité et le bourg et le donjon. | Plus soven venz castels e noMs30s. P. Vipau : Lansa marques. Plus souvent conquiert châteaux et donjons. Paieron per forsa la sus en el DomPxxox. GurzLauxe pe Tupeza. Montèrent par force là haut en lé donjon. asc. ra. Tout ainsi que le donjon d’une for- trece est assis en la plus fort place da chastel. | Cunisrinx pr Pisan , Charles V,2° part., ch. 1. D'Evreux le dominion Fat aa roy Charles rendue. Eustacue DeEscnamps, p. 159. 30. Dourxarion , s. f., lat. Dominario- Nem, domination. Lo dreg e la DomINATION de mon senhor lo * Cartulaire de Montpellier, foi. 112. Le droit et la domination de monseigneur le roi. Ï s’est dit d’une hiérarchie d’anges. Aatra maniera d’angiels que an noms po- DON 71 MINATIOS, que sobre monto de gras los autres augils, car ilh Jor so per obediensa sotzmes. Liv. de Sydrac, fol. 9. Autre espèce d’anges qui ont nom dorminations, qui surmontent de degrés les autres anges, car ils leur sont soumis per obéissance. caT. Dominaciô. xsr. Dominacion. ronr. Domi- nacäo. tr. Dominazione. 36. DomiInicaTuRs, s. f., domaine, sei- gneurie. La medietad de las DOMIMICATURAS. Tit. de 1067, Hist. de Languedoc, t. 1l, pr., col. 261. La moitié des domaines. xsr. Dominicatura. 32. Dowexnsanunra, s. f., résidence, de- meure, propriété. j Si ha dues DOMENSADURAS. Fors de Bearn, p. 1080. S'il a deux propriétés. ARC. CAT. Domenjadura. 33. Domins ses, s. m., serf domanial. S’ieu ja fos s0s DOMINIS S&Rs. GirnauD DE BORNEIL : Quan lo fregs. Si moi jamais je fusse son domanial serf. Domna, vostre DOMINI SER Crezetz mi, qu'iea am ses enjans. RansauD D'ORANGE : Ben sai qu’a selhs. Dame, que j'aime sans tromperie, croyez - moi votre serf domanial. 34. DomerGaz, adj,, domanial, parti- cuher. El prat DONzRGAL. Titr. de 1135. Bosc, Mém. du Rouergue, t: IH, Au pré domanial. Pr — Du dimanche. En totz los jorns nomEnGALS. Cartulaire de Montpellier, fol. 179. Ea tous Les jours de dimanche. 35. Dowicicr, s. m., lat, nomicirium, domicile. Li estran de tot en tot nom1iCIL1 non avens. Cartulaire de Montpellier, fol. 51. Les étrangers de tout en tout n’ayant pas domi- cile. Fig. Victat vital que ba son propri nomicrtx al cor. Eluc. de las propr., fol. 19. Vertu vitale qui a son propre domicile au cæpr. caT. Domicili. asp. roart. 17. Domicilio. 72 DON 36. Dominica, s. f., lat. DominIcCA , di- manche. En aquela Domrw1ca de la Septuagezima. \ Eluc. de las propr., fol. 138. Dens ce dimanche de la Septuagésime. car. Dominica. xr. Domenica. 37. Domena, s. f., dimanche. Cant venc un dia d’ana noMENGA. V. de Bertrand de Born. Quand vint an jour duo d/manche. &sr. Domingo. pont. Dominga. 38. DominicaL, adj. lat. nomINICALES , dominical , du dimanche. Atonc la lettra DOMINICAL COrris À. Cat. dels apost. de Roma, fol. 208. Alors la lettre dominicale courait A. CAT. sr. PORT. Dominical. 1. Dominicale. 39. Domanan, v., posséder, avoir en domaine. Tot aitant quant nomANAn podian. Tit. de 1212. Doar, t. C, fol. 242. Tout autant qu’ils pouvaient posséder. 4o. Ennomencapuna, s. f., domaine, possession. Las xzNDOMENGADURAS, las tenensss. * Tit. de 1215. Doar, t. CXX VII, fol. 144. Les domaines, les tenances. Lt. ENDOMENJAT, ENDOMERGAT, adj., _ serf, homme lige, soumis, intime, tenancier. Li pus car emicx els pus EXDOMEAGATZ Que nos autre acsem, nos n’an dezamparatz. Izann : Diguas me tu. Les plus chers amis et les plus intimes que nous autres eussions, nous en ont abandonnés. Substantiv. Tea vos plevisc e us af Que vostre soi «NDOMENJATZ. Gavaudan LE Vieux : Desemparat. Je vous garantis et vous assure que je suis votre * fenancier. 42. Maronnoux, s. m., majordome , iu- tendant. Pacysh quar fust estatz mA1On DONS. | Leys d’amors, fol. 46. Puis parce qu'il eut été majordome. DON Lo masonpowx de Joseph... Totas aquestas paraulas lur dis lo waronnoïwt. Hist. abr. de la Bible, fol. 19. L’intendant de Joseph... L'intendant leur dit ‘ toutes ces paroles. | car. Majordom. asr. Mayordomo. ronr. Ma- jordomo. rr.Maggiordomo. 43. Domasce, adj., lat. DomasiLem, domptable. Es mot fort et no nomasLs…. Fig. Adamas que vol dire peyra no DOMABLA. Eluc. de las propr., fol. 240 et 84. Est très fort et non domptable… Diamant qui veut dire pierre non domptable. car. es. Domable. ronr. Domavel. tr. Do- mabile. 44. Douvanuna, s. f., dompture, habi- tude forcée. Cal pren buous la Dpoxpapuna, Tal la sec mentre qu'el durs. V. et Vert., fol. 76. Telle prend le bœuf la dompture, telle il la sust tsnt qu’il dure. 45. DomTan, DOMPTAR, DOMPDAR, v., lat. pomarne, dompter, soumettre, adoucir. Fig. Es homs fortz coma fer que nompraA toits los autres metals. V. et Vert., fol. 66. Est homme fort comme fer qui dompte tous les autres métaux. Aüsi pot hom tot cor pouran, E, si Dieu plais, ieu DomTAnRAt Aquest. Roman de Jaufre, fol. St. Ainsi on peut dompter tout cœur, et, si à Dieu plaît, je dompteral celui-là. Den mot poxrpan et esmagrezir sa carn. V. et Vert., fol. 95. Doit moult dompter et amaigrir sa chair. AC. CAT. Domdar. cAT. MOD. ms». PORT. Do- mar. 17. Domare. 46. Doupx, adj., dompté, soumis. | Si anc fai fois, aras sui Dompx. FoLquer De ManseiiLe : Senher Dieus. Si jamais je fus fou, maintevant je suis domptc. DON 47. Anomsiu, adj., soumis, respec-| 2. ADonc, anoncas, ado., lat. an tunc, tueux, humble. Breu fers pus ApomxIva Chanso, P. Bamxosp Ricas xovas : Be volgra. Je ferais en peu de temps chanson plus respectueuse. 48. AnowesGan ; ADOMESAR, 2., appri- voiser. Ivan, Que fo 'l premier © Anomasser auxel, BERTRAND DE Pants px ROUERGUE : Guerdo. Ivan , qui fat le premier qui apprivôisa oiseau. Qui jove dona vol amar, Trop gen la deu Apomzscan. P. Vipas : Neu ni gel. Qui veut aimer jeune dame, la doit apprivoiser très gentiment. Part. pas. Com l’anstor qu’es pres en l’aranh, Qu'es fers tro s’es ADOMxs3ATz. P. Vrpar : Neu ni gel. Comme l’antour qui est pris au filet, qui est sau- vage jusqu’à ce qu'il s’est apprivoisé. | ASC. FR. Par La doacour de donis nourrissement Saprivoisist mainte beste sauvage, S'adomesche. | Eusracuz Drscuamrs , Poés. man., fol. 20. Ir. Addomesticare. DONC, ponc, Doncas, ado., lat, ruxc, alors, donc. Cam es velz, Donc estai bonaiment. | Poëme sur Boèce. Comme il est vieux, alors il est bonnement. Dosc venc saïnz Peire e sainz Laurenz, Et an faiz bos acordamens. Le xowEz px MonrauDos : Quant tuit. Alors vint saint Pierre et saint Laurent, et ont fait bqns accords. Le voncas pograte veire maus ciris ajumpnatz. Gurzcauxwes vx TupxLa. Là vous pourriez voir alors maints cierges allumés. asc. 78. Robert ki dunc ert reis de France. Juste Saine ala tant musant, Dune arière à dunc avant. Roman de Rou, +. 7333 et 7190. Dunkes lo comencièrent ses pères et sa mère à eschernir. Trad. des dial. de S. Grégoire, Mist. litt.t. XILI, p. 10. Car. Doncs. AnC. xsr, Doncas. anc. 17. Dun- qua. tr. mon. Dunque. IT, DOR 13 alors. On plus d'autras beutatz remir, ADoxcx vos am mas e nus desir. G. Maoner : Atresten. Où je contemple plus d’autres beautés, alors je vous aime et vous désire davantage. Quan lo bosc reverdeya.. Apoxcas ieu reverdey. BG. Rues : Lanquan lo. Quand le bois reverdit.… alors je rererdis. Substastiv. Ans que la mortz me sobrevenge… Car penedensa del Anoncx No val a Parma quatre jonex. Forquet nx Mansnicr : Senher Dieus. Avant que la mort me survienne... car la péai- tence de l’alors ne vaut quatre jones à l’ême. Tab cilh que s0 al anoncas nsb en aquel siguc. Liv. de Sydrac, fol. &. Tous ceux qui sont à l’alors nés en ce signe. Ado. comp. Das avoux en Lay. Liv. de Sydrac, fol. 00. Dès alors en là. T * AMC. ra. Adunc jura k’il les prenreit. Mas 5 France, t. Il, p. 350. Estans adonc à Paris. Mangeant le poure peuple selon la cous- tame d’adonc. Monsraxzer, t. 1, fol. 72 et ga. ARC. CAT. #donchs, anc. 17. Adunche. re. mon. Adunque. | DORE, s. m., cruche, vase. Loc. pro. Tan vai lo noncx a l'aiga Tro que l’ansa lai rema. B. Cansowez De Mansnirze, Coblas triadas. Tant va la cruche à Veau jusqu’à ce que l’anse demenre là. ° Proverbis es comus que tant vay lo nonc a l'ayga tro que se trenca. | V. et Vert., fol. 86, Le proverbe est commun que tant va la cruche à l’œau jusqu’à ce qu’elle se brise. 2. Donc, s. f., cruche, cruchon, bocal. Laissi gran cuba per dore E ydrie per panoa ponca, Gavaunax Le Viux : Lo mes. Je laisse grande cuve pour cruche et jarre pour petit cruchon. Saumada de poncas, que son orjols, dona ana DORCA. Cartulaire de Montpellier, fol. 107. 10 74 DOR un cruchon. ANC. Cat. Dorca. DORMIR, punut8, v., lat. ponmine, dormir. Los hueills te claus per ponurn. Deuves DE PRapes, Aus. cass. Tient les yeus clos pour dormir. Greu conqnier hom ben terra eu puxuE«. BentTranD px Bonn : Gent fai uostre. Difficilement on conquiert bien terre en dormant. Quar Diens ponx que ve lar solia. La cuevazren Du Tempse : fra e dolor. Car Dieu dort qui avait contume de veiller. Substantiv. E 1 trop velbar e 1 panc ponwins. DOR Une charge de cruchons, qui sont pots à cau, donne | /, Donmipon , s. m., lat. DORMITORIEA, dortoir. S'en intret al nonwrpon tot suau. ParLoxena. 11 entra au dortoir tout doucement. Jasso e dormo en un ponmi:pon.. Far pon- MIDOR nou. Te. de 1319. Doar, t. CXXXIT, fol. 338 et 339. Ils couchent et dorment en même dortoir... Faire un dortoir neuf. axc. ra. Cloistre y fit faire e dormoir, Celier, quisine e refreitoir, B. pe Sauwre-MauRrE, Chr. des ducs de Norm., fol. 76. - aAnc. CAT. Dormidor. Anc. ssr. Dornutor. rer. Dormitoro. AasauD DE Manuxix : Dons genser. | 5, Donmironi, s. m., lat. ponmITORI A, Et le beaucoup veiller et le peu dormir. Part. prés. Prov. À volpilh DORMEx Non entra grilh en boca ni eu den. E. Carner : Tot mi plai. A renard dormant il n’entre grillon en bouche ni en dent. anc. ra. Treske io dorn, ma bache esprent. Lai d'Haveloc, v. 297. car. sr, pont. Dormir. rr. Dormire. a. Donmurcos, punairzos, adj., dor- meur. Me preiavats qu'ieu no fos ponmriLos, Enans velhes tota nueg tro al dia. Ginau» ps BonxuiL : Rei glorios. Vous me priies que je ne fusse pas dormeur, mais que je veillasse toute la nuit jusqu’au jour. Car per seinhor nuauILLOS No voill iatrer en guerra ni en conten. BEnTuAND DE Bonn : Gent fait nostre. Car pour seigneur dormen je ne veux entrer en guerre ni en dispute. axc. zsP. Donniloso. ronr. Dormiläo. rr. Dor- miglions. * 3. Donminon, s. m., lat. nponæwrron, 8. Anonma, dormeur. Seingner, lo gap que faits lo ser Vos oblidon clh poanmipos. dortoir. El poaurron: d’aquela glyeia. Cat. dels apost. de Roma , fol. 108. . Au dortoir de cette église. cAT. Dormitori. nar. roRT. 1r. Dormitorio. 6. Donmicro, s. f., lat. ponmrro, som- meil, repos. Sia la poamicro del malaate sobre la sieu dos. Trad. d'Albucasis, fol. 63. Que le sommeil du malade soit sur le sien dos. — Engourdissement. Sent en aquel loc del pe ponærcto et for- migament. Eluc. de las propr., fol. 96. Il sent en ce lieu du pied engourdissement et fourmillement. ssr. Dormicion. rr. Dormisione. 7. Donurran , v., lat. ponxirane, som- meiller, dormir. Part. prés. Donurran, dormen, vellan. Cartulaire de Montpellier, fol. 174. Sommeillant , dormant, veillant. CAT. «sr. PORT. Dormitar. rr. Dormitare. ADURMIR, 7., endormir, sommeiller. Asonmec si En la falde de la donsela. F. de sainte Enimie, fol. 33. S'endormit ae giron de la damsciselie. Anc tan susu no m’Ancaxr. DOR Fig. Fay lo Anonmin ou son peccat. F. et Vert., fol. 71. Le fait emdormir en son péché. Son vere çs tan freg que tot membre ret ADORETT et ses sentiment. . Æluc. de Las propr., fel. 24o. Son venin est si froid qu’il rend tout membre en- dormi et sans sentiment. Part. pas. La nueg, quan mi sui ApüRwrrs. B. px Vanravoun : Pel dols chant. Le nuit, quand je me suis endormi. Loc. Am Dieu s’es AnonM:1T els gantz celestials. F. de S. Honorat. | ll s'est endormi avec Dieu dans les joies célestes. CT. ANC. ESP, Adormir. Ir, Addormire. g. ExDoanis, ENDUnAuIR, v., endormir. Per pauc de joi no m'axpuaxi. GavauDAs Le Vieux : L'autre dia. Peu sen fallut que je ne m’endormis de jois. art. pas. Clauxi mos huelhs, fas un sospir, En sospiran vau xNDORITz. AnnAUD DE Maui : Dons genser. Je clos mes yeux, fais un soupir, en soupirant je vais exdormi. Fig. Mas la gleisa esta tan xxpunaurpa, Que de passar negus homs non covida. B. Gavcxze : Ab grans treballs. Mais l’église demeure si endormie, qu’elle ne con- | ‘ vie personne de passer. ArC. ra. * À tant s’est endormis od cest parpeusement. Roman de Horn , fol. 5. tr. Indormire. 10, Aconponanr , %., endormir. Part. pas. Qant srai acoxpon m1. P. Rocren : Dousa amiga. Quand je serai endormi. 11. Ewrseponnin, v., sommeiller, réver. Part. pas. Tan l’am de bon coratge C’ades soi xRTRAaDORMIS. Pcœnex D'AUVERGNE : Ben s tengut. Je l'aime de si bon cœur que je suis toujours révant. DORN, s. m., morceau, darne. Ditz benedicite e pres son nonx. Roman de Gerard de Rossillen , fol. 76. Dit bénédieité et prit son morceau. DOR Ges per s0 no m pnesc partir àn ponx, Si mi ten pres s'amors e m'enliama. B. px VenTaADOUR : Be m'aa. Pour cela je ne puis point m'en séparer d’une darne, tant son smour me tient prisonnier et m'enlace. PORT. Dorna. 75 DORS, nos, s. m., lat. ponsum, dos, derrière. * Hen doss gibbas el nons. Eluc. de las propr., fol. 241. Ont deux bosses au dos. E ’ls mans detras la pos liar, Roman de Jaufre, fol. 73. Et lier les mains derrière le dos. Fig. Martella sb s0 martell sobre nostre pos, e "11 nos farga. .F. et Vert., fol. &4. Martelle sur notre dos avec son marteau, et il nous forge. Anc. car. Dors, dos. ns». pont. Dorso. tr. Dorso, dosso. 2. Donssan, ., rosser, bâtonner. Part. pas. Ansie lo.juzien que totz los tes- timonis eron ponssars € flagellais per lur mal princep. F. es Vert., fol. 98. Le juif entendit que tous les témoins étaient bdionnés.et flagellés pour leur mauvais prince. 3. Aponsa, adv., en arrière, à rebours. Amors, qu'el fai anar Apousa, Li tol lo talen e 1 trasporta. R. Vmas DE Bezaubux : Unes novas. Amour, qui le fait aller à rebours, lui ôte la vo- lonté et le transporte. ANC. CAT. ddors. 4. Expossar, v., endosser. Lors aubercs s'xxpossxno. Roman de Fierabras, v. 4606. Ils s’endossèrent leurs hauberts. Part. pas. Iscan nos en defors los aabercxs zx possars. Boman de Fierabras, v. 2820. Sortons-nous en dehors les hauberts endossés. xse. Endosar. pont. Endossar. 5. Trasnossa, s. f., fardeau, endosse. Sas espatias semblon Traaspossa. P. Canpixaz : D’Esteve. Ses épaules semblent endosse. Le 96 DOT DRA Fig. De trop mala TraDOssa , DRAC, s. m., lat. naco, dragon. Roms vos cargaiz. Tant qu'el naac ac devorat G. Fioumpus : Sirventes vuelb. Mot de la gent de la cintat. Rome, voës vous charges de très mauvais far- Fragm. de la V. de S. Georges. nn Tant que le dragon eut dévoré beaucoup de la DOTZ, s. f., source. gent de le cité. Dins les pors de la font. Adonc cant lo paacs si fo mes Eluc. de las propr.s fol. 74. En la roca.... | Dans les sources de la fontaine. F. de &. Enimie, fol. 35. Dors es que Dieus de paradis nostra, Alors quand le dragon se fut mis en la roche. D’aiga plasen benezeit’ e senhads. car. Drag. tr. Draco. Saavert DE G1RONNE : Totz homs deu. C’est une source que Dieu nous tire de paradis, n d’eau agréable, bénie et marquée du signe de la croix. De je À de tots Fig. En lieis nais de totz bes la pors. El menja lo DxAGORS en presmsa ° En elle naît la source de tous biens. Et le dragon le mange en présence de tous. 2. Daacos, s. m., lat. paaconem, dra- Anc, ra. C'est la fontaine, c'est la dois Eyssiron dai DRAGON eã—— Dont sortent tuit li let péchié… dre ati j + apocr. Rome est la dois de la malice. gons énormes sortiren Loc. Mas oor a de naAGox. Fabl. et cont. anc., t. IL , p. 337 et 332. P. VIbaL : Ajostar. 2. Anourz y Se f. » Source. Mais a cœur de dragon. De miech de la peira issira grantz avourz. | 297. Dragon. roat. Dragaë. rr. Drago, dra- F. de 8. Honorat. gone. Du milieu de ia pi sorti de 1 m pierre sortira grande source — Constellation. 3. Doziz, s. m., douril, faucet. Estelas de las quals la uns apelam cap de So que es dedins lo vayssel coven que venga | Dpa1co, l'antra coa. al poziL. Eluc. de las propr., fol. 117. V. et Vert., fol. 85. : Etoiles desquelles nous appelons l’une tête de IL convient que ce qui est dans le vaisseau vienne | drugon, l’autre queue. au dousil, , ° J anc. Fa. Le dosil ou faucet de le tonne. 3. Draconar, s. m., dragoneau, jeune Cout. de Labour. Du Cancz ,t. Il, col. 1664. dragon. | J Drago... el ventre s'engendro los DnA 4. Apozirxas, v., percer, doisiller. x nl ns ° | ne Part. prés. Fig. - Eluc. de las propr., fol. 277. Pacis l’hubriro ab lansa lo lairier, Dragon.….au ventre les dragoncaux s'engendrent ApoziLzLan aquel santz pimentier. des œufs. Marrax ERMENGAUD, Épttre à sa sœur. . Puis avec lance ils lui oavrirent le côté, doisillant | 4° DaaGunTra, s. f., lat. pRacoNTEUm, ce saint piment. estragon, serpentine. Part. pas. El filh de Dieu que fo avoztruarsz Draeurxrx es herba ab hasta vayra a guira Cant ab lansa ubertz fo son costatz. | de colobre et semlant a drago, per que es Marne EnancauD, Épftre à sa saur. | dita DRAGUnTRA et segon autres serpenñtina. Le fils de Dieu qui fut doisillé quand son côté Eluc. de las propr., fol. 206. fat ouvert avec la lance. L'estragon est herbe avec tige verditre en guise ANC. PA. de couleuvre et ressemblant à dragon , par quoi elle Puis à bouillons fameux le faysoient doisiller, | Que la cœur de la chambre admette telle prescrip- tion. cat. Pruxcripcid. ‘zsr. Prescripcion. ronr. Prescripoäo. 1?. Prescrizions. 15. RESCRICH, ?. M., rescrit, ordonnance. Non obstant... ausçnrca tonsentit. Statuts de Provence. JoLEM, t. M, p. 432 Mpnobstant.….. rescrit accordé. car. Reserit. asp. ronr. Rescripto. 1r. Rescritte. 8. lat. RESCRIPT AN » 16. Sopasscaiure, écrire avant, tionner. Part. pas. SoBausCrIUT a tot dewizement. Tit. de 1198, Arch. du Roy. Toulouse, J. 328. Susmentionné à toute division. SOBRESCKIRE, V., au-dessus, susmen- 160 ESC Ayssi cam es s0BREsCu1G. Cout. de Moissac. Dumaicz, Fey- lite Ainsi qu’il est susmentionné. car. Sobrescriurer. user. Sobrescribir. PORT. Sobreescrever. 1x. Soprascrivere. P. 9 17. SOTZESCRIURE, V., lat. sSURSCRIRERE, souscrire. Lo deu senkbar per els, 30 es s0Tz=sCRIUR=. Trad. du Code de Justinien , fol. 3. Le doit signer pour eux, c’est-à-dire souscrire. La molher consentisca o sorsmscarvs. Tit. de 1244. Doar, t. CXXXIV, fol. 68. Que la femme consente ou souscrivs. Part. pas. Soscarrr de nostra propra ma. … Tit. de to. Jusrer, Hist. de la mais. de Turenne, | p- 136. Souscrit de notre propre main. Maestre Robert notari sorznscartr. Tit. de 1284. Arch. du Roy. J., 30f. Maître Robert notaire souscrit. Auc. ra. Nons ne poons pas sousescrire ne seignier la présente chartre pour la penne qui tramble en nostre main ponr la maladie. Roc. des Hist. de Fr., t. XII, p. 290. car. Subscriurer. nsp. Subecribir. ronr.Subscre- ver. 17. Soscrivere, sottoscrivere. 18. SorzescaIPTIO, SUBSCRIPTIO, SUS- SCRITIO, 5. f., lat. susscR1iPTIO, sou- _scpÜon, sigoature. Que aquela sorzsscairrt10 no valhe. Ti. de 1244. Dos? , t. CXXXIV, fol. 68. Que cette souscription ne soit pas valable. Am susscarrio del sien nom. Leys d'amors, La Lousère, p. 48. Avec souscription de son nom. Aquesta suascatrrio de ma ma. Tit. de 1352. Dour, t. XLIVW, fol. 36. Cette signature de ma main. cat. Subseripciô. usp. Subscripcion. ronr. Subscripcäo. 1Tr. Soscrizione, sottoscrizione, 19. TRANSCAIURE, 2., lat. TRANSCAIBERE, transcrire. | Las dichas cartes rRANsCAIss1 de mot e mot. T'it. de 1266. Dour, t. LXXIX, fol. 43. Je transcrivis lesdites chartes de mot à mot. Part. pas. Substant. Continens lo raAnscarUT de anas letras. Priv. conc. par les R. d'Angleterre, p. 9. Contenant la transcription d'unes lettres. ESCUELH, rSCUEYLL , «. ESC car. Transcriurer. xsvr. Transeribir. poar, Transcrever. 1r. Trascrivere. 20. Conscarprio, s. f., lat. CONSCR1PTIO, répartition, état d'impôt. Totas las coxscatrrios e las petitios publi- cas el senhava. Cat. dels apost. de Roma, fol. 83. Il signait toutes les répartitions et les demandes publiques. ESCRUTAR, v., lat. scaurani, recher- cher, scruter. Al notari que ab el xscaurTanA. Statuts de Montpellier du Xnux° siècle. Au notaire qui recherchers avec lui. car. Escrutar. xsv. Escudrinar. Pour. Escratsr. rr. Scrutinare. a. Escauprapon, s. m., lat. scauTatos, qui recherche, qui poursuit, scrutatenr. Escaurranon de la viltat dels payres en los filhs tro en la tersa e en la quarta generacion Hist. abr. de la Bible, fol. 3. Poursuivant la honte des pères dans les fls ju- qu’à la troisième et à la quatrième génératios. x$p. rOnT. Escrutador, rr. Scrutatore. ESCUDELLA, s. f., lat.scurecLa, écuelle. Ano no i remas aur ni ergen, Copa ni xscUD=LLA. Roman de Jaufre, fol. 120. Il n’y resta oncques or ni argent , coupe ni écuelle. Eu fort «scupaLca erosads. Dunes px PRAPES, dus. cass. En forte écuelle creuse. car. Escadella. xsr. Escudilla. ronr. Escadels. rr. Scodella. a, Escupzraa, v., vider l’écuelle, dis- poser des choses. Part. pas. loc. Que venguesses quant er xsCUDELAT. T. pE G, RAINOLS £T DE SA DAME: Auzir engei. Que vous vinssies quand l’écuelle sera vidée. car. ÆEscudellar. xsr. Escudillar. rr. Sœ- dellare. m., lat. sco- puLus, écueil, roc. Donavau am ponches et am pics sas l'ascuetit. V. de S. Honorat. Donnaient at ec pioches et avec pics sur l'écscui. ESC Corsari sarrasi qu’ estavau aplatat Els rscuuz1s de la mar. F. de S. Honorat. Corsaires sarrasins qui étaient cachés aux écuei/s de le mer. Fig. Sant Honoraz la deslivrada, E gardet de ta mal zscUzxL1L La vescomptessa de Mergaell. F. de S. Honorat. Saint Honorat l’a délivrée , et garda de si écueil la vicomtesse de Melgueil. auc. car. Escoll. mer. Escollo. rontr. Escolho. mr. &oglio. ESCULPIR, ?., lat. scuzrzne, sculpter, graver. Comandet qu'om sscurts…, el mur o en la paret. Fetz una letra d'aur sscurpn. Cat. dels apost. de Roma, fol. 110. Commanda qu'on gravée... sur le mur ou sur la mauvais Fit sculpter une lettre d'or. Part. pas. Am las estorias xscur.ptpas. Cat. dels apost. de Roma, fol. 200. Avee les histoires gravées. QT. ss». PORT. Escuipir. 17. Scolpire. 2. Scucpruna , s. f., lat. scurpruna, sculpture. Ab torn pren figura o scuzrruna. Marme... ha... per razo de sa durezra, a pendre scuzrruna et poliment dificnltat. Eluc. de Las propr., fol. 19 et 190. Avec le tour prend figure on sculpture, Le marbre... a..., en raison de sa dureté, difficulté à prendre sculpture et polissure. Car. mr. PORT. Escultura. rr. Scultura. ESCURA , s. f., écurie. Lanxirz, p. 57, dit qu'écurie vient de l’ancien allemand scaun, stabulum animalium. Li palhier, Escunas © boals. G. Riquies : Als subtils, Les greniers à paille , écuries et étables à bœufs. 2. Escuara, s. f., écurie. O a Prscuara o al busl dels dichs habitants. Charte de Gréalou, p. 100. Ou à l'écurie ou à l’étable à bœufs desdits habitants. Ir. Scuderia. It. ESC 16! ESCUT, s. m., lat. saurum, écu, bou- chier. Qu’en sion traucat mil xscur. BraraAnD px Bonn : Lo coms m'a. Que mille boucliers en soient percé. Per elms ni per xscurz fendre. P. DE Bussiexac : Sirventes. Pour beaumes et pour écus fendre. Pig. Non es als mas xscur d’enjan. Nar De Mows : Al bon rey. N'est autre que bouclier de tromperie. . Sill qu’el mon dezemparat an, Et de bona fe fan zscur. | G. Riquier : Karitat. Ceux qui ont abandonné le monde, et font bouclier de la bonne foi. Orazo es bon zecur. V. et Vert. , fol. 86. Oraison est bon écu. Loc. S' ieu agues virat l’xscur. ‘ BERTRAND D’ALLAMANON : Tut nos. Si j’eusse tourné l’écu. L’sscur e’1 basto vuelh rendre, E m vuelh per veucut clamar. B. px LA Fox : Leu chansonets. Je veux rendre l’écu et le bâton, et je veux me proclamer pour vaincu. M fetz sscur de son ric mantelh. AnnauD Daniez : Douts braits. Me fit écu de son riche manteau. AC. ra. L'escut aviranerat tei. Anc. tr. du Ps. de Corbie, ps. 90. Pren escud e hanste. Anc. tr. des Ps., ms. n° 1 ,ps. 34. cat. Escut. ner. ronr. Escudo. 1r. Scudo. 2. Escur, s. m., écu, monnaie. Escurz de Fransa que fet batre lo rey Charles. Tarif des monnaies en provençal. Écus de France que fit battre le roi Charles. Tr. Æscut. xsr. ronr. Escudo. re. Scudo. a. EscuDI=R, ESCUDER, ESCUIER, SCU-— DIER, $. M., écuyer, sergent. Uns joves zscuprzns l’ avis despieuxellada. V. de S. Honorat. Un jeune écuyer l'avait dépucelée. Guillem era anat a sparvier sb un xscutsn solamen. F. de G. de Cabestaing. Guillaume était allé (chasser) à l’épervier avec un écuyer seulement. 21 162 ESL Ni vollias esser chavallers avant qu'sscupans. Trad. de Bède, fol. 80. Et ne veuilles être chevalier avant qu’écuyer. À Johan Fornel, xscupren del comun. Tit. de 1428, Hist. de Nimes, t. LI, pr., p. 226. À Jean Fournel , sergent de la commune. Si troba un cavalier o un scuprzn. L'Arbre de Batalhas, fol. 246. S’il trouve un chevalier ou un écuyer. Loc. Servirs qu’om no guazardona Et esperansa bretona, Fan de senhor escunren. B. pe Venranoun : La doussa. Le servir qu’on ne récompense pss et espérance bretonne , font d’un seigneur un écuyer. AC. CAT. Escuder. sr. Escudero. ronr. Kscu- deiro. 17. Scudiere. 4. Escupan, v., couvrir d’un bouclier, faire bouclier. Fig. Domna qui d’autra s’ sscupa. Ux TROUSADOUR ANONYME, Coblas esparsas. Dame qui d'autre se fait bouclier. AnNC. CAT. Escudejar. nsP. ont. Escudar. 17 Scudare. ESGLENDILLAR (s°), v., s’égosiller. E"1 rossignols s’&s@LENDILLA . RausAuD D'ORANGE : En aital. Et le rossignol s’égosilis. ESGUIRAR, v., déchirer, égratigner, estropier. Desromp son vestir et xs@UrRA sa cara. V. de S. Honorat. Décbire son vêtement et égratigne sa face. Part. prés. Escuraaxr et baten. V. de S. Honorat. Déchirant et battant, 2. Escume, adj., déchiré, estropié. L'uns es casntz de roea, l’antre xseutz’e rancs. V. de S. Honorat. L'un est tombé d’une roche , l'autre (est) estropié et boiteux. CAT. Esguerrar. ESLABREIAR , a., tomber, dégénérer, se délabrer. Fig. Tant nszanas À chascus en bas, cant s’ esleva plus alt. ESM Greument sorte a las virtus, © ses trebail KSLADRRIAM als vices. Trad. de Bède, fol. 35 et 44. Chacun tombe d'autant plus en bas, qu’il s’élère plus haut. Nous surgissons difficilement aux vertus, et nons tombons sans effort aux vices. So que mov d'ergoil ssLABAuIA tost. Eschivar devem qu’ el bes, que es e nos, non LSLABREIA ON vizi. Trad. de Bède, fol. 36 et 42. Ce qui part d’orgueil tombe bientôt. Nous devons éviter que le bien , qui est en now, ne dégénère en vice. car. Esllabissar. ESLANEGAR, v., tomber, descendre. Part. pas. Son nsLamaGar, cracificant de re caps lo filh de Dieu. . Trad. de PÉp. de S. Paul aux Hébreux. Ils sont tombés, crucifiant derechef le fils de Dieu. Per la vous xsL1AwgGADA ad el d’ aquesta ms- niers. Trad. de la 2° éptt. de S. Pierre. Par la voix descendus à lui de cette manière. AnC. CAT. Eslenegar. ESMAI, s. m., émoi, souci, chagrin. Sostener Los paubres en lor gran xsmar. J. Estèvz : Planhen. Soutenir les pauvres dans leur grand émoi. Per qu’ ieu deuris Morir dira e d’xsxat. Pons DE CAPDUETL : Qui per. C’est pourquoi je devrais mourir de tristesse et d’émoi. Longa promessa m' es zasmAYs. Jonpan DE BonEIx : Non estarai. Longue promesse m'est fourment. ANC. FA, N'avez-vous point de vos subjects esmoy? Du Beczary, fol. 64. CAT. Desmay. ssr. Desmayo. ronr. Desmaio. IT. Smago. 2. Esmaran, EsmAGcar, v., chagriner, troubler, épouvanter. Tot quant aug ni vei lo cor m° xsara. B. Zone: : Mont. Tout ce que j’entends et vois me chagrine le cœur. ESM Pois chascas s’ encoreilha Del antruiï joi e s# xsmaïA. B. 2x Vsntapoun : Ara non. Pois chacun sattriste et se chagrine de la joie d'autrui. Dis Ihi: No l'asmaeas. Liv. de Sydrac, fol. 14. Loi dit: Ne t'efreyer. Per que =sMAGAS vos ? Hist. abr. de l’anc. et du nouv. Test., fol, 35. Poarquoi vous troublez-vous? Part. pas. Magres si te et afanatz, E tot jorn estai 26MAGATZ. Dxupss pe PRADES, dus. cass. 1 se tient maigre et fatigué , et tout le jour il est tronblé. : asc. ra. Dist li: Ne t’esmaier de rien, Ge te conseillerai molt bien. Fabl. et cont. anc., t. IL, p. 95. Nus fins amis ne se doit esmaier Se fine amors le destrait et maistroie. Le Ro: 2x NavanRx, chanson 21. Et de cela plus ne nous esmayons. CLkuzsr Manor, t. II, p. 195. Et ne s'esmoye fors de tirer esguillettes, faire ballades, icelles chanter. Les quinse joyes de mariage, p. 15. Si farent moult esmaié. Vizzz-Haunouix , p. 44. aT.xsr. Desmayar. ront. Esmaiar. 1T. Sma- gare. ESMAUT, 5. m., émail. ESM 163 Pense bien prendre d'ici en avant les grands aigles avec les émérillons. CAT. Esmerenyÿ on. zsr. Esmerejon. »onar. Ks- merilhâo. 17. Smeriglio, smeriglione. 2. Esxiaze ,s. m., émérillon. Esxtarx roen pus soven Lars pes qu'autr ausel. Deupss pz Paanes, Aus. cass. Émérillons rongent plus souvent leurs pieds qu'autre oiseau. . Falcos voladors, Esxsrazzs prendedors. Ginavp DE Sauonac : Esparviers. Faucons agiles , émérillons preneurs. 1T. Snerlo, ESMEUTIR , v., fienter, rejeter les hu- meurs, les excréments. Si vostr” ausel sanc asMzUTrIS... S’es tan serrat que xsMzEUTIR Non puesc, el volets garir. Daupss px PRADES, dus. cass. Si votre oiseau fente du sang. S'il est si resserré qu'il ne puisse fenter, et vous le voulez guérir. ancC. FR. Se lève, crache, esmeutit et se mouche. Henat EsTIeNNE, Apol. pour Hérodote, t II, p.532. Journellement vous falloir... ang clystère aultrement ne poviez-vous esmnewtir. Rasstais, liv. IV, ch. 67. Ir. Smuguere. Danima, t. II, p. 346, dit : zswarro, | 2. EsmeuTipuna, s..f., fiente. émail, pris de l'allemand scwuxzzax. âriatret en las cambras qu’ eran peuches am flors, E d'asur e d’asmAUTr e de manutas colors. V. de S. Honorat. Alors il entra dsos les chambres qui étaient peintes avec fleurs, et d'azur et d’éme.si/ et de maintes Car. Esmalt. sp. poar. Esmalte. 17. Snaito. ESMERILLO, s. m., émérillon. Esnaar1Lo son de tres puisas. , Deures px Pnanrs, Aus. cass. Emérillons sont de trois sortes. Loc. prove. Cuia ben penre d'aissi enan Les grans aiglas ab los zsuxarzaos. BenaTaanD nx Bonn : S’ieu fos. Si vostr’ auzel ha poiridura, E par be a l’xsuauripuna Que fera es e corrompude. Dropxs px Paapss, Aus. cass. Si votre oiseau a pourriture, et cela peraît bien à la fente qui est mauvaise et corrompue. AXC. FR. Comme ane erondelle eust jeté de son esmeut sor lai. AuxoT. Tr.de Plutarque, œuv. mél., t. 1, p. 405. ESMOFIDAR, »., se moucher, chasser les humeurs par les narines. Totz ansels pueis que a pepids, Mal manja e mal ssmortpa. Deu»xs ps Paapes, dus. cass. Tout oiseau lorsqu'il a la pépie, mange mal et chasse mal les humeurs par les narines. 164 ESP ESMONDEGAR, v., rompre. Elles... xsmxompxca si lo col. V. de Guillaume de Cabestaing. Elle. se rompt le cou. ESPALEGE, s. m., traversée. Arriviey en Irlanda al cap de alcuns jorns de xsrALEO«. Peniisos, Voy. au Purg. de S. Patrice. J’arrivai en Irlande au bout de quelques jours de traversée. ESPANDRE , zxranpax, v., lat. zxPan- DERE, épandre , répandre. Guerra vol c’ om sanc sspAnDa. BEenrranp De Box : Gent fai. Guerre veut qu’on répands le sang. En on moment si zzpan d’orien entro occi- den. Eluc. de las propr., fol. 119. En un moment elle se répand d’orient jusqu’en occident. Merces vol, e Dieus o manda, Que hom son aver zsranpa. P. CanpinaL : Jhesum Crist. Merci vent , et Diea le commande, qu’on répande s0n AVOIr. Com la nivol que s' xsrax C el solels en pert sa raia. La couresse DE Dis : Fin joi. Comme la nuée qui s’épand de manière que le s0- leil en perd son rayon. S’ xsPAxDo per los membres et per las venas. Liv. de Sydrac , fol. 35. Se répandent par les membres et par les veines. Fig. Ans que’l freidora s'xspAx Da. B. pe VENTADOUR : Lanquan vey per. À vant que la froidure se répande. Pus la cogossia s’ zsran. Mancasaus : Pus s’enfulleysson. Puisque le cocuage se répand. — Divulguer, Tal talent ai qu’ el digua e que l’ asranpa. BERTRAND DE Bonw : D’un sirventes. Tel désir j'ai que je Le dise et le divulgue. Substantir. N Per que m play mont lo laurarsel’xspanDaus. GAVD DE CaLANsOK : Los grieus. C’est pourquoi le louer et le divulguer me plaît besucoup. axc. »R, Et li vins par terre espanduz. Rec. des Hist. de Fr., 1. III, p. 263. Cil que on apèle Alexandre ESP Recuilli por partot espandre : Tot ot, tot prist et tot dona. Fabl. et cont. anc., t. ILE, p. Go. Cume Eve sui espandus, Anc. trad. du Psaut., ms. n°1, pe. 21. anc. CAT. Espandre. rr. Spandere. 2. ESPANDEMENS, EXPANDIMENT, S$. M. épanchement, expansion, effusion. L’zsPanpzuxns del sanc non es pas comdu solament a martire, Trad. de Bède, fol. 8r. L'effusion du sang n’est pas comptée seulement À martyre. Loc. pro. Lengua d'ergolios, zsPAm Damas de sanc. Trad. de Bède, fo]. 35. Langue d'orgueilleux , épanchement de sang. ExPAnDIMEnT d’esperit pels membres. Eluc. de las propr., fol. 77. Expansion d'esprit per les merabres. 3. EspanDin, ExPANDIR, v., étendre, développer. La msyre de Dieu pres ,1. toalha que Vero- nica portava en sa testa, et zsPanDis la davan la cara del sieu filh... et aytautost demostret s’ i la emagena de la cars. Roman de la prise de Jérusalem, fol 2 La mère de Dieu prit un linge que Véronique portait sur sa tête, et l'éfendit devant la figure de son fils. et aussitôt s’y démontra l’image de la figure. Ve vos la ora venguda que seretz asras- DrTs... en las terras. | Trad. du N.-Test., S. Inan, à. 16. Voici l'heure venue que vous seres répandu. sur les terres. L’oriflau sia ‘sramnis. Roman de Fierabras, v. Hoi. ” Que l’oriflamme soit déployé. Part. pas. Gran sanc asrandrr. F. et Vert., tol. G Grand sang répandu. : — Épanouir. Vey ssranpra la bruelha. - B. ps Venxenac: Hueymais. Je vois épanouir la feuillée. Que fai la flor xspanpra per La planhe. Poxs pe Carpueiz : Leials amies. Qui fait épanoutr la fleur par la plaine. ESP ESP 165 S’xswasbts la folha e la flors dels botos. Aytal bordo son pauzat en cobla solitaria GuizLauxs px TupxLa. et RSPARSA. S'épanouit la feuille et la fleur des boutons. Leys d’amors, fol. 19. Del rozier la roaa s” xsPANDts. De tels vers sont posés en couplet solitaire et Saaven: Du Giaonsz: Del mon. | ‘pars. Du rosier la rose s'épanouit. axc. ra. Et d’esparjer le sien contre sa néces- Part. pas. Que las fuclhas de tot sio xxrax- sité. DIDAS, Trad. de S. Bernard. Montraucon, bibl. ms., Eluc. de las propr., fol. 220. p- 1389. Que les feuilles entièrement soient épanouiss. car. Espargir. asr. Ksparcir. pont. Espargir. Fig. Ets roz’ xsPAnDIA. IT. Spargere. Panicon : Verges. . sind Vous êtes rose épanoute. 6. EspansiO, EXPARCI0, 5. f., lat. SPARSIO, asc. 8, Et que la rose espanisoit. dispersion , effusion. Roman du Renart, t. 1 ,p. 5. Croisses ainsi qu’un lis dansun pré fleurissent, Alors qu’au poinct du jour tout blanc s’espa- Taur... escampa... las harenas, et per aytal LSPARSIO entre autres animans es ardent. Far sobre la cara sxrancro d' ayga ab nissant. vinagre. Ronsann, t. II, p. 1292. Eluc. de las propr., fol. 259 et 85. Leurs doux regards font espanir les roses. Le taureau... disperse.. les sables, et par cette Prem, Œuvres de Desportes , fol. 299. dispersion est ardent entre les autres animaux. asc. sp. Espandir, Faire sur le visage effusion d’eau avec vinaigre. * (4 e 2 s 7 e Q A) rsione . k ExPansiu, adj. , épanouissant, qui mer. Esparsion. re. pa fait épanouir, expansif. 7. Esransiu, adj., dispersant, dissémi- Lats.…. es. de flors xxrawsiva. nant, dispersif. Eluc. de las propr., fol. 120. Vens... es. de polvera zsPaRsru. Le lumière. est. expansive des fleurs. Eluc. de las propr., fol. 134. is, Erpansivo. Le vent... est. dispersif de la poussière. 5. Esrançan , sspansan, v., lat. sancane, | 8. DisPensio, pisprncio , 5. f., lat, pis répandre , épandre. PERSIO, dispersion , dissipation. La pel del peitz li romperetz, Per la prspansro de la apostema. E sus el sanc l'asranszaxrs. | Trad. d'Albucasis, fol. 33. Deupes DE Paanes : Aus. cass. Par la dissipation de l’apostème. Vous lai rompres la peau de la poitrine, et vous Als-elegits cstrants de la psracio de Pons. jai répandres le sang dessus. Trad. de la 17° épit. de S. Pierre. Fg. Vas motas partz MO sen 28PAnC, Aux dus étrangers de la dispersion de Pont. GavauDan LE Vixux : Lo mes. car. Dispersiô. sr. Dispersion. ronT. Disper- Je répands mon sens vers plusieurs parts. säo. 17. Dispersione. Pos tan val, caiatz vos qui s’ zasPARGA , Anxaun Dantux : Si m fosamors. | perser, dissiper. Puisqu’il vaut tant, vous imaginez-vous que mou | Pars. pas. Non es DISP&AGUT. ferme vouloir s'épande ? Trad. d'Albucasis, fol. 33. Part. pas. E1 fuecs d' amor s’es tant zsrans. Il n’est pas dissipé. RAmomp px Mina var : Selh que de. car. Dispergir. xr. Dispergere. Le feu d'amour s’est tellement répandu. Aissi col boissos no fon ars, 10. Dispxas, adj., lat. pispansus, dis- Sitot lo foc y fon xsrans. persé, épars. Goi FoLquer : Escrig trop. Ajustar tot so que denan era escampatz € Ainsi comme le buisson ne fut brûlé, quoique le| ;:spgns. feu y fût répandu. Leys d’amors, fol. 1. 166 ESP ESP Réunir tout ce qui auperavant était répandu et| ESPARVIER, s#. m., épervier. épars. caT. Dispers. usP. PORT. 17. Disperso. 11. Esrarpaznar, ®., éparpiller, étendre, propager. Fig. Pus tan s’ asPARPALmA 10 plegs. Ginaup pr BonneiL : Qui chanter. Puisque la dispute se propage autant. caAT. Esparpillar. sp. Desparpajar. 17. Spar- pagliare. 12. Esparpazu, 5. m., éparpillement, dispersion. Vuelh fassam d'els tal xsrAnraArzx… Dieus s0s enemicx abas, E fnesa d' els talh xspanpalx, On tots los vensa e ‘is trebalh. B. pe VEN ZENAC : Iverns. Je veux que nous fassions d’eux telle dispersion. Dieu abet ses ennemis, et qu'il fasse d'eux telle dispersion, qu’il les vatuque et les tourmente tous. ESPANEIS , espanes, adj., espagnol. Bos cavals e corsiers et asPANE IS... Sus fortz muls embladors e ssrAns. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 50 et 5r. Bons chevaux et coursiers et espagnols. Sur forts mulets allant à l’amble et espagnols. ac. ra. Li bouton sont d'or espanois. Roman du comte de Poitiers, v. 133. AnC. CAT. Espanes. ESPARGNAR, v., épargner. Sens xsPARGNAR creatura alouna. Car aqui no se ssrAnGwaava home ni fema. Chronique des Albigeois, col. 13 et 95. Sans épargner aucune créature. Car là ne s'épargnait homme ni femme. — Favoriser. EsrAnGnan... avantatjar alcun. Petit Thalamus de Montpellier. MAnTIN, p. 154. Épargner… atantager quelqu’us. ar. Risparmiare, 2. EsPaaNiABLk, adj., parcimonieux, économe. Paoros s’ apela sabi, avars, RSPARNIAELX. Trad. de Bède, fol. 8. Le peureux s'appelle sage , l’avare, économe. Voyez Laisxrrz, p. 7 et 65. Aissi m pogratz tener col fols rete L'xspanvixn fer, quan tem que se desli. Forquer ne Mans£irees : Aitan gen. Ainsi vous me pourriez tenir comme le fou retient Pépervier sauvage, quand il craint qu'il se délie. D’ sspanviERs © d’austors. T. vx R. px VAQUEIRAS ET DE COINE : Seingner. D'éperviers et d’autours. ‘ Loc. Par allusion au prix d’une joûle où l’on donnait un épervier. Non si trobet sa par d'Aragon ni d’ Espana; On plus de quatre cents n’avia dins lo vergier, La bella Herenbores enlevet l xspanvirn. V. de S. Honorat. Ne se trouva sa pareille d'Aragon ni d’Espagne; où plus de quatre cents y en avait dans le verger, h belle Heremborc enleva l’épervier. Fo faich seigner de la cort del Puoi Saints Maria e de Dan L’ &sPARVIER. V. du Moine de Montaudon. Fut fait seigneur de la cour du Puy-Sainte-Marie et de donner l’épervier. Prov. Me tenon plus que callas =sPanvres. P. VipaL : Drogomas. Me craignent plus que cailles épervier. Ans vol guerra mais que cailla xspanvizns. BERTRAND DE Bonx : Mies sirventes. Mais veut la guerre plus qu’épervier la caille. caT. Esparver. sr. Sparviere. ESPASME, s. mn., lat. spasmus, spasme. Per siccacio e per sspasms de nervi. Trad. d'Albucasis, fol 3. Par desséchement et par spasme de nerf. caT. Espasm. us». PORT. Espasmo. 17. Spasmo, spasimo. ESPACI, ESPASSr, RSPASI, ESPAZT, $. M, lat. sparium , espace , intervalle. Anem aissi a Miralhes, hon ha grant zsrassi. PurLomens. Allons ainsi à Mirallas , où il y a grand espace. Fig. Els non avian mas .x.jorns d’esrasL. V. d'Arnaud Daniel. Ils n'avaient que dix jours d'intervalle. Vaquet anant, estant et rstormant, per lo xspact de .r11t. jorns. Tie. de 1438. Hist. de Nîmes, t. LI, pe., p. 26. 1] vaqua allant, restant et retournant, pendant l'es- pace de quatre jours. ESP ESP 167 Espasr de .xx. diss. Arbalesta e croc e carrels et nsPALLIETRAS. Statuts de Montpellier, de 1204. Ord. des Rois de Fr., t. IX, p. 610. Espace de vingt jours. Arbalète et croc et carreaux et épaulières. L'aspass del temps. tr. Spalliera. Trad. d'Albucasis, fol. 1. L'espace du temps. 3. Esrarus, adj., large d’épaules. asc. ra. Qui avoit esté longue espace malade. Dos homes. Moxwsrarzer,t. I, fol. 84. Esracus, grans et poderos, Car cil à qui Dieu donne espace De mantenent fes apelar. De vivre tant qu'il ait sa grâce. F. de S. Georges. Jeux pe LA Fonrarns, lu Fontaine des Amou- Deux hommes... larges d'épaules, grands et vi- . Teur, ve 18r. goureux , il fit appeler incontinent. Par l'espace de six ans que je fa en sa com- car. Espatllut. paignie. | Jornvize, p. 2. ESPATUM, s. m., lat. sparhax, spatule. CAT. Espacx. ser. Erpacio. ronr. Espaço. 17. Aquesta es la forma del asrarux. Spano. Am xsparux subtil del qual aquesta es la 2. Espacios, adj., lat. spaTiosus, spacieux. | forma. En loc. be KePACros. Trad. d'Albucasis, lol. 12 et 15. Telle est la forme de la spatule. Terra es Flac. de Las propre, fol. 7éet178. | Avecunespatuls âne da laquelle la forme es calloci. pen spa ESPAUT, s. m., défaut, faiblesse. ar. Espacios. xs». Espacioso. PORT. Espaçoso. Mas trahits sui si cum fo Ferragutz, rr. Spazioso. Qu’ a Rotlan dis tot so maior xsPAuT, , Per on l’aucis. 3. Espassan, lat. spartan’, promener, RasauD ps VAquernAs : D’amor no m. dissiper, disperser. Mais je suis trahi comme fat Ferregès, qui dit à Per zspassan l’ira e ls dolor Rolaud tout son plus grand défawt, par où il le tua. C’ ai dins mon cor. , , B. CaRsON&L : Per espasær. 2. EspauTan Des troubler, agiter, tour- Pour dissiper la tristesse et la douleur que j'ai menter. dens mon cœur. Comenset ad xsPauran et ad enueiar. asc. Car. asp. Æspaciar. oBT. Espaçar. 17. Trad. du N.-Test.,S. Marc, ch. 14. Spazsare. Il commença à se troubler et à se chagriner. Part. pas. Batutz, feritz e mal menatz ESPATLA , mspaLLa, s. f,, épaule. pe E diversament HSPAUTATE. Voyez Dexia, t. III, p. 73. V. de S. Honorat. Sas asPATLAS semblon trasdosss. Battu , frappé et mal mené et diversement tour- P. CanprmaL : D’Esteve de Belh Mon. | menté. $es épaules semblent endosse. Non siatz xspAUTATZ en neguna causa dels Qui a l’esquina largua e las zsrazLas. aversaris. Liv. de Sydrac, fol. 127. Trad. de l'épft. de S. Paul aux Philippiens. Qui a l’échine large et les épaules. Ne soyez découragés en sucune manière par les El portet en la crotz a sas xspaTLas 108] sdversaires. Dostres ts. , Trad. de La règle de S. Benoît, fol. 15. | ESPAZA , rspana, s. f., épée, espadon. Îl porta en la croix sur ses épaules les nôtres péchés. Ab xspaza ni ab lansa. ar. Espaille. sr. Espaida. pont. Kspaldoa, B. px Venranoun : Tuit sels que. espalda. rr. Spalla. Avec épée et avec lance. 2 Soven ferez d’aspana e de coutel. 2. ÉsPazztevea 9 Se fs ép aulière, parte P. Bremomb Rrcas novas : Tant fort, de l'armure qui défendait les épaules. | Frappez souvent d’épés et de couteau. 168 ESP Correc li dessus ab l’zsraza. V. de Guillaume de Cabestaing. Lui courut dessus avec l’épée. L’abbat, que vic que .hac trayta la ’srassa, auec abrassar l'autar de gran paor que ac. PKILONESA. Labbé, qui vit qu’il eut tiré l’épée, alla embras- ser l'autel de la grande peur qu'il eut. A l’en las ancas donat De P xspaza un colp de plat. Roman de Jaufre, p. 2. Lui a donné sur les hanches un coup de plat d'épée. Fig. Car ilh seran 1h’ xspasa el campios de la fe. Liv. de Sydrac, fol. 23. Car ils seront l’épée et le champion de la foi. Loc. E'I marques que P xspaza m ceis. RamsAUD DE VAQUEIRAS : No m’ agrad. Et le marquis qui me ceignit l’épée. No fezes colp d’ sspaza ni de lansa. T. »'Arsenr Marquis 87 DE RAMBAUD DE VAquXIi- RAS : Ara m digats. Vous ne fites coup d’épée ni de lance. axc. rn. Touz les avons mis à l'espde. JoiNvILLE, p. 103. CAT. Espasa. xsr. ronT. Espada. tr. Spada. 2. Espans. m., épée. Saber podetz qu’ ab los zsras Romprem la preyss’ e °l cap e’l mas. GAVAUDAN LE VrEux : Senhors , per los. Vous pouvez savoir qu'avec les épées nous rom- provs la presse et La tête et les mains. ANC. CAT. Espaa. 3. Espazera, s. f., petite épée, espa- zette. — Fig. en terme de fauconnerie. Las tres penetas Que nos apelam xsPAZETAS. Deupes DE PRADES, Aus. cass. Les trois petites plumes que nous appelons espa- settes. caT. Espaseta. rs. Espadilla, espadita. 4. EspazaDa, s. f., coup d'épée. Anc tan bella xsparADA Non cuit que hom vis. T. p'Areat DE PEGUILAIN , DE B. nD’AUREL er p’Auzens Ficena : Anc tan. Oncques je ne pense qu’on vit si beau coup d’épée. xsp, Espadada. tr. Spadacciata. ESP 5. Esparren, s. m., homme d'épée, garde. El azordenet que s0s 2sPasrxns l’aucises. Cat. dels apost. de Roma , fol. 85. Il ordonna que son garde le tuit. 6. Espazan, v., armer de l'épée. Part. S’ieu no soy el segle garnitz ni nspazats, Vuelh o esser de Dieu. Izann : Digues metu Si je ne suis au siècle équipé ni armé de Peper, je veux l'être de Dieu. 7. Espanan, v., tuer avec l'épée, enfiler. Donas ardre e barons pendre E pacelas xsraDan. Huouxs ps S.-Cre : Canson que. Brüler les dames et pendre les barons et tuer avet l'épée les puéelles. Part. pas. Jac el sol, totz estendutz Et xsPaDAT coms grapaut. Roman de Jaufre, fol. 63. Gtt sur le sol, tout étendu et enflé comme cr paud. 8. Espanxran, v. , brandir l'épée. Qu’ el cel ns«PaDaLra E que se met a cella. P. CanprnaL : Un sirventes trametrai. Qui brandit lépés vers le ciel et qui se met en selle. ESPECIA , SFECIA, 5. f., lat spacies, espèce, division du genre. Li logicia. prendo ssracrA coma plus espe- cial que gendre , coma homs, leos. Espxcra es elementals, s0 es literals con- positios. Leys d'amors, fol. 139 et 4{. Les logiciens.… prennent espèce comme plus spé ciale que genre , comme homme, lion. Espèce est élémentaire , c'est-à-dire Littérale co® position. La tersa ePsctA, que es incurabla. Eluc. de las propr., fol. 88. La troisième espèce, qui est incurable, CAT. asp. PORT. Especie. IT. Spetie. 2. ESPECIAML, SPECIAL, adÿ., lat, SPECIAL, particulier, spécial. Per sspzcrac don. V, de S. Honorat. Par don spécial. ESP Tog li... bsro que ero ses amies nspactacs V. de Pierre Vidal. Tous les. berous qui étaient ses amis particuliers. Procuradors sPxctazs de mos senhor d’Arma- gnac. Dit. de 1378, Hist. de Languedoc, t. IV, pr., col. 355 Procureurs spéciaux de mon seigneur d’Armagnac. Exceptios generals et specraLs. Te. de 1202. Doar, t. LXXIX, fol. 73. Exceptions générales et spéciales. Adr. comp. La cauza, tan be en goueral com AN RAPRCIAL. V. et Vert., fol. 6. La chose , aussi bien en général comme spéciale- ment. asc. sn. Que tu m'otroies espécial part et pla- nière en touz les biens que tu feras. Jouve, p. 156. Car. zs?. PORT. Æspecial. 1r. Speciqle, speziale. 3. EsPRCIALMENS, SPECIALMENS, Gdp., spécialement, particulièrement. Esraciazmuss els articles et els ponbs de la fe. V. et Vert., fol. 102. Spécialement aux articles et sux points de la foi. Honrer lo devon totas gens, Mas domnas sPECIALMEuz. F. de S. Honorat. Toutes gens le doivent honorer, mais les dames spécialement. asc, rR. Espéciaiment vileins séremens ct hé- résie fai abatre à ton pooir, Douteront les privez, les estranges, de mes- prendre vers toy, espécialment tes pers et tes barons. Jornvizre, p. 156. ct. Espectalment, sr. ronr. Especialmente. tr. Specialmente, spezialmente. 4. SrecrricaTioN, s. f., spécification. Per obligansas generals sensa sPECIVICAT10N. Statuts de Provence, Boux, p. 227. Par obligations générales sans spécification. cat. Especificaciô. nsr. Kspecificacion. rorr. Especificacäo. 17. Specificasione. 5. EsPRCIFICAR , ESPECIFIAR, SPECIFICAR, v., lat. spacrricane, spécifier. Per 2sPaCrrICAR, expondre e declarar. Leys d'amors, fol. 118. Pour spécifier, exposer et déclarer. IL. ESP 169 No los me cal xspncrrran. Brev. d'amor, fol. 50. Ne me les faut spécifier. Part. pas. En la manieyra aspactrtcapa. Dit. de 1424. Hist. de Languedoc, pr., t. IV, co). 426. En la manière spécifiée. Puescan esse... interpretadas e spaCrr1cA Das pel jage del senhor. , Charte de Grealou, p. 124. Puissent être... interprétées et spécifiées par le juge da seigneur. CAT. Esp. FORT. Especificar. rr. Specificare. 6. SrRCIFICAMENT, ado., spécifiquement. Declaradament et srxciricamenr. Tît. de 1266. Doar, t. LXXIX, fol. 47. nonciativement et spécifiquement, CAT. Espectficadament. xs». Especificadamente. ronT. Especificamente, rr. Specificamente. ESPECIA, s. f, épice. Qui manje, per mais beure, Ésracras, no per mielhs vieure. Brev. d’amor., fol. 130. Qui mange épices pour boire davantage, non pour mieux vivre. Ayga.… flayran... las xsrncras d'Orien. V. et Vert., fol. 78. Eau... sentant. les épices d'Orient. CAT. ASP. PORT, Éspecta. 17. Spezie. 2. Esrxcr, s. m., épice, drogue. Non lar tenon pro emplastres.. Ni”’ls bos zspacis. UX TROU»ADOUR ANONYME : Dieus vos salve. Ne leur tiennent profit emplôtres., ni les bonnes drogues. 3. Espassran , s. m., épicier. Suy ssrzssrus trop bos. RatwowD D'Avienonx : Sirvens suy. Je suis très bon épicier. AMC. CAT. Especier. nse. Especiero. vont. Es- pecieiro. 17. Speziale. 4. ESPRCIAYRE ; KSPECIADOR , ESPESSIADOR, s. m., épicier. A Johan Baron, ssPecravaz de Nemse, per .v1. torchas de lui compradss. Tit. de 1428, Hist. de Nimes, t. LI, pr., p. 227. À Jean Baron, épicier de Nîmes, pour six tor- ches de lui achetées. 23 170 ESP Jacme de Rodes, xsPECIAYRE. De l’escala del dijous son =sP£sSIADORS. Ad ssPscraAnons. lo portal de Billon. Cartulaire de Montpellier, fol. 103, 45 et 44. Jacques de Rhodes , épicier. De la troupe du jeudi sont epiciers. Aux épiciers.…. le portail de Bilhon. Talbandier De drap o asP£CIADOR, Joglars d'esturmens o cantor. Brev. d'amor, fol. 32. Tailleurs de drap ou épiciers, joueurs d’instru- ments ou chauteurs. 5. Despessien, s. m., épicier, dro- yuiste. Be sera bos lo metge e ricx lo vxrxsstens. Izaan : Diguas me tu. Bien sera bon le médecin et riche le droguiste. 6. EsPRCIARIA, ESPESSIARIA , ESPECIAIBIA ;, s. f., épicerie. Tenran lo méstier d'aspassranta. Cartulatre de Montpellier, fol. 129. Tiendront le métier d’épicerie. Tota ssPsCraIRIA pagua dex et oeit deniers. Tit. du xuie sièc. Dot, t. LI, fol. 151. Toute épicerie paie dix et huit deniers. — Magasin d'épices. Gran odor de noblas especias com en una ESPRCIARTA. Cat. dels apost. de Roma , fol. 200. Grande odeur d'excellentes épices comme en uue épicerie. ANC. CAT. &sP. Especieria. ronT. Especiara. 17. Spezieria. ESPECT ACIO, s. J., lat. EXPECTATIO, attente. Per la no certanedat de l’aspacracro, Trad, de Bède, fol. 42. Par la non certitude de l’attente. AnC. R. Accourut tont le voisinaige eu expec- tation de veoir. : RADELA1S, liv. III, ch. 24. car. Expectaci6., use. Expectacion. ronr. Ex- pectacäo. 1T. Aspettasione, ESPELH , esrtELn, s. m., lat. sPrCuLum, miroir, glace. Anc tan bel no s vi en FsPELH. P. RaïmonD DE TOULOUSE : Pos vezem. Jamais si beau ne se vit en miroir. ESP Si s mirava en zsraLs, No s prezaria nu aguilen. Prsnax D'AUVERGYE : Chantarai. S’ilse mirait en miroir, il ne se priserait un frait d'églantier. Fig. Apres ells devon esser miralh et nsriaia, que tots los autres s ĩ devon mirar. V. et Vert., fol. 97. Après ils doivent être miroir et glace, vu que tous les autres s’y doivent mirer. Loc. En que totz hom pot penr' zsPzrs. G. Ocrviga D'AnLes, Coblas triadas. En qui tout homme peut prendre miroir. ANC. CAT. Espill, xs. Espejo. rontr. Espelho. IT. Specchio. a. SPECULACIO, 5. f., lat. SPECULATIU, spéculation, action de regarder, de considérer. SrxcuLACIO o contemplacio.. Fasga…. fo mont d’xsP£CULACIO et contemplacio, quar Moyzes la terra de promissio d’ el previzia. Eluc. de las propr., fol. 22 et 150. Spéculation ou contemplation... Le Phasga… fut un mont de spéculation et contemplation, ar Moïse de lui prévoyait la terre de promission. car. Æspeculaiô. xsr. KEspeculacion. pont. Especulacäo. xr. Speculasione. 3. EsPeCULATIU , adj., spéculatif. Entendement sPRCULATIU. Eluc. de las propr., fol. 22. Entendement spéculatif. car. Especulatiu. nsr. pour. Especulativo, 17. Speculativo, specolativo. 4. SPEcuLAR, adj., lat. sprcuLaniS, spé- culaire, transparent. La peira dita sPxCULAR es de sa natora…. Cors sratuzan et polit.. Transparent et srs- CULAR. Eluc. de las propr., fol. 194, 120 et 135. La pierre dite spéculaire (le talc) est de sa m- ture... Corps spéculaire et poli. Transperent et spéculaire. ANC. 2sp. Especular. ESPELHAR , v., expliquer. Voy. Jusr. Lirs., epist. 44 , ad Belgas. Comtet Ihi son dol, e Ihi xspxz Cum a mort, ab sas mans, lo franc donrel. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 105. Lui conta son deuil , et lui erplique comment il a tué, avec ses mains, le frane damoisel. ESP Vec vos del vers la fi Qu’ En Grimoartz vos xsPa1u, Qu’ ab joi lo las el’afina, Si’s qui be 1 chant ni l’ xsPzzma. G. Rupee :'Lanquan. Voici la fin du vers que le seigneur Grimoart vous explique, vu qu'avec joie il lPenlace et l’afine , telle- ment il est (celui) qui le chante et l'explique bien. ESPELIR , »., faire éclore. Lo coa el sablon e }’ sauts. Naturas dalcus ausels. Le couve dans le sable et le fait éclore. Lo closc del hnon fol ventre precios De la Verge que pueys P huon xsraz tic. Marrez Enuznçaup, Éplitre à sa sœur. Le coque de l'œuf fut le ventre précieux de la Vierge qui puis ft éclore l'œuf. asc. rR. Quei icel fu put espeleir K'en vostre buche vei ardeir? Grorrnoï Gama, Roman d’Haveloe, v. 293. ESPELOFIR, »., chouriffer, hérisser. Part. pas. Cant lo drac vi cazer soa sauc, Brama e sailh de ranc en ranc, Etes se totz 2sPELOrITz, Cant sen qu'en aysi es ferits. V. de sainte Enimie, fol. 35. Quand le dragon vit tomber son sang, il crie el aute de chute en chute, et il s’est tout hérissé, quand il sent qu’il est ainsi freppé. ESPERA , s. f., lat. sphxna, sphère. Segon la forma de l’xsrans. V. de S. Honorat. Scion le forme de la sphère. À lsspzna celestial. Brev. d'armor, fol. 38. À la sphère céleste. Mais de gromantia sai tots los esperimens, Las sortz e les asrxras e los desviamens. P. ps Conntac: El nom de. Var. Mais de nécromancie je sais toutes les expériences, les sorts et les sphères et les déviations. À semblansa d’aspzna 0 de cercle, Eluc. de las propr., fol. 105. À ressemblance de sphère ou de cercle. car. sr. PORT. Æsfera. 1r. Sfera. 2. Euvsran:, 5. m., lat, Axmisphæuiam, hémisphère. Fa en nostre amysran: tan loncs jorns. Elue. de las propr., fol. 122. Fait en votre hémisphère si longs jours. ESP 171 car. Hemisferi. use. Hemisferio. ronr. Emis- ferio, hemisferio. xx. Emispero, emisperio. ESPERAR, »., lat, spanane, espérer. Mas sasos fon qu’ el maïor don d’amor Voli’ om mais ssPsnar que tener. H. Bauer : Pus lo dous. Mais le temps fat où l’on aimait mieux espérer que tenir le plus grand don d'amour. Doncs sai ieu ben que mi dons ten las claus De totz los bes qu’ ieu aten ni asren. Benrucen DE PALASOL : Tan m'abelis. Donc je sais bien que ma dame tient les clefs de tous les biens que j'attends et espère. Cum per Illyrici partes berbarieas srxna- AETUR incursus. Loi 25 du Code Théodosien. Simus erga... bilares et homeristas sPsazuus. PÉTROnNz. Quan trob negun que m’zasrsr, Mort o viu, l’aven a cazer. P. Vipac : Pus uhert. Quand je trouve quelqu'un qui m'attend, mort ou vif, il lui arrive de tomber. Volia que asrzazssax l'autra compeyuha que devia venir. PmiLonNEnA. Voulait qu'ils attendissent l’autre compagnie qui devait venir. Part. pas. Tau lonc temps l'ay nerrnar E uueg e jorn planh e plorat. V. de 5. Alexis. Je l'ai attendu si long-temps et plaint et pleuré nuit et jour. Prov. Trop car compra qui xspzna. V. et Vert., fol. 81. Trop cher achète qui attend. Subst. Pero xsPznaR fai la flors Tornar frag. Forquer px ManseiLe : Mot i feta. Pourtant attendre fait la fleur devenir fruit. CAT. sr. PORT. Esperar. rr. Sperare. a. Esrrn, s. m., espoir, attente, retard. Donc, s’ aissi muer, que m val mos bos zsprns? AnrauD DE ManutiL : L’ ensenhamens. Donc , si ainsi je meurs, que me vaut mon bon espoir ? Vers Dieus, on es mos xspzns. G. RiQuIEn : Aissi quon es. Vrai Dieu , où est mon espoir. 172 ESP Loncs zsPzss a manhs plags destorbatz. G. Avuzman : Non pot esser. Long retard a troublé maints plaids. Loc. Vostra beutatz on ai mes mon zsrza. Lx mois pr MORTAUDOR : Aissi com. Votre beauté où j'ai mis mon espoir. 3. EsrznansA, 5. f., espérance. Espznans an tuit li meillor. Focquer ps MAnsEiLLe : Si cum sel. Tous les meilleurs ont espérance. El deu metr’ xérxraxsa en Dieu. L’Arbre de Batalhas, fol. 144. D doit mettre espérance en Dieu. Loc. Prometes mi bon’ zspznAwsA. AnsAuD Ds Masueit : Dona genser. Promettes-moi bonne espérance. Per qu’ es fols qui, ses fermansa, Met en amor s’ xspznAnsA. B. px Vanrapoun : Tnit sels que. C’est pourquoi est fou qui , sans assurance, met en amour s0n espérance. — Espérance bretonne. Allusion à l'espoir qu’avaient les Bre- tons du retour d’Artus, qu'ils croyaient n'être pas mort et devoir reparaître parmi eux. 8' il plai qu’ ab lieis no m fos L' aspxnansa dels Bretos. G. Faïmir : Com que mos. S’il lai plaît qu'avec elle ne fut pour moi l'espé- rance des Bretons, Servirs qu’om no guazardona Et sspxnaxsa bretona Fan de senher escudier. B. ne Venrapous : La doussa vots. Le servir qu’on ne récompense pes et espérance bretonne font d’un seigneur un écuyer. — L'une des vertus théologales. Las tres vertutz theologicals, que so fe , cari- tatz, ESPKRANSA. Brev. d'amor, fol. 5. Les trois vertus théologales, qui sont la foi, la charité , l'espérance. cat. Ésperansa. xsr. Esperanza. ronT. Espe- ranca. IT. Speranza. 4. Espzna, s. f., attente, retard. Ay fag tan long’ asrzana ESP Que aysi m degues morir. ° RamsauD D’OnAnGs : Una chansonets. J'ai fait si longue attente qu’ainsi je duxe mourir, Non hi vaeill gaire d’xsPzna. Deunes px PRADES , dus. cass. Je n’y veux guère de retard. — Terme. En luoc de far usuras Fan baratas ad zepzna. Brev. d'amor, fol. 125. Au lieu de faire usures ils font marchés à terme. CAT. Esr. PORT. Espera. 1T. Spera. 5. EsPkRAMEN, s. m., espoir. leu no mi vuel de vos dezesperar, Ans ai en vos mon bon zsPrRAMEN. P. GaaDtnaL : Un sirvente. Je ne me veux désespérer de vous, mais j'ai e vous mon bon espoir. AEC. &sP, Esperamiento. 6. Espraarmz, s. m., qui espère, qui attend. Si de vos dizetz que m desesper, Dona , no sai de qui m sis sPnatrns. Bxaznora DE PALAsoL : Bona domns. Si vous dites que je me désespère de vous , dame, je ne sais de qui je sois espérant. D’aitan say ben aspxnaran. PIERRE D'AUVERGKE : Gent es. D'autant je suis bien espérant. xs. Esperador, 7. Dasesprnan, v., lat. pxspmuse, désespérer. Qui essenia lo covers ses suavetat plus pot lo pzsxsrznan que chastiar. Trad. de Bède, fol. 30. Qui enseigne le convers sans bonté le peut pis: désespérer que corriger. No vos qual pazxspznan. Mancasaus : À le fontana. Ne vous faut désespérer. De las domnas mi pusasrme, Jawais en lor no m fiarai. B. DE VENTADOUR : Quan vei la landeu Je me désespère des dames, jamais en elles je ve me ficrai. Per grau mal nulhs homs no s passsres. P. Rocixas: Non sai don. Pour grand mal nul homme ne se désespère. ESP ESP 173 Com se deia per tan paszsrzxaas. ANC, CAT. Descsperança. anc. asr. Descspe- G. Fair : Tot atressi. ransa. 17. Disperansa. Qu'on se doive pour tant désespérer. D dé e Part. pas. No vaelh paszspanarz languir, 10. DasnsPenario , 5. f., désespoir. . Axxaup px Manurrz : Dous genser. DasssranATios es grans peccatz que Dieus ayra molt. Tots bom que sera pres en pusxs- PERATIO sera damphats. Liv. de Sydrac, fol. 128. Désespoir est graud péché que Dieu hait beau- coup... Tout homme qui sera pris eu désespoir sera darmné, Tomber en lo peocat de pssEsranacto. V. de S. Flors, Doar, t. CXXIII., fol. 255. Tomber dans le péché de désespoir. car. Desesperaciô. usr. Desesperacion. ronr. Desesperaçilo. rr. Disperasione. 11. DEsPERAMEN , s. m., désespoir. Dires lo secrez de son amic es DESPRRAMESS d’'arma. Je ne veux languir désespéré. Sabst. Se aucis esperitalmens coma passsPtnar. V.et Vert., fol. 13. Se tue spirituellement comme désespéré. Fig. Es arbres senes razitz De tot frug nasssrznarsz. G. Riquien : Aissi pert. Est arbre sans racines désespéré de tout fruit. car. ssP. PORT. Desesperar. rr. Disperare, 8. Desuspen, s. m., désespoir. Mains peccadors fai pasasPans morir. T. x R. ps Vaquxinas &r DE Coinxs : Senher Coines. Le désespoir fait mourir maints pécheurs. Trad. de Bède, fol. 95. Loc. Car trop tarzar en domney es folhia, Dire le secret de son ami c’est le désespoir de Que mans amicx ne ven en psszsPxa. lême. GuilLauwx DE Monraomacour : No sp. . , , Car trop tarder en gslanterie est folie, vu que | 12- Dasrnss, adj., désespéré, désespé- meint amant en vient en désespoir. rant, désolé, désolant. Sai plus pasrzns asc. Car. Desesper. Per sobramar, Que naus que vai turban per mar, Destrecha d' ondas e de vens. 9. Dasxspanansa, s. f., désespoir. Com viurai, ieu que tan coral sospir Fes nueg e jorn ab gran naszsPxnansa ? Ginaup DE Bonnet : Quan lo fregs. Huouxs ps S. Cyr : Tres enemics. Je suis plus désespéré par excessivement aimer, Comment vivrai-je, moi qui fais nnit et jour tant | que nef qui va errant par mer, pressés d'ondes et de de soupirs de cœur avec grand désespoir ? vents. Lo segon peccat contra lo Sant Esperit es Sera mot fers, DESESPERA SA. Mot angoyssos e mot pusrzns. V.. et Vert., fol. 10. Los XV signes de La f del mon. Le second péché contre le Saint-Esprit est déses- Sera très rude, très angoisseux et très désolant. por. E'lbs cardenals elegiro lo papa coma per ESPERIT , sPEnIT , 5. m., lat. SPIRITUS, DEZSSPERANSA. Cat. dels apost. de Roma, fol. 154. Et les cardinaux élurent le pape comme par déses- poir. Loc. Ella se mes en DasrsPznANsA. V. de Guillaume de Balaun. Elle se mit en désespoir. asc, pa. Plains de doleur et de désespérance. Eustacsx Drscsamps, p. 88. Car je Les vy près de désespérance. Déposition de Richard II. Rous fa en tel désespérance. B. x Sais Trz-Maune, Chr. des ducs de Norm. fol. 25. esprit, âme. Adoncx s’en vai mos EsSPERITS Tot dreitamen, dona, ves vos. AnxauD px Manuxiz : Dons genser. Alors , dame, mon esprit s’en va tout droit vers vous. De totz selhs qn’ en terra Au bos zsPEniTz. GEanonpe DE MONTPELLIER : Greu m’es. De tous ceux qui , sur la terre, ont bons esprits. Eu zsspxarr de Dieu. Comptet com follet marrit Emportavan son zsPEntT. V. de S. Honorat. 174 ESP ESP En esprit de Dieu. Conta comment Îles méchants follets emportaient son éme. À tant Pesperit rendit. Vigiles de Charles VII, t. L, p. iai. Dur d'esperit, desnué d'espérance. CL. Manor, t. 11, p. 12 CAT. rit. usp. Espiritu, ronT. Espinito. nr. Liv. de Sydrac, fol. pr. pire ‘ PTE 9 P' Est esprit et est chose si subtile qu’il ne se peut voir, Es msP£RITZ e es tan sotils causa que no si pot veyre. 2. ÆESPIRITAL, ESPERITAL, ESPIRITAUS, — Ce qui produit le mouvement et la] adj., lat. spraiTuazis, spirituel, im- sensibilité dans les êtres animés. matériel. Algus ssPsn1T£ per movement dels quals los Quar la nostra anima es un miralb asri- sens et las virtutz sensitivas si reglo.. Lavetz| narrar. es dit pels phiricias xspxarr vital. Eluc. de las propr., fol. 13. Eluc. de las propr., fol. 20. Car notre âme est un miroir spirituel. Aucuns esprits par le mouvement desquels les sens ° ⸗ —— et les u, se règlent. Quelquefois 1e DR Qui . a de | esprit » qui montre de est dit par les médecins esprit vital. l esprit. Aissel jorn mi sembla Nadsus Qu'ab s0s bels huels ssriarraus M esgarda. B. ve VrnNTaADoUR : Chantars no. Ce jour où elle me regarde avec ses beaux veus — Troisième personne de la Trinité. Lo segou peccat contra lo Sant Espanir, V. et Vert., fol. 10. Le second péché contre le Saint-Esprit. Els .vix. dos de Sant Esrxarr. spirituels, me semble Noël. Brev. d’amor, fol. 5. . Les sept dons du Saint-Esprit — Soufllant , aspirant. _. Enamps li dis: Non temer, Maria Coforta la virtat RsP1RITAL O espirativa. Car lo Sant Esrzarr es en ta companhia. Conforte la —— à exp su v. La nobla Leyczon. ° Ensuite il lui dit: Ne crains pas, Marie, carle| __ Eu matière de dévotion. Saint-Esprit est en ta compagnie. Ja soi ieu tos parens caruals — Esprits bons ou mauvais, anges ou E Los parens EsPIRITALS. | démon | Forquer pr ManseiLLe : Senher Dieus. emons. Déjà jo suis ton parent charnel et ton parent s7i- An poder de comandar als malignes zsPxarrz. | ol. Liv, de Sydrac, fol. 9. 1 ida ? Ont pouvoir de commander aux malins esprits. On conquerrem P. Vin — e Loc. fig. En l’asrsarr de suavetat. Où nous conquerrons la vie spirituelle. L'aspzarr de servitat. La fraternitat sPenITAL. Trad. de Bède, foi. 64 et 30. V. et Vert., fol. 57. En l'esprit de douceur. La fraternité spirituelle. L'esprit de servitude. ; . Subst, Senher del temporal e del spsartat. 1e our. peser raubitz en msPanir ayssi co fo Cat. deis apost. de Roma , fol. %6. 3. Paul. Seigneur du temporel et du spirituel. Adorar en EsPa&nt1T et en veritat. F. et Vert, fol. 55 «88. | — L'une des trois personnes de la Tri- Être ravi en esprit ainsi que fut saint Paul. nité. Adorer en esprit et en vérité, Lo Pair’ e 1 Filh el Sant EsrrarraL. ANC. FR, Jeo parlowe et défailleit mis esperiz.., B. px Venzewac : Lo Pair’ e ’1 Filb. Et enscerchowe mon espirit. Le Père et le Fils et le Saint-Esprit. Anc. trad. des Ps., Ms. n°1, ps. 6. L'avénement du Ssint-Esperir. — Spiritueux, liqueur spiritueuse. Join VILLE, p. 90. Per vielhss m'esjsu ESP ESP Que m dan un asrarrau 175 Per as»tAAssto serta. E capos. Ux raousanour anNONYuE : Mot aurai estat. T. pe Ben TRAND ET DE GAUSSERT : Gausbert. Par inspiration certaine. Je me réjouis par les vieilles qui me donnent un | PonT. Espiracdo, expiracdo, rr. Spirarione. spiritsex et des cbapons- . EsPIRAMEN, ESPERIMEN, ASPIRAMEN axc. rn. Par Dieu le père esperital. 7 . ? ’ Roman du Renart, t. 11, p.358. s. m., Souffle, inspiration. Çou samble angles espirital. Si quo”l flamet que, ses tota meizura, Roman du comte de Poitiers, v. 104. Art lo leo ab son ssrnamen. car. sr, PORT. Espiritual. 17. Spirituale. P. De Conrs D'Aoszac : Si quo". Ainsi que le flamant qui, sans aucune mesure, 3. EsPrerraLmanT, adv., spirituellement. | brûle le lion avec son sou/fe. Se aucis zSPIATTALMEXS corna desesperat. — La troisième personne de la Trinité. Se tue spirituellement Je —e 13. El sans Pair el sans Filse’lSans Asrrnauxxs, Vin 7 —33.— | ° Aquestas tres personas son us Dieus solamens. InTT ° P. px Constac : El nom de. Trad. de Bède, fol. 80. Vit spirituellement. —— Père et le int — et 1e Bint-Beprit, car. Espiritualment. sp. ronr. Æspiritual- % — der ons mente. IT. Spiritosamente. tejavon demantenen D’ ayga del Sants Esran1uux. 4. Espenran, 2., réveiller. Trad. de l'Évang. de Nicodème. Per lo somi si pres Karles ad 2spzaran, Baptisaient actuellement de l’eau du Saint-Esprit. Roman de Fierabras, v. 5020. | auc. usr. Espiramiento. 17. Spiramento. Charles se prit à s’éveiller par le songe. . . Aissi com sel que s° xseznT per paor. 8. EsPinATiU, ad/., expiratif. Aime: DE PEGUILAIN : Nulhs hom non. Coforta la virtut esperital o xsPrnATIvA. Ainsi que celui qui s’éveille par peur. Eluc. de las propr., fol. 20. Part. pas, Cant us angels lac asrar. Conforte la faculté soufflante ou exrpirative. PIEnaE D'AUVERGNE : Dieus vera. 9. EspimaR, EsPErRaR , v., lat. zxsprnaRe, Quand un ange l’eut éveillé. . M : asc. mer. inspirer, souffler, animer. Esperté con el suenno Eucaba espantada, L'asParaur d'arma viven. Poema de Alexandro, cop. 3. Brev. d'amor, fol. 56. L'anima d'âme vivante. AC. CAT. ESP. MOD. PORT. Despertar. Si ja fos lai qne Diens m' xsPrngs tan. 5. Espenin, ®., éveiller. G. Fiourmas: En pessemen. De joy cagei marir quan m' asreic. Si jamais je fusse Là que Dieu m'inspirét tant. G. px S. Dinirn : Estat aurai. Mas eras me sen peccaire Je cras mourir de joie quand je m’éveillai. Per joy d’ amor que m' zsPrRA. AEC. ra. Par tut le bois out si grant cri RaïmonD DE MinAVAL : Qui bona. Q'Argentille s’en esperi. Mais maintenant je me sens pécheur par joie Lai d’ Haveloc le Danois. d'amour qui m'anime. Fsveilliez s’est et esperiz. Part. prés. Mas Sauls ancara ssrraaws de las Roman du Renart,t. L, p. 54. menassas. Trad, des actes des Apôtres, ch. 9. 5. Espracro » ESPIRASSIO , #, J. „lat. xx- Mais Saũl haletant eucore des menaces. SPTRATIO , respiration. Per lo bufament de l’xsrtracio al diable. Trad. de Bède, fol. 47. Par le souffle de la respiration du diable, — Inspiration. Part. pas. Lo primiers credo compilatz, Per los apostols 2srrnATS. Brev. d'amor, fol. 144. Le premier CREDO compilé, par les apôtres inspirés. — Expirer, finir. 176 ESP ESP car. Aipiracié. nsv. Aipiracion. ronr. Ai- racäo. 17. Aspirasione. Pasat l'an, xspran tot de tot en tot. Statuts de Montpellier de 1231. L'an étant passé, qu’il expire tout du tout au tout. axC. sn. Et andous ai les espira Que lor empire n’empire. Fabl. et cont. anc., t. LE, p. 5. roar. Espirar, expirar. 17. Spirare. 12. ÂASPIRAMEN , 5. m., soupir, SOUCI Ja laîre no s’ en meta en grans AsSPIRAMESS, Que no m pot esser toutz ni emblatz furtilmens. P. DE Consrac : El nom de. Que jamais voleur ne s’en mette en grands soucis, vu qu’il ne peut m'être ôté ni volé furtivement. 4 10. ResPERIR, %., ranimer, réveiller, ressusciter. Tant qu’ us non a poder Que razos l' apoder aan degram RzsSPERIA. Qu EG. Riquier : Lo mons par. Tant qu’un n’a pas pouvoir que raison lui révèle quaud nous devrions ressusciter. Substantiv. Pueis mi trasail al REsPzta, Obri mos huelhs isnelamen, ArnauD DE ManutiL : Dona genser. Puis je tressaille à l’éveiller, j'ouvre mes yeux rapidement. Trist al RESPERIR. Lo novel Confort. — Inspiration. Tuih ero d’un coratge e æ un ASPIRAMES aspirats. Cat. dels apost. de Roma, fol. 146. Tous étaient animés d’un même courage et d'une même inspiration. 13. AspiRaR, ®., lat. ASPiRARe, souffler, soupirer. Apres que fo formatz, nostre Senher 1b' - 7 per sa grassia, en La care, esperit de Liv. de Sydrac, fol. 15. Après qu’il fut formé , notre Seigneur ]ni souffle, par sa grâce, sur la face, l’esprit de vie. Soven n° Asria. G. Prxnne px Cazals : Eras. Souvent j'en sowpire. Triste au réveiller. Part. pas. Mas ab dous sentir d'un baisar, For’ ieu tost d'est mal aBsSPERITE, B. pe VENTADOUR : Quan lo. Mais avec le doux sentir d’un baiser, je serai bientôt ranimé de ce mal. Axc. ra. Vint à la dame congié prendre, La clique sache, l’ais oavri, La bele dame s'esperi. . Fabl.et cont. anc., t. IV, p. 8. x1. ASPIRATIO, 5. f., lat. ASPIRATIO, as- piration, action d’aspirer l'air. Per virtat d’ela havem AsP1RACIO e respi- TACIO. — Animer. Tau belha nou asrrmar Crist. G. DE CABESTAING : Ar vey qu'en. Uue aussi belle n’anima le Christ. Part. pas. Tuih ero d’un coratge e d' an ampi- ramen ASPIRATE. Cat. dels apost. de Roma, fol. 166. Tous étaient animés d’un même courage et d'u même inspiration. CAT. MSP. PORT. ASpirar. 1T. Aspirare. Eluc. de las propr., fol. 19. Par vertu d'elle nous avons aspiration et expi- ration. — Jospiration. Los establiron per AspinaTi0 del Sant Esperit. V. et Vert., fol. 4. Is Les établirent par inspiration du Saint-Esprit. 14. RESPIRACIO, 5. F., lat. RRSPIRATIO, respiration, expiration. Per virtut d’ela havem aspiracio e nas RACIO. Eluc. de las propr., fol. 19. Par verta d'elle nous avons aspiration et ep ration. car. Respiraci6. xs. Respiracion. ront. Rem raçäo. tr. Respirasione. — Terme de grammaire. Aquesta figura H non es letra... mas nota d'ASFIRATIO. 15. RESPIRAMENT, 5. m., respiration, souffle. Basilic... per von nasPIRAMANT COrTURBP l'ayre. Leys d’amors, fol. 5. Ce signe H n’est pas une lettre... mais une marque d'aspiration. Ses HasPrRACIO qui es H. Eluc. de las propr., fol. 225. Eluc. de Las propr., fol. 250. Sans aspiration qui est H. Le basilic... par sa respiration corrompt l'air. ESP 16. RasPTRATIU, aq;., respiratoire: Las saperflaitatz contrarias als istramens RESPTRATIUS. Eluc. de las propr., fol. 52. Les superfluités contraires sux appareils respiru- toires. 17. Raspinan, v., lat. nesrinane, res- pirer. Aquist sun de la prima conjugeso : revelar, AESPIRAR , etc. Gramm. proveng- Ceux-ci sont de la première conjugaison : révéler, respirer, etc. car. ss. PORT. Respirar. 17. Respirare. 18. INSPRATIO , INSPIBACIO, 5. f., lat. 1N- SPrRATIO , respiration. No sia prohibit de nrsrinacro. Trad. d’Albucasis, fol. 60. Ne soit privé de respiration. — Inspiration. Fig. Per sanctas INSPIRATIOS. V. et Vert., fol. 49. Par saintes {nspirations. car. Inspiraci6, sp. Inspiracion. roRT. Inspi- racäo. 17. Inspirazione. 19. Insprman , V., lat. iNspinARe, inspirer. Sant Esperit... us rNSP1RARA totas aquestas causes. Fragm. de trad. de La Passion. Le Saint-Esprit. vous inspirera toutes ces choses. car. ser. PORT. {nspirar. 17. Inspirare. 20. Espinazm, s. m., lat. sptRacuLum, soupirail. Vi, per sa forsa, rump fortz vayshels quan so ples ses =SPIRAALH. Eluc. de las propr., fol. 227. Vin, par sa force, rompt forts vaisseaux quand ils sat pleins sans soupirail. Fig. Anima es ssrrnacx de vita. Eluc. de las propr., fol. 13. L'âme est le soupiruil de la vie. car. Espirall. xsr. Respiradero. ronr. Espira- dero. tr. Spiracolo, spiraglo. 21. Cosprnario, 5. f., lat. CONSPIRATIO, conspiration. Mals cocelhs e cosPrnarTios. V. et Vert., fol. 9. Mauvais conseils et conspirations. IT. ESP 197 Per cosrtmATI0 fachs contra Loys l’empe- rador. Cat. deis apost. de Roma, foi. 114. Par conspiration faite contre l’empereur Louis. car. Conspiracié. asr. Conspiracion. pour. Conspiraçäo. rr. Conspirasione. 22. Cosrinan, v., lat, conspinane, con- spirer, comploter. Part. pas. La tracio... cOsPrnADa. Cat. dels apost. de Roma, fol. 162. La trahison... conspirée. CAT. m8P. PORT. Conspirar. IT. Conspirare. 23. Sospin, sOsPIRE, 5. m., lat. SuSpInuM, soupir. Mil sosrtas li ren quec jorn per ces. P. Raumoxo DE TouLouse : Si cum seluy. Mille soupirs je lai rends chaque jour pour cens. Sela don ai tal desirier Que mans s0sPrns corals en get. Dxupss px PRADES : Ancmais hom. Celle dont j'ai tel désir que maints soupirs de cœur j'en Jette. Mirals! pois me mireiente, M'an mort li sospra de preon. B. px VenTADOUR : Quan vey le. Miroir! depuis que je me mirai en toi, m’ont tué les soupirs de profond. Be m' agran mort li sospruz. B. px VENTADOUR : Amors e que. Les soupirs m'auraient bien tué, — Exhalaison, évaporation. Las nivols que s0, ieisso del sosrtn de la terra. * Liv. de Sydrac, fol. 6r. Les nuages qui sont, sortent de l’exhalaison de la terre. CAT. Suspir. msP. PORT. S$uspiro. 17. Sospiro. 24. SOSPIRAMEN, s. m., exhalaison, éva- poration. Aysso es per lo sosprnAmex de la terra. Liv. de Sydrac, fol. 46. Cela est par l’exhalaison de la terre. Anc. yn. Que celi seul souspirement Qu’ el premer jour à table fist. Roman du châtelain de Coucy, p. 130. 25. SosPrRAIRE, 5. m., soupireur. Adjectivr. La retraïssos fai trist et sosPIRAIR «x. NMARCABRUS: Auiats del chant. Le récit rend triste et souptreur. 23 178 ESP ESP 26. SOosPIRALE, 5. m., SOUpirail. No es... generacio, per so quer l asrenua Lb' estranitz... ieis del plas pres sosrinazm| NO pot pervenir à la mayre. | que el troba , e aisso s0 las narigolas. | Trad. d'Albucasis, fol. 29. Liv, de Syärac, fol. 104. Il n'ya pas... génération . parce que le sperme ne L'éternuement.… sort du plus près soupirail qu’il peut parvenir à la matrice. trouve , et ce sont les narines. CAT. sP. PORT. Esperma. tr. Sperma. 27. EsPERDALE, 5. m., soupirail. 2. SPanuaric, adj., lat. sPeamaTicus, En Affrica a doss montanhas que s0 ssren-| Spermatique. pazn O boca d’yffern , que no fiuo de dias ni Que ve de humor srxRMATICA. de nuehts d'ardre, e geto trop fer fuoc. Eluc. de las propr., fol. 88 Liv. de Sydrac, fol. 135. Qui vient de liqueur spermatique. Il ya en Afrique deux montagnes qui sont sowpi-| æsp, ronT. Espermatico. rr. $permatico. rail ou bouche d'enfer, qui ne cessent de brüler de jour et de nuit, et jettent un très terrible feu. 3, SPRAMATIZAR , %., éjaculer. . Alcus auzels.. han fort appetiment et leu 28. EnTarsospin, s. m., soupir entre nnarrzo. coupé, sanglot. Eluc. de las propr., fol. 256. Las! mil n° ai faitz xxrRasOsPras e plors. Certains oiseaux... ont fort désir et éjacalent h- G. px Fieurrras : En pessamen. cilement. Hélas ! j'en ai fait mille sanglots et plears. ESPERO, s. m., é peron. 29. Sosriaos, adj., gémissant. Voyez Dexina , t. III, p. 74. Plena de plor e sos»1aoza. Sai far fres et zsranos. | * assio de Maria. Ra1MOND D’AVIGNON : Sirvens sur. Pleine de pleurs et gémissante. Je sais faire freins et éperons. xse. Suspiroso. 1T. Sospirose. Vai brochan lo destrier dels trenchans xsPrao<. GuILLAUME DE TuDELA. 30. Sospinan, v., lat. susprnane, sou- Il va piquant le destrier des tranchants éperons. pirer, pleurer, regretter. Una roda d’usrzno. Dona, genser qu’ ieu no sai dir, Tarif des Monnaies, en provençal. Per que soveu planh e sosp1n. Une roue d’eperon. AnnAUD DE Manusiz : Dona , genser. Loc. Plas avols non chaucet xsrznos. Dame, plus belle que je ne sais dire, pour qui Lawza : Emperador. souvent je gémis et soupire. Plus lèche ne chaussa éperons. Del cor soseraxr preon. Dels zsren0s donavo als destriers sojornatz. Mancasaus : À la fontana. Roman de Fierabras, vw. 2904. Du cœur soupira profondément. Ils donnaient des éperons aux destriers reposés. Per que Frances lo devon sosrrnan. Adv. comp. Quar no i vauc AD esPzno. P. sur la Mort de Robert, roi de Naples. GinauD DE BonniL : À penas sa C’est pourquoi Français le doivent pleurer. Car je n’y vais pas à /a hâte. Part. prés. Tot sosPraanT ella dis. Chanso , vas Balaguier ten vay aD aspruo. Hist. abr. de la Bible, fol. 13. ÂLRERT DE SISTERON : Ab son guar. Tout en soupirant elle dit. Chanson , vers Balaguier va-t’en à la häte. Clauri mos huelhs, fas un sospir, Els trenco AD asPERO En sosrrnAn vau endormitz. Las portas. Anxaup pe Manuri : Dona, genser. R. Vipaz pe BEzauDus : Unas novas. Je clos mes yeux , fais un soupir, en soupirant je Ils brisent vivement les portes. vais endormi. Joglars, no t desconortz CAT. ESP. PORT. Suspirar, 17, Sospirare. E vai t’en D’ asrzso. G. D£ BencuEpan : Joglar. ESPERMA , s. #n., lat. spkRMA , sperme. | Jongleur, ne te décourage pas , et va-t'eu de witesse ESP Que s’en intre n° zsr2no En aleuna religio. . Brev. d'amor, fol. 131. Qu'il s’en entre sans retard en quelque ordre re- ligwux. s axc. ra. Mes suies moi à esperon… Fait s'en Renert de grant randon Tant con il puet à esperon. Roman du Renart,t.1,p. 87 et 112. Li rois i vient à esperont. Roman de Partonopex de Blois, not. 1x , p. 43. — Ergot des oiseaux. Lo gals... porta xsPsnos. Lie. de Sydrac, fol. 116. Le coq... porte éperons. Capo... zsPxnos 0 ’} cazo © torno. ÆEluc. de Las propr., fol. 146. Chapon… les éperons ou lui tombent ou re- toarnent. asc. car. Esperô. xsr. Esperon, espolon. ronT. Espora, esporäo. 17. Sperone, Sprone. 2. ESPERONALH , ÆSPERONAILL , $. m., éperon. Qu’us ses EsPRRONALH Non s esmet els barnatz. GisauD DE Bornritz : Los aplets. Qu'an sans éperon ne s’établisse aux baronnages. ESP 179 Part. prés. Eutont venc zsrxxomax. | Roman de Jaufre, fol. 9. Estout vint éperonnant. axc. rm. Ésperanant s'en vet sa voie. Roman du Renart , t. III, p. 233. Envers la dame esperonèrent, De par le roi la saluërent, Fabl. et cont. anc., t. II, p. 5. AEC. CAT. Esparoncjar. Axc. xs. Espolonear. «sr. MOD. Espolear. ronr. Esporear. 17. Sperorare, spronare. 5. CowrnzsPEnONAR, v., éperonner, frapper de l’éperon. Si m sailh al latæ, E me conrrasPrnona. Ginaup pe Bonuxti.: La flors el. Si me saute au côté, ct me frappe de l'éperon. ESPES, adÿ,, lat. spissus, épais, dense. No ill ten pro ausbercs fort ni aspzs, Si lansa dreit. Ginaup DE CALANSON : À lieis cui. Haubert fort et épais ne lui tient profit, tant il lance droit. Aug lo chan, pel bruelh zsrss, Del rossinhol mati e ser. B. pe VENTADOUR : Bel m' es qu’ ieu. J'entends , par les taillis épais, le chant da rossi- 3. EsPesONADOR, 5. M., éperonneur, | 800! matin et soir. qui éperonne. Sera breus lo cors Als ssPxnowADORS. Gtaaun np BonRnEIL : Ses valer. La course sera courte aux éperonneurs. ir. Spronatore. 4. ÉSPERONAR , 2., éperonner. L’ empersire, ab lo cor al talo, Esrgauner, e sei vil companho, Plas d’ una legua. RausAuD DE VAQUEIRAS : Senber marques. L'empereur, avec le cœur au talon, éperonna, et ses vils compagnons, plus d’une lieue. Tals poing fort et xsPrnoNA Q’ a so caval trop corren. Ginaup px Boanuit : Tals gen. Tel pique fort et éperonne qui a son cheval très courant. Fig. Lay on valors s empren E caritatz 2sPrRONA. P. CanpinaL : L’arcivesque. Là où valeur s’attache ct charité éperonne. Las nivols son tant xsPsssAs en estien coma en ivern. Liv. de Sydrac, fol. 103. Les nuées sont aussi denses on été comme en hiver. L' huelh e ‘l silh negre, xsres. P. Vipa : Fant an ben. Les yeux et les cils noirs, épais. Fig. Fan l'obra asrzssa © dura. Le moinx DE Monraupox : Autre vetz. Foat l’œuvre épaisse et dure. Adyerbial. Las flors naisson plus asrss. P. SALVAGE : Senber. Les fleurs naissent plus épais. Aisso esdeve xspas. Dxubes pe PhADES, dus. cass. Cela advient souvent. caT. Æspes. sr. Espeso. PORT. Espesso. 1r. Spesso. 2. Espressa, s. f., épaisseur. Passero l’xspiessa del boi ramut. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 70. Us passèrent l’épaisseur du bois fourré. à. [4 180 ESP 3. EsPEISSRDAT, ESPESSETAT, £. f., lat. SPIS- saraTem, épaisseur, densité. Tol F aire am sa =SPESSETAT. Brev. d’amor, fol. 30. Eulève l'air avec sa densité. | | Lh’ auzelh volo per l'aire per l’xsreissxnar de lhuy, car l’aires es moltespes... per squesta razo soste los auzels que volo am lo movemen de lor alas.. Vivem per la xsPL1S5xDAT que es en lui. Lie. de Sydrac , fol. 46. Les oiseaux volent dans L'air à cause de sa densité, car l’air est moult dense. par cette raison il soutient les oiseaux. qui volent par le mouvement de leurs ailes. Nous vivons par la densité qui est en lui. 4. Esrexsæuza, 5. f., épaisseur. Per esprysnaga de la urina. Eluc. de las propr., fol. 90. Par épaisseur de l'urine. anc. ESP. Espesesa. 17. Spessezza. 5. EsPessAmMENT, adv., épaissement. So vestitz de pels asPESSAMENT. Eluc. de Las propr., fol. 39. Sont vêtus épaissement de poils. car. Espessament. xsr. Espesamente. ronT. Espessamente. 17. Spessamente. 6. EsprissaR , ESPIEISSAR, V., lat. Spis- same, épaissir, condeuser. La lana tira gran humor De la mar, dont sspxrssa l'aire. Brev. d'amor, fol. 32. La lune tire grande humidité de la mer, dont elle condense l’air. | Quant creys la fresca fnelh’ el rams E l’ombra s’ xsrztssa els defes. GrrauD DE Bonnrit : Quant creys. Quand la fraîche feuille croît au rameau et l’om- bre s’épaissit dans les défens. Mas s0 que es encontre aras davas nos, € s’ zsPIx1SSA, hom no lo pot pas vezer. Liv. de Sydrac, fol. 103. Mais ce qui est encontre maintenant devant nous, et s’épaissit, on ne le peut pas voir. Part. pas. L’ aires, segon natura, EsrzissaAT d’aiga marina, Pluia fai o nevolina. Brev. d'amor, fol. 38. L'air, selon nature, condensé d’eau marine, fait pluie et brouillard. ESP De la vapor per forsa de frech xsParsu AD. Eluc. de las propr., fi. 13]. De la vapeur condensés per force de froid. amc. ra. La guerre crat et espeissa.… Li gens Héraut chescuu jor creissent, Tote jor viegnent e espeissent. © Roman de Rou, v. 16239 et 12303. car. Espessir. asP. Espesar. Pont. Espessar. IT. Spessare. ESPEUTA, s./f., lat. speLTa, épeautre, espèce de froment. Mesura d’asrzura.… De civada e d xsPzuri. Cout. de Moissac. Doar, t. CXXVIT, fol. & Mesure d’épeautre.. D’avoine et d’épeautre. car. ssr. Espella. 17. Spelta, spelda. ESPIA , s..f., espiou. Voyez Dexia, t. III, p. 74. Trameton aspras soven a la marina. F. de S. Honorat. Transmettent souvent espions au bord de la mer. Parris ‘Qu’ zsrtA Fossetz de qaalque folba gen. J. Esrève : L’autr ier. IL paraîtrait que vous fussiezs espion de quelque folle gent. Gran re d' asrras bonas e certanas. Tit. du xvse siècle, Doat, t. CXLVII, fol. 286. Beaucoup d’espions bons et sûrs. Axc. rn. Sorent par leur espies que Le roy l’avoit deffenda. Jomvmur, p. 4o. CAT. &sP. PORT. Espia. tr. Spione. a. EsPrAMEN, s. m., espionnage, obser- vation, exploration. Ja laire no s’ en meta en grans asPrAuE=s, Que no m pot esser toultz ni emblatz fartil- mena. P. pe Coastrac : EI nom de. Far. Jamais larron ne s’en mette en grandes explors- tions, vu qu’il ne me peut être enlevé ni volé furti- vement. 1T. Spiamento. 3. Esriz, s.m., observatoire. Aqaï es format lo dich zsr1e per tal engienb, que neguua persona non ho pot cogitar…. Aquel que vol montar al nsprz. Lett. du Preste Jean à Frédéric , fol. 34. Là est formé ledit observaioire par tel engis.. ESP qu'aucune personne ne peut se imaginer... Celui qui veat monter à l'observatoire. 4. Esptan, d., épier, regarder, recon- naître, El faran levar trop mayti, E pueis xspran al cami O a mortriers o a layros. Brev. d'amor, fol. 128. Le feront lever très matin, et puis épier au chemin où par meurtriers ou par voleurs. For xsrrxr En cal terra lo sans anet. F. de S. Honorat. Épia fort en quelle terre le saint alla. Part. prés. Anavo asPraAn per los ostals. Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 14. Alhient épiant par les hôtels. Part. pas. An un message trames A Narbous, c’a asrraT Del miracle la veritat. V. de S. Honorat. Ont transmis un message à Narbonne, qui a re- coann la vérité du miracle. S'ieu lieys pert per son folhatge, leu n° ay autra EsPIADA Fina, esmerada e purs. Mancasaus : Lanquan. Si je la perds par sa folic, j'en ai épié une autre polie, brillante et pare. Car us Tarc de Maragoyle Jos a totz xsPraTz. Roman de Fierabras, v. 86. Car un Ture de Maragoyle les a tous épiés. caT. asP. PORT, Espiar. 17. Spiare. 5. ExPrNcTaAR, ŒÆSPINGAR, V., épier, guetter l’occasion. Si in demandi parlament am mon ene- mic, expiNcri d’esser en certa loc on el pot venir, L’Arbre de Batalhas, fol. 144. Si je demande un pourperler avec mon ennemi, Je guette l’occasion d’être en certain lieu où il peut venir. Part. prés. Esrrnoan entro que venga. | Devupes px PRADES, us. cass. Epiant jusqu’à ce qu’il vienne. tr. Espiegpiare. ESPIC, s. m., lat. spicus, épi. Malas meissos e vouz asPics. P. Vipas : Pois ubert. Mauvaises moissons et épis vides. , ESP 18r Que ses gra l’ nspzcs. Pixnux D'AUVERGNE : De josta ls breus. Que l’épi sans grain. Fig. Pos d'amor m’ es faïhida ‘] flors E 1 dous frats e ‘1 gras e l’esrics. RanrsauD pe Vaqueisas : No em’ agrad. Puisque d'amour m’a manqué la fleur et le doux fruit et le grain et l’épi. Loc. prov. Ben eobram lo gran segou T asric. AIMER DE PEcuiLain : En aquelh temps. Nous recueillons bien le grain selon l’épi. a. Esriça, s. f:, lat. spica, épi. Premieyramens son en herbas o en semensss, e pueys en aresta et en zsr:GA,e pueys en frog. V. et Vert., fol. 10. Premièrement sont en herbes ou en semences , et puis en aréte et en épi, et puisenfruit. - Lauquan vey florir l’=sptca. G. ADHEmAR : Lenquan vey. Lorsque je vois fleurir l’épi. CAT. Rs». PORT. Espiga. 17. Spiga. 3. Espican, v., lat. spicaRe, épier, pous- ser en épis, se garnir d'épis. Segon dever per temps xsrica. Leys d'amors, fol. 36. Selon la convenance il se garnit d'épis à lemps. Part. pas. Los blads comensavon a secar avan que fosen EsPIGATZ. Petit Talamus de Montpellier. Manrin, p. 152. Les blés commençaient à sécher avant qu’ils fus- sent épiés. CAT. Rs». PORT. Espigar. 17. Spigare, spicare. ESPIEUT, FSPEUT, ESPIAUT , $. 7, lat. spiculum, épieu, pique, javelot, lance. Mortz d' xspraurT feritz. J. EsrÈève : Lo senher. Mort frappé d’épieu. Son =spauT brandig. GUILLAUME »Dz Tupeza. Brandit son épieu. Fer ne .1. ab l EsrtAUT per mieg lo ventre. Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 19. En frappe un avec l’épieu parmi le ventre. Ab son rsrrxu trencau el n’a .x. trabncatz. Roman de Fierabras , v. 2906. Avec sa lance tranchante il en a abattu dix. ANC. ra. Lors à tant a li més brandi ESP Son espiel en signe d’estour Craeus. Roman du Renart, t. 1V, p. 209. 182 À bons espiez tranchans ont la presse rompue. Huon de Villeneuve. Du Vexpier, t. Il - Lancons à li nos espiés acèrez. Roman de Roncevaux. Monix , p. 36. xs. Espiche. Pont. Espeto. 1r. Spiedo. ESPITLORI, s. m., pilori. Condemnat a estar en l' &sPiTLontr. Cout. de Condom. Condamné à être au pilori. æonTr. Pelourinho, ESPINA, s.f., lat. spina, épine, De ponhens xsPrnwas coronat. Fozquer pe Romans : Quan lo dous. Couronné d’épines poignantes. Fig. Terra de nostre cors non germene xsPixas de luxaria. Trad. de Bède, fol. 52. Que la terre de notre corps ne produise épines de | ESPINAR , luxure. Loc. fig. Domna, rosa ses xsrrxa. P. pe Consiac : Domna dels. Dame , rose sans épine. — Arête. | No te pesses de bo morcel t’engrais, Ni quel te don sinon os o srina. T. ne THonAs ET DE BrRNARDO : Bernardo. Ne t’imagine pas qu’il t’engraisse de bons mor- ceaux , ni qu’il te donne sinon os ou aréte. car. sr. Espina. pont. Espinha. 17. Spina. — Arbrisseau , aubépin. E 1 flors pareys en l’ xsrixa. Marcavaus : L’ yverns. Et la fleur paraît en l'épine. Blanca com neus e flors d' spin. ARNAUD DE MaARuEIL : Dona genser. Blanche comme neige et fleurs d’épine. ANC. PR. Mais d'une chose m’esmervel Qu’ele ot plus blanc col et poitrine Que flour de lis, ne flour d'espine. Roman de la Violette, v. 890. 2. Esrinos, adj., lat. sprnwosus, épineux. L’ sybre es mot 2sp1wos. Plantas xsrinozas habundo trop en humor unctuoza. Eluc. de las propr., fol. 212 et 197. ESP L'arbre est Lrès épineux. Les plantes épineuses abondent bœucoup en bu- meur onctueuse. caT. Espinos. asP. Espinoso. ronT. Espinhos. IT. Spinoso. P-%2. [3 Esprman, v., piquer d’épines. Part. pas. Livratz a mort et xsPIMATS. Las espinus ab qne J. C. fon coronaue ESPINATE. V. et Vert., fol. 104. Livré à mort et piqué d'épines. Les épines avoc quoi Jésus-Christ fut couronné et piqué. caT. xsP. Espinar. ponT. Espinhar. tr. Spinare. 4. Esprnassan, v., piquer, couronner d’épines. Part. pas. Per nostres obs fo vil tenguta.. Escarnitz et nsPINASSATZ. Gur Forquer : Escrig trop. Pour nos besoins il fut avili... déchiré et couronné d’épines. s. m., lat. srinacuum, épinard. Quatre livras de pexes, asPrNAnx, etc. Per alcuus que soperou lo vespre, per arencz et ESPINARX. ‘ Tit. de 1428. Hist. de Nimes, 1. III, pr., p. 235. Quatre livres de pois, épinards, etc. Pour aucuns qui soupèrent le soir, pour hareng: et épinards. caT. Espinac. usp. Espinaca. Pont. Esptnafre. IT. Spinace. ESPINGALA , s. f., espingarde, espin- gole, grande arbalète. Dartz et xsPiNGALAS traire. Leys d'amors, fol. 131. Tirer dards et grandes arbalètes. Per metre las zsr1xGuALAS e ‘ls canos e la balestas de torn. Tit. du xve siècle. Doar, t. CXLVIL, fol. 283. Pour mettre les espiagoles et les canons et Les ts- listes de tour. zsr. PORT, Espingarda. rr. Spidgarda. ESPLECHA , s.f., revenu, profit, pro- duit. EsPLEcua était un terme généri- que, qu'on peut traduire par droit ESP d'usage. Il s’appliquait également : 1°. aux droits du seigneur qui levait l'esPcecaa sur les produits des terres des habitants; 2°. et pour ceux-ci, aux droits de chauffage, de pâturage et de défrichement, etc., dans les terres du seigneur. Raymond Bérenger, en 1206, ac- corde aux citoyens d’Aix le droit pas- turgandi, sPLENCHANDI, et bosquein- randi. : Un titre de r 497 maintient aux habi- tants de Callians la faculté pastorgandi, eyssartandi , leignerandi , fusteiandi, glandeiandi et omnes EsPLECHAS fa- ciendi. Voyez Du Caxcz, t. III, col. 156 et 269. Tota la sspcxcna menuda que es dins las bolas de la dicha maio. Tit. de 1271. Arch. de la m. de Lentillac. Tout le menu produit qui est dans les limites de ldite maison. — Droit de pâturage. Las aiguas... e la xspcacna e las erbas. Tit. de 1261. Arck. du Roy., 3, 330. Les eaux. et le droit de pâturage et les herbes. Esrracaa a .1:1. buous, si 'Is tenia. Tit. de 1274. Arch. du Roy., M, 876. Droit de pâturage pour trois bœufs , s’il les tenait. — Redevance, impôt. Avien… 2srLscBA cad an de cauls o de pors. Levavo xsrzacna… de pors o de cauls. de tou los ortz. Tit. de 1271. Doar, t. CXLVI, (ol. 148. Avaient… chaque année redevance de choux et de porreaux.. Levaient redevance. de porreux ou de choux. de tous les jardins. — Jouissance. Sobre lus et P ssrtacna de las aigas e dels boscx dels terradors. Tit. de 179. Doar, t. CXLVII, fol. 10. Sur l'usage et la jouissance des aux et des bois des territoires. ESP 183 Als us e a l’asprucxa e proffeys necessaris de la maio. Ne. de xa61. Doar, t. LXXIX, fol. 7. Aax us et à la jouissance et profits nécessaires de la maison. 2. EsPzerra, s..f., redevance, impôt. Espcarra d’ ons e de formagnes e de fe e de paille. T'it. de 1187. Dour, t. CXIV, fol. 152. Redevance d'œufs et de fromage et de foin et de paille. 3. EspEC, ESPLEG, ESPLE , EASPLEIT, FS- PLEY, 5. M., revenu, profit, produit. Dels digs terradors e dels sseLucs e de las usansas dels digs locs. Tic. de 1274. Arch. du Roy., M, 876. Desdits territoires et des revenus ot des usances desdits lieux. Car non esper asPLeG _ De m’ amigs. | Ginaop Dx Bonnet : Si 'l cor no. Car je n’espère proft de mon amie. De Niort pert la rend’ e l’usrLey. BERTRAND DE Bon : Pus li baron. Perd la rente et Le profit de Niort. Los digs terradors e’ls pasturals e’ls ssPzrcs. Tit. de 1274. Arch. du Roy., M, #76. Lesdits territoires et les pâturages et les produits. — Jouissance, service. Aprop L’ sustor ven esparvier… Tau es cortes, pros et adreitz, Mas trop pauc dara sos asPLETTZ. Desupzss pe PRADES, Ausz. cass. Après l’autour vient l'épervier.… taut il est aima- ble, courageux et adroit, mais son service dure très peu. Aian us et xsrcuc el boscx e dels boscx. Sobre l’us et l’asPcec de las aigas et dels boscx dels terradors. Tit. de 1299. Dour, t. CXLVIT, fol. 12 et 10. Aient usage et jouissance au bois et des bois. Sur l’usage et la jouissance des eaux et des bois des territoires. — Abondance, satiété, excès. Adv. comp. En aissi tres jorns paisetz lo Non a xsPLx mas per razo… E cascun jorn lo paisetz be De bonas carus tot A rspzr. Daupess px PRADES, Aus. cass. 184 ESP Nourrissez-le aissi pendant trois jours non à l’ex- cès, mais raisonnablement. Et chaque jour nourrisses-le bien de bonnes viandes tout à satiété. auc. ya. Del harneis pristrent à grant espleit, E merveillas gain i unt feit. Mate DE France, t. 1, p. 416. 4. ExPLECTACIO, S. f., usage. Prescriptio, ÆXPLECTACIO et possessio de temps. Tic. du xiuꝰ siècle. Doar, t. CXVIII. fol. 91. Prescription , usage et possession de temps. 5, EsPLECHIU, ESPLEITIU , ESPLECHIEU ;, s. m., droit de pâturage. Las aigaas e’ls boss o ‘ls sPLECHIEUS. Tic. de 1259. Arch. du Roy., J, 330. Les eaux et les bois et les droits de pâturage. Et ssrLacxits et azemprius. Tic. de 1244. Arch. du Roy., J, 330. Et droits de pâturage et droits de parcours. Els usatges e ‘ls EsPLEITIUS. Tit. de 1196. Arch. du Roy., J, 323. Les usages et les droits de péturage. Azemprins et K=SPLECHIUS. Tie. de 1207. Arch. du Roy., J, 323, Droits de parcours et droits de pâturage. E ‘ls usatges e ‘ls sspcerrtus e’ls homes. Tit. de 1197. Arch. du Roy., J, 330. Et les usages et les droits de pâturage et les hommes. 6. ExrcecHAR, EXPLEITAR, EXPLECTAR, v., exploiter, se servir, user, possé- der, défricher. Aya, tengua, use, XPLEYTE. Tic. de 1338. Doar,t. XXXIX, fol. 142. Qu'il ait, tienne, use, exploite. Las causas dessus dichas. la dicha ciatat. Sagel, maio et archa comunals de lasquals enqueras s’ ESPLECHO. Tic. du xute siéc. Doat, t. CXVIII, fol. 80 et 86. Ils exploiteront les choses susdites.… en ladite ville. Sceau , maison ei coffre communaux desquels ils se servent encore. Que li meu hom de Lugnanh i puesco EsPLECHAR... paguan Îor partida segon que i FSPLACHARAN. Tit. de 1274. Arck. du Roy., M, 876. . EXPLECTERO en ESP Que mes hommes de Luguen y puissent défri- cher... en payant leur partie selon qu'ils y défn- cheront. Aver et ssPcarran la medietst. Tic. de 1208. Arch. du Roy., 3, 315. Avoir et exploiter la moitié. | Fig. Recebre et zxPLECHAR Lo regne del mieu paire. Izanx : Diguss me tu. Recevoir et posséder le royaume de mon père. — Agir, opérer. Ben sai que sou dan £srLECHA Druts qu’en dona jove s empren. T. pe BERTRAND ET DE JAUSBERT : Jausbert. Je sais bien que son dommage opère galent qri pour jeune dame s’enflamme. Olivier lo gentil a mot ben asPLrTTaT. Roman de Fierabras, v. 243. Olivier le gentil a très bien agi. Pretz en joys s’ «sPLECHA. R. Vipaz De BEzAUDUN : Entr” el taur. Mérite où joie s'opère. 7. Esrzexar, v., profiter, jouir. Aquest respieg on hom ren non xsrrara. G. DE S. Dinrer : Él mon po. Ce répit où on ne profite de rien. Per qu’ es foldatz qui d’amor non wspzrrs, ALBERT DE SISTERON : En arnor ai. C’est pourquoi c’est folie qui ne jouit d'amour. ESPONCIO, s. f:, lat. SSousio, promesse, obligation. Esroncio. vol dire obligacio o promissio. Eluc. de las propr., fol. 91. Esponcio.., veut dire obligation ou promesse. a. Esros, s.m., lat. sporsus, époux. Pero mal conseillatz lsspos. T. pe G. Fatbir ET pr Pannieon : Perdigons. C'est, pourquoi vous conseillez mal l'époux. Que ja venra l’xsros. Drame des Vierges sages et des Vierges folles. Que bientôt viendra l'époux. Esros, car esponsio don ve uquest nom, vol dire obligacio o promissio. Eluc. de Las propr., fol. 71 Époux, car ESPONSIO dont vient ce nom, reot dire obligatiou ou promesse. Loc. El rey navar a sai dat per zsros À sa filha. BanTaanp pz Bonn : S ien fos aisst À iei donné pour époux à ea fille le roi nsvarmi caT. Espos. zsP. pour. Esposo. rr. Spaso. 3. Esrota , s. f., lat. sponsa, épouse. Marit qu’ ama trop s zsr0z2. Le moisx px Monraunox : Mot m’ enneia. Mari qui aime beaucoup son épouse. Tals cuia be Aver filh de s’ ssroza Que no yare. P. Canin : Tals cuia, ESP 185 An fag aquest sronauer…. Per lo joyos ssroramxirs Trastot lo popol es jauxens. V. do S. Alexis. Le pape et les empereurs ont fait ce mariage... Par le joyeux mariage tout le peuple est se ré- jouissant. | tr. Sposamento. Nr . A 1 2 croit bĩen avoir fils de son épouse qu’il n’y a 9. Esrozan, v., lat. sponsane, épouser. Fig. Per Thuy e per sancta gliciza sa wsposa. Liv. de Sydrac, fol. 132. Pour lai et pour sainte église son épouse. Senher, de Dieu suy zsr0za. J. Esvive pe Béxiens : Ogen ab freg. Seigneur, je suis épouse de Dieu. CAT. Es. PORT. Ésposa, rr. $posa. 4. Esrosarazr, s. m., lat. sponsaziriun, donation d'épousailles. Derunt donar per els eu xsrosaztazt. eu n'esper melhor guisardo D'autre, qu'ieu cug qu’en breu m’ zsros. . GAVAUDAS LE Vieux : Deremparata. J'en atteads meilleure récompense que tout autre, vu que je crois que bientôt elle m'épouse. * À son fils fets Jacobina zsrozan, Rawsaun be VaquEIRAS : Honrats marques, A son fils vous fîtes épouser Jacobine. Pres l’anel per xspozan. | V. dé Raimond de Miraval. Prit l'anneau pour épouser. Ara digam d aquela donacio que hotn apela | — Marivr. ASPOSALIZTI. Trad. du Code de Justinien, fol. 3 et 46. Doivent donner pour eux en donation d’épou- sailles. Maintenant parlons de cette donation qu’on ap- pelle donation d'épousailles. 5. Espozanici, adj,, lat. sponsaziTius, de donation d’épousailles. Si el saup que la causa era xsrozaricts de la femna. Trad. du Code de Justinien , ſol. 46. S'il sat que la chose était (provenent) de dona- tion d'épousailles dela femme. : ver, Esponsalicio. 1xr. Spansalisio. 6. EsrosazicrAs, 5. J. pl., épousailles. Maridadge et msrosaLicrAs. Fors de Benrn, p. 1087. Mariage et épousailles, IT. Spesalivia, sponsalisia. 7. Ésposamas, 5. f. pl., lat. sporsaLra , épousailles. Âquest maridatge et xar0sALB AS. Tic. de 1269. Doar ,t. XXXVIIL, fol. 32. Ce marisge et épousailles. J car. Emoxcias. Anc. sr, Emponsalias, espo- tuyas. PONT. Esponsaes. 8. Esposamex, 5, m., épousailles, ma- rage. | Lo papa e’ls emperadon IT. Part. pas. Avia sa filha zsposanA À un serven de malsa vida. | V. de S. Honorat. Avait ea fille mariée à un servant de mauvaise vie. Una verge ssrosapa a un baro, lo qual avia nom Josep. Trad. du Nouv. Test.,S, Luc, cb. 1. Une vierge maride à un homme, lequel avait nom Joseph. Femnas de celigio que devian esser zsro- | sapas de Dieu. | De la Confessio. Fetames de religion qui devaient être épousées per Dieu. Subst. Lay son li asporar a gran joya menat. Roman de Fierabras, v. Woio. Là les épousés sont menés à grande joie. car. Esposar. ns». Desposar. ront. Esposar. 17, Sposare. 10. Rasronpaz, v., lat. anspownenz, ré- pondre, répliquer. Quan la prec, mots no m axspox. Gaucxzx Faite : S om pogues. Quand je la prie, elle ne me répond mot, Turpi aasros e dix a K. Terpin répondit et dit à Charles. Folia deu hom a folor Rasronoas e saber à sen. T. AIMEM ET D'ALBERT : Amicx N Albert. On doit répondre folie à folie et savoir à sens. 24 PaiLoMEn a . 186 ESP ESP Joxep tantost a ABSrOsT. , . Savis e discrets en Las RESPONSLONS. Trad. de l'Évang. de l'Enfance. V. de S. Honorut. Joseph aussilôt a répondu. Sagoet discret dans tes réponses. ac. car, Responsiô. anc. us». Responsion. 11. _Risponsione.' — Être garant, ‘ Del cor on es no 1 pot hom far nesronpas. G. ne S. Ganaoni : Razo e dreit. [13. RasPONDEMEN, 5. m., réponse. Du cœur où il est on ne peut le faire répondre. Tan m’es dura E de bran RESPONDEMEN. Pirrse MiLoN : À vos amors. Tant elle m'est dure et de rude réponse. — Correspondre, avoir des rapports. Ieseurdatæ axsron a la servela, nxsron als huels e als autres membres, els engordis. © Liv. de Sydrac, fol. 32. L'obscurité répond à la cervelle, répond aux yeux et aux autres membres , et les engourdit. : 14. Rxsponsrva, s. f., réponse écrite, lettre. Rasponsiva de G. de Glotos æ Diode de Part. prés. Carlos. ‘La premeira € l octava son aissi RESPONDENS. P. pe Consiac : El nom de. LA première et l’octave sont ainsi correspondantes. - Titre du couplet : Diode , be. Réponse de Gui de Glotes à Diode de Carins. car. Respéndrer. use. ronr. Responder. 1T. |. — ipt, responsif à ma lettre, Respondere. Cas Ti, p. 206. | Si signes aulcuns faisoient res 5 à nos . Ræsros, s. m., lat. mesponsum, ré- propositions. ponsif |pons, réplique. L' avinens Rasros que sabets far. AanAuD DE MARUEIL : Ane vas amor. Les convenables réponses que vous saves faire. Be m miravilh de vos : . Cam etz de brau awsros. B. pe VENTADOUR : Lo gens. , Bien je m'émerveille de vous comme vous étes de dure réplique. anc. rn. Ne li daign ainques rendre respons de ceste chose. Rec. des Hist. de Fr., t. IL, p. 228. Obéissant aux respons de leurs fauix dieux. Tr. des Ofic. de Cicéron, fol. 3. RasgLats, liv. III, ch. 19. 15. Resposra, s.f., poste, réplique, réponse. Anets'ena'N G., e dis Li la axsrosra de la dona. V. de Guillaume de Balaun. Il s’en alla vers le seigneur Guillaume, et Jui dit la réponse de la dame. leu n'enirai, Mas vostra nusrosT auxirai, Si us platz, ans que m parts de vos. P. Rocrens : Senher. Je m'eu irai, mais j’entendrai votre réponse, sl vous plaît , avant que je me sépare de vous. car. Resposta. asr. Respuesta. ronr. Respoïts. Ir. Risposta. — Répons, terme de liturgie. Sian hi cantatz tres nRasros, et en lo tiers nespos lo cantre diga : Gloria Patri. Trad. de la règle de S. Benoît, fol. 29. Que.trois répons y soient chantés, et au tiers rd- pons que le chantre dise : GLORIA PATRI. CAT: Respons. ESP. PORT. Responso. rx. Res- ponso, risponso. 12. RESPONSION, s. m., lat. RESPONSIO- em, réponse, réplique. S'en tenc mont per pagats de la nasPoxsion de la domna. 16. Resposruna, s..f., réponse, réplique. Sꝰ es escondas en $as ARSFOSTURAS. Trad. de Bède, fol. 49 S’est renfermé daus ses réponses. 17. ResPONDEDOR , s. m., répondant, in- terlocuteur. Me voletz far ARÿRONDEBOR. T. D’Armtai 8T D'ALSEaT : Amiex N Albert Vous voulez me faire répondant. An fag coblas en tan cars rims C’ om no y'troba aasrONDADOR. BsaTrAnD CaRBONEL ,-Cobles tr iada: V. de Bertrand de Born. Il s’en tint pour moult payé de la réponse de la dame. ESP | ESP rB7 Ont fait des couplets en rimes si difficiles qu'on AnC. ra. .… Vers le lit s'en va v'y trouve pas de répondant. Tot coïiement delez l'espande… rr. Risponditore. Ses iex ovri, son oste voit " , | Devant s’esponde trestout droit. 16. RasPONSIER , BESPOSSIER, $. 72., ré Fabl. ee on. ane., t. IV, p. 241 et 9. pondeur. S'assist sur l'esponde du lit en disant à Gé- El assroxsren degrats preguar. rard que bon jour lui donnatt Dieu. Son fol, nxsrossrzn mal adreg. Hist. de Gérard de Nevers, p. 73. UN TROUBADOUR ANONYME : En aquest. | car. Æspona. rr. Sponda. Vous devriez prier le répondeur... Sos fon , répondeur maladroit. 2. Esponpzina , s. f., banquette, cou- IT, Rispondiero. chette. . « * Far en podeis zsrOnp&IRA. 19. Rasrosau, adÿ., responsif , qui sert Mancoar : Una ren, à répondre, Vous en pouvez faire couchette. ResrOwsIvas coma : Heu! que vols ? . 1 Leys damors, fol. 100. 3. EsPonDErAR , 2, border, garnir les Responsives comme : Eh ! que veux-tu? bords > barricader. 20, RESPONSABLE, adj., répondable. P se pas nt Ia val fonc tota encoyrada et À personages conegutz. et bien azsrox- Roman de la prise dé Jérusalam, ſol. 9. ass: Fors de Bear p. 1078 Quand la vallée fut toute garnie de cuir et bar- À personnages connus... et bien répondables. ricadée. a1. RESPOSSET, 5. m., verset. ESPONDIL, sPONDILK, Se Mes lat. sron- Prosas, respos , preces € KESFOSSETZ. pxzus, spondyle, vertèbre. La Crusca provensale, p. 101. Derier ssronpiz del dos. Proses , répons , prières et versets. Trad. d'Albutasis, fol. 10. | . Dernière sertèbre du dos. . ESPONDA, s. f., lat. sPonpa, bord du lit. So apelatz sroxprens del dors. Tota nuech me vir e m lansa Eluc. de las propr., fol. 50. De sobre l' zsPon DA. Sont appelés spondyles du dos. B. px VENTADOUR : Tant ai mon cor. asp. rOnT. Espondil, 17. Spondulo. Toute la nait to t m'élan 1 | bord du lit. nait je me tourne et m'élanes aur le ESPONJA, «sPONGA , ESPONGUA , SPONZIA, Pres de lieys, josta l’xsrompa. 5. f., lat. sroxoia, éponge. - B. px VenTapoun : Lanquan vey. Per tot lo cors m'intra s’ amors Pres d'elle, contre le bord du lit. Si cam fai P aigua en l’sspoxsa. Estrémité. fin. bord P. D'AUVERGHE on PEYROLS : Manta gens. — Estrémité, ln, Dora. ct Son amour m’entre par tout le corps comme fait Ben a dos mes qu'il fora a l’esronna. l’eau en l'éponge. Ux TROUBADOUR ARONTNE : Arondeta. Una ssronava molliada ac e aqui. Il ya bien deux mois qu'elle serait à la fn. Paasio de Maria. En P zsponpa de la greu mort es. Eut là une éponge mouillée. Un.TsouSADOUR ANONYME : Flor de paradis. Una pessa d’xs70nGa, 1 est au bord de la mort pénible. Trad. d'Albucasis, fol. 14. Un morceau d’éponge. | Del saari e de la srOnNzIA. El agusgs es latz l’asronpa. Cat. deis apost. de Roma, lol. 1at. B. pe VEszrnac ou Marcasaus : Lanquan. La sentinelle est près la barrière. Totas cridon : Ajuda tras l’ . - Rasa UD * ⏑— 2. Esronoios, sroncios, ad/., lat. sron- Toutes crient : Aide derrière la barrière. : GIOSUS , spongieux. — Barnère. Du susire et de l'éponge. CAT. RSP. PORT. Esponja. 1r. Spugna. 188 ESP Un os sroxaios o cavernos ajpstat ab les aurelhas. | En sa nature es sPon01084. Aquesta tels es nepomoïesa et filoss. ÆEluc. de las propr., fol. 15, 85 et 37. Un os spongieur on caverneux vjunu avec les oreilles. Ea sa nature est spongieuse. Cette toile est spongiguse et filaudrense. car. Esponjos. xs. FORT. ÆEsponjoso. 1T. Spu- gnoso. * 3. SPONGIOZIT4T, 5. f, spongiosité, qua- lité’ spongieuse. La sronctozrrar de las narts. Eluc. de las propr., fol. 84. La spongiosité des nariues. ESPORGE, s. m,, porche, portique. Foro apelatz cavaliers del temple, quar esta- bliro lor se en P ssroncz del temple. Cat. dels apost. de Roma, fol. 151. Furent appelés chevaliers du temple, car ils éta- blirent leur siége dans le porcks du temple. ESPORLE, s. m., .esporle, droit de lods, d’investiture, dû par le vassal en cas de vente, pour obtenir l'appro- bation du seigneur. IN1 dar, ni balhar... ab meis xsponrs. Tit. de 1413, de S. Eulalie de Bordeaux. Ni donner, ni bailler.. avec moitié esporie. Avant deyiz xsronLxs et uens. Tit. de 1464. Bordeaux, bibl. Monteil. Esporles et cens avant-dits. Ni dar ab meis céns ni ab meis asponzr. Tit. de 1330. Bordeaux, bibl. Monteil. ESP dar s maronran…. © devan li deÿis affovai: RéPORLAR et far dreyt. Tu. de 1386. Bordeauz, bibl. Monteil. . Recevoir eu leurs feudataires et pour feudataires, et donaer à payer l'esporle.… ot doivent lesdits feu- dataires payer l’esporle et faire droit. Dea sspoazan e far dreit. Ti. de 1402. Bordeaux, bibl. Montail. Doit payer l'esporie et faire droit. ESPORTA, sponTa, s. f., lat, spots, besace, panier, corbeille. Enans penria P xsponTa Qu'ieu no li defenda mas gens. BoN1FACE DE CASTELANE : Guerra e trebalhs. Je prendrais la besace avent que je ne défende mes gens eontre lui. Cel qu’ a plena l'asronrs D’avol gazaing. Bontracr CaLvo : S’ieu dirai. Celui qui a la besace pleine dé méchant gain. Tota ssponTa de figas. Cartulaire de Montpellier, fol. 117. : Tout panier de figues. Sronras si fan d' el. Blue. de Las propr., ſol. 12. Paniers ve font de lui. car. Esporta. xsr. Espuerta. vont. Æipors. IT. Sports. a. Esrontarza, s. f., lat. sponreius, sac, besace, bissac. | Esronrerras ni pa ni moneds. Trad. du Nouv. Test. S. Mano, cb. 6. Besaces ni pain ni monnaie. Fui en gitat en ssPORTELLA per fenestra. Trad. de la 2° Ep. de S. Paul aux Coriathies. J'en fus jeté dans un sac par la fenêtre. Ni donner avec moitié cons ai avec moitié esporle. | anc. car. Esportella. ner. Ksportilla. 1r. Spor Cent sols de Bordeu d’zsrontx, Tit.: de 1310, Doar,t. CLXXIX, fol. 149. Gent sous de Bordeaux d’esporle. Auc. rn. Baïilla pour esporie et devoir deux lances... Bailla pour esporle vingt sols. Reg. des hommages d'Aquitaine. Du Canez, t. VI, col. 667. Æsporie ou reçonnoissance, Tit. de 1330. Bordeaux, bibl, Monteil. cella. ESPOSCAR, v., arroser, asperger. De bon vi l' =sPoscanurTs La caru, qu’en aisi 1 guerrets. Los hueills l’uspoecarz de vinagre. Drupxs px Prabes, dus. cas. Vous lui arroseres la chair de bon vin , vu qu vous le guérirez ainsi... Vous lui uspergez les yeux de vinaigre. 2. EsrorLan, v., payer le droit d'es-| Rejaillir. porle. Recebre en lur affèvatz et per affevatz, et Au tant ons gran font eyeei D' ayga con hanc aital non vi. ESP E smosquar Dur per la cara. Tratt, d'un Évang. spocr. En méme temps sortit une grande fontaine d’eau œuume jamais telle on ne vit... et jeur rejaillit par le visage. ISPUMA , spuma, 5. f., écume. Esruaa es dita, quar !’avge ls escap. Sruma d'argent sana nafras. Elue. de Las propr., ſot. 154 et 184. Eet dite écume, car l'eau la crache. £cume d'argent guérit blessures. sr, Espuma. 17. Spuma. à. Desruwan, d., écumer, épurer. Part, pas. Quan no es be pssrUm4DaA. Eluc. de las Propr.;: fol. 272. Quand elle n’est pas bien écumée. | we. ronr. Éspumar. 17. Spumare. lat. spuma, 3, Escuxa, s. f., écume. L'aigua.… Per destorser torna &:CUMA. , Daupus px PAADES, dus. Cass. L'eau. par détordre deviont écume. Fig. Qai pros fou, ara s’en repen, Et es ben d'avols xscuma. ALEGRET : Âra parciss0n. Qui fat preux, maintenant s'en repent, et est bien de méchante cures. CAT. PORT. Escuma. 17. Schiuma. 4. Escuman, 2., écumer. L’abato a terra e lo fan trebalhar de pes e de mas, e ascuman la bocs. Liv. de Sydrac, fol. 95. L'abattent à terre et le font agiter de pieds et de miss , et dcuser le bouche. Fig. Lo fan sscuman en loxuria. F. et Vert., foi. 85. Le font senumer ea luxare. leu sui se)h quels mots ascuma, E sai trier los auls dels avinens. AL£GnET : À per pauc. Je suis œlvi qui écuse les mots , et sais trier Les mauvais des eonvenables. Part. pas. Mesclar L’ ets ab tan de mel, Qu’ er msCUMATZ premeiramen. Davubes »z Prapes, lus. cass. Vous le méleres en même temps de miel, qui pre- miérement sera écumé. CAT. PORT. ÆEscumar., rr. Schinmare. ESQ 189 ESQUELHA , ESQuUEXLIA, 5, J., auc. all. ske, clochette, crécelle. Comensero a sonar las xsQUELH AS. PEILOMXMA. Commmencèrent à sonper les crécelles. Tro al jorn que l'asquaLza sona, Roman de Jaufre, fol. 62. Jusqu'au jour que la clochette sonne. anc. F8. Et saint Symons, quant il les voit, S'eschelète que il tenoit Sonne trois cops de rebondio.. Prit s'eschelète, si le oone... S'eschelète sona trois cos. Fabl. et cont. anc., t. III, p. 135, 133 et 134. car. Esquella. ner. Esquila. 17. Squilla. ESQUERN , =5Q0aaN, ISQUERN, 5. m., moquerie, médisance, plaisanterie, mépris, affront. Voyez Wacsrer, Gloss, german., v°. Scurnen. Mas qui trop mais que no val Lauszsa si dons, fai parer Qu’ asQUza NS es e non ren al. Ramox» vx MinaAvaL : À penas sai. Mais qui loue sa dème beaucoup plus qu’elle ne vaut , fait paraître que c’est moquerie et rien autre. Mans cavaliers trobador se trufavon de lui per los xsQUuxn xs qu’en fasian. V. de Raimond ds Miraval. Maints chevaliers troubadours se moquaient de lui | par les plaisanteries qu'ils en faisaient. | Adv. comp. Quar faits per seQuuny Dels cresties martire. G. Fiouxina : Sirventes vuelh. Car par mépris vous faites martyre des chrétiens. Loc. Matran, que ausic las novas, tenc so ad LISQUARN. Purnonsna. Matran , qui entendit les nouvelles, tint cela à moqguerle. Tenc s0 a gran nquaax. PF. de Guillaume ds Balaun. Tint cela à grand afront. ANC, CAT. Escamn. xsr, Escarnio. Pour. Kscar- neo. tr. $cherno. a. Esquaana, 5. * , moquerie, médi- sance. Fas sirventes per EIQUERNA. AtsgnT CAILLE : Aras quan. Je fais sirventes par moquerte. Tr. Scherna, 190 ESQ 3. EscanninenT, s. m., ibjure, outrage, insulte. On vos fazian trop grans ssCARNIMENTS. Passio de Maria. Où vous faisaient fort grands outrages. anc. ra. E tot icil eschernissement de son père et de sa mère cessat. | Dial. de S. Grégoire. Hist. lite. de la Fr., t. XIII, p- it. Je ai souffert. tant de reproches et tant d'escharnissement. Rec. des Hist. de Fr.,t. V, p. 304. ANC. nar. ‘ Non traien en su pleito hingun escarniment. Milagros de nuestra senora, cop. 699. sp. Escarnimiento. ront. Escarnicimento. rxr. Schernimento. 4. Escaisses, s. m., moquerie, bétise, . niaiserie. ° | Tag sels que rizon Dels zscarsszs que dizon No s azauton d’els gaire. Nar px Mons : Sitot non es. Tous ceux qui rient des mogueries qu’ils disent . ne sont guère charmés d'eux. 5. Escanniens, ESCARNIDOR, s. m., mo- queur. Uns ascannixns sil det a creire. | V. de Guillaume de la Tour. Un moqgueur lui donna à croire. Ara diran de mi =sCARNIDOR. Ginaup De Boaxeiz : Ar ai gran. Maintenant les moqueurs diront de moi. - CAT. ANC, 88P. Escarrudor. xsr. moD. ronT. Es- carnecedor. tr. Schernitore. 6. Escannmm, rsquannin, v., berner, moquer, blasphémer, raïller. Mas, pels cas que temis, Pel de moton vestic Ab que los zscanyic. ‘ P. CanDiNaL : Li clerc. Mais , à cause des chiens qu'il craignait, il vêtit une peau de mouton avec quoi il les berna. Tu, no fassas res per qu’ om t’ssQuenna. À. Dantez : Ans qu’ els. Toi , ne fasses rien pour qu’on te berne. .… Quar selh es folhs que se fai sscanniIR , E selh savis que se fai gen grazir. : B. ARNAUD DE MonTCuc : Ancmais, ESQ . Car celui-là est fou qui se fait berner, et celai-li est sage qui se fait gentiment agréer. . Amors dits ver et sscanuis. . P. Roctens : Tant ai moa. Amour dit vrai et raille. De tota vilania s gar, D’ uscanure e de foliar. Mancasaus ou H. px LA BAcHELxRiIx : Cortesames. Qu'il se garde de toute vilenie, de railler « de faire folie. Maudita mortz! mal nos as KeCABNITSZ. Raison» MEnuper : Ab grans doctor. Maudite mort! tu nous as mal bernés. Part, pas. | No’l pot trobar, ten se per Escaanrri. RaimowD De TouLouse : Si com l’enfss. Ne le peut trouver, se tient pour mogué. AnC, rR. I] vient por nos attarier e escharuir. Anc. trad. des liv. des Rois, fol. 22. Mult l'ont, co dit, gabé e mult l'ont escharni. Roman de Rou, v. 1484. Cils qui pas n’estoiont occis estoient gabe et escharni et despit des Romains. Rec. des Hist. de Fr., t. VE, p. iq́b. Moult se tinrent à escharn:. Roman du Renart, t. IV, p. 106. ANC. ESP. La obra comenzada bien la quiero complir Que non aya ninguno porque me escarnir. V. de santa Oria, cop. 185. caAT. Escarnir. asp, MOD. ronT. ÆEscarnecrr. - «Tr. $chernire. ESQUINA , ssquema, s. f., échine, ” dos. Qui a l’xsquixa larga e las espatlas , es vigo- ros e de pauc de cen. . Liv. de Sydrac, fol. 15%. Qui a l'échine large et les épaules , est vigoureu et de peu de sens. Amors ses pro non es frug que engrays, Que als plus forts fa magrezir l’xsqurm. G. DR BERQUEDAN : Quant ver. Amour sans profit n’est pas fruit qui engraisse, ‘1 qu'aux plus forts il fait maigrir l’échine. Loc. Donan per piets e per RQUISAS... Non preseron tal disciplina Com ell lur dara sus l’asquixa. V. de S. Honorat. . Donnant par poitrines et per échines… Ne prisèrent telle discipline comme il leur dos- nera sur l’échine. Loc, fig. Cer pas grea comte que d' arena ESQ Port de pecat sus en l'ssquena- ESQ 191 Que je ne puisse demander, moi ni les miens , au- Fotques ps Mausaiiie : Senher Dieus. | cune chose de ce déchirement ou morcellement. Car je porte sur le dos un compie.de péché plus dificile que celui da sable. car. sp, Esquena, 1r. Sehiena. ESQUINANCIA , s. f.. lat. SQuUIMMNCIA, esminancie. La vetz engendra asSQUINANCIA. De tota tumor d’asQuINANCIA repressiva. Eluc. de Las propr., fol. 7 et 269. Quelquefois engendre esquinaneie. Répressive de toute tumeur d’esquinancie. car. Esquinencia, escanencia. anc. 2sP. Esqui- nancia. sr. MOD. PORT. Esquinencia. tr. Schinansia, squinansia. ESQUISSAR , ssquinsan , v., déchirer, mettre en pièces, briser. L'autre ssQuissxr sas gonelas. P. CanpinaL : Una cieutat, L'autre déchira ses tuniques. De son blizaut de seda fetz an pau zxsQuinsan. Roman de Fierabras, v. 707. N 6t déchirer un pau de son bliau de soie. Fig. Que l'amors, que m' aflama e m ponb, Si parta de lieys ni s’ 2sQuis. G. ne CABESTAING : Âr vei qu’em. Que l'amour, qui m’enflamme et me tourmente, ’'doigne d’elle et se brise. car. Esqainsar. 2. Esquinran, v., déchirer. Comeuseron greumens a plorar e lurs ves- tirs a HSQUINTAR. Hist. abr. de la Bible, fol. 10. Commeneèrent à pleurer amèrement et à déchirer leurs vêtements. Que 2sQUINTON e pesseion per pessas totz los capels.. els cals alcana causa de las sobre dichas fag sera. Cartulatre de Montpellier, fol. 144. Qu'ils déchirent et dépècent par pièces tous les chspaux.., auxquels il sera fait aucune chose des. susdites. Esquixrar sas vestiduras. Hist. abr. de la Bible, fol. 61. N déchire ses vêtements. 3. Esqunrramzex, s. m., déchirement. Que ieu ni’ls miens, d’aquel xsQUINrAMEx 0 treucamen, neguna causa non pusca demandar. Cartulaire de Montpellier, fol. 144. ESQUIROL , ESCUROL, ESCIBIOL, $. M, lat. scronus, écureuil. Esquinozs Non es ni cabirols Tan leus com ieu sui. Ramssu» D'Onanox : Aras no sisela. Écureuil ni chevreuil n’est si léger comme je suis. Don ieu dic que xscunozs Non es plos lieus. RaïmowD De La Tour : Âr es drets. Dont je dis qu'écurenil n'est pas plus léger. Del .c. d’sscratozs, .1. dener. Cartulaire de Montpellier, fol. 116. Du cent d'écureuils, un denier. CAT. xs. ARAG. Esquirol. roat. Esquilo. 1r. ESQUIU, ssqiv, adj., farouche, dur, rude, effarouché. Uu leon, quant es xsquius e braus. SERVER! DE GIRONE : À greu pot. Un lion, quand il est farouche et cruel. Car tals n’i a son tan RsSQUIE, Que pueis no tornon a sel niu. Devupes DE PRADES, Aus. cass. Car äl y en a tels qui sont si efaroucÂés, que puis ils ne retournent plus à ce Sid. Tals es pros et agradins, Que , si ja domna non ames, Vas tot lo mon fora xsquius. G. DE CAB&STAING : Âr vey qu’ em. Tel est preux et aimable , qui serait farouche en- ‘vers tout le monde, s’il n’eût jamais aimé dame. Anceis m’es xsquiv’e fera. Sax Dr Scora: De ben gran. Au contraire elle m’est rude et cruelle. — Difficile, rebutant, pénible. Uns mal ssquius Que ill fai batre lo cors plus fort Que no deu. Dzvupes DE Paanss, Aus. cass. Un mal pénible qui lui fait battre le cœur plus fort qu'il ne doit. Las moutanhas s0 feras e'lIs passatges rsqrus. Guircauns De Toneta. Les montagnes sont arduës et les passages diff- ciles. 192 ESQ . Rasos es nsQuIT et cosens, Merces es dolsa e plazens. ARNAUD DE ManuEiL : Sel cui vos. Raison est rebutante et cuisante, merci est douce et plaisante, ANG. IR. Por Dien vos proi, ne me soiez eschis, Le coute DE Ban, Ess. s. la Mus.,t. fl, p. 161. Vostre choval est trop eschiws. Roman du Renart, t. 1, p. 76. car. Esguiu. sr, PORT. Esquivo. tr. Schifo. 2. Esquivansa, 5. f., aversion, refus, résistance. De que ac puis a K. tal xsquivansa. Roman de Gérard de Hossillon, fol. 33. ” De quoi il eut depuis contre Charles telle aversion. En fag, en dig et en semblanse, À lagezs fai nsQUIVANZA. Deupss pe Pranss, Poème sur les Vertus. Eo fait, en dit et en apparence, fait refus à vilenie. 3. Esquivan , rscHIvAR, v., esquiver, éviter, fair, éluder. La comtessa non l'asquiver, ans entendet sos precs. . V. d'Armaud de Marucil. Le comtesse ne l’évita pas, mais entendit ses prières. Car blasmor fai xequivan falhbimeu, Per qu’ ieu blaswi per blasmor xsqutvan. | B. Carsowez : Un sirventes. Car bläme fait eviter la faute, C’est pourquoi je hlime pour éviter le blâme. Per qu'ieu cosselh a quascnn que s n° asqurv. Lanrnanc CIGALA: Escur prim. "C'est pourquoi je conseille à chacun qu'il s’en esquive. Que sapch’asQuivan sos dans. GIRAUD RIiQuUIER : Gauch ai quar. Qui sache éviter ses dommages. — Refuser. Mas dretz es que dona xsquiv So don plus vol c’ om la plaidei, AnnaUD Dawiez : Ab plasers. Mais droit est que dame refisse ce dont plus elle! veut qu'on la sollicite. Part. pas. Mas, segon qu’ay de vos apres, Esquivar li fon malatnen. R. Vinaz D& Brzaupux : En aquel. Mais , selon que j ai appris de vous, lui fut refusé durement. ESQ ABEC. ra. Bien est raisons que je m'eskiz. Æubl. et cont. anc.,1. L. p. 117. Pour eschiver aux procès qui sur ce feussent meuz. Rec. des Ord, des R. de Fr., 1461, t. XV, p. 30. Afin d’eschiver le péril. Hist. de Gérard de Nevers, 2° part. , p. 55. CAT. uSP. PORT. Esquivar. 1e. Schivare. 4. Esquen, adj. gauche. Al bras zsQUuR.. al pe =SQUER. Tit. de 1303. Dour, t, CLXXVII, fol. 130. Au bras gauche... au pied gauche. Quanu se frais la camba xsquena. G. De BraourDan : Talans m’ es. Quand il se rompit la jambe gauche. La ma xsQuanna. PeniLuos, PVoy. au Purg. de S. Patrice. La main gauche. Desfer Lo ronrin qu'om li donet Del pe dreig e del xsquan. Poacten : Seigner. Déferre , du pied droit &t du gauche, le rousin qu'on Jui donna. cat. Esquer. mar. Isquierdo. ronr. Esguerdo. 5. Esquzsnan, 5. m., récalcitrant, re- véche, rétif. Fig. M'avetz vestit aital fre Que ja no ns serai rsQuEsRAs. Axanteu Des Escas : Dona per cui. Vous m’aves revêtu un tel frein que jamais je ve vous aerai rvtif. 6. Esqurunten, rstanIER , Gdÿ., gau- cher. Mas Aod l’rscanizus l’aucis secretamenz } P. ne Consiac : El nom de. Mais Aod le gaucher le tua secrètement. — Maladroit, embarrassé, difhcile. Senher, no us ampara _Belha deports que us gara Deo laps ssquenaten. G. Riquix : L’avtre jorn. Seigneur, ne vous quitte pas beau plaisir qui vou préserre de louange maladreite. Si del tot l'es ssouanatrer, Prenda cel que ha mes derrier. Leys d'amers, fol. 41. ESS S'il Ini est tout-à-fait difcile, qu’il prenne celui qu'il a mis le dernier. Volgra be que us auxzes ssquanaxrma Nomuar. Lx Moiws px Fotssax : Be m’ a lone temps. Il voudrait bien que je vous osasse appeler difi- ae. ESSAIAR , ASSATIAR , ASSAIAR, FNSAIAR , ISSA1AR, D., essayer, éprouver. Voyez Munaron, diss. 33; et De- “na, t. III, p. 107 et suivantes. Vai jogar aillor À petit joc, per nasaran S'o poiria d’antrui cobrar. AnxaoD px Comrnex : Be m plai. I va jouer ailleurs à petit jeu, pour essayer s’il pourrait le recouvrer d'autrui. No mo cal plus assatan, Peyaots : Dels sieus torts. Ne me soucie plus de l'essayer. Senher Dieus, que fezist Adam, Et assaczxsr La fe d’Abram. Forquer pe Mansziizx : Senher Diens. Seigneur Dieu , qui fites Adam , et éprouvêtes la foi d'Abraham. Davan t'orato , aparelis t’arma , e no volias esser coma hom que 1ssaxa Den. Trad. de Bède, fol. 27. Avant ton oraison, prépare ton âme , et ne veuille pas être comme homme qui éprouve Dieu. Part. pas. Sia ben assatars. ARNAUD DE Mansan : Qui comte. Qu'il soit bien essayé. Non pot esser bos chavalers, si no s' es Usataz en champ. Trad. de Bède, fol. #o. Il ne peut étre bon cavalier, s’il ne s’est essayé ea champ. Ab autras vos es RKsA1ATZ Per semblao. GavauDan LE Vigux : Desemparats. Vous vons êtes essayé avec d’autres par semblant. Cat. Ensajar, assajar, assaljar, assayar. us». Ensayar, asay ar. pont. Ensaiar.rr. Assag- giare, saggiare. 2. Essar, ASsar, A884160, 5. m., essai, épreuve. Lau que mostre de sos xssais IL. ESS 193 Say al fill del Barsalones. Brèraann ps Box : Puy lo gens. Je loue qu’il montre de ses essais ici au fils du Barcelonnais. | Per que l'enfant a fag un sol 14540. B. px Rovewac : Belh m’es quan. C’est pourquoi l’enfant a fait un senl essai. Loc. Volon amar las dompnas ab zssavs, Gui D’Uiser : Anc ne cugey. Veulent aimer les dames avec épreuve. Per que m sui mes en assaï Si ja I bon jorn trobarai. SAïL DE ScoLa : De ben. C’est pourquoi je me suis mis en essai si jamais je trouverai le bon jour. CAT. Ænsatg, ensaig, assarg, assats, xsr. En- say0. ronT. Ensaio. 17. Assaggio, saggio. 3. IssasATRE, ASSAJADOR , 5, m., essayeur, qui fait une épreuve. | Non pas coma disciple, mas cum rssasares. Trad. de Bède, fol. 80. Non pas comme disciple, mais comme essayeur. — Essayeur de la monnaie, Devra cseer sajellat ab lo sagel del assa34 02. Tit. de 1276, Cne de Périgueux. Devra étre scellé avec le sceau de lessayeur de la monnaie. CAT. Assajador. sr. Ensayador. vont. En- saiador. 1T. Assaggiatore, saggiatore. 4. Assacer, s, m., petit essai. Si m’a tengnt en assaozr, Per saber s’ieu sai trichaire. RAmomp DE Mina VaL : Selh que de. Elle m’a ainsi tenu en petit essai, pour savoir si je suis trompeur. ESSER , ?., lat. rss, étre. Ni vuelh sssun en luec d’emperador. BenExGta DE PALASOL : Mais ai de. Ni ne veux étre en place d’empereur. Cen tautz 501 miels vostre que mieus, AnnauD ne Manoir : Dona genser. Var. Je suis cent fois plus vôtre que mien. Li respont : Yeu sur qni sur. : F. de S. Honorat. Lui répond : Je suis qui je suis. Tals xs savis apellatz Que fai e dits de grans foldatz. PisTOLETA: Manta gent. Tel est appelé sage qui fait et dit de grandes folies. 25 ESS Ar nu al freg temps vengut. AzALAIS DE PORCAIRAGUES : Ar em al. Maintensnt sous sommes venus au tenrps froid. anc. rr En Calabre emes arrivet. Roman de Protheslaus. La genser xrz qu’om puesc’ el mon chauzir. B. pe VesTapour : Ab joi mov. Vous étes la plus gente qu’on puisse choisir au monde. 194 Seyner, qui «sr vos? V. de S. Honorat. Seigneur, qui étes-vous ? | Mal ome Fons, a Ora sunt peior. - : Poëme sur Boèce. Furent méchants hommes , maivtenant sont pires. Quar s’ieu xua en Proensa… Quar s'ieu xna de lai mar veramen. PEyrOLSs : Pus flum Jordan. Car si j'étais en Provence... Car si j'étais vrai- ment de là la mer. Mas elh ana sobre tots elegitz. GinauD DE CALANSON : Bel senher. Mais il était élu sur tous. axc. rr. D'ang tertre qui près d'ilneo iere.. Et avec ce qu’ele iere maigre, 1ert le povrement vestue. Roman de La Rose, v. 188, 206, 207. Si FRAVATZ .XXIITI., Si seriatz vos tuit pres e mort. Roman de Jaufre, fol. ro2. Si oows éties vingt-quatre, vous series ainsi tous pris et tués. . Enan tuit ric en s’amor. Fotquer De MAnsEfLLE : Si cum sel. Tous étaient riches en son amour. Silh que s’xnan en vostre servir mes. G. Faintr : Fort chauss. Ceux qui s’éfaient mis en votre service. anc. rr. Et est revenus aus puceles Qui tant ierent vaillans et belles. Fabl. et cont. anc., t. III, p. 414. Perdud’ ai la bellazor Dona qu’ enc fos ni xa jamais. GavauDan L& Viaux : Cresens fis. J'ai perdu la plus belle dame qui oncques fut ni sera jamais. ANC. ra, Vasalment ferrez, Si eren descuañ li culvert renéez. Roman de Horn, fol. 18. S'il ont avoir à grant plente, Jà por ce miex ne lor en iert. Fabl. et cont. anc., t. AT, p. 346. ESS ” Vos voletz qu'ieu srA amaire. B. px VENTADOUR : À mors e que. Vous voulez que je sois amant. Sol que bona ros la fis, Bos sai qu’er io comensamens. B. ne Venrapous : Ab joi mr. Pourvu que la fin fit bonne, je sais que le con- mencement sera bon. Ai! Dien! ara rossos trian Li fals drat e’l fin amador! B. pe Venravoun : Non es mera velha Ab! Dieu! que mainjenant fussent-ils trié le faux galants et les purs amants! Sꝰ ien sanbes la gent encantar, Miei enemic ronax enfan. B. Dx VenTADous : Quant erba verts. Si je savais enchanter la gent, mes ennemis seruiat enfants. À l'exemple des langues anciennes, la langue des troubadours employa souvent le verbe esser dans la forme impersonnelle. Eu son plazer sta, Qa' ieu sai en sa merce. B. ne VanTapou : Lanquan ver. Ea son plaisir soit, vu que je suis en sa merci. Bels m’xs qu'ieu chant en aiselh mes. B. pe VsnTADouR : Bels m'es. Il m'est beau que je chante en ce mois. anc. ra. Vray er que tant qu'il vescut, ik redoubtèrent sa puissance en armes. Auvot. Tr.de Plutarque, Vie de Pompée. Imperson. Exclam. Las trompas van, e la poestat cri: « Demandem li jovent e cortexis, « Presevalor!»Etotascridon:«Su:" RamBAUD DE VAQUEIRAS : Truan mah. Les trompettes vont et l'autorité crie : « Demar- « dons-lui jeunesse et courtoisie, mérite et valeur" Et toutes crient : « Soit! » Conjonct. Ab mon cor me sui ben acordats De ben amar, s1a sens o foldatz. RamsauD D'ORANGE : Si de trober ague Avec mon cœur je me suis bien accordé de bit aitner, soif sens ou folie. Loc. Vuelh saber, quan m'en irai, Cam xs de vos ni cossi us vai. P. Roatens : Senher. Je veux savoir, quand je m'en irai, commen 1 est de vous et comment vous va. ESS Ailes ! que n’a si uo m secor? AanaAuUD DE MAnuEIL : À guiss de fin. Hélas! qu'en sera-t-il si elle ne me secourt? Ab amor m’za a contendre. B. DE VENTADOUR : Amors que. ll me sera à disputer avec l’amour. irc. ra. Et es à estre nostre roy et seigneur. MonsTRELET, t. I, fol. 70. Senhors, a Dieu sas. BEnTRAND D’ALLAMANON : Lo segle. Seigneurs , à Dieu soyez. nc. r. Et je m'en vois; à Dieu sotesz. Roman du Renart, t. IT, p. 352. Sabstantiv. Arma es facha de tal for Que sos zsszns sera jAsse. Nar de Mons : Al noble rey. Lame est faite de telle sorte que son étre sera tou- jours. Car nulbs »sszns non es aytals. Brev. d'amor, fol. 10. Car nul étre n’est tel. Part. prés. Essxur trop tenre e frevol, non poc obtenir. | Doctrine des Vaudois. Etant trop tendre et faible, il ne put obtenir. On trouve parfois £sTaz pour ESSEn, mais si rarement, qu'on peut croire que c’est une licence poétique. Mais amatz dos Duous et un sraire A Monferrat, qu'alhors xsrn’emperaire. Enias Cainez : Pus chai la fuelhe. Vous aimez plus deux bœufs et une ssaire à Moutferrat , qu’étre ailleurs empereur. Les divers temps.et modes du verbe Essxn, joints à d’autres verbes, pro- duisirent des passifs composés. Per mantas guizas m' xs DATZ Joys e deport e solatz. AzPmonss II, noi D’ARAGON : Per mantas. Par maintes manières m'esé donné bonheur et amusement et agrément. Ja per el nostre secret Non =R sAUBUTZ. Le courr pe Porriers : En Alverghe. Jamais notre secret ne seru divnlgué par lui. Qu’ et bes que m faria No ros sateurz per me. B. px VENTADOUR : Lenquan vey. Que le bien qu'elle me ferait ne füt divulgue par mor. cat. Esser, ser: nsr. porz. Ser. 17. Essvre. ESS 195 2. Essenria, s. f., lat. asset, essence. Nos non trobsm negun n'in que pertanga a la sssxncra de Dieu tan be co fay aquest: QUI ss. V. et Vert., fol. 39. Nous ne trouyous aucyn nom qui appartienne à l'essence de Dieu aussi bien comme fait celui-ci : Qui est. Declara la xssxncra del nom, s0 es sa mate- ria e sa forma. Leys d'amors, fol. 44. Déclare l'essence du nom , c'est-à-dire sa matière ct sa forme. caT. Essencia. xs». Esencia. roarT. Essencia. ir. Essensia. 3. Essencrar, adj., essentiel. Quant a sa essncras perfeccio , haura per- petual duracio. , Eluc. de las propr., fol. 106. Quant à sa perfection essentielle, il aura perpé- tulle durée. D’ sscxnciaz plurslitat. Brev. d'amor, fol. 7. De plurakité essentielle. Tota dictios ha doas formas : la nna es zs- saBTIALS e l'nutra es accidentals. Leys d’amors, fol. 7. Tout mot deux formes : l’une est essentielle et l’autre est accidentelle. caAT. Essencial. nsr. Esencial. ronr. Essencial. ir. Essenziale. he EssxNCIALMENT, adv., essentiellement. So unidas, indivisas ESSENCIALMENT. _ Eluc. de las propr., fol. 3. Sont uaies, indivises essentiellement. car. Essencialment. £sv. Ksencialmente. roax. Essencialmente. ir. Essenzialmente. 5. EnTirar, s. f., entité. De sa awrirar, de sa qualitat... Per sa pro- pria ENTITAT. Fi et comensament don pren nombre sa ENTITAT. Eluc. de Las propr., fol. 156 et 220. De som entité, de on qualité... Par sa propre entite. Fin et commenosment .dunt prend nombre son entité. car. Entitat. ss. Kntidad., pour. Entidade. ir. Tatitò, entitade, entitate. 6. EnrTauEns, adv., par la même raison, par cela même. 196 ESS Car fon primayrans dimentge, xnrAM=ns Çolem lo nos. P. pe Corgiac : El nom de. Parce qu “il fut le premier dimanche, par cela méme nous le célébrons. 7. NiEN, NELEN, NIENT, S. m., néant, rien. | Defors resplandis, E dins val meyns que xruxs. P. CAnDINAL: Pus ma boca. n brille au-dehors, et au-dedans vaut moins que rien. Be sai que tot quan fas es drelz NIENS. FoLquer pe MARSEILLE : Tan m’ abellis. Je sais bien que tout ce que je fais est juste néant. Loc. M’a fait ric home de tax. B. px Venrapourn : Chantars no. De rien elle m’a fait homme puissant. De Dieu qu’es ton seuhor, E t’a format de rex. P. CARDINAL : Tartarassa. De Dieu qui et ton seigneur, et t'a formé de néant. Vos m’avetz s fag de niau. G. Fair : Ab chantar. Vous m'avez fait de néant. Loc. Los uegocis del mon li semblon aytant co un bell n1xxT. V. et Vert., fol. 65. Les affaires du monde lui semblent autant comme un beau rien. — Adperbial, nég. expl., ment, aucungment. Ella medesma telset s0 vestiment, Que negus om no pot desfar nianz. Poëme sur Boèce. - Elle-même tissa son vêtement , que nul homme no peut défaire aucunement. Vencuts no sui NI2n. T. pe SaAvani DE MAULEON , Dx G. FAIDITS ET DE point, nulle- H. DE LA BACHELERIE : Gauselms tres. Je ne suis nullement vaincus. AXC. ra. Fame est de trop foible nature : De noient rit, de noient pleure. Fabl. et cont. anc., t. III, p. 466. Ke tote est noïanf devenue E à bien poi tote perdue. . Roman de Rou, v. 496. ANG. GAT. Vient. 17. Niente. 8. NIENTEZA, s. /., nullité. ESS Eu 2ys50 cofessava sa SIENTEZA , 58 paure- tat, sa vileza. V. et Vert., fol. 90. En cela il confessait ta nullité, sa pauvreté, son humilité. 9. ANIENTAR, v., anéantir. Part. pas. Lurs esperitz s’es totz ANIENTAT:. V. et Vert., iol. 56. Leur esprit s’est tout aneanti. Maisos trop richa er ANIENTADA per ergoil. Trad. de Bède, fol. 73. Maison trop riche sera anéantie par orgusil. ABC. ra. Ceste cité sera essillie u néandie. Roman de Rou, v. 34o:. Tenant on dard, semblant tout nédantir. CL. Manor, t. II, p. 323. IT. Anientare. o. ABSENTAR, %., absenter. Volontiers s’en part Casqus e s’en ABsENTA. Leys d'amors, fol. 25. Chacun volontiers s’en sépare et s’eu absente. Sels que se assxxrantam de la vila per deutes. | Cartulaire de Montpellier, fol. 204. Ceux qui s'absenteraient de la ville pour dettes. CAT. ANC. Es. Absentar. zsr. MOD. ÆAusenter. PORT. #Osentar, ausentar.1T. Assentare. 1. ABSENCIA, s. f., lat. azsenrea , ab- sence. No devon aver dan per la lor azsxacra. Trad. du Code de Jastinien , fol. 10. Ne doivent avoir dommage à cause de leur ai- sence. CAT. ANC. ESP. Absencia. ESP. MOD. Ausencis. PORT. Absencia, ausencia. 17. Absensia, a:- sensia. 12. Assens, aq;., lat. AssExs, absent. Si el es Assaxs ; s0 es en altra terra. Trad. du Cade de Justinien , fol. 54. S'il est absent, c'est-à-dire en autre terre. Fos assxxs del duget de Guiayna. Tit. de 1310. Dour, t. CLXXIX, fol. 20: Fut absent du duché de Guyenne. CAT. Absent. ANC. 2sr. Absente. nsr. mob. Au- sente. ronr. Absente, ausente. 1x. Assente. 13, AssEnsa, s. f., absence. ESS ESS 197 Fos absens del dugat de Guiayna.. e en sa] zxmciaLmanT.… Tot aquo que sap, el sap ruz- ASE RSA. . ZENCIALMENT , 30 es a dire que d' aquo que es Tit. de 1310. Dour, t. CLXXIX, fol. 207. | preterit o endevenidor o pot esser, ha tanta Fat absent du duché de Guyenne. et en son ab- sciencia cum si era prezent. sente. Eluc. de las propr., fol. 5. ir. Absenza, assensa. Comme Dieu connaît. les choses futures présen- tement... Tout ce qu’il sait, il le sait actuellement, 14. PasenTan, v., lat. PR&SENTARC, | c’est-à-dire qu'il a une connaissance aussi grande de présenter. ce qui est passé ou à venir ou peut être , que si c'était Lo cossel dea los razsawran als senhors de | P'ént: | . ° | Condom «sp. PORT. Presencialmente. 17. Presensial- Cout. de Condom. monte. Le comseil doit les présenter aux seigneurs de | 18, PausenTAtiu, adj. présentant des Condom. formes. CAT, ESP. PORT. Presentar. 1r. Presentare. es Virtut visiva. propriament aprehensiva e 15. PazsenTACIO, 5./,, lat. PRæSENTATIO, | rausewrariva. Eluc. de las propr., lol 14. présentation, Qualité visible... proprement sensible et présen- Aprop la dits PR&sSENTACIO. | tant des formes. ‘ Tit. de 1294. Doar,t. XCVII, fol. 261. Après ladite présentation. | 19. RePRESENTACIO, 5. f., lat. nxpaz- Ordenet lo .dit testaire la »Kxxra-| SENTATIO, représentation. co, etc. | , Per speculativa contemplacio et declaratiya Tit. de 1294. Doar, t. XLI, fol. 187. | arpnzsnwracto. Ordonna ledit testateur que la présentation, etc. Eluc. de las propr., fol. 1. Ses rausEN TATION del senhor. Par contemplation spéculative et indicative repré- Cout. de Condom. sentation. Sans présentation du seigneur. — Représentation , reproche. Si alcus d’aquels, efllatz per arentura d'alcan ergoil, sera atrobat dignes de nRPaARsRSTAC10, Car. Presentaci6. sr. Presentacion. ronT. Pre- sentacäo. 1Tr. Presentagione, presentasionce. - | sia’n castiat. 16, Paxsanr, adj., lat. PRasenrem, Regla de S. Benazeg, fol. 38. présent. Si aucun de ceux-là, enfé par aventure de quelque D’aquo que es preterit o endevenidor o pot | orgueil, était trouvé digne de reproche, qu'il en soit eser, ha tanta sciencia cum si era PREZENT. châtié. : Eluc. de las propr., fo. 5. car. Representaciô. xs». Representacion. roaT. 1 à une connaissance aussi grande de ce qui est Representacäo. tr. Rappresentazione. Pamé ou à venir ou peut être, que si c'était présent. . , . Pazssn lor cancelier. 20. REPRESENTATIU, Gd}., représentatif, Leys d'amors, La LousèRe , p. 49. qui représente. Lear chancelier présent. De totas causas cum an miralh narnzsas- Ade. comp. Teu px razsznT parti d’el. TATIVA. Prarcaos , Voy. au Purg. de S. Patrice. Semlansas de las creatures axPR&aRNTATIVAS. Sar-le-champ je me séparai de lui. ÆEluc. de las propr., fol. 150 et 10. Aysso sie sssatz quant À PR:SENT. Représentative de toutes choses comme un miroir. Eluc. de las propr., fol. 13. Les formes qui représentent des créatures. Que cela soit asmes quant à présent. car. Representatiu. nsr. ronTr. Represeniativo. cat. Present. ser. »027T. 17. Presente. ir. Rappresentativo. 15. ParzenciazmenT, adv., présente-|ESSIL , s. m., ravage, destruction , ment, actuellement. ruine ; du lat. exigés, réduit à rien, Cum Dieus conoga... las causas faturas raz- vide. _198 ESS Coaxeuius Napos, 18, 5, 1, dit nxs EXILES pour choses malheurenses : Ras axrcas animi magnitudinem et si non frangebant tamen imminebaent. Paneg. veter., EUMENES , c. v. Un évêque de Béziers, en 875, sou- scrivit un titre: Alaricus ax111s omnium servorum Dei. Gall. Christ., t. VI, col. 30. Li plus d’aquest segle carnau An tornat joven en xssiL. Mancanaus : Lo vers comens. Var. La plupart de ce siècle charnel ont tourné la gaîté en ruine. Arc. Fra. Et reuart à tout sen fausart Des gens le roi fait grand escil. Roman du Renart , 1. IV, p. 33y. Li jar metent terre à essi/. | Roman de Rou, v. 10011. Out e l'eissil e la rapine Que fait la gent ultremarine. B. »e S.-MavRe, Chr. des ducs de Norm., fol. 167. 2. ExILRHAMENT, s. f., destruction. Trobet manieyra de totz tormens e de axrr- HAMzNS e de metre en fers, en ceps. L'Arbre de Batalhas, fol. 4o. Trouva manière de tous tourments et de destruc- tions et de mettre en fers, en entraves. 3. Icutzuatax, 5. m., destructeur. Combatedor per veritat, 1CHILmAIRAK de er- rors. Cat. dels apost. de Roma, fol. 56. Champion pour vérité, destructeur d’erreurs. 4. Issizman, v., détruire, renverser, rendre malheureux. Antres cent destrair’ et I8SILHAR. RaxsauD DE Vaquermas : Honrat marques. Détruire et renverser cent autres. | Part. pas. Pero mais amava sofrir Sos precx que a son marit dir Res per que el fos 1ss1LmaTz. R. Vrpar ps Brzaupun : Unas novas. Pourtant elle aimait mieux souffrir ses prières que dire à son mari rien par quoi il fut rende mal- heureux. T ANC. FR. C'est d'escillier et d’ardoir à fa et à flame. Roman du Renart, t. IV, p. 273. EST O s'il tos nes essille par mort u par famine. La cité arst, é la cuntrée Ad tat essilie ú gestée. Roman ds Rou, v. 4733 et 7)80. Loi ne sun rengne travelher Ne la povre gent esslier. Mance DE FRANCE , t. II, p. 135. EISSABOZIR , rISSABORZIR, BISSABORIE, v., étourdir, abasourdir. Aissi'l fes tots mrssAsOz1IA , Qu’ el vezer li tole e l’auzir. Roman de Jaufre, fol. 13. Ainsi le fit tout étourdir, va qu’il lui ôta le vor ‘ et l’outr. Part. pas. Leva sus tots K1S8AROR2ITZ, Et aissi com hom que non ve. Roman de Jaufre, fol. 13. Se lève sus tout abasourdi, et ainsicomme bons qui ne voit pas. Domna, mos sens KISsABORITZ M a fai fols mots. RamsauD D'OnAn6s : Braus chans. Dame, mon sens étourdi m'a fait dire mots is- sensés. . 2. ESTABOIR, =ESTABORDIR , STABOZIR, v., abasourdir, étourdir, engourdir. Part. pas. Fieron se & asprament An las espassas verament, Che tomberon zsrA3OITE Per miech del sol. Roman de Blandin da Cornouaille: Avec Les épées vraiment ils se frappent si dere- | ment, qu'ils tombèrent abasourdis au milieu du wi. Caset, e fom totz esbaits, E jac si tot asrAnOBDITS, Que non si moe ni n’ac poder. Trad. d'un évang. apocr. J1 tomba, et nous fâmes tons éahis, et il resta ainsi étendu tout éfourdi, tellement qu’il ne se mat ni n’en ent pouvoir, Quan slcua membre es srascerr O adormit. | Trad. d'Albucasis, fol. 11. Quand aucun membre est engourdi ou endore:. ESTACAR , »., de l'allem. srrcxen, at- tacher, lier. Voyez Denixa, t. III, p. 75 et 56: Munaroni, diss. 33. EST , Pueis l'ustacanxrz sb an fil O ab an kinhoret sotil. Devpes ps PRADES, Aus. cass. Puis vous l’attacherez avec un 6l ou avec un cor- donmet fn, Pig. Que mays d'amor don m'xsraca No chantaria ab nuls agurs. RansauD DE VAQUEIRAS : Âr vey escur. Que je ne chanterais plus avec ancuns augures de l'amour dont elle me lie. Part. pas. Ac s0s dos barrils entor si xsracarz. Roman de Ficrabras, v. 1044. Eat ses deux barils atiuchés autour dé lai. De la peyra seracADa. Trad. du tr. de l'Arpentage, tit. XXXV. De la pierre attachée. ARC. FR. Le montent sur ung bon cheval et l’estachent Bien seurement. Roman français de Fierabras. car. Estacar. asr. Pont. Estacar, atacar. 1T. Steccare, attaccars. 2. Esracxa, RSTACA, 5. f., attache, lien, pieu. Tant fort i fier lo coms que luna ssracma Petiet. Roman ds Gerard de Rossillon, fol. 100. Le comte y frappe si fort qu’il brisa une atiache. Ni rstacas a naus ni « molis. Tit. de 1224. Doar, t. LXXVII, fol. 226. Ni attaches à barques ni à moulins. asc. ra. Fu loyés à une estache par jugement. Chron. de Cambray. car. us. PORT. Æstaca. 1T. Stacca. 3. EsracaTGz, s. m., estacade, palis- side. Ab totas fermas et «STACATGES que... Seran necesssrias. Tit. de 1274. Dont, t. CXXX, fol. 57. Avec toutes fermetures et palissades qui... seront nécessaires Si per aventure xsTACATOr... de moly se trobava. Tie. de 1283. Dour, t. CXCTX, fol. 218. Si par aventure es{acade… de moulin se trouvait. 4. Dasracaa, 2., détacher. Daesracan la donna qu'es liada al peyron. F. de S. Honorat. Détachent là dame qui est liée au perron. EST 199 Dis lor que pxsrAquasso una asins que era estaquada. Sermons en provençal. Leur dit qu’ils détachassent une ânesse qui était attachée. Part. pas. Ab tan grea les los estrigna Que greu n°es hom pusTacarz. | Marcasaus : Dirai vos. Les étreint avec un lacs si posant qu’on en est dif- fcilement détaché. Quan P auretz DasTACADA. Brev. d'amor, fol. 159. Quand vous l'aurez détachée. ANC. ra. Dieu l’attent tonte fois et devant qu’il destache sa foudre contre luy. Quvres de Dubellay, p. 548. car. Destacar. xs». rouT. Destacar, desataçer. tr. Distaccare. ESTADI, srant, s. m., lat. sranium, stade, cirque, arène. L'usranis, s0 es aquel loc on corron li ca- val a Roma. Trad. du Code de Justinien, fol. 92. Le stade, c’est ce lieu où courent les chevaux à Rome. — Stade, mesure. .LLXE. STADIS. Es lat otra . 1. xsYAbIs. Eluc. de las propr., fol. 166 et 168. Quatre-vingts s/ades. Est large au-delà d’un stade, car. Estadi. mer. ponT. Estadio. 1r. Stadio. { ESTALBIAR , ESTALVIAR, 2., épargner. Si aco qu’ ssrazsia cant dejuna no dona als paubres. Trad. de Bède, fol. 53. S'il ne donne aux pauvres ce qu’il épargne quand il jeûne. Non aura tan de lauzor Qui quier a bon despendedor Can deu xsrazaran cosselh. Nar ne Mons: Albou rey. N’aura tant de louange celui qui demande conseil à bon dépensier combien il doit épargner. Qui percassa et FSTALVIA Lea pot intrar e manentis. Libre de Senequa. Qui pourchasse ct épargne peut facilement en- trer en richesse, 200 EST Fig. Feric lo paya, no’l vole xsraLstan. Roman de Fierabras, v. 3409. Frappa le païen , ne le voulut pas épargner. Part. pas. Auatz vo n la jos en cel plays listrat, E guardatz vos no y sia negus esTALvIAT. Roman de Fierabras, v. 2720. Âllez-vous-en là-bas en ce palais façonné , et gar- der-vous que aul n’y soit épargne. cart. Estalviar. 2. ESTALBI, s. m., épargne, économie. Ja en ssraLBt no metras Zo que ses dan metre poyras. Deupes ps Paanes , Poëme sur les Vertus. Tu ne mettras pas en épargne ce que tu pourras employer sans dommage, car. Æstaivi. 3. AnxsTaALBIAR, ®., épargner. Substantiv. Bestrenha e se e sa maynada de beure e de manjar per lo sieu ADEsrALBIAR. V. et Vert., fol. 18. Restreigne et soi et sa compagnie de boire et de manger pour épargner le sien. ESTALIZAGRIA , s. f., staphisaigre, herbe aux poux. Des mots grecs oraQre, raisin, AVpia, sauvage, attendu que ses feuilles ont quelque ressemblance avec celles de la vigne sauvage. On lui a donné en francais le nom | d'herbe aux. poux, parce que la se- mence, étant appliquée, est propre à faire mourir les poux. D’asrALizAGRIA penrelz Sol catre grans, que prp n'anrets. Deupes DE PRADES, Aus. cass. Vous prendrez seulement quatre grains de s/aphi- saigre, vu que vous en aurez assez. xsr. Estafisagra. 17. Stafisagra, stafuagria. ESTALVAR, v., advenir, arriver, se trouver. Mas diran alqu : Co s pot far, Ni per qual razo asrarvar, Que nos vezem alcan dis EsTALVAR, per que que sia, Qu’ us hom qu’er bas penra grans dans, EST Antres qu'er mal er benanans. Brev. d'amor, foi. 16. Mais diront aucuns : Comment se peut-il faire, et par quelle raison advenir, que nous voyons chaque jour, par quoi que ce soit , arriver qu’un homme qui était bon prendra graud dommage , autre qui était méchant sera heureux. De la balena s’xsrazva que s’esquina par sobre mar. Naturas d’alcunas bestias. De la baleine il arrive que son échine paraît sur l. mer. Pueis s’ESTALVET .1. autra dia Jhesus am d’autra companhis. . Évang. de l'Enfance. Pais an autre jour Jésus se trouva avec une autre compagnie. Part. pas. So dizon li fin amador Que soven nos es sTALVAT. Brev. d'amor, fol. 215. Cela disent les vrais amants que souvent il ous est arrivé. ESTAM, s. m., lat. sramen, étaim, trame, fil de laine. Aiïssi com hom tra l' ESTAM. GaniNsS D'APCRIER : Aissi com bon. Ainsi comme on tire la trame. Ses metre asrau destort. Cartulaire de Montpellier, fol. I11. Sans mettre étaim détordu. cat. Estam. xs. Estambre. 17. Stame. 2. ESTAMENNBHA, s. f., du lat. srainens, étamine. La pessa de l’ssTAMEN A , .r. dener. Cartulaire de Montpellier, fol. 113. La pièce de l’étamine, un denier, De tela e d'esramuxxmas. Tit. du xixse siècle. Dour ,t. LE, fol. 156. De toile et d'étamines. CAT. Estamenya. xsr. Estamena. vont. Ests- menha, 17. Stamigna. ESTAMPIDA, s. f., estampide, sorte de poésie. Bastids, Fenida, N Engles, ail'esrampDA. BamsauD px Vaquernas : Kalenda rays. Seigneur Angles , j'ai bêti, fni l’estampide. Esrampina... alcunas vets a respieg.… il dictat qu’ om fa d'amors o de lauzors. _Leys d’amors, fol. &r. EST L'estampide.…. à quelquefois rapport. à la com- position qu’on fait d'amours tr. Sampita. amours ou d’éloges. 2. Esrawpipa, 5. f., caquet, dispute, ru- meur. Esraxprpas e rimor Say qu’en faran entre lor. Aureai ne PeeuiLain : Li fel e ’] put. Je ais qu’ils en feront entire eux disputes et ru- meur. ur. Estampida. rr. Stampita. 3. Esramin , ., résonner, retentir. Faras .x. cordas xsTAMPIe. Ginaup px CALANsON : Fadet jogler. Tu feras rstentir dix cordes. ESTANC, ESTAFNCEA, ESTANH, STANC, s.m., lat. srAGNum, étang, lac. M’estai mjels qu’als gres peys en l’usrans. J. EsTÈève : Aissi cum. Î me va mieux qu'aux gras poissons dans l'étang. Si ] reis Felips n’agues ars una barja Denan Gisorc, o crebat an xsranc. Brarransp px Bon» : Non estarai. Si le roi Philippe en eût brûlé une barque devant Gisors, ou crevé un étang. Nou ausan passer l’asrayncs. PBILONENA. N'osent pas passer l'étang. Aygas de lacs et srancs. Eluc. de las propr., lol. 150. Baux de lacs et étangs. Fig. Amors es de prets la claus E de proeza us xsrancx. AnmaAuD Danrez : En breu. Amour est la clef de mérite et un étang de prouesse. Loc. fig. Aqui trobaretz, tot essemps, So c’a cortes baro se tanh, En R. Geuceln , 4D msrans. P. Vinar : Abril issic. Li , seignear Raimond Gaucelm, vous trouverez à foison, tout ensemble, ce qui convient à courtois baron. Car. Estany. anc. zse. Estanco. zse. mon, Es- tanque. ronr. Tangue. 17. Stagno. 3. STanca, s. f., écluse, barrage. Entro Ja sraxca de. Tic. de 1352. Doar, t. XCIII, fol. 221. Jusqu'à l'écluse de. ESTANCIR , »., éteindre. IT. EST Part. pas. Don ja von er ssranerna . La breza, Un raousanoun anoN Ya : Si saubesson. Dont là braise ne seru jamais éteinte. ESTANDART, ESTANDABD , $. m., éten- dard. Lors xsranpanps dressatz, contra’ vent banoians. GotLLauus pe Tupaza. Leurs étendards dressés , flottants contre le vent. Fig. Soplei vos, don fas mon ssraxpanr. P. Duran : Amors me ven. Jo supplie vous, dont je fais mon étendard. Jeu seray l’asrampanr, ab me vos reliatz. Roman de Fierabras, 3118. Je serai l’étendard, rallies-vous à moi. Cat. Estandart. ner. ponr. Estandarte, 17. Stendardo. ESTAING, esrANE, 5. m., lat. sranrumn, étain. Eeraucs foillats Es mes soven ab bon azur, Per que mieills teigna , e que mais dur. Gmaup px Boxer : Nuilla res. Etain fouillé est mis souvent avec bon azur, afin qu’il tigne mieux , et qu’il dare davantage. Ai lo plom e l’xsraws recreset. G. Ansauan : Non pot. J'ai laissé le plomb et l’étain. Bi per xsrasm Don mon aur. GinauD De Bonnerr : Jois e hans. Si pour étain je donne mon or. CAT. Estany. nsr. Estaño. roux. Éstanko. 1e. Soagro. 2. ESTANHAR, STAGNAR , STAINGNAR , v., étamer. Com sel que deac’ ct BSTANEA . GuiLLauxe »r CaszsTatn : Al plus, Cemme oelui qui dore et éfamse. Fig. Mi dauret gen so que ora mi sraexa. Prenne »'Anvenone : De ben soi. Me dora gentiment ce qu’elle m’étame maintenant. Car cho dauratz qu’altra poestatz srarmaxa. GUrLLAUE DE BraGUrDAN : Un sirventes. Car vous dores ce qu’autre puissance étame. Car vei que s0s fagz xsranma Que ] valrion mais daurats. BuntTrAnD Dr Borx : Jeu chan. Car je vois qu’il étame ses faits qui lui vaudraient 26 davantage dorés. 202 EST Part. pas. Vayselhs de coyre, si no 50 zsranmaTs. Eluc. de las propr., fol. 187. Vaisseaux de cuivre, s'ils ne sont étamés. car. Esvanyar. use. Estañar. vont. Estanhar. ir. Stagnare. ESTAR, ISTAR, STAR, 2.) lat. srane, être, En tal manieyra que pogesso «sTan onrada- ment e viare. PuiILONMENA. En telle manière qu'ils pussent étre honorable- ment et vivre. | Maistrals vortuz qui nos fai 1sran ab Dieu. Trad. de Bède, fol. 8. Suprême vertu qui nous fait étre avec Dieu. Bona vida, nets e pura, Fa sran cossiensa segura. Libre de Senequa. Bonne vie, nette et pure, fait étre la conscience tranquille. Ab vos zsra, on qu'ieu m’asTaia. ARNAUD DE MARUEIL : Dona genser. Il est avec vous , où que je me sois. Deus es amors, e qui 1STAI en amor =sTAI en Den. Trad. de Bède, fol. 2h. Dieu est amour, et qui est en amour est en Dieu. Dos jorns zsrzm ses beure, ses manjar. Ransaup pr VAQUEIRAS : Honrat marques. Deux jours nous fémes sans boire, sans manger. Part. prés. Estax com ela, lo reis Anriex d’Angleterra si la pres per molher. V. de B. de Ventädour. Étant avec elle, le roi Henri d'Angleterre si la prit pour femme. Part. pas. Quan lo bos reis Anfos de Castela fo msTaTz descofitz per lo rey de Marroc. V. de Folquet de Marseille. Quand le bon roi Alphonse de Castille eut été dé- confit per le roi de Maroc. Loc. E m dis : Morgue, quan venguis, Ni cam xsara Montaudos? Le MOINE DE MontAuDon : L’autr ier Et me dit : Moine, quand vins-tu , et comment est Montaudon? Prov. Al reprovier qu' om retrai: No s move qui Len xsrais. PEYROLS : (juoras que. Au proverbe qu'on rapporte : Ne se meuve qui bien est. sxc. ra. N' i porrions ensemble ester. Roman du Renart, t. I, p. 88. La contencion sur l'église de Cambray, si | qu'elle avoit estet au concile à Clermont. Chronique de Cambray, fol. 35. EST Moront, fait-il, conment ? esta ? Sire, fait-il, moalt mal me va. Roman du Renart, t. XII , p. 203. Estant vierge, et demeurante en Galile, l'ange de Diea me vint dire, estante seale en ma chambre et esveillée, qu'il m'apportoit ane bonne nouvelle. Contes d’Eutrapel, fol. 212. N'i lessérent charne avant, Maisun estant ne coc chantant. Roman de Rou, v. 7348. — Rester, demeurer, se reposer. Jeu am mais xsran en Fransa. RamsauD De Vaquetnas : Ben nai. J'aime mieux demeurer en France. Al soleill lo faretz xsTan. Deupss pe PRADIS, Aus. cass. Vous le ferez rester au soleil. Quan ben i pes tot esbaïtz m'ssrau. Atuzat D ProuiLais : Laoque. Quand bien j’y pense, je demeure tont ébebi. Us endaratz fam, set, et ill srax. BraTaAnD De Bonn : Ara sai eu. Vous endures faim , soif, et eux se reposent. Loc. D' els no us vuelh pus parlar; Mas laissarai xsran Los pros ab los prezatz E'ls nessis ab los fatz. AnnauD Dr Manutiz : Rasos e. Je ne veux plus vous parler d'eux ; mais je laissern ester ( étre tranquilles ) les preux avec les prisé « les sois avec les fats. Lieys prec, e tot l'als lays rsran. G. Anuxxan : S’ ieu conogues. Je supplie elle, et je laisse ester (être tranquil'e” tout le reste. ANC. Fa. Mais lessiés ester vostre plor. Roman de la Rose, v. 16513 Ce leis ester, si tornerai À ce que je proposé ai. Fabl. et cont. anc. , t. XI, p. 335. Li rois fait le retrait sauner, Lors laissent tait l'assaut esser. Roman du Renart, t. IV, p. 201. Je vous prie, laissez-moy ester, car la teste me rompt, et vous ne seutez pas le mal que j'a5 Les Quinse Joyes de mariage, p. 4. Per che morte fura Prima i migliori e lascia stare i rei. PaTaanca , Son. : Chi vuol veder IT. — Tarder, différer. Seigner Conrat, eu sai dui rei qu’ ssTan EST D'ajudar vos; ara entendatz qui. Beatsanp px Bonn : Àra sai eu. Seigneur Conrad, je sais deux rois qui tardent de vous aider; maintenant entendez qui. — Arrêter. Venen escridan : Esrars, baro. Roman de Gerard de Rossillon, fol. &r. Viennent s’écriant : #rrétes, baron. Ans lor fai dir : Esrarz vos lai. P. VipaL : Pois ubert Mais il leur fait dire : #rrétez-vous là. — Enister, tenir, se maintenir. Terra... ssra per si meteysha. Eluc. de las propr., fol. 157. La terre... se maintient par elle-même. Mas mais val en plai : Valors que de si zsrar. T. ot L'OsTtx st D& GUILLAUME : Goillem razon. Mais plus vaut en dispute valeur qui per soi se Mainlirni. En on petit de joy m’asrav. G. Ropez : Pro ai del. En un peu de joie je me tiens. asc. FR. À painnes puet sour piés ester. Roman de la Violette, p. 160. Maiz Normanz à estal s’esturent. Roman de Rou, v. 6709. — Ester, comparaître. Ab fermansas d’asran a dret ses tot perlon- gament. Cout. de Condom. Avec garanties d'ester à droit sans aucun retard. — Convenir, aller, être séant. Conoïis que miels m’ zsrar Que si trop altament ames. G. Axrezs : Breu vers. EST 208 : t— Manière d’être, d’agir, contenante. Que tost no m tornes retraire Son xsrax, son captener. Prenne D'ACVFRamE : Rossinhol. Par. Que bientôt tu ne me reviennes rapporter ta ne- nière d’étre, son gouverner. Ea dic qu'ilh fan lag asran. Ux Taousanovus AnxoNYuE, Coblas s“spartas. Jo dis qu’ils font laide contenance. CAT. Esp, PORT. Estar. tT. Stare. 2. EsTanT, s. m., place, état d’un homme qui est debout. De son ssrax se mes a genolho. Roman de Gerard de Rossillon, fol. go. De sa place il se mit à genoux. Cant ill se levet en xsraxT. V. de S. Honorat. Quand il se leva tout debout. Sal el en usranxr. Poëme sur Boèce. II saute tout debout. anc. PR. Quant l'évangile lire orrez En estant lever vous devez. Mès ce m’i a molt grant mestier Qu'il m'i lest dormir en estant. Fabl. et cont. anc., t. 11, p. 197 et 361. Lors saillent en escant tous ceux de Hans. Roman de Lancelot du Lac, t. Il, fol. 51. cat. Estant. zsr. ronTr. ÆEstante. 17. Stante. 3. Esrar, STAT, s. m., lat. srarus, état. Tota chausa que enivra e trastorns l’usrar d’ome. Trad. de Bede, fot. 45. Toute chose qui enivre et bouleverse lésac d'homme. Je connais qu’il me convient mieux que si j'ai- | — Etat, assemblée politique. masse très-baut. | Li siey belh huelh tan ben l’usran. B. px VEnTADOURs : Quant urba verts. Les siens beaux yeux si bien lui vont. Conoscatz doncx que mal vos zsTantA. Ginaun LE Roux : Ara sabrai. Connaisses done que mal vous {rait. — Substant. Maison , demeure. Trameseron a la vescontéssa las claus del lar #sran de Berniz. Titre de 1168. Lis transmirept à la vicomtesse les clefs de leur maison de Bernia. Am los trés serazz dels pals de Caersi, de las montanhas d’Alvergne et de Rouergue. Fit. de 1372. DoaT, t. CXLVI, fol. 95. Avec les trois états des pays de Quercy , des mon- tagnes d'Auvergne et de Rouergue. Los tres zsrarz de la Bassa Marcha de Roer- Tüe. de 1473. Doar, t. CXXXIX, fol. 284. Les trois états de la -Basse-Marche de Rouergue. Los senhors des ditz .111. STATS. Reg. des Etats de Prov. de 1401. Les seignears desdits trois éfats. car. Estat. xsr. ronT. Estado, #7, Stato, seat. 204 EST 4. Esraz, nsrau, s. m., place, séjour. N’ en gurpits asraz. Roman dè Gerard de Rossillon, foi. 28. . Hs on ont déguerpi la place. Loc. Ab tan volo montar Peire en s0n caval, Quan F. hi a dit : Tenetz xsrat. Roman de Gerurd de Rossillen, fol. 58. Alors Pierre voulut monter sur sen cheval, quand F. lui a dit : Tenes (restes en) place. Dons Algerrans parlet de son zsrau, E gent e covinent e nun a frau. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 17. Le seigoeur Algerrant parla de son siège, et bien et convenablement et non avec détour. anc, FR. De.verz an tertre ant pris estal. Roman de Rou, v. 13743. Ne pourquant livrent esta, Et se deffendent vassaument. | Roman du Renart, t. IV, p. 345. Maiz Normans à esta/ s'esturent, Es fers des lances les recheurent… Engleis à esta] se tencient E li Normaus tos tems veneient. Roman de Rou, v. 609 et 1314t. auc. xs». Kstalo. pont. Estao. 1%. Stallo. 5, Esranza , s. f., fortune, condition , situation. L'us es larcs el miels de sa paubrieria, L'autr’es escars, et a meillor gerawsa. P. CanDInAL : leu trasi. L'un est généreux au mieux de sa pauvreté, J’antre est avare, et a meilleure fortune. CAS. xsP. PORT. Estancia. 17. Stansa. 6. Esrauex, s. m., état, condition, si- tuation. À greu sera est segl’en Pasramen Que « estat, segon que ausem dir. P. CanprsaL : Tot atressi. Diflicilemsent ce siècle sera dans la situation qu’il a été, selon que nous entendons dire. EST ‘ Ans ac este mot Jlongumment En squel malveys zsranwrunr. V. de S. Honorat. Mais eut été mont longuement en cœ mauvais etat. ‘El mon non esta lopgament Negana res d' un rsramarr. Libre de Sensqua. Aucune chose au monde ne demeure longuement dans un même état. La reformacio de tot P ssraAmzx de la glyeis Cat. dels apost. de Roma, fol. 212. La réformation de tout l’état de l’église. ANC. FR. Qui u’a repos ne estemenr. B.nxS. Mauss , Chron. de Norm., fol. 25. CAT. Estament. uer. Estamiento. 7. EsrATIO, ISTACIO, STATIO, s. f., lat. STATIO, statiou, demeure, Ésra010 el mech loc. Elue. de las propr., fol. 114. Station au milieu. Volem bastir villa et srrto el puech.| Tit. de 5254. Doar, t. CXV, fol. US. Nous voulons bâtir ville et station au pay. Fig. Qui ama chastodat… esl cs fsis 2erace de Sent Espesit. Trad. de Bède, foi. 62. Qui aime chasteté. celui-là est fait demeure du Saint-Esprit. CAT. Estaci6. xsr. Estacion. rot. Estacäo. 11. Stasions. . 8. EsrasLx, ISTABLE, STABLE, Gdj., lat. grasizxen, stable, Aver bo, form et usranzs. Tit. de 1261. Dour, t. LXXIX, fol. 2. Avoir bon, ferme et stable. Hon leugeirs que non es 1sTASLRS en s0s fais. Trad, de Bède, fol. 78. Homme léger qui n'est pas s£able en ses actions. La terra fes redonda e srAsLA fermamens. Prxnsx D Consrac : El nom de. La terre fit ronde et stable fermement. car. «sp. Estable. pont. Estavel. xx. Stabile. Aquel que sobrevia deu tener castetat en | 9. E9ranc, ad)., stable, solide. RSTAMEX de venuvetat. V. et Vert., fol. 93. Celui gai survit doit tenir chasteté en das de veuvage. Son be et humil ssramxeer. Eluc. de lus propr., foi. 23. Sa basse ot humble condition. Aissi m te amors franc, Qu’ alor mon cor nosvire, Ans l'ai ferm et ssranc. Ratmonp DE MiRAVAL : Aissi m te amors. L'amour me tient ainsi franc, de manière que mon cœur ne se lourne ailleurs, mais je l'ai ferme eit stable. EST 10. Sraciomant, adÿ., lat. #rarrowanrus, stationnaire. Movement sracioxant es quan la planeta esta quaysb el mech loc, aissi que no sembla que s mova. ÆEluc. de las propr., fol. 113. Mouvement stationnaire est quand la planète farréte quasi za nrilien, de sorte qu'il ne sémble pes qu’elle se meuve. ur. roxr. Estacionario. tr. Stasionario. 11. ESTABILITAT, STABILITAT, 5. f., lat. STABILITATEN, stabilité. Lors letras patens per perpetual ssrasi- LITAT. Tit. du xve siècle. Doar, t. XCIII, fol. 258. Lears lettres-patentes pour perpétuelle stabilité. Haia en si STABILTFAT. Eluc. de las propr., fe. 157. Ait es soi stabilité. - car. Estabilitas. xsv. Estabilidad. ronr. Enabi- litade. 1r. Stabiltà. 12. STABLAMENT, adv., solidement » d'une manière stable, Fermament et STABLAMENT. Tie. de 1259. Doar, t. LXXVIII, fol. 388. Fermmement et solidement. cat. Establement. xsr. Establenense. 13. Esrarcz , RSTAGE , s. m., demeure, résidence , étage. Doos suzel, on son ns71e0z lras. PAE D'AUVERONE : Ben a tengui. Doux oisean , tu iras en sa demeure. Per qu’ieu vos mau , lai on es vostL’ ESTATGES, Esta chanso qne me sta messaiges. La CONTSs6E DE Die : À chaniar. C'est pourquoi je vous envoie, là où est votre de- meure, cette chanson qui me soit message. Fig. Plaing e ploe Fan en mi lor zsraros. La DAME CASTELLOSE : Ja de chantar. Plaintes et pleurs font en moi leur demeure. Deu cazer leu d’ant luec en bas xsrares. P. CanpinaL : Ricx hom que. Doit cheoir facilement de haut lieu en bas étage. — Retard. Sitot ai tarzat mon chan, E n'ai fag trop lonc ssrares. G. Farmr : Sitot ai. EST 205 Quoique j'air rétandé mon band, et en aie fais très long retard. Estat ai eom hot esperdatz Per amor en long zsracs. B. px Vxn#TADOUR : Éstat ai coin. J'ai été comme homme éperdu par amour en long retard. — Rang, état, manière, tenue. Tornars en aquel ESTATEN On el era pre- meiramen. Trad. du Code de Justinien, toi. 38. Il retourner: en ce rang où il était premièrement. Selui fui que m fon de bel zsrarez. B. pe VEsTADOUR : Quan vei la. Je fuis celle qui me fut de belle manière. Jeu, quan vi son gay cors, gen, D’ avinent =sTATGs. Jorsux ne TouLousr : L’autr’ier el. Moi , quand je vis sa personne agréable, gente, de tenue avomante. — Le lit de la mer. Pueys s’en torna le mars Suau en son asracs. V. de S. Honorat. Purs la mer s’en retourne tranquille en son lit. AnNc. CaT. Estatge. rr. Staggio. 14. Esraciun , s. m., habitant, locataire. No i devo metre negan hom estranh on ne- gun jutjamen, si no era xsraGtxes de Moissac. Cout. de Moissac, site siècle. Doar, t. CXXVII, fol. 3. N'y doivent mettre aucun homme étranger en au- cun jugement , s’il n’était pas AaBitant de Moissac. Ren uon ai de Pasracrsn, Mancasnus : A! departir. Rien je n’ai du locataire. AMC. CAT. Estatger. 15. ESTADIER, s, m., locataire. Pot penhorar las causas del zsrapian que trobara en sa mazon. C'out. de Condom. IV peut saisir les choses da /ocgtaire qu’il trouvera en sa maason. 16. ESTATGA, ESTAGA , ESTACA, ESTACHA , s. f., maison , demeure, habitation, séjour, étage. Los obradors e las us+taraas de Caorts. Fit. du axe siècle. Dos, t. CXVILI, fol. 4. Les ouvroirs et les maisons de Cahors. 206 EST Lo maisonier pot gitar de le propria =sTAGaA. — Statuts de Montpellier de 1204. Le maître de la maison peut chasser de la maison pour sa propre habitation. Lo cal avia xsraca el vas. Trad. du N.-Test.,S. Marc, ch. 5. Lequel avait séjour dans le monument. En la mortal £sracua Fora ja remas. Un TROUBADOUR ANONYME : Flors de paradis. Serait déjà demeuré en la mortelle demeure. Farau una cieutat en la qual aara una tor de .xL1v. msTATGAS d’ ant, Liv. de Sydrac, fol. 24. Ils feront une cité en laquelle il y aura une tour de quarante-quatre étages de haut. 17. ESTATGAN, ESTAGAN, ESTAIGAN, 5. m., habitant, indigène. Am los rsraGaxs d’aquela terra. Abr. de l'A. et du N.-Test., fol. 13. À vec Les indigènes de cette terre. : — Adject. Domicilié, habitant. Lo dih home ssraraa et habitador de la di- cha villa. Vit. de 1279. Doar, t. CXLVII, fol. 12. Ledit homme domicilié et habitant de ladite ville. Estrans hom , que en la vila de Monpeslier prena molher, et aqui remanra per =sTATGA, franx ain per .r. au. Statuts de Montpellier de 1204. Homme étranger, qui prendra femme en la ville de Montpellier, et restera là comme domicilié, qu’il soit franc pendant un an. Alcns ssraiqas de la villa. Ti. de 1254. Doar, t. CXV, fol. 95. Aucuns habitants de la ville. maison pet ss 18. Esrrzan , v., résider, siéger. So en que amors s’es meza, Et affectios xsTEzA. Brev. d’amor, fol. 5. Ce en quoi amour s’est mis , et affection réside. 19. ESTATURA , STATURA, 5. f., lat. sra- TURA, Stature, taille. Avia ample cors e fort e robuste, e asra- TuRA covenbabla. Cat. dels apost. de Roma , fol. 112. Avait ample corps et fort et robuste, ct stature convenable. Lor asratuna es de miech coydst, ses plus. Eluc. de las propr., fol. 256. Leur stalure est de demi-coudée , sans plus. EST Una femna de gran sraruna. ‘ Cat. dels apost. de Roma, fol. 53. Une femme de grande stature. CAT. ESP. PORT. Éstatura. 17. Statura, 20. Desisran, v., être absent. Part. près. leu denant dissi e denant dic coms prezens a vos et ara DESLSTANS. Trad. de la 2° Eptt. de S. Paul aux Corinthsens. J'ai prédit et je prédis comme présent à vous et maintenant absent. 21. Dasesransa, s. f., absence. Mas mot majorment ara e la mieua pssss- TANSA. Trad. de lÉpft. de S. Paul aux Philippien. Mais moult principalement maintenant en mon absence. 22. Exisrin , v., lat. zxisTERe, exister. Part. prés. La humor cristallina en cascu uelh SXISTENT. Dins la bassa regio exrsrens. ÆEluc. de Las propr., fol. 14 et 106. L’humeur cristalline existant dans chaque œil. Existant dans la basse région. car. «se. Pont. Existir. rr. Enistere. 23. Exisrencia, 5. f., lat. aXISTENTI, existence, réalité. No que sis de uatara d' ayga per axrsrencu. Eluc. de las propr., fol. 107. Non qu’il soit de nature d’eau en réalité. caT. «sp. PORT. Existenciu. 1r. Esistensa. 24. Esraszre, srasLis, V., lat. STABiLIIE. établir. Esrascisc senesqualc a Narbona. ParLonxna. Il établit sénéchal à Narbogue. L'en asrasciss procurador. Tit. de 1245. Arch. du Roy. J. 33. Len établisse procureur. Srascr et dona saubetat. , Titre de 1080 Etablit et donue garantie. — Marquer, indiquer. Cant fo vengat lo dia qu’elh sant payre lor avia nSTABLIT. PæiLontrs. Quand fat veau le jour que le ssint père leu: avait indique. E ‘1 pausa a la destra partida, EST Qu’ a s06 amics a ESTABLIDA. Daupes pr PRADES, Aus. cass. Ei le place à la partie droite, qu’il a marquée pour — Placer. Seran ESTABLIT Li malvat a la senestra, Brev. d'amor, fol. 114. Les méchants seront placés à la gauche. Part. prés. ESTABLANT et conservant. | Doctrine des Vaudois. Etablissant et conservant. Part. pas. Aissi col fort castels ben xsTasLiTz. KR. Brsrons : Aissi col. Ainsi comme le fort château bien é/abli. leu ai gsranzrr ton fraire senhor de sos fraires. Abr. de l'A. et du N.-Test., fol. 5. J'ai établi ton frère seigneur de ses frères. Pena n' es xsTABLIDA ad aquel que la dara, ad aquel que la recebra e ad aquel que carta'n fara. Trad. du Code de Justinien, fol. 1. Peine en est établie à celui qui la donnere, à ce- lai qui la recevra et à celui qui en fera charte. car. Establir. ns. Establecer. vont. Estabè- lecer. rr. Stabilire. 25, ESTABLIDA, s. f., demeure. Lo ns aya trag d’aquesta prezen vide, Per metre lay en la santa ssraBLipa. R. ManNUDET : Ab grans. Nous l'ait tiré de cette présente vie, pour mettre là en la sainte demeure. 26. ESTABLIMENT, STABLIMENT, sTa- BILIMENT, $. m., établissement, insti- tation , statut. Sesta costuma Ni sest 2s7ABLIMER Non tenra gaire. P. Basc : Ab greu cossire. Cetie conatume et cet établissement ne tiendra guère, Ïh fan contra l’asraszsusx de Dieu. Liv. de Sydrac, fol. 33. lis agissent contre l'institution de Dieu. Li xsrancrxux e las costumas son aytals. Cout. de Moissac du xxve siècle. Doar, t. CXXVIE, fol. 1. Les institutions et les coutumes sont telles. * EST 207 Aican srascimenxr de terra ni de princip no contrastau. Tit. de 1294. Dour, t. XCVII, fol. 256. Nonobstant aucun établissement de localité ou de prince. , Servar Lo sTARILIMENT que si sec. Statuts de la confr. du Saint-Esprit. Observer le statut qui s'ensuit. car. Establiment. usr. Establecimiento. rosT. Estabelecimento. rr. Stabilimento. a7. Resraszim, v., rétablir. Fara rendre et xesraszre de fach. Lit. du xivꝰ siècle. Doar, t. VIII, fol. 218. Fera rendre et rétablir de fait. caT. Restablir. usp. Restablecer. ronr. Resta- Belecer. 1r. Ristabilire. 28. Dezesraeuie , v., dépourvoir. Part. pas. Nos em pazzsraszrr. Trad. de la 2° épft. de S. Paul'aux Corinthiens. Nous sommes dépourvus. 29. DazEsTABLIMENT, 5. m., destrnc- tion. A1 acabament dels segles, al pazasranct:- maxr del peccat. Trad. de PÉpit. de S. Paul'aux Hébreux. À l'achèvement des siècles, à la destruction du péché. 30. Assisrin, v., lat. Adsisrene, assis- ter. Part. prés. subst. Portava la vera crots am dos ASSISTENS. ° Tit, de 1534. Doar, t. CIV, fol. 314. Portait la vraie croix avec deux assistants. CaT. Assistir. Rap. Asistir. PORT. Assistir. 17. Assistere. 31. Benesran, s. m., bien-être, per- fection. Tag li semxsTan. Graaup pt BoRNeïL : Per solatz. Tous les bien-étre. Apreza de toir BENESTARS, En fatz, en ditz et en pessars. AnnauD Dé Manueiz : Dona genser. Apprise de toutes perfections, en faits, en dits et en pensées. Eu vostre cort renhon tug sxxmsTan. RansAUD DE VAQUEIRAS : Honrat marques. En votre cour règnent toutes perfections. à ® 208 EST EST Car de gran sexseran vos ven. 35. MazesraWsa, 5. f., inconvenance, Roman de Jaufre, fol. 98. . e do Car de grand bisn-dre vous vient. malaise, contre-temps, déplaisir. Car fe tan gran MAL=STANSA. 32. BENESTANSA, s. f., bien-être. P. Dunasn : D'un sirventes. Si anc non ac malananss, | Car il ft si grande inconvenanre. No sap que s’es n«SESTANSA. Anc plas no m pot donar de wALasransa. RansauD D£ VAQuEtnASs : Ben tai e. Forquer De Mansticx : Ja non cuig. Si oncques n’eut malaise, ne sait ce que c’est Oncques plus ne me put donner de malaise. que bien-être. Puoi oc ois que i ajat ira e MALESTANSA. 33. Benxsran, adj., parfait, accompli, PeraoLs : Tots temps. complet , conven able. Depuis que y side chagrin et déplaisir. Bella domna, qu’ ien d’als non ai talan anc. ra. N'aura entr eus puis mesessance… Mas de servir vostre cors REMESTAN... Des Si Li conta sa mesestance. De totz bos pretz vos auatz meïllaran DE 8. Mausr, Chr. de Normandie, fol. 80 et og. Per dir e far trastot faich sxmesran. 36. MaLrssran, ad. »; iMafséant, incon- AnxAuD DE ManRuEIL : Aissi com cel. Belle dame, vu que je n'ai désir d'autre choe| "720; fâcheux. . Es trop maLEsTax. excepté de servir votre corps parfait. P , Vous allez vous améliorant de tous bons mérites Pons De Gappuett : Tant m'a donat. pour dire et faire tous faits accomplis. 1! est très malséant. Impers. Nou es BENESTAN : Si a nalh mot maLssran, Qu'hom eys los sieus ancis. : No m'o deu hom a mal teuir. | Bzacas : Lo belh dous. P. Rtuom DE TouLouse : Enquera v. Il n'est pas convenable qu'ou tue soi-même les S'il a aucuu mot inconvenant , on ne me Le dnt siens. tenir à mal. EI dous esguar e ”! franc dig nuxssrax. Lags es l’afars e greus e maLusTans. Armani DE BrLAauot: Selh que promet. Gin Aup pe Bonurii.: Per solats. Et les doux regards et les franches paroles conve- L'affaire gst vilaine et pénible et iscorwenante. nables. Subst. — Subst. Agrément, plaisir. Trop es grans dans quant hom fai maresrss. Mas hom deu be dire dels paubres pros C'est très grand de Capener : Tals reigna. * E de donas, quan fan lor sxnssrax. est très grand dommage quand on fit rfi Gunzauxx pe Lusocus : Un sirventes. | !T- Malestante. Mais on doit bien dire des pauvres preux ct des dames , quand éfîles font leur agrément. 37. Cowsraners, s. f., lat. consranru, Miei voler non son mogut constance. De far tot son BsmEsTAN. En vigor, nombre et coxeraxcra. B. Zone : Atressi cum lo cemel. Eluc. de las propr., fol. 18a. Mes vouloirs ne sont pas ébraniés de faire tout son En vigueur, nombre et constance. agrément. Consrancia , s0 es fermetat e bon prepauss- ANC. CAT. Benestant. men. V. et Vert., fol 64. Constance, c'est fermeté et bonne résolutics. CAT. ESP. POAT, Consiameis. rr. Costensa. 34. MarzsTan, s. m., mal-être, faute, mauvaise manière. Pois ane non feis MALESTAR. B. Zones : Entre tots mos. 38. InsTancra , CAF lat. LNSTANTIA , in⸗ Depuis oncques ne fit faute. | stance. De totz mazsssrass cargats. RaAnSAUD px VAQUEIRAS : Ja hom pres. Chargé de toutes maumrises manières. À la rueramcra de le deita Na. Tic. de 1310. Dour, t. CLXXIX , fol. :0. A l'instance de ladite derme. EST À les pregarias et :#srAnctas dels dichs dentors. Tie, de 1373. Doar, t. CXXV, fol. 70. Aux prières et instances desdits débiteurs. CAT. ESP, PORT. /nstanctia, IT. Stanzia. 39. Ixsranssa , 5.-f., instance. À la crsranssa de la partide. | Cout. de Saussignac, de 1310. À l'instance de la partie. 1. {stanza. jo. Cincumsrancra, s. f., lat. cmmcuu- STANTIA , Circonstance. La causa de la malautia , les ctRqUEsTA=- ctas. Eluc. de las propr., ſol. 103. La use de la maladie, les circonstances. Den las CIRCUMSTANCIAS uomnar. Brev. d'amor, fol. 121. Doit nommer les circonstances. Las cracuwsrancras dels peccatz. V.et Vert., fol. 69. Les circonstances des péchés. CAT. EF. PORT. Cicunstancia. 17. Circonstan- sia, circostanzia. hr. Resisrencra, s.f., lat, RKSISTENCIA , résistance. Fa contra tot perilh nusrsrsncCrA. Eluc. de las propr., fol. 34. Fait résistance contre tout péril. car. user. roRT. Resistencia, 17. Resistensa. 42. ConsisTRNCIA , S. f., consistance, état. Eu bona dispozicio et coxsistencra. Eluc. de las propr., fol. 34. Ea bonne disposition et consistance. CAT. ESP. PORT. Consistencia. 17. Consistensia. 43. Conraasran, v., résister, contes- ter, faire obstacle, disputer, contre- dire. De conraastan al movemen Nos a dat poder issamen. Brev. d'amor, fol. 36. I sous a donné pourvoir également de résister au mouvement. Tan vol quascus COX TRASTAR Ab Pautre! - G. Riquirr : Cristias. Tant chacuo veut contester avec l'autre! EST 209 Doncx ben es fols qui ab Turex mov conteza, Pos Jesus Crist no lor coxraasra res. Le cavalier o0 TEexpzr : Ire e dolor. Donc bien est fou qui excite querelle ave les Turcs, puisque Jésus-Cbrist ne leur conteste rien. Van ausir mays de v. x. Sarrazis que lor GODMTRASTAVO la intrada, | PuiLonrna. Vont occire plus de cinq mille Serrasins qui leur disputaient l'entrée. Deus conraasra los ergolios, e als umils dona s amor. ° Trad. de Bède, fol. 24. Dieu contredit les orgueilleux, et donne son amour aux hambles. Part. prés. loc. No ‘conrrasras nulh usatge contrari. Cout, de Condom. Nonobstant tout usage contraire. No conTaAsTanT la deita quittansa. Tit. de 1308. Doar, t. CLXXV III, fol. 300. Nonobstant ladite quittance. No cowraasranr los avant dichs privilegis. Tit. de 1266. Dour, t. LXXIX, fol. 44. Nonobstant les avant dits priviléges. AEC. rr. Il ne pooient contrester à leurs ane- mis. | Quaud ce oirent li bourgois si furent trop iret, mais n’osérent contrester. Chronique de Cambray, fol. Set 4o. N’i a ne fort ui fieble ki à Rou contrestace. Roman de Ron, v. 144t. ‘ Pour contrester aux courses et entreprinses d’iceax Anglois. Moxsragcer, t. I, fol. 549. CAT. ESP. POAT. Contrastar, 1T. Contrastare. 46. ConTaAST, s. m., contraste, contes- tation, opposition. Car ieu vi que las lebres an conraasr als lebriers. GuizLauxe px TupaLa. Car je vis que les lièvres ont contraste avec les lévriers. De pretz mov CONTRAST € tenso. ALSERT DE S15TERON : Ab joi. De mérite meut contestation et dispute. Si co val, desval, | Per CONTRAST, CASCUs. Nar 2x Mows : Al bon rey. Chacun, ainsi comme il vaut, vaut moins, par opposition. : 27 EST — En terme de pratique. Per aco car es CONTRAST del fag. Trad. du Code de Justinien, fol. 23. Par cela qu’il est opposition du fait. 210 — Échange. Loc. No darai mon argen ‘À conTRa«T de joven. Bénsnoun DE PUIVERT : À reglas. Je ne donnerai pas mon sergent en échange de gaîté. ANC. CAT. Contrast. ANG. nsP. RORT. Contraste. 1T. Contrasto. | 45. ConNTRASTAIRE, 5. m., contradic- teur, ‘ Senber Blacaiz, molt mi sap bo Quaar d’ aisso 1° es CONTRASTAIRE. T. pEGMLLADME ET DE BLACAS : Senher Blacats. Seigaeur Blacus, il me sait moult bon parce que de ceci vous m'’êtes contradicteur. ir. Contrastatore. 46. ConTrsTan, v., lat. CONTESTARE, contester. Part. pas. Si el tueor o ‘1 curaor avian cox- TzxsTADA la leit. Pois que la leis es cONTr=STA DA. Trad. du Code de Justinten, fol. 5. Si le ‘tuteur ou le curateur avaient contesté le droit. Puisque le droit est contesté. CAT. ESP. PORT. Contestar. xr. Contestare. 47. REsrAR, v., lat. nesrare, rester, de- meurer. Rssrax m’er en sa merce. P. VipaL : A justar e laissar. Il me sera à rester en sa merci. Qui nou pot annar, si AEsTA. V. de S. Honorat. Qui ue peut aller, se reste. Part. pas. Degun ben non li sou aæsrar. V. de S. Honornt. Aucuss biens ne lui sont resées. CAT. SP. rOnT, Restar. rr. Restare. 48. Resra, s. f., pause, repos. Di m a °N Rogier et a totz sos parens EST Dis-moi su seigneur Rogier et à Lous ses parent: que je n'y trouve plus ombre ni orme ni pause. ir. Resta, 49. ARESTAR, ., arrêter. Lo solehs s’ AnxsTanA sus. Liv. de Sydrac, fol. 118. Le soleil s’arfétera au-dessus. Jeu pauziey garda a ma boca, cant lo pee- cayre 5€ ARESTRT contra Ie. V. et Vert., fol. 103. Je posai garde à ma bouche, quand le pécheur s'arréla contre moi. CAT. Esp. #rrestar. IT. Arrestare. bo. Disrancra , s. f., distance. Per defanta de DIMARCIA. Eluc. de las propr., fol. 13. Par défaut de distance. CAT. Esp. PORT. Distancia. 17. Distanzia. 5r. Equinisranr, adj., lat. æquipisrar- Tem , équidistant. No seria EQUIDISTANT segou existenci, mas per apparencis. Eluc. de las propr., fol. 64. Ne serait pas éguidistant suivant la réalité, mi: par apparence. ba. SUSTENTAR, D., lat. susTanrase, sustenter, fournir, entretenir. Susrznran de que visqnes. Brev. d'amor., fol. 105. Fournir de quoi il vécôt. CAT. ESP. PORT. Sustentar. 1T. Sostentare. 53. Susrenracio, 5. f., lat. SuSTENTaArIo. sustentation. Per donar.. ausTENTACIO. Etuc. de las propr., fol. 2h. Pour donner... susientation. À susTENTACION dels paupres, Cartulaire de Montpellier, fol. 176 Pour susteniation des pauvres. À nostra sUSTENTACIO , Requerem los bes temporals. Brev. d’amor, fol. 104. Pour notre susfentation, nous requérons les bieu: temporels. . CAT. Sastentaciô. xsP. Sustentacion. poaT. Sa:- tentacäo. 1Tr. Sustentasione, sostensionc. Qu'ieu no itrob plus ombra ni olm ni nusTa. 54. Sussrancra y SUSTANCIA, 5, fe, lat. Benraanp De Bonn : Non estarai. SUBSTANCIA , Substance. ESF EST #11 Dieus es una esperitals su2erancrA. Pain substantiel ou sur-svbstantiel , d'est-è-dire Liv. de Sydrac, fol. 4. qui surpasse toute autre substance. Dieu est une substance spirituelle. 5Q. TRANSSUSTANCIAR, V., transsu . Si la suneraxcrA tornars. 9 7° ssubstan V. de S. Honorat. üer. Si la substance changere. Part. pas. Lo cors de Jhesu Crist, lo pa Ady. comp. Contenent zx.susrancia tot lo En sa carn TRAANSSUSTANCIAT. fayt. Brev. d'amor, fol. 109. Ti. de Narbonne. Dot, t. XLVIII, fol. 240. Le corps de Jésus-Christ, le pain trasssmbstantié Contenant en substance tout le fait. en ss chair. ar. ESP. PORT. Substancia. 17, Sustanzia, 505- Fos TRARSSUSTANOIATZ lansia. Ni vera deitatz. | J V. de S. Honorat. 55. Sussransa , 5. f., substance. Fût £ranssubstantié et déité vériteble. En una trinitats car. Transubstanciar, xs». Transustanciar, Ses suÜRsTANSA. trasustanciar. PORT. Transubstanciar. 1%. PtxRnz D'AUVENGNE : Lausats sia. Transustansiare, trasutansiare. En une trinité sans substance. 60. SunsranTIU , 5. m., lat. SUBSTANTI- — Ce qui sert à la subsistance. vum, substantif. De son aver donar e Sa SUSTANSA. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 109- Sumrantio mascdlin, | | | ram. provence. Douner de s00 avoir et de sa substance. Substantif masculin. | tr. Sustanza, sostansa. Adj. Las paraulas sussraxrivas son... 56. Sussrancios , adj., substantiel. Les mots substantifs sont, 77e Proven. Per eyso pot hom dir que aquest pas es ir. Subsrantiu. asv. Pont. Substantivo. rr. SUBSTANCIOS. Sustantivo, sostantivo. Hom dis que vianda es sUb#TANCIOzA Cant a 61. S . pro de subetancia e de noyriment. 1. SUSTANTIVAR, v. ; rendre substantif, F. et Vert., fol. 43. employer substantivement. Par cela on peut dire que ce pain est substantiel. Part. pas. En aquest cas... SUSTANTIVAT. On dit qu’un aliment est substantiel quand il a Leys d'amors, fol. 66. asses de substance et de nourriture. | En ce cas. employé substantivement. Car. Substancios. xsP. rORT. Substancioso. 17. Sustanzioso, sostanzioso. 62. EsTABLE > Se M.) lat. srasuzum ; 57. SuRSTANCIAL, ad}., lat. sussTAN- étable, écurie. | ; bstantiel Qui pus ha cavals et antras bestias, pus li —— fay mestiers «STABLES. Per sa SUBSTANCIAL proprielat. V. ot Vert., fol. 8. Sa bamor sURSTANCIAL. Qui plus a cheraux et autres bêtes , plus lui fait Eluc. de las propr., fol. 62 et 85. "| besoin éfables. ‘ Par sa propriété substantielle. Aiæi de is halma Maris, & liqueur substantielle. Et annet ins en un neTABLz. Lo apella pa SUBSTANCIALS. Trad. d'un Évang. apocr. V. et Vert., fol. 43. Marie srtit de la beume et alla au-dedans d’ane L'appelle pain substantiel. établs. CAT. ss, PORT. Substancial. 1r. Sustanziale, Vengah son als asrasLas, lors cavals an trobatz. Roman de Fierabras, v. 2864. 58, SonnesussTaNCLL , adj., sur-sub-| Sont venus aux écaviss, ont trouvé leurs chevaux . stantiel asc. ra. Perda ai le cheval, si fermerai l'es | Fabl. et cont. arc., t. 1, p. 372. Pa sabstascial © s08n8SUmTANGIAL, so | car. Estable. ns. Establo. 17. Stallo. a dire que sobremonte tota sutra substancia. V. et Veri., fol. 43. 63. EsrasLanta , 5. f., établie. sostansiale. EST Com form ins en l'ssrastants. Trad. d'un Évang. apocr. Lorsqu'elle fut au-dedans de l'étable. car. ac. ssr, Establia. 64. Esraslan, v., établer, mettre à l'étable. Aquest es l'alberc e'l ses On fan lur mul ssrastan. B. Manrix : À senbors qui Celle-ci est la demeure et le siége où ils font éta- blerleur mulet. Son chaval et son mul fetz ssrasLan. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 40. Fit établer son cheval et sou mulet. ac. ra. Qui veult son cheval establer. Roman du châtelain da Coucy, v. 433. Li antres meine establer. Roman du Renart, 1. LIL, p. 94. Son cheval frent essabler et lui donner foin. Hist. de Gérard de Nevers, 2° part. p. 42. ir. Stabulare. 65. Conesrasus, 5. m., lat. cOMES sTa- suri, connétable. On lit dans Aimoin , liv. IN : Lengegilus , regaliam præpositus equorum, quem valgo vocant comi-siabilem. Et dans Reginon, an. 807 : Comitem stabuli.. qaem corrapte constabu- lum appellamos. On remarquera dans l'espagnol et dans le portugais , qui écrivent et pro- noncent conpe pour comte, qu'ils ont conservé leur orthographe dans con- estable, connestavel. Bidaus, mos CONESTASLES, Que es pros e durables, AnxauD pr Mansax : Qui comte vol. Bidaus, mon connétable, qui est preux et solide. Els enguans dels diables, L' error de Baffamet, qu’ era lars conasranzes. V. de S. Honorat. Les tromperies du diable, l'erreur de Mahomet , qui était leur connétable. car. mer. Condestable, ronr. Condestavel, xx. Conestabole, conestabile. 66. Conesrazia, s. f., connétablie, Las ordenansas de la conssranuta. Ord. des R. de Fr, 1462, t. XV, p. 607. Les ordonnances de la connétablie. 212 EST Far conmazAsLiAs € centeniers. Tit. du xv- sièela.Doar, t. CXLVIL, fol. 38 Faire connétablies et conteniers. asr. Condenablia. anc. rr. Conestaboleria, 67. EsraTuim, staruin , 2., lat. sti- Tugne, statuer, établir. Esraroin preparadament. J Trad. d'Albucasis, fol. 30. Établir préperatoirement. Que li plassa sraruin et ordenai Statuts de Provence. Suuex, L. 1, p. 1. Qu'il lui plaise statuer et ordonner. Yolew, sraruim et ordensm. Prie. conc. par les R. d'Angl., p. fo. Voulons, statuons et ordonuons. Part. pas. Avem srarurr et ordenat. Tic. de 1448. Doar, L. XVI, fol. 186. Avons statué et ordonné, Foran diversas penas srarupas. Priv. conc. par les R. d'Angl, p.19. Seraient diverses peines établies. car. sr. ronr. Estatuir, tr. Statuire. 68. Srarur, s. m., lat. srarutum, statut. Jazta lo erarur provensal, Statuts de Provence. JuLuEx, Selon le statut provençal. Lecs que an privileges en contrari... sn rurs manicipals. Statuts de Provence. Massa, p. 12 Lieux qui ont priviléges en opposition. sets municipaux. Segon lo srarur del orde. Cat. dels apost. de Roma , fol. 151. Suivant le statut de l'ordre. car. Estatut. we. rour, Estatuto. rr, Statsio. L, pe 598. 69. Esrarua, s.f., lat. sTarua, statue. El det de la asraroa de Vencs. - Cat. dels apost. de Roma, fol. 14. Le doigt de la statue de Vénus. car. mr. ronr. Estatua. rr. Staiua. 70. Insriruin, v., lat. insrirumse, in- stituer. laerrroia que nengan proces, tant civil que criminel. Statuts de Provence. SUUEN , L 1, p. ce. Anatituer que mul procès , tant civil que crim- nd. EST Part. pas. Si lo serve menus era 1xsrrrürrz heres. Trad. du Code de Justinien , fol. 25. Si mon serf était institué héritier. Ixsrrrupa € ſundada en la gleysa. Terrier de la confr. du S. Esprit de Bordeaux, fol. 187. Instituée et fondée daus l’église. CAT. RSP. PORT. Jnstituir. 1r. Istituire. 51. IxsriTuTio, 1$TITuT10, 5. f., lat. INSTITUTIO, institution, formation, origine. Inserruriow... es cap e fondamens de testa- ment. Tit. de 1270. Dour, t. IX, fol. 10. L'institution... est chef et fondement du tests- ment. Car la dictios formada et aquela don se forma son d’una natura, so es d’ona tusri- TCTI0. Leys d'amors, fol. 44. Car le mot formé et celui dont il se forme sont d'ane seule nature, c'est-à-dire d’une seule origine. car. Initituciòß. ms. Institucion. »onT. Insti- tucäo. 17. Istituzione. 72. Isrirur , 5. m., lat, ansrirurum, institution. Fazent contra leys racionals et 1sTtTuTz naturals. Eluc. de las propr., fol. 59. EST Comsrcrurio ho costama. Tit. de 1290. Doar, t. CXLIX, fol. 30. Constitution ou coutume. Alcuna subtilitet de lei o de comsrtrurion. Statuts de Montpellier de 1258. Aucune subtilité de loi ou de constitution. Las consrrrurioxs fachas... sus la reforma- tion e modification de justicia. Statuts de Provence. BOMY, p. 9. Les constitutions faites... sur la réformatiou et modification de la justice. Las conwsr:rurions faehes. Statuts de Provence. JULIEX ,t. 1, p. 82. Les constitutions faites. En la conmsrirurion del mont. Hist. abr. de la Bible, fol. 60. En la création du monde. ancC. ra. Nos leis, noz constitutions. B. ne S. Maures : Chr. de Norm., fol. 6x. CAT. Constituci6. se. Constitucion, roat. Con- atituicaõ. 17. Constitusione, costiturione. 213 75. Resriruis , »., lat. EsrITugRe, res- tituer. Rendre et RusTITUIR. Tit. de 1384, Arch. du Roy. X. 52. Rendre et restituer. Aquellas causas, quals que sian, rendray e RAESTITUYRAI. Cartulaire de Montpellier, fol. 127. Ces choses , quelles qu’elles soient, je rendrai et restituerai. CAT. sp. RORT. Restituir. 1Tr. Restituire. Agimnt contre les lois rationnelles et les institu- | 76. ResrirurTio, s. f., lat. nxsriTuTio, tons naturelles. | car. {nstitut. nsp. PORT. Znstituto 17. fstituto. 73. Consriruie , V., lat. consriruene, établir, constituer. Que ly plassa consriturn et ordenar. Statuts de Provence. BOuY, p. 12. Qu'il lui plaise établir et ordonner. Cosrrruino et ordenero... procuradors. Tit. de 1319. Dour, t. CXXXIT, fol. 336. Constituèrent et ordonnèrent..…. procureurs. Part. pas. Donat e coxsrrrurr en dot. Tit. de 1309. Jusrez, Hist. de Turenne, p. 134. : Donné et constitué en dot. CAT, Esp. PORT. Constituir. 17. Consütuire, coctitxire. . Cossrirurio, s. f., lat. comsrirurio, constitution, création, établissement. restitution. À tota nuxsTITOTI0 et a tot privilegis. Tic. de 1253, Arch. du Roy. J. 333. À toute restitution et à tout privilége. Es tengut a assTiTUC10x entro a un denier. Les dix Commandements de Dieu. Est tenu à restitution jusqu’à un denier. ssr. Restitucion. ronT. Restituicäo. Tr. Restitu- sione. 77. Sussriruin, v., lat. sussrirusne , substituer. Pot sussrsrüre l'an al sutre. Trad. du Code de Justinien, fol. 64. 11 peut substituer l’un à l’autre. Part. pas. En loc de lui fo sussrirurrz Archelaus. Cat. dels apost. de Roma, fol. 5. Archélaüs fut substitué en place de lui. CAT. 2sP. rORT. Substituir. 1T. Sustituire, sosti- tuire. 214 EST 78. Sussriructo , susrrrucro , s..f., lat. suBsTiTUuTIO, substitution. D’aquesta despauzatio d’aquest Chylderic e de La sunsrrurio de Pepi parle lo decretz. Cat. dels apost. de Roma , fol. 100. Le décret parle de cette déposition de ce Childérie et de la substitution de Pépin. En las susrtructoxs, la volontat del mort gardar se deu. Statuts de Montpellier de 1204. Dans les substitutions, la volonté du mort se doit observer. Aquella suBsTITUc 108. Trad. du Code de Justinien, fol. 64. Cette substitution. car. Substituciô. wep. Substitucion. roRT. Sub- stituicäo. xt. Sustitusione, sostitusione. 79. SUBSTITUIT, SUSTITUIT, s. m. lat. suBsTITUTHS, substitut. Sera appelhat et present lo procuraire real. O son SUBSTITUIT. Ord. des R. de Fr., 1400, t. VIII, p. 402. Sera appelé et présent le procureur royal. ou sou substitut. Tramet an susrrruir en son loc. L'Arbre de Batathas, fol. 160. Il envoie un sabstitut à sa place. cAT. Subshitut. us», ORT. Substituto. 17. Sus- tituto, sostituto. 80. Pausr, Paxr, adj, lat. rnæsriuus, prêt , disposé. Tots temps PR&sT 8 aparelhatz ad hobezir. V. et Vert., fol. 54. Toujours prét et disposé à obéir. Era pazsrA de pagar sa part. Tic. de 1428. Hist. de Nîmes, t. IL, pr., p. 220. Était préte à paycr sa part. Nos em prRaTs, aparelhatsz que nos fassam per vos aissi coma den hom fayr per s0 seyuhor. PRILOMXMAMA. Nous sommes préts, disposés à ce que nous fassions pour vous aigsi qu’on doit faire pour son seigneur. AnC. FR. II dient ke tuit sunt prest D'aler od li, se mestier est. Roman de Rou, v. 11160. CAT. Prest. sr. ronT. rr. Presto. 81. PRESTAMENT, adv., prestement. EST Lo qual Passranmrr lo venguet secorre. Chronique des Albigeois, col. 51. Lequel vint le secourir presiement. Al plus Pnasramzn que hom poyris. .… Docum. de 1376, ville de Berger. Au plus prestement qu’on pourrait. CAT. Prestament. xs». PORT. 1T. Prestamente. 82. Apazsran, v., appréter, préparer, disposer. So que lor era necessari an faict APREsTat et apareilhar. : Chronique des Albigeois, col. 6. Ils ont fait appréter et appareiller ce qui leur euit | nécessaire, Aiats li ApRzeTADA Aigua fresqua e clara. AmaAntEU Des Escas : En aquel. ÀAyes-lui apprélté eau fraîche et claire. Part. pas. De servir mal APRESTAT. V. de S. Honorat. Mal disposé à servir. AEC. 8. Eltabernacle que David liout æprested Anc. trad. des Livres des Rois, fol. 48. xor. PORT. #prestar. IT. Apprestare. ESTAT, s. f., lat. zsrarem, été. Tota la asrATz aDava per oortz. V. de Giraud de Borneil. Tout l’été il allait par les cours. Lo dax de Berguonb' a mandat Qu’ el nos ajudars l’asrar. BEnTrAND DE Bonn : Jeu chan qu’el. Le duc de Bourgogne a mandé qu’il nous aider Pété, TT. State, estate. a. Esriu, ESTIEU, s. m., lat. æstrvus, été. Belha m’es l’xerrus e ‘l tempe floritz. G. Runez : Bcihs m’e. L'été r m'est agréable et le temps fleuri. El temps d’asrru, quan par la flors el bruelh G. Avuaman : El temps d’ estis. Au temps d'été, quand la fleur paraît au bois. Solelbs de mars, urmbra d’asrrau. AnnNAUD DE Manterz : Donu genser. Soleil de mars, ombre d’éér, caT. Estiu. xse. ronr. Estio. 3. Esrrva, adj., lat. esrrvais, d'etc de la saison d’ete, EST EST 215 El tems del solstiei xsrrvaz. Fig. Domna, ssrazs marina. Cat. dels apost. de Roma, fol. 114. Pixaaz ps Connrac : Domna dels angels. Au temps da solstice d'été. Dame , étoile marine. Cercle solsticial esTIVAL. * Tu yest l'esTeca que guia ÆEluc. de las propr., fol. 108. Los passans d’aquest paes. Cerde solsticial d'été. P. CanDixaAL : Vera Vergena. Sabsantiv. En lo cranc se fay l’asrrvais. Tu es l'étoile qui guide les passants de ce pays. Brev. d’amor, fol. 29. caT. Estela. xse. ronr. Estrella. xr. Stella. Daus le cancer se fait l’éte. asc. ra. D'où s00 rond porte-flamme, aux longs jours estivaux, Tire des traits agos, dont il frappe les vaux. La BoDERE : Hymn. eccles., fol. 196. N'ont pour des foudres estivaux. . R. Gansten : Trag. de Porcie, acte Ï, chœur. | 3, EsreLar , ad)., étoilé. asc. CAT. ESP. PORT. Eccival. 17. Estivale. El cels es ESTELATZ. GuiLcauxe DE Tuer. 2. STELETA, s. f., petite étoile. El centre de la qual lutæ ans srerera. Eluc. de las propr., fol. 181. Au centre de laquelle luit unr petite étoile. car. Estelleta. zsr. Astillita. h. ESTIVENC , ad). , d'été. Le ciel est étoilé. Aleus 50 asrIvENCS. Part los signes que s0 nomnatz, Eluc. de las propr., fol. 216. Trobares el cel xsraLar. Aveuss sont d’été. Brev. d’amor, fol. 29. ar, Estivenc. À part les signes qui sont nommés, vous trouverez 5 . au ciel étoilé. * Ésrivano® » $« M. MOISSONNEUT. Fig. Fo mot ben armatz sus un negr’ £sTaLar. Nivol. quar dona a la fervor del solelh Roman de Fierabras, v. 3716. temprament, als asrivapons es gracioza. Il fat moult bien armé sur un (cheval) noir étoilé. | Eluc. de las propr.; fol. 135. .[ anc. FR. De dras de soie à fin or estelé. La nuée... parce qu’elle donne adouciasement à Roman d'Agolant, v. 1351. l'ardeur du soleil , est agréable aux moissonneurs. car. Estelat. usr. PORT. Estrellado. 17. Stel- 6. Esrivan, »., lat, esTivare, récolter. lato. Las messios qu' el a fachas en arar o en |}. EsTENCELAR , ®., étinceler. srmevar o en segar o en xsrivan lo blat. Un ausberc clar nSTencxLA | Trad. du Cods de Justinien , fol. 17. . Roman de Gerard de Rossilion, fol. 29. Les dépenses qu'il a faites à labourer ou à semer Ua baubert claie étincelle. on à scier on à récolter le blé. | ASC, FR. 5. CosreLLaTio, s. f., lat. consrazra- Caciller fruicis en antonne, en esté mestiver. T10, constellation. Nicouas RaPin, p. 158. CosTxLLATIOS versyamen ESTEDAL, s. m. , cierge. | Non es al mas ajustamen Ela venria a sa tomba am son ssrxpar de D'estelas, Brev. d’amor, fol. 20. fera. Constellation vraiment n’est autre chose qu’as- F. de S. Flors. DoaT, t. CXXIII, fol. 273. semblage d’étoiles. Elle viendrait à sa tombe avec son cierge de cire. | Totas las COSFELLACIOS. ESTELA , sr&La , 5, f., lat. sre1/a, étoile. Eluc. de las propr., fol. 11. ‘Toutes les constellations. Las xsrzzas luxens. Pranre De Consrac : El nom de. Les étoiles luisantes. La sreza dita canicula. | Elue. de las propr. , fol. 153: caAT. Constellacié. ssr. Constelacion. ronr. L'étoile dite canicule. Constellacäo. 17. Costellazione. Segon la cosTaLLacio. Brev. d’amor, fol. 35. Selon la constellation. 216 EST EST ESTENHER , esrginGEn, EXTENIER, 2., | ESTERELITAT , sTeurtiTar, s. f., lat. lat. exriNcurse, éteindre. ‘Aigua ssrztye lo foc ardent. . Trad. de Bède, fol. 66. L'eau étéint le feu ardent. Anc flama tan tost no s’xsTays. RamsauD DE VAQuXIRAS: No n° agrad. Jamais flamme ne s’éfeignit sitôt. Fig. Fuecx d'amor escart e destreing Que vins ni l’aigua no l’xsTatxc. ARNAUD DE Manueir : Dons genser. Feu d'amour tenace et concentré que vin ni l’eau ne l’éteint. Pas fon enpris, pueis no S’EsTRYs. ARNAUD DE MAnUEIL : Dona geuser. Depuis qu’il fut épris , après il ne s’éteignit. Las ardens sajetas del diable devem xxTrzx- 3er per lo freit de dejuns e de vigilies. Trad. de Bède, fol. 53. Nous devous éteindre les ardentes flèches du diable par le froid des joũnes et des veilles. lea for’ ssrzyns e relinquitz. RAMBAUD DE VAQUEIRAS : No m’ayrad. Je serais éteint et abandonné. Part. pas. Don ja non er =sTENDIDA ‘ La braxa. UK TROT BADOUR ANONYXME : Si saubesson. Dont jamais la braise ne sera éteinte. Caus non axTINCTA. Trad. d'Albucasis, fol. 41. Chaux non éfeintie. Substantiv. A1 ssrixcr de la candela. Tit. de 1441. Toulouse, bibl. Monteil. A l'extinction de la chandelle. CAT. Esp. PORT. Extinguir. 1T. Estinguere. a. Exrincriu, adj., extinctif, capable d'éteindre. Fig. De malas suspicios axTINCTIVA. De luxuris BxXTINCTIVA. Eluc. de las propr., fol. 189 et 67. Extinctive des mauvais soupçons. Extinctive de la luxure. 3. DESTENHER, v., éteindre. Tota falhu escandida si alaca, et tota falha ulucada si DESTENE. Eluc. de las propr., fol. 150. Tout flambeau éteint s'allume, et tout flambeau allumé s'éteint. Fig. part, pas. Lo crim e la confiscation sia DESTENT. | . - ; Cout. de Condom. Que le crime et la confiscation soit éfeints. STERILITATEM, stérilité. Delbieurara una bona femna, Anna, den ESTERELITAT. Liv. de Sydrae, fol. 119 Délivrera une bonne femme, Anne, de sa s£n- lite. Las xsrraitiTaTs de la terra. V. de S. Flors. Doat, t. CXXIII, fol. 266 Les stérilités de la terre. | La ciptat Âc tan de carestia 6 de sTRRILITAT. V. de S. Honorat. La cité ent taut de chèret£ et de ségrilicé. car. Esterilitat. xse. Estenhdad. ronr. Este. didade. rr. Sterilità. ESTERLIN, s. m., sterling. Voyez Leisnirz, Coll, étym., p. 58. Totz trez gaban qu’els marcs e ‘ls asranzts Faran metre els enaps e ’ls bacis. Ramsavup ne VaquErsas : Del rei 4’ Arago. Tous trois prétendent que les mares et les sterliegs feront dépenser les coupes et les bassins. O lai, en Normandia, Conquerr’ ssTERLts. G. Farmir : Era nos su. Ou là, en Normandie, conquérir sterdings. — Fig. et allusivement à la monnaie des Anglais. E m plai quan la trega es fracha Dels Esreruixs e dels Tornes. BERTRAMD DE BoRK : Guerra e trelalb. Et me plait quand la trêve est rompue des Ste lings et des Tournois. Esp. PORT. Esterlin. 17. Sterlino. ESTERN, s. ni., trace, chemin. Cant Hero vi qu’esquern An fach li rey per lur asranx. Träd. d’un Evang. apocr. Quand Hérode vit que les rois ont fait moquer pour leur trace. No m part del esrzax. P. Bazxonp Ricas Novas : En la rar. Je ne me sépare du chemin. Fig. Per qu'a mal govern.. Qui sec vostr asrzax. G. Ficuetras : Sirventes vuelb. C’est pourquoi a mauvaise gouverne... qui sait votre trace. EST 2. Esrsanan , v., poursuivre, suivre à la piste. Mas qui be ns quer ni us &sTknsa, Trobar vos pot. T. px G. Rarxnous Er De G. MAGAET : Maigret. Mais qui bien vous chertheet vous poursuit, vous peut trouver. ESTERS, adÿ., lat. exTrnauS, exempt, dépourvu, privé. De totz bos aips usTERs. Ls mourz px Monraunon : Gasc pec. Dépourvu de tous bons avantages. Cam fols de salgr ssruas. GiaauD DE BORNKIL : Ar ausirets. Comme fou privé de savoir. axc. a. Ja de ce ne serai estiers Que je ne die vo plaisir. Roman de la Violette, p. 12. car. Ester, extern. us». ronT. Externo. 1%. Ks- terno. ESTERS , zsrrens, ado., autrement. S’ zerzns nou pogues fenir. T.os G. ps La Toun er Dr Sonpuz : Us amicx. Si ne pouvait fnir autrement. Be m cugei fos ssriens Ma domna que non es. Racoxp DE Mina vas : Ben aix ’L Je m’imaginai bien que ma dame fut autrement qu'elle n’est. Esrixas no us ans pregar de re. Payaots : Atressi col. Autrement je ne vous ose prier de rien. — Prép. Hormis , contre. Ges no l'anus mostrar ma dolor, Errrxas adhorer. Ansaun DE Manutiz : À guise de. Je ne lui ose point montrer ma douleur, hormis Ecrtans mon grat mi faits dir vilania. T. v'Isaseze EXT DE. Cainxzs : N Elias Cairel. Contre mon gré vous me faites dire vilenie. Conj. comp. Trop vuelh s’amor, mas querre no l’aus ges, Esrans qu’ ab ditz cubertz li vau parlan. Pernocs : D’un bon vers. Je désire beaucoup son amour, mais je ne l’ose point quérir, à lexception qu'avec mots couverts je lui vais parlant. Atressi m nafr amors Fort - Cum vos de sa lansa, II. EST Esrinas Qus gang e deport N'avets, et ieu pezansa. RansauD px VAQUEIRAS : Engles un. Amour me blesse fort de sa lance tout comme vous, exrceplé que vous en avez joie et amusement, et moi chagrin. 217 ESTEVA, EsTrva, s.f., musette, Ni xsravas ni chan. : Pons DE CarDuUEIL : Per joy d’amor. Ni musettes ni chants. Estivas Ab votz pivas. Gtaaun px CaLANsON : Fadet joglar. Musettes avec sons aigus. No vuelh ja m prest’ hom viala ni xsriva. GuILLAUME D& S. Gatcont : Raso e dreit. Je ne veux qu’on me prête jamais viols ni mussite. ESTEVER , »., falloir. Per tant l’ssrur morir. Roman de Gerard de Rossillon , fol. 45. Pourtant il lui fallut mourir. axe. ra, 11 li ad dit que ai vesprer Estuverat od li aler, Manix px Faaxcz, t. I, p. 456. Par estevoir harter. Roman de Garin le Loherain ,t. 1, p. 26. Déporter m'en estavera. 7" Roman de la Violette, p. 150. ESTIL , s. m., lat. srvxcus, style, usage. Esrirus mudatz, es can la sentencis e la materia del comensamen es nauta e de gran fag, de gran anctoritat e de gran excellenea € pueysh se varia, e desshen en fort humil et en trop bassa materia. ; Leys d’amors, fol. 117. Le style changé, c'est quand l'expression et la matière du commencement est haule et de grand fait , de grande autorité et ds grande excellence , et puis change, et descend en fort humble et on très Per so cer l'xsriz es ancian al contrari. ‘ Statuts de Provence. JULIEN , t. II, p. 432. Parce que l'usage est ancien pour le contraire. car. Estil. use. Esülo. ronr. Esülo, estylo. 1x. Sale. ESTIMAR, v., calculer. Nombrar ot assemblat. — Albigeois, p. 52. Nombrer et calculer je monde qui s'était assemblé. 28 lat. æsrimane, estimer, y": lo monde que se era 218 EST Nou pot cor ssrrman . ni esriptura de- moustrar.: V. et Vert., fol. 56. "Ne peut esprit estimer... ni écriture démontrer, — Avoir de l'estime pour quelqu'un, pour quelque chose, apprécier. Esrrman los homes del mun en lauzan et houran lars riquezas. Li fay amar et asriman 808 deliegz carnals. V. et Vert, fol. 8et 71. Estiment les hommes du monde en louent et ho- norant leurs richesses. Lui fait aimer et estimer ses délices charnelles. Mi dons no m’ asrtma, Et ieu , las! la nsrix. RaïmonD DE MipaAvaL : Aissi m ten. Ma dame ne m’apprécie pas, et moi, malbeu- teux ! je l'apprécie. CAT. asp. PORT. Estimar. 17. Estimare, stimare. t 2. Esrima, 5. f., estimation, évaluation. Li fil leial devun noirir aquels fils de la concoa, ad ssrrma d'un pros hom. Trad. du Code de Justinien, fol. 52. Les fils légitimes doivent nourrir ces fils de la concubine , à estimation d’un honnète homme. car. 2sP. PORT. Éstima. 17. Stima. 3. EsrimarTio, s. f., lat. ASTIMATIO ; esti- mation, évaluation. Esrrwacion de maestres, , Tit. de 1310. Doar, t. CLXXIX , fol. 24. Estimation de maîtres. Per justa e covinen EsTIMACION. ©" Statuts de Montpellier de 1258. Par juste et convenable évaluation. — Jugement, instinct. Aysso es sens et «sTIMATIO d’efan. V. et Vert., fol. 32. Cela est sens et jugement d'enfant. La ovelha, per sa «sTIMACIO , percep lop… cam enimiv, e ‘l fug. Eluc. de las propr., fol. 18. La brebis, par son instinct, sent le loup... comme ennemi , et le fuit. car. Estimaciô. sr, Estimacion. ont. Kstima- cac. IT. maso à "6" 4. ESTIMABLR, adj. # t. estimable, calculabl ÆSTIMABILEM, EST Una trinitat, e non serImAsra. Liv. de Sydrac, fol. 13. Une trinité, et non estimable. Preonudeza d’aÿgas no asrIMaRLA. Eluc. de las propr., fol. 15: . Profondeur d'eaux non calculable. CAT. &sp. Estimable, ronr. Estimavel, rx. So: mabile. 5. Esrimariu, adj., estimatif, appri- ciatif. Diferencia es entre la potencia asTIMATINs et ymaginativa. Eluc. de las propr., fol. 18. Différence eët entre La puissance appreciative « imagiuatirve. 6. Ixesrrwasce, adj., lat. mnesrnusi- LEm, inestimable. Granda richessa et rNxsrIMABLA. Chronique des Albigeois, œl. x. Grande et inestimable richesse. cat. msP. /nestimable. roux. Inestimavel. nr. {nestimabile. 7. ADESTIMAR, %., évaluer, estimer, apprécier. Den anzsriman la causa. Trad. du Code de Justinien , fol. 13. Doit apprécier la chose. 8. ADESMAR, AZESMAR , ARSMAR, V., 6sti- mer, calculer, évaluer, apprécier, pre- parer, comparer. AussMan e apersebre si es plus fortz. Liv. de Sydrac, fol. 60. Estimer et reconnaître s’il est plus fort. Tea no say qai vos etz, ni no us puesc Anxsmat. Roman de Fierabras, v. 3104. Je ne sais qui vous êtes, ni ne puis vous appr- cier. Aîssi vos pogratz un denier Apzsman contr un marc d’argen. T. px GrRAUD DE BoRNErL &T DE P. noI D’ARAGOS : Be m plaire. Ainsi vous pourriez estimer un denier contre en marc d'argent. A lui s’AZLSMARAN Cill q’entorn lai seran. Giaaup pe Bonweiz : Lo douts chants. À luise compareront ceux qui seront aulosr de lui. EST Per que par que s’Azsus De grant sofrait’ aver Qui vol, a son plaser, Segon son sors despendre. Nar px Mons : Sitot non. C'est pourquoi il paraît qu’il se prépare à avoir grade disette celui qui veut dépenser selon son cœor, à son plaisir. ASC. Esp, Amar. 9. AFSMANSA, 5. f. , opinion, pensée. Tota sabieza es en AxsMA#SA e en obra. Trad. de Bède, fol. Y. Toute sagesse est en a pensée et en œuvre. 10. Esman, ®., estimer, apprécier, cal- culer. En drechars no cal ssuan Col causa si coven a far. Drupxs px Paanes : Poëme sur les Vertus. Eo droiture il ne faut pes calculer quelle chose il œavient de faire. Non xsuox sou albir. | Na? ps Mous : Si Nat de Mons. Ils n'estiment son jugement. suc. ra. Et les compaignes des crestiens esmer. Roman d'Agolant , v. 716. Li chevaliers de s’ost à treis mille esma. Roman de Rou , v. 4757. 1] coidierent et esmèrent Que Gérars fust issus de vie. Roman de la Violette, p. 233. Car nus ne nule ne set mie Esmer de soi ne de sa vie. Fabl. et cont. anc., t. 111, p. 232. Et taut des autres chevaliers que il furent esmé à trois cens. JoinviLie , p. 47. 11. Es, s. f., estimation, apprécia- tion , évaluation. Car non pren do a ssws. Nar px Mows : Sitot non cs. rce qu’il ne prend pas don à estimation. Per vertut de sentir E per zsxz d’albir. | Nar ps Mons : Al bon rey. Par vertu de sentir et par appréciation de juge- ment. 13. Esxansa, 5. f., estimation, appré- ciation , opiniou. EST 319 Segon la mia nsxAnsA. T. D’A. MAnquis ar px R. »x Vaqunus : Ara nr. Selon mou estimation. Tem que non denh penre ssxaxsa. SonDEL : Tos temps serai. Je crains us qu'elle ve daigue preadre appréciation. 13. Axman, YMan, %., lat. aestimane, estimer, adjuger, apprécier. Mos mals no s’axxæa, Et ieu sos bes Axm. Rainon» px MinAvAL : Âissi m Len. : Mon mal ne s’apprécie Ps: et moi j'apprécie ses biens. Part, pas. Venc .1. jorn que retornet la vaca del simple paure home a sson ostal, et ame- net ab se de las vacas del capella entroa.c., e foron Li ræapas per son avesque, que totas fosson sienas. V. et Vert., fol. 75. I advint un jour que la vache du simple pauvre Lomme retourna à ss maison, et amena avec elle des vaches du prêtre jnsques à cent , et elles lui fu- rent adjugées par son évêque, que toutes fussent siennes. 14. ADYSMAR, ADIMAR, V., apprécicr, estimer, soudoyer, acheter, séduire. O sia que aquel om que fetz la mslafaita, ADTMaT los oms ab cai fetz la malafaite, o sia que autre los AD:M3s per son mal engein. Trad. du Code de Justinien, fol. 100. Ou soit que cet homme qui fit le méfait, séduisft les bommes avec qui il fit le méfait , ou soit qu’un autre les séduisft par sa mauvaise tromperie. Taut que lunhs hom nou pot ben ADrsman. R. Gaucezu : Ah grans trebalhs. Tant que nul homme ne peut bien apprécier. 15. ÂZISMAMEN, ISMAMEN, 5. M., esti- mation , appréciation, évaluation. Tan grans gens ab els, non es ArISMANENS. Prannz px Consiac : El nom de. Si grande quantité de gens avec eux , il n’y a pas d'évaluation. Lains Ÿ tal pudor que non es rswawans. * Pirmanx DE CORBIAC: El nom de. Là dedans il y a telle puanteur qu’il n’y a pas d'appréciation. ESTIPAR, v., lat. sripanc, entagser, boucher, calfater. 220 EST Stopa val ad xsrrran naus. Eluc. de Las propr., fol. a23. Étoupe vaut à calfater les navires. xsr. Estipticar. 1r. Stipare. a. EsTipric, STIPTIC, STIPIC, aqi., srypricas, styptique, astringent. L'ayga de ploia es isrirrica ct restrictiva. Plus acetozas et STIPICAS. Sabor sri1prica que es en rozas et codonbs. Eluc. de las propr., fol. 136 et 269. L'eau de pluie est sfyptique et âstringente. Plus acides et astringentes. Saveur astringente qui est dans roses et coings. car. Estitic. nsp. Estiptico. ront. Estitico. tr. Stitico. | | 3. Sripricirar, s. f., qualité astringente. Intenssa et fort sTIFTICITAT. - Eluc. delas propr., fol. 271. Intense et forte qualité astringente. er, Estipticidad. rr. Stiticicà, stiticitate, stitici- dade. 4. Cosrrpan , v., lat. consripane, resser- rer, constiper. . Part. pas. Mas qu’el pacient no sia COSTIPAT. Eluc. de las propr., fol. 186. Pourvu que le souffrant ne soit pas constipé. caT. msr. PORT. Constipar. 17. Costipare. 5. ConsTiPac10, 5. f., lat. CONSTIPATIO, constipation. Bon ve opilatio o conwsTrrACIo. ‘ Eluc. de las propr., fol. 57. Dont vient opilation ou constipation. car. Constipacié. user. Constipacion. ronr. Con- saipacäo. 17. Costipasione. STIPULA, s. J., lat. sriruca, fétu, chaume, paille. SœzruLA o restolh. Eluc. de las propr., fol. 233. Chaume ou éteule. 2, EsToBLa, sTOBLA, S. f., lat. srrpuLa, chaume, paille. Paeis si gietava al lieg D’ asronca 0 de janquier. V. de S. Honorat. Puis il se jetait au lit de paille ou de jonc. Metre son bestiari dedins las sroscas de aultruy. 13 it. du xv° sièc,, entre le seig. et les hab. de La Roche. Mettre son bétail dans les chawmes d'autrui. EST Anc. ra. Comme pourcelets en estoubles. G. Gutanr, t. El, p. 158. Les supplians faisoient pasturer ‘leurs beufs arans en une estouble ou garet. Lett. de rém., 1470. GanPËNTIE, t. Il , col. 268. ESTOC, s. m., estoc, épée. Voyez Dexina, t. IIL, p. 76. Brantz 6 2sTOOS aguls... Tans colps d’xsrocs e de darts. | F. de S. Honorat. Glaives et épées aigus. Tant de coups d’épées et de dards. D'ssrox... es segurs. Palayts de Saviesa. Elle est assurée. contre esfocs. car. Estoc. usr. ronT. Éstoque. tr. Stocco. ESTOEL, s. m., lat. sroicus, stoicien. Alca epicurien et zxsrocr. desputaran amb el. Trad. des Actes des Apôtres, ch. 17. Aucuns épituriens et stofciens.… disputaient ave lui. CAT: Estoic. sp. PORT. Éstoico. 17. Stoico. ESTOL, s. m., flotte. Nostr’ asroc guit sanh Nicolaus de Bar. Rausaup DE VaAQUE1RAS : Ârss pot bon. Saint Nicolas de Bar guide notre fotte- — Armée. Neis noqua m u’espavanta Lor ssros. RarsauD D'ORANGE : Âras no. Même jamais leur armée ne m'en épouvante. axc. rn. Ne onques plus belles estoires ne parti de nul port. Il fa envoiez en Surie en message en ont des nés de l'estoire. Vicie-Hannoutx , p. 29 et 3. anc. CAT. Estol. ESTOL, ssTor, «sTouT, adÿ., lat. srou dus, étourdi, imprudent , stupide, méchant. Ni no us en mostretz asTOUrs. PIERRE D'AUVERGNE : Dieus vers Ni ne vous en méntrâtes éfourtii. Subst. De la maïnada dels plas xsrotz. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 13. De la troupe des plus imprudents. Sel vas cai falh l’xsroz. Nar pe Mons : Silot non es. Celui envers qui manque l’cronrdi. EST asc. va. Ensi vous ert fel et estous. Poëme de Mahomet, v. 425. Qui monit estoit fel et ertout. Roman de la Violette, p.214. ss, roaT. Estolido. rr. Stolido. ESTOLA , s. f., lat. sroza , étole. F1 preires a las fôns vengatz ab son arnes, Son libre e s’ sToLa. Izanx : Diguss me tu. Le prêtre venu aux fonts avec son harnais, son livre et son éfole. Neis en mostiers non pot gandir esroca. A. CaiLLe : Aras quan. Même en monastère l'étole ne peut garantir. CAT. ESP. PORT, Estola. 1T. Stola. ESTOMACH , ESTOMAG, ESTOMAX, 5. M., lat. sromaAcHus, estomac. La vianda que hom manja s amassa tota el LSTOMAC, | L'asrowax es ples plas que mestiers nou cs. Liv. de Sydrac, fol. 80 et 84. La nourriture qu’on mange s’amasse toute dans l'estomac. L'estomac est plein plus que besoin n’est. Esromacs.. vol dire en grec porta, et el propriamen es porta del ventre. Eluc. de las propr., fol. 54. Estomac..…. veut dire en grec porte, et il est pro- prement porte du ventre. axc. CAT, Estomach. ss». ronT. Estomago. rr. Stomaco. ESTONC, s. m., bâtovu, trique. Venjanss de colps ni d'zsroxcs, No m part d’amor. Rarwoxp x MinavaL : Contr amor vau. Vengeance de coups et de bdions, ne me sépare d'amour. Loc. D’ asronc breto Ni de basto No sapch’om plus. Mancasaus : D’aisso laus. De trigue bretonne ni de béton qu’on ne sache daraniage. ESTOPA , sropa, s. f., lat. srura, étoupe. Infammant rsrora. Eluc. de las propr., fol. 116. Enfammant l’étoupe. Ciris pascals o autres cirisab pabel d’zsrora. Cartulaire de Montpellier, fol. 117. EST 221 Cierges pascals ou autres cierges avec mèche d'étoupe. Sropa val ad estipar naus. Eluc. de las propr., fol. 233. Étoupe vaut à calfater les navires. CAT. ESP. PORT. Kstopa. 1T. Stoppa. ESTORNELH, zsroaneu , s. m., lat, STURNUS, étourneau. Datz li totz menntz ausels, Fors aolamen dels xsronnets. Deupxs px PRADES, Aus. cass. Donnez-lui tous pelits oiseaux, excepté seulement des étourneaux. Eu torn plas irneus Qu'us xsTonnaus. GinauD DE Bonnet : Quan lo fregs. J’en retourne plus alerte qu’un étourneas. Fig. Jea suy l’euselhs Qu'als ssronnatss Fas los mieus auzeletz noirir. Mancasaus : D’aisso laus. Je suis l'oiseau qui aux éfourneanux fais nourrir mes petits oiseaux. ANC. rA, De tus icels ke volent de hele Mielz voldreie estre escornele.…. Bien savez ke l'estornele . Est deboniers e simple oisele. Chron. anglo-normandes, 1. 1, p. 86. cart. Estornell. nsr. Estornino. ronrt. Estor- ninho. tr. Srornello. ESTORNUDAR , sTOANUDAR , ESTAUNI- DAB , 2., lat. sreanÜTane, éternuer. Quar si xaronnuDA en squesta passio, es mot bo senhal. Eluc. de las propr., foi. 81. Car s’il éternue dans cette affection , c’est fort hon signe. Fay aquella sroanupan. Trad. d'Albucasis, & fol. 36. Celle-là fait éternuer. Sa polvera fa sronnupan. Eluc. de las propr., (ol. 219. Sa poudre fait éfernuer. Si tu ti voles tener d’ssraunipan cau tu n'aurss talan. L'autra manieira es de regardar lo solelh, quar, si tu lo regardas, tu zsTRUNIDARAS. Liv. de Sydrac, lol. 104. Si tu te veux retenir d'éternner quand tu en auras envie. 222 EST L'autre manière est de regarder le soleil, car, si tu Je regardes , tu éternueras. car. Esternudar. xse. Estornudar. 1T. Starnu- tare, starnutire. 2. Esronxnur, s. m., éternuement. Esroanurz provocar. Eluc. de las propr., fol. 81. Provoquer éternuements. car. Esternud, xsr. Estornudo. 17. Starnuto. 3. EsTOANUDAMENT, 5. M, lat. STERNU- TAMENTUM, éternuement. EsTORANUDAMENT es violenta comocio del | cervel, Eluc. de las propr., fol. 81. Éternuement est violente commotion du cerveau. 1xr. Starnutamento. 4. EXTRENUTACIO, STORNUTACIO, STUR- NUTACIO, lat. STERNUTATIO, éternue- ment. Dolor aguda de dent ,'et axTa=nuUTACIQ con- sequent. . Aveniment de sTORNUTACIO. La caracio am sTURNUTACIO. Trad. d'Albucasis, fol. 14 et 38. Douleur aigué de dents, et éfernuement qui s’eo- suit. Arrivée d'éternuement. La guérison avec éfternuement. 1T. Starnutazione. 5. EsTaunrr, s. m., éternuement. Lb’asraunrrz…. jeis del plus pres sospiralh que el trobs, o aisso s0 las narrigolds. Liv. de Sydrac , fol. 104. L’éternuement... sort du plus prochsin soupirail qu'il trouve, et ce sont les narines. ESTRA , s. J., lat. srnafum , estrade, balcon. Virats estar domnas az EsTRAS, Per los mars e per las fenestras. Roman de Jawfre, fol. 97. Vous verries les dames être aux balcons, par les murs et par les fenêtres. . ANC. FR. Às estres de la tor amont C'est Melior la bele assise. Roman de Parthonopex de Blois, not. des Mss., t. IX, p. 69. ESTRA, prép., lat. Exrra, hors, contre. Es ben menat #srra ley EST Qui ten car s0 que l’avilis AnmauD Dx ManORIL : Cui que. Est bieu mené hors de la loi celui qui tient cher ce qui l'avilit. Eu caiava, quant amors no m tenia, Que no m pognes forsar asrna mon grat Aumeur dE Baucrnor : Nalbs bon. Je pensais , quand amour ne me tenait pas, qu'il ne me put forcer contre mon gré. Ady, comp. Mentir cugei, mas zsrnA GRaT dic ver. Forquer pe Mansriice : S’al cor plagues. Je ponsai mentir, mais contre gré je dis vrai. AncC. FR. Estre la gent qui sunt de son puis. Roman de Garin le Loherain, t. 1, p. 183. asp, Extra. a. ESTRANHATGE, s. m., éloignement, étrangeté, rigueur. Ni tan gran ESTRANHATGE De Dieu. GuILLAURE, MOINE DE BÉzIERS : Quascus. Ni si grand éloignement de Dieu. Ab fellona dèsiransa Et asrtaannaATOz baralb. Mancasaus : Contra l'ivers. Je dispute avec désir félon et étrangeté. Qaar anc no m fés KsTRANRATGE. Maacasaus : Lanquan fuelon. Car jamais ne me fit rigueur. 3. EstrrANHEZA , 5. f., étrangeté. Mas tan fera xsrnanuxza ha longamen. Le comre ps Poirisrs : Compauho. Mais a longuement si féroce éfrangeté. car. Estranyesa. use. Estraneza. vont. E:- tranheza. 1x. Stranesza. M. ESTRANH, ESTRAIN, STRANI, &Gd)., . lat. rxTaaneus, étranger, farouche, étrange. En pais &fTRANG Sui,.e no i vey messatge. G. FAIDiT : Ab cossirier. Je suis eu pays étranger, et n’y vois message. . De totas encontradas EsTaanzas e privadas. AnnavD Ds Manurit.: Rasos es. De toutes contrées étrangères et connues. Honra ‘ls sieus et honra gent nsrzanma. RAMRAUD DE VAQUEIRAS : Aras pot bom. Il honore les siens et il honore la gent étransèrr. EST Fig. Tuit solats me s0p ssTRANE, Pas de lieys joys mi sofranb. Anmaup pè Manauyuiz : Mot oran. Tous plaisirs me sont étrangers, puisque d'elle we manque joie. ; Aprivadar pot hom xsrnaAxnas gens. SEavrar DE GiRONE : Cavayers. On peut apprivoiser les gens farouches. Pus mi dons mꝰ es sslvaja et RSTRANKA. Poxs ps Carpuis : Leials amicx. Puisque ma dame m'est sauvage et farouche. Tant xsTRANES es mos cossiriers. Gavaupan LE VIEux : Cresens fs. Tant étrange est mon souci. Subst. Si m salades com un =srAANS. GuizLaumE DE BaLAUN : Lo vers. Si me saluût comme un éfranger. Si als ssraurns et als privatz Donats, e ‘ls enemics baissats. Gui pe CAVAILLON : Seigneiras, Si vous donneï aux étrangers et aux privés, et vous abaissez les ennemis. En tau convent que nulh sraax: no y fasse nulh embadiment. Tit. de 1080. Fa telle convention que nul ééranger n’y fasse nelle attaque. | anc. rR. L'avantare fat molt essraigne. Lai du Trot, v. 5. Jugement se devoir faire d’un crime eom- mi par une damoïiselle estrange. Aist. de Gérard de Nevers, p. 76. car. Estrany. user. Æitraño. pont. Estranho. 17. Estraneo, estrano, estranio, strano, stranio, 5. EsTRANHAMEN, ESTRAIGNAMENT, 5. m., éloignement , exil. Luenh d’esper m’a mes ESTRANHAMEX. PEVROLS: Mot m’entremis. Loin d'espérance elle m’a mis exil. Tristicia quꝰ es xsTRAIGNAMENS de joi de cor. Trad. de Bède, fol. 9. Tristesse qui est éloignement de la joie du cœur. ar. Estranyament. nsr. Extrañamiento. 6. Esrramp, adj., isolé, séparé. Rims asrnamrs es dig, quar no acorda am degu dels sutres, ni degus dels autres am lai en leyal acordanse. | Aquesta cobla de ni meteyssha non ha Innha acordansa, ans es tota de si xsrnawra. Leys d’amors, fol. 20 et 21. EST 223 Rime isolée eat dite, parce qu'elle ne s’accorde avec nulle des autres , ni nulle des autres avec elle en loyal accord. oo Ce couplet de soi-même n’a nul accord, mais il est tout de soi isols. 7. ESTRANGIER , ESTRANHER, Ad}. , étran- ger. Per cert si crezia Que lo moyne fos asrnancien. V. de S. Honorat. Il croyait pour certain que le moine fût étranger. Subst. Els asraancisns peregrinans. Brev. d’amor, fol. 68. Les étrangers voyageants. Sel que te gen los siens e ’ls xernammsns, T.nE RAMBAUD,DE PERDIGON »T D’AzEemaR : Senher. Celui qui tient agréablement les siens et les étrangers. | car. ÆEstranger. asr. Extrangero. vont. Es- trangeiro. 17. Straniere, straniero. 8. ESTRANHAMEN, ESTRAGNAMEN, Gdv., étrangement, considérablement. Esrransamen m’ abelis Que us am. BERENGER DE PALASOI.: Dona si. Il me plaît considérablement que je vous ainre. EsTRAGNAMEX a gran plarer quai ve So qu’ama fort. PrxnoLs : Mot m’eniremis. Celui qui voit ce qu’il aime fort a étrangement grand plaisir. ANC. FA. Por ce se sunt mult puis tenv Cil devers lui estrangement. Chron. anglo-normandes , t. I, p. 206. car. Estranyament. xse. Extranamente. ror+. Estranhamente. rt. Stranamente. ge EsTaAnHAR , ®., s'éloigner, rendre fa- rouche. Per qu’ieu muer, quan de leys m’asrRans. Atmeat DE Brcuinot : No m puesc. C'est pourquoi je meurs, quand je m’éloigne d’elle. Estet mal com los fraires d’ella, e si s’xs- TRAXJET d'ella. V. de Sordel. Fat mal avec les frères d'elle, et ainsi s’éloigna d'elle. Pas vas me s’LSTRANEA So qu’ ieu plus aver vuelh. | B. vx VEewTApounR : Lanquan vai. 224 EST Puisque se rend farouche envers moi ce que je veux le plus avoir. Aprivadar pot hom esttanhas gens, Et xsrnanuan los pus propdas parens. | SERVERT DE GIRONE : Cavayers. On peut apprivoiser les gens farouches , et rendre farouches les plus proches parents. Part. pas. Per qu’el mons es xsTRANmATz de mondar. G. RiQuUIER : Forts guerra. C'est pourquoi le monde est éloigné de purifier. Ien eix que m’er EsTRANHATZ | De solatz. Ginaup px Bonneiz : Quan brancha. Moi-même qui m'étais éloigné de plaisir. car. Estranyar. use. Extranar. pont. Esiran- har. 1r. Stranare, straniare. EST L’ssraapA Laissieie mon dreg cami. J. Ksrèva pe Béstens : Ope. Je laisssi la woie et mon droit chemin. s L’asraapa : Seguets, anatz, faits vostre pro. J. Esrivs ps Basizns : L'antr ier. Suives le chemin , alles, faites votre profit. Mas ja per els non emplirets la pansa, Si asTRADAS o romieas non raubatz. T. D’ALSEZT DE SISTERON EX DU MOLRE : Monge. Mais jamais par eux vous n’emplires la passe, vous ue dérobez chemins ou voyageurs. ANC. FR. Ou tost sans vilenie puet recoillir s'estrée. Huox pe VirenEuve, Du Verdier, t. U, p. 2j9 ABC. Car. ES. rOnT. Estrada. rr. Strada. 10. ESTRAGUAR, ESTRACAR, V., extrava-|3. ESTRADIER, STRADIFR, $. m., COu- guer, être sans voie tracéc. Als gelos que faitz xsrraGuan. Deupss Dr Paapes : Si per amar. Aux jaloux que vous faites ertravaguer. Part, pas. Ien dic que ben es ssTRaGUATz Hom rics, ergulhos, descauzitz Que vol ades tener aunitz Sds vezis ni apoderatz. RamBauD DE VAQUERAS : Ja hom pres. Je dis que bien est extravagant l’homme puis- sant , orgucilleux , impoli qui veut toujours tenir honnis et soumis ses voisins. © Es joves quan fa nsTRAGUAT dos. BERTRAND PE Boax : Belh m'es. 11 est jeune quand il fait don exrtravagant. De ca son trenta jornadas Grans e lougas et xsrnacauas. Trad. d'un Évang. apocr. Decà sont trente journées grandes et longues et sans voies tracées. CAT. &SP. PORT. Estragar. 11, EsrnaGazi, s. m., accident étrange. Us xsrnaGazsts lur aveu. Daupes px PRADES, Aus. cass. Uo accident étrange leur advient. CAT. Xar. PORT. Estrago. 17. Strage. ESTRADA , s. f,, estrade, chemin, voie. Voyez Leisnirz, p. 126; Denina, t. 11, p. 289. Veas vostr’ asTRADA. G. Riquitr : Gays. Voici votre chemin. reur de grands chemins, batteur d’estrade. Lai on chascus aura paor de se Aissi lo just col laires, l’xsrnaprens, Cau si fera lo jujameuz derniers. P. Guirzen : Ai! Vergens. Là où chacun aura peur pour soi, sinsi le jose comme le larron, le coureur de grands chemin, quand se fera le jugement dernier. Qar tost passon li mercadiers Los pas on tornon li sraantæn. Ux Taousapoux ANONYME : Senior, vos que. Car bientôt les marchands passent les pas où tour- uent les batteurs d’estrade. — Marcheur, bon marcheur. Un cheval saur, banss, de bon celier; Non ac en tota Fransa tau xsTnADres. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 39- Un cheval roux, bauçant, de bonne écuris; il tt eut pas en toute la France tel marcher. ESTRASSAR, »., déchirer, détacher. Crazelmens los xeTRAssA. Ux Taousapoun aAnonN Tu : Dieus vos air. Cruellement les déchire. Part. pas. Sou nsrRasaT siei cabel, Que lozison contra 1 solel Aisi con fa fs aurs bruuits, Que sai e sai son espaadits. Roman de Jaufre, fol. 60. Sont détachés tes cheveux , qui luisset costre le soleil ainsi que fait fin oe poli, vu que gà et bi il sont épandus. «sr, Estrazar. 17. Stracciare, EST ESTREMENTIR , v., frémir, tressaillir, retentir, s ’ébranler. Ho faray, Si eell m’ aduzes que ieu auai Cridar, dou tots ssFRRMENTI. Per sol la vos que nos ausim, De pahor totz =sTARMSNTLA ; Que farem dones cant ell venra ? Trad. de PÉvang. de Nicodème. Je ferai cela, si tu me eonduis celui que j'entendis cer, dont tout rutentit. Seulement par la voix que nous entendîmes , de peur tous nous éressaillfmes; que ferons-nous done quand il viendra ? ESTRENA , «sTRENHA, 5. f., lat. STRENA, étrenne , présent. Per xsrRRMAS, LI. 8018. Tit. de 1428. Hist. de Nimes, t. III, pr., p. 226. Pour étremnes, deux sols. Fig. Don m'en an baĩs d'asrazxa, E segon servizi, l mays. AaxauD DE Manuxis : Bel m’ es cent. Men donne un baiser d'étrenne , et le plus , selon le service. Ha! il no sap qual RSTREN À Ma dada, ni com m' adescs. Ransaup D'Onanes : Un vers farai. Ah! elle ne sait pas quelle étrenne elle m’a don- uée , ni conme elle rs'amorce. Loc. Roma ,’1 glorios Que sufri mort e peua En la croz per nos, Vos don la mala ssrazxna. G. Ficuminas : Sirventes. Roue , le glorieux qui souffrit mort et peine en la croix pour nous, vous donne la male étrenne. Quan vi lo coms del joen la prima nerszna. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 71. Quand le comte vit la première étrenne ( pointe) du jour. AEC. ra. De hareus frès ; a bone estraine Mengié en a une dozaine.., Tele penitence emprendront Qu'il en mungeront à estraine Char tos les jors en la semaine. Roman du Renart , t. I, p. 160, et t. II, p. 355. Car as beautés et sa très grant vaillance Mont cent soupirs le joar doné d'esvraine. Le Ro: px NAVARRE, chans. LEX. 11. EST Dès le bien matin , à l'estrainne. G. Gutasr, t I, p. 176. CAT. zsr. Estrena, vont. Eserés. 1x. Strenna. 225 a. Esraznan, v., étrenner, gratifier. Ien morrai, si no m'’eTaznA D un dous bsis. BanThanD DE Bons : Casuts sui de. Je mourrai, si elle ne me gratife d’un doux baiser. Que m don s’ amor e d’ an baissr m’asras. G. Annexan : Non pot essor. Qu’elle me donne son amour et m'’étrenns d’nn baiser. Anc en re no es vole dar parier, Quar de tots bes vos 2sTREE ET. Drupxs px Paanes : Ancmais hom. Oncques en rien il ne voulut vous donuer pareil, car il vous grutifa de tous biens. ANC. PR. Diea tont-puaiasant te doint pour t'estrener Les quatre coins du monde gouverner. Crieznr Manor, t. II, p. 98. J'ai des premiers de ceux du mestier dont je suis Osé vous estrener de ce peu que je puis. Œuvres de Du Bellay, fol. 562. CAT. san. Estrenar. ronr. Estroar. ESTRENHER, mzssrarionen, ., lat. srangene, étreiadre , serrer, presser, grincer. Esraxsua vas me Son cors blanc, gres e le. B. pu VENTADOUR : Pus mi preiats. Que j'étreigne vers moi son eorps blanc, gras et délicat. Mas quan la blanca mas ses guan Ésrazxa son amic doussamen. T. pe 8. ne Mavzéos, pe G. Fanur ne pe H. De LA BAacarLEnrs : Geucelne. Mais quand la blanche main sans gant presse dou- cement s0n ami. Los traucon be, e passon uu fil Ab que ambedos los ssTR2mG A. Drupes px Pnanes : Aus. Cass. Les trouent bien , et passent un fil avec quoi les serre tous les deux. Pucyesas vones d’aquestas gene, Co asrazuno ves me lurs dens. Trad. de PÉvang. de Nicodème. Puis voyez de ces gens, comme ils grincent contre moi leurs dents. 29 EST Malvestatz ssrnwine:e serra e bia. Benraand pu Puerr : De sirventes. Méchanceté étreiné et serre et lie. : | ” Si de larc despendre s'xSTRENE. .Pœnre pu Viican : Sendats vermelbs. S'il se presse de dépenser largement. Subst. Ni conques ni dos No valdran dos aguailenz Al sstaxréxmea de las dens. Girau» pe Boris : Jois sia. Ni conquêtes ni dons ne vaudront deux fruits d’églantier au serrer des dents. 226 Fig. — Cacher, serrer. El fetz ssrasmaxa la vianda ad aquelhs que sobras n’avian. Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 14. II fit serrer Îa nourriture à ceux qni en avaient de reste. | Part. pas. Fig. Enans qu'ieu fos de dezirier £STREINES. B. pe VENTADOUR : Quant erba. Avant que je fusse étreint de désirs. «nc. ra, Qui trop embrasse, mal estraint. - _ Coquirtanr, p. 66. L'emprisonne et lestrains en des chaisnes pesantes. Premières auvres de Desportes , fol. 107. car. Estrenyer. usr. Estrechar. ronT. Estreitar. xr. Stringere, stregnere. a. Esraeo , ESTREIT, ESTRECH , adj., lat. sraicrus, étroit. Per un cendier R6TR&CE. - F. de S. Honorat. Par un sentier étroit. Persona que es asraucxa del @iebs, que ale- nar non pot. Liv. de Sydrac, fol. 77. Personne qui est étroite de la poitrine, qui ne peut respirer. Fig. EI oor o 'ls cors m'a sarit, E mes en ssraucu cortil. Azzmar LE Nota : Ja d' ogan. M'a saisi le cœur et le corps, et mis en étroit séjour. Si no lor datz una samma d’argen, E no lor faitz plus xsrazG covinen. Rausonn pe CasTeznau : Mon sirventes. Si vous ne leur donuez une somme d'argent , et ne leur faites un pacte plus étroit. — Serré, enveloppé. Par ext. EST Colatz-o per drap usTREG. Deupss Ds PRADES, Aus. cass. Coules-le par drap serré. ° Anc negus no vi son cors; Esrazcaa venc en un mantel. R. Vibau DE Buzaupux : Unas novai. Personne ne vit jamais son corps ; elle vint es- veloppée dans un manteau. Ad. Mais volria una calha Esraxc tener en mo se. Crncamows : Car vei. Mieux je voudrais tenir serré une caille en mon sein. Tan cavayer tan xsTAnG cavalgar. RamBauD DE VAQUEIRAS : Honrat marque. Tant de cavaliers chevaucher si serré. axc. ra. De lur ceintares e de peitrels Lient estreit les mainels. Chron. anglo-normandes, t 1, p. 1. |— Avare. -E ‘ls Catalas asraxez cortes. Benwano D’AuRiac : Nostre reys. Et les Catalans avares courtisans. Ill rsubador ssTazG, nesci, cortes. T. p’A. pe Sistenon «Tr Du Moine : Monge. Les voleurs avares, ignorants , courtisans. — Rigide. Ja no ’1 cal tondre, ni raire, Ni en ssrasc ordre maltraire. Poxs pe Cappurs : En honor. Jamais ne le faut tondre , ni raser, ni Lourmenttf daus un ordre rigide. — Privé, à court. So fort xsraze de viandas. Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 12. Sont fort à court de vivres. — Retevou, sobre. ET cors tenetz segur e dreta, E de vilan perlar asraurs. P. VinaL : Abril ist. Et tenez le cœur sûr et droit, et sobre de vilis parler. _— Bref, | Tat aquel de la prima conjugazo fenises en À ssranrr. Gramm. prorenc. Tous ceux de la première conjugaison finissent es à bref. car. Æstret, ner. Estrecho. pont. Eireito. . Stretto. EST | 3. Esraxcmanex, adv., étroitement. EsSTR=CHAMENS caussas Pes e cambas e bras. AnnauD DE MansAn : Qui comte. Chausses éfroiternent pieds et jambes et bras. Cordatz asTRECHAMEN - Vostres bras ben e gen. AMANIEU DES Escas : En aquel mes. Lies étroitement vos bras bien et gentiment. Loc. En retener et en garder =STSLCHAMRY. V. et Vert., fol. 13. Ko retenir et en garder étroitement. Fig. Conoisson qu’ asTR=CHAMEN Son lieurat ad aquel turmen. . Brev. d'amor., fol. 112. 6. Esrazyxcenar, s. EST +, étroitesse. De say et de lay grans montanhas, Altas e feras et catranhas, Et el mey de l'rsrasycsnar Del fluvi, a dos rancs panzat. " VW. de S. Énimie, loi. 3. Dehçèà et de-là grandes montagnes , hautes et su - vages et étranges, et au milieu de l’étroitesse du fleuve , il y a deux rochers placés. 337 7. EsTaz1sa, s. f., serrement. En plor dels oils e en zsrauisa de dens. Trad. de Bède, fol. 55. En pleur des yeux et en serrement de dents. 8. EsTREYSSHEMENT , s. M. , étroitesse. Convsisent qu’ils sont étroitement livrés à ce| pie, Per gran xsrazxssuxuxmr del saber, no tourment. — Sévèrement, strictement. De tot li convenra rendre raso e comte mot LSTRICHAMENS. V. et Vert. , fol. 67. De tout lui conviendra rendre raison et compte moult strictement. asc. ra. Mult parlèrent estreitement. Chron. anglo-normandes,t.l,p.81. . ur. Estretament. ner. Estrechamente. »oaT. Etratamente. xt. Strettamente. 4. EsraxcauRA, 5. f., serre, étroitesse. Trazon lo de l'xsraxcauna. V. de S. Honorat. Le tirent de la serrv. AXC ra. À cause de la laxité et largeur des pertuis d’en hault et l'estroissure de ceux d'embes. Auyor. Trad. de Plutarque , OEuvres mêlées, t. I, p. 134. cr, Estretura. ns. Estrechura. roxt. Estrei- tara. tr. Strettura. 5. EsraxcHrnssa, ZESTRECHEZA , 5. S. F étroitesse. Per la asraxcaressa de la vb, es bo que ns isquam d'aissi. Parnowxna. À canse de l’étroitesse de la vallée, il est bon que ous sortions d’ici Esrascuzzsa de venas. Eluc. de las propr., fol. 55. Étroitesse de veines. anc. as». Estrecheza. vronax. Estreiteza, 17. Strettessa. laysshe gran re de bos mots. Leys d'amors, fol. 4. Par grande étroitesse du savoir, qu’elle ne laisse pas grand chose de Lons mots. xsr. Estrechamiento. 1r. Strignimento. g. Exracruaa, s. f., ligature. Sia coagalada la xxrarcrura. Pausa sobre aquela emplastre e pulvils e EXTRICTURA. Trad, d'Albucasis, fo]. - 64 et 67. Que la ligature soit coagulée. Pose sur celle-ci emplâtre et coussinet et ligature. te. Strignitura. 10. ABSTRENHER, ., lat. ASTAINgERE, astreindre. Aatres verbs havem , Hi qual ban tres ter- menatios o mays en La primiera persona del preren del indicatin..… coma... ABSTRENC, ABSTRENRS, ABSTRENEI. Leys d'amors, fol. 93. Nous avons d’autres verbes, lesquels. ont trois terminaisons ou plus à la première personne du pré- sent de l'indicatif... comme... j’astréins, j'astreins, j'astreins. RsP. Astringir. ronr. Aditringir. TT. Astrie gnere , astringere. 11. CONTRAIGNER, CONTRENGER, CON- TAANHER , COSTREIGNER, V., lat. con- STRINGERE contraindre, opprimer, punir, estropier. Lauzengiers cui Dieus conTRaI@nA. B. ps Venrapoua : Estat ai com, Flatteurs que Dieu punisse. 238 EST Vol penre la vila e comrasnoss La geu. . V.deS. Amant. Veut prendre la ville et opprimer le peuple. El non poc forear o COsTREIGEER Beun. Doctrine des Vawdois. II ne put forosr ou contraindre personne. Part. pas. Que lo jove six cosraner de isir d'aquesta vis. Doctrine des V'audois. Quel) jeune soit contraint de sortir de cette voie. car. Constrenyer. Auc. zsp, Constringir, oon- strinir. as», MOD. Constrenir. vont. Con- stringir, constranger. 17. Constringere, constrignere, costringere, costrignere. 12. CONTAXITAMENT, ade., forcément. Non coNTRRITAMENT. | Doctrine des Vaudois. Non jurcément. 13. Cosrmicriu, adj., contractif, ca- pable de contracter. Calor... d’alganas materias COSTRICTIVA. Eluc. de las propr., fol. sf. Chaleur. confructive d’aucunes matières. asp. Constrictivo.ïT. Costrettivo. 14. ConTRATZz, adj. , lat. contaacrus, estropié, contrefait. Frevols com us CONTRACTS. Le Moure px MonTAUDON : Gase pec. Faible comme un estropié. Dompna j joves ben faicha Val cin oens vicillas, neis s’era CONTAACEA. Ocruas : Era quan. Jeune dame bieu faits vaut cinq cents vicilles, même si elle était contrefaite. Subst. Los comraacss redressar. V. et Vert., fol. 23. Rodresser les contre/aits. Anc. ra. Neis li povre et li conrazr qui sssi- duelment séoient aus portes de l'église. Rec. des hist. de Fr., t. II, p. 245. car. Contre. mc. ns. Contrecto, contrecho. sr. MOD. Contraido. rr. Contratto. 15. Coxsraiccio, s. f., lat. consrarc- Trio, constriction, pression. Per consrarccio de membre. Eluc. de las propr., fol. 17. Par constriction de membre. EST La tua comsrazcro, sobre aquels em tenalu Trad. d'Albucasis, fol. a1. La tienne constriction, sur celle-ci avec tenailles. xsr. Constricoion. 17. Costrisionc. 16. CosTaENEMENT, s. m., contrainte. Ni per bausis, ni per COSTRENEMENT ni g,- liament. Tic. de 1295. Dour ,t. CXXXIX , fol. 124 Ni par tromperie , ni par contrainte ni moquer. axe. ra. E sens autre constreignement. B. px 8. Mauna : Chron. de Norm., fol. 64. car. Constrenyiment. awc.zse. Constriniment. xsP. MOD, Constrenimiente. roRT. Constrar- glmente. tr. Constringimento , costringi- mento, costrignimento. , 17. ConNTRANHEMEN, s. m., COntraction. ConmrAAN=LMENS De nervis, o trop mal lur fai, O de creiser trop los retrai. Daupxs DE PRADES, dus. cass. Le contraction de nerfs , ou leur fait beaucosp de mal, ou de croître beaucoup les retient. 18. Desrasnorx, pESTRENHER, »., lat. DISTRINGERE , presser, étreindre, op primer, réprimer. Si el vol jurer fora de mesura, lo jutges des basTaznaza lo sagrament. Trad. du Code de Justinien, fol. 18. S'il veut jurer hors de mesure, le juge doit répr- mer le serment. Un destrier Que fon boca durs e fellons, E lo pasraxrs dels esperous. F. de S. Honerat. Un destrier qui fut dur de bouche et méchent , «1 le pressa des éperons. | No os dalhets plus qu'iea mi duelh, Qu’ ieu sai qu’om vos DESTRRNE per me. B. pr VenrApouUR : Quan par. Ne vous chagrines pes plus que je me chagrin: vu que je sais qu'on vous opprime pour moi. Part. pas, Aissi cam la naus en mar Dxerascaa d’ondss e de vens. Pous D'Onraras : Aissi cu. Aiosi comme la nef en mer pressée des ondes e des vents. Fig. Anc, de l’hora qu'ieu fhy nats, Mais no m pasranys amistats. Arrnonss II, aoï D'AnAcon : Per mantas. EST Oncques, depuis que je fus n6, l'amitié ne mm’<- ait Fig. Mon cor per aqnest vers paerasss. Mancasaus : Pus mos. Je réprime mon cœur per ce vers. — Concentrer. | Fg. Que sa grans valors Tan vas mis DesTa2NHA. P. Raimows ps TouLoust : No m puesc. Que 00 grand mérite antant vers moi se con- centre. ASC, FR, Et ion cler vis qui trop m'i fet destraindre. Le nos pe Navanne , chans. X. Tant le destraint et nsexilli Q0e Guillaume vint à merchi Naz piez, une selle à son col. Roman de Rou, v. 7603. Que Jhesn Cris souffri en crois An jour L'il fat de mort desrrois… Des esperons le destraingnoit. Roman du Renart ,t. IV, p. 187, ett. I, p. 9. Li oisel furent si dessrois de fain et de froi- dure, que on les prenoit sus la noif anus mains, sans nol engin. Rec. des hist. de Fr., t. UT, p. 196. asc. car. Destrenyer. 17. Distringere, distri- gnere. 19. Destnrcuaenr, ado., expressé- ment, strictement. Vedsm pasrazcaamanrs © mandam. Cous. d'Alais. Arch. du Roy, K, 867. Nous défendons expressément et mandons. Dasrancnamums comandani. Cartulaire de Montpellier, fol. 52. Nous commandons strictement. AxC. car, Dostretament. EST 229 De la ville sienne de Gréalou et du distriet et des appartenances, Del territori del pusrazc. Lis. du rue siècle. Doar, t. CXVLII, fol. 78. Du territoire du distriet. Dins la castellania et dins lo pasrazr de le. beronis de Milhau. | Tit. de 1310. Doar, t. CLXXIX, fol. 110. Dans la châtellenie et dans le district de la ha- ronnie de Milhau. car. Destret. asr. Distrito. vonr. Destricto, 1T. Distretto. 21. Drsrazyx, s. m., étreinte, contrainte. Yssaudan a fag jorar ab sey Lo reys Henrics e mes en son pasTazry. Bznraanp D£ Boax : Pus li baroo. Le roi Henri a fait jurer avec soi et mis dans son étreinte Issoudun. asc. FR. ÂAgathocles lui trenchoit vivres de tous costez et le tenoit si à destroir que ses gens ne s'oscient nullement escarter du camp. Axror. Trad. de Plutargue, V. de Démétrius. 23. DesTarssA, DETAKISSA, 5. f., dé- tresse, misère, tourment. Aiïlas ! tan pstrhissa m fai De lei vezer tor e mur. R. Jonpax : Lo clar. Hélas ! tour et mur me fait tant de détresse de la voir. Ilh remeran lor peccats por puerunresa de cors. Liv. de Sydrac, fo. 68. Is rachèteront leurs péchés par fourment de corps. axc. A. Dunt tenir les puisse en destrece. Chron. anglo-normandes, 1. 1,p. 255. 20. Dasranyvr, DRSTART, DXSTREG, DES-| 239. DESTRENREMEN , DESTREYNEMEN, 5. TALCS, s. m., détroit, défilé. Al pasrasc d’un passatge an los Franczs en- contrat. Per desots lo pasranxr dichendo en un prat. Roman de Ficrabras, v. #60 et 4464. Ils ont rencontré les Francs au détroit d’un pas- age. Ds descendent dans un pré par dessous le défilé. — District. De la vila eua de Grialou € del pzsrazcu € de les apartenensss. Charte de Gréalou , p. 60. m., embarras, contrainte. Ses destraccio e ses pasrrannaxmans…. de lors merabres. Cout. de Moissac. Du Mxcs, voy. litt., p. 10. Sans destruction et sans contrainte. de leurs membres. No met, si pot, DESTRETNEMEN Tel que no fason nozemen. Drupxs »= Paapes, Poëme sur les Vertus. Ne met , s’il peut, embarrus tel qu’ils ne fassent préjudice. tr. Distrignimento, distringimento. 230 EST EST 24. DesrariseTaT, 5. f., contrainte, | Restreins tes désirs. peine détr . Que tu gardes le tien et Le serres. , esse. | Montas tribulacions e pasrautsmyars decor. | T° Restrenyer. ase. Restrinir. tr. Ristringere, Trad. de La 2° épitre de S. Paul aux Corinthiens. ristrignere. Nombreuses tribulations et peines de cœur. a9. Résranérn, 2., lat. nesrainone, 25. Disrnicrio, s. f., lat. pisraicr1o, | MESSETTEr. rigueur, rigidité , sévérité. Substantiv. Medecinas de las quals La vertut es Que ab grant cura sia aquil DIsTRICTIOS RESTRINOIR Trad. d'Albucasis, fol. 12 amesurada... La fervor de pisraicrio, Médecines desquelles la propriété est de resserre. Trad. de Bède, fol. 56. k R Que cette rigidité soit mesurée avec grand soin. xsr. PORT. Restringir. La ferveur de rigidité. 30. Resrarcriv, adj, qui resserre, ré- ANG. CAT. Distniccié. prime , contracte. 26. Desrascna, pasragicua, pasraessa,| Nas... per atraceio d'ayre, del palmo an- . . . pee plistiu et a&STRICTIU. s. Æ, obligation, rigueur, austérité. Calor. d'autres materiss ame Franc... de tota pesrascaa publica o pri- indurativa cum la terra. vada. ‘ + ' Cout. d'Alais. Arch. du Roy., K , 867. * lacremas restrenher ab cansas masraic- Frane... de toute obligation publique ou privée. Biluc. de Las propr., fol. 40, 24 et 82. La pasrasssa de la regla. Le nes... par attraction d'air, dilatant et rese- Trad. de La Règle de S. Benoît, fol. 19. rant Je poumon. La rigueur de la règle. La chaleur... contractant et durcissant d'autres Am gran pasTazrcaA de vids. matières comme la terre. Cat. dels apost. de Roma, fol. 204. Réprimer les larmes avec des choses réprimante:. Âvec grande austérité de vie. mer. Restrictivo. sr. Restrittivo. ir. Destrettezza. 31. ResrniCTOnI, s. m., compresse. 27. Dasraic, s. m., embarras, trouble, Far azsraicronts s0br'el front et sobres peine. tens. Quar si DESTAICE m * en ven, al mieu tort s'es. Ginaup Le Roux : Nulhs temps. Eluc. de las propr., fol. 53. Faire compresses sur le front et sur Les tempes. Car si peine m'en vient , elle est à mon tort. 32. RESTRENGEMENT, 5. M., rétrécisse- Car mon enans me par DESTRICK, ment, resserrement. E totx mos magers gangs dolors. La region cordial pren RESTRRNGRMENT. - RamsauD px Vaquetras : No m'agrad. * ÆEluc. de las pPropr.s fol. 22. Car mon succès me paraît enbarres, et ma plus La région cardiaque prend rétrécissement. grande joie douleur. car. Restrenyiment. nsr. Rostriñimiento. 11. ABC- CAT. Destrich. | Ristrignimento, ristringimento. 28. Restaznuzs, »., lat. nesrningane, | 33. Resrurccro, s. f., lat. nusraicrio, serrer, restreindre. resserrement, réclusion. Per qu’om deu lo delieg carnal En sa R&STR1CCIO respira, ayre trameten. RusTALNEER. Eluc. de las propr., fol. 19. , Brev. d’amor, fol. 66. Respire en son resserrement, transmetiant l'air C’est pourquoi on doit restreindre le délice char- De La nxsratcrio dels cardenals par la eled mel. .. tion del paps. Rasrasxs tos desiriers. Cat. dels apost. de Noma, fol. 199- Que tu gardes lo tieu e lo axsrazmnas, De la réclusion des cardinaux pour l'élection da V. et Vert., foi. 103 et ar. pape. . EST cat, Restriceciô. uar. Restriction. pont. Res- triccdo. rr. Restrisione. lat. srares, étrier. Voyes Denina, t. III, p. 22. Si que ls xsrazurs perdet amdos. Roman de Jaufre, fol. 10. Tellement qu’il perdit les éfriers tous deux. Lo pe met en asraAIU» cOrossos e irat. Guurauxs DE Tupeza. Courroucé et irrité, il mit le pied en l’étrier. Fig. So m dizon siey companhon, Tos temps segran vostr XsTRAIKUS. Le DaupuiN D’AUVERGKE : Reis pus vos. Cela me disent ses compagnons, toujours ils sui- vront votre éfrier. car. Estreb. sp. ponT. Estribo. 2. Esrausrerna , S. f., étrier. Ela m tenc a l’arrausrata, Pois dis me : « Per qual dreissieira « Vengues? ni d’ones issitzP » GirauD DE Bonxeic : L’autrier. Elle me tint à l’étrier, puis me dit : « Par quelle «direction vintes-vous? et d’où êtes-vous sorti? » ar. Zstribadera. pont. Estrbeira. 3. Esratsan, ESTRUBAR, V., soutenir, appuyer, étayer. Âras veirem parer fenhen et afachan, Anar d’artelh a pe, e poiar xsrau»an. Sonpez : Sel que m”’ af, Maintenant nous (le) verrons paraître feignant et se déguisant, aller sur l’orteil à pied, et monter s'appuyant. Part. pas. leu o dic per Dieu, qu’en sis plus amats, E pos mal asraznaTz clergues. P. CaanisaL : Un estribot. Je le dis pour Dieu, afn qu’il en soit plus aimé, et le clergé plus mel soutenu. car. Æstrebar. sr. PoaT. Estribar. ESTRIBOT , sra180T, s. m., estribot, sorte de poésie. Vers, ssrRrB0T, ni sirventes Non es, ni nom no’ sai trober. Ransaup D'Onance : Eecotats. 231 EST Un xsrarsor farai. P. Cannuxas : Un estribot. Je ferai un estribot. Chanso, ni sirventes, Ni srazsor, ni arlotes, Non es, mas quan licharia. B. Manrix : D’ entier vers. N'est chanson , ni sirvente , ni estribof, ni arlote, mais seulement libertinage. Le Dictionnaire catalan, au mot zs- TAISILLO, dit qu'il sert dans les com- positions lyriques, et le définit versus tntercalarts. Le même mot signifie encore, en catalan, parole dont, par habitude, on se sert trop fréquemment ; il est défini dans ce sens : Répétition importune de phrase. La même définition se retrouve dans le Dictionnaire espagnol, qui porte en outre : Versus aut stropha in- tercalaris in carmine sæpe rediens. axc. zsr. De cavalleros andantes Leer hystorias y libros, La silla y los estribos A La gala concordantes. Lors px EsTuMica , Canc. gen., fol. 41. AncC. 17. Strambotlo, poesie che si canteno degl’ innamorati. Rai, Annot. in ditir., p. 8. 1] dit que ce genre n’a plus été cul- tivé, et ajoute : Tra’ Provenzali non ne trovo esemplo. ESTRIDOR, srnipon, s. f., lat. srarpon, bruit aigre, aigu ; grincement. On serau plors et rsrarpons de dens. AucER: DE PEGUILAIN : Ara parra. Où seront pleurs et grincements de dents. Carbo... premat fa xsrninon o clamor. Fa aquela srainon semlautment qu’el fer rozent escantit eu l’ayga. | Eluo. de Las propr., ſol. 132 et 138. Charbon... pressé fait grincement ou cri. Fait ce bruit uigre semblablement que le fer rou- gissant éteint dans l’eau. xsr. PORT. Estridor. tr. Stridore. ESTRILHAR , »., étriller, tracasser. Ceu’est vers, estribot, ni sirvente, ni je ne lui Quar molt traiz mal e s’afana sais trouver un vom. EST Selhai qui asraizna. Manoasaus : El mes. Car : prend moult mal et se peine celui qui éirille. Fig. Lo mal que soven m'asrarrta. Mancasaus : Lanquan cor. Le mal qui souvent me tracasse. car. Estrijolar. auc. xsr. Estrillar. 17. Streg- ghiare, stregliare. ESTRIS, s. m=., débat, lutte, combat. Per so moc grans la guerre li xsrats. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 32. Pour cela éclata grande la guerre et la débat. ANC: FR. Mais tant cstoit paisans et enforchiés d'amis, C'on n'en osoit ver lui eamouvoir nuls estris.. C’aus princhez d'Allemaingne esmnt .r. grant estris. a3a Poëms d'Hug. Capet, fol. 9. ESTRONT, s. m., lat. sraunrus, étron. En ponriatæ un asraon+ de saumeira Astretan len com una figa neira. E us met us sstaoxT ben per milgrana, T. »£ Bonxeroy Tr DE BLacas : Seingn’ En. Vous en prendries un éfron de bête de somme aussi facilement qu’une figue noire. Et vous mot bien un éirox pour prenne. 1T. Stronso. ESTRU, s. m., rapidité, vitesse, promp- titude, vivacité. Ab tan l'angels es avengutr, Et a li dit per gran asrau: « Johan, Johan! e! dormes tu? » E respon per molt gran xsrau: « Nomine Patris, qui es tu? » V. de sainte Énimie, fol. 54. Alors l'ange est arrivé, et lui a dit per grande vivacité: « Jean, Jean! Hé! dors-tu? » Et il ré poud par moult grande vivacité : « Au nom du Père, qui es-tu? » Adr. comp. Paeys li a dich : « E! qui es tu, Que aissi passas AD =sTAUP » V. de sainte Énimie, fol. 9. Puis lui a dit : « He! qui es-tu, qui passes ainsi rapidement ? » asc. sr. Kar le pueple tot à estrus Quant mal de vus dire purreit, De legier contre vus serreit. Les Enseign. d’ Aristote, Roqueronr, t. I, p. 554. Quant il veit à eserus ki cel jar marre. Roman de Horn, fol. 19. EST 2. Esrnos (a), av. comp., à l'instant, aussitôt, sur-le-champ. Ion, mai que mai, Ma domna, ieu sai Que vos mi douats joy et prets ; E vaclh mais morir À xsrnos Ja 1 sapcha negus hom mas vos. P. Rocræns : Per far esbaudir. Moi , de plus eu plus, ma dame , je sais que vous me donnez joie et plaisir ;"et j'aime mieux mourir sur-le-champ qu'aucun homme jamais le sache ei - cepté vous. Soy preyatz per antra AD asraos Aytan bela et aytan avinens, T. pE P. Tonar sr De G. RiQu'ER : Guiraut Je suis prié par une autre sur-le-champ aus: belle et aussi avenante. El foc es mortz-tot AD ssrnos. AnsAuD DE Cancasses : Dins un vers. Le feu est mort tout aussitôs. Tag responderon D xsraos : « Volem sia levats en çros. » Trad. de PÉvang. de Nicodème. Tous répondirent à l'instant : « Nous voulons qu’il soit élevé en croix. » anc. ra. Lors lou fiert messire Gauvains A estrox, que tote s’espés Li embat jasqu’en la core. « Sire, dit-dlle, dites vos Que mon fraire aurai à estros. » Nouv. rec. de fabl. et cont. anc.,t.1,p.24æ&u. ESTRU, zasraux, s. »., lat. srautho camelus , autruche, Cant l’xsraus a post son huon, el lo las estar. Naturas d’aleus ausels. Quand l’autruche a pondu son œuf, elle le laise estor (l’abendanne ). Tot atressi eum l” zsraus per nators, Que de son hnou gardan, lo fai cosr. P. Esracyoz : Eutre que. Tout ainsi comme l’autrucke, qui , par sm saiure, regardant son œuf, le fait cuve. Gals tantz grans con .r. sraurs. Lett. de Preste Jean à Mrédéric, fol. 11. Coq aussi grand comme une æméruchs. ANC. CAT, Estars. nor. Apestrus. pour. Abe- trus. rT. Struss0. a. EÉsraucr, sraucr, s. a., autruche. Durs a digerir quals s0 nous d ssravet. EST Regio es on nsisho dragos, ssraucis. Srsucr.… no pot voler. Eluc. de Las propr., fol. 277, 174 et 148. Durs à digérer, comme sont œufs d’autruche. C’est région où naissent dragons , autruches. Autruche... ne peut voler. ESTRUMA , srauma, s. f., bosse, tu— meur, loupe. El fron li’n sors an’ =sTaUMA Que li er jasse, mentre viva, parvens. ÂLEGRAET : Ara pareisson. Au ſroot lui en sort une bosse qui lui sera désor- mais apparente, tant qu’il vive. Yal contra srauxa 0 inflacio de gola. Eluc. de las propr., fol. 212. Vaut contre fumeur ou enflure de gosier. a. Esraumos, adj., bossu, enflé. Quar dejus mento la gent es =STAUMOZA et gatrinoza. Eluc. de las propr., fol. 173. Car sous le menton la gent est enflée et goitreuse. ESTRUS, adj., lat. sraenuus, coura- geux, fier, audacieux. Ans sui brus Et asraus A las autras. À. DANIEL : Autet et bas. Mais je suis sombre et fer envers les autres. Substantie. Fos fort e ferms sos xsraus. PixXnAR D'AUVERONE : Lausats sis. Fat fort et ferme son ce.srnge. 2. ESTRUN, S. m., courage, audace, effort. Sai n’a negun Que volgues aver tan d’ssraun Que s’en volgues ab vos anar. Estiers non conquier el negan Per batailla ni per asTaux. Roman de Jaufre, fol. 66 et 100. Il n’y en a aucun ici qui voulût avoir fant d’au- dace qu'il voulût s’en aller avec vous. Autrement il ne conquiert personne par bataille ni per effort. Intren en la batalba ab un asraux. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 11. Îls entrent en la bataille avec même effort. — Fig. Affection , désir ardent. Per qu’ieu non ai MON ESTAUN Ab aver don sui burlaire. T. oe Hucuss st De RECULAIRE : Coractre us. Il, EST 233 C'est pourquoi je n'ai pas mon aféction avec © lavoir dont je suis moqueur. 3. Esraunan, 2., encourager, remplir d'ardeur, irriter, indigner. K. quan l'a vit, si s’en xsraus. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 72. Charles quand il l’a vu, ainsi s’en irrita. Part. pas. D'aquo sera ben xsrsuxarz. Roman de Jaufre, fol, 67. Sera de cela bien encouragé. Om joves, zsrAUNATz, Larcs e mals e doptats. Ransaup DE Vaquxinas : Leu sonets. ‘Homme jeune, rempli d’ardeur, généreux et mauvais et redouté. Huels amoros, gais e plasens Ac,e nou car’ ZSTAUNADA. | P. Vipaz : Lai on cobra. Elle eut yeux amoureux, gais et agréables , et non figure irritée. ESTUBA, srura, s. F., allem. srure, étuve, vapeur. Voyez Denina, t. III, p.77; Mu- RATORI, Diss. 33. g' es fort refreiatz, faits l'xsrusa, Non en cornuds ni en enba. Deupes pe PRADES, dus. cass. S'il est fort refroidi, faites-lui étuve, nos en cornue ni en cuve. Fassa 4TuBa... de la qué uxe soven. Rec. de recettes de médec. Qu'il fasse étuve... de laquelle il nse souvent. CaT. Estuba. ns». ronr. Estufa. 17. Stufa. ESTUDI, s. m., lat. srupium, étude. Los bes que hom pot conquerre per xsropr o per bona docirina. V. et Vert., fol. 30. Les biens qu’on peut conquérir per étude ou par bon enseignement. Per l'asruprs dels salmes. Trad. de Bède, fol. 28. Par l’étude des praumes, | Qui los destorbes en la contemplatio de lur ESTUDI. V. et Vert., fol. 85, Qui les troublét dans la méditation de leur étude. rr. Roy, en ce met ton estudie. Gonerroi DE Panis : Chr. métr., p. ue car. Estudi. sr. Estudio. ponT. Estudo. Studio. ANC. 30 — EE PS ET 234 EST 2. Esrupran, v., lat. srunene, étudier. Esrupran continaamens en lur filosofia. V. et Vert., fol. 85. Étudier continuellement dans leur philosophie. Den si ssrupiaR l’abbas que vuelha mais esser amatz que tempsuts. Regla de S. Beneseg, fol. 75. Doit l'abbé s'étudier qu’il veuille plus être aimé que craint. A metre sa obra a perfeccio si asTupra. Eluc. de las propr., fol. 126. S'étudie à mettre son œuvre à perfection. — Exercer. Trobam que .vir. mauicyras de gens se ssTu- DION en aquesta escola. V. et Vert., fol. 15. Nous trouvons que sept espèces de gens s’exercent en cette école. car. ue». Estnidiar. roar. Estudar. 17. Studiare. 3. Esruprax, s. m., étudiant. Qu’el sia verai asTUDIAN. L’'Arbre de Batalhas, fol. 195. Qu'il soit véritable étudiant, cat. Estudiant. ns. Estudiante. ronr. Estu- dante. 17. Studiante. 4. Esrupios, adj., lat. srupiosus, stu- dieux, soigneux , attentif. Diligent et xsruntos. Mot ssruD10Zz4A. . Eluc. de las propr., fol. 146 et 71. Actif et soigneux. Fort studieuse. Ab gran sen &sTUDios4 , No volc estar ossiosa. Brev. d’'amor, fol. 92. Studieuse avec grand sens, elle ne voulut pes être oisive. cat. Estudios. xse. ronT. Estudioso. 17. Stu- dioso, 5, Esrupiosamen, adv., studieusement, soigneusement, Soven e =sTUDIOSAMEN. Cat. dels apost. de Roma, fol. 102. Souvent et soigneusement. cAT. ÆEstudiosament. xs. ronT. Estudiosa- mente. 17%. Studiosamente. 6. EsTUDIOZAMENTAL, ad}., d'étude. Ad horas fort xsTUDIOZAMANTAL © cordial aplicacio. p Eluc. de las propr., fol. 78. Par fois forte préoccupation d'étude ou de cœur. EST ESTUI, ssruc , s. m., étui, cachette. Que m tramezes del sea xsrur La contra clau. Lx comTE pe Porrtiens : Farai un vers. Qu'il me transmit la contre-clef de son étui. Fig. Auc no fis ganda ni ssruc D’amar,ans m’ era bon e bel. À. Danrez : Lanquan vei. Oncques je he fis refus ni cachette d'aimer, mais il m'était bon et Lel. Axc. «sp. Vidieron est estui nadar sobre la glers. Milagros de Nuestra Senora, cop. 64. xs». MOD. Estuche. ont. Estojo. tr. Astuccio. 2. ESTUIAR, ESTOIAR, ESTUGAR, V., mettre dans l’étui, serrer, cacher, renfermer, rengainer. Son chaval et sou mal fetz establar, Son aasberc e son elme ben asroran. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 4o. Fit mettre à l'écurie son cheval et sn mule, bien serrer son haubert et son heaume. Pot la, aquel qui aportada l'aura, srucat a Agen. Tit. du xiv* siècle. Doar,t. LXXXVDNI, fol, 148. Celui qui l'aura apportée , peut la serrer à Ages. Qui sas armas nsTur. RamsauD DE VAQquEIRAS: Leu sonetr. Qui cache ses armes. Fig. Lo fol te so cor e sa boca, E"l savis xsTutra l'a la cocha. Libre de Senequa. Le fou tient son eœur en sa bouche, et le sage le cache selon le besoin. Amors, que m te per vos en sa bailis, Vol que mon cor vos xsrur e vos gar. CLAIRE D’ANDUzE : En greu esmai. Amour, qui me tient pour vous en s puisance, veut que je vous serre et vous garde mon cœur. Part. pas. El reis a son escut pausat, E pacis a 1 bon bran asrurar. Roman de Jaufre, fol. 2. Le roi a poséson écu, et puis a rengainé le bon glaire. Quar tezaurs xsrorarz no val charbo. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 108. Car trésor caché ne vaat charbon. Devo esser zsrurADas el vestiari. Trad. de la Règ de S. Benoît, fol. 8. Doivent être serrées au vestiaire. — Conserver, réserver. Peru ad ops vos asrux,. Que m siatz governs e vela. P. Rarmon» px TouLOusE : Atressi eam. ETA Mais su besoin je vous conserve, pour. que vous me soyez gouvernail et voile. Ayo es aquell be que Dieus nsrura a 8605 anis. V. et Vert., fol. 100. C'est cœ bien que Dieu réserve à ses amis. asc. ra. Je vous en estui la moitié, Que jà de moi n'en aurez plus. Fabl. et cont. anc. , t. 1V, p. 483. Portrait qu’au fond de l'or si chèrement j'estuie. BenrTaup , p. 647. Fstuye ton constel, ou je le te osteray. Lett, de rèm. de 1373. Canvenrien, t. U, col. 293. Garder les vout e estoier. B. px 8. Maux, Chron. de Norm., fol. 78. 3. Esruxyma, s. m., armoire, garde- manger. Fis ESTULYRAS € tamis. Ra1mOND D’AVIGNON : Sirvens suy. Je fs gardes-manger ei tamis. anc. ra. Ces brigaus brisoient maisons, coffres etestuyers, et prenoient ce qu’ilstrouvoient. Faoissaar , vol. I, cap. 148, Canrenris, t. Il, ESTURJON, s. m., lat. srunionem, es- turgeon. J. pescayre, cant pren .1. gran salmo o .1. ISTURJON. V. et Vert., fol. 98. Un pêcheur, quand il prend un grand saumon ou ua esfurgeon. car. Esturi6. mse. Esturion. tr. Sturione. ETAT, par, s. f., lat. æTATem, âge. Quan pervenc en la rar Que dec esser endoctrinat. , VW. de S. Alexis. Quand il parvint en l Age qu’il dut être enseigné. Erar es espazi de vita. Æluc. de las propr., fol. 66. Age est espace de vie. En aquest mon que deu passar Per .v31. STATE, © termonar. Leys d'amors, fol. 135. En ce monde qui doit passer par sept ges, et finir. Lor xrar si conoysb pels brancs dels corns. Eluc. de las propr., fol. 245. Leur âge se connaît par les brauches des cornes. Cor jauzens fai bela xpar, e tristes esperiz secha los os. Trad. de Bède, fol. 60. Cœur joyeus fait bel âge, et esprit triste sèche les os. 2. ÂTGE, s. m., âge. ETH 235 auc. ra. Hely esteit de graut eded. Sire, huem es de grant edod. Anc. trad. des Liv. des Rois, fol. 0. Ki durerat à trestat ton edage. Chanson de Roland, p. 12. car. Edat. sr. Edad, vont. Idade,rr. Età, etate, ctade. Pres del Aro de .Lxxx. aus. Cat. dels apost. de Roma, fol. 49. Près de V’ége de quatre-vingts ans. 3. Eraanirar, s. m., lat. ÆETERNITATEN, éternité. La longueza de la xransrrar de Dieu. V. et Vert., fol. 4o. La longueur de l'éternité de Dieu. car. Eternitat. uar. Eternidad, ronr. Eterni- dade. 17. Eternità, eternitate, eternitade. 4. ETEunaL, adj., éternel. Dampnatio «TsanaL. V. et Vert., fol. So. Damnatiou éternelle. ANC. CAT. æsp. ronT. Eternal. tr. Kternale, 5. ETERNALMEN, adv., éternellement. Jhesa Crist xTEANALMEN ongendratz. Cat. dels apost. de Roma, fol. 3. Jésus-Christ engendré éternellement. car. Eternalment. xs». vonr. 1r. Eternalmente. ETHER, s. m., lat. zruer, éther. Eruxa vol dire resplendent. . Eluc. de las propr., {ol. 107. Ether veut dire resplendissant. xs». Eter. ronrt. Ether. rr. Etere. 2. Ermenex, adj., lat. #THenkus, éthéré. La plus nauta regio del ayre es apelada cel ETHEREY. . Eluc. de las propr., fol. 107. La plus haute région de l'air est appelée ciel éthéré. xs». Etereo. vont. Ethereo. rr. Eterco. ETHIC, ad}., lat. Axcricus, étique. Cum es thos aTaics. Febre Erica. Eluc. de las propr., fol. 26 et 87. Cemme est toux étique. Fièvre étique. 236 EU Subst. Cam els... xrutx. Cum tot tesic sia xTuIcC. Eluc. de las propr., ol. &8 et 87. Comme aux... étiques. Comme tout tousseur soit étique. Es, Hetico. ronr. tr. Elico. ETHIMOLOGIA, s. fs lat. KTYMOLOGIA ; étymologie. ErrmoLogra est origo vocabulorum , cam vis verbi vel nominis per interpretationem colligitur. nii Isipon., Orig. L, 28. Erm:mozoo!a es expositios 9 declaratios d’un vocable per.r. autre o per moiz vocables. Leys d'amors; fol. 45. . L'étymologie est l’exposition ou la déclaration d’un mot par un autre ou par plusieurs mots. Lo Ihibre de las esporitios apelat de arur- MOLOGIAS. . _ Cat. dels apost. de Roma, fol. Bi. Le livre des expositions appelé des éymologies. car. ssr. Etimologia. ronr. Etymologia. 17 Etimologia. | a. Ermmococizan, v., étymologiser. No es a penas dictios qu’ om no pogues xTuI- MULOGIZAR. Leys d'amors, fol. 45. 11 n’est pas à peine un mot qu’on ue pâût étymo- logiser. anc. B. Je puis assez éthimologier Le noble nom de le flour des François. Eustacax DiscuAm?s , p. 23. nor. | Etimologisar. pont. Egymologisar. tt. Etimologizsare. ETHITES, s. m., lat, æTITES, élite. Doas peyrss preciosas uomnadas arurrzs. Eluc. de las propr., fol. 140. Deux pierres précieuses nommées élites. xs». PORT. Ætites. 17. Etite. EU, 1x0, pron. pers., du lat. xgo, je, moi. Non decebrem ego Roger, ni au Ugo. Tit. de go. Nous ne tromperons Mot Roger, ni moi Hugues. Ara sai ag qu’au ai begut del broc Don bec Tristan, qu’ anc pueis garir non poc. Auciæa : Per vos bella. Maintenant je sais moi que je ai bu du broc dont but Tristan, qui oncques puis ne put guérir. EUP Par contraction. Amors m’es cara e 11 1 ani vils. GUILLAUME DE CABESTALNG : Âr vey qu'ex. Amour m'est cher et je lui suis vil. Si cam 1x us am vos me vulhatz amar, Quar 1x ns am mais que nulha res que si. Guriraunes DE Bésiens : Erransa. Que vous vouliez m’aimer ainsi que je vous sime, cr je vous aime plus que nulle chose qui soit. anc. »n. Ke me tont l'alme ke jeu port. Roman de Rou, v. 5543. Car garis sui qant /eo la voi. Manis DE France, t. L, p. 246. Kar besuiguns e poure sui 10... Jo entrera en la tue veritet. Anc. trad. du Psaut. de Corbie, ps. V. AnC. CAT. Æu.xsr. Yo. port. Eu. 1r. Lo. EUCHARISTIA , s./f., lat. rucæanisTu, eucharistie. La consecration de la xUCHARISTIA. Doctrine des Vaudois. La consécration de l’eucharistie. CAT. xsP. Eucarista. pont. Eucharistia. 1r. Lu- caristia. EUFORBI, suronsra, s. m., lat. su- PHORBIA , euphorbe, espèce de plante. Per sa aguadeza las humors penetraus, cas EUFORBI. . ÆEluc. de Las propr., fol. 104. Pénétrant les humeurs par son äâcreté, comme l'euphorbe. Pren... auronnI. Rec. de recettes de médec. Prends... euphorbe. Evvonnia, herba. Eluc. de las propr., (ol. 174. Euphorbe, berhe. sp. Euforbio. ronr. Euforbio, euphorbio. nr. ÆEuforbio. EUFRAZIA , s. f., lat. xupmnasia, eu- fraise, plante. Pren majorana, aUFRAzZIA egalmen. Rec. de recettes de méde. Prends marjolaine , eufraise également. CAT. E8P. PORT. 17. Eufrasia. EUPHONIA , euronia, s..f., euphonie. Sola est quæ notari posait velat voczhiar, quæ sÜparia dicitur : cujns in eo delectus cl, EVE ot inter duo quæ idem significant ac tantum- dem valent, quod melias sonet, malis. Quisnines , Instit. orat. 1, 5. 4. EvPuoxra es cant hom layssha a pronun- car alcunas letras. per plus bel sonar. Alcunas dictios grecas o quays grecas…. coma... EUFONIA. ° Leys d'amors, fol. 143 et 13. L'euphonie c'est quand on laisse à prononcer au- cunes lettres... pour plus beau sonner. Aucnn terme grec on quasi grec... comme... eu- phone. ESP. PORT. 17. Eufonta. EURUS , s. m., lat. Euaus, Eurus. Dos vens collaterals. Eunus deves mech jorn. Éluc. de las propr., fol. 134. Deux vents collatéraux... Eurus devers midi. CAT. 2SP. POAT. IT. Euro. EUZIERA , 5. J., bois planté d'yeuses. Vals.. et nustxRAS et autres boscatges. Trad. du Tr. de lArpentage, c. 20. Vallons.… et bois d'yeuses et autres bocages. Boscsjes escurs , espes de gran zuztsna. V. de S. Honarat. Bocages obscurs , épais par la quantité d'yeuses. EVESQUES , AVESQUE ; VESQUE , $. 77. , lat. #piscopus, évêque, surveillant. EVE 237 2. Bissz, s. m., lat, eriscorus, évêque. Mal o fe'l sisns d'Urgel. GuiLauxe px BERGUEDAN : Mal o fe. L'évéque d'Urgel it cela mal. Lo sanz sisn a establit. V. de sainte Énimie, fol. 39. Le saint évéque a établi. ANC. nar. Carnero por el bispo, è los que ministraban. Del Sacrificio de la Misa, cop. 4. Vestiôs el bispo de la ropa sagrada. Poema de Alexandro, cop. 1091. CAT. MOD. Bisbe. xs». op. Obispo. ront. Bispo. 3. Evescar, AVESCAT, s. m., lat. mPISCo- parus, évêché. Mas s’ieu dir en volgues s0 qu'ieu dir en sabria, El perdria l’ avascar et ien ma cortesia. Le DAUP&IN D'AUVERGNE : Vergoigna aura. Mais si je voulais en dire ce que j’en sauraisdire, il perdrait l’évéché et moi ma courtoisie. Fo un gentils bars del avascar del Puei Santa Maria. - | V. de Pons de Capdueil. Fut un gentil barou de l’évéché du Pui-Sainte-Marie. AuC. FR. Il dona à Oedon l'évesquiet et les sei- uries de Cambray. * Chron. de Cambray. En laquelle évesché succéda messire Simon de Montagu. | MonsrtanLer, t. I, fol. 89. ir. Vescovado, Morts era breument l’avasques dela terra. | 4. BISBAT, BISTBAT, 5. M. lat. episcopa- V. de S. Honorat. L'evéque de la terre était mort promptement. Bsros, so ditz l’avasquzs, Dieus von trac ad autor. Guicrauxe px TupeLa. Barons , ce dit l’évéque, Dieu vous en prend à té- moin. | Quant li vxsquess e li prelat Del temple agron esgardat. Trad. d'un Évang. apocr. Quand les surveillants et les prélats du temple curent regardé. anc. pa, Ciertes jon n'ai soing ne envie De corone fors de mon vesque. Clerc, veske, prestre ne abbé. Roman du Renart, t. IV, p. 93 et 126. Ne volt granter élection De éveske ne de abbé. Chron. anglo-normandes, t. 1, p. 95. ARC. CAT, Avescha, 17. Vescovo. Tus, évéché, Qui encontra aco fara, perda sa honor : si el es bistbes, son s1sTBAT; si el es clergues, sa clersia. Trad. du Code de Justinien , fol. 2. Qui agira contre cela , qu’il perde son fiel : s’il est évêque , son évéché; s’il est clerc , sa cléricature. — Évêque. Del stsmar fals mendic. GUILLAUME DE BERGURDAN : Chanson. De l'évéque faux mendiant. ‘ A mi'n venc a Berguedan una a la porta À cui a I BISBATS mexels sa filla morta. Guiczauxs DE BEaGUEDAN : Un sirventes. Men vint à Berguedan à la porte une à qui l’évé- que mésel a tué sa fille. ANC. ESP. El éispado de Uesca mui nohie calongia. Martirio de S. Lorenso, cop. à. CAT. Bisbat. use. mon. Obispado. ront. Bispado. 238 EVE EVO 5. EvescaL, EVESQUAL, AVESCAL, äd}j.,19. AncivEScaAr, s. m., lat. Anchrepisco- lat. xpiscopaLis, épiscopal. parus, archevêché. Mes la se xvxsquar on l’abadia de Sanb P. Que l’anctvesoaTz li sia presentatz... de Condom. Non ausa venir en son ARCIVESCAT. Cat. dels apost. de Roma, fol. 217. V. de S. Honorat. Mit le siége épiscopal eu l’abbaye de Saint-Pierre | Que l’archevéché lui soit présenté. de Condom. I] n’ose venir en son archevéché. Las maisons AVESCA LS. Assignet al ARCHrvEsCAT. Tit. de 1174. Hist. de Läng., t IL, pr, col. 13. Priv. conc. par les R. d'Angleterre, p. it Les maisons épiscopales. Assigna à l’archevéché, car. Arquebisbat. us». Arsobispado. vont. 4r. — Subst. Évêché. - cebispado. tr. Arcivescovado. ” Portan l’al LVESCAL. V. de S. Honornt. 10. AnCIvVESCAL, adj., lat. anchrerisce- Lis le portent à l’évéché. paris, archiépiscopal. anC. ra. Si est d'évesqual vestement Londres era ciotat ARCIVESCALS. Appareilliez malt gentement. Cat. dels apost. de Roma, fol. 78. . Rossat Wacz : De LA Rux, t. II, p. 195. | Londres était cité archiépiscopale. 6. Eriscorar, adÿ., lat. rriscopaués, épi-| EVOL, s. m., lat. zsuzum, hicble, scopal. : sorte de plante. La cort EPISCOPAL. ; Evo es medecinal quant a Falhes, rarit, Cartulaire de Montpellier, fol. 54. escorsa , rams et flors. . La cour épiscopale. Eluc. de las propr., fol. 207. L'hièble est médicinale quant aux feuilles, n- cines , écorce, rameaux et fleurs. 7. ARCIVESQUE, s. m., lat. anchierisco- Pren sac de zvozs. , , Prends suc d’hièbles. Sants Magons, l'ancivæeques, sospirava. car. Ebol, ronr. rr. Ebulo. F. de S. Honorat. ” CAT. msP.rOnRT. Episcopal. 1Tr. Episcopale. Saint Magon , l'archevéque, soupirait. EVITAR, »., lat. virare, éviter. Del ancivssQux mi sap bon Per aviran... question et debat. Qu’ieu un sirventes fassa. Tit. de 1428. Dour, t. XCV, fol. 1. BenTRAND D'ALLAMANON : Del arcivesque. | Pour éviter. question et débat. Me semble bon que je fasse un sirvente de l’arche- Evrran despensas. véque. Reg. des États de Provence, de céor. : . , , . Éviter dépenses. axc. ra. Bien l'entendit li arcevesques Turpin. Tot bes procürar, e tot domatge vrran. nson de Roland, p. 49. Tir. de 1265. Doar, t. CLXXIL, fol. 17. L'ercevesge Stygande, de Eungleter primour. Procurer tout bien , et éviter tout dommage. Chron. anglo-normandes, t. 1, p. 131. CAT. as». PORT. Evitar. rr. Kvitare. . Arcivescovo. ._ F ° EVORI, avoni, s. m., lat, xBORtS, ivoire. 8. AnqQuenis8E, s. m., lat. AncrPISco- Plus etz blanca qu'avontr. PUS, archevêque. Lx COMTE DE Porrrens : Farai chensoocts. Meuti, que non ac sagel Plus êtes blanche qu'ivoire. . Com avonr blancs. Del anQuentsss. | P. Vipa : Lai on cb. GUILLAUME DE BERQUEDAS : Mal o fe. Blanche comme ivoire. Il mentit, vu qu'il n’eut pas le sceau de l’arche-| pjus a'i cor blanc que nulhs escacx d'avosi. véque. GUILLAUME DE S. Gagcont : Raszo e dreyt. car. Arquebisbe. nsr. Arsotipo 'ORT. Arce- A le corps plus blanc que nu] échec d'ivoire. bispo. 1T. Avorio. EXA 2. Bour, s. m., lat. enonis, ivoire. Precios es cum aur et sont. Æluc. de las propr., fol. 206. Est précieux comme or et ivoire. ac. CAT. Bori. EXAGI, s. m., lat. rxacium, exage, sorte de mesure. Voyez Ducancz, t. III, col. 196. Begat en quantitat d’un xxaor. Eluc. de las propr., fol. 115. Bu en quantité d’un exage. EXALLAGE, s. m., exallage, figure de rhétorique. Diowyxs. Haricaax., De vi Demosth., cap. 10, p. 982 : Étanays ris ouréd'ouc Yposus. Conf. Bustath. ad Hom. Odyss., p. 1470 et alibi. EXALLAGEI es cant hom pausa lo concret per l'abstrayt. Leys d’amors, fol. 143. Erallage est quand on pose le concret pour l’abs- trait. ° IXAMINAR , »., lat. zxaminane, exa- miner. Per auzir e per rxAMINAR. Cout. de Condom. Pour entendre et pour examiner. Exantxer la causa. Cat. dels apost. de Roma , fol. 110. lleramina la cause. E'l tractat sxAMImARAI, Brev. d'amor, fol. 19. Et j'examinerai le traité. | Part. pas. Li notari. devon esser xxAMINATS. Tit. de 1294. Dour, t. XCVILI, fol. 266. Les notaires. doivent être examinés. Tot ays0 es proat et xxaAm1xAT en est libre. Brev. d'amor, fol. 5. Tout cela est prouvé et examiné en ce livre. CAT, Esp, poRT. Examinar. 17. Esaminare. + Examumacion, s. f., lat. wXxAMINATIO- Xem, examen. Las £LAMINACIONS que se faran. Ord. des R. de Fr., 1400, t. VIII, p. 4oa. Les examens qui se feront. EXC Ordonnats... a la axamtwATioK. Ord. des R. de Fr., 1461,1. XV, P- 492. Commandés... pour l'eramen. AnC. xsP. Examinacion. ronT. Æxaminacào. ar. KEsaminasione. 239 LE 3. RSIRFEXAMINAR, 2., réexaminer, examiner de nouveau. RaranrxAMINAR. Statuts de Provence, Bour, p. 201. Réexaminer. EXCELLENT, adj., lat. excetrawrem , excellent. Excazraxr doctor e famos. Cat. dels apost. de Roma, fel. 108. Docteur excellent et fameux. Al comandament del sxcxzzuir prince de Taranta. , Reg. des Etats de Provence de 14o1. Aa commandement de l’ercellent prince de Ta- rente. Una substantia es sobrenobla, zxcxzLawr et prezident sobre totas. Eluc. de las propr., fol. 2. Il est uue substance très noble, excellente et do- minant sur toutes. Li xxctc Las ct aproat trobador. Leys d'amors, fol. 91. Les excellents et approuvés troubadoars. car. Excellent. nsr. Excelente. ronx. Excel. lente. 1r. Eccellente. 2. Excezcencra, s.f., lat. exCLLENTIA, excellence, mérite. Predicon e manifeston lurs EXCELLENCIAS, que hom los tenga per may valens. V. et Vert., fol. 6. Préchent et manifestent leurs excellences, pour qu’on les tienne pour plus méritants. — Titre honorifique. À la zxcrcrancra del dit messegnor lo prince. ,, Reg. des Ktats de Provence de 1401. A l'excellence dudit monseigneur le prince. Supplican a la dichs axcazcasrta. Statuts de Provence, Juzren, t. 1, p. 261. Supplient à ladite excellence. car. Excellencia. mr. Excelencia. ronr. Ex- cellencla. 1r, Eccellenzia. 3. SosR=EXCELLENTMENT , adv., très excellemment. 240 EXC Eu la universal commuuitat de totas res que han esser, cove que la una 508R=ExGEL- LENTMENT haia esscr. | Eluc. de las propr., fol. 2. En la communauté universelle ds toutes les cho- ses qui ont l'être, il convient que l’une ait l’être | très excellemment. EXCOCICAR , »., écosser. Part. pas. De favas axcoc1caDas. | Trad. d’Albucasis, fol. 56. De fèves écossées. EXEMPLE , sIXAMPLE, EYSSAMPLE, ES— SEMPLE, ISHAMPLE, S. m., lat. EXEM- PLum , exemple, moralité. En los cals sirventes demostrava molt bel- las razos e de bels xxzmpLes. | V. de P. Cardinal. En lesquels sirventes il démontrait moult belles raisons et de beaux exemples. . En totas chausas sias bos ussamrzzs de bo- nas obras. Trad. de Bède, fol. 80. En toutes choses soyez bons sxemples de bonnes œuvres. Monstra per sssxMPLes, et estrui.on aissi los altres. ; Que s0 que essegnia per paraula mostre per SSSEMPLE. Trad. de Bède, fol. 57.et 55. Montre par exemples, et instruit ainsi les autres. Qu’il montre par l'eremple ce qu’il enseigne aux autres par parole. Quar bon 1snAwPLE vol om mais No fay sermos ab fagz savais. Brev. d’amor, fol. 93. Car l’homme veut mieux bon exemple qu'il ne fait sermons avec mauvais faits. ‘ - Loc. Per qu’ieu puesc prendre’ Evxssampuu segou qu'ay vist. Gurrraums pe Brians : Si quo’l maiestre. Pour que je puisse prendre exemple selon que j'ai vu. . Vers es l’srxawrzes de Raïigart : Tals se coida chalfar qi s’art. UN TROUBADOUR ANONYME : Donna ieu pren. La moralité de Renard est vraie : Tel eroit se chauffer qui se brûle. anc. ra. Et es essamples et es dis. Mars pr Frances, t. II, p. 60. Les nobles chevaliers anciens qui tant nous ont Jaissé de belles exemples. | Moxsrrezrer, t. 1, fol. 4. EXC nwc.rr. In piazza ned in templo Non pigliare esemplo. Bronero Larisi, Tesoretto, p. 6. 1! buono esemplo… molti esempli. Boccacco, Decam., VII, 10, et 1.3 car. Exemple. xsr. ronr. Exemplo. 17. mob. Esempio. a. Isxawcr, s. m., lat. ExEmPI&m, exemple. Per donar rsxkamrLt ad aquelhs que y en. PHrLOMENA. Pour donner exemple à ceux qui y étaient. 3. Exrmpran, v., imaginer, créer un type, modeler, servir de modéle. Part. prés. subst. Mon architipe et rxrmrias. Eluc. de Las propr., fol. 105. Mon archétype et modèle. Part. pas. Cum nombre creat sia rxumriatel entendement del creator. Es creat, zxemrLAT et format. Eluc. de las propr., fol. 280 et 1. Comme le nombre créé est imagéné dans l'inte- ligence du créateur. Est créé, modelé et farmé. M. ExemPLas , 5. m., lat. EXEMPLAR, mo- dèle. Adj. Architipe. quar el es principal pat xxkmrLan figurs del mon creat. Eluc. de las propr., fol. vw. Archétype... car il est le principal patron et fgore modèle du monde créé. Car. asP. PORT. Exemplar. 1Tr. Esemplare. 5. EsEMPLARI, YSSAMPLARI, 5. M. lt EXEMPLARLS, exemple , modèle. Per mostrar verai YssAMPLARI per que 10! siam reformatz a sa image. Si volgnesson esgardar a lour veray rs rLARI, Jhesu Crist. V. et Vert., fol. 3e à Pour montrer véritable exemple pourquoi #* sommes formés à son image. Si voulussent regarder à leur véritable exempt Jésus-Christ. Las farai, si d'ops sera, escandahr il V'asampLant dels senhors cossols. Cärtulaire de Montpellier, fol. p Je les ferai, si besoin sera, mesurer avec le mo dèle des seigneurs consuls. axc. ra. II purchaca msint esamplaire. Chron. anglo-normandes, t. 1, p. & EXE EXE 241 6, ESStaPLIFICAR, RXEMPLIFFICAR, V., ex- Per bonas xazncrracios corporals. poser, développer. | V. et Vert., fol. 3. Per s0 no curam plus sssampziy1can. Par bons exercices corporels. Leys d'amors, fol. 52. Jacia que xxxacrracro porte tantas utilitatz. Pour cela nous ne prenons plus soin d'exposer. Eluc. de las propr., fol. 78. Quoique l'erercice porte tant d'avantages. Arem feytaxewpziwrican aquestas letras. | “"° me —— est chose de a grande Pre. conc. par les R. d'Angleterre, p. 41. effieace et de telle force, qu'elle vient à . . Auror, Trad. de Plutargue, Morales, t. II. p. 100 C4 . * . . . E. (] , rq , , ‘P ° MP. PORT PJ ir. Esompli J Bien instant à l’estade des bonnes lettres et 5 ÉxEMPLIrICATIU, adj., exemplaire ,| exercitations athlectiques. — Copier, faire des exemplaires, qui sert de modèle. Rasstats, liv. I, chap. 26. Cobla xxRMPLIFICATIVA. CAT. Æxercitaci6. ns». Erercitacion. PORT. Leys d'amors, foi. 38. Exercitacäo. 17. Esercitasione. Couplet gui sert de modèle. . ° ie. non T. Eremplificatieo. 3. Exencirur, s. m., lat. exacrrus, EXSEQUIAS , exequias, s. f. pl., lat. Out EXSEQUIAE , obsèqu es. Quai han terra de xxxnorrur 0 oet. Priv. conc. par les R. d'Angleterre, P- 14. Las xxxqurAS seguir. Qui ont terre (fournissant) à armée ou ost. Brev. d’amor, fol. 69. De be mes —— 4 Exencrriu, adj., d'exercice. Tit. du xue siècle. Testament de Bertrand Gasc. us dificil movement zxanorrru o de De faire mes obsèques. ” acio. anc. FR. Aux fanérailles et exegnes de leurs Trad. d'Albucasis, fol. 33. . , "Le mouvement d'exercice ou de marche est maistres et seigneurs. rendu difficile. RaseLais, liv. LI, chap. 3. Le prince est mort... l’empereur lui - fait! 5. Exencrm, v., lat. sxencene, exer- faire des exeques fort honorables. cer, employer. | RaseLais , Epitres , p. 35. Las causas dessus dichss xxzaczao et ex- Mes exeques seront honorables, et y sera plectero en la dicha ciatat. bmentation publicque. Tic. du xtu* siècle. Doar , t. CXVIII, fol. 80. Basauats, liv. IV, chap. 26. Les choses dessus dites ils employèrent et exploi- car. ss, Éxequias. ronT. Obsequias. 1T. Ese- tèreut dans ladite ville. Te Non sxancisca jarisdictio, EXERCICI, xxencisi, s. m., lat. zxea- Tit. du xive siècle. Doar, t. XCIII, fol. 262. crrium, exercice. Qu'il n'exerce pas juridiction. Exncicr es necessari a conservacio de na- caT. Exercir. sr. PORT. Exercer. rr. Esercere. tura. | Fort xxzacict , qual es luchar o torneisr. |6. Exencrran, 2., lat. xxancrrane, Temprets zxsacisis. exercer, pratiquer, faire emploi. Eluc. de las propr., fol. 75, 99 et 104. Exercice est nécessaire à conservation de nature. Per acostumanse de axxnctran se en honas Fort exercice, tel qu'est lutter ou combattre obras. dans on tournoi. Exercices modérés. CAT. Exercici. ase. PORT. Eæercicio. 17. Æser- Trenquet las lenguas per s0 ‘que no po- cisio. | guesso las sanhtas coffessios uzar ni zxzacrran. Cat. dels apost. de Roma, fol. 62. Il coupe les langues pour cela qu'ils ne pussent exercice, action. mettre en usage ni pratiquer les saintes confessions. If. 31 V. et Vert., fol. 30. Par accoutumance de s’exercer en bonnes œuvres. 2. Exxacrracio, 5. f., lat. £xRRGITATIO, 242 EXO Part. pas. Si non es premieÿramens ben es- prohatx e ben axxnCITATSZ. V. et Vert., fol. 83. S'il n'est premièrement bien éprouvé et bien exerté. Esser axanCtTAT en la sciencia de anatomia. Trad. d'Atbucasis, fol. 1. Être exercé dans la science d'anatomie. Era fort axxncirarsz en las sciensas liberals. Cat. dels apost. de Roma, fol. 153. Était fort arercé dans les sciences libérales. auc. ra. Et les apprenoient et faisoient exer- citer aux armes. Œuvres d'Alain Chartier, p. 4. Homs exercitez et sages en toutes escriplures. Rec. des hist. de Fr., t. V, p. 68. car. sr. ponT. Exercitar. 17. Esercitare. EXIMIR, v., lat. eximene, ôter, re- trancher. | Las conses avem EXIMIT OÙ KXIMEM, per les presens, de la cognoissensa de nostres dichs officiers. Tit. de 1â4o. Doar, 1. CXLII, fol. 221. Nous avons heo et tons, par les présentes, les choses de la connaissance de nosdits officiers. car. ss. ronr. Eximir, st. Estmere. a. Exewprio, s. f., lat. ExRMPTIO, exemption. À totas EXEMPTIOS. Tie. de 1261. Doar, t. LXXIX, fol. 36. À toutes sxremptions. cat. Erempci6. se. Exéncion. ront. Isençüo, isencäo. tr. Esensione. 3. Exeuvr, EXEM, adÿ., lat. RXEMPTUS, exempt. Coma essems et EXEMS. Leys d'amors, fol. 20. Comme ensemble et exempt. El es axtus del poder de son abbat. Regla de S. Benezeg, fol. 76. Il est exempt du pouvoir de son abbé. Gens zzxxMPTAS € HO KXEMPTAS. Tis. de 1424. Hiet. de Langued.,t. IV, pr., col. 422. Gens eremptes et non exemples. car. Exempt. xsP. Exénto. pont. Jsento, isento. 17. Esente. EXODE, s. m., lat. Exopus, Exode. Com es manifest en Exons. Doctrine des Vaudois. Comme il est manifeste en l’Fxode. car. sse. PORT. Exodo. 1r. Esodo. EXP EXORCISTA, s. m., lat. mxoncisn, exorciste. Sophista , xxORCISTA. Leys d’amors, fol. 64. Sophiste , erorciste. Que fos... rxORCISTA e. .. acolit. . Cat. dels apost. de Roma, fol. 2%. Qui fut. exorciste et. acolyte. CAT. EBF. PORT. Éxorcista. ir. Esorcista. EXPEDIEN, adj., lat. rxPRDIERS, ei- pédient, convenable. Quar non es axPaniten ni a Dieu plasent. PeniLuos, Voy. au purg. de S. Patrice. Car ce n’est convenable ni agréable à Dieu. Reparations.… necessarias et AXPEDIENS. Tit. du xv* siècle. Toulouse, bibl. Monteil. Réparations... nécessaires et convenables. car. ÆEzxpedient. usr. roRT. Expediente. 11. Espediente. 2. Expænrrio, s. f., lat. EXPEDITIO, ex- pédition, convenance. | À la zxruprrio del dich momestier et s ls reformatio. Ti. de 5319. Doar, t. CXXXIL, foi. 335. À la convenance et à La réforme dadit monastére. car. Expedici6. ner. Erpodicion. ront. Expc- dicäo. rr. Spedisione. EXPERT , esPenT, adj., lat. zXPERTRS, - expert, adroit, habile, éprouvé. Fai hamils los plus x«xPsaTz. AnnauD »E MAnvwriL : À guira de. Fait humbles les plus experts. Que sia bo et xsPanr et ardit. PHiLOXES A. Qui soit bon et expert et hardi. Ab vots d’augel, lengu’ santa, non bles. P. Canpiwar : Ab ven. Avec voix d’ange, langue habile, non hlète. Ten bon caval no sai ni tant 2sPRAT. Le courr DE PRovRacE : Carn et onçla. Je ne connais si bon cheval ni si éprouvé. caT. Experts, espert. sr. rOnT. Æzxperto. lt. Esperto, sperto. | 2. EsPRATAMENT, adv., convenable- thent , adroitement. Entrometa aquels zsPERTAMENT. Trad. d'Albucasis, fi. 3; Qu'il introduise ceux-là adroîitement. xsr. Expertamente. 1x. Espertamente. EXP 3. ExmatuenT, ESPERNÇEN, 5. m., lat. EXPERIMENTUM, expérience, épreuve. Es a nos conogut per SXPERFMENT. Trad. d'Albucasis, fol. 2. Est connu à nous par expérience. Farets un autr’ &sP&RIMEN. Dærupes ps Paspis, dus. cass. Vous ferez nus autre éprouve. Mais de gromaneia sai tots los xePrnrmxns. Press pR Cons146 : El nom de. Mais de néeromancie je sais toutes les expériences. asc. ra. La lecture de la divine étoqnence du- dict Virgille te vaudra experiment. Œuvres d'Alain Chartier, p. 272. Et par expériment prover. Roman de la Rose; v. 4970. car. Experiment. xsr. Experimento. xr. Espe- rümento, sperimento. 4. ExPRRIRNTIA, ESPERIENCIA, S. f., lat. BxPERIENTIA , expérience. Ayseo mostra =xP£RIENTIA. Elue. de las propr., fol. a. L'expériencs montre cela. Era hom de gran nsranranotA. Cat. dels apost. de Roma, fol. 198. Était bomme de grande erpérience. cay. asp. Experiencia. ronr. Experiencia, es- periencia. 1r. Ksperienzia. 5. ExPFRIRNSA, SPRRIENSA , 5. f., eXpé- rence. Certa xxrxaizmsa © mostrs. La Crusca provensale, p. 95. Certaise ex périsnce le démontre. Trop granda spsnrznsa. Brev. d’emor, fol. 5. Très grande gxpériencs. Tot joru nos vesem, per esta KXrEuIENSA, que Diens.. L'Arbre de Batalhas, ſol. 2337. Nous voyons chaque jour, par cette expérience, que Dieu. Loc. Quar sai per zxPsR1EmSà. Brev. d'amor), fol. 1. Car je sais par expérience. Ir. Esperiensa, sperienza. 6. Espxnraza , 5. f., adresse. Bes de natura se apellon aissi, co son : Beu- tatz de cors, proeza, «sPRATEZA, forsss. V. at Vert., fol. 30. EXT 243 Biens da nature s’appelleu! 1insi, comme sont : Beauté de corps, prouesse, adresse, force. ANG. ESP, PORT. Ésperteza. 7. EXPERIMENTAIRE, S. m., expérimen- tateur, essayeur. Un carios xXPERIMENTAIRE. Eluc. de las propr., fo). 189. Un curieux expérimentaleur. xsp. ÆExperimentador. tr. Esperimentatore , sperimentatore. 8. ExPRAIMENTAR, ESPRRMEBTAR, v., lat. xxPznimenTase, expérimenter, éprouver. La qual rxPan1mEnTARAS sobre las autras. Trad. d'Atbucasis, fot. 45. . Laquelle tu éprouveras sur les autres. Part. pas. Pens e repens, e quant ai ben pensat, Puesca saber don si’ 2sPLRMENTAT. G. RaïxoLs D’APT : Ausir cugei. Je pense et repense , et quand j'ai bien pensé, que je puisse savoir de quoi je sois expérimenté. CAT. Esp. PORT. Experimentar. 17. Esperimen- tare, spernimentare. CS EXPLEIT, s. m., exploit. Per doble de citatori e d°zxrzerr. Fors de Béarn, p. 1095. Puur double de citatoire et d’exploit. EXTAZIS, rxPmasts, s. m., lat. ECSTA- sis, extase, figure de grammaire. Ecsrasts est cum per licentiam brevis pro- duciter, nt : Exercet Diana Choros. VALER. Pronus, Grammat. instit., col. 1438. Exrazts, eu autra maniers dicha dyastoles, fay d’uus sillaba breu longs. Una figura sppelada xxTnasts. : ‘ Leys d'amors, fol. 121 et 18. L’ertase , eu autre manière dite dyastole, fait une longue d’une syilabe brève. Une figure appelée extase. CAT. asp. PORT. Extasis, 19. Estasi. EXTERIOR, adj., lat. zxTERIOR, exté- rieur. Per adoration de Latris axTun1on se interior. Doctrine des Vaudois. Par sdoration de Latrie extérieure et intérieure. CAT. &SD. POBT. Eæterior. 17. Esteriore. EXTIRPAR, v., lat. exSTIRPARE, €x- tirper, déraciner. 244 EXT Cardos.. nocins a bonas hérbas.. que a perias si podo xxTIRPAR. Eluc. de las propr., fol. 204. Chardons.., nuisibles à bonnes herbes... qui à peine se peuvent déruciner. Fig. La qual axrirPzno de totz ponbs. Cat. dels apost. de Roma, fol. 57. Laquelle ils extirpèrent de tous points. . CAT, ssr. rOnAT. Exürpar. tr. Estirpare, stirpare. EXTREM , esraex, s. m., lat. EXTRE- mus, extrémité, bout, coin, fond. Corns... son en l’xxrnxx del cap pauzatz. | Eluc. de las propr., fol. 247, Les cornes. sont placées à l'extrémité de la tête. Lo coms per cossel penre s’es triatz a .1. _ ESTREM. GuicLavxe pe Tuneta. Le comte pour prendre conseil s’est retiré à un coin. : , En l’asrnzx de la terra de Edow. Si ajusta ab l’asraxx del bras. Fetz de vi en l’xsrazu del tonel indurzide. Eluc. de las propr., fol. 160, 48 et 193. En l'extrémité de la terre d'Edom. S’ajuste avee le bout du bras. Lie de vin durcis au /ond du tonneau. — Adject. Extrême, dernier. Lo asrazx element, s0 es la terra. Hist. abr. de la Bible, fol. 2. Le dernier élément , Cest la terre. Confirmacion , xxTaamA oncion. Cartulaire de Montpellier, fol. 172. Confirmation , extréme onction. : s cAT. Estrem, xer. ronT. Ertremo. 17. Kstremo, stremo. 2. ExTR=MTAT, s. f., lat. ExXTRRMITATE, extrémité, bout. Sobre La xxTR=MITAT del nas. | Trad. d'Albucasis, fol. 11. Sur le bout du vez. . La zxrazmrrar de cors virible, dita super- ficia. Eluc. de Las propr., fol. 262. L’extrémité de corps visible dite surface. caT. Extremitat, ns. Extremidad. pont. Kx- tremidade. 1x. Estremità, estremitate, es- tremitade, stremità, stremitate, stremitade. 3. Esrasmina, 5. f., extrémité, per- plexité. EXU Car mot es gran paor de perdre squesta vid: En aytal xsrasmiDa. V. de S. Honorat. Car est moult grande peur de perdre cette vie. en telle extrémité, — Ronde, recherche, À au servent de mala vida Que fazia lo ser lxsrnxrerna. Mays la malvaisa gout marrida Van faren per tot l’xsrazmrna. F. de S. Honorai. À un servant de mauvaise vie qui le soir faian la ronde. Mais la mauvaise gent fâcheuse vont faisant par- . tout la ronde, Axc. 8. Lors rogist, lors taint, lors fremie, Et fait le tour de l’estremie. Eusracux Descuaxwrs , p. 22. 4. Exrasuies, adj., du lat, xxTamus, dernier, extrême. Dolens son li membre xsrnxuren. Maxncasaus : Al departir. Les membres éxtrémes sont souffrants. Eu una maiso pancs e msranmiana Roman de Gerard de Rossillon, fol. 8. Eu une maison petite et dernière. Planta es la sxrasminnA partida del ps. Eluc. de Las propr., fol. 61. La plante est la partie extrême du pied. Subst. Rainiers de Caldairo a parlat asranminas Guiniauxe px Tupeta. Rainier de Caldairon a parlé le dernier. ANC. CAT. Estremer. 5. Esranman, v., cacher, retirer. No m socors, ans se lnenha e s’xsrazu. AIMER: DE PrauiLain : Ses mos apleg. Ne me secourt , au contraire s’éloigne et se cache. O s’asTREM om de sa via, O se met en nn luet rescos. CADENET : Amors e com. Ou on se retire de sn voie, où on se met en us lieu caché. CAT. ESP. PORT, Extremar. 1er. Stremare. EXUBERANT, Exausxnan, ad, lat. EXUSERANTEM, exubérant, surabon- dant. De vertut axU»tRANT. Si veses las humiditats axnuanaans. Trad. d'Albucasis, fol. 29 et 8 De qualité exubérante. Si tu vois les humeurs surnbondantes. EYS car. Exuberant. nsr. pont. Kxzuberante. 17. Esuberante. EYA; énterj., lat. xiA, courage! ferme ! hardi! Eu! inquiet Ganfridus. En! milites valentes... exhilarate animos, resomite vires. Gest. Cons. andeg. D. Luc D'Acazar,t. X, p- 447 et 503. Ortativas, coma zyxa! Leys d'amors, fol. 100. Etcitatives, comme courage : EYSSART,, 1ssanT, s. m., lat. ExARaTum, arrachement ou coupe de bois, clai- nère, lieu défriché, abatis. La loi des Bourguignons , tit. XIII, donne à axanTum, l’acception de coupe de bois, défrichement. lu silva commurnti xxarrwm fecerit… rum possideat. Celle des Bavarois porte : Si quis homo pratum vel agrum vel xxan- rum alterias contra legem invaserit. Bazusz., Cap. Reg. Fr.,t. 1, col. 133. On trouve dans Du Cange :. Quidquid... diraptam et extirpatom est, quod valgo dicitur xxsans. Tit. de 1196. Du Caner, t. ILE, col. 203. E m fai de mos arbres axssanr. Besraanp DE Bonx : Un sirventes on. Et me fait abatis de mes arbres. IssART ni camp ni ermatje. Forquer DE Lunez : E nom del. Lieu défriché ni champ ni slitude. Ab tsn sorzo hi lor per uns 1ssA1nTz. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 69. Alors les leurs saillissent à travers une clairière. asc. ra, Quai chevauche tot un essarr… Si con il vienent à bandon Par entre le bois et l’essart Si li conte conment Renart S'en vait faiant parmi Pexart... Firent un grant essart ensanble; Brichemers as cornes aguës En a les coiches esmêèues ; Chanteclers graia les racines. Roman du Renart, t. LIL, p. 197, 189, 193 et 2. Grant essart i refont Normanz EXAR- EYS 245 Des Fraucçois qu’il treuvent dormans. G. Guianr,t.I, p. 154. Ider torne de l'autre part Qui des Romeins fait grant essart. Roman de Brut, fol. 78, Ms. de l’Arsenal, 2. Yssanran , V., essarter, détruire, em- barrasser, empêcher. De isto campo semper ego tuli, nemine contradicente, EXARTAVI, mnndavi, etc. Bazuz. , Cap. Reg. Fr., lex Bajuv. , tit. XVI, art. 1.'T. 1, col. 133. Ab mal gien non s' rssanra, Aus es ves mi s0s talans ferms e ciars. R. Jonpay : Vert son li ram. Elle ne s’embarrasse pas avec un méchant artifice, mais sa volonté est ferme et claire envers moi. Part: pas. El non es ges de doner rsaaTarTs. GtrauD De Bonxrz : Ai honor Dieu. Il n’est pas erspéché de donner. ANC.YR. Les rosiers copent et essartent. Fabl. et cont. anc.,t.1, p. 3ot. Comme le laboureur, quand il veult essarter, et arracher quelque plante sauvage. AnxoT, Trad. de Plutargue. Morales, 1. 1, p. 462. Romein destrnient et essartent. Roman de Brut, fol. 83. Ms. de l’Arsenal. EYSSILH, xssizs, s. m., lat. zxiLiwn, exil, Ieu m'en anarai en 2yserrs. Lr couts DE Pouriens : Pus de chantar. Je m'en irai en exil. Vau m'en, pus ilh no me rete, Caitius en xss11n , non sai on. B. px VENTADOUR : Quan vey. Puisqu'elle ne me retient, je m'en vais malheu- reux en eril, je ne sais où. Fig. Natz © paures,.… intra en lo xserru d’ aquest man. V. et Vert., fol. 90. il entre en l’exil de ce monde. AMC. CAT. Exill. anc. xsr. pont. Exilio. tr. Nu et pauvre .… 2. ESHILLAMENT, 5. m., exil. Loc de torment et de =snILLAMENT. Æluc. de las propr., fol. 106. Lieu de tourment et d’exil. 3. Exssizran, v., exiler. Non cre qu’ anc fon vist Qu’om de sa terra s’axsire. GinauD px Bonnrie : No m plats. 246 FAB Je ne crois pes que onoques il fat vu qu’homme s’exile de sa terre, Part. pas. Si m sol amors e domneys Tener guay, plus que l aigual peis; E pus d' amdos me sui partitz, Com how sxesaLarz e marrits, FAB Tot’ antra vida m sembla morts. Ransaup »x Vaqueisas : No m agrad. Ainsi a coutume amour et galanterie de me tenir gai, plus que l’eau le poisson ; et depuis que je me suis séparé des deux , comme homme exilé et triste, toute autre vie me semble mort. car. Exilar, exillar. rr. Esiliare. FABLA , rau1a , 5. f., lat. rasuza, fable. |3. FanLosanene, ado., selon la fable. Las rascas dels gramaris. Trad. de Bède, fol. 83. Les fables des écrivains. Aquesta rauLa es al mon Semblan et a tug silh que i son. P. Canminaz : Una cieutet. Cette fable est semblable au monde et à tous ceux qui y sont. Eschiva vanas o nan profeita blas rasLas. Trad. ds Bède, fol. 8x. Évite fables vaines et non profitables. D'aysso perla Ysops, .1. savi, en las FAULaS d'un braquet e d'un exe. F. et Vert., fol. Gr. De ceci parle Éiope , un savant , on les fables d’un brachet et d’un âne. Loc. (Coforto si en la pareuls, E no Ia tengo ges a FAULA. Trad. de PÉvang. de Nicodème. fable. ANC, ESP, Olvidose la fabla del buen consejador.… Por ende œda uno esta fubla decuere. ARCIPRESTE DE Hrra , cop. 968 et 1174. Anc. 1T. Isopo è un libello.. dove sono certe faule moralizzate. Bu1r, Coment. di Dante, Inf. 23. car. Fabula, faula. xsv. mon. ronr. Fabula. 1r. MOD. Fabula, favola. 2. Fascez, s. m., fabliau. Messagier, porta mon rAsISL . En la Marca, tot a°’N Sordel, _Qem fassa jnjament noel. Aruxni DE PEGUILAIN : Can q'eu. Messager, porte mon fablinu en la Marche, toutau seigneur Sordel , qu’il me fasse jugement nouveau. AncC. rR. Par cest ffabel poez savoir Moit sont femes de grant savoir. Fabl, et cont. anc., t. IV, p. 187. S'assurent en la parole, et ne la tiennent pes à Los .xtr. signes. D'aquels si ien los bes e’ls significamens Que son d’omes, de bestiss, dire rABLOzAMEn. Pignaz px Const ac : El nom de. Les douxe signes. de coux-là je sais dire, sie la fable, les biens et les siguifications qui met d’bommes , de bêtes. ue». ponr. Fabulosamente. xr. Fabulosamente, favolosamente. 4. FALVETA ; s. f., talent de faire des contes, art d’enjôler. Pro'n sabeiz de la FrALVETA, Si ja de Gaillem Rentin Trahetz caval ni ronsin. T. pe Taunez ET DE FALCONET : Falconet. Assez vous en saven de l’art d’enj6ler, si james de . Guillaume Rentin vous arrechez cheval ni rousns. 5, Fauzan, v., lat, rabuzani, fabler, cor- ter des fables. Part. prés. Mon cor dira ; Bertren, tu vas FAULAI. B. Cansongt : Joan Fabre. Mon cœur dira : Bertrand, tu vas contant del fables. anc. ra. De kanke tu li dis, li fables e li mens Roman de Rou, v. 4958. axc. sp. Fablar. vont. Fabular. rr. Farolare, 6. Favezan, v., parler, improviser, com poser. Ab son novelh, Dic e rAvELn, RawsauD D'ORANGE : Era m’es belb. | Avec air nouveau , je dis et improvise. Quan respon ni ravaza, Siei dig an sabor de mel. P. Vipaz : Era m’es. Quand il répond et parle, ses paroles ont stti de miel. FAB ASC. PR. Taut dist Bernart al rei e tant li favc/a, Tant loa Normendie, e Huon tant blasma. Roman de Rou, v. 3451. asc. Car. Favelar. anc. 2sr. Fabular. ser. mon. Hablar. re. Favellare. FABRE, s. m., lat. rasaum, forgeron, ouvrier. Nalh temps rasnxs no fo, Car ges de fers no sap obrer. Beanan »’Auniac : En Guillen. Jamais il ne fut forgeron, car il ne sait point travailler en fers. ° asc. ra. Boens fevres h boens ferreors. Roman de Rou, v. 11611. Da dien Valcan son fevre et boutte-feu. S. GaLais, p. 168. Les feuvres traittent ce qui appartient aux feuvres, mais nous escrivons ordinairement des poèmes, autant les indoctes que les doctes. Œuvres de Du Bellay, fol. 3. asc. asser. Fabro. ir. Fabbro. 2. Faun, s. m., forgeron. Ausbere que fetzs tals rAun. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 74. Haobert que ft tel forgeron. 3. FaBniCATIO, 5. J., lat. FABRICATIO , fabrication , façconnement. Segon que es possible per equatio e facilitat € FARAICATIO. Trad. d'Albucasis, fol. 64. Autant qu’il est possible par égalisation et apla- aissement et façonnement. asr. Fabricacion. ronr. Fabricacäo. 1r. Fabri- casione. &. Fasnica , s. f., lat. rasnica, fabrique. Et sunt illas terras a las vasunrGas. Tic. de 987. Er cts TERRES SONT aux fabriques. asc. car. Fabrega. CAT. MOD. ssr. PORT. 1T. Fa- brica. - 5. Fasnanna , s. f., forgerie, lieu où l’on forge. En la berriera de fabres, al cap de la ra- BRARIA, Cartulaire de Montpellier, fol. 280. À la berrière des forgerons , au commencement de la forgenie. FAC 247 6. Fasarz, adj., lat. rasarzis, d'ouvrier. Arena que catz per resolucio de la mola FABRIL. Eluc. de las propr., fol, 183. Sable qui choit par frottement de la meule ou- vrière. xsp. PORT. Fabril. rr. Fabrile, fabbrile. 7. Faunzoan, v., lat. rasnicane, forger, fabriquer. leu non posc rasaucan clau ni martel. P. Mizon : Pois que d’al cor. Je ne pus forger clef ni marteau. Fig. Be s taing qu’un novel chant rasnnc. P. Raimono pe TouLouse : Pois vezem. TN convient bien que je fabrique un nouveau chant. Prov. Sel rasnzca fer freg Qne vol far ses dan son pro. RAMBAUD DE VAQUEIRAS : Guerra ni. Celui-l Jorge fer froid qui veut faire sans dom- mage son profit. anc. CAT. Kabreguayar. cAT. mop. use. ronr. Fabricar. sr. Fabbricare. FACABELA , s. f., flamberge. Folchers venc apoihnan sus FACAB=LA. Roman de” Gerurd de Rossillon, fol. 29. Folcher vint appuyant la flamberge par-dessus. FACE, s. m., lat. racines, foutean, hétre. Facs.… antiquament so frag fo vienda d’ home. Eluc. de las propr., fol. 207. Hétre... anciennement son fruit fut nourriture d’homme. car. Fatg. tr. Faggio. 2. Fau, s. m., lat. ragus, fouteau , hêtre. Las folhas d' un pin e de dos raus. SERVEAI DE G1RONE : À greu pot. Les feuilles d’un pin et de deux hétres. axc. ra. Descent desous an feu molt haut. Roman de la Violette, p. 55. Berte fa ens el bois assise sous an fo. Roman de Berthe, p. 48. 3. Fax, 5s.$., fouteau, hètre. Ni flor de rayxa. Ramsaup ps Vaquttnas : Kalende. Ni fleur de hétre. xs». Haya. rour. Faia. M. Fara, rayxa, s. f., foutélaie. Belhs m’es lo chans per la rara Que fan l’aurelet mennt. BERNARD DE VENzENAC : Belhs m’es. 248 FAD I1 m’est beau le chant que les petits oiselets parmi la foutelaie. Ab la rara et La terra de sancta Eulalis. Tir. de 1275. Doar, t. CXXIV, fol. 27. Avec la foutelaie et la terre de sainte Eulalie. font FADESTEL, FrAD&sTOL, s. m., du germ. FALD-STUL, fauteuil. Wacaren, Gloss. germ.; Ménacz, t. 1, p. 579. | © Lo reis el raprsæsc de mier argen.… Eo un ranssroc Karles lo reys. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 39 et 36. Le roi au fauteuil de pur argent. Le roi Charles en un fauteuil, FAG Vous êtes sans contradiction la première des meil- leures. Gaucelm Faidit, exs rADtIA, Vos don cosselh avinen. T. ps G. Fauir Er »£ H. px La Bacurzran : N Ugo. Gaucelm Faidit, je vous donne, sans contredit, tan conseil convenable. 3. Fanion, ad}., frustré, privé. Om de vos non va raD10ws De secors ni de vostra ajudi. Roman de Jaufre, fol. 65. On ne s'éloigne pas dg vous privé de secours ni d- votre aide. axc. r8. Une chaire en manière de faudesteuil. | ,. Fapran, v., manquer, frustrer, trom- Fnvent. des meubles de Charles V, Du Cancer, t. LI , col. 320. La dame est de fscon moalt noble; El faudestuef sist lès le roi. Roman du Renart, t. IV, p. 127. Il vit le roy assis sur un faudesteul. Hist. de Gérard de Nevers, p. 113. Esp. PONT. 1T. Naldistorto. FADI, s. m., lat. rastinium, dédain, refus. Car del cornar aguist rapt De mon Turemalet. Ratmoxp pe Dunrozr : Turcmalet, Car vous eûtes dédain du corner de mon Turc- male. 2. Fanra, s. f., refus, opposition, con- tradiction. Que 1 belh semblant e’1 dous sospir No son messatge de santa. Deunes pe Paapes : Ab lo dous. Vu que les beaux semblants et les doux soupirs ne sont messages de refus. N’am mais la belhs raprA Qu’ el don d’autra no faria. BEnEMGER DE PALASOL : Totz temeros. J'en aime mieux le beau refus que je ne ferais le don d’ane autre. Prov. Mais val belhs rapia Q'us dos dezavinens. AnnAUD DE MAaURIL : Sabers e cortesia. Beau refus vaut mieux qu’un don impoli. Adv. comp. Vos ets sas FADIA Caps de las melhors. PevroLs : Quora qu’amors. per. Qui volra d’esta guerra me ajndar, No s pot en mon aver ges raDtan. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 61. Qui voudra m'aider dans cette guerre, ne se pest manquer en mon avoir. Non es dretz, sitot hom se apr, C om se deia per tan desesperar. Famir pe Belastan ou Ricnann px Banezrsut : Tot atress. IL n’est pas juste, quoiqu'on se érompe, que pourtant on doive se désespérer. Part. pas. Més tan longamen Mi suy aDtaTz, Celan e safren en patz L’ afau el turmen. GAUBERT, MotNE De Putcsor : Hueimis. Mais si longuement je me suis frustré, cachent nt souffrant en paix la peine et le tourment. 5. AFADIGAR, v., refuser. Si neguua res l’agrada… Ja no se pot arADIGan. Roman de Jaufre, fol. 103. Si nulle chose lui agrée... jamais elle ne se pest refuser. FAGOT, s. m., fagot. Voy. LaiBsnirz, p. 115; MunarTont Dissert. 33. Gran cantitat de ragors. Chronique des Aibigeois, col. 15. Grande quantité de fagots. xsr. Fagina. 17. Fagotto. FAI FAICHUC, vraysauc, adj., fâcheux, importun. | Ab nulh home ratcauc, Nescis ni malastruc. AMANIEU DES Escas : El temps de. Avec nul homme fécheux, niais et malotru. Cornelha.… a l’aygla et als antres auzels de rapina es FAYSHUGA et enuiosa , en tant que, quar l’aygla no auza tocar, volan apres els, no cessa de cridar. Eluc. de Las propr., fol. 144. la comeille... est Importune et ennuyeuse à l'aigle et aux autres oiseaux de rapine , en tant que, comme elle n'ose toucher l'aigle, volant après lui, elle ne cesse de crier. Differensa es entre rim raysauc et rim tor- | nat, quar rims FAYSEUCz regarda las acordan- ‘as pausedas, outre dever, en lo comensamen o en lo mieg dels bordos... mas rims tornatz regarda solsmen las finals acordansas pauza- das, otra dever, en la f dels bordos. Leys d'amors, fol. 115. Différence est entre la rime émportune et la rime répétée, car la rime importune regarde les xvords placés , outre devoir, au commencement ou 10 milieu des vers... mais la rime répétée regarde ralement les accords finals placés, outre devoir, à la Sn des vers. FAIDIR, 2., bannir, repousser, pro- scrire, exiler. Car bon esvaidor Non pot hom leu rarvrs. ToncaroLs : Comunal veill. Car on ne peut facilement repousser bon assaillant. Per que”l covenc a issir de Tolosa, e rArpta. V. d'Aimeri de Peguilain. C'est pourquoi il lui convint de sortir de Toulouse, et s'exiler. Part. pas. M sn fag estar raipsTz de mon pais. B. ps Venrapour : Belhs Monruelhs. M'ont fait rester banni de mon pays. Ben sui rarprrz si de s’ amor mi tuelh. | P. Vipa : Si col patibres. Je suis bien proserit si elle m'enlève de son amour. Sabstantiv. Selh que mante rarprrz. BEnATRAwD DE Bonn : S’abrils. Celni qui maintient bannis. Dans la convention de la ville d’Ar- les avec Charles Ie" imprimée à Lyon, 1617, faiditi est traduit par faidites. IL. FAI 249 Voyez Du Cange au mot faida, et l'ex- plication de l’abbé Vertot dansies Mé- motres de l'Académie des Inscriptions, t, IT, p. 638 et 639. AC. FR. Quar li Poitevin li aidoient Et le roy Jean moult faidotent. Pa. Mousxrs, Gloss. de Du Cange, t. III, col. 309. FAINA, s. f., fouine. La dotzena de rainas e de martrins.… » It. deners. Cartulaire de Montpellier, fol. 113. La douraine de Jouines et de peaux de martres.… trois deniers. CAT. Fagina. zsr. Fuina. ronr. Foinka. tr. Faina. FAIS, s. m., lat. FAScis, faix, charge, fardeau. Per Diea , aleujatz m’aquest raxs! G. Apurxan : Lanquan vei, Pour Dieu, alléges-moi ce fardeau ! - Que portetz vostra part del pars. AMANTEU DES Escas: Dona per cui. Que vous porties votre part du fair. Loc. Aprendets, si no us es raxs, So don m’alegr e m’irais. Prenae D'AUVERGNE : Al descebrer. Apprenez , si ne vous est fardeau , ce dont je me réjouis et m’attriste. . Quan pres a quintals et a rars L'aver que Manuels trames, BanTaAND DE Bon : Pus lo gens. Quand il prit à quintaux et à charge ln richesse que Manuel transmit. Dels reys d'Espanha tenh a rats, Quar tan volon gnerra mest lor. . P. Vina : À per pauc. Je tiens à fardeau , au sujet des rois d’Espague, de ce qu'ils veulent tant la guerre entre eux. Ady. comp. Els menestrals e l’autra gent, Toit À ux rats cominalment, Corron carieras escobar. Rôman de Jaufre, fol. 93. Les ouvriers et l’autre gent , tous en masse géné- ralement , courent balayer les rues. Proverb. No valon un raïs de pailla. Roman de Jaufre, fol, 18. Ne valent une faix de paille. anc. FR. Vindrent tous à un faix assaillir la- dicte ville. Monsraszer, t. I. fol. 136. AnC. CAT. Fair. Anc. nsP. Fajo. rsr. mon. Has. r. Fascto. 32 250 FAI FAI a. Faïssneex, s. m., embarras, étalage. | Oiseux qui sont 1à en grande abondance, qu À cel quai son fin prez garde, sont appelés faisans. | Non fa ges gran FAISSIMEN. car. Faysà. xse. Fa)san. vonr. Faisäo. 1r. Fe- PierRE DE VALIÈRES : Ja hom que. gtano. Pour celui qui considère son pur mérite, elle ne fait FAISOL, s. m., lat. raseoLus, faséole point grand embarras. . É ? | . , haricot. 3. Sosrerals, 5. m., surcharge, surcroit.| A Jui no dol ni s’irais Car per an sosnzarais d’afan. Si”l datz ratsocs ab uignos, AnnauD DANIEL : Amorse. Senes autra bandisos. Car pour un swrcroft de peine. R. pe Mirava, Gloss. ocrit., p. x. T1 ne lui fait peine ni se fâche, si vous lui donsa 4. FayssiT, 5. m., portefaix. haricots avec oignons ; sa08 autre apprèt. Ly qual rayssirs devo portar tota aquela | ke, pa. Si tu veax manger des pois et faseol, sal ab sacs de la nan. va à Crémone. | Tie. du xive siècle. Dour, t. LXXXVII., fol. 148. Hist. macaronique , t. 1, p. %. Lesquels portefaix doivent porter tout cesel avec! Cr pisol, anc. ssr. Faseolo. rour. Feÿjé sacs du vaisseu. r. Fagiolo. 5. — FAYSER ) 377 En paire FAISSA, s.f., lat. rascra, lien, bande. Ly dichs rayssans.…. ab “08 ciens ° D’ana raïssa de pali se senh e s lhia. gi D Roman de Gerard de Rossillon, fol. 9. Tir. du xuv® siècle. Doar, t. LXXVIII, fol. 148. | og inter ve lie d'une bande de np ds 2* Lesdits portefair... avec lesdits portefaix qui porteront le sel. …—— Lisière de terre. | . Vinhas... per rAyssas. 6. AFAISSAR , EFAISSAR, V., affaisser, ac Trad, du Tr. de l'Arpentage, 1 cabler. Vignes... pour lisières de terre. Mes uns malastrus m’AFAïssa. La vatssa Bernard d'Unziac. Auarses : Ers quen l’ivera. Cartulaire de Sauxillanges. Mais un malotru m’accable. La lisière de terre de Bernard d'Unziac. D' on lo fuelh e ’! frag # ArAISSA. — Signe, marque. G. Apuxman : Lanquan vei. D'où la feuille et le fruit s'affaisse. Per la cropa, una raïssa Plus blancs qne flor de Lis. . Part. pas. fig. Nos autres que em cargatz | P. Vunas. : Lai on cœbn. De grans peccatz et EFAYSSATLZ. Par la crouve. une ue blanche que fui Los XV signes de la fi del mon. de lis. pe que plus Le Nous autres qui sommes chargés et accablés de car. Faxa. ner. Faja. roar. Faira, f ra. grands péchés. Fascia. FAISAN, ravman, s. me, lat. PHASEA- | a. Faissar, 2., lat. rasciane, lier, bar- nus, faisan. der, serrer. Cam tormenta temeusa e desoonortz Esquiset son bliaat, raresur se ben, Lo ratsax qu'es en tal albre puusatz, Puis montet el chaval de bon alen. On ve l’austor qui es sobremontat. Roman de Gerard de Aossillon, fol. 5} B. Zonei : Aissi col. Déchira sou bliau , se Banda bien , puis mont: # Comme la crainte et le découragement tourmente | le cheval de bonne haleine. le faisan qui est posé en tel arbre, où il voit l'au-| Fig. Iferns vos estrenh e us rarss. tour qui est monté au-dessus. B. Avauax Dx Nansouxes : No puese muixr Aussels que son aqui en gran habondans- L'enfer vous étreint ct vous serre. sia, que son apellatz raxHans. car. Faxar. us». Fajar, vont. Faxar. M Lett. du Preste Jean à Frédéric, fol. 27. Fasciare, FAL FALANGIA , s. f., lat. PRALANGIES, ta- rentule, espèce d’araignée. Eogendra rrALANGIAS , que s0 arauhas ve- nenoras. Eluc. de las propr., ol. 167. Eogendre tarentules , qui sont araignées veni- menses. FALB, raus, rauve, ad}., lat. rurvus, pile, blême, fauve, terne. Voyez Munaronr, Diss. 33. Si solelh... si mostra vayr, de diversas oo- lors, designa temps plovios… si "AUS, tempes- taos. Luna, si es rALsa, significa vens. Cam ades sia raus, ades luzent. La cara es FAU»a. Elue. de Las propr., fol. 116, 117, 103 et 8o. Si le soleil... se montre rair, de diverses couleurs, il asconee temps pluvieux... si péfe, tempétueux. La lune, si elle est terne , signifie vents. Comme il soit tantôt terne, tantôt luisant. Le visage est bléme. Sobre un cavsl moven, ab coms rauvA.… De pur ardimen ac la color rauva. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 10. Ser un cheval mouvant , avec crinière fauve... De pare hardiesse il eut la couleur pdie. ir. Falbo. 1, SusraLs, SUBFAUS, ad}. un peu pâle, un peu bléme, roussâtre, grisâtre. Falba o susrAL3A. | Albenca et sU3rAURA. Eluc. de las propr., fol. 90 et 265. Pile où wa pes péle. Blanchissente et grisätre. Cd . Fausez, adj., pâle, blème. Com per temor hom rog torna rAUBEL. En estin so verts et en yvern FAUBELS. Eluc. de Las propr., fol. 255 et 198. Comme par crainte homme rouge devient bléme. Sout verts en été et péles en hiver. &. FALBENC, FAUBENT , adÿ., pâle, ver- dâtre, roussâtre, terne, Boysh .… en yvern es yal.asnc. Berille es peyra raLsxmca… Sobre totz val... qui es May FALBENC. Solelh.. vers vespre, palient et rauzunr. Elue. de las propr., fol. 201; 185 et 116. 251 FAL Buis .... est rousséire en hiver. Béryl est pierre verdätre... Vaut au-dessus de tous... eelui qui est plus werdätre. Le soleil... vers le soir, pâlissant et terne. 5. Susrazsanc, ad)., un peu pâle, un peu terne , jaunâtre. Falbenca et sURFALBEN CA. Eluc. de las propr., fol. 56. Péle et un peu terne. 6. Fazsxcos, adj., pâle, blème. Home ebrios en sa cara es FALBELOS. Eluc. de Las propr., fol. 237. Homme ivre est blfime en sou visage. 7. Fauseza , s. f., pâleur, blémissement. FazszszA 60 la cara es senhal de temor. Faz»xzs O palhor. Eluc. de Las propr., fol. 264 et 265. Péleur sur le visage est signe de crainte. Blémissement ou péleur, 8. FALBEIAB, v., pâlir, blémir. Fuelhas en ver et en estin ‘verdeio, en au- tumpne FALSKO. Eluc. de las propr., fol. 200. Les feuilles verdissent en printemps et en été, pâlissent en automne. 9. Farszixua, v., pâlir, blémir. De jorn, pert sa falgor et rAzsacara. Bluc. de Las propr., fol. 186. De jour, perd son éclat et pélie. FALC, raLco, s. m,, lat. raLCO, faucon. Tot atressi cam lo rALCx, qui dissen Vas son auselh, quan l’a sobremontat. Ricæanp DE Bassssreux : Tug demandou. Tout de même comme le faucon, qui descend vas son oiseau , quand il l’a surmonté. Mas si vols bon rarcox lanier, Ab gros cap et ab gros bec lo gnier. Dunes px Paapxs , Aus. cass. Mais si tu veux bon fazcos lanier, chorche-le avec grosse tête et aree gros bec, Fig. Lofalcos, fils de l’aigla, quees reysdels Frauces. Huouæxs px S. Cya : Un sirventes. Le faucon, Sls de l'aigle, qui est rei des Français. Pueis vos dopteron mais que grus falco. RaxsauD pe Vaquemas : Senher marques. Puis vous craignirent plus que la gruc le faucon. 252 FAL Prov. Encar l’era portar el man l’altruy vacco. Hueuss pe 5. Cye : Un sirventes. 11 Jui faudra encore porter à la main le faucon d'autrui. asc. ra. Et plus isnaus que faux ni espervier. Roman d’'Agolant , Bxxxra, p. 61. Pais redévalent plus isnel Que ne volent faucs n'arondel. _B. pr 8. Maune, Chr. de Norm., fol. 24. car. Falcô, anc. xsr. Falcon. xsr. mov. Hal. com. ronrT. Falcäo. rr. Faleo, falcone. 2. FaLconIEs, s. m., fauconnier, . Sai ben esser rALCONIERS. RaimoxD D’Avicnox : Sirvens suy. Je sais bien être fauconnier. car. Falconer. anc. sr. Falconero. xsr. mob. Halconero. vonr. Falconeiro. rr. Falco- | niere. FALDA, FAuUDA, s. f., giron. . Adormic si En la razpa de la dontela. V. de S. Enimie, fol. 33. S'endormit dans le giron de la demoiselle. Quar un effant pauc tenia | En sa raupaA que durmia. G. Riquier : L’autr ier trobei. Car tenait dans son giron un petit enfant qui dormait. Viron l'enfant que seya Ins la sauna de Maria. Trad. d’un EBvang. apocr. Virent l'enfant qui séyait dans le giron de Marie. Cascas ne met e rAUDA aytan ca ue pot aportar. : Roman de Fierabras, v. 3370. Chacun en met en giron autant qu’il en peut em- porter. — Devant, rnilieu. T'oquiei li las rAuDAS de las sieuas vestidu- ras, et fuy de conteneut garida. ist. abr. de la Bible, fol. 63. Je lui toucbai les devants de ses vétements , et je fus incontinent guérie. anc. rr. L'un fiert et l’autre se revange: N'y ot aubert, faude ni mange Où demourast anel ni maille. Trad. ms. de la Consol. de Boèce, À. IV, Car- PENTIER , t. IL, col, 370. FAL Très riches mantelines Venans saus plas jusqu'au dessous des fande:. Ocravren DE S. Gezaïs, Verger d'honneur. CAT. ESP. PORT. 17. Falda. … FALGUEIRA , s. f., bas. lat. rrLicanis, fougère. FarouzinA qu'es en boscatge. Drupss De PRaADes, Aus. cass. Le fougère qui est dans le bocage. caT. Falguera. FALHA , FALIA, s. f., falot, torche. Candelas e razxas ardens. R. Vipa DE BrzaAUDUS : Unas nova: Cbandelles et torches ardentes. En Egypte ha una font dins la cal tou FALHA escantida si aluca, et tota FALBA alc- cada si destenh. Eluc. de las propr., fol. 150. Ea Égypte il y a une fontaine dans laquelle toute torche éteinte s'allame , et toute torche allume s'éteint. ° Fig. Raina abraiza la Fazra d'odi. Trad. de Ride, fol. 75. Querelle enflsamme la {orche de haine. AncC. FA. Od granz failles et od brandons I vont cerchant lur compaiguons B. pe S. Maure, Cr. de Norm., fol. © FALHIR, rarrm, v., lat rarzsar, _faillir, faire une faute , manquer. Cel qui ve son bon amic raieLia, Moit lama paue, si no ill l’o ausa dir. R. Bisrons : Non trob. Celui qui voit son bon ami faillir, l'aime très per s’il ne le lui ose dire. Qui mais val, mais fay de falhimen, Can rain eu re, que us hom ses valor. ’ B. CAR3OKEL : Per espassar. Qui vaut davantage, fait plus grande faute, le qu’il manque en quelque chose, qu’un homme sas mérite. Com ab los sieus que ja no FALRIRAN En aulha re, sol qu’om nv rarsa lor. B. AnnNauD DE MonTcuc : Ancmaii. Comme avec les siens qui jamais ne mangmeril en nulle chose, pourvu qu’on ne leur manque pe — Faire défaut, faire faute. Vitalha lor raLs, no 'n pogron aver mis. GuiLLAUME DE TUDELA. FAL Victusille leur mangas, ils ne purent en ayoir mx. = . Fig. Res de be no y vatx, mas quan merces. P. RarmonD De TouLouss : Si cam. Rien de bien n’y mangue, excepté merci. — Perdre, laisser échapper l’occasion. Ab gran dreg, rAILLON a couquerer Terras e gent, quan n'an cor e voler. B. Cazvo : Ab gran dreg. Arec grand droit, ils manquent de conquérir tares et gent, quand ils en ont désir et vouloir. Saba. Faxzmir apel so don blasme se mier, Qu’aatre »AL=IA no m fai nul cossirier. Nar pe Mows : La velors. J'appelle faillir ee dont blâme se mérite, vu qu'otre faillir ne me fait nul chagrin. Part. pas. Mas tant es vas mi rALLIDA Qu’ aissi laïs son senhoratge. B. px Venranows : La doussa vots. Mais elle est tellement /aillie envers moi, que je lusse ainsi sa domination. Sabst. Als rarzzrrz don avinens perdo. P. Vipaz ou GinaAuD DE Boxer : No s’es savis. Aux J'aillis donne agréable pardon. ANC. ESP. Falido ba à mio Cid el pan é la cebada. Poema del Cid, v. 589. cat. Falir, fallir. rorr. Falir. 1x. Fallire. : » 3. FaLHIDAMEN, ado., d'une manière fautive, fautivement. Casqus a parlat mal perfiechamen e razui- DAMES. 5 Cat. dels apost. de Roma, fol. 102. Chacun a parlé imparfaitement et d’une manière fautive. rer, Falidamente. 3. FaLua, vAILLA, s. f., laf. rALLA, faute, manquement. : Per ls razma quel fag avia, que se traisses la ongla del det menor. V. de Guillaume ds Balaun. Pour la faute qu'il avait faite, qu’il se tirêt l'ongle du doigt moindre. . Loc. Canzos, a totz pots dir en ver Que mon chan non agra FAïILLA. PexroLs : Manta gens. . Chanson ,'tu peux dire à tous en vérilé que mon chant n'aurait pas faute. FAL Adv. comp. Cogüos en seretz Es PALRA. R. Viva De BszaAUDOR : Unas novas. Vous en serez cocu sans faute. CAT. aAnC. 29P. Falla. ns». mov. ronT. Falta. sr. Falla. 253 4. FAïLHIDA , FAILLIDA , FALIDA, S. f., faute, manquement. Ja en wi no trobara raïLLipa. A. Caive : Eu mon cor. Jamais en moi ne trouvera faute. | Loc. Car qui mais val, mais dopta far varLn1Da. | A. Dames : Lanquan vei. Car qui vaut plus, redoute davantage de faire fuute. Adv. comp. ls focs yfernals Ardretz, sSNES FALIDA. G. Ficuxinas: Sirventes vuelh. Vous brûleres, sans faute, aux feux infernaux. 5. Fazwizo, s. f., faute, manquement. Mas ęn vos FALHIZOS Non deu pensar sia. LE MOINE DE Foissan : Be m’a lonc. Mais je ne dois penser qu’en vous soit faute. Loc. Amar la dei, sinon fas razwrxo. Ranxsaup D'ORANGS : Si de trobar. Je dois l’aimer, sinon je fais Jante. s 6. FALHIMEN, FAILLIMAN, s. m. faute, erreur. Cre qu'en sis veramenz Penedenz De trastotz mos FAILLIMENL. Lanrranc CIOALM: Oi! maire. Je crois que j'en sois véritablenient repentant de toutes mes /autes. Els vazurmaxs d'autrai taing c’om se mir, Perso c’om gart se mezeis de faillir. Forqurr DE MaARsEiILLe : Ja nos cug. : 1} convient qu’on se mire aux faules d'autrui, pour qu’on se garde soi-même de faillir. Loc. Pueis dizoo tug, quant hom fai rALmIMEN : Be m par d’aquest qu’en donasnon enten. Raimonp DE Mina VAL : D’amor son totz. Puis disent tous, quand on fait faute : Bien me po- raît de celui-là qu'il ne porte pasd’affection aux dames. AHC. ESP. | So ja por mis peccados en falliment caido. Milagros de Nuestra Señora » cop. 633. ac. car. Faliment, falliment. rsr. Falimiento. PORT. 17. Fallimento. 7. FAILLENSA, FALHENSA, s. /., faute, er- reur. 254 : FAL Gardar me dei de rA1LLENSA. B. ns Venrapous : En aquest gai. Je dois me garder de faute. Loc. D’aiso m conortquar suc no fis rAL=Ensa. La conTesse DE Die : À chanter mm’ er. Je m’encourage de ce que jamais je ne fis Jauts. Adv. comp. Vius,sks rALHSNSA, Entrera en paradis. GuicLaune D5 Casesrainc : Lo dous. Vivant, sans faute, j'entrerais en paradis. AMC. FA. Perjures sunt verz tei, si veincrassains faillance. Roman de Rou, v. 2179. ANC. ESP. Non temo de riquesas nunqua aver fallensa. Poema de Alexandro, cop. 4r. ANC, CAT. Fallenca. xsv. mob. Falencia. roRT. Falencia, fallencia. :r. Fallensa. 8. Faura, s. f., faute. | Mas per rauTa de be. Nar De Mons : Si Nat de Mons. Mais par faute de bien. CAT. ESP. PORT. 1T. Falta. 9. DerazuiR, nErAyLuir , v., défailir, tomber en défaillance, expirer, man- quer, commettre une faute. Comenza a DsrayLniR, vilheza l’a vencnt. V. de S. Honorat. 11 commence à défaiilir, vieillesse l’a vaincu. Si s’en Van... nEFALHIRAN per la via. Trad. du N.-T.,S. Manc, c. 8. Sils s’en vont. ils {omberont en défaillance par le chemin. Quar qui pærarz, Ni a seuhor falh, Greu er que no s’en duelha. GuILLAUME DE MonTAG”AGOUT : Bel m’ es. Car qui commet une faute, et manque à seigneur, il sera difficile qu’il ne s’en repente. Part. prés. No creis ges la natura De Dieu quan nays creatora, Ni merma quant es DzraLuens. Brev. d’amor, fol. 11. La nature de Dieu ne croît point quand naît créa- ture , ni elle ne diminue quand elle est expirante. anc. CAT. Defallir. sr. Desfallecer. pont. De- falecer. 17. Sfallire. 10. DKxrALHIBLAMENT, adv., disconti- nuellement. | FAL Per ayoollas meteysses ostiss, Las quals ufron RON, DAFALHIBLAMENT. Trad. de l'Épttre de S. Paul aux Hébreux. Par ces mêmes hosties , lesquelles ils offrent non discontinuellement. 11. Dararmipa, s. f., faute, omission. Las psrALu:DAS de sas penedeusas. F. et Vert., fol. 80. Les omissions de ses pénitences. 12. Desraræiso, s. f., faute, erreur. Per l’umans DasrALu1s0. Brev. d'amor, fol. 170. Par l’humaine faute. ‘13. DRrALHIMENT, DEFAILLIMENT, 5. m., défaillance, manque , défaut. Sinon en prrazurmzxT d’antres bens. Statuts de Provence. Missz, p. 12 Sinon en défaut d’autres biens. Aisi com lo solelh a sos DarALuIMRyS. Pienre De Constac : El nom de. De même que le soleil a ses défaillances. Car moron a desayres € a DEPAILLDEENT. V. de S. Honorat. Car meurent per malaise et per défaillance. car. Defalliment. sr. Desfallocimiento. roux. Desfalecimento. 14. DxyaiLLensa, DErALENSA , 5. f., dé faillance , défaut, défection. Quan non a DarsILLENSA. Ans: px ProurLats : Per resce. Quand il n’a pes de défaut. D'on cessa la DxraLEmsA. Brev. d'amor, fol. 4. D'où cesse la défaillance. 15. DerAÜTA, DRFFAULTA, 5. f., omi- sion, manquement, défaut. Complisca ms peraura. V. de S. Honorat. Remplisse mou omission. Que las penhoras e las Dxe7AULTAS scian al rey et al conestable per mieg a partir. Ord. des À. de Fr., iqqut, t. X,p. Gog Que les amendes et les manquements soient au rù et au conpétable par moilié à partager. Per DarraurA de son retorn. Tic. du xive siècle, Doar, t. VHI, Col. 22 Par défaut de son retour. FAL FAL 255 asc. ra. Pour ce par deffauite de joye. Ne deit pur la mselsun'ever jà falsement. Cuanzes D'OnrLÉANs , p. 230. Roman de Horn, fol. 10. Ladicte place estoit imprenable, sinou par| car. Falsament. sr. vont. rr. Falsamente. deffante de enr. , fol. 12. 3. FALSETAT, FALSEDAT, s. f., lat. raLsi- asc. car. Defalt. rarem, fausseté, perfidie. 1. —— v., défaillir, manquer, PO AmeueR me Tonton: Ara farai. mourir. Fausseté vs contre vrai. - Si aus d'els mesrarzrra ses leial heres. Fig. FazcsxDATz e desmezura Tit. de 1225. Arch. de r archee. d'Arles. An batalha empreza Si un d'eux mourait sans héritier légal. Ab vertat et ab dreitors. P. CanptmaL : Falsedats. * Fausseté et débordement ont entrepris bataille œntre vertu et droiture. axc.rn. Ce que ceax-là ont employé pour FALS, adj., razsus, faux. Pas que tos vexis enganas Ab raLs pes € FALSAS Cana. P. CannixaL : Jhesum Crist. Puisque tu trompes tes voisins avec faux poids et vanité et falsité. fausses mesures. Fa. P. Cresrer, Tr. de Tertullien, aux martyrs. Anc no fui ras ni trichaire. | À en ci uiz vus dirai un mot de fabitez.… B. px Vas rapova : Lo rossignols. Vers tuz treis defendrai ke ço es fadsesez. Je ne fus oncques faux ni tricheur. Roman de Horn, fol. 13 et 14. pes vers vide, | <+7* Fabedat. ar. Faliedad. rour, Falridade. EARE D | . . . Des faux garants. iT. Falsità, falsitate, falsitade. Sabst. Las vazsas el fenhedor 4. Fausesa, s.f., fausseté, perfidie. Volgra fosson ad un latz. | Hom qu’ enjan © FALSESA | G. Faipir : Tug ail que. Sec nueg e jorn voluntos. Je — les fausses et les trompeurs fus- T. pe Bentraasp ET px Beananv : En Bernats. sat en un . . . ° . . H tet t cn Robert de Bel fu fals. es qui nuit et jour suit volontiers tromperie Roman de Rou, v. 15046. Fe F als Par ses fabses inductions. ARC, CAT: Fa: ANG: LR: ses. | Monsraszer, t. I, fol. 69. 5. FaLsra, s. f., fausseté, fourberie, Si faint une false novele. tromperie. Roman de Partonopex de Blois, not. des Mes., perte. t. IX, p. 56. Anors a gran raLsra. ar. Fals. use. pont. 17. Falso. Poxs pe Carpueiz : Ben es folhs. Amour a grande fausseté. 2, Farsamen, adv., faussement, injuste- Fig. Varsra ment, avec fausseté. | Dels fals plazers. J. Esrèvs : L’autr'ier el gay. Fausseté des faux plaisirs. CAT. KSP. PORT. ANC. 17. Faisia. Druts qu' ama PALSAMEN, Deu, per dreg jutjamen, Aver fal guizardo. G. Famir : Rason e. Amant qui aime avec fausseté, doit, par droit 6. Farsuna, s. f., fausseté, faute. jegement , avoir fausse récompense. Quar ma lengua nou retrai la rarsuna Cuidan sai sostraire Dels fais clergaes. A lars vezis las terras FALSAMEN. P. Vipaz : Ma voluntats. Pons px CarPvuti : So qu’hom plus. Car ma langue ne retrace la fausseté des faux Pensent ici soustraire injustement les terres à| clercs. leurs voisins. S’ anc vas vos fezi nulha razsuna. ASC. MR. ‘ ARNAUD DE MARUEIL : À gran honor. Ne La lei ke tenam de Deu omnipotent Si oncques vers vous je fis aucune faute. 256 FAL Adv.comp. ler amar leislmen , sus raLsURA. G. Fair : Si ane aulbs. Pour aimer Joyalement , sans fausseté. ANC, CAT. PORT. 17. Falsura. 7. FaLLaCIA, 5./., lat. FALLACIA, trom- perie, fourberie. Totas rALLACI46... que hom apparelha per donar ad autre dampaatge. V. et Vert., fol. 24. Toutes tromperies… qu'on apprête pour donner dommage à autre. Dire veritat ses enveia € ses FALLACIA. Cat. dels apost. de Roma, fol, 97. Dire vérité sans envie et sans tromperie. car. Fallacia. se. Falacia. »onr. rr. Fallacia. #. FaLLABLE, adj., trompeur. Ab belas paraulas rALLABLAS. Cat. dels apost. de Roma, fol. 128. Avec belles paroles frompeuses. 9.F ALSADRE, FALSADOR , $. m., faussaire, faux-monnayeur. «FALSADRE que portes moneta falsa. Redra hi lo senhor son chaptal d' aquo, al FALSADOR. | Tit. de 1400. Arch. du Roy., K. 867. Faux-monnayeur qui portât fausse-monnaie. Le seigneur lui rendra , au faussaire, son capital de cela. ANC. rR. Comment finera le faulseur des mar- chandises. ; Prophécies de Merlin, fol. 37. 10. FALSARr, s. m., faussaire. Anc el mon mais tant no foron trachor Ni FALsARJ sufert. | G. RiQuIER : Jamais non. Oncques plus au monde ne furent tant soufferts traîtres ni faussaires. Per aysso sera jntjatz coma fals monedier e coma FALSARI. V. et Vert., fol. 24. Pour cela il sera jugé comme faux-monnayeur et comme faussaire. El seria punyt coma razsanrs. L’Arbre de Batalhas, fol. 244. I] serait puni comme /aussaire. ANC. CAT. Falsari, sv. pont. tr. Falsario. 11. FaLsan, v., lat. rausane, fausser, plier, rompre. F'AM Fier an cavalier que Ih vazsxr l’alcoto. GuiLLaune DE Tone. Frappe un cavalier de manière qu’il lui fausa !: cotte-de-maille. Ni l'escut ni l’auberc rarsar. Roman de Jaufre, fol. 11. Ni l’écu ni le haubert fausser. Par ext. Co hom pot rarsar la monets o lo sagell dell rey. s FT F. et Vert., fol. 24. Comme on peut fansser la monnaie ou le ses: du roi. Fig. Fazso lor mariatge. Liv. de Sydrac, fol. 1% Faussent leur mariage. S'as raLSAT ton covinen. P. CARDINAL : Ihesum Crist. Si tu as j'aussé ton accord. — Égarer. Amors FALSET MON sen Tan qu'une desconoyssen Amiey. GAUSERT, MOINE 02 PuictsoT : Be s cuget. Amour égara mon esprit tellement que j'aiai une ingrate. Loc. Quar ab gelos non pot donna durar Que sia pros, ans li FALSA paris. T. D'UNE DAME ET DE SON AMI : Amies privats. Car avec jaloux ne peut durer que dame soit bes- uête , mais lui fausse compagnie. Part. prés. Bos linhatges Descazen e raLrsax. B. SicanD pe ManEevozs : Ab greu. Bon lignage tombent et de f'aussant. Part. pas. Perpong raLsarT e romput. BERTRAND DE Bonn : Lo coms m'i. Pourpoint fausse et rompu. ANC. FR. . Car en plusurs lins ert san habrec falset. Roman de Horn, fol. 19. Ne li deiz al basuing ne faiflir ne false. Roman de Roa, v. 4471. ANC. ESP. Despues a don Carual fa/so I la capelliva. ARCIPRESTE DE HITA, cop. 107. ANC. CAT. Falsar. xsr. mon. Falsear. axt. ponT. Falsar. tr. Falsare. FAM, s./f., lat. rames, faim. Qui nos pais que no murem de rax. | Poëme sur Boèce. Qui nous repaît de manière que vous ne mour- rions de aim. FAM FaAM 257 Mas selh a cuy grans vases en prenh, b. Aramar, v., affamer. Manja lo pan que non l’abau. Part. pas. Tres jorns a ho mangem, per qu’ ieu Prranz D'AUVERGNE : Belha mes. SOY AFAMATS. Roman de Fierabras, v. 3012. Trois jours a que nous ne mangeimes, c’est pourquoi je suis afamé. Fig. Mas lo deziriers m’ArAMA. Mais celui à qui grande faim en prend , mange le pain qui ne lui convient pas. Podets ben, en Peitsu o en Fransa, Morir de ax, s’en couvit vos fats. T. pAuurar DE SLSTERON ST DU MOINE : Monges. Vous pouves bien , en Poitou ou en France, mou- | RaïMOND DE MinAvaL : Sitot ses. ir de faim, si vous vous fiez en invitation. Mais le désir m'afame. Fig. Quar, senes lieys, non puesc viure, Car la su’amors m'arana. Tant ai pres de s’amor gran rx. G. Farprr : Una dolors. Le cowTs px Poiriens : Farai chansoneta. Car son amour m'afame. Car, saus elle, je ne puis vivre, tant j'ai pris grande! car. #famar. Ponr. Affamar. vr. Affamare. faim de son amour. Aquells que an rx € set de drechura. 6. Aramecan, v., affamer. V. et Vert; fol. 64. Part. pas. Per dar a manjar. al garson, Ceux qui ont Jaime et soif de justice. Que penset fos ArAMRGAT. asc. ra. Chacan n'a pas si faim de rire. V. dé S. Honorat. Il auroit grant faim de tancer. Pour donner à manger au garçon , vu qu’il pensa Farce de Pathelin, p. 8 et 11. qu'il fut afamé. Tr. Fam. Ac. asp. Fame. xsr. mon. Hambre. FAM À, s. f, lat. FANMA renommée , ré- Pont. Fome. tr. Fame. : | j putation. 2. Faxar, adj., affamé. La raua dels cors sants per tot lo mont Mays am morir defors que dins viure rAMATSz. s’estent. Roman de Fierabras, v. 2831. V. de S. Honorat. J'imemieux mourir dehors que vivre dedans | [a renommée des corps saints s’élend per toat le afamé. : monde. 3. Fanina, 5. f., famine. Qui tol ad home sa bons FAMA 00 lab pot N durar1 del redre. . on podian darar las gens de la Parma. Liv. de Sydrac, fol. 128. Les gens ne pouvaient résiste à cause de la famine. Qui enlève à homme sa bonne réputation ne la Tan gran ramtxA que las gens manjavo les] lui peut rendre. berbas coma las bestias. L E . Cat. dels apost. de Roma, fol. 184. | 06: ÉD Mauvaise part. Si grande famine que les gens mangeaient les La gens c’o sap l'en desavis herbes comme les bêtes. E”1 blasma e'l met en fawa. axc, car. Famina. | B. CarsonEL px Mansntre, Coblas esparsas. . La gent qui le sait l’en dévie et le blème et le met 4. Famocex , adj., du lat. ramerrcus, el a en renommée. affame. ABC. rR. Qu'elle acqueroïit nne honteuse fame Paures, mendics, FAMOLENS. De mal vivante etimpudique femme. Contricio e penas i fernals. Hist. de Anne Boleyn. Pauvres, mendiants, affamés. Remis en leur bonne fame et renommée. Enueia m tot eyssamen MonsraeLar,t. III, fol. 110. Maiszo d’ ome trop FrAMOL=x. Le mouxe pe Montaupon : Be m’enueia. | CAT- E8P. PORT. 17. Fama. MW : . ® très . ennuie tont également maison d'homme a. Famos, adj., lat. ramosas, fameux, cfamé. . La ASC. Fa. Aussi comme li leux fameilleux se bien famé. fiert entre les brebis. Visquet ramos, e gardan justicia. Rec. des hist. de Fr., t. UT, p. 310. Genologia dels contes de Tholoza. car. Famolenc. xse. Pont. IT. Famelico. 11 vécut bien J'amé, et observant la justice. Il. 33 258 FAM La plus ramosà ciotst. Fawos de grans gestss. Era mot ramos el segle. ‘ Cat. deis apost. de Roma, fol. 8, 166 et 143. La plus fameuss cité. Fameux par grandes actions. Était très fameux dans le monde. car. Famos. xs». ronr. rr. Famoso. 3. Inramia , 5. f., lat. INrAMxà , infamie. D’aquel fag ab rxramra. : Cartulaire de Montpellier, fol. 50. De ce fait avec in/fæmis. car. m6? PORT. 17. Infumia. M. INFAME, INFAMI, 1FAMI, ENFANT, Gd)., | lat. nrramem, infâme. Si cam son aquil qui s0N INYAWES. Per aco que el esdevenia IKrAMIS. Trad. du Code de Justinien, fol. & et 8. Ainsi comme sont ceux qui sont infämees. Pour cela qu’il devienne infâme. Persona expressament ENFAMIA. | L'Arbre de Batalhas, fol. 235. Personne expressément — Jassia aisso que pueis sian fag 1rAM1S. Statuts de Montpellier de 1204. Malgré que depuis ils soient faits in/émes. CAT. &sP. PORT. IT. Infamo. 5. INYAMAR, BNFAMAR, D., lat. INFAMARE, diffamer, avilir, déshonorer. . Pot hom autre AAR. Trad. du Code de Justinien, fol. 101. Un homme peut déshonorer un autre. Mals homs ades pus s’=nxrAMA Cant blasm’ antrai. B. Cansowez px Mansriicz, Coblas triadas. Méchant bomme se difame toujours plus quand il blime autrui. ANC. FR, Non ce qui entre en l’homme, l'homme infame, Mais ce qai sort de luy, le rend infame. Foucqué, V. de J.-C., p. 240. car. se. PORT. Infamar. rr. Infamare. 6. Diramacio , 5. f., lat. prrramario, diffamation, E’lh play auzir detracio D'autray e DrrAMACIO. Brev. d'amor, fol. 120. Et lui plaît outr détraction et diffamation d'autrui. car. Disfamacx6. xsr. Difamacion, disfama- civn. roaT. Diffamaçäo. rer. Diffamasione, e segont lo DIFFAMAMENT, FAM 7. Drvramawenr, 5. m., diffamation. Segont La qualitat e In quantitat del cris, Cout. de Condom. Selon la qualité et la grandeur du crime, el sel la diffamation. 8. Dirramas, v., lat. virramane, dif- famer. El ho jutja mal, e ho prrrama. V. et Vert., fol. 10. D le jage mal , et Le difame. Part. pas. Soven esdeven que lo senbor es à tort DIFFAMATZ per sa male mayuads. V. et Vert., fo. %. Souvent il advient que Île seigneur est diffame : tort per sa méthante gent. axc. CAT. Disfamar. ssr. Difamar, disfamsr. tour. Diffamar. 17. Diffamare. 9. Antrraman, v., diffamer, médir, faire une mauvaise réputation. En entencio de Jay AbtFrAMA2. V. et Vert., fl. 1 En intention de lui faire une mauvaise répa- tation. FAMILLA , s.f., lat. rataruia, famille. Plos facilament a la loc ramtzra. Doctrine des Vandois. Plus facilement à leur famille. CAT. msr. rOnT. Familia. rr. Famiglio. 2. FAMILIARITAT, 5. f., lat, raMILIARIT- Tem, familiarité, intimité. FAMILIARITATE aparelia mesprezament. Trad. de Bède, fol. 8. Familiarité prépare mépris. Ajastet solamens homes paures en sà c0n- panhia et en sa PAMILIARITAT, F. et Vert, bol. 5). I] réunit seulement des hommes pauvres dans 3 compagnie et dans son intienité. car. Familiarivat, nsP. Familiaridad, nos. Familiaridade. xx. Familiarinà, familun tate, fe amiliaritade, famig liaritù, fomigha ritate, femighariade. 3. Famiuian, adÿ., lat. ramrcuanés, ſami- lier, ami, Entre los autres, mays amatz e pus 748! LIARS, | F. et Vert., fol. ſ Entre Îles autres, plus aimé et plus familier. FAN Sanhia Voroniea que avia estat fort rami- Lans de la maire de Dicu. Cat. dels apost. de Roma, fol. 9. Suinte Véronique qui avait été fort amie de la mère de Dieu. ar. «er. roar. Familiar. ir. Familiare, fami- ghare 4. FunuanmanT, ado., familiérement. Grant honor es parler soven... € FAMILIAR- xuvr an lo rey terrenal. Doctrine des Vaudois. Grand honneur est de parler souvent. et /xmi- lièrement avec le roi terrestre. ar. Familiarment. xsr. ponr. Famillarmente. tr. Familiarmente, famigliarmente. FAMUL , s. m., lat. ramuULus, serviteur, domestique. Pres pero’i poinh son ramuz. Lo raxoz or lo sec a lonb, detras. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 77 N pri pourtant au poing son domestique. Le serviteur maintenant le suit de loin, derrière. x. ronr. Famnulo. FANC, rANH, FAINC, #. m., goth. Fan), fange, bourbier, boue. Voyez Iunz, Diss. alt., p. 235. Troeias lo van manjarelranc, en mield'an ort. V. de S. Honorat. Les truies le vont manger dans le bourbier, au mi- liea d’an jerio. Al sinqne jorn si plovra sance Si que n'er per Lo mons grans rANCs. Los XF Signes de la fi del mon. Au cinquième jour il pleuvra du sang tellement qu'il en sera grande boue par le monde. Fig. Prets avets tombat el ra1xo. Braraanp ps Bonn LE r1L8 : Quen vei lo. Vous aves laissé tomber le mérite en le /ange. asc. ya Un vivier emprès les fontennes de Desierrée, qui est aterriz et plains de fanc. Lett. de rém., 1478. CanrenTien,t. Il, col. 361. Tassoni, sur ce vers de Pétrarque tiré de la canzone 6 : Spirto gentil, Si, che la neghittoes esca del fango, cite le vers de Pierre Vidal : Neus ni gel ni plaeia ni ranc, Neige ni gelée ni pluie ni boue; et ajoute : Fango à voce della lingua provenzale. cat. Feng. ssr. 17. Fango. FAN a. Fauçars, «. nm, baurbier. Del sanc que car per terra es mot grans le FANOATS. 299 Roman de Fierabras, v. 4651. Du sang qui eourt par terre est très grand le bourbier. : : Dins un grans ranGas los gitet. Trad. de lhvang. de l'Enfance. Les jets dans un grand hourbier. ARC. FA. Une mare, un fangeas qui n’a rive ny fond. Baux Bezrrau,t. Il, fol. 87. Il l’abati en un fangart. Roman du Renart, t. IV, p. 370. car. Fangar. nar. Fangel. 1r. Fangaccio. , fange, 3. FANKA, FAIGNA, FANGUA, «. boue. Presi”l mon atrestan com FANHA. | Marmavu pa Quancr : Tant suy. Je prise le monde autant comme bous. Fig. De la raAnoUA que fes... me mes en mos hbuel. Trad. du N. T., 8. Jxaw, ch. 9. De la jange qu’il fit... Loc. Eltelevet de la ranxa. Lez nos px MonwraAuDnor : Il te leva de la bauo. il me mit dans mes yeux. L’ autr ier. 4. Faxcos, adj. fangeux, boueux. S’en fag a sa maiso de sautz F1nG0os 6 batuts e mieg morts. P. Canpinax : Uos cieutat. Il s'enfuit rapidement à sa maison /angeur et battu et demi-mort. Trobey la via mot rA=GOxA. Leys d'amors, fol. 119. Je trouvai la voie moult boueuse. Fig. L'arma d’un home raxaos, Brev. d'amor, fol. 147. L'âme d’un bomme fangeux. car. Fangos. ms». 1r. Fangoso. 5, Arancaz, v., embourber. Que lo puescan aramGan en l’abis. F. et Vert., fol. 19. Qu'ils le puissent embourber en l’abime. Part. pes. Quan vos veiran ben Arancar. Brev. d'emor, fol. 123. Quand ils vous verront bien embourbé. amc, ra. S'en erreur‘de fay ne t’enfanges. Jeuax De Meunc, Trésor, v. 144. 260 FAN FAR Le chien se pert, le fanlconnier s'enfünge. |3, Fanraumantra, s. f., fascination. ALaix CHantien , p.565. Jaspis... tol rANTAumaRTAS. ANC. CAT. Afangar. tr. Affangare. Trad. du lapidaire de Marbode. FANGUA , s. f., bêche, houe. Le jaspe... ôte fascinations. Saumada de pales e de ranouas, de cascuua Nostradamus rapporte que le trou- ana pala o una rANGua. badour Raïimond Jordan, vicomte dt ; Gartulaire de entpelier, Ft 106. | S. Antonin, avait fait un ouvrage ir Gharge de pelles et de 7 CRE CL titulé Fantaamary de las domnas. pelle ou une béche. car. Fanga. tr. Fanga. | M. Fanrisa , 5. f., fantaisie, chimère. FANHAR, »., faner, flctrir. | No vos plasa mais d’entrar en tal rastin T. p'Arsent x? DE Simon : N Albert. El mes quan la fuclha rana. Ne vous plaise plus d'entrer en telle fantaisie. Manacasaus : El mes. Au mois quand la feuille se fane. 5, Fanrazta, 5, f., fantaisie, figure de ANC. FR. Mais que vous servira ceste fleur de beauté... rhétorique. Si, sans estre cueillie, elle devient fennée ? _Prozopopeya, rAmTAZIA... fan se aquests Premières œuvres de Desportes, p. 50. figaras cant hom fenuh que una causa inani- Comme arbre qui se ve fenant et séchaut à | mada o mnda parla. faulte de prendre nourriture. Leys d'amors, fol. 1ÿj. Auror, Trad. de Plutarque. V. de Romulus. La prosopopée , la fantaisie... ces figures se font Pareils aux champs qoi fanissent. quand on feint qu’une chose inanimée ou muctie Ronsann ,t.1, p.330. parle. FANTASMA, FANTADMA, s. m. et f., lat. | Chimère. . fantd Diversas ranTazrAs ct illusios. FHANTASMA > antome. Æluc. de las propr., fol. 11. Cuieron se que —— *3 F Diverses chimeres et illusions, Trad. du N.-T., S. Mauc, ch. 6. . Ils s’imaginèrent que ce fût fantôme. CAT. KP. PORT, IT. Fantasia. Cugiey mi ranrauma fos. 6. Fanrasric, ad}., fantastique. J Trad. de l'Evang. de Nicodème. Val contra illusios vaxrasriCas. Je m'imaginai que ce fût fantômes. Eluc. de Las propr., foi. 186. — Illusion, chimère. Vaut contre illusions fantastiques. Totas ranrasmas de sa cogitacio. - car. Fantastic. zsr. PoRT. 17. Fantasnco. Trad. de Bède, fol. 18. , Toutes illusions de sa pensée. FAR, FAIR, FAIRE, 2., Acenx, faire. Anc. ra. Pensant que c'estoit an fantasme ou Ben volgra, s’ esser pogues, aucune diablerie. Tot lo mal qu'aifsag desfar, Hist. de Gérard ds Nevers, part. 2, p. 43. El bes, qu'ieu non ai fag, Fan. CAT. ESP. PORT. IT. Fantasma. Canne : Ben volgre. F ; . à Je voudrais bien , si ce pouvait être , défaire tout 2. FANTAUMIA , 5. f., illusion, chimère 2 | le mal que j'ai fait, et faire le bien que je n'ai pe imposture. fait. Ni m fai nulha ranraumra. Que que m comandets a raraz, Brarsanp pa Bonn : Caauts qui. Fanat, qu’en aissi a vove; Ni me fait nulle i{{usion. Mas vos non o FAITS ges be Loc. Pus malvestat ama hom e ten car, Que m rassaTz tot jorn maltraire. E Lialtat ten hom a rANTAUXTA. B. px VENTADOUR : Amors e que. P. CanDinaL : Un sirventes. Quoi que vous me commandies à faire, je fera: Puisqu’on aime et tient cher méchanceté, et l'on | vu qu'ainsi il convient ; mais vous ne faites pas ch tient loyauté à chimère. bien que vous me fassies toujours souffrir. FAR Dons, que cuidatz rar De mi que vos am tan? B. ne VEenraDOUR : Quan La does' aura. Dame , que pensez-vous /aire de moi qui vous aime tant? Part. pas. Del bastiment que varr i es. . Tit. de 1075. Du bétiment qui y est fait. Leials amors a dreit FAITA. ' CaDENET : S’ anc fui. Loyal amour justement fait. anc. ra. Ne sai que fas, ne sai ü sui... Quar je vos fas bien à savoir. Fabl. et cont. anc., t. IV, p. 163 et 3. Placé devant un verbe, c’est une wrte d'auxiliaire actif. Le grec et le latin l'ont employé très rarement dans ce sens, mais il est fort ordinaire dans ls langues de l’Europe latine. Ai! quantas vetz plor lo dis, E quantas vetz me rat rire L’'amors! Averss : Per vos belha. Ah! combien de fois je pleure le jour, et com- bien de fois l'amour me fait rire! Tu cumuniras on cumunir me Frans. Tit. de o. Ta avertiras ou avertir me ferus. Fzz lo lo reis 6 sa charcer gitar. . . Poëme sur Boèce. Le roi le ft jeter en sa prison. Cent donas ai rarras plorar. P. Vinas : Neus ni gel. J'ai feit pleurer cent dames. Ien l’en ranar estar vencut. RanusauD n’Onaner : Er quan semble. Je l'en ferai étre vaincu. Quan malantia ‘1 bat, Fax li an donatio. P, CaxnrmaL : Tartarassa. Quand maladie le frappe , lui font faire donation. La barba ly a raAtrTa ran. Chronique des Albigeois, col. 33. Lai à ſait faire la barbe. | Impers. Jaï, quant rar lo dous auratge. AaxauD pe Manueiz : Belh m’ es quan. Là , quand il fait le doux séphyr. Mas pueys raz gran bonassa. V. de S. Honorat. Mais après il At grande bouace. FAR 261 ARC. FR. En dreit midi esteit, si faseit grant chalor. Roman de Rou, v. 4627. Le jour fat bel et cler, et feit moult beau temps. Monsrarzet,t. XI], fol. 30. Ce verbe sert à exprimer l’action de la copulation. S’ab si us chlga, rarrz l'o be. T. D’Aureni DE PrcuiLain 2t p'ELras D’Uisxt : N Elias. 8i avec elle elle vous couche , faites-le lui bien. axc. rn. Meinte feiz as od mei jéu, Unkes jemès ceo ne me fis. Roman de Rou , v. 5789. Pas ne fersy comme la turterelle, Ains sembler vueil au rossiguol du bois; Car aussi tost qu’a fait de sa femelle, Sifflant s’en va et lui monstre son aesle. Œuvres d'Alain Chartier, p. 86. Voyez dans le Cimbalum Mundi la note sur la page 94, liv. XIX : faire, employé comme chez les Latins, qnand ils disaient : facere in re venerea. L’es- pagnol dit : Aazer lo. Desprantzns, dans ses Contes, dit faiseur dans le sens de : hazer, et emploie {e ou cela pour expri- mer l'idée de lo. Les Latins se servaient à peu près de même du pronom ie; voyez ScaL16er sur Cafulle, carm. 8, et D. Henap sur res illas d'Arnobe, liv. II. (Cimbalum Mundi, p. 207.) Loc. Mas bonamen m'a rair perdon. Pons ps CAPDUEIL : Ges per la. Mais bonnement m’a fait pardon. D'amor no m par qu'om puesca raAn meitat. AnxnwauD DE ManvwEïIZ : Tot quant ieu. D'amour il ne me paraît qu’on puisse faire moitié. Pois be sai que m rantarz secors. R. Bisrons : Ar agues. Puis je sais bien que vous me feries secours. Non deu esser piatos a Ar justicia d' aquel que o a servit. Liv. de Sydrac , fol. 133. Ne doit être compatissant à /aire justice de celui qui l’a mérité. E’ls cavalier rax li carieira. * Roman de Jaufre, fol. 35. Et les chevaliers lui fort chemin. FAR Digas m'en lo ver, Si s’en rai res a movre ni apoudre. Izann RizOLs : Aylas tan suy. Dites-m’en le vrai, vil s’en jait chose à écarter et à ajouter. Ieu vos am mais mil tans no rATz parven., ARMAuD DE Manuriz : Aissi cum selh. Je vous aime plus mille fois autant que je ne ais semblant. D'aquesta pats qu' an rarra Li duy rey. Bxaraaxp DE Bonx : Pus li Leron. De cette paix qu'ont faite les deux rois. Ela no rax pas a blasmar. Liv. de Sydrac, fol. 35. Elle ne fait pas à blamer. Pauc se rar rire ab plorar. PisTOLETA : Monta gent. Rire se fait pen avec pleurer. Seiner, a vostra volontat, Farrz d'els e de me, dis T'aulat. Roman de Jaufre, fol 64. Soigneur, à votre volonté, faites d’eux et de moi, dit Taulat. Neguna ab leis no s rar. Gui D’Uises : Estat aurai, Nulle avec elle ne se compare. Fat se vas el, baïza ‘l tres vets. AnxauD px Cancassss : Dins un verdicr. Se penche vers lui , le baise trois fois. Ara, dis el, er »arrz de plan De me o de vos atrasaitz. Roman de Jaufre, fol. 19. Maintenant, dit-il, ce sera fait pleinement de moi ou de vous sans retard. C'om no us auses retraire Quant us rarrz que deschansits. Banraann px Box : S’abrilse. Qu'on ne vous osêt reprendre quand vous ne faites que les malotrus. Auc. ra. Tant li pramet par sun engin Xe la blandist par sa parole, Kele la crut, ai fést que fole. Man ps Fhancz, t. Il, p. 91. Loc. prov. Apres la plueia, pan bel. Anxamau pxs Escas : Done per cui. Après la pluie , il/ers beau. Conduytz e deportz, joys e des Son tornat en : sit rAS, FARASO, Bunxamo pe Vensenac : Iverns. Repas et plaisir, joie et don sont tournés en : si tu fais, tu feras. Quer qui mal rar mal pren. Pons pe CarDutIL : Je non er hom. Car qui mal ait mal prend. 202 FAR Loc. affirm. Avenir? Dieus o volgues! No pot lo? per Diea, si raz. À. PLaeuzs : Be volgre. Arriver? Dieu le voulût ! Ne le peut-il? par Dies, si fait. Quelquefois ce verbe supplée le verbe précédent auquel il se rapporte. N’am mais la belha fadia Qu’el don d’antra no ranra. Brazsoza px PALAsOL : Tots temercs. J'en aime mieux le beau refus que je ne ſerau le don d’une autre. Per que m per que dur dos tans Us mes no razxra us aus. Arwen: px PreuiLans : Mantas veu. C’est pourquoi il me paraît qu’un mois dure deur fois autant que ne juisait un an. Quar miels qaier bom an don, quant es petits, No ras un gran, don tug son enveyos. Gui D’Uisez : Ges de chantar. Car on demande mieux un don, quand il est petit, qu'on oc /ait un grand, dont tous sant envieuz. ABC. FR. Unques fors vus fame n'amai Ne jamès autre ne ferai. Mans pe Fhance , t 1, p.252 Lués aiment plas et livre et mare Qu'il ne facent Jehan ne Marc. Fabl. et cont. anc., 1. L, p. 321. ANC. BSP. De todo mio Reyno los que quisieren far. Quiscadauno delios bien sabe lo que ha de far. Poema del Cid, v. 899 et 1145. Otro si puede el pspa sus decretales far. Senora, pues yo digo de casemiento ar. AaCIPRESTS DE Hrra, cop. 136 et 1300. ac. CAT. Far, faire. car. mon. Fer. ner. mor. Hazer. vont. Faser. 1x. Pare. a. Fac, FAIG, FAIT, 5. m., lat, racrum, fait, action. Que s fase’ ab bos ras grazir. Gavssar, motns pe Puicmor : Be s coget. Qu'il se fasse affectiogner avec bonnes actions Los rarrs qu’on dits d’Alixandr en conte. Axe: DE Prourzaut : En squelh temys. Les faits qu’on dit d'Alexandre en racontant. Loc. Una non es en ya ni en smblan Qu’ encontra vos, mi valgues an clvell. Guaucavnus Ds S. Diptun : Aissi can «. Une n’est en fait ni en apparence qui, en mp raison de vous, me valèt un clou. FAR — Actes des apôtres. Trobem els rAGz dels apostols. V. et Vert., fol. 78. Nous trouvons aux actes des apôtres. — Àcte, fait de la copulation. De full esgart ve hom a fol parler et a foil to- ar, e de foll jogar a bsyzar, e de bayzar al #16. V. et Vert., fol. 18. De fol regard on vient à fol parler et à fol tou- cher, et de fol jouer à baiser, et de baiser au fait. ur. Fet. Amc. sr. Fecho. sr. mon. Hocko. ronr. Facto, feito. 17. Fatto. 3. Sosnararr, s. m., haut-fait, excès, Li jost.. chastiat de lor sosazrarz. Trad. de Bèds, fol. 48. Les justes... ehâtiés de leurs excès. k. Facron, rarron, s. m. „lat. FACTOn, créateur. En presensa de lor rarron. Trad. de Bède, fol. x. Ea présence de leur créateur. — Facteur, chargé d’affaires. Alcans vayletz, que los Lombartz apelon acrons, si tenon cambi de moneda. L'Arbre de Batalhas, fol. 193. Aueuns agents, que les Lombards sPPel lent fac- teurs, s'ils tiennent change de monnaie. Procuradors, actors, rACTORS. Actors, rACrORS et messadgers specials. Tit. de 1373. Doar, t. CXXV, fol. 68 ot 88. Procureurs, agents, chargés d'affaires. Agents, chargés d’affaires et rmesagers spéciaux. QT. asP. rOnT. Factor. xx. Fatiore. ). Farrona , s.f., façon. Anc hom d’aytal rairoxa no fon. Sonper : Lo reproviers. Oncques homme ne fut de telle façon. . Farris, adj., bien fait, agréable. Pas ma boca parla sens, € mos chantats es raîTIS. P. CanDi#AL : Pus ma boca. Puisque ma boncbe parle sens , et mon chanter est sgréable. Es grasse grossa e vAITIS6A. RauconD L'Écarvaix : Senbors l’antr’ ier. Est grasse et grome et agréable. isc. pr. Fainisse estoit et avenant, Je ne sais fame plas plaisant. Roman de la Rose, v. 12h9. FAR Qu'ele iert bien parlant et fæitice. Fabl. et cont, anc.,t.1, P- 101. Je les aporte tos fégis. Crieries de Paris. Certes, Marot, il est fairis. Li gieus de Robin et de Marion. 263 7. FacuLTAT, 5. f., lat. racuzrarem, faculté, bien. La racurrar dels bens e qualitat de las di- chas personas. Statuts de Provence, Bour, p. 128. Le faculté des biens et qualité desdites personnes. Totas sas racturars bailet a Fabia, papa , per donar als paubres. Cat. dels apost. de Roma, fol. 24. Tous ses biens bailla à Fabian , pape, pour les doe- ner aux pauvres. caT. Facultat. xs. Facultad. ronx. Facultade. iT. Facoltà, facoltate, facoltade. 8. APAR, AFAIRE, S. m., affaire. Sapcha qu’en breu la veyrai, 8i trop grans ayans no m rete. P. Roarrns : Tant ai mon. Qu'elle sache que bientôt je la verrai, si très grande affaire ne me retient. Quan vos cug dire tot mon araraz, Amors m’o tolh, que m fai aitan temer. Annaup DE Manvxi.: En mon cor. Quand je pense vous dire toute mon afäire, amour, qui me fait tant craindre, m’en empêche. Pero quascus sap son aran. Pistoreta : Manta gent. Pourtant chacun sait son afüaire. — Métairie, domaine. L’ Arans de Frontonh. Tit. du xve siècle. Arch. du Roy., J. 303. La métairie de Fronton. — Condition, fortune. Una tosa de paure 4r4u. V. de S. Honorat.. Une jeune fille de pauvre condition. Mantas vetz pueï om de bas ararns. PEnDIGON : Aissi com cel. Maintes fois il élève homme de basse condition. — Qualité. En mos dits totz sos arans abays, Per esproar de quascun son semblan. B. pr VrenTapoux : Quan La fuelha. Dans mes discours je rabaisse toutes ses qualites, pour éprouver de chacun son opinion. 264 PAR FAR — Copulation. | Empero aytals personas son ben soven a- Qui a AyAR am sa molher,.… velhadas a las rAzxxDas del setgie. V. et Vert., fol. 12. Per son plazer solamen, Pour cel * ur cela telles personnes sont bien souvent éreil. Adones pecca venialmen. lées aux affaires du siècle. . Brev. d'amor, fol. 118. . Qui a affaire avec sa femme ,.. pour son plaisir Greu esta savi ses FASENDA. Libre de Senequa. seulement , alors il pèche véniellement. ; : Le sage reste péniblement sans occupation. ANC. Fa. La langue des trouvères . Loc. Qui aytal messatge tramet a cort no by aussi conserva longtemps masculin ce be sa8 FAZENDAS. mot. F. et Vert., fol. 88. S’apensa conment porra fere Qui transmet tel message à La cour ne fait pas bien Privéément le son afère. ses affaires. Roman du Renart,t. 1,p. 108. | - Faisances, redevance. Que los affaires les plas embronilles et plas Totas las terras et totz los boscx et totas ls troubler ÿ fassent un peu appaisez et rassis. | ,,sexpas qu’ieu avis, ni demandar podi. AMYOT, Trad. de Plutargque. V. de Pompée. Tic. de 1215. Doar, t. CXXXVIII, fol. *ᷣ ARC. car. Afaire. car. mon. Afer. 1r. Affare. | Toutes les terres et tous les bois et toutes les Ja: 9. Sosnaran, 5. m., Surcroit d'affaires, sances que j'avais, et pouvais demander. extrême souci. | — Chose. Non pot estar alegres ni joios, Dieus que comensamens es de tota raz. Mas sosnarars m’eu tol ma benenausa. Fozquer px Massari : Vers Dieu. P. Vipar : Quant hom onrats. Dieu qui est comméncement de toute chose. Je ne puis étre allègre ni joyeux, mais extréme souci m'en Ôte mon contentement. — Façon » maniere. .Chantat n’'ai d’autra rAzznDA. 10. Factanra, 5. f., bail, location. Ramon px Mira vas : Chans cant 008. Los. Aquel que ten ma terra & FACIARIA. J'en ai chanté d'autre façon. Trad, du Code de Justinien, fol. 79. axc. ra, Non à ceste heure n'avons aulire /f Celui qui tient ma terre à location. | ciende. | . RasELais, liv. IV, nour. pri 11. FazenNDag, v., faire, foriner. Depuis ayent esté plusieurs fois envoyé 1 Part. pas, loc. Plus n’ ai pres joi e salut lui pour diverses fuciendes. C’anc no n pres d’Alda Rotlan, Mémoires de Sully, t.1, p.28. E sui aissi FAZENDATE. anc. CAT. Facenda. anc. sr. Faciends. 1 . B. Zonoi: Atressi com lo. | mon. Hacienda. Pont. Fazenda. 11. Fa J'en ai pris joie et salut plus que Roland n’en cenda. prit jamais d'Aude , et je suis ainsi fai. | 13. Fazxpuna, s. f., ouvrage. 12. Fazenpa, 5. f., affaire, occupation, Car nos om raznDuna d''el meteis action. Trad. de l'Ép. de S. Paul aux Ephésit Aquel om qui fara la mia FAzempa contrs Car nous sommes l'ouvrage de Jui-més. la mia volontat. , Trad. du Code de Justinien, fol. 7. 14. FAzRMENT, S. 1. action, fait. Cet homme qui fera mon affaire contre ma vo- Cant pausam nostre estude en oraro ab} looté. | raAzEManT de bonas obras. El cor no vol que fas’ autra FAZENDA Trad. de Bède, fol. x: Mas sol d’amor. Quand nous mettons notre étude en orais® a Guizauxe D'Anpuse : Be m dits. le fait de bonnes œuvres. Le cœur ne veut que je fasse autre affaire] ANC. ESF. Facimiento. ronr. Fariment. ‘ excepté d'amour. Facimento. FAR 15, FASETRE, FAZEDOR, 5. m., faiseur, fabricateur. | Payre e governayre e rAsxrnx de totas cres- turas. PRILOMENA. Père et gouverneur et faiseur de toutes créatures. S'ie us semblava rAzxDOn. G. Riquten : Al pus noble. Si je vous semblais faiseur. Ce mot sert à indiquer l’action de la copulation. Ye os am, donc parris Que us fos rAzx Don. G. Riquien : L'autre jorn. Je vous sime , donc il paraîtrait que je vous fusse feiseur. | — Adj, Devant être fait, à faire. Penedensa non es YASRDOIRA solament per psrauls. Trad. de Bède, fol. 5o. Pénitence n’est pas devant étre faite seulement per parole. | Fay atrempadamen las chausas que son ra- IEDOTRAS. Regla de S. Beneseg, fol. 9. Fait modérément les choses qui sont à faire. asc. ra. Diex des Diex dont ge sui faisierres… Mais dès que je n’en suis faisierres. Roman de la Rose, v. 19283 et 541. car. Faedor. anc. xs». Facedor. xsr. mon. Hacedor., ronr. Feitor. rr. Facitore. 16. Fazenpree, adj., travailleur, indus- trieux. Mas de bordir son FrA==NDIER. Mancasaus : Al departir. Mais ils sont isdustrieur de jouer. Ane non vistes de mas ta rAZENDIERA. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 88. Oncques ne vîtes autant travailleuse de mains. — Faiseur, agent. Us non lai n’esta FAZENDIERS. Ginaup 28 Boanuit : S’anc jorn. Un faiseur v’en demeure là. Pels rAzxxDrans del mostier. Trad. de la Règle de S. Benoît, fol. 35. Par les agents du monastère. roar. Fazendeiro. rr. Faccendiere. 17. ÂArAzENDAR, D., occuper. IT. FAR 265 Part. pas. Tota la noït c'’1dia nostearasanDar. Guizcauxxe px TupeLa. Tonte 1s nuit et le jour nous tient occupés. Meatre a la cassa ero ArAzxxDA%z. Roman de Fierabras, v. 349. Tandis qu’ils étaient occupés à la chasse. Car, ayssi o dit lo savi : Yeu no soy tan se- gars co cant soy sols, ni tan ArAzENDATZ co cant soi ocios. V. et Vert., fol. 55. Car, ainsi le dit le sage : Je ne suis si sûr comme quand je suis seul , ni si occupé comme quand je suis oisif. 1r. Affaccendarse. 18. FarTuma, s..f., lat. racruna, façon, tournure. Trobei toza benestan, Simple de bella rarruna, Sos aignels gardan. Gui n’Uisez : L'autre jorn. Je trouvai jeune fille avenante , simple et de-helle J'açon, gardant ses agneaux. Port el cor, on que m’estey, Sa beutat e sa FArTURA. B. px VanTApoun : Lanquan vey. Je porte au cœur, où que je sois, on beauté et sa tournure. anc. #8. Par sun gent cors, par sa faiture. Roman de Tristan. F. Micuxz, t. I, p. 26. Vostre biau cors, vostre faiture, Demande le droit de nature. N. rec. de Fabl. et cont. anc., t. II, p. 377. CAT. ANC, xsr. Factura. xsr. mon. Hechura. ronr. Factura. tr. Fattura. 19. ÂFrAITAR, AFACHAB, v., affaiter, dresser, disposer, habituer. Vos, Don falconier, Gardatz vostre mestier D'ararran los faloos, Que dema sian bos. Vos, que tenetz l’austor, Siatz en gardador, E aracmas los si ° Que sian bos al mati. AaNAUD DE MAnRsAN : Qui comte vol, Vous, Dom fauconnier, observes votre métier d’affaiter les faucons , que demain ils soient bous: Vous, qui tenes l’autour, soyes-en soigneux, et a ffai- tes-les de sorte qu’ils soient bons au matin. Auvstor, cant es saurs, © tersol, Devem ab colom ararraa. Dsvopes px PRADES, Aus. cass. 34 266 FAR L’autour, quand il est eaur, et le tiercelet, nous devons dresser avec le pigeon. Dans une loi de Jacme II, roi de Mayorqne, on trouve au sujet du fau- con : Quod prædictæ aves, fervidæ existant ad volandam et complete faciendam ea ad quæ fuerunt AFFRITATÆ. Du Cancer ,t. I, col. 213. — Préparer, apprêter. Part. pas. Dotzena de motoninas ArArTADAS. | Lo cuer de buon ArAITAT. Cartulaire de Montpellier, fol. 113 et 114. La dousaine de peaux de mouton apprétées. Le cuir de bœuf apprété. — Orner, embellir, parer, Combatre no s deu hom que’l genser el mielhs fayta Es que sin el mon, e que gensers AFArTA Tot quan fai segon pretz. Guiirauxe DE S. Dipien : Pus tan mi. On ne se doit pas contester qu’elle est la plus gente et la mieux faite qui soit au moude, et que plus gente elle embellit tout ce qu'elle fait selon mérite. Part. pas. Tant soi del tot ben ArAITAT. AtmEn: DE PEGUILAIN : Can qu’ eu. Tant je sais du tout bien paré. Anc. FA. Que ma dame m'a fait regret Que j'ai affaitié mon chienet. Fabl. et cont. anc., t. IV, p. 319. Une colombe qu'il avoit affaictée à manger des pois emmiellés en ses oreilles. Œuvres d'Alain Chartier, p. 350. Haabers é belmes afaiter. Roman de Rou, v. 12460. cAT. Afaytar, afeytar. Anc. ns». Afeitar. FORT. Affeitar. 17. Affaitare. 20. ÂArAITAMENT, 5. m., manière, façon, parure, ajustement. En Velaic foron masti, Seguon l’arAITAME cani. P. CanDinaL : Tan son valen. Ils furent mêtins en Velai, selon la manière du chien. Ab sos bortz e am 308 AFAITAMEXSS de a jo- livetat. Liv. de Sydrac, fol. 42. Avec ses folies et avee ses ajustements de sa jo- liveté. FAR axc. PR. Une dame qui malt valeit De beauté et d'enseignement Et de tnt bon affcitement. Manre De Fancs, t. I, p. 368. S'esbai de sa grant biauté Et de son grant afairement. N. rec. de Fabl. et cont. ane.,t. L, p. 13. Moult vaut un poi d'afaitement. Roman du Renart, t. 1, p. 6. ANC. IT. Affattamento. A1. AFFACHADOR, S. M., appréteur, cor- royeur, tanneur. Voyez Du Caxez, t. L, col. 213; CaurenTisa, t. À, col. 99. Del mestier de sabatiers e d’ArrACHADORS. Tit. de 1267. Arch. du Roy, J. 33. Du métier de cordonniers ou de corrayeurs. 22. Drsararran, V., déparer. Gensers afaits Tot quant fai, segon pretz, que ren non pu- AFAITA. Guncrauxe DE S. Dipien : Pus tan mi Plus gente elle embellit tout ce qu’elle fait , sl mérite , de manière qu’elle ne dépare ries. ANC. FR. Vus parlez cum désafaitee. Roman de Tristan. F. Micuez , t. Il, p. 15. AXO, Rs. Desafeitar. »onr. Desaffeitar. 23. AralTANKHaR , v., affecter, occuper. Lo joy qne mi n'atayna, Tot mos cniatz AFAITANRA. G. Rupez : Quan b ris La joie qui m'en presse, a fJecie entièrement ms: pensées. . 24. Faissonar, v., former, faconner. Fig, Ab color vermelh’ e blanca Fina beutatz vos rAIsSONA. P. VipaL : Car’ amigus. Avec couleur vermeille et blanche pure beauté vous façonne. Ins en mon cor ien vos rarsson aital. ARNAUD DE Mason : L’ensenhaments. Au-dedans de mon cœur je vous façonme telle. — Retracer, représenter, peindre. Gentils dompna valens, no ns aus lausar, Ni ratssoman vostra beutat plasen. BLACASSET : Si m fai amors. FAR FAR 26 Geutille dame méritante , je ne vous 0e louer, ni | 26, ArarssoNan, v., faconner, former. retracer votre heoutsé agréable. Pel frog ararssowan Part. pas. Àïl belh cors cars, gen noiritz, Naisson faclhas naturalmen. 7” Adregs e gen YAISSONATZ. | Nar px Moxs : AI noble rey. Ancœn: Dx Preuiraix : Mantas vets. Les feuilles naissent naturellement pour former Ab! beau corps cher, gentiment nourri, adroite-| Je fruit. ent et gentiment formé. Part. pas. E ‘\ bel cors blanc e le. Substantiv. Quan me vi’l gen PAUSONADA. E ’l miels AFAISSONAT. J. Esrèvs : Ogan ab freg. Benxnozs Dx PALASOL : Ab la fresca. Quand me vit la bien façonnée. Et le beau corps blanc et lisse. et le mieux fa- axc. asp. Faccionar. : çonné. | 15. Faisso , sf. forme. | XT. Affassonare. Aissi cum a sas 7415806 27. Desraissonan, v., déformer, défi- Dieus, del tot creaire, gurer. Fets lo premier paire, Cel qui tot chan pzsrarssona Guizzausz px S. Disexa : Ainsi cum. De même que Dieu, créateur du tout, ft le premier Mon douz petit son torn en bram. Pizans D'AUvYERO=E : Ab fins joia. preèses formes. Quan mir vostras 4152060 Celui qui défigure tout chant tourne mon doux E°ls belhs huels amoros. petit son en ertilleris. B. px Venrapovn : Lo gens temps. Part. pas. Diversas guizas so de cauzes pus- Quand je contemple vos formes et les beaux yeux FAYSSONADAS ct estranhas. 1moereus. Eluc. de las propr., fol. 33. Sesta bon’ erba que us ai dicha Diverses manières sont de choses défguréas et étranges. Per nom, e per FAIaSo descricha. Druves pe PRaDEs, dus. casse 28. DEsrAYSSONAMENT , s. m., difformité. Cette bonne herbe que je vous ai dite par nom , et AÂquesta mostruozitat o DESFAXSONAMENT. per jerme décrite. Eluc. de las propr., fol. 33. F Figure, image. Cette monstrucsité ou diformité. le "1 vi cobrir sa rarseo 29. ArrECTAn, v., lat. ArrrcTARe , af- (1 e Qurane Ro Pr nour : Acoselhats, | fecter, désirer. Je lai vis convrir on figure de manière que oncques | Part. prés. Volens et Arracrans provezir al meet dire rate ne de 1366. Doat,t. XLIV, fol. 178 . it. de 1366. Doa®, t. , fol. 178. Fig. Ins el cor Port, domns, vostra né Voulant et désirant pourvoir au salut. Que m chastia qu’ieu no vir ma razo. Fouquer pe Massuuss : Eu chants. car. xsP. Afectar. ronT. Affectar. 1x. Affet- Au-dedans du cœur, dame , je porte votreimage, tare. : m' : . isON. . qui m'avertit que je ne tourne ma raison 30. Errerr, #, m., lat. errxCTus ! effet. — Manivre, façon. Aver.. fermetat, effcacia e arrxrr en css- Coinda e gaia ab avinens ra1s00s. cun cas. PISTOLETA : Ar agues ien. Ti. de 1310. Doar, t. CLXXIX, fol. 230. Gracieuse et gaie avec agréables manières. Avoir. stabilité, efficacité et effet en chaque occa- Son assemblat en tan bella rarso sion. Qu om no i pot neys pessar meliuraso. Car. Éfecte. ner. Efecto. ront. Effeito. tr. Aumœni DE PreuiLain : Mantas veta. Effeuto. Sont assemblés eu si belle façon qu'on ne peut | même y rêver amélioration. 31. Errxcriu, «dj. lat. xyrecrivus, car. Faccib, ac. zse. Facion. use. mon. Fac-| effectif. | cion. ronr. Feitio.-anc. 17. Fasione. Substant. Quar motas antras ( conjonctios) 0 268 FAR CAR ne pot hom trobar, ayssi cum son La con- Per volontat de Disus precipient o sricienr. tinuativa… RFrRCTIVA, adjanctiva. Eluc. de las propr., fol. 194 et 6. Leys d'amors’, fol. 30. Cause effciente. Car on peat en trouver beaucoup d’autres (con- Par volonté de Dieu ordonnante ou effciente. jonctions), sinsi que sont la continuative... l'eféc-| car. Æficiens. asp. Eficiente, roar. r7. Eff- tive, l’adjonctive. ciente. | DS ronr. Effectivo. 1r. 39. Drricrencra, s. f., manquement. Perseverau en be, ses DIrICIENCIA. 32. Erricacra, s. f., lat. mrricacra, Elue. de Las propr., fol. 10. efficacité. Persévérant en bien , sans manquement. À antant de xr#1CACIA. 38. Dericienr, adj., lat. prricranren, Fors de Béarn, p. 1088. man , quant. A autant d'efficacité ; Aytal humor es en els pxrtctxxr. Per els ha xrricacra nigromancia. Elne. de Les propr., fol. 165. . , fol. Bluc. de las propr., fol. 12. Telle humeur est manquante en eus. Par eux La nécromancie a efficacité. , . Non sio srrrcacra ni valor. Car. Deficient. sr. rr. Deficiente. Tit. de 1472. Doar, t. CXXII, fol. 123. N'aient infect, sr. Contrahacimiento. rr. Contraffacimenn. infecté. Morbos ni axracr... D’un loc 1xracr. 97- CONTRAFAZEDOR, $. m., contrefa- Tit. du xve siècle, entre le seign. et les hab. de seur, imitateur, la Roche. ? Els comraarasxpons Que contrafan de cors Les manieras. 94. Ixrecriv, adj., infectant. Lu . G. Riqures : Tant * Es mesclat ab autre humor 1xrscriva, contrefaiseurs qui contrefont les maniere Eluc. de las propr., fol. 20. do corps. Est mêlé tre à | axc. ra. Joyeux contrefaiseur d'amitie. mêlé avec autre humeur in/fectante Auvor, Trad. de Plutarque, Morales, 1 1,p Si se. Infectivo. rr. Infetavo. Mesmes l'au desquels estoit le consrefaisar 95. CONTRAFAR, CONTRAFAYBE, V., con-| d'esprit. en: Hennt ESTIENNE Apologie pour Hérodote, t. Il, trefaire, imiter. p.182 Malade et infecté... D'un lieu infect. caT. {nfecte. sr. ronTt. Infecto. 1T. Infetto. FAR FAR 277 axc. car, Contrafaedor. nsr. Contrahacedor. | — Ragoût, mets, sauce. PORT, Contrafascdor, IT. Contraffacitore. Non ti tenon per moyne ni per drech com- 98. Comm, corin, v., lat. conricene, ne . Per que non ti doneron de lur conracriox. coufire, apprêter, confectionner. Y. de S. Honorat. Metges.… corxt suaus anctions. Ne te tiennent pour moine ni pour droit comps- Trad. de Bède, fol. 79. goon, c’est pourquoi ils ne te donneront de leur Médecin... confectionne douces onctions. ragoût. Aprop, tot aiso se conris. — Mélange, préparation. Pueis devem tot aisso mesclar Ab-mal, e far coxracrio Que sia dura per razo. Deupss px PaADEs , dus. cass. Après , tout cela se confit. Pen. pas. Corrrz de mirra e d’ aloes. . Passio de Maria. Dr Pa 4 Confectionné de myrrhe et d’aloès. . UDES DE PAADES, dus. caus. - Puis nous devons mêler tout cela avec maillet , et Que non compron per vendre neguns faire mélange qui soit dur par raison. causa CONFIDA. Cartulaire de Montpellier, fol. 120. Qu'ils n’achètent. pour vendre sucune chose mordedura. La qual coxracrio si den pauzar sobre la Eluc. de las propr., fol. 200. confite. ° A . | Laquelle préparation se doit poser sur la mor- ur. as», Confitar. roRT. Confeitar, 17. Con-| sure. feuare. car. Confecei6. us». Confeccion. our. Confei- 99. Conrscn, s. m., ragoût, mets, câo. 17. Confesione. confit. 103. Corinon, s, m., confiseur. Det a cadaun dels frayres del cowriacs. Cormon d’especias. F. de S. Honorat. Eluc. de Las propr., ol. 115. Donta à chacun des frères du confs. Confiseur d'épices. — ae. Confite. ronr, Confeitos. 1x. 103. Escorm, v., escoffier, tuer, défaire. onfetto. | Part. pas. Els foro xscorirs e vencutz, Eluc. de las propr., fol. 159. 100. Corrxex NFIGIMEN, S. M., AS » CO ? É Ils furent défafts et vaincus. sisonnement, confiture. Ans cre fosso totz morts o EsCOrITz. D'oximels, d’issirops, de flors e de semens, R. GauceLx : Ab grans. De rasitz e de fnelhas e d’autres corruzxs. | Mais je crois que tous fussent tés ou défaits. Prœnxe px Consiac : El nom de. tr, Sconfiggere. y cxymels, de sirops, de fleurs et de semences , de | Rdises et de feuilles et d’autres assaisonnements. | 10/4. ÉSCOPHIMENT , 5. m., défaite. Tres livras de corrimxns. Per razo del cal zscopatmaxr , David als Tit. de 1498. Doar, t. CXXVIL, fol. 273. mons donet malediccio. Tri livres de confitures. Pluc. de las propr., fol. 159. Fg. Usentendens menutz Par raison de laquelle défaite, David donna malé- Fara coxF1c1MENS diction aux montagnes. D’antres belhs ditz plagntz. 17. Sconfiggimento. G. Riquixn: Ab pauc er. Un petit amoureux fera assaisonnement d'autres 10h. DESCONrIR, DESCOFIR, V., décon- baux dits accueillis. fire 3 détruire ; ruiner. Duscorraox la gent campaneza. 01. Coxrecriox, 8. Je lat. conrec- BERTRAND DE Bonn : Pus li baron. Hokem, confection. : Déconfirent la gent champenoise. La CONFECTION d'aquesta present carta. = Paiana gen prsconrrn. Tit. de 1326. Dour, t. XXXIX, fol. 35. Mancasaus : Emperaire per. La confection de cette présente charte. = Détruire la gent payenne. 278 FAR art, pas. Dasconrie Frances e pres o mort. Dunanp : En talent. Français déconfies et pris et tués. Lhi ausberc fausat e DEscOr:IT. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 27. Les hauberts faussés et défruits. axc. ra. Tant chaplerent et tant ferirent Que les Sarrazins desconfirent. Fabl. et cont. anc., t. I, p. 63. Les autres qui avoient rué jus et desconfit le premier logis. : Moxsrezisr, t. II, fol. 33. ANC. CAT. Desconfir. 1T. Sconfiggere. 106. Drscorizemex, 5. m., déconfiture, Menar mon adversari à DESCOFIZEMENS. Piexre pe Consrac : El nom de. Mener mon adversaire à déconfture. IT. Sconfiggimento. 107. DescoriMEnT , 5. m., déroute, dé- confiture. Los trebalhs e las guerras e los pascorimaxs. Prenax DE Cons1ac : El nom de. Les travaux et les guerres et les déroutes. 108. Descor:Tura, s. f., déconfiture. Ni”! dol ni ’1 dan ni la pescorrruna C’'avem preta. AunEat DE Preuitaix : S’ieu ane. Et la souffrance et le dommage et la déconfture que nous avons prise. anC. cat. Desconfitura. Ano. 17. Sconfittura. FAR , ®., lat Franc, dire, parler. Bella, æ1 m’ieu, cum ets aissi? 7 GavauDan Le Vieux : L'autre dis. Belle , me fs-je, comment êtes-vous ici? Amicx, ras elha, gilos brau Au comensat tal batestau. G. Rue : Pro ai del. Ami, f'ait-elle, méchants jaloux ont commencé telle querelle. AXC.rR. Or ai, fait-il, parlé folie. Mani DE France, t. Il, p. 3rr. Li quens, font-il, de Flandresnosa à vos tramis. _ Roman de Rou, v. 2927. Jo, fist Jonathas, vendrai al rei là ü il serrad. | Anc. trad. des lip. des Rois, fol. 25. _ À ceste nécessité » fait Platon dans Suidss, les dieux ne répagnent ny contrarient, CAnUS DE BELLEY, Diversités, t. I, fol. 231. FAR 2. Facuxota,.s. f., lat, racuwpua, fa- conde , éloquence. Lo do de entelligencia e de racuspra. Cat. dels apost. de Roma, fol. 16r. Le don d'intelligence et de faconde. CAT, 2sP. PORT. Facundia, 1r. Faconda. 3. PagptaTio, s. f., lat. PR&FATI0, pri- face , partie de la messe. Las, collectes e la PRarnarro. Cat. dels apost. de Roma, fol. Go. Les collectes et la préface. CAT. Prefaci. as». Prefacion. rontT. Prefacio. 1T. Prefasione. 4. ArABLITAT, 5. f., lat. AFFABILITATEM, affabilité. Als estranhs araszrrarT. Elnc. de las propr., fol. 373. ÆAffabilité envers les étrangers. car. dfabilitat. xsr. Afabilidad. ronr. Aſſæ bilidade. 1xr. Affabilitä, affabilitate, affs- bilitade. 5. ENFANTAR, EFFANTAR, EFANTAR , 7. enfanter. Concebras per l’surelha Dieu que xnNrANTES vergina. PtxRRE ps Constac : Dona dels angels. Tu concevras Dieu par l'oreille afin que tu es- Jantes vierge. Exranrat lains son fyil Sens dolor et sens tot peryil. Trad. d’un Évang. apocr. Là dedans enfanta son fils sans douleur et so: aucun péril. La femna, cant vol xranran. Liv. de Sydrac, fol. #6. La femme » quand elle veut en/anter. Ab dolor xrranTARAs. Brev. d'amor, fol. 58. Tu enfanteras avec douleur. anc. ra. Fat enfanted li cercles de la terre. Anc. trad. des Ps. ms., n° 1, ps. 80. anG. car. Enfantar, infantar. re. Infantare. 6. ENFANTAMEN, EFANTAMEN, $. M., €D- fantement. Ans que fos l’xNrANTAMERS. Pierre DE Cors1ac : Dons dels angels. Avant que fût l’enfantement. Virgis aprop l'xranramax. Liv. de Sydrac, ſol. 8. Vierge après l’enfantement. | FAR La dolor de mon ventre, apres l’axranTa- MAZT. V. de S. Magdelaine. La douleur de mon ventre, après l'enfantement. asc. car. Infantament. 7. InrancIA, 5. f., lat. xFANTIA, enfance. Israncra , puericia. Cartulaire de Montpellier, fol. 174. Enfance , ge puéril. aT.usP. PORT. /nfancia. 1T. Infansia. 3. Enransa , EFANSA, s. f., enfance, en- fantillage. N Non l'es grans honransa Selh que dits mal d’aisso don nays axrAnsa. R. Jonpax : No puesc. Ne lui est grand honneur à celui qui dit mal de æ dont naît em fance. | Ans es folia et anraAnsa, Qui d’amor a benenansa, Qu’a om n° auze son fin cor descubrir. B. pe VEenTADOuUR : Ab joi mov. Mais c'est folie et enfantfillage, qui a bonheur d'amour, qu’il en oçe découvrir à homme sa fine pensée. Amicx, quan se vol partir De si dons, fai gran nrAnsA. G. Faxpir : Sitot ai tarzat. Un ami, quand il veut se séparer de sa dame, fait grand enfantillage. | Exraireza, s. f., enfance, jeunesse. Fom un que vi lo rey del cel En s’ANYANTESA. , Trad. d'un Kvang. apocr. Fat on qui vit le roi du ciel en son enfance. La on el nos agues offeadut, nos lo y de- vnam perdoner per sa ENFANTEZA. Hist. abr. de la Bible, fol. 9. Li où il nous eût offensé, nous le lui devrions pardonner à cause de sa jeunesse. s3c. CAT. Infantosa. 0. ENFANTILHATIE, S. m., enfance, jeunesse, enfantillage. Per penre bon usatje En lor sxvaAnTIL RAGE. Auanteu Dxs Escas : En aquel mes. Poar prendre bon usage en leur enfance. 1. ENFANTILHORGA , s. f., enfantillage. Vol dir que layssadas avia totas sas rN7aN- FAR 279 TILMORGAS et avis fags © costamas © porta- meus d’ome perfeg. V. et Vert., fal. 105. Veut dire qu’ilavait laissé tous ses enfantillages et avait actions et coutumes et conduite d'homme parfait. 12. EnNrANTAYRITzZ, 5. f., lat. 1NrANTARIA, celle qui enfante. L'aNrANTAYRITZ non a taqueta De sang, maya es pura e neta. Trad. d'un Évang. apocr. Celle qui enfante n’a pas pelite tachs de sang, mais elle est pure et nette, 13. ENrAN, RFFAN, EFAN, 5. m., lat. 1x- FANS, enfant. Exrans que teta. | P. CanDixAL : Les amairits. Enfant qui tète. Pus fom smdai awrax, L’ai amad’ e la blan. B. vx Venravoun : Lo gens temps. Depuis que nous fûmes tous deux enfants, je l'ai aimée et je la caresse. ‘Si com l’uwras qu’es alevaiz petits. P. Ramon» px TouLouse : Si com l’enfas. Ainsi que l'enfant qui est élevé petit. Loc. Plor tata dis, faz cosdumna d’aranrt. -Poëme sur Boëce. Je pleure tout le jour, je fais coutume d'enfant. Dis que reys, que lo sien vai donan Ni s’ eu torna, fai costuma d’axran. BERTRAND p& Born : Un sirventes. Je dis que roi, qui va donnant le sien et s’en dédit, fait coutume d’en/ant. Femna qu’a pena d’arrax. Brev. d’amor, fol. 113. Femme qui a peine d'enfant. Non ai de sen per un zrax. B. pe VentTADOUR : Non es meravelha. Je n’ai pas de sens pour un enfant. — Infant, titre spécialement consacré à certains princes. AL wraxr d'Aragon plats, Don Peire, chans e solats. G. Riquien : De far chanso. A l'infant d'Aragon, Dom Pierre, plait chent et allégresse. car. Infant. ner. FORT. 1T. {ñfante. 14. ENFANTET, KYANTRT, v. m., ENfançon, petit enfant. " FAR L auyanrat enmalhotet Met sus l’autar que si plorava. Cant ac fag noirir l’xxranrar. V. de S. Honerat. H met sur l'autel l’enfançon emnnailloté qui pleu- rait. Quand il eut fait nourrir l’enfançon. Pres l'aranTxr pel ma. 280 V. de S. Énimis. Prit le petit enfant par la maiu. axc. FR. Quelquesfois encor l’enfantelet, \a femme, etc. Du Banras, p. 350. 15. FANTIN, 5. m., enfant, petit enfant. Litrey ranrix en la fornais. Doctrine des Vaudois. Les trois enfants dans la fourpaise. 16. Erranri, adj., enfantin. Tals a lo semblant zrranTt. . P.CanotnaL : Tan son. Tel a le semblant enfantin. | axc. ra. Estoit encore trop rudes et trop en- fantiz. Rec. des hist. de Fr., 1. III, p. 277. 17. INFANTIL, XFANTIL, achj., FANTILIS, enfantin. Sa etat INFANTIL termena quan comensa la pueril. En etat 2rANTIL. Eluc. de las propr., fol. 69 et 98. Son âge enfantin il termine quand commence le puéril. ; En âge enfantin. xs». PORT, Infantil. 17. Infantile. FAR , s. m., lat. rmanus, phare, Si vol tener vas lo ran. UX TROUBADOUR ANONYME , Coblas esparsas. S’il veut tenir vers le phare. ANC. CAT. ESP. PORT. 1T. Farc. FARDAR, v., farder. Voyez Dexia, t. II, p. 297, ett. III, P- 22. De rARDAR e de polir e de rigotar lurs caps. V. et Vert., fol. 70. De farder et de polir et de friser leurs têtes. FARDEL, s. m., fardeau. Voyez Denina,t. III, p. 22. lat. sx! FAR D’avol ranpnxi Se carga e d’avol fais. Giaaup px Bosxzix : Lo douts chants. Se charge de méchant fardeas et de mauvais faix. anc. #n. Si l'a lié en un fardel. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc., t. II, p. 36. Si ont moult bien apareillie Comme marcheans lor fardel. Roman du Renart, t. I, p. 130 car. Fardell. ner. ronr. Fardel. xr. Fardello. FARGA, s. f., forge. Voyez Munaront, Diss. 33. Com aurs en fuec e cam aciers en rAzca S’ afina. GuicLauxe DE Dunront : Quar ar. Comme or en feu et comme acier en forge s’añre. Fig. Tribalatio es la ranGa e lo martellde paciencia, V. et Vert., fol. 66. Tribulation est la forge et le marteau de patience. CAT. Farga. ner. roRT. Forja. 2. Fancan, v., forger, fabriquer. En Guillelm Fabre sap rARGaz, Et anc nulh temps fabres no fo. B. p’Auniac : Ea Guillem. Le seigneur Guillaume Fabre eait forger, « oncques jamais il ne fat forgeroo. Martella ab s0 martell sobre nostre dos, e'l DOS FARGA. V. et Vert., fol. 44. Martelle avec son marteau sur notre dos, et il 000: Jorge. Fig. Quant autres fan enguanas YARGUAL. P. CanDinaL : Un sirventes. Quand les autres font forger tromperies. Part. pas. .1. bastays cargatz Sol d’esterlis de nou rARGAT:. V. de S. Alexis. Un portefaix chargé seulement de sterlings fabri- qués de neuf. Can l’archa fon FARGARDA. Trad. de La x°° ép. de S. Pierre. Quand Yarche fat fabriquée. Aytal mot sou finch e ranGar segon lati. Leys d'amors, fol. 69. De tels mots sont formés et forgés selon le tin. CAT, asp. pOnT. Forqar. FARINA, s. f., lat. raurwa, farine. FAR Coms aquel que purga la pura ranrxa del V. et Vert., fol. 35. Comme celui qui purge la pure j'arine du son. * Prov, Mas aras sai que mains fols pais, So di’! reprovier, FARIKA. P. Canon : Irats chant. Mais maintenant je sais que farine nourrit maints fous , ee dit le proverbe. at. anc. usr. Farina. usr. mon. Harina. ronr. Farinka. rr. Farina. 2. FannIER , s. m., farinier. Per menador o per rARBIER. Qu'el mounier o'l ranwixn sis en colps. Jen son mouniers... Oo FARNIERS. Cartulaire de Montpellier, fol. 140, 46 et 141. Par meneur ou par farinier. Que le meunier ou le f'arinier soit en faute. Je sais meunier... ou Jarinier. asc. car. Fariner. xs». Harinero. 3, Fan, s. m., lat. FAR, escande, espèce de froment. So mantas especias de froment , alcu es dit va. Eluc. de las propr., fol. 208. Sont maintes espèces de froment, aucun est dit escande. 1e. Farro. rr. Farro, farre. FARSIR , rnasin, v., lat. rancire, far- cir, garnir, remplir, gonfler. Las ronhonadas dels moutons... non... rAn- ca, ni sobre aquelhas neguna graisss non sobrepeuxarai. Cartulaire de Montpellier, fol. 129. Je ne farcirai pas... les rognons des moutons, nisur ceux-là aucune graisse je ne superposerai. Part. pas. Ventres replez e ransrz de grans viandas, | Trad. de Bède, fol. 9. Ventres pleins et farcis de quantité d'aliments. Dos fadestols ab aur rarcis. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 90. Deux fauteuils garnis d’or. Sel de Milan ab lur rARsrDA pansa. T. DA. Manquis 7 DE RAMSAUD DE VAQUEIRAS : Ara m digatz. Ceux de Milan avec leur panse gonflée. Fig. Del trachor de Metaplana Il. FAS Qu’ es d’engan rRasitz o ples. . GuirLAuxx px BEeRcUEDAN : Chansoneta. Du traître de Métaplane qui est farci et plein de 281: tromperie. caT. Farcir. FASTIC, rasriG, FASTI, s. m., lat. FA- ridium, dégoût , répugvance, ennui. FasTic, es can no pot manjar. Deupes ne PaADrs , Aus. cass. Dégoût, c'est quand il ne peut manger. FasriG es sbhominacio no voluntaria de vianda et de benragge. Eluc. de las propr., fol. 91. Dégoût est abomination non volontaire de nour- riture et de breuvage. Fig. Lo demoni, que fay far lo peccat e lo procura, n’a rasr: et abhominacio, cant hom lo fay. V. et Vert., fol. 19. Le démon , qui fait faire Le péché et le procure, en a dégoût et abomination , quand on le fait. Hueimais #asrics mi seria Cobleiars d’aisso que no m cal. B. Zoner : Mout fai. Désormais me serait dégoût de faire des couplets de ce dont ne me soucie. Loc. Tenon s'a rASTIcC Qui tot non lor o gic. P. CannixaL : Li clerc si. Ils tiennent à ennui qui ne le leur laisse tout. caAT. Fastig. Amc. nsP, ronT. Fastio. tr. Fas- tidio. ° 2. Fasricos, adj., fastidieux , dégoûté. FasTicos, Chufaniers o vils janglos. s P. Via : Abril issic. Dégoûité, railleur et vil hableur. CAT. Fashgos. xsr. Fastidioso. anc. PonT. Fas- #oso. PORT. MOD, 1T. Fastidioso. 3. Fasrim, ®., lat. rasridne, dégoûter, ennayer, fatiguer. Car no vol rAsTIn Ma bel’ amia. G. Fair : Solats e chantar. Car je ne veux ennuyer ma belle amie. sr. Fastidire. 4. Fasrican, v., être dégoûté, avoir dégoût, dégoûter. Pueis donatz la 36 « 26 FAT FAT À sel aurel que rasriCa. © |— Sorte d'araignée. Drupts 5 PRaDEs, Aus. cass, Aranhas c’om apela rApas. Puis donnes-la à cet oiscau qui a dégoût. Drupes DE PAADES, Aus. cass. Part. pas. Tant es malvatz, Araignées qu’on appelle fées. Qu’ en rasTIGATZ Sui e lassatz. EsPzmut : Qui non. 3. FACHURIER, FACHILADOR, $. /M., €D- chanteur, magicien, sorcier. Tant est mauvais, que j’en suis dégodté et lassé. Facaunisas e devins car. Fastiguejar. xsr. Fastidiar. 1+. Fasti- Et autres galiarts que sabien diablias. diare. - V. de S. Honorat. Magiciens et devins et autres impostenrs qui &: vaicnt diableries. Li non cast, li racuizanon, li homicidi. Trad. de l’Apocalypse de S. Jean, ch. n. Les non chastes, les sorciers, les homicides. anc, car. Fatiller, fadador. axc. nsr. Hada dor. vont. Feiticeiro. FAT ,s. m., lat. rarum, destin, desti- née, fatalité. Ay avat aytal rar tota ora, C'amoros soi et amoros serai. : PEnDiGOx : D’amor non paese. J'ai toujours eu telle destinée, qu’amoureux je | suis et amoureux je serai. Vos volem demostrar, Per entendre pus clar, Qu’ es astres ni qu’ es rarTz. Nar ox Mons : Al bon rey. Nous vous voulons démontrer, pour entendre plus clair, qu'est astre et qu'est destinée. Gayne, so a ditz Karles, Dieus ti done mal rar. Roman de Fierabras, v. 787. Ganelon, ce a dit Charles, que Dieu te donne mau- vaise destinée. AnC. FR. Il n'appartient qu’ aux fatz d'establir le fat ou destinée. Canvs pRE BELLET, Divérsités, t. LI, fol. 283. _ car. Fat. anc. sse. Fato. use. mob. Hado. sont, Fado. sr. Fato. 4. FACHILIRIRA, FAITILRIRA , Se J., ST cière, fée, magicieune. Las rAITILRIRAS pudens. Maucasnus : Pus mos. Les sorcières puantes. Crezo vilbas rACHILIEIRAS. Brev. d’amer, fol. 131 Croient vieilles sorcières. ANC. CAT. Fanllera. vont. Feiniceira. 5. FACHILHAYRITZ, s. f., sorcière. Falsas vielhes rACHILHATRITA Per cosselhac qualque bevenda. Brev. d'amor, fol. 131. Fausses vieilles sorcières pour conseiller queif! breuvage. 2. Fana, s. f., lat. rATuA , fée. Toza, fi m ieu, gentil rADA Vos adastret, quan fos nads, D’una beutat esmerada. Mancasnus : L’autr’ier. Jeune fille, me fis-je, quand vous fûtes née, gentille fée vous doua d’une beauté pure. Selhai fadet gentils rabA À cui fon samors donada. Maacasrus : Estornelh. Gentille fée doua celui à qui son amour fut donné. ANC. ESP. Que las mis fadas negras no se parten de mi. AncCIPResTE DE Hita, cop. 708. car. Fada. xsp, mov. Hada, rorr. Fada. 1T. Fata. 6. FACHILLAMENS, FAITILHAMENS, 5. M. enchantement, sorcellerie. Cill que fan ratTItaawexs. Mancasnus : Pus mos. Ceux qui font sorcelleries. FacicLamens se trouve dans de variantes. 7. FADAR, FAIDAR, V., féer, douer, en chanter. En aissi m FADxT mose pairis Qu’ien ames e no fos amats. G. Rupez : Lanquas li jors. Ainsi mon parrain me /éa que j'aimasse ct # fusse aimé. Aissi m rADEnO tres serors FAT FAT 293 En aquella ors qu’ieu ani nais, No sapchs triar lo melbor Que totz temps fos enamorats. Eutr els malvats. Forquer px Romans : Domna ieu pres. La couTz pa Poirisas : Ben vuelh. Aissi trois sœurs me donèrent en cette heure Si vous me départes un jeu d'amour, je ne suis si que je suis né, que je fusse toujours enamouré. sot que je ne sache choisir le meilleur entre les mau- vais. . Part. pas. Nals hom raïDaTz. Pisrotera : Aitan sospir Quar ab vos son rabas las conoissens. Poxs pa CAPDUEIL : Humils e fs. Sal bonme Jéé. Car avec vous sont soîtes les savanten So qu’es predestinat Qui s vuclha m'en tenha per rar. O FADAT per naturs. R. RicauT : Tota domns. Nat px Mous : Al bon rey. Qui se veuille m’en tienne pour imbécile. Ce qui est prédestiné ou doué par nature. Falbon per raDas enpreizos. asc. ra. Je cuit que cist hom est faes. H. Bauxat : Lanquan son. Fabl. et cont. anc., t. IL, p. 430. Manquent par folles entreprises. C'est nne chose faée. Substantiv. Sa beutatz Cuances D'OnLÉANs , p. 264. Fai ‘ls fols e ‘ls FATz Torner seuatz. 3 RAimonp Dx Minavac : Forniers per mos. ; En en tel manière faée. Sa beauté fait retourner sensés les fous et Îes Nouv. rec. de fabl. et cont. anc., t. 1, p. 144. simples. sxc. ms, Que los que a vos fadaren Proverb. Si volets el segle parer, Non sean verdaderos en lo que adevinsron. Siatz en luee folhs ab los »arz. Sachiez de voir que l'espée Ancipausts Da Hira , cop. 125. P. Roaisss : Senher Raymbaut. asc. Car. Fadar. xs». mon. Hadar. por. Si vous voules paraître au siècle, soyez on lieu Fadar, 17. Fatare. ù fou avec les fats. | ANC. CAT. Fat. nsp. PORT. 1T. Fatuo. 8. FACEURAR, FAITURAR, ®., enchanter, ensorceler, fasciner. 2. Fan, ad]. , lat. FATUUS, fade. noill⸗ Si la sal es raDa, en que la saboreres? Ab s08 bels * ao· Trad. du N.-Test., S. Manc, ch. 9. De qe m poixona o m rAITURA Silh que m’a joya renduda, Si le sel est fade, avec quoi lui donneres-vous de la saveur? B. ps VEnTapouR : Aitantas bonas. De sabor.…. FADA. Avec ses beaux yeux amoureux , avec quoi m’em- Eluc. de las propr., fol. 371, pouoane et m’enchante celle qui m'a rendu Ja De saveur... fade. pue. cat. Fad. 17. Fado. asc. Car. Fatillejar. 7 3. Fanamex, ade., follement, sottement. L'ancien français employait le sub- Quan rADAMEX stantif FAITURE ©t FAICTURERIE pour Parl’om soven. sorcellerte. ° GarauD px Bonnets : Quar non ai. . Quand an parle souvent sottement. Sorceries, charoiz et aitures soube le sueil . de l'aye de l'hostel. 4. Faner, adj. dim. , frivole, léger. Let. de rém. de 1396. CARPERTIER , t. LE, col. 348. Favsr joglar, Par leurs sorceries et faictureries. Con potz pensar Lett. de rèm. de 1446. Canrexrixn, 1. L, eol. 348. Aquo qu’es greu per eyssernir? . Ginavp DE CALANSON : Fadet joglar. FAT , adj., lat. raruus, fat, fou, igno- Frivole jongleur, comment peux-tn penser ce qui rant , sot, simple , imbécile. est pénible pour discerner? Si m partetzs un juec d'amor, 6. Fanxzu, ad}. , fat, fou. No suy tan rarz, Trobat mꝰ an nesci e FADELR, FAT Quar no sai aver ajustar. B. MaaTin : Farai un vers. Ils m'ont trouvé niais et fou, parce que je ne sais pas amasser richesse. 284 6. Faouc, adj., fade, fastidieux, en- nuyeux, méprisé. Vos, drntz, etz gent FADUCA. GavauDAN LE Vixux : Lo vers deg. ‘ Vous , galants, vous êtes gent ennuyeuse. Pel joglareiër #»ADpuc. Gauixs D'APCHIER : Âissi con. Par le bouffonner j'astidieux. Substantiv. En totz bos sens ab los rADucCx. Mancasnus : Al departir. En tous bons sens avec les ennuyeux. 7. FATONIER, FANTONIER, adj., fou, niais, fantastique, faquin, fanfaron. Albertet, ben vos teng per FATONIER, Car mais prezatz fondst que sen. T.D'ALBERTET ET DE PIERRE : En Peire. Albertet, je vous tiens bien pour jou, car vous prises plus folie que sens. Non amest cusson ni rANTONIER. G. RaunoLs D’APT : Quant aug. Vous n’aimätes goujat ni faguin. Ni vuellas esser menuziers En tos avers ni FATONIRRS. Drupxs DE PaaDes, Poëme sur les Vertus. Ni veuilles étre mesquin ni fan/faron dans tes richesses, 8. FATUITAT, 5. f., lat. rATUITATeM, fatuité, sottise, niaiserie, Gran re de paranlas, las quals escriure es ra- TUITATZ, Leys d’amors, fol 120. Beaucoup de paroles, lesquelles écrire c’est sottise. car. Fatuitat. xsv. Fatuidad. vonr. Fatuidade. IT. Fatuità, fatuitate, fatuitade. , 9. Fanes, s. m., fadaise, impertinence, fatuité. Eu crides pueis mon raDss. P. RatmonD pe TOULOUSE : Ar ai ben. En criêt ensuite mon impertinence. Loc. Sitot m'’o tenelz a FADEs. RamBauD D'ORANGE : Escotatz. Quoique vous me tenes cela à fadaise. 10. Faneza, s. f., fadaise, sottise, fa- tuité. FAT Corona del sabi es sa richesa, el no sens del fol es FADEEA. Trad. de Bède, {ol. 36. Couronne du sage est sa richesse, et le non-sens da fou est folie. ‘ Fig. Ab on ram de ranmza, Del portar temeros Estara vergonhos. G. Riquien : Si m fes. À vec un rameau de fatuité, il restera honteux du porter modeste, AEC. FR. J'abhorre,en y pensant, moy-mesm et ma fadesse. RonsanD, t.1E,p. 1302. CAT. Fadea. 11. FADENC, s. m., fadaise, niaiserie, Ab los cortes apren hom cortesiss, Et ab los pecx , FADENCX e gamusiss. G. Ouivien D’AnLes, Coblas triades. Avec les courtois on apprend courtoisies , el are les sots, niaiseries et bêtises. Tag lor fait son de rApaxcxz. P. RaimomD pe TouLouss : En pat Tous leurs faits sont de fadaises. 12. FADEIAR, V., extravaguer, gaus#t, ridiculiser. Mas talant a de 4 DRIAB Qai so que te vol demandir. Devpes px Paanes : Ab lo dons Mais a désir de gausser qui ce qu'il tient veut à mander. Mesura m dis qu’eu non domnti, Ni ja per domnas no rapat. Gaaiss Lx Baux : Nuoits e jern. Far. Raison me dit que je ne fasse pas le galant,siqf jamais je n’extravague pour dames. Com cel qu’en tot cant vol far se ranrti. T. ne Jean Lac 2r D'EsLes : Qui vos dis Comme celui qui en tout ce qu'il veut faire #" diculise. 13. Enranezin , v., faire le fou, boul fonuer, rendre fou. Ben poiras, fol, xwrADezrm. Grnaup pe CALANsSON : Fadet joghr. Tu pourras bien, fou, bouffonner. No m'en pot nuls fagz xNFADENS. Forquer pe MAnSsEtLLe : Ja von cui. Nul fait ne m'en peut rendre fou. car. Enfadeir. FATIGAR, v., lat. raricame, fatiguer FAT FAT 285 Pert. pas. Jhesns fon rATIGUAT. Méritante dime , il paraît en ma face comme je Trad. du N.-Test.,S. Jran, ch. 4. brûle pour vous et suis enflammé. Jésus fut fatigué. 4. Facrau, adj. facial, de la face. Fig. Els esperitz d’aquels... raATiGaTz de s0l Facrau belezs. l’aazir, ÆEluc. de las propr., fol. 177. Leys d’amors, fol. 114. Beauté de La face. ° Les esprits de ceux-là... fatigués seulement de anc. sr. Facial. Fentendre. \ ar. ssr. ronr. Fatigar. rr. Faticare. 5. Facramexr, adr., en face, face à face. Proz om fo Moyzes c’ab Dieu racrALME=S 2. FaTIGAGIO, s. f., lat. FATIGATIO, fa-| Parlet, cant el li det la ley es mandamens. tigue. Pranss pe Consiac : El nom de. x Moise fut un bomme sage qui parla face à face avec Dieu , quand il lui donna la loi et les comman- dements. Vezxo Dieus racraLmEnT. Ses enueg et FATIGACIO. De labor et FATIGACIoO. ÆEluc. de las propr., fol. 106. Sans ennui et fatigue. _ Eluc. de las propr., fol. 10. Be Bbenr st jatigue. Voient Dieu en face. ur. Fangacion. caT, Facialment. awc. xs». Faciaimente. 1T. FATZ, s. f., lat. racies, face, figure, | Faccialmente. visage, 6. Surenricra, s. f., lat. surxaricies, Sa rarz fresca cum rosa par. surface, superficie. B. »s VENTADOUR : Quan lo boscatges. Entro que sia comburida la supexartcra de Se face paraît fraîche comme rose. la codena, la qual es ayssi cum fuelbs de mirts. 4è. comp. La visio de Deu,... l’aurem e la Trad. dAlbucasis, fol. 5. veireM FAS x FAL. | Jusqu’à ce que soit brûlée la surface de la couenne, Trad. de Bède, fol. 14. laquelle est ainsi comme feuille de myrte. La vision de Dieu ,.. nous l’anrons et la verrons La extremitat de cors vizible, dita su- face à face. PRAFICIA. ÆEluc. de las propr., fol. 262. L’extrémité de corps visible , dite surface. 1. Facta, FASSA, rACHA, 5. f., face, visage, | CAT. zsr. ronT. 17. Superficie. ANC, CAT. Fag. xs». Faz. ponr. Face. figure, 7. SUPERFICIARI, adj., lat. SUPERFICIA- En ayci que li filh d’Israel non poguessan Rius, superfciaire. entendre a la racta de Moysen. Aquel om qne a una maison sobre la terra Trad. de La 2° épft. de S. Paul aux Corinthiens. | Yltrai, e que es apelatz suPurricranis. De telle sorte que les fils d'Israël ne pussent se Trad. du Code de Justinien, fol. 85. tourner vers la face de Moïse. Cet homme qui a une maison sur la terre d'au- La passa fresca de colors. trui , et qui est appelé superficiaire. AanauD De MaauriL : Dona genser. xsr. Superfictario. La face fraiche de couleurs. Quan vei la gola e la rAcHA 8. Farcxa , s. f., peinture, fard, Loc. En Bertranz men coma ratcaa. Pins blancha que neos sobre glacha. Oarxns : Era quan. Forquer px Romaws : Domna ieu pren. | j, seigueur Bertrand ment comme peinture. Quod je vois la gorge et la face plus blanche . , fRe neige sur glace. 9. AFFACHAMEN, s. m., artifice, dégui- nr. Faccia. sement, fard. | . Sa bella cara plaren Fucnon, s. f., face, figure, visage. On anc no hac ArrACHAMEr. Pros domna, en ma FAICHON par Roman de Jaufre, fol. 73. Con ieu ard per vos et aflam. Son beau visage agréable où oncques n'eut dégui- Ux raousaDour ANONYME : Si saubesson. sement. 286 FAT De rothorica sai, per bels ArAcHAmazS, Colorar mas paraulss. Pisaag DE Constac : El nom de. Par beaux artifices de rhétorique, je sais colorer mes paroles. caAT. Afaytament. Anc. xsr, Afeitamiento. 10. ArAcHan, vV., déguiser, farder, peindre. Subst. Morgues, peuhers ab aracuaAn Lor fai manbhs colps d’avals sofrir. Lx MO1NE Dx MOXTAURDON : Autrs vets. Moine, peindre avec farder leur fait souffrir maints coups d'en bas. Part. prés. Aras veyrem parer fenhon et ArACAx, Anar d’artelh a pe, e poisr estruban. Sonpec : Sel que m. Maintenant , nous (le) -verrons paraître feignant et se déguisant, aller sur l’orteil à pied , et monter s'appuyant. Part, pas. Truans ribautz ArACHATZ, que mos- tron e presenton davau la gen totas lurs malautias, per cant que sion laias e abho- minablas, per inclinar ad ells la compas- sion de la gen. V. et Vert., fol. 87. Vils ribauds déguises, qui montrent et présen- tent devant la gent toutes leurs maladies, pour combien qu’elles soient laides et abominables , pour iacliner à eux la compassion de la gent. Fig. Paraulas ArACRADAS € mayestradas. V. et Vert., fol. 58. Paroles dégnisées at calculées. CAT. Afaytar. ner. Afoitar. 11. Esrassan, »., effacer. Si no s’en volon giquir, Ieu las anarai zsrassan. Le moInx DE MOnNTAUDOn : Autra vets. Si ne s’en veulent désister, j'irai les effacer. Fe Lo flagels zsrassa la colpa. Trad. de Béde, fol. 68. | Le fouet eface la faute. Part, pas. Fore bos que no fos oblidatsz Tan ricx mirals , qu’ er breumen xsrAssaTz. GuiLauxzs DE S. Dinar : El temps quan. Il serait bon que ne fût oublié si puissant miroir, vu qu’il sera bientôt effacé. La promissions es zsrasapa. Trad. de Épte, de S. Paul aux Romains. La promesse est effacée. 22. Desrassas , v., cffacer. FAU Part. pas. Ges non es lo crim passat, Can malvat plait es adobatz. Libre de Senequa. Point n'est le crime effacé, quand mauvais pros est arrangé. 13. Errcran, v., eflgier, représenter, figurer. Es la raxo que aquest mes en forma de ms zelier... sia EFIGIAT. Eluc. de las propr., fol. 15. C’est la raison que ce mois... soit représente es forme de boucher. ANC. &sP. Efigiar. 1r. Effigiare. FAUNI, s. m., lat. rAumus, faune, Faunis, antrament dits satiris. Eluc. de Las propr., fol. 250. Faunes, autrement dits satyres. sP, PORT. 17. Fauno. FAUS, s. m., lat. raux, faux. Olivier los abat cam hom fai am raus bla. Roman de Fierabras, v. #à. Olivier Les abat comme on fait le Llé avec la fer. car. Fais, faus. usv. Falce. roar. Fonce. 11. Falce. a. Farsan, s, m., faussart. Lansar acconas e FALSARS. V. de S. Honorst. Lancer piquès et faussarts. Anc. ra. D'an fausart tel cop li douna C’où fons dou fosse le rus.…. Ki lors veist Renart capler D'un grant fausart et gent oùire. Roman du Renart,'t. IV, p. 198 et 32 Qui plus sont trençant d'un fausart. Roman du comte de Poitiers, v. #3 3. Fausso, s. m., fauchon. Lansas e brans e cotels e rAuss0. RamsauUD pE VAQUEIRAS : Senber mari Lances et glaives et couteaux et fauchoz. 4. Fauciima , 5. f., faucille. O apeha esmoluda o rAvorzaa 0 pile. GuizLavax px Funiu. Ou hache émoulue ou fancilie ou dard. car. Falsilla. roux. Foucinka. rr. Fi 5. FaLcinra, 5.f., lat. raz cinia, falcili La sazcipra qu'el paire o La — autras sobiranss persomas son destrechs ( loissar a lors effans , s0 es la tersa parts. Trad. du Code de Justinien, el. 1? FAV FE | 287 La falcidie que le père où ls mère où les autres | FAVONI, 5, m., lat. ravonius, Zéphyr, supérieures sont obligées de laisser à Jours vent de l'ouest. ſa 1 + ‘ c'est PA troisième per tie e a La lei tuer de Montpellier de 1204. “°67 Zephire, et es apelat ravoxi. ‘pe ° Eluc. de las propr., fol. 14. La loi falcidie. . Deux vents -collatéraux, desquels... nous appe- car. asr. 17. Falcidia. lons... le second Zéphyr, et il est appelé went de 6. Derarquan, v., lat. pxrazcane, dé-| °#%t: . ESP. PORT. IT. Favonio. faiquer. Non parasquan que la .xvr. partide. FAVOR, s./., lat. ravon, faveur. Trad, du Tr. ds lArpentage, c. 1. Quar a lurs amics, per rayon, Ne défalquer que la seisième partie. À tort et a desmezura , ur. esr. Defalcar. Pont. Desfalcar. xr. Dif- Jutgaran l’antroi drechura. falcare. Brev. d'amor, fol. 121. Car à leurs amis, par fäveur, à tort et à violence, FAVA , s.f., lat. aa, fève. adjugeront la justice d'antrui. Favas a desgraner. CAT. msP. PORT. Favor. 17. Fayore, MAnCOAT : Mentre m. pe 7To Feoes à écosser. 2. Favonae, adj., lat. rAvORaBiLiS, Maujaranu gros pan e rAvas am de sal. favorable. V. de S. Honorat. Per s0 quar non era estatz rAVORARLES a Mangeaient gros pain et fèves avec du sel. Karle. Una emina de ravas, cad an. : Cat. dels apost. de Roma, fol. 120. Tis, de 1241. Dour, t. CXXIV, fol. 229. Parce qu’il n'avait pas été favorable à Charles. Une émine de fèves, cheque année. CAT. xsp. Favorable. pont. Favoravel, rr. Fa- cr. AnC. ase. Faba. sr. mo. Haba. vont. vorabile. | rr. Fava. 3. Fauron, s.m., lat. rauror, fauteur. . Favigima, 5. f., lat. rasanium, champ Contra ls heretges e contre lor ravrons. de fèves Condamnet aquest.. e s08 rAUTORS. Cat. dels apost. de Roma, fol. 174 et 53. Contre les hérétiques et contre leurs fauteurs. Condamaoa celui-ci... et ses fauteurs. CAT. &sP, PORT. Fantor. xr. Fautore. Esparentalh de ravrmrna. | Forquer px LusEL : Per amor. Epouvantail de champ de fèves. ; car. Fabar. xsr. Habar. roux. Faval. FAVAR, adj., favart. Hom li deu la graille mostrar O caucala o colomb ravan. Deupss ps Paanes , dus. cass. On lai doit montrer la grolle ou le corneille ou le de la Bernardia. Pigeon favart. Test. de Bertrand Casc, du xine siècle. FAVILLA, s. f., lat. ravicra, étincelle. | Je laisse au sæigneur Arnal, mon frère, la me- Nien autre honor mondan tornant coma fæirie de la Vigernie , avec ses appartenances, Je laisse audit B. Gase , mou neveu, toute la mé- FAVILLA. Lo Desprecsi del mon. tairie de la Bernardie. Ni en autre honneur mondain tournant comme | FE S$., lat. rides, foi , franchise. FAZIO, s. f., basse-lat. razio, métairie, ferme. Laïssi a ’N Arnsl, mo fraire, la razro de la Vigernia , ab sos apertenemens. Laissi al dih B. Gasc, mo bot, tota la razio étincelle. Quar s’ieu portes a Dieu tan lialrs, FaviLia… pren 0 nom de fovere. Elh m’ agra fag plus haut d’emperador. Bluc. de las propr., fol. 132. P£ADIGOSS : Ira e pezars. Favilla (étincelle).. prend son nom de rovrar. Car si je portasse à Dieu si loyale foi, il m'aurait asP. Favile. Tr. Kavilla. fait plus haut qu’empereur. FE Per qu’ ab vos no m valgues Merces e bona sus. GOILLAIVME DE CABESTAIMGO.: Lo dous. Pour qu’avec vous ne me valût merci et bonne foi. 288 — Foi, croyance religieuse. Aysso son los articles de la sancta rx catho- lica. V. et Vert., fol. 4. Ce sont les articles de la sainte oi catholique. Senher Dieus, que fexist Adam, Et assagiest la rx d'Abram. Fouquet DE MansetLLe : Senher Dieus. Seigneur Dieu , qui fs Adam , et éprouvas la foi d’Abraham. Loc. Ad aquelas paraulas no deu hom ajus- tar ra. Tit. de 1390. Dour, t. CXLVII, fol. 172. À ces paroles on ne doit pas ajouter foi. Far rs. Fors de Béarn, p. 1076. Faire Joi. : En tosz negocis que son de bona rx. Trad. du Code de Justinien, fol. 34. En toutes affaires qui sont de bonne foi. Entr’els non renba dreitz ni ras. P. Vipar : Baros Jhesus. Entre eux ne règne droit ni foi. Loc. affirm. À la mia Fr, Amors, Gran peccat avetz de me. Ginaup Le Roux : À la mia fe. Sur ma foi, Amour, vous avez grand tort envers moi. Lo cambiayres diz : Per ma rs Yeu non ay d’aur tan gran foyson. V. de S. Honorat. Le changeur dit : Par ma foi, je n’ai pas si grande abondance d’or. Per rx e senes engan. Tit. de 1139. Par foi et sans tromperie. Per bona rs e ses engau, Am la plus belha e la melhor. B. ne Venrapoux : Non es meravelha. De bonne foi et sans tromperie, j'aime la plus belle et la meilleure. Adyv. comp. Selha del mon que ieu plus vuelh, E mais am de cor e px rx. B. DE VENTADOUR : Quau par la. Celle du monde que je veux le plus , et que j'aime le plus de cœur et de foi. CAT. EsP. ponTr. Fe. xt. Fede. FE 2. FamenriT, ad), parjure, déloyal, Fals, enveios, rexexrir lautengier, BanraanD DE Bonx : Ieu m escoodise. Faux, envieux, déloyaux médisants. axc. FR. Chative Ysolt, parjare fustes, Feimentie e parjurée. Roman de Tristan. F. Micuru, t. V, p. in Icist Breton, cist feimentie.. Riols le parjar, feimentie. B. pe S. Maure, Chr. de Norm., fol. 62 et 68. Diex, parjure, Diex, foimentie. Roman du Renart, t. IE, p. (6. xsP. PORT. Fementido. 3. Fivucra , s. f., lat. rinucra, confiance. Segou via de rrpucra e d’esperanss. Trad. d’Albucasis, fol. ÿ4. Selon voie de confiance et d’espérancz. ANC. ESP. PORT. IT. Fiducia. 4. FineuiTaT, s, f., lat. rpRLITaten, fidélité. El den morir si vol gardar sa rrorrmir ii son juramen. L'Arbre de Batalhas, ſol. 7 Il doit mourir s’il veut garder ss fidélité el nt serment. car. Fidelitat. xse. Fidelidad. rour. Fidér dade. 1r. Fidelità, fidelitate, fidelitade. 5. FEDELTAT, FEALTAT, FELTAT, FEUTIT, FRZAUTAT , FEZEUTAT , 5. f., lat. FE Lrrartemn, fidélité, loyauté. Salta ls ranzcraT del comte. Ti de ui. Sauve la fdélité du comte. Cel a cuy hom deu rzALTAT. Liv. de Sydrac, fol. 6: Celui à qui on doit fidélité. Quai en loc feminil Cnia razrar trobar. Pirare DE BussIGn AC : Quan lo dois. Far. Qui croit trouver fidélité en lieu férinis. Mas FRzAUTAT fan carzir, Quar no volon lo ver dir. B. Manrix: À senbor. Mais ils font déprécier loyauté, parce qu'is x veulent pas dire le vrai. — Devoir du vassal envers son cnseriit Si reis Richart no ill fazia rExzEu0TaT. F. de Bertrand de Bors. Si le roi Richard ne lui faisait fdélité. FE FE 289 Faran, per lar gran malvestat, Cant que rizrLuax l’aia servit. Lar sagramen de »xzRUTAT. Leys d'amors, fol. 84. Brev. d’'amor, fol. 123. Combien que l'ait servi fdèlement. Par leur grande méchanceté, ils feront leur ser-| AC. ra. Qui tel seguor sert fécimens. ment de fdélité. Roman de Partonopeus, t. I, p. 188. asc, ya. Féeltez firent e homages. caT. Fidelment, xs». pont. Fielnents. xr. Fe- Roman de Rou , x. 9340. delmente. Devers vous et vostre royaume toute /éa- 8. Fran, rizan , v., fier, confier. bleté nous garderons. , : Monsrazer, t. I, fol. ai. - Eras no s pot l’usen l’autre rraz. ’ . Pons px CarDuriz : So qu’ hom plus. anc. cr etes — ne xsr. Ficldad. Maintenant l’un ne se peut fier en l’antre. rr. Fedelid, fedeleate, fedeliade. Ni m rrzanar en dona d’aut barnat. 6. Fer , FIEL, adÿ., lat. river, fidèle. Ni RAMSAUD DE VAQUEIRAS : Atressi ai. Sim fai amors ab rrzaz cor amar. i me ferai eu dame de haut parage. BLACASSET : Si m fai. Qu'en la tor siam quatre parcier, Tellement me fait amour aimer avec cœur fdèle. El me autre non S peer FIZAR. ; ERTRAND DE BORN : Jeu m’ escondisc. leu li say tan r1rELs amans. P. RarmonD pe TouLovse : Pus vey parer. Que nons soyons quatre partageants en la tour, et que l’un à l’autre ne puisse se fer. Je lui suis si fidèle amant. CAT. usP. PORT. Far. 17. Fidare. — Vrai. De . J 9. Fenes, s. m., bénéfice, Del rrez Deu no volg averemig. Aquel hom que l'a a ces, s0 es en rapis. Poëme sur Boëce. Trad. du Code deJ j Ne voulut avoir ami du vrai Dieu. Cet h ". paa : Hstinien » fol. 15. Subst. La parauls de Deu es lumueira als omme qui Pa à cens, c'est-d-dire en bénéfice. rixts, e als non rracs es escurdaz. 10. Finricomis, s. m., lat. ripgicou- Trad. de Bède, fol. 83. Missum , fidéicommis. La parole de Dieu est lumière aux fidèles, et tax non ffdèles est obecurité. O per legat, o per rinercowts, o per do que hom fai a sa mort. Trad, du Code de Justinien , fol. 13. Ou par legs , ou par fdéicommis, ou par don qu’on fait à sa mort. cat. Fideicommis. nsr. Fideicomiso. ponr. Fideicommisso. 17. Fedecommisso. Ja non er s0s r1xcs ni 508 privatr. Veirem qual sersn nostre Fran. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 93 et 42. Jamais je ne serai son fidèle ni son ami. Nous verrons quels seront nos fidèles. asc. ra. Samnel fud fedeil prophète Deu. Anc. trad. des Livres des Rois, fol. 6. |11. FIZANSA, rIANSA, s. f., lat. riDxNTIA, Les dernières divisions de nostre France] confiance, foi. sous en rendent ſidel tesmoignage. Es la res on ai mais de r1zansa. Caxcs po BezLey, Diversités, t. I, fol. 03. RAMSAUD DE VAQUEIRAS : Era m requier. r. Fidel, fiel. use. pont. Fiel, 1r. Fedele. C’est la chose où j'ai plus de confance. Non ai mais FIZAMSA 7. FIZELMENS, FIFLMENT, FIDELMEN, ado., En augur ni en sort. fidèlement. B. ne VENTADOUR : Lanquan vei. Fizzruume et utilmens, al miel que ieu| °° plus foi en augure ni en sortilége. sai Dits qu’ieu sm tan saut cam pnesc en aus po Cartulaire de Montpellier, fol. 43. La melhor domne,e m met en an rransa. Fidè lement et utilement, au mieux que je pourrai. RamBAUD DE VAQUELAS : Era m requier. Dit que j'aime aussi haut comme je puis en sus la A bons fe e rIELMENT. meilleure dame , et me mets en sa foi. Tic. de 1226. Arch. du Roy., J. 320. 9 Eu bonne foi et fidèlement. — Assurance, traité. It. 37 FE Non vol sa riausa, Ans vol guerra mais que cailla esparviers. BenrranD DE Bonn : Mies sirventes. 290 FE Aquest comenset a far synagoge. Trad. das Aetes des Apôtres, ch. 8. EAMSOSAMERT en La Ne veut son traité, mais veut guerre plus| Celui-ci commença à parlet hardiment dans ls 11 qu'épervier caille. Vos non tenets sagramen ni prans T. »’Aus. Manquis er DE H. DE VAQUEIR Vous ne tenes serment ni traité. — Hommage. Us fauc de mi rrsamsa A lei de fin amador. G. Fawir : Jausens en gran. Je vous fais hommage de moi, à la manière de fäèle amant. Adv. comp. Lhi Breto e Ihi Gasco, dic à rramsa, Ja non aarsn reprapche nulh lace Fransa. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 26. Les Bretons et les Gascons , je le dis avec con- fance , n'auront jamais reproche nulle part en France. ame. ra. Nostre père decéa Qui en vos avoit sa fiance. Roman du Renart , t. 1, p. 18. Celay en qai le roy avoit la plus grand An. Monsraeuer, 2. I, fol. at. Ce n'est pas grand honneur d'abuser d'an amant Qui necroyoit qu'en vous; vous estiez w Premières auvres de Desportes , p. 196. axc. car. Fidansa, car. mon. Fiansa, xs. Fianza. vont. Fiança. rr, Fidansa. 12. FizANSOS, FIANSOS, adj., assuré, confiant. Fizaxsos, franch € ses paors. Drvoes DE Paapes , Poëme sur les Vertus. Confiant , franc et sans peur. Si as aurit alcans mala paraula de ton amic, no la retraire, wiamsos qu'en te remenis fidens. Trad. de Bède, fo. 75. Si tu as oui aucune mauvaise parole de ton ami, ne la divulgue pas, confiant qu'il restera affectionné Ainz toz segars e fancos.… seit segars e fancos. | B. va S. Mauss, Chr. de Norm., fol. 16, 24 et 96. 13. FiZAWSosaMEnT , adv., de confiance, hardiment. nagogue. 14. Fuansar , v., promettre, garantir. Certas, dis Olivier, be us volem rima Que ja no us falirem. Roman de Fierabras, +. 09}. Certes, dit Olivier, nous voulons bien vous pre mettre que jamais nous ne vous manquerons. ir. Fidansare. 15. ArizAMEN, s. m., affection, alta chement. Selh que mante faiditz Per honor de ai meteys, Quan fai bos acordamens, À sol los arrramens. Benraano DE Bonn : S'abril Celui qui maintient les bannis per bonseur d soi-même , quand il fait bons traités, a seal leaf tions. anc. car. Afiansament, 16. AFIAR, AFFIDAR, AFIZAR, v., 250 rer, affirmer, garantir. Arrrvan los... fare. Tit. de 1068. Hist. de Languedoc, LU, pe... $ Garantir les... fer L'almiran, vostre payre, m'o à fait ar Roman de Fierabras, v. 25% L'émir, votre père, me l'a fait assurer. Cascus plia, en sos digs, et arra Que sa domna es la genser que sia. AnauD pe Manuntz : L'ensenbameit Chacun garantit et 4ffrme, en ses paroles. set dame est la plus gente qui soit. Membre ‘h cam m'apizur an ser, Al sien maner, So per que m ani pucis ennortets. Graavp pe Bonmei : Nalls res. Qu'il lui sonvienne comme elle m'assure uen en sou manoir, ce par quoi je me suis emsuile * couragé. — Convenir, accorder. Part. pas, Car ab lo rei s'es artirs. RTRAND DE Bon : Corta € gueris Car il s'est accordé avec le roi. On nommait son arizar, le jour FE tréve établi pour la sûreté des voya- geurs. Per camis non anara saumiers, Jonas arisarz, ni borjes ses duptauss. BraraanD DE Bosx : Mies sirventes. Conducteur de bêtes de somme , ui bourgeois n’ira uns crainte par chemins au jour de sireté. ABC. PR. De prendre Normendie s'érent entr aſié.. Par fei, vos af, se je 1 truis, Premier i ferrai, se jo puis. Roman de Rou, v. 3246 et 8888. S'entrejurent et affient Qu’à lor pooir s’entraideront Roman de la Rose, v. 15318. Cascans forment li affa K'à son pooir li aidera, Roman du comte de Poitiers. anc. se. far. 17. Affidare. 17. Ârlansan, v., affier, prêter foi, jurer obéissance. El se deu Artansan ves lo senhor. Charte de Mont ferrand, de 1240. Il se doit affer vers le seigneur. asc, rn. Tote eissi fu l’ovre apaissée, E des deux pars afiancée… Aseuré e afancdé. B. px S. Mauns, Chr. de Norm., fol. 176 et 24. FE 291 $ubse. Be l'en podo vese: anar li norzsarz. Roman de Fierabras, 3516. Bien l’en peuvent voir aller les meécréants. 20. InripeziraT, s. f., lat. INFIDELITA- Tem , infidélité. , De la via de rxr1pazirar a la fe crestiana. La 1xrivsLrraT dels payas. L'Arbre de Batalhas, fol. 14 et 7. De la voie d’{nfidélité à la foi chrétienne. L'infidélité des palens. car. Infidelitat. xsr. Infidelidad. von. Inf- delidade. re. Infidelità , infidelivate , infi- delitade. 21. INrisez, ENFIZEL, adj., lat, INIDE- Lis, infidèle. La regio dels 1Nr1z215. Eluc. de las propr., fol. 151. La région des inffidèles. Sus los fizels e sus los anrizazs. L'Arbre de Batalhas, fol. 84, Sur les fidèles et sur les infidèles. CAT. AnC. xsP. Jufidel. xsP. MOD. rot. Jnfiel. ir. Infedele. 22. DesrRuALTAT, 5. f., déloyauté. La pesrzuazrTaT dels baros. Cat. dels apost. de Roma, fol. 151. La déloyauté des barons. UT. Afansar. xsP. Afiansar. ronr. Affiancar. 23. ConrIDENCIA, 5. f., lat, ConNrIDEx- 18. Nowres, s. f., non foi, infidélité. Tan los destreing xowrss e cobeitatz. Sonpsc : Qui be s membre. Tant les presse non foi et avidité. Porta clan d’engan e de nosrs. Guiciauus DE BERGUEDAN : Amicx. Porte clef de tromperie et d’infdélité. asc. ra. Ne vout covrir plus son deslei Ne sa mauté ne sa nonfei. B. pzS. Maux, Chr. de Norm., fol. 184. 9. Norrcan, NOFEZAR, V., parjurer, mécroirc. Mal bossi fay qui s Nora. Leys d’amors, fol. 32. Mauvais morceau fait qui se parjure. Part. pas. De pavas e de Turex e de gen xorxzapa. Roman de Fierabras, v. {{4ot. De paiens et de Tarcs et de gent mecréante. TIA, confiance. Mont de coxrIpanciA et segurtat, quar eu el no ha serpens. Eluc. de las propr. , fol. 160. Mont de confiance et sûreté, car en lui n'a serpents. xsp. ronT. Confidencia. 1r. Confidenza. 24. Corizansa, s./f., confiance, assu- rance. Ieu ey tau gran corisansa ad elh. PaILOMENA. J'ai si grande confiance en lui. Ab gran corrsassa del ajutori de Dieu. V. et Vert., fol. 65. Avec grande confiance de l’aide de Dieu. car. Confiansa. sv. Confianta. pour. Con- fanca. rr. Confidansa. 25. CorizAMEN, s. m., confiance. 292 FE Per corIZzAMEN C’ai bon en Dieu. B. CansoneL : Per espateer. Pur la bonne confance que j'ai en Dieu. ir. Confidamento. 26. CorizaAmEn, adv., avec confiance. Corrzawan se vol pregar,ayssi coma bon payre. F. et Vert., fol. B7. Il doit se prier avec confance, ainsi comme bon père. 27. Dssris, adj. , défiant, qui doute. Car lo cors de sancta Enimia Dis hom que es a Sant Danis, E per aysso n'era DESFIS. V. de sainte Énimie, fol. 55. Car on dit que le corps de sainte Enimie est à Saint-Denis, et pour cela j'en étais défiant. 28. Conripar, corIzan , »., lat. coNrI- pere, confier. Coxripas vos en Dieu omnipotent. V. de S. Honorat. Confez-vous en Dieu tout-puissant. Mais corizan se en la mantenensa de Dieu. V. et Vert., fol. 30. Se confier davantage en la protection de Dieu. Part. prés. So que elhs cuio fair de nos, nos forem d’ elhs, corisaxs en Dieu. PHILOMENA. Ce qu’ils croient faire de nous, confants en Dieu, nous le ferons d'eux. CAT. a$r. PORT. Confiar. 1r. Confidare. 29. DESFIANSA, DESAFIZANSA, 5. J., lat. DIfFIDENCEA , défiance. M'avetz trail ses DSSFIANSA. B. px Vexrapoun : Tuit sels que. Vous m'avez trahi saus défiance. Ancmais miei huelh no m foron traydor, Mas aras m’an trait ses DESFIANSA. AUXERI DE PEauILAIN : Hom dits. Jamais mes yeux ne me furent traîtres, mais maintenant ils m’ont trahi sans défance. Anc pueis no vi vostra DESAFIZANSA, Pois a vos plac que per vostre m prezes. Giraup Le Roux : Nuls hom. Je ne vis oncques ensuite votre d£fance, depuis qu’il vous plût que vous me prissiez pour vôtre. Axc. FR. Willealme le desfa, Et desfiance li manda. Roman de Rou, v. 11073. cat. anc. asp. Desfiansa. rr. Disfidansa, diff- denza. FE 30. DasriAn , DESFIZAR, DEZAFIZAR, D. lat. pifrinene, défier. Si non o vols fayre, ieu ti venc pzsru. Roman de Fierabras, v. 85. Si tu ne le veux faire, je te viens défier. Si s pasrizæaOn € si s partiron mal. V. de Bertrand de Born. Ainsi se défièrent et ainsi se séparèrent mal. D’ aquesta ora enan vos DESAFISL. Roman de la Prise de Jérusalem , fo. q De cette heure en avant je vous défie. Part. pas. Ben degratz aver Dssrizabs Me e tota ma cavalcada. Roman de Jaufre, fol. P. Vous devriez bien avoir défé moi et lonte ma cavalcade, — Désavouer, attaquer. Mas sel que lauza folia, E no blasma ni castia Malvatz faitz, nilos pusria, Pecc’ ab doble faillimen. P. CanpinaL : Jhesum Cri. Mais celui qui loue folie, et ne blème ni chitit mauvaises actions, ni les aftague, péche ate double faute. | Per que Dieus vos pasrra. G. Faïnir : Era nos sis C’est pourquoi Dieu vous désavoue. — Déposséder d’un fief. Part. pas. D’ Andussa pusrrats. RamsAUD DE VAQUEïRAS : Leu settt Dépossédé du fief d’Anduse. AnC. CAT. Desfiar. cAT. MOD. zsr. Pont. Des fiar. 17. Disfidare, diffidare. 3r. CONFEDERATION, CONFEDERACION, f., lat. conroznERATIONEMR, confédérs tion, alliance. ConrapznaTion entre bos es et pot ess preservation. | Tic. de 1418. Hist. de Languedoc, t J A col. 414: _ Alliance entre les bons est et peut être présent tion. Lialsamistats et conrsoaacronssian ſacha Quals que sian alcanas amistats et corr DERATIONS. Tit. du xiv° siècle. Doat,t. CLXXII, fol. 7° Loyales amitiés et confédérations soient fautes. Quelles que soient aucunes amitiés et con/ck” tions. car. Confederaci6. sr. Confederacion. 1 Confederacäo. 17. Confederasione, FE FE 293 32. Conrrpenansa , s. f., alliance, con-}] Sio raoyzs si cum deu. ur Trad. de la Règ. de S. Benoît, fol. 31. fédération. , Soit profès ainsi come il doit. ni gran coxransaawsa am Miquel, empe- car. Profes. xsP. Profeso. vont. tr. Professo. rador. Cat. dels post: de Roms, fol. 113. | 38, Pnorxssan , v., promettre, s'engager. Eat grande alliance avec Michel , empereur. Part. pas. Lor propri sanc... avian PROr:S a asc. ss. Confederansa. escampar per la defensio de la Terra Sauhte. . r 42 . Cat. dels apost. de Roma, fol. 151. 3. Coxrapanam y V., confédérer, allier. Avaient promis leur propre sang à verser pour la E’ls coxrapanzT am se. défense de la Terre-Sainte. E'ls coxrepenzTr am lo rey. Cat. dels apost. de Roma, fol. 112 et 178. SAT. — r. xsr. Profesar. ronr. Profes- Et les allia avec lui. sar. 1T. Professare. Et les confédéra avec le roi. 39. Rarizan > Des confer. … Per fraire ni per nebot, No s deu negus hom nærizan, Part. pas. Era coxrananaTz am Saladi. Cat. dels apost. de Roma , fol. 162. Euit allié avec Saladin. B. ManTin : Faray un vers. a. ss. PORT, Confederar. 17. Confederare. Pour frère ni pour neveu, ne se doit nul homme « . ⸗ 2 confer. 4. Desrezan, »., être sans foi, mécroire. car. Refar. Part. pas. _ Olivier, dits lo rey, Dieus, per sa pietat, 4o. Feu, rizu,s. m., lat. reudum, fief, Ti sia en ajada del paya n«srazar. hommage. | Sarrazi l’encauso, li colvert nesrezar. Dans le testament de Raimond Ie, Roman de Fierabras, v. 804 et 3714. Olivier, dit le roi, que Dieu , par sa pitié , te soit comte de Rouergue ; de l'an 961 on æ aide contre le païen mécréant. lit plusieurs fois À F£«0, à féef. Les Sarrasins le poursuivent, les perfides mé- Eu coms, li do lo castel d’Eisena a ruu. creanis. Tit. de 1135. Bosc, Mém. du Rouergue. asc. Fa. Ferez, baron, sur la gent deffaée. Moi comte, je lui donne le château d’Eisene à fef. Roman de Roncevaux. D’ aitan vos ochaison, Qu'il fera la bataille an paien deffaé. S’ueymais laissatz vostres rraus, Roman de Fierabras en vers français. No m mandetz querre los mieus. js . , Le DAUPHIN D'AUVERGNE : Reis pus vos. . Drsxorezan , v., être sans foi, mé- D’antant je vous accuse , si désormais vous aban- croire. donnes vos fiefs, que vous ne me mandiez de qué- Part. pas. Los Turcx fals e DEsmNOFEzATs. rir les miens. _ Foiquer ne Romaws : Tornatz. Non ai dreg el r1au qu’ ieu ai, Les Tures faux et mecréants. S’ ai senbor don mov mails en ve. 4 P. Roë1ers : Tant ai mou. 6. Paorzss10 » Sf, lat. PROFESSIO , pro- Je n'ai pas droit au fef que j'ai, s’il en vient mal fession. au seigneur dont il relève. Loc. Cill que ill devon son rsau servir. BERTRAND pe Box : Cortz e guerras. Ceux qui lui doivent servir son fef. Si Dieus deges tener FIav, De vos tengra la sua part. . , AnnAUD DE ManuxiL : Totas bonas. Ur. Professiô, er. Profesion. ront. Profis-| Si Dieu dût tenir fief, il tiendrait de vous la säo. 1r. Professione. sienne part. | a Tener a rrau nobleet rixu ondrat. le. ProrEs , s. m., lat. PROFESSUS, profès, Tit. de 1265. Doar, t. CLXXIL, fol. 156. religieux qui a fait profession. Tenir à fef noble et fief honoré. Al recebre , fassa paorzssto en l’oratori, vezeu toz. | Trad. de la Règ. de S. Benoît, fol. 30. Au recevoir, qu’il fasse profession en l’oratoire, aux yeux de tous. 294 FE Fig. Quec jorn vos tramet per rLau Cent sospirs. | G. Macnsr : Atrestan. Chaque jour je vous transmets pour hommage cent soupirs. | De vos teng mon aloc e mou rat. Forquxr px Rowaxs : Ma bella. De vous je tiens mon aleu et mon fef. Prec lOmnipoten Qu’ ir’ e dolor tos temps lor don’en rev. B. Zonci: On hom plus. Je prie le Tout-Puissent qu’il leur donne à jamais en fef tristesse et douleur, ANG. rR. En feu ceo perpetuament E en alo tot quitement. B. ne S. Maure, Chr. de Norm., fol. 51. ANC. CAT. Feu. CAT. MOD. ESP. PORT. IT. Feudo. 41. FEUATGE , FEUADGR, FEUSATCE, $. m., inféodation. Aquest FEIVATGE et totas las causes en cesia carta contengadas. Tit. de 1330. Bordeaux, bibl. Monteil. Cette inféodation et toutes les choses contenues en cette charte. Feus, reffeus, rauApes. T'it. de 1308. Dour, t. CLXXWAH , fol. 292. Fiefs, arrière-fiefs , in féodations. Per quatre deniers. carta de rrUsATGr. Tir. de 1265. Doar, t. CLXXVII, fol. 145. Pour quatre deniers. charte d’inféodation. 42. Feusar, FEuAL, s. m., féal, vassal, feudataire. Homes, femnes, rzusALS et reire fousals. T'it. de 11271. Dour, t. CLXV, fol. 226. Hommes, femmes , vassaux et arrière-vassaux. Del senber de Monpeslier e de sos rRuALS. Statuts de Montpellier de 1204. Du seigneur de Montpellier et de ses fetidataires. — Adject. Féodal. Del senhor rsutas de cuiote. Ord. des R. de Fr., 1463,t. XVI, p. 126. Du seigneur /éodal de qui il le tient. Am senhoria bassa, s0 es assaber clamors FEUSALS. Tic. du xius siècle. Doar,t. CXVIIL, fol. 35. Avec seigneurie basse, c’est à savoir clameurs feodales. CAT. ESP. PORT. Feudal, 1r. Fendale. 43. FEUZAMENT, s. ru. , fief. FE En rxuzamxnT... per las costumas geserils - d'Agenes. Tit. de 1266. Doar, t. CLXXII, fol. 195. En fef... par les coutumes générales d’Agenos. hh. FEUAMENT, FEVANMENT, ado., ſeo- dalement. A dat, donat... en ffeus rEuAxxnT. Ti. de 1335. Bordeaux, bibl. Monteil. A donné, livré... en fiefs féodalement. Antreya en feu FEVANMENT. Tic. de 1413, de S. Eulalie de Bordeaux, bb. Monteil. Octroie en fef /éodalement. 45. FRUATEIR, FEUZATIER, FIUATE, FUIATIER, FEVATIER , FIEUSIER, 5. M, feudataire, féal, vassal. Com bos sen hor deu far a son bon Fruarun. Tit. de 1239. DoarT , t. CXXIV, fol. 300. Comme bon seigneur doit faire à son bon ↄaial Bos rEUzATIERS et leials Lhi sera. Ti. de 1287. Doar, t. CXXX, fol. 158. Lui sera bon et loyal feudataire. Si lo rruATER negava al senhor son fins, 1 o partida. Cout. de Condon. Si le vassal niait au seigneur son fef, Lout o partie. Doni maudament et comande als sobredigs FUIATIERS. | Tit. de 1276. Dour, t. CVI, fol. 355. Je donue ordre et commande aux susdits nessszr El sobredigz F&VATIERS. Tit. de 1243. Arch. du Roy., J.35. Le susdit feudataire. Serai bos... leials rIRUsIERS. Tit. de 1278. Chat. de Capdenac Je serai bon. loyal feudataire. AEC. CAT. Fenater, fevater, feudater. xs. Rai. ® 1r. Feudatario. 46. ArRUSATGE, s. m., inféodation. Autreiec a fieus la meitat de la terra, ci apar en la carta del arzusaTes. Tie. de 1287. Doar, 1. CXXX, fol. 15 Ottroya à fief la moitié de la terre, comme il ap paraît ea la charte de l'in/édoation. 47. AFFIEUSAMENT, AFIUAMENT , 5. M: inféodation. La dita venda o lo dit AFFIRUSAMENT. Tic. de 1294. Doar, t. XCVII, fol. 25” Ladite vente ou ladite in/codation. FE Per manieira d’ArIUAMENT. Cout. de Condom. Per manière d’ixféodation. 48. ArrruaTor, s. m., inféodateur, qui donne à fief. Senhors o AFrF«UATORS. Ne. de 1486. Bordeaux, bibl. Monteil. Seigneurs ou isféodateurs. 19. AFFRAUAR, AFIUZAR, AFEOSAR , V., in- féoder, fieffer. O vendre o AFFEDAI. Tit. de 1305. Dour, t. CLXXVIII, fol. 137. Ou vendre ou in/éoder. Cascuna persona volen vendre... AFIUzAR... donar. Cout. de S'aussignac de 1319. Chaque persoune voulant vendre... inféoder… donner. Per donar o per Arzsosan. : Tic. de 1274. Dour, t. CXXX, fol. 57. Poar donner ou pour ir/éoder. Part. pas. Lo deyt Elias Toupin arrruar. Tic. de 1402. Bordeaux, bibl. Monteil. Ledit Élias Toupin fefé. Snbst. Lo deit AFr«uAT no deu layssar ni gar- pir lo deit ffea. Tit. de 1335. Bordeaux, bibl. Monteil. Ledit feffé ne doit laisser ni déguerpir ledit fef. 0. Ixrgupacionx, s. f., inféodation. Âquesta..… INFKUDACION. Ab los dreytz et devers et 1NFKUDACION. Ti. de 1402. Bordeaux, bibl. Monteil. Cette. inféodation. Avec les droits et devoirs et in féodation. QT. Enfeudaciô. se. Enfeudacion. vont. En- feudecäo. 1r. Infeudazione. n. Rerreu, s. m., arrière-fief. Feus, aurrzus, feuadges. Tit. de 1308. Doar, t. CLXX VIII, fol. 292. Fiefs , arrière-fefs, inféodations. 2. RAIREFEUSAL, S. m., arrière-vassal. Homes, femnas, fensals et RRIRRFRUSALS. Tic. de 1121. Doar, t. CLXV, fol. 226. Hommes, femmes , vassaux et arrière-vassaux. 1). ARRERFIEUS, AREFIEUS, S. M. , ar- nière-fief, Si contrast ni desacort es entre lo maior FE 205 senher del fiens et son fiager sobre P anxrsaus de son fieus, per rason del dit contrast d’an- RERFIEUS, Cout. de Condom: Si contestation et désaccord est entre le premier seigneur du fief et son fendataire sur l’arrière-fief de son fief, en raison de ladite contestation d'arrière- fief. 54. ARREAFIUAMENT , #. M., arrière-in- féodation. Que sia transportada d' una persona a autri ses ARREAYIUAMENT. Cout. de Condom. Qu’elle soit transportée d’une personne à aulre sans arrière-inféodation. 55. AnFrIUATER, s. m., arriére-feuda- taire. L’'AREFIUATER O J’ARRFIUATERS son ten- gutz. Count. de Condom. Les arrière-feudataires ou l’arrière-feudataire sont tenus. 56. ARREAFIUAR , ®., donner à arrière- fief. AÂquest meteizs que ARREAFIUARA.. Cap- Casau. Cout. de Condom. Celui-ci même qui donnera à arrière-fief..… chef- casal. 57. SOBREFEU, SOBREFIEU, $. m., Sur- fief. Ni devo re donar a sosaærau del sobre dig logal. Tit. de 1243. Arck. du Roy., J. 325. Ni doivent rien donner à sur-fef du susdit local. Si alcus fa sosaerirus, deu si retener cap- fieus. Tit. de 1265. Dour, t. CLXXII, fol. 136. Si aucun fait sur-fefs, il doit se retenir chef-fief. 58. SoBrereusar, »., sur-inféoder. Donar... e soBR«rzus An. Tic. de 1265. Dear, t. CLXXII, fol. 135. Donner... et surinféoder, bg. SOBREARREFIUAR, V., donner à sur- arrière-fief. Nalh fiuater no pusqua s08AKARREFIUAR. Cout. de Condom. Qu'aucun feudataire ne puisse donner à sur-ar- rière-fief. 296 FEB FEBLE, risce @nesce, adj., lat. réxei- LEM, faible, fragile. Ad home rrss et a malaude. Mas sy el era malaudes o rracus. Liv. de Sydrac, fol. 80 et 22. À homme faible et à malade. ‘ Mais s’il était malade ou faible. Cel non es bos que a raxsra scala s te. Poëme sur Boèce. Celui-là n’est pas bon qui se tient à faible échelle. El temps de la rxsca moneda. Tit. de 1316. Doar, t. LI, fol. 452. Au temps de la monnaie faible. Fig. Nos em totz paures de poder, et tan ri- »LEs en tota virtutz. V. et Vert., fol. 45. Nous sommes tous pauvres de pouvoir, et si fai- bles en toute vertu. ANC. CAT. xse. Feble. 2. FaBLAMEN, adv., faiblement. Albres joves e grailes que es pauremen € FEBLAMEN mes en terra. Liv. de Sydrac, fol, 94. Arbre jeune et grêle qui est pauvrement et fuible- ment mis en terre. xse. Feblemente. 3. Feeur, adj., affaibli. Senhors, ara vos membre com nos teno FRBLITZ. GUILLAUME DE TUDELA. Seigneur, maintenant qu’il vous souvienne comme ils nous tienneut afaiblis. 4. FEBLEZA, s. f., faiblesse. Per la rascxza de la servela. Liv. de Sydrac, fol. 58. Par la faiblesse de la cervelle. ANC. CAT. Feblea. 5, FesLeTar, s./f., faiblesse, fragilité. Per la rescarar del estomac. Aisso lor ave de rascxrar de cor. Liv. de Sydrac, fol. 80 et 74. Par la faiblesse de l'estomac. Cela leur advient de faiblesse de courage. ANC. FR. Par defante de Roïz, è par ss fichleté. Roman de Rou, v. 182t. AnC.use. Febledad., 6. Feszezin, v., faiblir, affaiblir, plier. _" Meravil me cam puesc en pes tener, FEB Si m rasLasts e m fai tremblar e fondre. Izann RisoLs : À ylas tant sy. Je m'étonne comment je puis tenir en pieds , tt m'affaiblit et me fait trembler et fondre. Part. pas. Eu gren pantais sui rascssrri, Per lieis cui beutats vole formar. B. De Vexrapoun : Quau lo boseatga. Je suis affaibli en pénibles rêves, par celle queh beauté voulut former. Mas lo trichament seris FasLxsrrz. B. Manrix : Companho per. Mais la tromperie serait a ffaiblie. axc. ra. E li dus alouent fébiéiant. Roman de Rou, v. 85%. 7. AFBBLIR, AFLESIR, 2., faiblir, affi- blir. El comenset ad ArLEnIR 6 esser agreriat de malacotie. Hist. abr. de la Bible, ſol. 3. I1 commença à fziblir et à être affecté de mali. La filhe de la regina s’ arr, e moride hs. Abr. de CA. et du N.-T., ſol. X. La fille de la reine s'afaiblit, et mournt de his. Quan cuias esforsar, tu ArLEnts. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 4} Quand tu penses renforcer, tu faiblis. Part. prés. Quan lo caps dol, van ki membr'arants. Pos Sanrevis : Narrits. Quand la tête souffre , les membres vont faibus- sant. ANC. FA. Tant jnt e tant jana ke malt fa aflebi⸗ Molt sont Li bon e li herdi Amenuisé et afiébli. Roman de Rou, v. 3134 et 6%. ANC. CAT. Afeblir. 8. Areprezra, v., affaiblir. Lhi arapcazrs la servela. Liv. de Sydrac, fol 5. Lui affaiblit la cervelle. xsr. Afeblecer. 9. Arzesuian, v., faiblir, affaiblir. Per que s anet mOs cors APLEBEIAY- BenrraxD DE Bonx : Fuilhetas vos mi. C’est pourquoi mon cœur s’alla fœiblissanl. Ce mot est remplacé dans quelqu manuscrits par AFREOLLAN. FEB asc. ra. Tant estoient afebloié que il ne pooient mès sonffrir les assauls. Rec. des hist. de Fr.,t. V, p. 260. Car vieus est et afebloies. Roman de Dolopatos, v. 350. Il afoibloterent et perdirent si du tout leur uom et leur force. Jormvrirs, p. 188. 10. Exrazre , 9, faiblir, plier. L'albres comens’a xwreszre. Liv. de Sydrac , fol. 73. L'arbre commence à plier. 11. ENFRBLEZIR, ENFLEBECIR, vV., faiblir, plier, affaiblir. Esrz»cezrsc lo cor e ’l seu. GinauD DE Bonuxii.: Plaing e. Afaiblit le cœur et le sens. Port. pas. No s’es meravilha sis tots awrLesacis. Roman de Fierabras, v. 1236. Ce n’est merveille s’il est tout afæibli. — Infrmer, invalider. Revocatz, RNFRSLESITZ ni anptlats. Fit. de 1831. Bordeaux, bibl. Mopteil. Béroqués , infrmés et annulés. FEBRE, s..f., lat. resnem, fièvre. El jagnes .xrurr. ons de la Faux cartana. GurcLauxe De LA Toun : Un sirventes. I gésit quatorze ans de la fèvre quarte. Dieus m'a dada rasax tersans dobla. R. Gaucezx pe Bezrens : Dieus m’a. Dieu m'a donné fèvre tierce double. Sinon r«sa” agnda vos destrenha ls costatz. ALBERT DE SISTERON : Dornpna. Sinon que fièvre aiguë vous serre les côtés. Val contra »z»a«s quartana et cothidiena. Eluc. de las propr., fol. 201. Vant contre fèvres quarte et quotidienne. car. Febra. use. Fiebre. »onr. Febre. xT. Febbre. 2. Fænos, adj., fiévreux. Co hom rasnos e malaute. Estara rxunos. F., et Vert. , fol. 100 et 147- Comme homme févreux et malade. Sera févreux . Boc... tots temps es FEBROS. Eluc. de las propr., fol. 252. Bone... est toujours fevreur. II. FEC asc. ra. Homs devient à force amorox Tot ensement comme Roman ds Partonoper de Blois. Not. des Mas. t. IX, p. 72. caAT. Febros. ronr. Febroso. 1x. Febbroso. 297 3. Fesair, adj., lat. FEBAILIS, fébrile. Per accio de calor rasarz. Eluc. de Las propr., fol. Bi. Par action de chaleur fébrile. asp. onr. Pobril. 17. Febbrile. 4. Fapnicrran, v., lat. rasnicrrane, étre fébricitant, avoir la fièvre. Fa FESRICITAR. ÆEluc. de las propr., fol. 90. Fait étre fébricitant. Part. prés. So rzsarcrrans d’aguda febre. Subst. Donat 4 rasarcrrans. Eluc. de las propr., fol. 85 et 200. Sont J'ébricitants de fièvre aiguë. Donné à fébricitant. xsr, PORT. Febricitar. 17. Febricitare, febbri- citare. 5. Arts nir, adj., fiévreux. Plus que deguns malantes cant estay Ar=DarTs. P. de S. Honorat. Plus que nul malade quand il est févreux. FEBRIER, s. m., lat. FEBAUGRÈNS, fé- vrier. Ges autres vergiers No fai fuilhar mars ni rran:xns. BenaTaaAnD Ds Bonn : Fnilhetas ges. Mars ni Jévrier ne fait point feuiller autres vergers. car. Febrer. xs». Febrero. PORT. Fepereiro. IT. Febbraio. FEBUS, s. m., lat. PmorBus, Phébus. Apelavo"l Fasus, que vol dire bel, Eluc. de las propr., fel. 116. L’'appelaient Phébus, qui vent dire beau. asp. POAT. Febo. FEC, rerz, s. J., lat. ræx, lie, sédi- ment, matière fécale. Pois pogra leu issir rucs. À. Dantet : Pus En Rsimons. Puis pourrait facilement sortir matière fécale. Tartari es rauza o rRTz de vi en l’estrem del tonel indurzide. 38 298 FED Melpuaolis es humor espessa et grossn, de la rxrs del sane engendrada.… et engendra si{. el sanc, cam la sers el vi. | Eluc. de Las propr., fol. 193 et 3t. Tartre est sédiment ou 1 lie de vin durcie au fond du tonneau. Mélancolie est humeur épaisse et grosse, engen- drée de la lie du sang... et s'engendre au sang, comme la lie au vin. ANC. CAT. PLUR. Feces. AnNC. us. PORT. Fez. ir. Feccia. FECULENT , ad., lat. FECULENTUS , épais, féculent. Si... sanc es mot FECULEnNT. Trad. d'Albucasis, fol. 55. Si... le sang est moult épais. xs». ORT. KÆcculento. FECUNDITAT, s.f, lat. rRounDITATEM, fécondité. FacunoiTaT, qui vol dire fertilitat. Eluc. de las propr., fol. 207. Fécondité, qui veut dire fertilité. car. Fecunditat. sap. KFecundidad. vonzx, Eoc- cundidade. 17. Fecondità, feconditaie, fe- conditade. a. Faconpariu, adj., fécondant, qui féconde, fertilisateur. Solelh ha virtat rEcunDaTIvA. Aygn.. eum sia de terra r&COMDATIVA. Eluc. de las propr., fol. 115 et 149. Le soleil a puissnce /écondante. L'eau... comme elle soit Jertilisatrice de la terre. 3. Fecunpan, v., lat. rxcunpage, fé- conder, fertiliser. De FECURDAR o emprenhar las ovelhas. Eluc. de Las propr., fol. 234. De féconder ou emplir les brebis. car. us». PORT. Kecundar. 1r. Fecondare. FED , adj., lat. rerus, fécond. Fomnas so ditss r«Das o fetozas, quan ad el engendrer 0 aptas. | Eluc. de las propr., fol. a6r. Les femmes sont dites fécondes ou prolifiques, quand elles sont aptes à l'engendrer. a. Far, s. m., lat. roxrus , fœtus, em- bryon. FED Entre que desconds... vzr. Trad. d'élbuensis, fo. Y. Jusqu'à ce que desrende… Le fœtus. CAT. ESP. PORT. 17, Foto. 3. Ferus, s. m., lat. rorrus, fœtus, embryon. Fatus.. pron noyriment el ventre. Eluc. de las propr., fol. 251. Le fœtus... prend nourriture au ventre. 4. Fxpa, rra,s.f., lat. roxra, féde, brebis, ouaille, Voyez Dexina , t 1, p. 142. Ieu gardiey rspas e anhels, RatnOnD D’AvVIGNOR : Sirveus. Je gardai brebis et agneaux. |” Car non amou las ras , sinon per la toyse. . La nobla Leycson. Car ils n'aiment les brebis, sinon pour la toisen. Aissi les menan que si eran ranas per le prats. ParLosts:. Ils les conduisent ainsi que s’ils étaient des brebu par les prés. Ce mot de la langue des tr oubadours explique le sens de rosras qu'on troure . dans le vers de Virgile : | Non insuets graves tentabunt pabela ras Vino., Eglog-L. En effet, les Latins , dans leur ln- gue vulgaire, avaient employé rœrss, pleines, en sous-entendant oves, et en- suite roxTa signifia brebis même; et le poète, rapportant les diseours des ber- gers, a fait passer dans la langue pot- tique ce mot, qui est resté dans a langue des troubadours et dans plu- sieurs patois de l'Italie. 5. Fanzrra, s. f, petite brebis, bre- biette, Les blankas r£onarras. B. Rascas : Touta bus. Les blanches brebiettes. 6. Ferans, ad). employé substantie- ment, brebis. Cum ovelhas nomnam varaus o fedes. Æluc. de Las propr., fol. 351- Comme nous appelons les auailles brebis on fédes. FEL FEL 499 7. Faros, adf., lat. rzruosas, prolifique. De ra abeurer. Fennss so dites ſedas o rx70ozas, quan ad el Pos pz Garpuit : So qu’ hom. engendrar so aptas. Abreuver de fel: Elue. de las propr., foi. 251. | Ag. Plus es ses var que colombe. … Les femmes sont dites fécondes ou proljfigues, . EL : no vei. quand elles sont aptes à l’engendrer. Est plus sans fel que colombe. car. Fel. se. Hiel. vour. Fel. rr. Fele. FEDEDA , s. f., hideur. Es per aquo raepa deforma del membre. |2+ FEL, FELu, adj. farouche, ernel. Trad. d'Albucasis, fol. 66. Voyez L818niTz, p. 114. Est par cela hideur de forme du membre, Toza, FELEH COf € salvatge Adomesg’ om per usatge. FEIRA , rixrna, rikna, 5.f., foire , Mancasaus ! L’autr ier. marché. Jeune fille, on apprivoise par usage cœur jarou- Al re n’anran al partir de la rxxna. che et sauvage. G. Ourviea ARLES, Coblas sparsas. Per pauc non a son sen perduts, Ik en auront autre elrose su partir de Îs foire. Tant fon rérs e mals et irais. Que puescan y esser FIRRAS Cad an. Roman de Jaufre, fol. 18. Charte de Gréalou, p. 106. Peu s’en faut qu’il n’ait son sens perdu , tant il fut Que des foires puissent y être chaque an. farouche et méchant et irrité. Fig. Erguel y fas e sobreÿra, anc. ra. Li siècles est fel et repoins. E t arma sec avol rxrn4. Fabl. et cont. anc.,t. 1, p. 358. P. CanDinaL : Jhesum Crist. Ne jà le fel liez ne sera Tu y fais orgueil et arrogance , et ton âme suit un Le jor q' autrui n’engingners. méchant marché. Roman du Renart, t.1,p. 7. Loc. Vostre cors gens Mais fel estoit et desloiaux. Es de bentat e de pres tan manens Fabl. et cont. anc. ,t. L, p. 208. Qu'en poirias #xrna tener en Franss, Quai toujours est fol et crocuz. R. Bistons : Qui vol yeser. Cnaazas D'OnLÉANS, p. 243. Votre ent est si riche de beauté et de mé- : . rite que 7 pourries tenir foire en Franee. 3. FeLon , FELHON, reLLON , adj. ; félon, Loc, pror. Es saubat en san’ o en mercat. cruel, courroucé. G. RAAMOLS: Ausir eugei. Mas vos, que li Toro razzos C'est su en foire ou en marché. Temion mais que leon. lea non ssp la r1ExAA Le DAUP&IN D'AUvEnGNE : Reis pus vos. Ou hom ia valor ven. Mais vous , que les Turcs felons œaignaient plus P. CaaninaL : Qui vol aver. que lion. Je ne connais la foire où on vend la valeut. Quar anc a nulh drut racuo ac. ra, La cort Richart semblout toz jors feire D’ amor no vi far son pro. u marchié. B. px VENTADOUR : Accosselbats. Roman de Rou, v. hf4o. Car oncques à nul amant félon je ne vis faire son car. ss», Feria. pont. Feira. 17. Fiera. profit d’amour. : Anc aulh temps, ab volantat rxcLowa, FEL, 5. m., lat. fx , fiel. À sou poble non fon eontrarics. Fac de ga] If daretz en condug. G. RiquiEn : Ples de. Lo »x2 li donatz d’an’ anguila. Jamais en aucun temps il ne fut contraire à son Devones nt PRaDEs, Aus. cass. peuple avec volonté /élonne. | Vous Jui donnerez en repas fel de coq. Mot fo forts la batalha e lo chaple »210. Vous lui donnes le Ael d’uns anguille. Dolens n’es l’auira, e n’a son cor ruro. Tots peysshos, oxceptat dalphi, han raz. Roman de Fierabras, v. 718 et 3687. Eluc. de las propr., fol. 55. La bataille fut monlt forte et le massacre ersel. Tous les poissons , excepté le dauphin , ont fol. L'émir en est dolent, et en a son cœur courroucé. 300 FEL FEL Substant. La bella rxc0x2 Ce fat ane bataille très dure et très feloneuse. Faotssanr, t. II, p. 3. Sap qu’ieu l'ai dig: ab qual gienh m' aucises. . RAMBAUD DE VAQUEIRAS : : D’amor no. rr. Fellonesco. La belle cruelle sait que je lui ai dit : avec quel. 1. FELONESSAMENT, ade., trait L stratagiee — a * lion. . Fellone. méchamment, irrévérencieusement. AMC. CAT. on. nsr. «IT. , Hom que es ples d'ira vai ii M. FELOMMAMENS, ado., traĩtreusement. | . Trad. de Bède, flat Dis r&LomAMENS tota la veritat. . nur qui * de colère va méchamment Li cal son a far rxLLONESSAMENT. Aist. abr. de la Bible, fol. 75. | Dit traftreusement toute la vérité. Trad. de la 2° éptt. de S. Pierre Lesquels sont à agir irrévérencieusement. B. FELLONIA, FELNIA, FEUNIA, $. f. bass. Auc. FR. Ji fat par .Anthaine décapité fébs- lat. rxLont1a, félonie, trahison, colère. nessement. Roma, per aver, | Œuvres d'Alain Chartier, p. #8. Faitz manta rELLONIA. En haut parole mont félenesemen, Roman de Garin le Loherain ,L 1, p.13. G. FicuztRas : Sirventes vnelb. Rome, pour richesse, vous faites mainte félonie. Ceo que f. élonessemen t Nos quert od fol décevement. Lai veug lo reis sa rRLxIA menar. | Poëme sur Boëèce. ‘ B. px S. Maux , Chron. de Norm., fol. G. Là vint le roi conduire sa félonte. ir. Fellonescamente.. Paubres d’ amor, e de rzunra ricx. ne : 8. Ferconnza , s. f., félonie. P. CARDINAL : D’un sirventes. Pauvres d'amour, et riches de félonie. Mas quant er lo jntgamens, Ven eu racconxra de cor. V. et Vert., fol. 13. Li valra pauc la rxunta Vient ea félonis de cœur. Nilengans nila bauxia. · FuLNKIAR, FEUNRIAR, FUREUR, no- P. Vipaz : Si mlaisave. | 9° » » , Mais quand sera le jugement, peu lui vaudra | Niam, v., faire félonie , tromper. la félonie et la tromperie et la fausseté. Si desreia . ‘ | Negns vas lei ni »rxLK&1A. — Chagrin, tristesse. P. Guurauxs pe Luzeane : Qui Na Canin. M en creis ira © FELN1A. Si nul s’écarte et fait félonie envers elle. Capxwer : À co m dona. Membres li, quan dons a tort Fauxzu Men croît tristesse et chagrin. Vas cel qu’il serv. Muer de dol, d'ira e de rxuxra. yR. Zoncr ? Pronsi deu. Carmes D'ANDUSE : En greu. Qu'il lui souvienne, quand dame fait féburi Je meurs de douleur, de tristesse et de chagrin. tort envers celui qui lui obéit. E”1 message, plen de Faux1A, Jovens runax” e trefana. Tornet o dir a son senhor. Mancasaus : El mes qua. R. Vipaz DE BrzauDux : Unas noves, Jeunesse trompe et se moque. Et le messager, plein de tristesse, retourna dire cela à son seigneur. — Gémir, s'attrister, Mon cor, quan no us ve, FAUNEYA. aAnc. CAT. Fellonia. xs». Felonia. 17. Fellonia. Gumaup Le Roux : Amors me. 6. FELoNES, adj., mauvais, cruel. Mon cœur, quand il ne vous voit pas, gémil FaLoxxssa vida d'home, Cavallier d’a pe qui maldits ni Fsoxu. Trad. de Bède, fol. 45. L'évique ox CLenmonT : Peire de. Mauvaise vie d'homme. Cavalier à pied qui maudit et gemit. Mortz FraLLONESsa , morts trephana. à 10. FeunEzAMENS, adv., traîtreusemeill Passio de Maria. Mort cruelle, mort perfide. ANC. Fa, La mer qui est plus felonnesce en yver. Jonvu. ux, p. 105. De Cahim , co ausis Habel rsuNEsAmE"S. Pixnnx DE Constac : El nom de De Cain, comment àl occit Abel traftreusement: FEM 11, EXFRLONIS, ©. irriter, rendre cruel. Adonc Blandin s’sxrsLonts. Roman de Blandin de Cornouailles. Alors Blaudin s’érrite. Layserai que s’xnrxLonreca la mieus ira contra els, Hist. de la Bible, fol. 32. Je permettrai que me colère s’irrite contre eux. ac. ra. Se preneut à afelonnir. G. Guiaat, t. II, p.92. 12. Esraznra, v., devenir furieux. El tremb} e sospira, e pres ad ssrazxre, GuuLLAUME pa Tupxza. Îl tremble etsoupire, et se prit à devenir furieux. 13. EsFrELENAR , RSFELLENAR , v., effor- cer,irriter, rendre cruel. En Pons no s’ xsF&LENA De recobrèr. RansauD DE VAQUEIRAS : El s0 que. Le seigneur Pons ne s’efforce pas de recouvrer. Part, pas. El vi venir xeFRLLENAT Lo jaian. Roman de Jaufre, fol. 6o. 1 vit venir le géant irrité. axc, ra. L'enfant s’en courrouca et s'’en/fe- lonna. Faoissaar, t. II, p. 31. 14. Esrecwezmm, v., altérer, rendre mauvais. Em n’ssrxcneuts mia color. Guxtavue pr CABESTAING : Ar vei qu’em. Var. Et m'en altère ma couleur. FELIGE, s. m. , jaunisse. Si vostr’ auzel FxL10x pren. Cant auéel a rare. Deupxs px PRipes, dus. cass. Si votre oiseau prend la jaunisse. Quand oiseau a jaunisse. LICITAT , s. f., lat. rxricirarem, felicité. En final ravicrrar. Eluc. de las propr., fol. 1. En félicité finale. eur. Felicitat. nsp. Felicidad. ronr. Felicidade. nr. Felicià, Felicitate, felicidade. FEM rx , 5. m., lat. rruus, fumier. OI pus fort que sans en ort. À. Danixz : Pus En Raimons. Sent plus fort que fumier en jardin. FEM 301 Del raxrs del gal i pauzærats. Deus ne Pagbes , dus. Cass. Vous y poserez du fumier du @q. So rus a greish do terra es competent. Eluc. de las gropr., fol. 239. Son f'umier est propre à engrais de terre. car. Fems. xsr. Fimo. 1T. füge, fimo. 2. FanTA, FENDA, ren y, s. f., fiente, excrément, Am renra de cabra. Pausa sobre aquela régoa de vacca ho- mida. Trad. d’Albucasis, fol. 9 et 68. Avec fente de chèvre. - Pose sur celle-là fente dy vache humide, Per r12nDA cauda de porc. Liv. de'Sydrac, fol. 117. Par fentes chaude de porc. car. Fempta. 3. FEmonIER, FERMORIER, 5. m., fumier. Cosai cant hom sent ramonran. P. Canin AL : Jeu non sai. Comme quand on sent fismier. Si com hom seutpudor de rznwonzæs. P. CanninaL : Ane no vi. Ainsi comme onu sent puanteur de furnier. ‘ axc. rR. Da coc racunteki monta Sonr un femier, à si grata. Manie DE France, t. Il, p. 62. Soit en palés, soit en femier. Roman de la Rose, v. 5911. cat. Femer. 4. Feuonie , romonIE, s. m., fumier. Per s0 rRMORtES no pudo en yvern. Pudor d’alh escantish pudor de romon:xs. Eluc. de las propr., fol. 268. Pour cela fumiers ne puent pas en hiver. Puanteur d'ail éteint puanteur de fumier. 5. Fremonas, s. m., tas de fumier. Coma .r. gran ramonas vil et aterrit que nou icta sinon ortigas. g° rus V. et Vert., fol. 95. Comme un grand (as de fumier vil et terreux qui ne produit sinon orties. 6. Femanuna , s. f., engrais. Fems a F«MADURAS. Eluc. de las propr., fol. 234. Fumier à engrais. 7. FEzmas, v., fumer. 302 FEM FEM Part. pas. Milgranier amar rumaz de fems! Je dois éaire le vers en telle rime, emsenlise « porci. .. Jéminine , qui rime bien. Elue. do las propr., foi. 196. Son mascalinss o ramaLas. Grenadier amer fumé de fumier de porc. Leys d'amors, fol. 50. De la terra no ae de C Sont masculines eu féminines. oué: ondom. . De la terre non fumée. - Subst. Las ramxLLas s0 plus frevols et de peior conplexio. car. Femar, Eluc. de Las propr., fol. 3%. FEME,, s.f,, lat. rewira, femelle, femme.] Les femelles sont plus faibles et de pire os . . plexion. Li vamx son desiron, Daupss DE PRADES, Aus. cas. 5. FRMIL, FEMENIL, FEMINIL, ad}. fémi- Les femelles sont désireuses. nin, de femme, de femelle . ? ? ° Adj. L'efan mascle o raus. Qui en loc rxuri. .Izanx : Digues me te. L'enfaut mêle ou femelle. Gaia feltat trobar. PrxnRE pe Bussienac : Pus lo dols. Par. a. Fauna, remexa, 5. f., lat, rmina,l Qui croit trouver fidélité en lieu féminin. femme. Feminis es aquel que perte a Las causes n- Ni hom ni r«mxa, homes ni rzwxas. MINILS s0lamen. | Tit. de 1059. J— Gramm. provenç. Ni homme ni ferme , hommes ni femmes. Le féminin ex celui qui appartient aus chus . , feminines seulement. Dis mal de las rxxxas © d'amor. F. de Marcabrus. Autr’ avoleza Fr=MENIL Dit mal des femmes et d'amour. Que nais d’ennec. . | De home sont e de ramxnas veuvas. Lawraanc CioaLa : Escur pris. V. et Vert., fol. 18. - Autre méchanceté féminins qui naît d'ennui. D'homme Libre et de femmes veuves. asp. Femenil. ronr. Feminil. sr. Femminie. —8 ‘se For vezos o alcuna rxmxxa de 6. FEMENIN, FEMININ ; adj., lat. ron- Statuts de Montpellier de 1204. eus, féminin. Ne doit forcer veuve ou aucune ferme de pren- Mots rEMxnIS pausats dre mari. En verses bos e grasits. ANC. ESP, AIuXRI DE PrcvrLain : Mantes vets. À esta buena femna quitala d’ est dolor. Mots féminins placés en vers bons et agréés. V. de S. Domingo de Silos, eop. 301. Una femna flaquiella à prennada. Milagros de Nuestra Senora, cop. 437. aNc. CAT. Femna, fembra, ner. Won, Hembra. PORT. Femea. 17. Femina, femmina. Las unas son mesculines et las autres r- MININAS. e Gramm. provexc. Les unes sont masculines et les autres /émiaiss. Subst. ramrxmis es aquel que perte a las causs 3. Fruenxex, s. m., chaleur, appétit de feminils solamen. Gramm. provese. la femelle pour le mâle. Le féminin est celui qui appartient sex des Li-feme sou desiron, féminines seulement. E I rruzuzcus si ’lls dentrenh. car. Femeni. xsr. Femenino. vour. Femiim. Deupes De Paanes , Aus. cass. xr. Femminino. Les fe 1l i i i 0 Les —— es sont désireuses, et la chaleur ainsi 7. Fenai, a dj. féminin, de femme. | . Cara virginenca et ramrwaL. 4 Fra, ad]. , féminin. Eluc. de las propr., fol. 36. Fig. Lo vers dey far en tal rima, Visage virgival et jéminix. Mascl' e rxuxc, que ben rim. ANC. 28», Ferninal. ronr. Femeal. rr. Femar GAvauDan Le Vieux : Le vers dey. nale. FEN , Évrmanas, xvmarnan , v., cffeminer. Part, pas. Le Kscriptara spella aytals homes EXFTEMINATE. V. et Vert., fol. 70. L'Éeriture appelle de tels hommes efémiaés. Hom castrat.. torna EFEMINAT. Capo es gal per defsuta de testilhs xrzmi- |. BAT. Eluc. de Las propr., fol. 59 et 146. Homme chètré... devient efémind. Chapon est un coq eféminé par défaut de tosii- ales. asc. CAT. ane. mer. Efeminar. ronr. Effemi- rar. rr. Effeminare. } Paora , 5. f., prude-femme, femme vertueuse, honnête. | Prosomes e... PROFEMAS. Cout. d'Alais. #rch. du Roy., L, 867. Prud’hommes et... prades-femmes. 10, Psormenia , s. f., prufemmie , vertu, honnéteté de la femme. Dictio composta coma FRAOFEMEIA. Leys d'amors, fol. 55. Mot composé comme prufemmis. FEN,re,s. m., lat. rexum, foin. E m dona pan e viue rex 6 blat. T. ne Goinaur 7 pe H. pe S. Cva : N Uc de. Et me donne pain et vin et Join et blé. Vendran vos avols sivadas Mal licoradas, e #xs poirits. FoLquar px LuneL : E nom del. Îs vous vendront mauvaises avoines mal livrées, € foins pourris. uc. ra. De foin qu'auné avoit. Roman du Renart, t. III, p. 112. Si came fein de terre. Anc. trad. du Psaut. Ms. 0° 1, ps. 71. ANC. gsp, Mas ansi te secaras como rocio et feno. AnCIPRESTE DE HITA , cop. 245. Ut. Fe. asp. mon. Heno. ronr. Feno. rr. Pieno. . Fewren, s. m., tas de foin, grange où l'on met le foin. Jus s'en estai sotz lo rawrea. S'om avant lo santzn n’osta. Davupss ns Paanes , Aus. cass. En bes s'en tient sous le tas de foin. $ avant on n'ôte le tas de Join. FEN 303 AxC. va. Qu'il serre en sou fenauis pour son bestail repaistre. Paiir. Hrczmon, fol. 21. 3. Fanan , v., faner. À rssan e... a plantar. Cartulaire de Sauxillanges. À f'aner et... à planter. FENDRE, v., lat. rinpenz, fendre, crever. | Veirem escats ct elms macar e rannns. Aicanrs PEL Fossar : Entre dos. Nous verrous frapper et jéndre écus et hesumes. Va ’Ib ferir per tal vertnt que tot lo rxxpzc per miey. y PmiLOMENA. Va le frapper de telle force qu’il le fendit entiè- rement par le milieu. Fig. À pauc de cobeytat no rex Cel que fon pros, e g’en repen. ALF, nET : À per pauc. Peu s’en fsut qu’il ne crève de convoitise celui qui fut preux , et s’en repent. Part. pas. substannv. De sxxours per busts tro als braiers. BearnanD DE Bonn : Mies sirventes. De féndus par le buste jusqu'aux eufourchures. ANC. Sp». Fende las el mar por medio igualmentre. Poema de Alexandro, cop. 256. Anc. CAT. Fendrer. xer. mon. Hender, roar. Fender. 1x. Fendere. 2. FENDILLAMENT, 5. M., crevasse, ger- cure. Cura ranDiLnAMENT de potz escorjatz. Don ve FRNDILLAMENT et autras greus pas- sios. Eluc. de las propr., fol. 62 et 52. Guérit gerçure de lèvres écorehées. D'où vient crevasse et autres graves affections. 3. FenpiLHan, v., crevasser, gercer. La terra rEzmDILSAR. | ÆElue. de las propr., fol. 133. Crevasser la terre. Part. pas. Sana pots FENDILKATZ O antrament ulceratz. May aspca pelet plas rznprzsans. ÆEluc. de las propr., fol. ait et 99. Guérit lèvres gercées ou autrement uicérées. Peau plus êpre et plus gervée. 304 ‘_ FEN FEN 4. FenpiLLa, venpiLms, 5. f., fente, crevasse. Ni sobre pont passo volantier quan, per FENDILHAS, podo veyre layga corrent. Caverna o F&NDILHA. Eluc. de las propr., fol. 236 et 201. Ni passent volontiers sur pont quand, par les Jfenies, peuvent voir l’eau courante. Caverne ou crevasses. S2 FENHER OU SE FRIOMER à Eté Sou- | vent employé dans le sens neutre de Jeindre. Mas sx sap rnIGNER enamorat aû ellas ab son bel pariar. V. de Hugues de S. Cyr. Mais il sut se feindre enamouré envers elles ave sou beau parler. Part. pas. Tota lar bontat era raxcma. V. et Vert. fol. 10. Toute leur bouté était feinte. — Gerçure de la peau. Han soven excoriadoras... e FENDII.LAS als talos . nus — Terme de grammaire. Noms rinus es aquel que recep son nom per alcuna semblansa de 50, que se fa perh causa a CUY Es empanzatz. Leys d’amors, fol. 8. Le nom féint est celui qui reçoit son noœ par aucune ressemblance de son , qui se fait par la che à qui il est imposé. anc. FR. De nous trahir ne s’est fegny. Goperaot pe Panis, Chr. métr., p.366. car. xsp. pour. Pingir, tr. Fingere. Eluc. de las propr., fol. 114. Ontsouvent excoriations… et gerçures aux talons. 5. Fewpxnuna, s. f., fente, crevasse. Per las dichas FENDEDURAS, Brev. d’amor, fol. 39. Par lesdites crevasses. | Si deu fendre et, dins la F«NDEDURA , metre una peyra. ‘ Eluc. de las propr., fol. 220. Se doit fendre et, dans la J'ente, nrettre une pierre. 6. Fewpepuaera, s. f. , petite fente. Que creissera ’n vostra FENDEDURETA. T. px R. Gavccx xt px J. Minazuas : Joau. Que votre petite fente en croître. a. FrinTamex, ado., avec feinte, par feinte. Non o fai mas rEINTAMES. Un TROUBADOUR ANONYME : Seinor vos qu. Il ne le fait que par feinte. AC. CAT. Fentament. car. MOD. Fingidanat. sr. ponT. Fingidamente. 17. Fintameit. 3. Frixrapar, 5. f:, feintise , dissimuk- tion. Sains Esperiz fai rx0Wrz Dar. Trad. de Bède, fol. 17. Le Saint-Esprit fuit dissimulation. 7. AFeNDRE, 2., fendre, percer. Per lors murs AFENDAK. RAMBAVD DE VAQUEIRAS : Truan mala. Pour percer leurs murs. 8. Pxnrenpr, 2., pourfendre. Part. pas. Tot l’a »znrexpuT del cap eatro al pis. Trastot l’a Pxarenpur entro sus al braguier. Roman de Fierabras, v. 1774 et 2919. Nn l'a tout pourfendu de la tête jusqu’à la poi- trine. I l’a tout entier pourfendu jusque sus au braguier. 4. FENEA, rencma, 6. f., feinte, dis- mulation , déguisement. Ja no’l feira rxnma ni gronb ni lanha Poxs pe CarDueit : Leials amiez. Jamais je ne Jui ferais feinte ni murmsrt ai plainte. Sens tota rENCHA. Ti. de 1295. Doar, t. CXXXIX, fol, 1% Sans aucune féinte. FENHER, rEIGNER, FINHER, v., lat. FIN- ezne, feindre, supposer. Ella s rux sorda. Poëme sur Boèce. Elle se feint sourde. — $e préoccuper, rêver. D’ una sola sui cortes, E d’ana chan, e d’una m res. Raison» DE MinAvaL : Selh que non. Je suis courtisan d’une seule, et je chante d’une, et je me préoccupe d’une. L’ai chausida senes FxnCxA e ses gab. RatuonD pe Minavaz : Selh cai jevi- Je l’ai choisie sans ſeinte et sans tromperic- ARC. xsr.1T. Finta. FEN 5. FENHEMEN, FENCHAMEN, MENT, S. m., feinte, dissimulation. Es msger rENSEMENS Que si us escaravais Si fenhia pspagnais. P. CaaninaL : Pus ma bocs. C'est plus grande falate que si un scarabée se ſei- fait perroquet. Us rxNCHAMENS ses saber. PryaoLs : Quar m’era. Une dissimulation sans cavois. Bo rxtNTAMENT. | Trad. de Bède, fol. 58. Boune dissimulätion. asc, Fr. En fergnement de feintes paroles. Anc. trad, du Psaut. Ms. n° 1, ps. 34. QT. Fingimenc. ner. Kingimiento. vont. 1T. Fingimento. 6. Fenrrasa, s. f., feintise, dissimula- hon. Negus hom non pot portar lonja rrrwtssa. Trad. de Bède, fol. 7. Nul bomme ne peut porter longue dissimrlation. 7. Ficxro, ricriow, s. f:, lat. FICTIONeM, fiction, fraude. Les ricxios dels poetas. ÆEluc. de Las propr., fol. 114. Les fctions des poètes. Per forsa et per w1crrox. Chronique des Albigeois, col. 83. Par foree et par fraude. GT. Ficct6. xsP. Ficcion. Pont. Ficcaô, 17. Firione, finsione. 8. Fexunis, adj. faux , dissimulé. Ni grans thesaurs ni grands poders No salva *l rich vilan raxarss. P. CARDINAL : D'un sirventes, Ni graud trésor ni riche vilain dissimulé. Axc. ra. Vers ceulx qui sont faintis et faux. Roman du châtelain de Coucy, v. 638. grand pouvoir ne sauve le ). Fucweixe, renmeDon, s. m., hypo- cite, dissimulé. Sofre que 'l fals rE«xmzDoR Se van fenhen de s’ amor. BraraanD DE Box : Greu m’ es. IL, ‘ FRINTA- 1 FENESTRA , s. M., lat. FENESTRA, FEN 305 Souffre que les faux hypocrites se vont feignant de son amour. Qui s vol rexsxnon m’ apelh, Qu'en pessan tenc sotz mo mantelh Ma domns, malgrat dels gilos, Druprs br Pas : En un sonet. Qui se vent m'appelle dissimulé, patce qu’en pen- sant je tins sous mon mantesu ma dame » malgré les jaloux. — Amant timide. Cel qn’a bon cor de domna smar, E Ja vai soven cortezar, E non l’auzs enrszonar, Frionxrass es espaventatsz. Ux raousanoun anonrus : Domes vos. Celui qui a bon cœur d'aimer une dame , et va souvent la courtiser, et ne l'ose entretenir, est amant timide effrayé. CAT. &er. rORT. Fingidor. 1x. Fingitore, fe- nêtre. Ac be la runxsrnA clausa. À. Vipaz DE BerAuDÜx : Unas novas. Eat bien fermé la fenétre. Si com, ses frachure faire , Vai e ven rais, quan solelha, Per la r2wrsrna vezina. Pine DE Consrac : Dons dels angels. Ainsi comme, sans faire brisure, quand le soleil luit , le rayon va et vient par la J'enétre voisine. Fig. Los .v. cens..., lo propheta los apella las .v. rxnnsrnas de la mayzo per hont la mort entra soven al cor. F. et Vert., fol. 95. Les cinq sens. , le prophète les appelle les cinq Senétres de la maison per où la murt entre souvent au cœnr. anc. FR. Reuart, qui savoit tous les estres, Regarde par nnes fencitres, Roman du Renart, 1. 1, p. 162, Elle ne concoit que par les fenestres des sens qui bien souvent l’abnsent. Casus pu BeLuer, Diversités, t. II, fol, 325. Fr. Questi cinque seusi.. sono le ffnestre onde la morte entra sovente all anima. Trattato del Kquità, Ms. car. Finestra. 2. FENFSTARLLA, 5. f., fenétre. Bell compagnos, fatz vos a rxsxernatra, 39 306 FEN E regardats n' ol cel a l'estelia. Gunaup De Bonneit : Rei glorios. War. Besu compaguon, avancez-vous à la fenétre, et regardes-eu au ciel à l'étoile. «nc. rn. Aude s'estuet à une fenestrele. Roman de Gérard de Vienne, v. 2410. rr. Finestrella. 3. FEnNESTRAL, FENESTREL, 5. M., fe- nêtre. En lieit, al ranasrRaL. B. px VanrTanour : Lo gens temps. Au lit, à la fenétre. Bel companhos, issets a FENESTREL , Et esgardaiz las ensenhas del cel. | Gimaup pe Bonxuiz : Rei glorios. Beau compagnon, paraissez à le fenétre, et regar- des les signes du ciel. ir. Finestrello. 4. FENESTRATGE, FENESTRAGGE , 5. M2.) fenétrage. El sobeirans soliers de las maizous , sobre FENESTRATGEZ. Statuts de Montpellier du x1n1° siècle. A l'étage supérieur des maisons, sur le Jenétruge. De jaspi vert er0... FANESTRAGGSS. . Palayts de Saviesa. De jaspe vert étaient. les fenétrages. Atanha... las linhas noza el centre, lassan quaysh « guiza de filat, la una pres de l’antra, entre las qnals, per suptil artifici, fa traucs et | FENESTRAGGES. Eluc. de Las propr., fol. 239. L'araignée.…. noue les fils au centre, les enlaçant quasi en guise de filet, l’un près de l’autre, entre lesquels , per subtil artifice, elle fait trous et fené- trages. anc. Esr. Fenestrage. FENICE,, adj., lat. PROENICEUS , rouge, pourpre. , Color raxrcxa de la qual si fau... comensa- mens dels libres. Eluc. de las propr., fol. fn. Couleur rouge de laquelle se font... les oommen- cements des livres. - xsr. Fenice. FENIX., renics, s. m., lat. PHOEnIx, phénix. Sꝰ ien pogues contrafar Fanrx, don non es mes us, FER Que s’art, e pois resor!z sus. Ricuanb DE BARSEzIEUX : Atressi cum. Si je pouvais contrefaire le phénix, dont il s'en est qu'un , qui se brûle, et puïs ressuscite. Fig. Ai! bels rewtcs! merves e cortesia Me vaill ab vos! Rt. Brsrons : Aissi col fortz. Ab! beeu phénix: que merci et courtoisie me vaille avec vous ! Allus. Amiga, tant vos sui amics Qu’ a autras en paresc enics, E vuelh esser en vos ranics. P. Vipas : Pois Ubert Amie, je vous suis tellement ami qu'aux autra j'en parais maussade, et je veux ëlre pour vus phénix. | car. sse. Fenir. rout. Fenis. 1r. Fenice. FENOLEH, renOILx, FENOILE, s. m., lat. FENICULUM , fenouil. Fanorx.. 888 fuelhas , gra et razits s0 nt dicinals. Eluc. de las propr., fol. 200. Fenouil.… es feuilles ,-grain et racines sont se dicinaux. Una branca de raxoiLs. Cat. dels apost. de Roma, fol. 200. Une branche de fenouil. Ab aitant de renotzz verdet. DeEupxs ne Paanes, Aus. casi. Avec autant de fenouil vert. car. Fenoll. xs. Hinojo. pour. Funcho. n. Finocchto. FENUGREC, rencrec, s. m., fent- grec, senegré, sorte de plante. Am raxuGnsc coyt. Trad. d’Albucasis, bi. 3 Avec fénugrec cuit. Semensa de K et de rxnaaxc. Rec. de recettes de méde. Semence de lin et de fénugrec. FER, rERR, FRRRE, s. m., lat, aan, let Eissamens cum l’ azimans Tira”l »xr e ‘1 fai lever. Forquer pe Manaxnam: Si eur # De même que l’aimant attire le fer et le lait et Armats de faste de sun’ e d'acier. RamsauD pe Vaquernas : Ges slt Armé de bois et de fer et d’acier. Una gran fals en guisa de pan de catil ° Liv. de Sydrec, fol. 1. Une grande faux en (orme de for de chenal. FER Fig. Non podou morir, coma si eran de vza. V. et Vert., fol. 14. Ne penvent mourir, comme s'ils étaisnt de ſar. - Allusivement à la couronne de Lom- bardie. Quaa la corona del rznax Vendran drec.. querre. R. pe Tons px MAnserirx : Âr es drets. Quand la couronne de Je ils viendront directe- ment... quérir. Loc, prov. De mon mal aip conosc en ver Que bati van freg ab martel. Deuvss px Prapss : En un conet. Par ma mauvaise habitude je connais vraiment que Je bets ſer froid avec marteau. Sel fabrega ʒxa freg Qai vol far ses dan son pro. RAMBAUD DE VAQUEIRAS : Guerra. Celui-là forge fer froid qui veut faire son profit sans dommage. Ac. CAT. Ferre, CAT. mOn. Ferro. 1n0. xsr. Fierre. sv. m0. Hierro. pont. 17. Ferro. 2. FE&ROLH, $. m., verrou. Ab rannouns de fer lo portal fo fermatz. Roman de Fierabras, v. 4000. Avec verroux de fer le portail fut fermé: 1e. Cerrojo. vont. Ferrolho. 3. FERRAMRNT, FERRAMEN, 5. m., lat. FERRAMENT4/7, ferrement, mstrument, ouvrage de fer, arme. Fargas bonas a agusar los FR&RRAMENTS. Cout. de Saussignac, de 1319. Forges bonnes à aiguiser les ferrements. De sirurgia no sai, ni vuel sos F«RAM=NS; Per talhar, pes cozer no fui anc aprendens. Prsare pe Constac : El now de. Je ne sais de chirurgie, ni veux ses instru- ments; pour tailler, pour coudre je ne fus oncques apprenant. Piquas e palas e d'autres r&RRAMENS. PHILOMEXA. Piques et pieux et d’autres armes. CAT. ANC. ESP. PORT. Ferramenta. 17, Ferra- mento. 5. Franapuna, s. f., ferrure. Una rrRnaDURA de caval. Te. de 1193, Dour, t. CV, fol. 118. Une ferrure de cheval. FER 307 De cadu faure, una rrRaApuna de caval, an. De chaque forgeron, une ferrure de cheval, chaque année. CAT. ANC. KsP. Ferradura. use. mon. Herre- dura. ronr. Ferradura. :r. Ferratura. 5. FenauGa , s. f., limaille de fer. Faaauca es limadaura de ferr. Eluc. de Las propr., fol. 188. Ferruga est \imaille de fer. 6. Fraren,s. m., ferronnier, Fznaxas e pelhisers e coirers. Charte de Montferrand de 1248. Ferronniers et pelletiers et chaudronuiers. CAT. ANC. sr. Ferrer. xs. mon. Herrero. pont. Ferreiro. 7. FEBRRATES, 5. m., ferronnier, mar- chand de fer. Lo szanATER que aporta fer obrat. Tit. du xxv* siècle. Doar, t. CXXXI, fol. 343. Le ferronnier qui apporte fer travaillé. 8. Fxanexo, adj., de fer. Peyra en color rxnaznoa. Eluc. ds las propr. , » tel. 585, Pierre de couleur de fer. 9. Fxananon, adj., propre à ferrer. Lo milhier de clavells r«amADors. Cartulaire de Montpellier, fol. 105. Le millier de clous à ferrer. 10. FERRAR, FERAR, v., ferrer. Dels quatre pes r1nan. Benrranp De Bonx : Un sirveutes. Forrer des quatre pieds. Part. pas. Es lo bossos tendutz, Que es be loncs o rannATs e adreits o agatz. . Guizcaunee Ds TupxLa. Est tendu le bélier, qui est bien long et ferré et droit et aigu. — Garni de pierres, de cailloux. Ves an camin gran e rERAT. Roman de Jaufre, fol. 7. Vers un chemin grand et ferré. * Mi geta d’aquest cami rannar. Roman de Fierabras, v. 1747. Me tire de ce chemin ferré. amc rn. Âvec bastons ferrats et non férrass. Centès d'Rutrapel, fol. 134. 308 FER FER Du demoursnt avaient berbe rase et pieds Qu’ es rzns tro s’es adomesjats. ferrats. | P. Vinas : Noa ni gel. RaoELaus, liv. V, chap. 27. Comme l’autour qui est pris dans Le piège, qui at ANC. ESP. farouche jusqu’à ce qu’il s’est epprivoisé. Ayer do me ferraba un ferrero maldito. Fin’ amors m’asegura Nancs en la mar entrarie con su nave ferrada. De la rana bisa. AncCiPasste DE Hira , cop. 290 et 588. B. De Vanrapoun : Tant ai. caT. Ferrar. zse. mon. Herrar. pont. Ferrar. Pur amour me garantit de la cruelle bise. rr. Ferrare. Fig. Per que mets vos tau Frans nitansalvatges La coxressz pe Dix : À chantar. 11. Dasrannan, pasrsnnian, v., défer- Pourquoi m’étes-vous si farouche et si sauvage? rer, désenchaiver. | cat. Fer. mer. Fiero. ronr. Fero. 11. Fen, Mi pxsran fero. Lo romsin.. 2. FERAMENS, ado., cruellement, dure- Del pe dreig. Ponciea : Seigner. ment. Me déferre le roussin.… du pied droit. Plan e sospira rERAMENS. Vagan a la preyon Karlle Dasyxraïran. Trad. de lÉvang. de Nicodèms. F. de S. Honorat. Gémit et soupire cruellement. Qu'ils aillent à la prison désenchafner Charles. er. 17, Fieramente. Part, pas. subst. E Montferrat si solon refferrer Li DasrRRRATz. 3. Sosrerzr, adj., très sauvage. Ocrxns : Totz temps. Ja que sio sosazrxus. Dans Montferrat les déferrés ont coutume de se Eluc. de las propr., fol. 359. referrer. , | Quoiqu' ils soient érès sauvages. ANC. ESP. | Témense, que las arcas les ban de desferrar. 4. FEna, 5. f., lat. rena , bête sauvage, AactPARSTE DE HiTA, cop. 1513. bête féroce, car. Desferrar. xsr. mon. Desherrar. por. De serpens et antras rznas habitade. Desferrar. rr. Disferrare. Eluè. de las propr., fol. 158. , , Habitée par serpents et autres bétes féroces. 12. Dxzenrennan, V., désenchaïner, délivrer. 5. Faram, s. m., animal sauvage, bète De tot si DEZENYERRA. féroce. .., Bznraanp px Boax : leu chan. Las bestias e ls ranaus Se délivre de tout. Que, per set, gitavan grans brems. Si del ranaAx avez paor. 13. REFERRAR > REFFERRAR , V., referrer, Trad. d'un Évang. apocr. ferrer de nouveau, remettre dans les] Les bêtes et les animaux sauvages qui, à au fers de la soif, poussaient grands hurlements. Si vous aves peur de la béte féroce. Per A&«y=nnAR de un pe lo caval. Tis. de 1428. Hist. de Nîmes, t. XX, pr., p. 225. | 6. FenoCE, adÿ., lat. rxnocxm, féroce. Pour referrer d’un pied le cheval. De sancta Marta vos dic, que ven a Tarasos E Montferrat si solon nxrrannan Per casssr et ! sucire .1. feroce dragon. Li desferrats. F. de S. Madeleine. Ocrens : Tots temps. Vous dit de sainte Marthe, qu'elle vint à Taruwx Dans Montferret les déferrés ont coutume de se | Pour chasser et tuer un féroce dragon. referrer. Car. Feros. ase. Feroz, feroce. ront. Fee. ir. Aiferrare. ir. Feroce. FER, adf., lat. rmaus, farouche, sau-| 7’ FenorGus, ran06ox, ad. , féroce. Era tan grans © tan FEROTOURS. vage, cruel, féroce. Cat. dels apost. de Roma, fol. 52 Con l’austor qu’es pres en l’aranh, Était si grand et si féroce. FER . | FER 309 Tan grans cas et “anoGozs que taurs, leos, Taureaux d'Inde. , attachés à Sguier, laissent. dephans et autras rznoGcas bestias venso. naturel sauvage. De cara plus FEROGGES. ; asp. 17. Ferocia. , _ Fluc. de las propr., fol, 163 et 70. 12. Frrezin, v., effaroucher, effrayer, Chiens si grands et féroces qu’ils vainquent tau- Esl id raux, lions, éléphants et autres hôtes féroces. Part. pas. arme marrida , Plus féroces de figure. __ Tsntrista es © FXREZIDA. cat. Feroge. 7 Contricio € penas ifernals. L'âme est marrie, tant elle est triste et effruyés. 8, Fraon, adj., féroce. 7757— Lo rzaox Amalbee. 13. Fenon, s. f., férocité, fureur, P. CaaniwaL : Sel que fes. frayeur. Le féroce Amaïlbec. Venc vas Jhuï ab sa rxnoR. Roman de Gerurd de Rossillon, fol. 28. 9. FaaocrraT, s. f., lat. renoGrrarem, | Il vint vers lui avec sa fureur. férocité, sévérité, courroux. Als anrens Yagranranon Angels. contra ‘ls malignes esperitz mos- | ue le PURE AUvEReRE : De Dieu no. (TO PEROCITAT. yants il y a grande frayeur. Denoto indignacio de coragge et rznocrrar. | -— Bête féroce. Eluc. de las propr., fol. 13 et 4o. Un desert plen de leos e de serpens e de Les anges. montrent sévérité contre les malins | ons. | esprits. V. et Vert., fol. So. Dévotent indignation de eœur et courroux. Un désert plein de lions et de serpents et de cr. Ferocitat, us». Ferocidad. ronT. Feroci-| bétes féroces. dade. rt. Ferocità , ferocitate, ferocitade. 14. Frnrza, s. f., frayeur. 10. FenrraT, FERDAT, FERTAT, 8. f, lat. Agron gran ranuzA, que a pauc no yssiro de rairarem, férocité, cruauté, sévérité, | lur seu. | Lop.. pert sa rxnxTaT et audacia Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 16. Eluc. de las propr., {ol. 254. Ts eurent grande frayeur, que peu s’en fallut Le loup... perd sa Jérocité et audace. s'ils —A 73 an mnt Jorn de rxapar, jorn de pahor, 08 , gra gr - Contricio e penas ifernals P. CanpiwaL : Ab vots. L 1 Si e . ., . . Jour de sévérité , jour de terreur. i je fusse mari, j'aurais moult grande frayeur. Ferabras d’Alichandre fo de mot gran ranTAT. car. Fercsa. Sarrazis Lay avia qu’ero de gran ranrar. 15. Ferezos, adj., cruel, féroce. Roman de Fierabras, v. 234 et 247. Lay si noyri gran temps uns rsn&105 dragons. Fierabras d'Alexandrie fut de moult grande cruauté. V. de S. Honorat. Il y avait là des Sarrasins qui étaient de grande Lè se nourrit long-tenrps un Jéroce dragon. férocité. | axc. ra. Si ferit Meliatir.….+par telle ferré 16. Fenienc, adÿ., bestial, charnel, que. trencha jos. carnassier. Hist. de Gérard de Nevers, p. 84. Loxoria domda las r«RAIKNCæAS pesses. Deus leons vit de grant ferté. | Trad. de Bède, fol. 41. Lai d’'Haveloc, v. 421. Luzure dompte les pensées charnelles. Se attaignirent par telle ferré de lances . .° qu'elles rompirent par pièces et paresclatz. | 17- FEnENS, ad/., féroce 1 CATRASSIET. Hist. de Gérard de Nevers, p.120. D’albanel, de gavanb, d'autres auzels ranxus. Pixnux DE Consi4c: El nom de. 1. FRoOcu, s..f., lat. rænOGIA, natu-| D. hobereau, de goëland , d'autres oiseaux car rel sauvage, sauvagerie. nassiers. Taurs de India. , ligatz a figuier, Iaysho.. 18. ESrEREzIR, ESFKRAZIR, 2., COUrTOU- FLAOCI A. Eluc. de las propr., (ol. 259. cer, effrayer. | læ “té — per raamanr de la ve y * Te € dut 4 et collirio. D LD Le: em vpr., fol. 45et 131. —X , percussion de la langue. ° lision. CITS Fer lictios ‘at ce tu.$,, Leys d’amors, fol. 110. e, C2 re. Ferimento. batteur. * té rarer frappeur, arr æl rurinon de lanes. . ZonGt : Non laissarai. rs Le 1 rappeurs de lance. 4 Per où mr a mon. Heridor. Pour. , dore | "yves de v., contre-frapper. Ré marta e la quinta que’l son né |. 0nTaaArsnuss, | cort. te, - Conntac : El nom de. DK, la quinte qui lui sont contre- jat par dissonnance. —* refrapper, frapper de Arfſon tour. de Peleus la lansa, vcolp non podi om guerir, wnpétnosen fes nuPan In. 5e D. vx VENTADOUR : Ab joi. Var. lance d'Achille, vu qu’on ne pou- Les OUP » si on nes’ea fit refrapper ela e azraxrsu los tonels. Où pr: Leys d'amors, fol. 130. refrappe les tonnaux. Ta a fr %%e vol ferir de la ma, et yeu lo voli Lens 8 lansa.. L'Arbre de Batalhas, ol. 135. FH me veut frapper de la main , et je le per d'une lance. rdreu fra ‘jai srramar quisier faz lo ta referir. æ arriedo parte ricamente referido. na si pudiese querria los referir. r fre sa de Alexandro, cop. 59 , 983 et 159. * 4 \wrenm, v., entre-frapper. À, Sn prranpanta ab mal cor e felo. M ddr” Guritauxz 5 TupeLa. mt entre-frapper avec courage méchant et 15 S'rnrvanvannan feramens, FER Co fai lo foser can dissen. Los XV Signes de la f del mon. Lis ’entre-frapperont duremeut , comme fait la foudte quand elle descend. Part. pas. Ab aquestas parenlas, si son awTasrsaur. Roman de Fierabres, v. 1609. À ces paroles , ils se sont entre-frappés. anc. ra. Si tost s'en vont entreferir. Roman du Renart , t. III, p. 262. car. Entrefertr. 311 FERM, ad]., lat. rrnuus, ferme. Los teules que son fags de braë…. los fay tornar dors e rx«RMS cOmA peyra. Tor fermada sobre rxnMA roca. V. et Vert., {ol. 66. Les tuiles qui sont faites de fange... les fait de- venir dures et fermes comme pierre. Tour affermie sur ferme roche. Fig. En autra part non es rzxnxs mos volers. AnxauD DE Manueir : L’engenhaments. Ma volonté n’est point ferme en autre part. Lai on vey plus rzama volontat. AnnauD De Manuriz : Tot quant ieu. Là où je vois plus ferme volonté. Subst. Passem lai, qu’ el rxn2s5 e’1 conoissens Nos guizara , lo bon papa Innocens. Aneexi px PEGUILAIN : Ara parra. Pasons là, vu que le /erme et le savant , le bon pape Innocent nous guidera. axc. ra, Tenous ferm ce que vos ferez. VILLEMARDOUIN , p. 7. Très ferm habitacle. Anc. trad. du Psaut. de Corbie. Cant. de Moyse. Tant que certain e ferm le rendent. B. px S. Maure, Chron. de Norm., fol. 21. cat. Ferm. xse. ronr. Firme. tr. Fermo. 2. FERMAMEN, adv,, fermement. Aquel qui la non estai r=«RMAMENT. Poëme sur Boèce. Celai qui n’est pas Là fermement. Prometem r«RMAMEN per stipulacio. Tit. de 1233. Doar, t. CXXIV, fol. 163. Nous promettons fermement par stipulation. caT. Fermament. se. rORT. Firmemente. 17. Fermamente. 3. FERMALH, FERMAL, s. m., boucle, collier, fermoir. Sa cera, s0s FEAMALS e 608 fres. V. de S. Honornt. Sa face , ses Loucles et ses freins. S'ien n’agues o jOya o FRRMALE, 312 FER Pas fora ricx d’un amiral. LAEXXITI DE BONANEL t S’a mon. Si j'en eusse on joyau ou boucle, plus je serais riche qu’un émir. Faamazs d'argent blanc. Statuts de Monipellier du xs siècle. Fermoirs d'argent blanc. Anc. ra. Fermeil que l'en met à la poitrine des femmes. | Glos. gall. lat. Csnrenvien, t. II, col. 438. Bien paré de courroie, de fermail et de cha- pel d'or. JotHviLLe , p. 31. Lai attachèrent an fermail moalt richement garny de pierrerie. Hist. de Gérard de Nevers, p. 68. 4. FrnMALHAMEN, s. m., boucle, agrafe. Ja non auran pro botos... Ni acran pro FERMALHAMEN. Brev. d’amor, fol. 129. Jamais n’aurout assez de boutons... ni n'anront asses de boucles. 5. FraMAzO, 8. f:, assurance, traité. Tuit l’antre baro Que m feron rz«nma1o, BeaTRAnND DE Bonx : Ges no mi. Var. Tous les autres barons qui me frent assurance. 6. Frawarua, 5. f., fiançaille, accordaille, traité. | O sia qu’ela aia paire, O sia que non, ja no valrian las FERMArHAS. Trad. du Code de Justinien, Iol. 45. Ou soit qu’elle ait père , ou soit que non, jamais ne vaudraient les accordailles. anc. FR. Combien que les fiensailles ne fer- mailles n'enissent pas esté sur ce faites. Lett. de rém. de 1363. Canrerxrren, t. IT, col. 386. 7. FEenmansA, s.f., assurance, garantie. Det l'anel de son det per Fr=RMEusSA € per segartat. V. de R. Jordan. Donna l’anneau de son doigt pour assurance et pour sûreté. Ieu non ai plus ni gatge ni r«nMANSA. G. Fair : De solats. Je n'ai plus ni gage ni assurance. El o dea promettre per stipulezon, e donar bona r£«RMANSA. Trad. du Code de Justinien, fol. 5. I1 le doit promettre par stipulation, et donner bonne garantie. caAT. Fermansa. . FER 8. Fangesa, s. f., fermeté, assurance, garantie. : Ha, per sa natara, dureta, FLaMEzA. ÆEluc. de las propr., fol. 158. A, par sa nature, dureté, fermetc. Per mais de ranxesa, ieu dich... ay fach aquesta presen polissia de ma man propres. Tit. de 1428. Hist. de Nîmes, t. AL, pr., p. 33. Pour plus de garantie, moi dit... j'ai fait ceite présente police de ma propre main. .CaAT. Fermeza. xsr. pont. Firmeza. 1. Fe messa. ; 9. FEznmaDon, s. m., garant, témoin. D' aquest sacrament s0... rxnmADor. T'it. de 1139. Hist. de Languedoc, 1. U,pr., col. 244. De ce serment sout.…. garunts. pOnT. Firmador. 10. Fenua, s. f., ferme, demeure, loge. Maiso lur cove a bastir, Que hom apella per so rznma. Aqui, l’adobatz sa ranxa Grauda e larga, de tal goira Que non tema plueia ni biza. Deupes De Paapes, us. cass. 11 convient de leur bâtir une maison , que pr cela on appelle ferme. Là , vous lui arranger sa férme grande et large, & telle manière qu’il ne craigue pluie ni bise. Fig. Hiea am mi dons, car m’es capdels e pra. G. Anezten px TouLousx : Vera mere. J'aime ma dame, car elle m’est eheptel et feu: — Fermeture. Ab totas ranMAS et estacatges que seras ve cessarias. Tic. de 1274. Dour, t. CXXX, fol. 5. Avec toutes fermetures et attaches qui serout v- cessaires. 11. FrAaMAGEz , s. m., fermage. Aïa Pons de Mondregon la moltura el ru- MAG. Z'it. de 1325. Arch. de l'urchev. d'Arles. Que Pons de Mondragon ait la mouture et le /e mage. 12. Frnmanra, 5. f., forteresse. Car disetz qu’ieu romanda en esta rsamsnu Roman de Fierabres, v. 3583 Parce que vous dites que je reste en cette fort resse. FER 13. Fensarar, s. f., lat. rmmiraremn, fermeté, assurance, forteresse. Per Fr«RMETAT de possessio. PuiLomE na. Pour assurance de possession. Constancia, so es F&RaMETAT e bon perpan- zamen. V. et Vert., ſol. 64. Constance , c'est fermeté et bonne résolution. O gienhs o defensios, O castelhs o FER MRTATZ. CADENET : Amors e com. Ou engins ou défenses , ou châteaux ou forteresses. ANC. FR. Enforchie est de turs e d'altres fermetez. Roman de Rou, v. 4161. Mes chastiax et mes fermetez. Roman du Renart,t. III, p. 233. Et y avoit cinq fermetez, car c’estoit une ville forte à merveilles. Monsraezer, t. II, fol. 196. 14. Fenman, 2., lat. rrmmaRe, affermir, fixer. Pot ben rEnman la terrs que m soste. ALBERTET : Destreits d’amor. Peut bien affermir la terre qui me soutient. Va rxRMan los ginols en terra, Hist. abr. de la Bible, fol. 60. Va fixer les genoux en terre. Qai son vilan non aerma, En deslialtat lo rsnma. BERTRAND DE Born : Mout mi plai. Qui ne ruine pas son vilain, l’afermit en dé- Irvauté. Del albre vos ai dihtz yeu, Qu'en terra no s rznmA ni vieu. Brev. d'amor, fol. 4. Je vous ai dit touchent l'arbre, qu’il ne s’affermit ni rit en terre. - Fiancer. Car nuls om non pot rrnwar molier, si el a mens de .vrr. ans. Trad. du Code de Justinien, fol. 45. Car nul homme ne peut fancer une femme, s’il a noins de sept ans. Snbstantiv. ° El escrid’ a s’amia : No doptetz, ma yxumana! Roman de Fierabras, v. 2787. Il erie à son amie : Ne craignez , ma fancée ! Part. pas. Que no s deslatz If. FER Lo plaitz runmars. , PEenni6ox : Entr amor. Que le plaid fre ne se diffère. En amor de Dieu son AMATIZ. V. et Vert., fol. 32. Sont affermis en l’amour de Dieu. CAT. Fermar, Anc. msp. PORT. Firmar. 1x. Fer- mare. 313 15. FERMAMEN, FIRMAMBN , 5. m., lat. FIRMAMENZUIM, firmanent. Au vist un’estela carer del rrnmaAmxx. F. de S. Honorat. Ont vu une étoile choir du frmament. Be s pot rEnMAMEn apellar. Bres. d’amor, fol. 2. Se peut bien appeler frmament. Lo caps es redons com lo rrRmamens. Liv. de Sydrac, fol. 10. Le chef est rond comme le frmament. — Âssurance. Lo r«RMAMENT de s0n coratge orrezet per amonestassio del serp. Declar. de motas demandas. Souilla l'assurance de son courage per l’instiga- tion du serpent. . — Fortification. Novelament garnida de novels ranwamens. GuizLauxs ne Tunes. Nouvellement garnie de nouvelles fortifications. caT. Firmament, xsr. Fermamento, frma- miento. PORT. Firmamento. 1T. Fermamento. 16. AFrrIRMATIO, 5. f., lat. AFFIRMATIO , affirmation, assurance. Maior AFFIINMATIO de so qu’om dits. Doas negatios, segon lati, fan arrramaTio. Leys d'amors, fol. 124 et 90. Plus grande affirmation de ce qu’on dit, Deux négations, selon le latin, font affirmation. CAT. Afirmaci6. nsr. Afirmacion. vonr. Affir- macäo. it. Affermazione. 17. AFFERMADURA, 5. f., garantie, attes- tation. Presa et recebuda la deita ArrznMADURA. Tit. de 1330. Bordeaux, bibl, Monteil. Prise et reçue ladite garantie. 18. ArriRMATIU, ad)., lat. xrrimmarives, affirmatif. Aprop, locatio arriRmaTrva. fo 314 FER Se podon dire li dig verset per paraulas AFFIRMATIVAS. Leys d’amors, fol. 99 et 152. Après, locution afirmative. Lesdits versets se peuvent dire par paroles affr- matives. car. 4firmatiu. as. Afirmativo. ronr. Affir- mativo. 17. Affermativo. 19. ArFEBMAR, V., lat. AFFIRMARE, af- firmer, affermir, assurer. Om just non deu trianza far Entre jurar et ArsAmaAR. Deunes px Pnapes, Poème sur Les Vertus. L’hommc juste ne doit pas faire distinction entre jurer et affirmer. Ganre y ac d'autres guirens Que APFLRMERO voramens Que Crist era vera propheta. Trad. de l'Evang. de Nicodème. Y eut beaucoup d’autres témoins qui afirmèrent véritablement que Christ était vrai prophète. Arsamo e manteno lor fulias. Liv. de Sydrac, fol. &1. Affermissent et maintiennent leurs folies. anc. ra. La pais fa afermée, ki gaires ne dura. Roman de Rou, v. got. Bien s’est amours aférmée En mon cuer à loug séjour. Roman du châtelain de Coucy, v. 306. ANC. CAT. Affermar. CAT. MOD. ESr. Afirmar. roar. Affirmar. 17. Affermare. 20. COFFAMATIO, COFRRMACIO, CONFIR— MATION, S. fe, lat. CONFIRMATIONEM , confirmation. Per maior COFERMATIO. Leys d’'amors, fol. 124. Pour plus grande confirmation. À CONFIRMATION d'aizo... Augustin, al libre.. Doctrine des Vaudois. En confirmation de ceci. Augustin , au livre. Quitanssa, CONFIRMATION, ratiffication. Tic. de 1308. Doar, t. CLXXV, fol. 299. Quittance, confrmation, ratification. — Sacrement de la confirmation. Los . vti. sagramens de la sancta glieya... La rancla COF£LRMACIO. V. et Vert., fol. 5. Les sept sacrements de la sainte église... La sainte confirmation. FER ar. CONFERMAMENT, COFERMAMEN, $. M, confirmation. Los quais lausament, CONFxRMAMENT. Tit. de 1310. Dont, t. CLXXIX, foi. 23 Lesquelles approbation , confirmation. Carta del corzrmamax de las honors. Cartulaire de Montpellier, fol. 160 Charte de la confirmation des honneurs. anc. ssr. Confirmamiento. 1r. Confermament. 22. CONFERMATIU, COFERMATIU, ad. lat. conriRmaTivus, confininatif, con- fortatif. Cant es CONFERMATIVA. Leys d’amers, fol. 131. Quand elle est con/irmative. De sanetat cOFr«RMATIVA. Eluc. de las propr., fol. 3 Confortative de santé. xsr. PORT. Confirmativo. tr. Confermatro, 23. CONFERMATORI, CONFIRMATORI, &, confirmatif. Ayssi meteysh pot hom trobar los rims m ori, coma : anditori... CONFERMATORL. Leys d'amors, fol. 151. On peut de mème trouver Îles rimes en oits. comme : auditoire... confirmatif. Letras CONFIAMATORIAS. Tit. du xive siècle. Doart, t. CLXXIT, fol. }:" Lettres confirmatives. car. Confirmatort. ssr. Confirmatonto. 24. CONFERMAR, COFERMAR, CONFIRHAL, v., lat. conriamane, confirmer, tt- blir, affermir, appuyer. Elh do d'aquestas ciatats vos conrrsni. Putcone*:. Je vous confirme le don de ces cités. Quar vilas, pus si coxranma En tan ferm loc, si referma. BERTRAND DE Bozn : Mout mi pl: Car vilain, quand il s'établit en si ferme lieu, s raffermit. Las condemnations, las quals.… se «01- FIRMAN. Statuts de Provence, Bou, p. 5. Les condemaations , lesquelles. se con fret. cat. Confirmaciô. asr. Confirmacion. roar. | — Conférer le sacrement de la confir- Confirmacdo. ir. Confermazione. mation. FER Confrmacios que fxy levesques e lo fron d'ome o de femna, can lo conrxaxa. Des sept Sacrements en prov., foi. 58. Confirmation que fait l’évêqne sur le front d'homme ou de femme, quand il le confirme. Part. pas. El decret conraamar. Vie de S. Trophime. Le décret confirme, : Son per gratia corxamaT Tan que no podo far peccat. Brev. d’amor, fo]. 24. Sont afermis par la grâce tellement qu’ils ne pruvent faire péché, Preicatios de preveire den esser coranwADA per obras. Trad. de Bède, fol. 55. Prédication de prêtre doit -être confirmée par œuvres. axc. F8. Otroi e conferm chele meisme vente. Charte de la commune d'Hesdin. Mes Francois, qui, d’aucienne coustume, ont que il soient vainqueurs, se confermèrent et se joindrent ensermble. Rec. des hist. de Fr., t. III, p. 185. AC. CAT. Confermar. CAT. MOD. ESP. PORT. Confirmar. 17. Confermare. 25. DasrERMAR, ©., ouvrir, renverser, ébranler, détacher. Ela vence a la carcer, si la fetz pasrznman. Roman de Fierabras, x. 2078. Elle vint à la prison , se la fit ouvrir. Si mon pogues DESFSRAMAR, E far l'en sbis deissendre. B. Zorc:i : S’ ieu trobes. Si je pusse ébrender le monde, et le faire des- cendre en l’abime. Fig. Al jove rei d’ Arago, que conferma Merce e dreg, e malvestat pERSFERMA. G. ANELLER DE TouLouse : Vera merce. Au jeune roi d'Aragon , qui affermit merci et jus- | lice , et renverse la méchanceté. Part. pas, Mon pxsrermaT cor, fals e fer. P. Fasne D’Usez : Quan pes qui. Mon cœur ébranlé, faux et dur. sxc. ra, Et Yfame reprend la clef, Maintenant l’nis li defferma. Fabl. et cont. anc., t. IV, p. 459. L'or peut an huis de fer, ce dit-on, deffermer. Œuvres de Du Bellay, fol. 358. Si l'ovreient é défermeient. Mane ne Faance, t. II, p. 430. tar. Desfermar. 1%. Differmare. FER 319 26. Erzam, aNrEnm, ad)., lat. 1wria- mus, infirme, malade. O es xrxnMS, O a afan agut. Poëme sur Boèce. Ou il est infrme, ou il « en chagrin. Ad home sxrznx , la carns de molto es plus sana. Liv. de Sydrac, fol. 80. Pour l’homme malade, la chair de mouton est plus saine. Fig. La terra sera zNvsRMA per la calor de l’estieu. Liv. de Sydrac, fol. Ga. La terre sera malade par la chaleur de l'été. Axc. ra. Nus hons n'i vient tant soit enfers. Que meintenant garis ne fust, Roman du Renart, t. II, p.115. Tant est fox de pesme nature Que plus li est doctrine sure Que ne soit à l’enferm le pains. Le Reclus de Molliens, foi. x. Gloss. sur Joinville, ve. Pesme. Tuit li enfers qui venoient à son moustier estoient sanez par nes prières. V. des SS. Pères. CARPENTIES , t. 11, cel. 868. Durement fu enfers ii rois Pepins. Roman de Garin le Loherain, t. 1, p.87. as». PORT. Enfermo. 17. Infermo. 27. EPERMETAT, ENFEBMETAT, INFEBME- TAT, 5. f., lat. 2NFIRAMITATEM, inſir- mité, maladie. Gran sFERMETAT. Liv. de Sydrac, fol. 14. Grande infirmité. Molts inals e moltas 1tNr=«RMaTATS. Tit. de 1310. Bosc, Mém. du Rouergue,t. III, Beaucoup de maux et beaucoup d'infirmités. EnrssmxTar de febre. F. de S. Flors. Doat, t. CXXIII, fol. 284. Maladie de fièvre. | car. Infirmitat. xs. Enfermedad. vont. En- fermidade. 17. Infermità, infirmitase, infir- midade. 28. ErrkAMERIA, EPERMARIA, 5..f., in- firmerie. Del... refrechor ni de l’xrramanta. Fit. de 1319. Dour, t. CXXXIT, fol. 342. Du... réfoctoire et de l’inffrmerie. Fig. Delieg es cais zrrxnmEnIA. Deupss pe Paapss, Poëme sur les Vertus. Délice est quasi iafirmerie. 316 FER FER Les barons d'outremer se descorderent da chastel refermer. Una ersnmARIA morga.… tenguda de per- Jounvinee , p. 115. vezer..; de medecinas. . Tit. de 1319. Doar, t. CXXXII, fol. 340. | CAT: Refermar. us». Refrmar. rr. Rifermare. Une religieuse infirmière... tenue de ponrvoir.. FERRATGE >Sf.s lat. FERAAGO, prairie, de médecines. , | | terre labourée. CAT. ESr. Enfermeria. ronr. Enfermaria. 1%. En la FRRRATGE Infermera. GCardet tres anhels solamen. ÉrERMI BR. S. M., in- Joyeux pe TouLouse : L’aair'ir. 29° FF ER) ENFERMER) 9 7 En la prairie garda trois agneaux seulement. frmier. ir. Ferrana. D' En Bonel, arzxnM1xn. Tit. de 126. Arch. du Roy., F. 320. FERRIGOLA ,. Jo lavande. Du scigneur Bonel , infrmier. À defessi, dizo li anctor, En Bonels, l’enxrEnMeRs. Es bon uzar rEnRIGOLA. Tit. de 1221. Arch. du Roy., J. 309. Brev. d'amor, fol. 50. Le seigneur Bonel , l’inffrmier. Pour le dégoût, disent les auteurs, il est km car. Enfermer. xse. Enfermero. ronr. Enfer- d’user de la {avande. meiro. 1T. Infermiere. FERSA , s. f., reine, dame au jeu des 30. ENFERMAR, ENFIRMAR, 2., lat. 1N- échecs. | . ladi d lad Quan la vanea n'adus pres de si. FIRMARE, emmaladir, rendre malade, P. BreMOND Ricas NOvAsS : Ea la ox débiliter. Quaod il en amène la dame près de soi. Cassa la feds maganbada, ANC. #R. Après le roc a pris la fierce. Que non sNFERME ta iuaynada. Roman du Renart, t. AI, p.33 V. de S. Honorat. Et qui échec dit lor éust. N'iert-il que covrir le peast, Car la fierche avoit este prise. Roman de la Rose, v. 6735. FERTILITAT, s. f., lat. rsaTILITATEM, fertilité. Era de tan grau ranrrzirar, coms es boci. 31. REFERMAR, REFFERMAR, V., renfor- Cat. dels apost. de Roma, fol. tar. cer, raffermir, réparer, confirmer. Était de si grande fertilité, comme est aujourd'hui Menero .v. sirvens per REFERMAR las tors. caT. Fertilitat. 2sr. Fertilidad. ronr. Ferti- PHILOMENA. dade. xr. Fertilità, fertilitate, fertilitade. Menèrent cinq sergents pour renforcer les tours. El preverbis vai nos O REFFRMAN. B. CaRSONEL DE MARSEILLE, Coblas esparsas. Le proverbe va nous confirmant cela. Plus m' en cug partir, plos m'iREFFERM. Aiment Dr P£GuILAIN : En amor truep. Plus je pense m'en séparer, plus je m’y raffermis. RerzamaA las dens quan si movo, Chasse la brebis galeuse, qu’elle ne rende malade ton troupeau. Tota... carns =NFIRMARIA. Trad. de Bède, fol. 16. Toute... chair deviendrait malade. ESP. PORT. Enfermar. tr. Infermare. 2. Fenriz, adj., lat. renriris, fertile. Terra es raartz et habundant en blatz. Normandia... FERTIL es en camps. Eluc. de las propr., fol. 155. Est terre fertile et abondante en blés. La Normandie... est fertile en champs. CAT. ESP. PORT. Fertil. 17. Fertile. Eluc. de las propr., fol. 205. 3. InFeaTiIL, adj., infertile. Rafermit les dents quand elles se meuvent. Loc... estreyt et iNFERTIL. anc. rR. Le chastel d'Argent referma que li Tic. de 1468. Doar, 1. XCV, fol. 19*. dax Gaifiers avoit abatu. Lieu. étroit et infertile. Rec. des hist. de Fr.,t. V, p. 233. ir. {nfertile. FER FES 317 FERULA ,s. f., lat. rrauza, férule, sorte | 6. Fenmenr, s. m., lat, FERMENTU/ , de plante. ferment, levain. FeacLa es herba que distilla suc. Frnmanr es dit, quar es fervent. Eluc. de las propr., fol. 209. Eluc. de las propr., fol. 208. La férule est herbe qui distille suc. Est dit ferment, parce qu’il est ardent. UT. EP. IT. Ferula. caT. Ferment. ss. POnT. 17. Fermento. FERVOR, s. f., lat. renvon, ferveur, FESTA , s. f., lat. resrum , fête. ardeur. A Pandecosta, la gran rxsra. Per temprar la rxrvon del sauc. F. de S. Honorat. Eluc. de las rropr., fol. 30. À Pentecôte , la grande féte. Pour teropérer l’ardeur du sang. avi Si comensa aleuna bona obra ab alcona ——— las rastas per obras seglars de riavon, lendema n’a mens, lo terz jorn mens, V. et Vert., fol. 16. e lo quart cays non re. F. et Vert., fol. 13. S'il emmence aucune bonne œuvre avec quelque ardeur, le lendemain il en a moins , le troisième jour moins , et le quatrième quasi rien. Envabissent les fétes par œuvres moudaines de vanités. Fig. De joi fai dinz mon cor gran rusra. FoiQuET DE Roxaxs : Donna eu pren. Am gran ranvon de religio. Fait dans mon cœur grande /éte de joie. : Cat. dels apost. de Roma, fol. 135. . | Loc. Las autras gens que meno la gran rssra Avec grande ferveur de religion. an ganre d’esturmen, GT. Esp. PORT. Fervor. 1T. Fervore. Liv. de Sydrac, fol. 3r. Les autres geus qui mènent la grande /éte avec 2, Fe , - RVENT, FEAVEN, Gd)., lat. FERVEN beaucoup d'instruments. tem, fervent, ardent, animé. Solelh trop ranvenr. Eluc. de las propr., fol. 19. Soleil très ardent. Ara li fan li sant gran honor e gran rxsra. V. de S. Honorat. Maintenant les saints lui font grand honneur et : F de féte. Li dona gran volontat e runvax dezirier de | °° e Jéte .…., , ben perseverar Sirventes , vai a ’N Peiregros correns, V. et Vert., fol. 65. Que t coferme e t chant, e ’n fassa Fasra. Lai doune grande volonté ct jervent désir de hien GUILLAUME DE DURFORT : Quar say petit. persévérer, Sirvente, va courant vers le seignenr Peiregros, GT. Fervent. xs». Ferviente. rosT.1T. Fervente. | afin qu’il L’appuie et te chante , et en fasse Jéte. Foc 5OBREPER VENT. IT. festa. Eluc. de las propr., fol. 2. 2. FESTRJAR, FESTEGAR, 9., fêter, fes- toyer, faire fête. l. Feavemmens, ado., fervemment, ne —— an lo dit conte Ramon. avec ferveur. Quand lo dit conte Ramon aguit rxsrasar los Fravemwenxs levar son cor.” .| dits conte de Montfort e legnat. A V. et Vert., fol. 88. Chronique des Albigeois, col. 24. Élever son cœur jervemment. Pour se festoyer... avec ledit comte Raimond.… UT. Fervorosament. xs. Fervorosamente. Quand ledit comte Raimond eut Jestoyé lesdits Feu {rès ardent. PORT, 1T. Ferventemente. comte de Montfort et légat. Esrenvin, v., animer, rendre fervent. Fasracan e tenir en joya. , 5 Sos cors s rsrsavis contra Deu. L'Arère de Batalhas, fol. 154. Trad. de Bède, fo).43. Festoyer et tenir en joie. Son cœur s’anime contre Dieu. CAT. RSP, PORT. Festcjar. 17. Festeggiare. SC. FR. L'aultre se efferve et sa trouble. —e p. 43. 3. FRSTIVETAT, FESTIVITAT, 5. fe, lat. 3:18 FES FESTIVITATEM, fête, solennité, délec- tation. Per vigilias, per F&STIVITAS. Doctrine des Vaudois. Par vigiles, par solennités. Dia de la sua FESTIVITAT. Sermons en provençal , fol. 18. Jour de sa éte. - Fig. Quar sabon la FasTIVETAT Del ventre. Brev. d'amor, fol. 6. Car ils savent la défectation Au ventre. AnC. ra. Delaissant toute remonstrance de léesse et festivité. Œuvres d'Alain Chartier, p. 414. car. Festivitat. xsP. Festividad. vonr. Festivi- dade. xr. Festività, festivitate, festivitade. 4. Fesriva, adj., de fête, solennel. Davan lo jorn rusrivaz de Pasca. Frag. de trad. de la Passion. Avant le jour solennel de Pique. Al jorn rssriva de lur pascha. Trad. du N.-Test.S- Luc, c. 2. Au jour solennel de leur péque. De vestimentas emperials e FrrsTIVALS. Cat. dels apost. de Roma, fol. 113. De vêtements impériaux et de féte. anc. »r. E san convive festival. À chanter messes festivaus. B. pe S. Maure, Chr. de Norm., fol. 53 et 160. ANC. asp. PORT. Pesnval. FESTINAR, »., lat. resrinare, hâter, presser, faire diligence. Fasrina la sanetat. Trad. d'Albucasis, fol. 12. Hâte la guérison. Tan rrsrixa E s’aizina. G. DE BrneuEDaAn : Un trichaire. Tant il fait diligence et se dispose. xt. Festinare. 2. FestTINANTMENT, adv., rapidement, | promptement. Pausa aquel sobre la dent dolorosa rxsTr- NANTMENT, | Fay aquela penetrar en la palpebrs FasTi- NANTMENT. Trad. d’Atbucasis, fol. 6 et 16. Posecelui-là rapidement sur la dent douleureuse. Fais celle-là pénétrèr promptement dans la paupitre. Tr, Festinatamente. FEL 3. Fisrin, ad}., lat. rasrInus, presse. Dolors risrrwas, las quals no saffertan tardiut. Trad. d'Albucasis, fol. 2. Douleurs pressées, lesquelles ne souffrent pas le- teur. 4. Fesrinacio, s. f., lat resrimano, hâte, empressement. Aquo que fsn aicus ignorant barbiers er lor PRSTINACIO. Fay aquo am rEsTINAGIO, per 80 Que n0 sia enfregidat. Trad. d’Albucasis, fol. 2tet 5. Ce que font aucuns barbiers ignorants en leur em pressement. Fais cela avec hãte, pour ce qu’il ne soit refrudi asp. Festinacion. tr. Festinazione. FESTUC, s. m., lat. resruca, ft. paille, scion. Mortz son li bon arbre premier, E’1 vius son ramils e rasrucs. Mancasaus : Al deparur. Les bons arbres sont morts les premiers, et les :r vants sont ramées et scions. ir. Festuco. 2. Fesruca, FESTUGA, s. f., lat. resrcci. fétu, paille, chaume. Fsruca de malva. Deupes DE PRADES, dus. cass. Fétu de mauve. Art lo fust e ls vxsruca. Mancasrus : Dirai vos Brüle le lois et le chaume. ir, Festuca. FET, rer, adj., lat. ronridus, fétide. puant. Es rurz, laitz e pelutz. À. Danse : Pos En Raimoni. Est puant, laid et velu. La semensa que si gitet sabre la terra fo ivts FETA € poyrida. Hist. abr. de la Bible, fol. 1” La semence qui se jeta sur la terre fut tonte Jets et pourrie. Car ruirz E mendie es tot lur affars. P. Vipas : Abril isssc- Car toute leur affaire est puaænte et misérabk. ESP. PORT. IT. Fetrdo. 2. FETRNT, adj., lat. roRTENTeM, ſetide. FEU Es de rsrexr odor. Trad. d'Albucasis, fol. 46. Est d'odeur J'étide. FÊTGE, s. m., foie. El rzrcx dedins la corada Vos trayran. V. de S. Honorat. Vous tireront le foie de dedans le ventre. Adonc la colera corromp Tot lo rsras. Desvupes pe PRADes , #uz. cass. Alors la bile corrompt tout le foie. Salvia , dizo li metge, Val contra lo mal de rsres. Brev, d'amor, fol. 50. La sauge, disent les médecins , vaut contre le mal de foie. cr. Fetge. xs». Higado. vont. Figado. 15. Fegado. FETZ , s. f., fois. Entro qne augatz mon corn per doas rxrs. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 96. Jusqu'à ce que vous entendies mon cor par deux fois. axc. FR. Por mil fiés d'or son pois Ne lairoit-ele autrai joĩr... Au maïns . riti. ffés où .ftr. Roman du comte de Poitiers , v. 58 et 313. Voyez Vezrz. ‘EUTRE,, s. m., feutre, tapis. Voyez Denina,t. III, p. 134. Plus que #xurazs sembla sendat, Ni cuers vielhs bon’ escarlata. RAMBAUDP D'ORANGE : Als durs. Plus que feutre ressemble à taffetas, et cuir vieux a écarlate. Quan Mos Seingner m’ac pres de lei assis Sobr’ an raurax imperiau. BErTrAND DE Bonn : Ges de disnar. Quand Mon Seigneur m'eut assis auprès d'elle sur uo tapis impérial. car. Feltre. xsr. Fieltro. vont. 1r. Feltro. . AFELTRAR, 2., équiper. Part. pas. Montet en un chaval ben Ar=LTRAT. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 106. Moata sur un cheval bien éguipé. nc. pa. Renart descent enmi la voie Monlt tost de la mule afeutrée. Roman du Renart,t. 11, p. 356. FIB 319 N'en vol prendre cheval ne la mnle afelrrée. Huox DE VILLENEUVE. DUVERDIER , t. II, p. 240. Lances à arcons afeutrées. G. Guianr,t Il, p. 195. FEZICA , s. f., lat. Pæysica, physique, médecine. Tu, que sabes de razrca. P. CaaptwaL : Jhesum Crist. Toi, qui sais de la physique. Selh que vivon segon ruzica, tenon me- zura per FKZICA, MOTOR yssamen per FEZICA. V. et Vert., fol. 21. Ceux qui vivent selon la médecine, se gouvernent par la médecine , meurent également par la méde- cine. car. ssp. Fisica. pont. Fisica, fysica, physica. it. Fisica. 2. Fisica, adj, physique , qui appar- tient à la physique. La FISICALa sciencia. ° Brev. d'amor, fol. 66. La science physique. AnC. F8. Ceste magic naturelle peut estre tan- tost appelée physicale par sa cognoissance des effets de nature. Cauus pu BeLcey , Diversités , t. II, fol. 263. 3. Fuzecra, reziciA, S. m., du lat. pny- sicus , physicien, médecin. So dison los rezxctas. V. et Vert., fol. 55. Ce disent les physiciens. D'ana bevanda que hom fs, Si com dizon ruazicrA, Qu’ es de vi et de mel ensems Boillits. DEuDEs px PRADES , Aus. cass. D'un breuvage qu’on fait, ainsi comme disent les médecins, qui est de vin et de miel houillis ensemble. Mandement de metge o de rnisicra. Ord. des R. de Fr., 1400, t. VIII, p. 4o1. Ordonnance de médecin ou de physicien. Anc. va. Je sui, sire, uns fésissiens… Or m'escontés, gentils rois, s’ai Sour moi ierbes, pieres, racines De moult diverses médecines. Roman du Renart, t. IV, p. 326 et 327. 17. Fisiciano. FIBRA, s.f., lat. rrena, fibre. 310 FER Quan l’au K. Martels, sasrzansrc; De dol e de mal’ira totz Roman de Gerard de Rosstilon, fa. 5. Quand l'entend Charles Martel, se courrouça ; de douleur et de mauvaise colère devint tout noir. art. pas. Peuedens, vergouhos, KsrzazrTrz, temeros. G. Riquien : Si m fos. KRepentant , honteux , effrayé , craintif. car. Esferar. 19. Esrenan, v., effrayer, effaroucher. Mas el m'oblida, e s’xsrzna Per autra de mi. G. Mioutraas : L’antrier. Mais il m'oublie , et s'efarouche pour une autre que moi. Fig. Tolb joven E l’encans e À nsrsna. Ginaup px Boawris : De chantar. Ote gaîté et la chasse et l’efarouche. , FERA, s. f., lat. rrnia, fête, solen- nité. Mil messas n’aug, e 'n proferi En ranas Ium de cere e d’oli. . 8. Dax : En est son. J'en enteuds mille messes , et j’en porte dans les Jétes lamière de cire et d’huile. CAT. ESP. POAT. 17. Ferta. a. Fenrar, adj., férial, de férie. Ieu vi qu' us jorns rrarars M era miellers © us Nadals. GirauD px Bonnuiz : Si m sentis. Je vis qu’un jour de férie m'était meilleur qu'un Noël. anc. ra, Leur fait commencer leur tragicomé- die par une procession fériale. Satyre Ménippée, p. 353. asp. PORT. Ferial, IT. Feriale. 3. Fraran, ®., férier, fêter. Part. pas. À certan jorn, en temps non rz-| ALT. Los jorns rRaraTs. Fors de Béarn, p. 109 et 1097. À certain jour, en temps non férié. Les jours fériés. Dia rRaraT O no Fantar. Ti. de 1291. Doar, t. CLXXV, fol, 210. Jour férié ou non férié. zsr. Feriar. 1r. Feriare. FERIR , »., lat. rgrsRe, frapper. FER EE play quan vey grans colps ras. Bowiracs ne CASTELANE : Guerra etreballs. Et me plaît quand je vois frapper grands coups. En quelques temps, et surtout au présent de l'indicatif, il prend quel- quefois l’r avant l’x Per ver sabran qual son li colp qu’ieu rm. P. Vipaz : Drogman. Ils sauront vraiment quels sont les coups que j⸗ frappe. El ranrc sobre els. Patontra. Il frappa sur eux. Fig. M'abric sai on sol non ru. P. Fanas D'Usxz : Quan pes. Je m'abrite ici où le soleil ne frappe. Aqaest amors me FIER tan gen Al cor d’ una doussa sabor. B. px Vrurapous : Nou a. Cet amour me frappe si gentiment au or d’une douce saveur. Le participe passé est en 17 ouen ct: Que P aïon batut e r«nT. Deupes De PRADES , us. cass. Qu'ils Paient bettu et frappé. Fo si malament e nafratz e renvrs. Guizzavone DE Tura. Fut si méchamment et blessé et /'rappe. Ac. FR. Qant il de riens mestier auroient De cete vergeen mer ferroient. Si tost con en la mer fer, Une brebis fors en sailli. Roman du Renart, t. 1, p. 3. On guygne, on rit, on fiert on frappe. CoquiiLaar, p. 109. Tu as ferut ta maissele. Anc. trad. du Psaut. Ms. n° 1,ps. 3. Li reis meismes fa ferus, E de sun cheval abatns. Roman de Rou, v. a. 11 vindrent ferant des esperons vers n08:. Jounviie , p. 4. CAT. ANC. 38». Ferir. asr. mon. Herir. roai. Ferir. re. Fertre. 2. FERIMEN, 5. m., frappement, p«- cussion , choc, concours. Delhs rzn1maxs dels pieyiz..: resondia tou la valh. | Puarcomss. Des frappements des poitrines..… retentisssit toic la vallée. .. FER Vots es s0 en l’ayre per rantuanr de L lengus. | Per ler fort ran:mawt et collizio. Eluc. de las propr., fol. 45 et 131. Voix est son en l'air par percussion de la lengue. Par leur furt choc et collision. Suaos rsatmxns de dictios. Leys d’amors, fol. 110. Doux concours de mots. ur. Herimiento. pour. rr. Ferimento. 3. Fenipon , s. m., frappeur, batteur. Ab loi s’en van bel rzainon de lanes. B. Zona : Non laissarai. Avec lui s'en vont beaux Jrappeurs de lance. axc. use. Feridor. xsr. mob. Heridor. Ponr. Feridor. sr. Feritore. . CONTRAFERIR, %., contre-frapper. Part. prés. Mas la quarta e la quinta que'lson CONTRAVERENS, S'acordon per descort. Prœsax px Cons1ac : El nom de. Mis la quarte et la quinte qui lui sont contre- frappant, s'accordent par dissonnance. . Rerenre ,. v., refrapper, frapper de nouveau , à son tour. Cum fo de Peleus la lansa, Que de son colp non podi'om guerir, Si per eys loe no s’en fes nxranta. B. px VENTADOUR : Ab joi. Var. Comme fut la lance d'Achille, vu qu’on ne pou- vait guérir de son coup, si on ne s’en fit refrapper au méme lieu. Hom selcla e asrxnisn los tonels. Leys d'amors, fol. 130. On cercle et refrappe les tonneaux. Si an home vol ferir de la ma, et yeulo voli axrsnre d'ona lansa. L'Arbre de Batalhas, fol. 135. Siun homme veut frapper de la main , et je le veux refrapper d’uné lance. asc. ss. Qui srramar quisier fas lo tu referir. Mas fae arriedo parte ricamente referido. Pansona si pudiese querria los referir. Poema de Alexandro, cop. 59 , 983 et 159. . Enrarrenie, v., entre-frapper. Se van axrazrzats ab mal cor e felo. Gurirauxe p5 Tuners. Se vont sntre-frapper avec courage méchant et félon. S'ENTREYERRAN feramens, FER Co fai lo foser cas disseu. Los XF Signes de la fi del mon. Lis e’entre-frapperont durement , comme fait la foudre quand elle descend. | Part. pas. Ab aquestas paranlas, si son xnrazvcaur. NMoman de Fierabras, v. 1609. À ces paroles , ils se sont extre-frappés. Anc. ra. Si tost s'en vont entreferir. Roman du Renart ,t. LIL, p.262. 311 -CaT. Entreferir. FERM, adj., lat. rinuus, ferme. Los teules que son fags de brac.….. los fay tornat dors e rxnMs coma peyra. Tor fermada sobre szaMA roca. V. et Vert., fol. 66. Les tuiles qui sont faites de fange... les fait de- venir dures et fermes comme pierre. Tour affermie sur ferme roche. Fig. En sutre pert non es rxnMs mos volers. AnsauD De Manueix : L’engenhements. Ma volonté n’est point ferme en autre part. Lai ou vey plas rznwa voloutat, AnnauD pr Manurit : Tot quant ieu. Là où je vois plus ferme volonté. Subst. Passem lai, qu’ el rxnus e’1 conoïissens Nos guizara , lo bon papa Innocens. Amiruu px PEGUILAIN : Ara parra. Passons là, vu que le Jerme et le savant, le bon pape Innocent nous guidera. anc. rs. Tenons ferm ce que vos ferez. VILLEHARDOUIN , p. 7. Très ferm habitacle. Anc. trad, du Psaut. de Corbie. Cant. de Moyse. Tant que certain e ferm le rendent. B. px S. Mauar , Chron. de Norm., fol. 21. caAT. Ferm. xse. pont. Firme. rr. Fermo. 2. FERMAMEN, adv., fermement. Aquel qui la non estai r«nMAMENT. Poëme sur Boèce. Celui qui n’est pas Là fermement. Prometem rz«RnMAMEN per stipulacio. Tic. de 1233. Doar, t. CXXIV, fol. 163. Nous promettons fermement par stipulation. CAT. Fermament. se. ronT. Pirmemento. 17. Fermamente. 3. FERMALH, FRBMAL, s. m., boucle, collier, fermoir. Sa cars, s08s FEAMALS e 605 fres. V. de S. Honorat. Sa face , ses boucles et ses freins. S'ieu n'agues o joya O FRRHALE, FER Pas fora ricx d’un amirell.. LansznTt DE DONAMEL : S’a mon. Si j'en eusse oa joyau ou bowcls, plus je serais riche qu’un émir. Fnamacs d'argent blanc. Statuts de Montpellier du xs siècle. Fermoirs d'argent blenc. axc. ra. Fermeil que l'en met à la poitrine des femmes. Glos.-gall. lat. CsnpenTien , t. IT, col. 438. Bien paré de courroie, de fermail et de cha- pel d'or. 312 JotnviLze , p. 21. Lai attachèrent an fermail moalt richement garny de pierrerie. | Hist. de Gérard de Nevers, p. 68. 4. FenmaLuamen, s. m., boucle, agrafe. Ja non auran pro botos... Ni auran pro FERMALHAMEN. Brev. d’'amor, fol. 129. Jamais n’aurout asses de boutons. ui n'auront assez de boucles. 5. FenmAzo, s. f., assurance, traité. Tuit l’autre baro Que m feron ranmAzo. BearrAnD DE Box : Ges no mi. Var. Tous les autres barons qui me firent assurance. 6. Fraxacna, s. f., fiançaille, accordaille, traité. | | O sia qu’ela aia paire, o sia que non, js no valrian las FERMALHAS. Trad. du Code de Justinien, Yol. 45. Ou soit qu’elle ait père, ou soit que non , jamais ne vaudraient les accordailles. axc. rR. Combien que les fiensailles ne fer- mailles n'entssent pas esté sur ce faites. Lett. de rém. de 1363. Camrexrien, t. IT, col. 386. 7. FERMANSA, s.f., assurance, garantie. Det P anel de son det per 7=RMEsA € per segartat. V. de R. Jordan. Donna l’anneau de son doigt pour assurance et pour sûreté. leu non ai plas ni gatge ni rxnxMANSA. G. Farprr : De sotats. Je n'ai plus ni gage ni assurance. El o dea promettre per stipulazon, e donar bona r«AMANSA. Trad. du Code de Justinien, fol. 5. IL le doit promettre par stipulation, et donner bonne garantie. car. Fermansa.. FER 8. Fanwesa, 5. f., fermeté, assurance, garantie. : Ha, per sa natura, dureza, FzamxzA. Fluc. de las propr., fol. 158. A , par sa nature, dureté, fermeté. Per mais de rarmesa, ieu dich... ay facha aquesta presen polissin de ma man propre. Tit. de 1428. Hist. de Nîmes, t. ILE, pr., p. Bo Pour plus de garantie, moi dit... j'ai fait cette présente police de ma propre main. .cat. Fermesa. xsr, vont. Firmeza. 1. Fr. messa. | 9. FERMADOR, s. m., garant , témoin. D'aquest sacrament 50... FERMADOR. Tit. de 1139. Hist. de Languedoc, t. II, pt. col. 244. De ce serment sont... garants. ronr. Firmador. 10. Fenua, s, f., ferme, demeure, loge. Maiso lur cove a bastir, Que hom apella per s0 »xnma. Aqui, I' adokats sa ranma Granda e larga, de tal guiza Que non tema plueia ni bizs. Deupes DE PaADES, Aus. cass. 11 convient de leur bâtir une maison, que per cela on appelle /erme. Là , vous lui arranger sa ferme grande et large, de telle manière qu’il ne craigue pluie ni bise. Fig. Hiea am mi dons, car m’es capdels e ram. G. Anerex DE TouLousx : Vera mere J'aime ma dame, car elle m'est cheptel et ferx — Fermeture. Ab totas ranmas et estacatges que sersz D cessaries. | Tic, de 1234. Doar, t. CXXX, fol 5. Avec toules fermeture et attaches qui seront »- cessaires. III. FERMAGE, 5. m., fermage. Aia Pons de Mondragon la moltura e ra- MAGE. 25e. de 1325. Arch. de Purchev. d'Arles. Que Pons de Mondragon ait la mouture et ke /7 mage. 12. FEIRMABIA, s. f., forteresse. Cardisets qu’ ieu romauda en esta rzamaau. Roman de Fierabras, v. 3483. Parce que vous dites que je reste en cette forts resse. FER 13. Fanxrarar, s. f., lat. rranrarem, fermeté, assurance, forteresse. Per rXAMRTAT de possessio. PuiLOMESA. Pour assurance de possession. Constaucia, so es F&RM&TAT e bon perpau- Tarnen. V. et Vert., fol. 64. Constance , c’est fermeté et bonne résolution. O gienbs o defensios, O castelhs o FERMETATZ. CADENET : Amors e com. Ou engins ou défenses , ou châteaux ou forteresses. AC, FR. Enforchie est de turs e d'altres fermetez. Roman de Rou, v. 4161. Mes chastiax et mes fermetez. Roman du Renart, t. III, p. 233. Et y avoit cinq fermetez, car c'’estoit une ville forte à merveilles. Monsrascert, t. Il, fol. 196. 14. Fenman, v., lat. rrnmare, affermir, fixer. Pot ben rsawan la terra qne m soste. ALBeRTET : Destreitz d’amor. Peut bien affermir la terre qui me soutient. Va ranman los ginols en terra, Hist. abr. de la Bible, fol. 60. Va fixer les genoux en terre, Qai son vilan non aerma, En deslialtat lo Fram. BEnrranD DE Bonx : Mout mi plai. Qui ne ruine pas son vilain, l’afermit en dé- | yauté. Del albre vos ai dihts yea, Qu'en terra no s ren MA ni vieu. Brev. d'amor, fol. 4. Je vous ai dit touchant l’arbre, qu’il ne s’affermit ni rit en terre. — Fiancer. Car nuls om non pot rrnmaR molier, si el à mens de .vir. ans, Trad. du Code de Justinien, fol. 45. Car nul homme ne peut ffancer une femme, s’il a moins de sept ans. Substantiv. ° El escrid’a s’amia : No duptetz, ma rsnwaDa! Roman de Fierabras, v. 2787. Il erie à son amie : Ne craignez, ma fancée ! Part. pas. Que no s deslatz If. FER Lo plaitz rramaTsz. ‘ Penpicox : Entr’ amor. Que le plaid fre ne se diffère. En amor de Dieu son FERMATz. V. et Vert., fol, 32. Sont affermis en l'amour de Dieu. 313 car. Fermar. anc. sep. ponT. Firmar. 1x. Fer- mare. 15. FERMAMEN, FIRMAMBN, 5. m., lat. FIRMAMEN{UM, firmament. An vist un’estela cazer del FE«RMAMEX, V. de S. Honorat. Ont va une étoile choir du frmament. Be s pot rxnmamex apellar. Brev. d'amor, fol. 25. Se peut bien appeler frmament. Lo caps es redons com lo rinmamæxs. Liv. de Sydrac, fol. 10. Le chef est rond comme le frmament. — Assurance. Lo ranmAmaxT de son coratge orrezet per amonestassio del serp. Declar. de motas demandas. Souilla l’assurance de son courage par l’instiga- tion du serpent. — Fortification. Novelament garnida de novels rs=RmAmxxs. | GuicLAuMs pe Tuprza. Nouvellement garnie de nouvelles fortifications. cat. Firmament. xsr, Fermamento, firma- miento. ronT. Firmamento. 1Tt. Fermamento. 16. AFFIRMATIO, s. f., lat. AFFIRMATIO, affirmation, assurance. Maior AFFIIMATIO de so qu’om ditz. Doas negatios, segon lati, fan ArFIAMATIO. Leys d'amors, fol. 124 et 99. Plus grande affirmation de ce qu’on dit, Deux négations, selon le latin, font affrmation. CAT. Afirmaci6. xse. Afirmacion. vont. Affir- macäo, 1T. Affermazione. 17. AFFERMADURA, 5. f., garantie, attes- tation. Presa et recebuda la deita ArIERMADURA. Tit. de 1330. Bordeaux, bibl. Monteil. Prise et reçue ladite garantie. 18. AFFIRMATIU, adj., lat. xrFrAMATIVES, affirmatif. Aprop, locntio arrramATIvA. fo 322 FIG 17. Taanusrican, v., lat. rnansriôene, transpercer. Part, pas. Ben clavadas et TRANSFIGADAS. Trad. du Tr. de l'Arpentage, 2° part. Bien fermées et transpercées. FIGA , rrcua, FIA, S. J., lat, ricus, figue. Mais am freidura e montagna No fas r1GA ni castagna. P. Rocrens : Dousa emigs. J'aime mieux froidure et montagne que je ne fais figue et châtaigne. Ab lait d'una salvatja rraa. Dunes px PaAnss, dus. cass. Avec le lait d’une fgue sauvage. Preno ‘| sordeis ©’ avian soanat, Aissi com fes lo Lombart de las rrouas. RataxonD pE MinavaL : Amors mi fai. Prennent la souillure qu'ils avaient méprisée, ainsi comme le Lombard fit des figues. Allusion à ce qu’en 1162, Frédé- ric le", en réparation d’un outrage fait à l’impératrice, sa femme, avait obligé les Milanais vaincus à retirer avec les dents une figue placée à l'orifice du fondement d'une vieille mule. C'était une grande injure que de pré- senter aux Milanais le bout du pouce serré entre les deux doigts voisins, cela s'appelait ran LA FIGA, faire la figue. Cette locution, devenue proverbiale, servit à exprimer ane raillerie inju- rieuse. Loc. Per mal de vos farai la risua Als gilos. Deupes DE Pnapes : Si per amar. Pour le mal de vous je ferai la fgue aux jalous. El mesel al facha Ja riaa. Roman de Jaufre, fol. 26. Le mésel lui a fait la fgue. anc. Fa. Ci] prince nos ont fet Le figue. Fabl. et cont. anc., t. II, p. 314. C’est l'ancre qui la nef arreste, Et fait la figue à la tempeste. FoncADEL, p. 101. Genèves, Gênes... qui luy ont tousjours fait la Aguo. Qui aux quarante fait la figue. Satyre Ménippée, p. 178 et 141. FIG Dans la langue catalane , fer la figa, c'est fermer le poing, en montrant le pouce ressortant entre l'index et le doigt du milieu. [T. Credes i far la eroce, Ma el ti fa la fica. Baunerro Lartint, Zesoretto, p. 8j, Egli ha fatta la fica alla casseta in gherms- gio, in civeo. PATAFFIO, liv. II. Quel donsello gli fece la fica quasi infno all’ occhio, dicendoli villania, Che rispondesse e facesee la fca a colai que la facen a lui, Cento novells antiche, n° 55. E fecero una fica in faccia a christieni. Ann. di Lud. Monaldesco. Script. rer. it. Monaronr, t. XII. Nég. explét. Enemies ni enemia No m notz lo pretz d’una 14. RatmonD DE MinAvAL : D’amor son ils Ennemi ni ennemie ne me nuit la valeur d'u Jigue. AMC, ESP. Mas todo su esforcio no les vali tres fgus. Pocma de Alerandro, cop. 79%. caAT. Figa. nsr. mon. Higa. ronr. Fige. 2. Ficuire, s. m., figuier. Quan rrouten si enpeuta en "tGUIEn , et vit en vit. Tot riauren es aybre tendre, de leu pet freg pren daipnagge. Eluc. de las propr., fol. 196 et 2°. Quand figuier se greffe sur figuier, et vigoe sr vigne. Tout figuier est arbre tendre, facilemest per froid il prend dommage. Ficuisns, milgraniers. Leys d’amors, fol. 48. Figuier, grenadier. 3. Fiourerna , s. f., lat. ricanra, figuier. Diens maldic la rreuraxaa on non trobet mays fuelhas. V. et Vert., fol. 88. Dieu maudit le fguier où il ne troava que feuilles. Una molt bela rrGurxtnA. Brev. d'amor, fol. 160. Uu moult beau Aguier. car. Figuera. ser. Higueira. ronr. Figuars. | FIG 4, Ficaar, s, 2, lat. ricanius, figon, qui se nourrit de figues. Ficanis s0 homes salvagges vivens de figas. Eluc. de las propr., fol. 251. Figons sont hommes sauvages vivant de figues. FIGURA, rmiGuna, s. f., lat. r1GURA , figure, forme, visage. Be s pot meravillar qui conoïs sa FrIGURA. Le DAUPEHTN D'AUVERGNE : Vergoigna. Peat bien s’émerveiller qui connaît se fgure. Que vi las peyras entailladas, D’anticas r1ounas obradas. V. de S. Honorat. Qui vit les pierres taillées , d’antiques fgures ou- vrgées. Fig. La sancta glieya non es autra cauza mays la r16u0a4 d’ on cors glorios. | V. et Vert., fol. 5. La ninte église n’est autre chose que la figure d'en corps glorieux. — Terme de grammaire. FuiGuRA 0 es sempla o composta. Gramm. provenc. La figure ou est simple où composée. Loc. Vos amador que amatz per rIouna. T.»sG. ne CaszsTAING ET D'OziL DE CADARTS : | Es dreits. Vous amants qui aimes per fgure. En riouna d’ sisso mendet Deus. F. et Vert., foï. 8. Eo fgure de ceci Dieu ordonna. CAT. 18, PORT. 17. Figura. » Ficuacio ; s. f., lat. riounario, figure, forme, aspect. Semlant a glasi en r1QUnRACIO. Quant a r1ovnacto. Eluc. de las propr., fol. 44 et 105. Reuemblant à glaive par la forme. Quant à La forme. rar. Figuracäo. 17. Figurasione. 3. Ficunaz, adj., figuratif, symbolique. Sompais… algus s0 nutz et patens , ses s1- éaaL siguificacio, algus escurs et ab r10URAL 0. ÆEluc. de las propr., fol. 77. Songe. sacuns sont clairs et évidents, sans si- fifelion Agurative, aucuns obecurs et avec dési- fuation Égurative. AC. 1er. Figurnl. 1r. Figurale. FIG 323 &. Frounarie, adj., figarable, suscep- tible de recevoir ſigure. Ayga. . es element per cors estranh terme- pable et riaunastx. Eluc. de las propr., fol. 349. L'eau... est élément limitable et fgurable par corps étranger. xsr. Figurable. xr. Figurabile. 5. FicunarTiu, adj., lat, ricunarivus, figuratif. Virtut.. dels membres rIGURATIvA, orde- . Dativa et distinctiva. ÆEluc. de las propr., fol. 19. Puissance... fgurative, dispositive et distinctive des membres. ESP. PORT. 1T. Figurativo. 6. FiGURATIVAMEN, ado., figurative- ment. Se fay aqnesta figura, allegoris,.… ricuna- TIVAMENX.. Leys d’amors, fol. 135. Cette figure, l’allégorie , se fait... fgurativement. BsP. PORT. IT. Figurativamente. 7. Ficuran, v., lat. riGunane, figurer, représenter. Part. pas. Aywo fon ben rteunAT en Sampson. V. et Vert., fol. 92. Ceci fut bien fguré en Samson, Vedels doblamen r1ouRAaTs. A. Bnancazson : Pessius. Veau doublement fguré. Del novel regne que era rrounar en David. Hist. abr. de la Bible, fol. 3. De nouvesu règne qui étuit fguré en David. CAT. Rs. PORT. Figurar. 1T. Figurare. 8. Desrieurar, v., défigurer, déformer, changer de figure. Pois dons pasr:GunaA. Octens : Era quan. Puis dame change de figure. Romp e puerrouna, Am dentz et am las mans, tota sa vestidars. V. de S. Honorat. Déchire et déforme, avec les dents et avecles mains, tout son vétement. Part. pas. Gibos nasrraunar. V. de S. Honorat. Bossu défigure. FIL Del som del cap entro als pes, L'avian tot DESFIGURAT. Passio de Maria. Du sommet de la tête jusques aux pieds, l’avaient tout défiguré. Vexia issir de mar una bestia meravilhoss- mens DESFIGURADA € desguizada et espaven- tabla. 324 VF. et Vert., fol. 6. Voyait sortir de mer une bête merveilleusement défigurée et déguisée et épouvantable. CAT. «sr. PORT. Desfigurar. 17. Düfigurare. 9. TRANSFIGURATIO, TRANSFIGURATION ;, s. f., lat. TRANSFIGURATIONEM, trans- figuration. El dia de La TaawsriGunaario de Nostre Senhor. + Cat. dels apost. de Roma, fal. 177. Au jour de la Transfiguration de Notre Seigneur. La TnaAxsFIGURATION, lo 6 agost. ‘ Fors de Béarn, p. 1097. La Transfiguration, le 6 août. cAT. Transfiguraci6. us». Transfiguracion. vonr. Fransfiguraräo. ir. Transfigurasione. 10. TRANSFIGURAR, TRASFIGURAR , V., lat. rransriGunane , transfigurer , trausformer. Teu TRANSFIGURIEI Aquostas Causas € mi. Trad. de la 2° ép. de S. Paul aux Corinthiens. Je transfigurai ces choses en moi. TraxsriGunar se denant els. Trad. du N.-Test.,S. Manc, e. 0. Il se transfigura devant eux. Diables sc TRANSFIGURA en motas guisas per descebre las gens. V. et Vert., fol. 24. Le diable se trançforme en plusieurs manières. pour décevoir les gens. CAT. £sr. PORT. Tronsfigurar. rt. Trasfigurare. FIL, s. m., lat. ricum, fil, ligne. No'’l tudaeria plus q’us rirs Delguatz sostendria una tor. GUILLAUME DE CABESTAING : Ar vei. Ne Péteindrait pas plus qu’un f#{ délié sountien- . drait une tour. Ab on rrr de son mantel ver. Ginau» px Bonwmiz : Al plus Jeu, Avec un f£ de son manteau vair. Las liaras en un #11 sotilmen, e qu’el rrrs sia forts, Liv. de Sydrac, fol, 8. FIL Tu les lieras avec un Al subtilement , et que le fl soit fort. Fig. Al bon senhor de Mercuer, qu' es el ru De valen pretz, que no s rompt ni s desfil:. Fozquer pe Luxez : Tant fin’ amor. Au bon seigneur de Mercœur, qui est sur la ligne de mérite vaillant, qui ne se rompt ni se défile, — Tranchant d’un instrament. Fig. Tant ai ferm cor el »11. On ferm saber s’afila. RaïxonD DE MinavAL : Aïsi mte. Tant j'ai ferme cœur au fl où ferme savoir s'afil. Loc. Mas eu no m part del dreg riz. Rau»auD D'ORANGE : En ailal. Mais je ne me dépars pas du droit f£. D’ amer vos suy el drech r11. P. BarxuonD ricas NOVAS : Ben des. Je suis au droit fl de vous aimer. Ges hoins no pot portar a riz Ni a bon talh totas amors. R. Vipa DE BezAUDUN : En aquel. On ue peut point porter à Ml ni à hoone ul: toutes amours, Adv. comp. L’aygua li chay dels huels rrc x Free per lo nau Roman de Fierabras, v. 305. L'eau lui tombe des yeux ſal à fl par le nes. AxcC. ra. Avoient chargé de front à droit fl la bataille de Cœsar. AnxoT, Trad. de Plutarque, V. de Brutu. car. Fil, anc. us». Filo. xsp. mob. Hilo. roir. Fio. tr. Filo. 2. Fiver, s. m., petit fil, filet, réseau. Las venss semblon rresr. Drupxs DE PRADES, dus. cass. Les veines semblent filet. Menudet cordat Ab rizeTz d'argen. Un TROUBADOUR ANONYME : Per amor. Légèrement lacé avec flets d'argent. Siei cabel delgat e saur Son gent estreitz d’un rrLur d'aur. Roman de Jaufre, fol. 53. Ses chevenx déliés et blonds sont gentimesi étreints d’un réseau d'or. caT. Filet. use. ronT. Filete. IT. Filetto. 3. Fizar, rirar, s. m., fil, Glet. Genser de Îleis non debana ricrar. G. RaiNozs D’APr: Ausir cugri. Plus gente qu’elle ne dévide Al. FIL Fg. Hac on prim rar de cillas Negre e sotil e delgat. Koman de Jaufre, fol. 77. Ent an mines fief de cils noir et fin et délié. — Toile, filet à pêcher ou à chasser. Ab quatr annas de riLar. P. CanDinAL : Tartarass. Avec quatre aunes de toile. FILATZ A pesCar et Cassar, eè Eluc. de las propr., fol. 213. Filets à pêcher et chasser. car. Filat. ponr. Fiado. 1r. Filato. 4. Frnanis, s. m., filasse, bourre. Ab rrcapis de cambe ni de lin. Cartulaire de Montpellier, fol. 192. Avec filasse de chanvre et de Liu. Fizapis de seda... a cargua, non pagua mais cinq sols. Tie. du xssi° siècle. Doa?,t. LI, fol. 16r. Bourre de soie... par charge, ne paie que cinq sous. car. Filadis. xsr. Filadiz. 5. Fizanuna, s. f., filage. Que degu non ause tenher ni far tenher.. degana IAnona blancha ni burels. Tit. de 1360. Dour, t. LXVII, fol. 372. Que nul n’ose teindre ni faire teindre... nul flage hlane ni brun. ir. Filatura. 6. Fra, s. f., file. Adr.comp. Sas gens entravan rILA À FILA. Chron. des Albigeois, co]. 79. Ses gens entraient à /a file. CAT. ESP, PORT. 1T. Fila. 7. Fizwrma, s. f., flandre , sorte de ma- ladie des oiseaux. Autre mals es c’a nom rILEInA. Cant auzel a rILuIRA. Deures px PRADES, Aus. cass. Est autre mal qui a nom flandre. Quand oiseau a flandre. suc. car. Filieyra. xsr. Filandria. ponr. Fi- landras. xr, Filandra. 8. Fuissa, s. f., pluche de laine. Porto mantels de rLirssa. Penizsos, Voy.au Purg. de S. Patrice. Portent manteaux de pluche de laine. 9. FLessana, s. f., couverture. FIL 325 Occitèni »Lassana coopertorinm lecti vo- cant, quasi filassata. 21 Du Canex, t. III, col. 543. Neguna rtussapa no farai...sino de lana de moton o de feda. Cartulaire de Montpellier, fol. 111. Je ne ferai aucune couverture... sinon de laine de mouton ou de brebis. I. sac de palha e pois la rLsssapa , e al cap .I, couselhier. Trad. de la Règle de S. Benoît, fol. 28. Un sac de paille et puis la couverture, et à la tête un coussin. De coissis e de rLassADas. Forquer ps Lunxz : E nom del. De coussins et de couvertures. ro. Fixos, adj., velu, filandreux, garni de fils, de filaments. Ernca... snimant es r110s e quaysh lanu- ginos. Aquesta tels es espougioza et riLosa. Fuclhas en si han aleunas venas »r10£4s. Eluc. de las propr., fol. 250, 37 et 209. La chenille. est un animal velu et quasi laineux. Cette toile est spongieuse et f/andreuse. Les feuilles en elles ont aucunes veines flan- dreuses. 11, Firasce, ad}. , filable, qui peut se filer. Peyra que es r'LASLA. Eluc. de las propr., fol. 188. Pierre qui est flable. 13. Frzan, v., filer. Garsens e Peironela que r11ox lur cano. L’ us teis, l’autre rrca. Izann : Diguas me tu. Garsende et Péronelle qui £/ent leur quenouille L'un tisse , l’autre file. Fig. Non sabon prim riLan Mots. Senvtnt D£ GIRONE : Sitot ses. Ne savent filer finement les mots. Qui vol sirventes auzir.… A mel deman, qu'ieu l' ay riar. P. CARDINAL : Qui vol sirventcs. Qui veut ouïr sirvente... à moi le demande, vu que je l'ai filé. Loc. Selha que del fl À s0s ops no pot far, Ad autra en fai rILAR. Pirans pe Bussianac : Quan lo dous. 328 FIL O ab filhol o ab rrLuoza. W. et Vert., fol. 19. Ou avec filleul ou avec flleule. Uua rILHOLA que avis. F. de S. Énimie , fol. 25. Une flleule qu’elle avait. Confessi e manifesti... a mas PFI1LOLAS que non ai ensenhat Pater noster. Cartulaire de Montpellier, fol. 174. Je confesse et déclare... que je n’ai pas enseigné à mes flleules le PATER NOSTER. ANEC. ra. La levés et bautisée et faite sa fillole. Fubl. et cont. anc., t. 1, p. 38:. car. Fillola. 10. FILEBOLEVA, s. f., dim., petite filleule. Bels payre Masimin, Auias ta FILBOLRTA , si te plas, sopligant. V. de S. Magdelaine. Beau père Maximiu, écoute, s’il te plaît, ta petite filleule suppliante. vi. Frcraz, adj., lat. ricrauis, filial. Dileccio... rILtAL. Adopcio rILIAL. Eluc. de las propr., fol. 1. Amour... filial. Adoption filiale. CAT. asp. PORT. Filial, 17. Filiale. 12. AFILHAMEN, s. m., affiliation. AquestAFiL&Amen prendem nos el baptisme. V. et Vert., fol. 39. Nous prenons cette 4/fliation au baptême. ANC. CAT. Afillament. anc. xsr. Afijamento. kr, MOD. Ahijamiento. | 13. AFILHOLAMEX, 5. m., afilleulement, afäliation par le baptéme. Em nos totz filhs de Dieu per adoptio, so es per AFILHOLAMEN. V. et Vert., fol. 57. Nous sommes tous fils de Dieu par adoption, c’est- à-dire par aflleulement. 14. Arizman, v., afflier, adopter. Cant us rix homs non ha effans, ell pot ArILBAR on ſiih d’ an paure home. Fig. Nos ha totz ariLaatz ab luy. V. et Vert., fol. 39. Quand un homme riche wa pas d'enfants , il peut adopter le fils d’an homme pauvre. 11 nous a tous affiliés à lui. FIN Part. pas. Nones filhs naturals, meys Artusari. V. et Vert., fol 39. N'est pas fils naturel , mais adopté. car. Afillar. asc. xs. Afjar.xsr. mon. Akiar. FILTRACIO, s. f., filtration, suppu- ration. Osta aquo que es en aquela de #r1rracn. Trad. d'Albucasis, fol. 4; Ots ce qui est en celle-là de suppuration. car. Filtracto. use. Filtracion. roxr. Fültraci. ir. Filtrasione. FIN ,r1', s. f., lat. rinem, fin. Eïh es. Fis senes rrx € vers comensamens. A. BranNCAGeON : Pesuius. Il est... fîn sans ffn et vrai commencement. S’es tals la r15 com fes comensamen. BERTRAND DE Bons : Gent bi Si la fn est telle comme il fit le commencement. Loc. On li peccador penran rt. Les conuTs DE PoiTters : Pus de chantar. Où les pécheurs prendront fn. No truep rt ne repaus. Auanreu DEs Escas : En aquel Je ne trouve fn ni repos. — Borne, confin, limite. Aysso es yssir de totas las rrs. V. et Vert., fol. %. Cela est sortir de toutes les ornes. Las ris e las confrontacios que s apr escrichss. | Tit. de 1274. Arch. du Roy., M. 72 Les limites et confrontations qui sont écrites apre — Paix, accord, conclusion. Ab achel rs ni societat non auran. Tit. de 1139 N’auront avec celui-là accord ni société. Loc. Cossi pot far era treguas ni r1s. RausauD DE VAQUE1RAS : Del rei. Comment il peut faire maintenant tréves etaccori. Adv. comp. Om non y a qu’A LA Fra tot non lays. Pixnne DE LA MuLa : Ja dense Il n’y a homme qui à la fn ne laisse tout. Conj. comp. À r1 Qux hom claramen puces entendre. Leys d'amors, fol. 109. Afin qu’on puisse clairement entendre. Car. Fi. nsp. Fin. pont. Fim. rt. Fine. FIN 2. Fexipa , s. f., fin, but, conclusion, terminaison. Lo vers vay a la FENIDA. P. RAIMOND DE TouLovse : Pos lo prims. Le vers touche à la fn. Ves Narbona portatz lai Ma chanson ab la raxiva. ÂtALAIS DE PORCAIRAGUE : Ar em al. Portes là vers Narbonne ma chanson avec la con- clusion. , ù ir. Finita. 3. FINIMEN, FENIMENT, 5. m., fin, terme, | achèvement. L’ona non ac comensament Nija non aura FE«NiMENT. Brev. d’'amor, fol.2. , L'one n’eut pas commencement ni jamais n'aura fn. De malantias FINIMENT Oo curaruent. Eluc. de las propr., fol. 78. Terme ou guérison de maladics. Aia mal rEewimxx. AunER: DE PscuiLain : Per razo. Qu'il ait mauvaise fn. axc. FA, An finement de cest escrit. Mante DE France , t. II, p. 4or. anc. CAT. Finiment. nse. Fenecimiento. »oRT. Finamento. ir. Finirmento. 4. Fan1zO , s. f., fin, conclusion, termi- naison. Del vers es prop la rEnizos. BERKARD DE VENZENAC : Iverns vai. La conclusion du vers est proche. Del cap tro en la raxizon. GinauD DE CABRIERAS : Cabra juglar. Du commencement jusqu’à la fn. asc. FR, Temps en erreur, prés de fénicion. Eusracue Descamps, p. 6. 5. Frnaz , ad/:, lat. rinazis, final. Las autras dictios rrmaLs dels versets. Leys d'amors, fol. fo. Les autres expressions finales des versets. CAT. ESP. PORT. Final. 17, Finale. . FanacuxnT, adv., finalement. FixaALusxr li dit senhor. La Crusca provensale , fol. 95, Finalement lesdits seigneurs. Frxazuzsr lo morgue ple e vencut de com- passio.… lo ausi. V. de S. Flors. Doart, t. CXXIII, fol. 262. IT. FIN 329 Finalement \e moine plein et vaincu de compas- sion. l’écouta. caT. Finalment, sv. »OnT. 1r. Finalmente. 7. Fenis, v., lat. rinire , finir, termi- ner, achever, mourir. Pois se rendet al orde de Graumon, e lai el FEXNIC, V. de p. Rogiers. Pais il se rendit à Pordre de Grammont et laà il mourut. Subse. Quar totz Los faits aug lauzar al rewin. B. pe Vrarapous : Ab joi. Car j'entends louer tous les bons faits à l’achever. Part. pas. Ara es r&xtrz lo Ihibres. La cansos es rE«m1DA. Roman de Gerard de Rossillon, foi. 115. Maintenant est fni le livre. La chanson est finie. GAT. ANC. ESP, Finir. nsP. MOD. PORT. Fenocor. ir. Finire. 8. Fixar, v., finir, terminer, cesser, mourir. | Quar s’ ieu degues blasmar totz los malvatz, Tart rrNana lo cantaret qu’ en fatz. LANPRANC GIGALA : Quan vei. Car si je dusse blimer tous les méchants , fnérait tard le petit chant que j'en fais. — Rassembler. Am tota sa noblesa de cavalaria qu "el poyra FINARB. L'Arbre de Batalhas, fol. 220. Avec toute sa noblesse de chevalerie qu’il pour- rait rassembler. Part. pas. L'estorn fora vencuts e’l camp fora rtwatz, Can us secors lor vence de .xx. milier armats. Cay atenho a colp , sa vida es FINADA. À Dieu vos coman totz, ma causo es FIMADA. Roman de Fierabras, v. 492, 44o7 et 5084. L’estour serait vaincu et le camp serait fni, quand leur vint un secours de vingt milliers armés. Celui qu’ils atteignent avec coup, sa vie est finie. Je vous recommande tous à Dieu, ma chanson est finie. À AEC. FR. Ensi fina la chose. | VILLEHARDOCIN ,p. 11. La.paguvre femme ne fine de plorer. Les Quinse Joyes de Mariage, p. 19. De deus amanz qui s'entr”amérent, 42 330 FIN FIN Par amor ambedeus finérent. Maint en osient et afinent. Mate DE France ,t. I, p. 252. G. Guoraar ,t. 1, p. 161. Messire Folques li bous hom... fina e mori. | Car. xse. #finar. 1T. Affinare. VILLEHARDOUIX , p. 28. aNC. CAT. ESP. PORT. Finar. 17. Finare. 14. Derinina, s N. assiguation ) terme. No queyras alongaïer ni pxrixrpa de jore. 9. AFINAMEN, 5. m., terme, fin. F. et Vert., foi. 68. Fis de totas res que an AFINAMENS. Ne cherches prolongation ni assig nation de jour. Pisane DE ConBiac : El nôm de. 15. DEFLNIMENT , DEFENIMES , 5. m., fin, Fin de toutes choses qui ont ferme. zsP Afinamiento. terme, achèvement. Totz homs que anava a sos DEFENIMESS, 10. AFFINITAT, AFENITAT, 5. J., lat. Ar- Diables lo prenis. ruxiraTenn , affinité, conformité. Panne pe Constac : El nom de. Las personnas plus procbanas en APrINITAT Tout homme qui allait à ses termes, le diable le prenait. e parentela. .. Statuts de Provence. BouY , p. 47. — Division, partage. Les personnes les plus proches en affinité et parentèle. Amistat, parentat, AFENITAT ni vezinetat. Cout. d'Alais. Arch. du Roy., K. 867. Amitié , parenté, affinité et voisinage. Aquestas figaras han slcana arrratrar. Leys d'amors, fol. 141. Ces figures ont aucune affinité. car. Afinitat. xsr. Afinidad. vont. Affinidade. Siel non avia fait son DeriNIMENT, ben pot * devizir las soas causas entre sos efans. Trad. du Code de Justinien , fol. 2. S’il n'avait pas fait son partage, bien il peut diviser les siennes choses entre ses enfants. axc. rr. Son estat présent et son défiriment. Jruax pe Mauxe, Test., v. 147. Ou de sa vie ou da défniment. tr. Affinità, affinitate , affinitade. Hist. d Anne Boleyn. 11. Arno, 5. f., liaison, affinité, ad-| 16. DirriniriO, DEFFINICIO, s. F., lat. hésion. D&rINITIO, définition. Per so que plus tost prengo congelseio et Dirriurrios.. compren las proprietats de AFFINIZO. cauza. | Eluc. de las propr., fol. 131. Leys d’amors, fol. 1$- Parcequ’ils prennent plus tôt congélation et adhésion. La définition. comprend les propriétés de chosr. Pansero d'ela las seguens Dirrrmicios. 12. AFENIR , v., approcher de Îa fin. Eluc. de las propr., fol. 13. Quec jorn Arsnisc et abais, Posèrent d'elle les définitions suivantes. Qu'ira no m pot del cor issir. cart. Definicié. xsr. Definition. ronr. Defen- Gavaupax LE VIEux : Cresens Gs. câo. 17. Definizione. Chaque jour j'approche de la fin et baisse, vole Derewinon, 5. m., lat. DEFINITOR. que tristesse ne me peut sortir du cœur. . arbitre. . 13. ArINaAR, v., tirer vers la fin, termi- Amigables adobadors et pxraninons.… de ner, achever. las dichas questios. L'asaut es romazutz, e l’estorn s’arixa. Tit. de 1279. Doar, t. CXLVII, ſol 11. Roman de Fierabras, v. 4380 Amiables compositeurs et arbitres... dede , e , _ " questions. L'ansaut est cessé, el estour lire vers sa fin. caT. 58P. PORT. Definidor. xx. Diffratore. Part. pas. Eu Lemoszi fon comensat, | Mas de sai lur es ArINAT. 18. DiIFriniTiu, ad]., lat. DEFINITIVES, p —— DE Bonx: Jeu chan. définitif, décisif. ac Lens commencé en Limousin , mais deçà leur est Per appel de sentencia prrr1urrrva balbads aAnc. ra. La seconde envoia en Pannonie poar per lo sencschal. Fors de Béarn, p. 1073 afiner la guerre des Huns. : Par appel de sentence définitive baillée par k *- Rec. des hist. de Fr.,t. V, p. 260. néchal. FIN Per sentencia DIFINITIVA. Eluc. de las propr., fol. 22., Par sentence définitive. La ptrrINrrIVA sentencia. Tic. de 1204. Doar,t. XCVII, fol. 252. La définitive sentence. cr. Defiaitiu. sp. PORT. 1T. Definitivo. 19, DeriNTR , DEVENIR, DIFFINIR, v., lat permise, définir, déterminer, rendre compte. Si aven, per calque eaass, que lo bistbes nosposca partsia lo plait. Trad. du Code de Justinien , fol. 2. S'il sdvient , pour quelque cause, que l’évêque ne æ puisse définir le plaid. Verbs... se DIFFINISR EN ayssi. Leys d'amors, fol. 73. Le verbe. se définit ainsi. Aquesta escriptura D&FENIS Veramen cossi fon aacits Sus en ls cros Jhesn Crist, Dieus. Trad. de PÉvang. de Nicodème. Cette écriture read compte véritablement com- ment fat occis sus en la croix Jésus-Christ, Dieu. Part. pas. Cns que no poiran esser DIFFINTT. Ti. du xtnt siècle. DoarT, t. XCVI], fol. 266. Cas qui ne pourront être déterminés. cat. zsp. PORT. Definir. 17. Definire. 10. Derinan, v., finir, cesser, terminer, borner. Nuech e jorn, ses Dxrrnan, Nos amonesto de mal far. Brev. d'amor, fol. 24. Naïit et jour, sans finir, nous admonestent de mal fire. Selh' amor viu de rapina, Que per un sol non prima. MancaBaus t Dirai vos. Cet amour vit de rapine, qui ne se borne pas à un seul. — Mourir. El s’en anet rendre al hospital de Saint Be- neic d'Avignon, e lai perimer. V. d'Élias de Barjols. 11 s’en alla rendre à l’hôpital de Saint-Beneset à Avigoon , et là il mourut. sxc. va. Et mespris fait son pouvoir definer. Œuvres d'Alain Chartier, p. 584. Que li doz tens d’esté define. . Roman du Renart, 1.1, p. 29. FIN 331 Que quant plus tust definera Plos tost en paradis ira. Roman de la Rose, v. 503. Tant ensi son chanter define. Roman de la Violette, p. 12. 21. INFINITAT, ENFINITAT, ENFENITAT, s. f., lat. mriniratem, infinité. Una gran muoltitut.. et rx#rmrraTz d’autres gens. Cat. dels apost. de Roma, fol. 164. Une grande multitude... et infnité d'autres gens. Enrintrarz, gencralitatz. Infnité, généralité. Leys d'amors, (ol. 59. Hona gran anrK«mITAT. Abr. de l'Anc. et du N.-T., fol. 39. Une grande infnite. CAT. Znfinitat. sv. Infinidad. vont. Infinidade. ir. {nfinità, infinitate, infinitade. 22. INFINIT, ENFENIT, adj., lat. 1NFINI- rus, infini. Per 1#riN1IDAs injurias. Priv. conc. par les R. d'Angl., p. 5. Par injures infinies. Ab xxrsnira cavalsiria, ° Cat. dels apost. de Roma, fol. 155. Avec cavalerie infinie. — Terme de grammaire. Noms rurinirrz es coma... Leys d'amors, fol. 47. Le nom infni est comme... CAT. Inſinit. xsv. ronr. 17. Infinito. 23. INFINITIU, ENFENITIU, 5. m., lat. INFINITIVUS, infinitif. Ixrenrrtus es apelatz, quar non pauss terme ni fi. Verbe que lor 1xr1Nrrru fan finir en er. Gramm. provenc. Est appelé infnitif, parce qu’il ne pose terme ni fin. Verbes qui font finir leur infnitif en En. L'anvranirius significa causa enfenida. Leys d'amors, fol. 75. L’infinitif signifie chose infinie. caT. {nfinitiu. sr. »O2T. 17. Infinitivo. 24. INFINMITAMENT, ENFINIDAMEN , adv., infiniment, indéterminément. La nna es amant l'autra INFINITAMENT. Eluc. de las propr., fol. 3. L'une est aimant l’autre inffniment. 332 FIN - FIN Neguna dictios paurada anritipaman n0|31. Panrin, 5. f., fin, parfin. vol habitat. Leys d’'amors, fol. 59. Nul mot posé indéterminément ne veut article. cat. Infinitament. use. ronr. tr. Infinita- mente. 25, ConriNITAT, s. f., confin. : En las coxrsmrarz de Germania. Cambrai e las CONFINITATS. Las cowrrnirarz de Campanba. Cat. dels apost. de Roma, fol. 46, 122 et 143. Sur les confins de Germanie. Cambrai et les confins. Les confins de Campanie. 26. ConrinNaa, v., confner. ConrimaAva com Cataloingna. V. de Guillaume de Cabestaing. Confinait avec Catalogne. caT. xsP, PORT. Confinar. 17. Confinare. 27. Esrinis, v., terminer, achever. Malastracx es qui =sFINIRA sa vida en laxuria. Trad. de Bide, fol. 4t. Malheureux est (celui) qui ferminera sa vie en luxure. 28. AvanTFINIT, adj., déterminé, prédit. Defendedor et acreysedor entro al avanT- FINE temps. Trad. de l'Ép. de S. Paul aux Galates. Défenseur et bienfaiteur jusqu'au temps prédit. 29. RErINAMEN, s. m., soulagement, terme, répit. Estai marrits et ab gran plor, Que non a nulh aavINAMEx. B. CanBOKNEL : Aissi co am. Reste marri et avec grand pleur, vu qu’il n’a nul repil. 30. ReriNan, v., cesser, discontinuer, arrêter. Non van r&rINAR, Ni lu nueg ni lo jorn, los crestians de batalhar. Chronique d'Arles. Can venc a la panri. F.. de Guillaume de S.-Didier. Quand vint à la parfin. anc, rA. À ce s'accordant à la parfin. Rec. des hist. de Fr., t. VAL, p. 128. La rose à la parfin devient un grateca. Ronsaan, t. I, p. 16. 32. Fixisusrenna, s. m., Finistère. Tot Centonge desliurat Tro lai part rINIBUSTERRA. BenTrAND DE Bonx : Jen chan. Toute Seintonge délivrée jusque Là outre Firu- tère. FIN, r1, adj., goth. rvx, fin, pur, fidèle, sûr. | Voyez Mayaxs, p. 224 ; et Des, t. III, p. 23 et 134. Fis com rixs argens. BERTRAND DE Bonx : Ges no mi. Fin comme fin argent. Fig. Si tas obras no s0 riwas. P. CanDinaL : Jhesum Crist. Si tes œuvres ne sont pures. Aissi i quo vos m’es FIS, VOS suy ieu PISi. G. Riqurer : L’autr ier. Ainsi comme vous m'êtes fidèle, je vous suis ſdeit. Negus era ris de sa vida. PRILOMFXA. Nul n’était sûr de sa vie. Subst. Per qu’ els ris van ves Las Finas duptan. B. Tonris : Per eusenbar. Par quoi les purs vont vers les pures en doutat aAnc. FR. De Tristan et de la reine, De lar amor qui tant fu fine. Mantes Dx FRANCE , t. 1, p. 358. Ke mes fins cuers vous fist tant à moi plaire. Le not De NaAvaARRE, chans · XIV. Sur la fine pointe da joar. Comines, liv. I, p. 5. Il donne Au fin premier qui la demandera. CL. Manor, t. III, p. 20. CAT. Fi. usP. PORT. 17. Fino. Ni la nuit ni le jour, les chrétiens ne vont cesser | 2- FinEzA, s..f., pureté. de batailier. - Part. pas. Cant ac parlat la sancta et si fo n«rrNA DA. V. de S. Mugdelaine. Quand la sainte eut parlé et sc fut arretce. CAT. EsP. PORT. Refinar. Aissi sai fis com fis aurs a rrsusi Sobr’ els antres metals. J. Esrève DE BÉzins : Aisss com Ainsi je suis pur comme pur or a purete Sur st: autres mélaux. car. Finesa. Esp. ronT. Fineza. rx. Fine:ca. FIN 3. Frawex, adv., purement, fidèlement. Aiïssi com iea l’am riNAmxx. B. pe Vesrapour : Non es. Aissi comme je l’aime fdèlement. | ant. CAT, Finamen. se. »ronr. 17. Finamente. 4. ArINaDOR , 5. m., aflineur. ArixaDons d' argen. | Cartulaire de Montpellier, fol. 45. Afineurs d'argent. car. ur. dfinador. pont. Affinador. tr. Affi- aatore. S. Arinan, AFFIKAR, v., épurer, affiner, aiguiser. Ja no'l cuid’ arrman En un mol sembeli, Guavp pe BoRxEIL : Leu chansoneta. Var. Jamais ne le pense aiguiser sur une molle fourrure. On totz prims aips vole natur’ ar:man. B. Zona : Puois ieu. Où nature voalut épurer toutes délicates qualités. En lieis s’ AFINA beutatz, Cum l' aurs eu l’arden cäârbo. P. VipaL : De chantar. En elle s’épure beauté, comme l'or en l’ardent charbon. Fig. Saber an chant primamenz AFINAR. B. Zonc: : Puois ieu. Savoir aiguiser subtilement un chant. El mon non a Doctor qai tant prim ni plus plan Lo planes, Ni mielh l’arines. GrimauD DE BoRNEIL : Ara si. Aa monde il n’y a docteur qui si délicatement ni plus planement le polit, ni l’affinét mieux. Part. pas. Le fer o de metall arrINATS. Tit. de 1422. Doart,t. LXXIII , fol. 142. De fer ou de métal affnés. Aissi ‘1h for’ ArINATE, Ves lieys, cum l’aurs s’afin’en la fornats. G. Farmir : Chant e deport. Ainsi je lui serais épuré, envers elle, comme l'or s'épure en la fournaise. — Tromper avec finesse. / Los volguessen decebre ni AFINAn. Chronique des Albigeois, col. 18. Les voulussent décevoir et tromper. axc. pa. Et par chascou piet da cheval on marc d’or affiné. FIO 333 Il se délibéra d'affiner son ennemy par ane telle rare... Quand il fat affiné et abusé par la raze des bœofs de Hannibal. Autor, Trad, de Plut., V. de Fabius Maximus. Qui soubs beaux dits an vrai amant affine. CL. Manor, t. I, p. 362. Le diable ne m'affineroit pas. RasELaïs, liv. II, ch. 24. CAT. «sr. Afinar. ronT. Affinar. 17. Affinare. 6. Raysrinan, v., raffner. Euquera m vay AAYSFINAN Lo mal d'amor c’avi antan. P. RaimoxD De Toulouse : Enquera. Var. Encore va en me ruffnant le mal d'amour que j'avais antan. caT.zsr. PORT. Aafinar. tr. Raffinare. 7. Finawsa, s. f., finance, argent. Sa fes non es ferma ses FINANSA. Huauxs px S.-Cya : Tant es de. Sa foi n’est ferme sans ffnance. Demandar d’an presonier r1xAxsA d’aur € d’argen. L'Arbre de Batalhas, fol. 138. Demander d’un prisonnier ſinance d’or et d’argent. Pagusr, per la rixansa, rempsson e deli- vransa de lors corps. Tit. de 1384. Arch. du Roy., K. 52. Payer, par la fnance, rançon et délivrance de leurs corps. 17. Finanzse. FINELHA, FINELA, FINELLA, $. f., boucle. Fixazsa ses ardalho. Le Moine pr MonTAuDoN : Mot m’ enueia. Boucle sans ardillon. Cenh una correga de seda de baudrat; La rimaLa fon rica de fin anr emerat. Roman de Fierabras, %. 2029. Ceint une ceinture de soie de baudrier ; la boucle fut riche de pur or affine. E'n espero rINELA, E blocs en escat. AanaUD DE MABSAM: Qui comte. Et en éperon boucle, et bosse en écu. Loc. Ges non ai en coratge Que iea n’embles lo prets d’ana rinatra. P. Cano1NaL : Un sirventes trametray. Je n'ai point en cœur que j'en volasse le prix d’une boucle. Romanfrançais de Fierabras, liv. II, part. 2,ch. 7. | FIOLA , 5. f., lat. puraa, fiole , flacon. 332 FIN ° FIN Neguna dictios pauzada EnFINIDAMEN no 31. PanriN, #.f., fin, parfin. vol habitat. Leys d’amors, fol. 59. Nul mot posé imdéterminément ne veut article. Car. Infinitament. usP. POnT. tr. Infinita- mente. 25, ConriNITAT, 5. f., confin. En las coxrsmTaTz de Germania. Cambrai e las CONFINITATS. Las cowrrnirarz de Campanhe. Cat. dels apost. de Roma, fol. 46, 122 et 143. Sur les confins de Germanie, Cambrai et les confins. Les confins de Campanie. 26. Cowrinar, v., confner. Conrixava com Cataloingna. W. de Guillaume de Cabestaing. Confinait avec Catalogne. CAT. KsP. PORT, Confinar. 17. Confinare. 27. Esrinin, v., terminer, achever. Malastracx es qui zsrimzRa sa vida eu luxuris. Trad. de Bide, fol. 41. Malheureux est (celui ) qui ferminerasa vie en luxure. 28. AvanNTFINIT, adj., déterminé, prédit. Defendedor et acreysedor entro al avanr- FINIT temps. Trad. de l'Ép. de S. Paul aux Galates. Défenseur et bienfaitear jusqu'au temps prédit. 29. REFINAMEN, s. m., soulagement, terme, répit. Estai marritz et ab gran plor, Que non a nulh naxvINAMEN. B. CAnBOMEL.: Aissi co am. Reste marri et avec grand pleur, vu qu’il n'a nul répit. 30. RreriNan, v., cesser, discontinuer, arrêter. Non van mREFINAR, Ni la noeg ni lo jorn, los crestians de batalher. Chronique d'Arles. Ni la nuit ni le j jour, Les chrétiens ne vont cesser | 2. FINEZA, 5. f., pureté. de betailler. - Part. pas. Cant ac parlat la sancta et si fo nxrINAbA. V. de S. Mugdelaine. Quand la sainte eut parlé et sc fut arrétce. CAT. Esr. PORT. Refinar. Can venc à la Parrr. V. de Guillaume de S.-Didix. Quand vint à la parfn. ANC, »R. À ce s’accordant à la parfin. Rec. des hist. de Fr.,t. NII, p. 14. La rose à la parfin devient an gratecu. Ronsaan, t. I, p. 164. 32. Finisusrenna, s. m., Finistère. Tot Centonge desliurat Tro lai part FINIBUSTERRA. BenTaanD DE Bonx : Jeu chas. Toute Saintonge délivrée jusque là outre Finis- îère. FIN, ri, adj. goth. FYN, «fin, pur, fidèle, sûr. Voyez Mayans, p. 224 ; et Dem, t. III, p. 23 et 134. Frs com r1Ns argens. BEnTaAnD DE Bonn : Ges no ui, Fin comme fin argent. Fig. Si tas obras no s0 rrwas. P. CARDINAL : Jhesum Crist. Si tes œuvres ne sont pures. Aisei quo vos m' es F1s, VOS suy jeu rIFi. G. Riqurre : L’autr ier. Ainsi comme vous m'étes fidèle, je vons suis éd. Negus era ris de sa vida. PHILOMES A. Nul n’était sûr de sa vie. Subst. Per qu’ els ris van ves las rrxas doptis. B. Tonris : Per ensenbar. Par quoi les purs vont vers les pures en doaunt anc. FR. De Tristan et de la reine, De lur amor qui tant fa fine. Manie DE FRANCE , t. I, p.38. Ke mes ffns cuers vous fist tant à moi plair. LE rot De NaAvarRe, chans. AN. | Sar la fixe pointe da jour. | - Comines, liv. I, p. 55. 11 donne Ao fin premier qui la demandera. CL. Manor, t. LIL, p. 20. caT. Fi. mSp. PORT. 17. Fino. Aissi sai fis com fis aurs a rineza Sobr’ els autres metals. J. EsTÈve DE BÉzires : Aissicënt Ainsi je suis pur comme pur or a pute sur le autres mélaux. car. Finesa. Es. ronT. Fincza. 1r. Fine::a. FIN 3. Framex, adv., purement, fidèlement. Aissi com ieu l’am rINAMEx. B. p« Venrapour : Non es. Ausi comme je l’aime fidèlement. | axc. CAT, Finamen. xsr. ronT. 1r. Finamente. 4. ArInanos, $. m., aflineur. Arixaposs d’argen. Cartulaire de Montpellier, fol. 45. Affneurs d'argent. car.1®. Afinador. ront. Affinador. 1r. Affi- ralore, S. Arinan, AFFIKAR, Ve, épurer, affiner, aiguiser. Ja no cuid’ ArrxaR Ea un mol sembeli, Gissco pe Bonxeiz : Leu chansonets. Var. Jamais ne le pense aiguiser sur une molle fourrure. On toits prims aips vole natur’ arIman. B. Zonaï : Puois ieu. Où nature voulut épurer toutes délicates qualités. En lieis s Artxa beutatz, Com l’aurs en l’arden càrbo. P. Vipaz : De chantar. En elle epure beauté, comme l'or en l’ardent charbon. Fig. Saber on chant primamenz arinAn. B. Zonci : Puois ieu. Savoir aiguiser subtilement un chant. El mon non a Doctor qui tant prim ni plus plan Lo planes, Ni mielh |’ ArINus. GinauD DE BORNEIL : Ara si. Au monde il n’y a docteur qui si délicatement ni plas planement le polit, ni l’affinét mieux. Part. pas. Ve fer o de metall ArrINATS. Tit. de 1422. Doar,t. LXXIII, fol. 142. De fer ou de métal affinés. - Aissi 'Ih for” ArINATE, Veslieys, cur l’auars s’afin’ en la fornatrs. G. Farnir : Chant e deport. Ainsi je lui serais épuré, envers elle, comme l'or sepure en la fouruaise. — Tromper avec finesse. / Los volgnessen decebre ni ArINan. Chronique des Albigeois, col. 18. Les voulussent décevoir et tromper. axc. rk, Et par chascon piet du cheval an marc d'or affine. FIO 333 11 se délibera d'affiner son euuemy par une telle ruze... Quand il fat affiné et abusé par la raze des bœnfs de Hannibal. Auror, Trad. de Plut., V. de Fabius Maximus. Quai soubs beaux dits an vrai amant affine. CL. Manor, t. I, p. 362. Le diable ne m'affineroit pas. RaseLAis, lis. IT, ch. 24. CAT. «sr. Afinar. PORT. Affinar. 1T. Affinare. 6. Raysrinan, v., rafliner. Enquera m vay RAYSFINAN Lo mal d’amor c’avi antan. P. Rarmoxo pe TouLouse : Enquera. Var. Encore va en me raſſinant le mal d'amour que j'avais antan. car. asr. ronT, Rafinar. tr. Raffinare. 7. Finansa, s. f., finance, argent. Sa fes non es ferma ses FINANSA. Huaues pe S.-Cya : Tant es de. Sa foi n’est ferme saus finance. Demandar d’un presonier r1xANSA d'aur € d’argen. L’'Arbre de Batalhas, fol. 138. Demander d’un prisonnier france d’or et d'argent. Psguar, per la rimansa, rempsson e deli- vransa de lors corps. Tit. de 1384. Arch. du Roy., K. 52. Poyer, par la finance, rançon et délivrance de leurs corps. tr, Finansze. FINELHA, FrINELA, FINELLA, 5, f., boucle. Fixazaa ses ardalho, Le Moine pe MonTaAupon : Mot m’ enueia. Boucle sans ardillon. Cenb una correga de seda de baudrat ; La rinaza fon rica de fin anr emerat. Roman de Fierabras, v. 2029. Ceint une ceinture de soie de baudrier ; la boucle fut riche de pur or affiné. E'n espero FiMELA, E bloca en esent, AnnAUD DE Mansan : Qui comte. Et eo éperon boucle, et bosse en écu. Loc. Ges non ai en coratge Que iea n' embles lo prets d’ana riN&LLA. P.CanotNaAL : Un sirventes trametray. Je n'ai point en cœur que j'en volasse Île prix d’une oucle. man frénçais de Fierabras, iv. II, part. 2,ch. 7. | FIOLA , 5. f., lat. ruras, fiole, flacon. 334 . FIS l'LA Coma nna rioLa de veire que urta à la | FISTOLA, risruLa, 5. f., lat. risruu, peira. istule. , Liv. de Sydrac, fol. 44. Comme une fole de verre qui heurte contre la FisroLa no ro, mas corrump. Eluc. de las propr., fol. gi. pierre. 17. Fiala La fstule ne ronge pas, mais corrompt. | Quan tu caras rIsTULA. FISAC, s. m., pistache. . Trad. d'Albucasis, fol. 5. Semblantz scorsas de risacs. Quand tu soignes fstule. Trad. d'Albucasis , fol. 27. cart. asp. Fistola. ronTr. Fistula. tr. Fistola. Ressemblant écorces de pistaches. FLAC, adj., lat. rraccidus, flasque, rorT. Fistico. . . faible, mou, lâche. FISC, risco, s, m., lat. riscus, fisc. Voyez Munaronr, Diss. 33. Den las aver l’emperaire, s0 es lo r1s00. Si col rLacs molins torneia. Tonixxs ET PALA=zIS : Si col Bacs. Aiosi comme le fasque moulin tourne. Si com es si alcus hom avia una cansa co- minal ab lo risco. Trad. du Code de Justinien, fol. 2 et 4o. Quar la pelh a molba e rLACHA. Doit les avoir l’empereur, c’est-à-dire le fsc. T DE BERTRAND FT DE GAUSSERT : Gausbert. Ainsi comme est si aucun homme avait une chose Car il a la peau molle et fasque. commune avec le fsc. Fig. Om de rLac cor s espavent’ e s’esmaya. Per drech de »160 o altre drech, G. FAIDIT : Ja nou erezats. Charte de Gréalou, p. 118. Homme de cœur lâche s’épouvante et s’effraie. Par droit de fisc ou autre droit. Li FLAC ric de paratge, CAT. Pise. msP. PORT. 17, Fisco. Sofraitos de coratge. . AnnauD DE Marie : Rasos es. 2. Fisca, ad]. , lat. riscaLés, fiscal. Les lâches riches de parage , pauvres de courage. Si’l deude era riscaL. ANC. FR. | OM. des R. de Fr., 1463, 1. XVI, p.134. | Et leurs estomacs flacs, eslancez de tranches. | Si la dette était scale. De Lauvun, Franciade , p. 308. En las causas riscar.s del emperi. L’Arbre de Batalhas, fol. 188. Dans les choses fscales de l'empire. CAT. msP. PORT. Fiscal, 17. Fiscale. flacques et effémines. Œuvres de Du Bellay, p. #. 3. ConriscarTion, s. /., lat. CONrISCATI0- em, confiscation. Sas pena de comriscarion de tal aver. Statuts de Provence. BouY, p. 14. L Sous peine de confiscation de tel troupeau. Bourse fasque , pleine de vent. | cat. Confiscaci6. use. Confiscacion. pont. Con- car. Flux. use, Flojo. ront. Floxo. fiscacäo. 1r. Confiscasione. 2. Fruis, adj., flasque, mou. Borsa rLu1ssa, plena de ven. mollesse. 4. Conriscan, v., lat. coNriscare, con- Misericordia ses drechura es FrLAQUEz4. fisquer. ; Vol dire FLAQUEzA , que cascun jorn se pe Part. pas. Sox bes seran ConriscaT al senhor. | Ord. des R. de Fr., 1463, t. XVI, p. 128. juyra. V. et Vert., pl. go et 13. Ses biens seront confsqués pour le seigneur. Miséricorde sans justice est faiblesse. Lors cansas..… CONFISCADAS. Veut dire mollesse, vu que chaque jour s’empie Cat. dels apost. de Roma, fol. 215. Loc. À rey armat ho ten hom a rLAQUESA Leurs choses. confisquées. | Quant es eu camp, € vai penre playdes CAT. ESP. PORT. Confiscar. 17. Confiscare. Disoit que les vers de Juy, par lui pronw cez, estoient sonoreux et fraves: par autres, caT. Flac. sb. Flaco. vont. Fraco. ir. Fiacco. | BEaTRAND DE Don : Pus li barva. GUILLAUME DE BERGUEDAR : Malofe. | | 3. Fraqueza, s. f., faiblesse, lächeté, FLA À roi armé on tient cela à lécheré, quand il est en amp, et va prendre plaid. car. Flaquesa. wer.-Flaqueza. von. Fraqueza. rr. Fiacchezza. 4. FLacamen, adv., flasquement, molle- ment , âchement. Obron rLACAMEN= tot jorn. Brev, d'amor, fol. 127. Tranaillent toujours flasquement. car. Flacament. xsP. Flacamente. ront. Fra- camente. 17. Fiaccamente. 5. Fracar, V., lat. FLaccene, doubler, courber, faiblir. Part, pas. EI vostre cors rLACAT e nonchalen. T. ne Guico sr pe B, D’ALLAMANON : Vist hai. Et le votre corps cotsrbé et nonchalant. ir. Fiaccare. 6. FLAQUEIR, FLAQUEZIR, FLAQUIZIR , D.) devenir flasque, fléchir, faiblir. Vol que totz li soplegon, et ell no ce rLa- QUAZERIA r negn. pe s V. et Vert., fol. 26. Veut que tous lui supplient, et lui ne se léchirait pour nul. ‘ Escarsedatz Que lor fai lo cor FLAQUErR. Mancasnus : Puois l’ivern. Avarice qui Jeur fait fléchir le cœur. Part, pas. subst. Dont el en jeta ruina als rLA- CHIELS. , Trad. de Bède, fol. 42. Dont il en jette ruine aux ldches. ANC. ESP, Flaquecer. . Fiaqueran, v., devenir flasque, faiblir. Ses mon cosselh, tota forsa FLAQUS1IA. Palayts de Saviesa. Sans mon conseil , toute force faiblit. Ur. Flaquejar.xsr. Flaquear. ronr.Fraquear. } Aricmizta , v., affaiblir. Cant AFLICRIZLS son cors per abstinensia. .. Trad. de Bède, fol. 64. Quaod il affaiblit son corps par abstinence. (AT. Aflaquir. lum , fléau, fouet. lat. FLAGEL= | FLA Am lo rtacxc baten son blat. Brev. d'amor, fol, 45. Avec le fléau battant son blé. Lo rLAGxLL partiss lo gra de la palha. V. et Vert., fol. 73. Le fléau sépare Je grain de Ia paille. Fig. Attila, rracez de Dieu. | Cat. dels apost. de Roma, fol. 59. Attila , fléau de Dieu. Prov. Lo rLacazs esfassa la colpa. Trad. de Hède, fol. 68. Le fouet efface la faute. 335 — Extrémité supérieure des arbres. FLAGELs apelam las sobrenautas partidas d’aybres et de vit£, quar soven ao feridas et flageladgs per vens. Eluc. de las p propr., fol. 209. Nous appelons fauets les plus hautes parlies des arbres et des vignes , car souvent elles sont frappées et fouettées par les vents. anc. ra. Le royaume des Assiriens fut le face! que Diea appareilla pour amatir son peu- ple d'Israël. Œuvres d'Alain Chartier, p. 295. Ceste pestilence e cest fael. Anc. trad. des Liv. des Rois, fol. 7. Comme ffagel à cela depputé Pour le pays mettre en captivite. Vig. de Chartes VII, 1.1,p. 73. cat. Flagell. nc. xse. Flagelo. rar. 17. Fla- gello. | 2, FLAGELLAR, FLAIELAR, D. ,.lat. FLA- cELLARe, flageller, fouetter. Om miels non mazela ‘ Aatrai porc ni FLAJSLA. P. CanDiNaAL : Un sirventes. Mieux on ne tue ni fagelle porc d’autrui. Que hom'lo degnes FLAGELAR , : E flagellat crucificar. Brev. d’amor, fol. 123. Qu'on le dût fageller, et flagellé crucifier. Part. pas. Erou dorssatz e FLAGRLLATZ. V. et Vert., fol, 98. Étaient bâtonnés et flagellés. Feridas et FLAGELADAS per vens. Eluc. de las propr., fol. 209. Frappées et /ouettées par les vents. anc. ra. Pais sunt pendus e ſtaëles. Mais DE Fhance, t. I, p. 415. car. ronT. Flagellar. vx. Flagellare. 336 FLA FLAGRAR , v., lat. rLacnane, brüler, être flagrant. Part. prés. En crim rLacnanT, 0 suspect de fagir. : Fors de Béarn, p. 1079. En crime flagrant , ou suspect de fuir. rs. PORT. Flagrar. ir. Flagrare. FLAIRAR , »., flairer, sentir, être odo- rant. Voill que m' ofratz de loing merces, C’un petit vos FLatna l’ales. Ginaup DE Bonne : Cardaillac. Je veux que vous m'offries merci de loin, vu qu’un peu vous sent l’haleine. FLayravax coma si fos fuin-d’aromaetic. PHILOMENA. Étaient odorants domme si fût fumée d’aromate. Pos rLAYAxT doussament.que canela muscada. Roman de Fierabras , v. 4981. Sentit plus suavement que cannelle musquée. Snbst. Si com hom sent flor de rosier AIl rratnan, ses tot lo vezer. P. CARDINAL : Anc no vi. Aiusi comme on sent fleur de rosier au //airer, sans aucunement le voir. Part. prés. Tan dousa e tan ben FLAIRANTZ. Roman de Jaufre, fol. 3. Si douce et si bien sentant. anc. FR, Quant ge le senti si ffairier. Roman de la Rose, v. 1670. car. Flayrar. vont. Cheirar. rx. Fiutare. 2. FLarmor , s. f., odeur, parfum. Eis ne nna rLAIROR tan grantz, Tan dousa e tan ben flairantz. Roman de Jaufre, fol. 3. Ea sort une odeur si grande, si douce et si bien sentant. Fraraon de coxina. P. CarniNaAL : Sel que fes. Odeur de cuisine. Quan m'en ven FLAIROR de laverua. Le moine De Monwraupox : Mot m'enueya. Quand m'en vient odeur de taverne. Anc. FR. La famée m'en monte jusqu'au cervel, Et la ffairor m'en vient jusqu'au musel. Fabl. et cont. anc., t. IV, p. 232. Des erbes nng f£air doulx issoit. OEuvres d’ Alain Chartier, p. 595. | Fig. FLA La famée qui se mectra emmy La mer n’aur: nulle pueor pour la feureur de La mer salle. __ Prophéties de Merlin, fol. 58. car. Flayre. ronr. Cheirar. rr. Finto. FLAMA, s.f., lat. FLAMMA , flamme. Aissi col focs s' abrasa per Ja legna, . Ou mays n’y a,e la rLax' es plus grans G. Fair : Pel messaigier. Ainsi comme Je feu s’enflamme par le bois, où pli ilyena, et la flamme est plus grande. Quan vi gran fun e la FAMꝰ e 1 carba. RamBAUD DE VAQUEIRAS : Seuher marque: Quand je vis grande fumée ot la flamme et ke charbon. FLaMA qu'amors noyris M'art la aueg e 'l dia. P£rRoLs : Quoras que, La flamme qu'amour nourrit me hrle La nuit «1 . le jour. FEbrietaz fai... la rLaAmA de luxaria. Trad. de Bède, fol. 46. Ivresse fait. la flamme de luxure. Loc. À fuoc et a FLAMMA avian messa lur terra. V. de S. Honorat. A vaient mis leur terre à feu et à flamme. ANC. ESP. Andaba eutre todos Ector ffamas echando. Poema ds Alexandro, cop. 533. caT. Flama. xsr. mon. Llama, ronr. Flamma. Te Fiamma. 2. FLamren, s. m., flammiche, gätean cuit à la flamme. Non triar ja pel ni os, FLamixa ni crosta dura. Le DauUPaIN D'AUVERGNE : Joglaret. Ne jamais trier peau ni os, flammiche ni croët dure. 3, FLamanura, s. f., flammule, sorte de plante. Am FLAMADURA, pren farine. Rec. de remèdes en pros., foi. 2 - Âvec flammule , prends farine. 4. FLAMEIAR , FLAMKCAR , V., flamborr, étinceler. Elmes et ansbercs FLAMKYAR. PIERRE DU VILAR : Sendats vermelhs. Heaumes et hauberts etinceler. Part. prés. Esgart salvatge, FLamMzux. Drvnes p$ PraDes, dur. cass. Regard sauvage, flamboyants FLA Zo es l'espaza rLAMzGANT, Devpxs pe Pranes , Poëme sur les Vertus. C'est l’épée flamboyante. car. Flamejar. us». Flamear. pont. Flamejar. Tr. Fiammeggiare. 5, AFLAMAR, AFFLAMAR, V., Cnflammer, brûler, flamber. Fig. Aquellas caasas que AFrLA MO lo mal faoc de laxuria. V. et Vert., fol. 55. Ces causes qui en ſlamment le mauvais feu deluxure. L’amors que m’ArFLAMA € m pons. GUILLAUME DE CABESTAING : Ar vey. L'amour qui m'enflamme et m’aiguillonne. Domna, merce vos clam, : Que totz ard et ArrLAM, Tan de bon cor vos am. AnwauD Dx ManuriL : Ses joi. Dame, je vous crie merci, vu qu’entièrement je brûle et flambe , tant je vous aime de bon cœur. Luxuria que se AFFLAMA per la glotonia de la gole. V. et Vert., fol. 85. Luxure qui s’enflamme par la glontonnerie de la bouche. Part. pas. Arrawar de tan grant cobeezs. Trad. de Bède, fol. 4. Enflammé de si grande convoitise. ANC. CAT. ANC. Esp. Aflamar. 17. Affiammare. 6. INFLAMMACIO, ENFLAMACIO, EFLAMA- cio, s. f., lat. INFLAMMATIO, inflam- mation. Engendro el syre focs et I5rLAMMACIOs. Eluc. de las propr., fol. 120. Eogendrent dans l'air feux et inffammations. Se fan en l'aire, sobre nos, Alconas xNFLAMACIOS. Brev. d’amor, fol. 37. Se font en l’air, sur nous , aucunes infflammations. Per razo de sa... KYLAMACIO. Eluc. de las propr., fol. 133. Eu raison de son... inflammation. En lor camba anrLamMac:o vehement, Trad. d'Albucasis, fol. 48. À leur jambe inflammation violente. car. {aflamaciô. ns». Inflamacion. ronr. In- flammacüo. rr. Infiammasione. *. EnrLABOT, s. m., flambeau. Lo vers fo faitz als RHrLAROTZ, IT, FISA À Poivert, tot jogan, rizen. PtEaRE D'AUVERGNE : Chantarai. Le vers fut fait aux flambeaux , à Puivert , tout en jouent , en riant. 337 8. ErLamMATIU, adj, enflammatif, pro- pre à enflammer. De colra exitatiu et aFLAMMATIU. Eluc. de las propr., (ol. 123. Excitatif et enffammatif de bile. IT. Infiammativo. 9. ExrLamar, v., lat. INFLAMMARe, en- flammer. On mais la vey, la m tenon per gensor Miey huelh, que m fan xxrLaman etencendre. G. Macner : En aissi m. Var. Où plus je la vois, mes yeux, qui me font en- Mſammer et brûler, me la tiennent pour plus gente. De paraulas que alcunas vetz movo et zx- FLAMO lo cor, coma fnoc. Liv. de Sydrac , fol. 32. De paroles qui quelquefois meuvent et enflam- ment le cœur, comme fes. ANG. FR, Lorsque j'étois jeune et que le feu natnrel enffamboit mes entrailles. Joyeusetés , facéties , etc., p. 217. ‘CAT. 28». Inflamar. vont. Inflammar. rr. In- fammare. 10. RErLAMAR, v., échauffer, enflam- mer, rendre brûlant. Fig. Adonx las humors bulho e RarraAwo, e lo cors pert lo beare e l manjar. Lss bumors lo RxrLAMo. Elas R&FLAMO e corro per tot lo cors. Liv. de Sydrac, fol. 36, 42 et 99. Alors les humeurs bouillent et s’enflamment, et le corps perd le boire et le manger. Les humeurs l’échaufent. Elles rendent brilant et courent par tout le corps. 11. REFLAMAMEN, s. m., échauffement, inflammation. Las homors movo per lo cors, e redn lhi REFLAMAMEN per que el enfla trop. Las flamas so freidas, c'lnxrLAMAMRE si es frehs. Liv. de Sydrac, fol. 104 et 79. Les humeurs se meuvent par Je corps, et lui don- nent échauffement par quoi il enfle beaucoup. Les flegmes sont froids ,et l’échauffemént ainsi eat froid. 43 338 FLA 12. RerLamMEas , %., reluire, étinceler. Part. prés. Don son trencat lhi elme axrLaM=ax. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 26. Dont sont tranchés les heaumes reluisants. ir. Rifiammeggiare. FLA Petit troba hom que lur diga veritat, mays AFFLATARIAS; € de messogas ha gran merci! en lurs parladors. V. et Vert., fol. 104. On trouve peu qui leur dise vérité, davantase flatteries; et il y a grand marché de mensonges entre leurs interlocuteurs. FLAMET, s. m., flamant, sorte d'oiseau. &. AFFLATADOR, s. m., flatteur. Si quo ’l rLAMRTz que, ses tota meisura, Art lo leo ab son espiramen. P. px Cous »’AonLac : Si quo 1 solelhs. Ainsi comme le flamant qui, sans aucune mesure, brûle le lion avec son souffle. car. Flamenc. xsr. Flamenco. FLAMINA, s. m., lat. rLammem, fla- mine. FLAMIHAS, 20 es a dire evesques de payas. Cat. dels apost. de Roma, fol. 20. Flamines , c'est-à-dire évêques de paiens. 2. ARCHIFLAMINA, 5. m., archiflamine. T'avia mais .111. ARCHIFLAMINAS. Cat. dels apost. de Roma, fol. 20. 11 y avait de plus trois archiflamines. FLANC, s. m., flanc, côté. Voyez Munaroni, Diss. 33. Dels greus sospirs don mi dolon li #ranc. A. Dares : Si m fos. Des pénibles soupirs dont les flancs me causen! douleur. Dorm sobre arc’ o sobre banc Tro que m dolon ams mey FLANC. GirauD DE Bonxris : Quant la. Je dors sur coffre ou sur banc jusqu'à ce que mes ” deux flancs me fassent douleur. Tenc se ricamens pels rLANCs. P. CanpinaL : Una cieutat. Se tint fèrement par les flancs. car. Flanc. nsr. ront. Flanco. tr. Fianco. FLATARIA , s. f., flatterie. Ayss0 no dis pas per FLATARIA. L’Arbre de Batalhas, fol. 189. Ne dit pas cela par flatterie. 2. FLATAIRE, s. m., flatteur. Es un grand FLATAIRE. Chronique des Albigeois, col. 62. Est un grand f'atteur. ArrLATADORs que... tantost ho van ad ell: mezeyces dire. V. et Vert., fol. 23. Flatteurs qui... aussitôt vont le dire à eu:- mêmes. 5. ArLATAR, v., flatter, insinuer. Usquecx ab vos s’AFLATA. Gramonpe px Montrez : Greu m'e. Ua chacun s’insinue auprès de vous. axc. ra. Ceulx qu'elle vealt a/fater et blandir. Œuvres d'Alain Chartier, p. 714. FLAUTA, s. f., flûte. FLauTa es istrament redent so per sufs- ment. Eluc. de las propr., fol. 282. Flûte est instrument rendant son par soufflement. El pert son aubergo e son tabors e sa FLAUT:. L'Arbre de Batalhas, fol. 120. II perd son haubergeon et son tambour et sa fuir. ANC. CAT. Flaut. cat. mob. sr. Flauta. ronr. Flauta, franta. Tr. Flauto. 2. Frauroz, s. m., flageolet, flûte. Al son de rLAUTOL Balar. T. ne R. Gauvcezx ET DE J. Minarnas : Jos. Danser au son de ffageolet. 3. FLAUTEL, FLAUSTEL, s. m., fifre, fa- gealet. Ea luec de chant d' aurens, Auzir trompes e FLAUTEUS. B. Cazvo : En luer de. Au lieu de chant d'oiscaux, ouir trompettes ei AÆfres. Mais non sabretz sonar FLAUSTEL. Le DacPHin D'AUVERGNE : Puois ai. Plus ne saurez souner fageolet. axc. ra. Drois est que mon frestel estuie, Car biau chanter sovent ennuie. Roman de la Rose, v. 20863. Or me represte le frestel. Roman du Renart, t. II, p. 2° 3. ArrLATARIA, 3. f., flatterie, caresse. | us». Fantillo. 1r. Flautino. FLA 4. FLauTan, v., flûter, jouer de la flûte. De las quals una cantava, l’autra rLauTava. Eluc. de las propr., fol. 258. Desquelles l’ane chantait , l’autre Mũtait. ronT. Frautar, 5. FazsTELAR, ®., flûter, jouer, sonner du fifre. No i ausiratz parlar, ni mots brugir, Ni gacha rRasrazan, ni corn bondir. Roman de Gerard de RossMon, fol. 6. Vous n’y entendriez parler, ni mots brüire, ni |, sentinelle sonner du fifre, ni cor reténtir. asc. ra. Fouchier forment frestele Pour s'amiete Aceliz. Axonvus, Gloss. sur les Poés. du roi de Navarre. Devant le jor corne et frestele. Fabl. et cont. anc., t. I, p. 200. 6. Fravio, s. m., flûte, flageolet. En rLavios ni en caramels Non faretz accordar los sos. Lr DavpPain D'AUVERGKE : Puois sai, En flageolets ni en chalumeaux vous ne ferez ac- corder les sons. . J’oi Robin flagoler Au flagol d'argent. Le Gieu de Robin et de Marion, p. 6. ARC. PR. r. Frauzan , v., flèter, jouer du flageolet. Quai vol, corn, crit e FLAUG. RamsauD D'ORANGE : Ben s’eschai. Qui veut, corne, crie et joue du flageolet. 8. FLausoran, ®., flüter, jouer du flageolet. À mos ops chant et a mos ops FLAUJOL. .. P. CARDINAL : Prop a guerra. Pour mon besoih je chante et pour mon besoin je : fête. axc. ra. Que vous voi-ge ci flajolant. Roman de la Rose, v. 20H62. Pasteur qui conduiras en ce lieu ton troupeau, Flageollant une éclogue en ton tuyau d’aveine. Roxsanv,t. I, p. 263. Vous ne poés de li partir, Tousjors ensemble fajolés. Roman de la Rose, v. 8571. Et par Dieu, c’est trop fageollé. Farce de Pathelin, p. 95. FLAUZA , s. f., flause, sorte de cendre fine et blanchätre. "FLE 339 FLAUzA.. es una paucs cendre remanent apres la extinccio de la scintillacio o belaga- ment del carbo... es mola, declinant a blan- cor, seca et leugiers. Eluc. de las propr., fol. 132. Flause... est une cendre fine restant après l’ex- tinction de la scintillation ou bluettement du char- bon. elle est molle, inclinant à blancheur, sèche et légère. FLAUZON , s. m., flan, sorte de gâteau. Mais am rLAUzONS e sopas en sabrier. G. RarnoLs D’APT : Quant aug. J'aime davantage flans et soupes avec saveur. zsr. Flaon. FLAVOR , s. f., couleur jaonâtre, glau- que, jaune-vert, FLavon, dita autrament color glaucs... no de tot, mas en comparacio de vert. Eluc. de las propr., fol. 265. Jaune-vert, appelé autrement couleur glauque. non pas entièrement , mais en comparaison dé vert. FLECHA, s. jf, flèche, dard. Per un cop de rLacHA. L’Arbre de Batalhas, fol. 217. Par un coup de flèche. Per mieg lo cervel n’a la rLxcHAa passada. Roman de Fierabras, v. 4215. Parmi le cerveau en a la flèche passée. Fig. Ma ai nafrat ins el cor d’un pilo, E ill rLacuA es d' un bel dig plasentier. Gausseran D£ S. Leypire : Puois fo. M'a ainsi blessé en dedans du cœur d’un dard , et la flèche est d’un beau discours plaisant, Brandis mos chans sa rLacna. . R. Vipa Ds Brzaupux : Entr’ el taur. Mon chant brandit sa flèche. car. Fletxa. nsr. Flecha. vont. Flecha, frecha. rr. Freccia. ° FLECHIR, ®., lat. rrscrane, fléchir, plier, détourner. Empero brega e tinelh Vuel aver tos temps ab eys, Tro que del mal dir se rcxys. Fourourr px Lune : Si quon Ja. C'est pourquoi je veux en tout temps avoir dis- pute et querelle avec lui-même , jusqu’à ce qu'il se détourne du mal dire. Part. pas. Coma genols rrxx. Leys d'amors, fol. 69. Comme genoux Yechis, 340 FLE a. FLecuezin, FLEGKZIR , %., fléchir, plier, détourner. Devem orar e rcacaxsin lo cors, e deu som tornar vers Deu. No si deu hom pas rLacuxstn de | amor de Dieu. Trad. de Bède, fol. 27 et 20. Nous devons prier et fléchir le corps, et on doit se tourner vers Dieu. On ne se doit pas détourner de l'amour de Dieu. Part. pas. Car tots ginols sera rLuGsz ITS a el. Trad. de P'Épit. de S. Paul aux Romains. Car tout genou sera féchi devant lui. 3. FLEXIBILITAT, 5. f., lat. FLEXIBILITA- rem , flexibilité. Es de grossa FLEXIBILITAT. Trad. d'Albucasis, fol. 48. Est de grossière flexibilité. cat. Flexibilitat. nsr. Flexibilidad. ronr. Flexibilidade. 1. Flessibilità, flessibilitate, flessibilitade. &. Fzerssan , v., relâcher, dessangler. 7. Es vengat en un bel prat, E deissent , e pueis a FLRISAT Son caval, et a’ltont lo fren. Roman de Jaufre, fol. 53. Est venu en un beau pré, et descend, et puis a dessanglé son cheval , et lui à Oté Je frein. 5. FLxis, s. m., soumission. Pacis lo rrets no m’es grazit. Guiccauxs De S. Dipren : D’ una don’ ai; ou P. Dunanp : Uus dons ai. Puisque la soumission ne m'est pas agréée. 6. ArLEGEZIR , 2., fléchir, plier. Part. pas. Que totz ginols sia APLEGx=ITS. Trad. de l'Éptt. de S. Paul aux Philippiens. Que tout genou soit fféchi. 7. AFFLICTION, 5. f., lat. AFFLICTIONEM, gévuflexion, affliction, pénitence. Cove y a far nov arrcicrios a honor de Dieu. Liv. de Sydrac, fol. 65. Il y convient de faire neuf genuflexions en l’hon- neur de Dieu. Dolor ac et ArrLICTIOH. Martiriar sa carn, € dar AFFLICTIONS. y. de S. Honorat. Ï! eut douleur et a fliction. Martyriser sa chair, et donner pénitences. FLE CAT. Afliccié. xsr. Afliccion. ronT. Affliccüo. ir. Afflisione. 8. Rerzectin, v., lat. REFLECTERE, ré- fléchir, recourber. Part. prés. Cors specular et polit, axrzac- raxr.. lam recebut. Eluc. de las propr., fol. 120. Corps spéculaire et poli , réféchissant... _mière reçue. Part. pas. En aquels que «0 aurLacrrrs. Trad. d'Albucasis, fol. 24. En ceux qui sont recourbés. la lu- Lom dit RsrLax. Per razo del col lonc et narzex. Aurels qui han unglas nurrxxas. Eluc. de las propr., fol. 120, 145 et 141. Luanière dite réfléchie. En raison du cou long et recotrbé. Oiseaux qui out ongles recourbés. cat. ssr. roRT. Reflectir. Tr. Riflcttere. 9. REFLEXIO, 5. f., lat. REFLEXIO, t flexion. Quan la semblansa de la causa vists veil miralh, et del miralh al uelh per axvrirxio. Eluc. de las propr., fol. 15. Quand l’image de la chose vue vient au miroir, & du iniroir à l’œil par réffevion. car. Reflexiô. ssr. Reflexion. ronr. Rcflexée. 1T. Riflessione. 10. Rercexiu, adj., réflexif, flexible. De Jas mas et dels pes AzrLaxIvA. Gola.… de diversas cartillages es compost per que sia plus forta, et per que a form votz et variar plus aptament sia R2rLExIT. Eluc. de las propr., fol. 26 et 46. Réflexive des pieds et des mains. La gorge... est composée de divers cartilages pou qu’elle soit plus forte, ct pour qu’elle soit plus cæ- venablement flexible pour former et varier la voit car. Reflexiu. xs». ronr. Reflexivo. rr. Rifa- sivo. 11, CracomrLec, adj., lat. cIRCUMrLEXUS, circonflexe. Accens CIRCUMFLECZ. Leys d'amors, fol. 9. Accent circonflexe. cat. Circumflexo. asr. Circunflejo. rorx. (ir: cunflexo. 17. Circonflessu. FLE FLECME,, s. m., lat. PaLxbotonum, lan- cette, flamme. Un pauc de sanc ne trazelz Ab un rzscwx ben sotlet. DEupss Dx PRADES, “us. cass. Vous en tires un peu de sang avec une lancette très fne. ur, Feme. 2. FLEUBOTOMIA , FLAUBOTOMIA, FLEU-— VATOMIA, 5. f., lat, PHLEBOTOMIA , phlébotomie , art de saigner, saignée. Aprop itera la FLzu»OTONIA, La fissura qoe es fayta en rLAUBOTOMIA. Trad. d’Albucasis, fol. 53 et 16. Après réitère la saignée. L'ouverture qui est faite en saignée. L'art de surgaria et de FLEUVATOMIA, Ord. des R. de Fr., 1457, t. XIV, p. 43. L'art de chirurgie et de phlébotomie. ESP. PORT. 17. Flebotomia. 3. Frzusoromi, s. m., lat. PHLEBOTO- xum, lancette, flamme. Am rLausoTon: lat. Aquest rLEUBOTOM: es de meuor latitut € de pus sabtil extremitat. Trad, d’Albucasis, fol. 51 et 52. Avec lancette large, Cette lancette est de moindre largeur et d’extré- mité plus aiguë. 4. Fzeusoromanos, s. m., phlébotomiste. Cove qu’ el rLxusoromaADon sis fermat e sia sollicit en totas aquestas causas. Trad. d’'Albucasis, ful. 53. Il convieut que le phlébotomiste voit assuré et soit soigSeux en toutes ces choses. >. FLEUBOTOMAR, FLECBOTHOMARB, ., lat. PHLesOTOmane , phlébotomiser, saigner. Las venas per las quals corr costuna de FLEUBOTOMAR. FLzaunoromA la cephalica. Trad. d’Albucasis, fol. 50 et 41. Les veines par lesquelles court la coutume de saigner. Saigne la (veine) céphalique. Part. prés. subst. Cove al. rLxUBOTOMANT que sta sobre temor. Trad. d'Albucasis, fol. 52. FLE 341 Il convient au phlébotomisant qu’il soit au-des- sus de crainte. Part. pas. subst. Medecina comanda no dormir als rLXCIOTHOMATS. Eluc. de las propr., fol. 76. La médecine commande aux phlébotomisés de ne pas dormir xsr. Flebotomar. pont. Flebotomisar. 17. Fle- Botomare, FLEGMA, FLECAA, FLAMMA , FLEMMA , s. f., lat. Pxzecua, flegme. Es senhals senes duptansa Qu’ ei a d’umors aondansa, De LEIGMA especialmens. Brev. d'amor, fol. 55, Est signe sans doute qu’il a abondance d’humeurs, spécialement de flegmes. FLEBCMA que es bumor quayssh mech cuecha. Elue. de las propr., fol. 28. Flegme qui est humeur quasi demi-cuite. Quan las »LAMMAS 80 saladas, elas ardo la carn. En tal maneira senhorio lo corps e l’en- graisso , que las rL«mMAS 50 suladas. Liv. de Sydrac, fol. 35. Quand les flegmes sont salés , ils brûlent la chair. Eu telle manière dominent le corps et l’engrais- sent , que les flegmes sont salés. axc. rR. Remne f{eume e maint autre mal. Evsracue Drscuamps, p. 166. caT. Fleuma. ns». Flema. rontr. Flegma, 1. Flemma. 2. FLECMATIC, FLEUMATIC, adj., lat. PHLEGMATICUS, flegmatique, pitui- teux. Fzacmarica humor occupant tota la regio del cervel. Eluc. de las propr., fol. 27. Humeur flegmatique occupant toute la région du cerveau. : Home rFLEUMATIC. V. et Vert, fol. 61. Homme flegmatique.. Subst. FLacMATIC es perezos et greu en move- ment. ÆEluc. de las propr., fol. 31. Le flegmatique est paresseux et lourd en mouve- ment. car. Fleumatic. sr. Flematico. ror. Flegma- tico. 17, Flemmatico. 342 FLO FLO FLOC , s. m., lat. rLoccus, flocon >| FLOR, s.f., lat. rLosem, fleur. houppe, panache. Viras lar selas ab rLocx E tans aatres valens arnes E fres daurats e palafres. P. Vipar : Abril issic. Verriez leurs selles avec houppes et tant d'autres précieux harnais et freins dorés et palefrois. El gibres e "| neus son a rLocx Pels terines. - P. RatmonpD De TouLouse : Era pus. Et le givre et la neige sont à flocons par les tertres. Loc. À rLocs et a rilliers. GuiLLaume DE BERGUEDAN : Reis s’ anc. À troupes et à milliers. Biarns, Gascos, ab nos mesclatz, E ‘ls Proensals, tots en un rcoc. GavauDAx LE ViEux : Senhors per. Béarnais Gescons et les Provençaux , avec nous mélés , tous en une troupe. — Froc. Entre rLoc e gambais a differensa, Et entre egua a buonu, a ma semblansa. P. CARDINAL: Qui s vol. Eatre froc et gambeson il y a différence , et entre jument et bœnf, à mon avis. Per draps negres ni per rcoc blanc, No conquerran ja Dien, sal re no y fau. GUILLAUME DE Monraenacour : Del tot. Par habits noirs vi par froc blauc, ne conquerront jamais Dieu, si autre chose ils n’y font. car. Floc. use. Flueco. pont. Froco. rr. Fiocco. a. FLoquer, s. m., petite houppe, petit flocon. | A FLOQUET ni peintura. MancaABaus : Auiats del. À petite houppe et peinture. axc. rR. Du haut pendent mille petits foqguets. Hist. macar., 1.1, p. 65. 3. Fcoquiea, s. m., marchand de laine. De l’escala del divenres son FrLoQuIRas. A rrcoquiers lo portal de Monpeslairet. Cartulaire de Montpellier, fol. 45 et 44. De la compagnie du vendredi sont marchands de laine. Aux marchands de laine le portail de Monpes- lairet. Belha m'es la rLons d'aguilen. Prznnx D'AUVERGNE : Belha m'es. La fleur d’églantier m'est agréable. Lay s’ espau la blanca rLons de lis. B. pe Vexrapoun : Belh Movruel. Là s'épanouit la blanche Meur de lis. Un capelh fazia De rLons. G. HiquiEs : Geya pastoreliz. Faisait un chapeau de feurs. Aquilh an de fin joi la FrLoa. Ricuarn DE TaRAscON : Ab tan de. Ceux-là ont la fleur de pure joie. Aqui mori la rcon de la crestiandat. V. de S. Honorat. Là mourut la fleur de la chrétienté. Es dels fels trachers del mon la rrons. P. CasDinaL : Un sirvente. Eet la fleur des félons traîtres du monde. De las rL1ons de rethorica. Leÿys d'amors, fol. 18. Des fleurs de rhétorique. Loc. Amors, ieu vi la sazo Qne vos eratz »LORS € gras. ELras px BarIOLS : Amors. Amour, je vis la saison que vous éties fleur «à grain. Aquest bos frugz nays primier e floris De bona fe, e pueys, quant es en roi, Bonas obras noyrisso 1 ab doussor. G. Ficuxtaas : Totz hom qei. Ce bou fruit naît premièrement et fleurit de bon foi , et puis, quand il est en fleur, bonnes œuvres k nourrissent avec douceur. Ce mot servit à désigner la Franc et les Français, par allusion aux fleurs de lis, armes de France. ° D’ on veyrem , per terra e per mar, Las rrons anar. BEanaAnD D'AURAC : Nostre rers D'où nous verrons, par terre et par mer, les far aller. Mot era genta l’ochaizos Que rLon pogues Ihaupor mandar, E sobre luy semhoreyar. Pienax pu Vrean : Seudats. L'occasion était moult favorable , que la feu rl commander le léopard , et dominer sur lui. Il servit également à designer ks lis gravés sur la monnaie. Fig. FLO Ans foron fag a ley de fals poges, On par la cros e la rLons en redon. P. CanDinaL : Tos temps. Mais furent faits à la manière de fausses pougeoises, où paraît la croix et la fleuren rond. AnC. FR. Que li Diea le muerent en une bele for. Roman d'Alexandre, Not. des Mss., t. V. CAT. ESP, PORT. ANC. 17. Flor. 17. mob, Fiore. 3. FLoRETA , s. f., fleurette, petite fleur. M'agrado rLonarras per boissos. P. VipaL : Be m’agrada. N'agréent fleurettes par les buissons. Qaant de rconxras mil demostron lar color. V. de S. Honorat. Quand de petites fleurs mille montrent leur couleur. ar. Floreta. 3. Fconic10, s.f., floraison. De lor sLon1CIo. Eluc. de las propr., fol. 195. De leur floraison. . FLontpuBA, 5. f., épanouissement, éclat. Fig. Donzelas vi d’aytal rLonrpunA. Palayts de Saviesa. Je vis demoiselles de tel éclat. car. Floridura. 17. Fioritura. . Fronx, s. m., florin. En la soma de cent rLontus. Fors de Béarn, p. 109. Ea la somme de cent forins. FLonrs de Florensa. | Tarif des Monnaies, en provençal. Florins de Florence. cat. Flori. xse. Florin. pour. Florim. 1r. Fio- rino. . Fronin, v., lat. rLonzre, fleurir. Ea abril, quan vey verdeyar Los pratz vertz e'ls vergiers FrLOoRIR. B. De VEnTADOUR : En abril. En avril, quand je vois verdoyer les prés verts et es vergers fleurir. Aisi co la verga rLont Ses tot humor, qne no'n senti. G. FOLQUET : À te verge. Ainsi comme la verge fleurit sans nulle hami- lité , vu qu’elle n’en sentit pas. Fig. Mas si anc nulhs joys poc rrontn. Les COMTE DE PoiTiERS : Mout jausens, Mais si oncques nnlle joie put Aeurir. FLO S’aquest joys rLon1s e grana. Anxaup ps Corionac : Mout desir. Si ce bonheur feurit et graine, Part. pas. Pus lo dous temps ve jogan e rizen, Guais e rLonrrz. H. BroneT : Pus lu dous. Puisque le doux temps vient jouant et riant , gai et fleuri. Loc. fig. La Pasca rLonta. AnnauD D'Enrrevenas : Del sonet. La Pôque feurie. 343 — Subst. Dans le sens de chenu. Entre las gens No s tanhon vielh ni rLonrrz. P. Vipaz: Abril issie, Entre les gens ne conviennent les vieux ni les chenus. | asc. ra. Chantent oisel et florissent vergier. Le Châtelain de Couci, chanson XX. Ainsi les besux lis fforissene. Rrui Bairrau ,t. II, p. 60. ARNO. 17. Senza florir… Lo fico senza flor ti porge il frutto. Bansenint, Doc. d’amore, p. 156. CAT. Florir. xsr. ronT. Florecer. rr. mob. Fio- rire. 7. Dxrronan, v., lat. pErLonane, dé- florer. Si aleus hom corrumpia o parronava fe- myna virgis contra sa voluntat. Ord. des R. de Fr., 1463,t XVI, p. 128. Si aucun homme corrompait ou déffornit femme vierge contre sa volonté. CAT. Esp. PORT. Desflorar. rr. Deflorare. FLORONC, rLOYRONC, s. m., lat. Fu- RoNculus, furoncle. FLononcs s0 algunas paucas vezicas. De eysshidaras o rLonoNcs provenens per humors corrampudas. Eluc. de las propr., fol. 97 et 42. Furoncles sont aucunes petites vessies. D’éruptions ou furoncles provenant d’humeurs corrompues. Naysseran rLoxnaonCs.. en los homes e en las femnss d’ Egypte. . Hist. abr. de la Bible, fol. 6. Naîtront fisroncles… sur les hommes et sur les femmes d'Égypte. car. Floronco. vont. 17. Furonculo. 344 FLU FLU 2. Foroncos, rLonowos, adj., couvert | Le Aeure die du champ de men voisin, et sjont . au mien champ. de faroncles. Fig. Fiuvi de gaug. Al rx. jorn seretz FT.0ROMCOS. Del rcuvr de la vostra dossor vos los ba. Al AI. jorn sera FLORONOS, si s sancna. beuraretz. __ Declar. de motas demandas. V. et Vert., fol. 101. Au neuvième jour vous serez rouvert de furoncles. Fleuve de joie. Au deuxième jour sera couvert de furoncles, vil Vous les abreuverez du fleuve de votre douceur. se saigne. ANC, CAT. Fluvi. tr. Fluvio. FLUIR, v., lat. rLurne, fluer, couler. 6. FLuviaz, adÿ., lat. rcuvraris, fluvial, Si vezes.… sancC FLUIR. de fleuve. Sanc Luz Ys de vena. Peissos d’estauh e vLUvrALS. Per que FLUIG fran sane. Brev. d'amor, fi. 52. Trad. d'Albucasis, fol. 52, 28 et 1. Poissons d’étang et de fleuve. Si vous TR sang couler. . | Auzels FLUVIALS. Le sang coule de veine. . À ] foritals t Pour que beaucoup de sang coule. — alcunas 20 et puteals, autre Part. prés. Del cap... FLUEXT- | ” Eluc. de las propr., fol. 276 et 150. Trad. d'Albucasis, fol. 2. Oiseaux de fleuve. | Fluant… de Ja tête. Eaux , aucunes sont de sources et de puits, #- car. 2sr. Fluir. ir. Fluire. tres fluviales. , xs». PORT. Fuvial. tr. Fluviale. 2. Fiux, s.m., lat. rLuxus, flux , écou- lement. | Per que no venga r£ux de saug. Trad. d'Albucasis, fol. 3. Pour que ne vienne pas flux de sang. car. Flux. nsP. sort. Fluxo. ir. Flusso. 7. FIVXIBILITAT, s. f., fluidité. Ha FLUxISILITAT en sa.substanris. Liquiditat ni FLUXISILITAT, Que s0 propris condicios d' humor. Eluc. de las propr., fol. 30 et 37. À fluidité en sa substance. 3. Fzucrz, s. m., lat. FLuCTus, flot. Liquidité et fluidité, qui sont conditions proprs Feucrz es comocio d'aygas per forsa de de l'humide. vens. Rsr. Fluxibiidad. ront. Fluxibilidade. n. . Eluc. de las propr., fol. 152. Flussibilita, flussibilitate, flussibilitade. Flot est commotion d'eaux par force de vents. . . 1r, Flutto. 8. FLUXIBLE, adj, fluide. Per sà propria natnra es FLUXISLA. 4. FLiuu, s. m., lat. rLumen, fleuve. Eluc. de las propr., fol. . D'ou quecx es sals, s’en rcum Jordan se banba. De sa propre nature elle est fluide. RAMSAUD DE VAQUE1RAS : Âras pot hom. anc. Esr. Fluxible. rr. Flussibile. D'où chacun est sauvé, s’il se baigne dans le fleuve Jourdain. " serre fe 9. ArLUENCIA , 5..f., lat. AFLUENT, af Fig. FLums de plasers, fons de vera merce. flucnce. | GuirLavME D’AUTrrOUL : Esperansa. En trop locs d’aur et argent ha arzrascu. Fleuve de plaisirs , fontaine de véritable merci. Eluc. de las propr., fol. 1%. axc. F8. Ultre Mum Jurdan. Ea beaucoup de lieux il y a affuencs d'or à Anc. trad. des lis. des Rois, fol. 42. d'argent. ; À on Aum qui fiert en ls mer. CAT. asp. Afluencia. rort. Affluencia. 1x. 4j VILLEHARDOUIN , p. 62. fluenza. auc. car. Flum. Fe Fiume. . [1o. Ixrioexcra, s. f., lat. INFLUENTU: 5. Fruovi, s. m., lat. rLuvius, fleuve. influence. Lo rruvis tol del camp de mou vezin, et Celestial turtunucta. ajasta al meu camp. Las estelas et lors IN» LUS CIAS. Trad. du Code de Justinien, fol. 95. Elune. de las propr., fol. 2etit. FLU Influence céleste. Les étoiles et leurs in fuences. CAT. ESP, PORT. Jn/fuencia. 1T. Influensia. 11. ENFLUENSA, s. f., influence. Las sxFLUxxSAS del cel, L’'Arbre de Batalhas, fol. 72. Les influences du ciel. rr. influenza. 12. SuPsarLUIR, v., lat. surPrnrruxre, rester, être superflu. SisuPsarzuzys alcuna cansa de lana. Trad. dAlbucasis, fol. 30. S'il reste aucune chose de la laine.” 13. SuPERrLUITAT, 5. fi, lat, SUPER rFLUI- rarem, superfluité, superflo. Tramet foras sas SUPERFLUITATZ. Éluc. de las propr., fol. 240. Transmet dehors ses superfluités. Eu aquella circamcisio, om lor trenchava la SUPRAFLULTAT de la charo, Sermons en provençal, fol. 20. En cette circoncision , on leur tranchait le super fu de la chair. car. Superfluitat. xsr. Superfluidad. ont. Su- perfluidade. rr. Superfluità, superfluisate, superfluitade, 14. SosazrLurTaT, s. f., superfluité, excès. De somnxrzurrar de beure et de manjar moron motas gens. V. et Vert., fol. 101. D’excès de boire et de manger meurent plusieurs gens. Abstinencia amesurada vivifia, e anci Las s0- BREFLUITAS. Trad. de Bède, fol. 53. Abstinence mesurée vivifie, et lue les super- fluités. 15. SurrsrLu, adj., lat. surznrLuus, superflu, excessif. Sur£&arLUA groceza. Trad. PAlbucasis, fol. 3. Grosseur excestive. CAT. sr. PORT. IT. Superfluo. 16. Sosagriuos , adj., superflu. Despensas 50BREFLUOSAS... esquivar. : Statuts de Montpellier, du xiire siècle. Eviter. dépenses superfines. IL, 345 FOC, ruoc, rusc, lat. rocus, feu. Aissi col rocs s’abraza per la leuha, On mais n'ya, e la flam'es pus grans. G. Fainir : Pel messatgier. Ainsi comme Île fem s’enflamme par le bois, où plus il y en a, et la flamme est plus grande. Pineia de ruoc arden e de solpre pudent s0- bre las cinc ciatatz. V. et Vert., fol. 19. Pluie de feu ardent et de soufre puant sur les cinq cités. Fuxcs las pnesca cremar! Lrmotnz pe MONTAUDON : Autra vets. Que le feu les puisse brûler! | On mayers es, plus calfa’l rocs. G. ADuEuax : Ben fors. Où plus il est grand , plus le feu cbaufe. Fig. D'avareza ‘Is art lo rocx. P. Raimonb px TouLousx : Era pus. Le feu d’avarice les brûle. Lo roc qu’ien ai d'amor. AnnAUD DE MarurIL : Dona sel. Le feu que j'ai d'amour. El vuncs qne m’art es tals que Nils No ‘l tadaria. GUILLAUME DE CABFSTAINO : Âr vei qu’em. Le feu qui me brûle est tel que le Nil ne l'étein- drait pas. Loc. Pus N Oc e Non a mes roc e trag sance. BrntranD DE Bonx : Non estarai. Puisque le seigneur Oui et Non a mis feu et tiré sang. A ruoc e a flammes avisn messa lar terre. F. de S. Honorat. Avaient mis leur terro à feu et à flamme. Cridar a roc per En Rogier. Guico pr Casanas : N Esquileta. Crier au jeu pour le seigneur Rogier. Prov. Qi a aps roc, sb det lo qer. | Ux TaOUBADOUR ANONYME : Senher N enfant. Qui a besoin de feu, le cherche avec le doigt, El ruxcs no s fai tun preon Que lo fams non ane fors. B. Cansowez DE ManselLLe, Coblas triadas. Le feu ne se fait si profond que la fumée n’aille hors. caT. Fog. sr. Fuego. roxTt. Fogo. rr. Foco, fuoco. 2. Focuren, FruGuIER , s. m., foyer. Estar al rocurxr. Lx moixe Dx MontauDon : Mot m’ enueia. re au foyer. Pres d’espigas d’aquest blat, 44 ï 346 FOC FOC Mes las en un FuGurER raustir. ANC. FR. : Trad. d'un Évang. apocr. Vendre au peuple dévot pains d’espice et foaces. Prit des épis de ce blé, les mit rôtir en un foyer. Ronsano ,t. II, p. @o. axc. usr. Foguero. tt. F. ocolare. Manger à desjuner raisins avec fouace fraische. 3. FocaL, rocuaL, s. m., foyer. RABELAS , Liv. I, chap. 25. Ja non volgra sezer a lor rocar. î P.CaapinaL : D’un sirventes faire. Par. ir. Focaccia. Je ne voudrais jamais être assis à leur foyer. 8. Focasser . Van s’eu per las tendas, cascus vas son FoGAL. | ET, FOCUASSET, $. 77., pelle GuiLLaAUME DE TuDELA. fouace, gâteau. S'en vont par les tentes , chacun vers son foyer. Per FOGUASSETzZ € Vin. Tit. de 1428. Hist. de Nimes, 1. III, pr., p. 2#. Pour petites fouaces et vin. ANC. CAT. Fogassa. ssr. Hogaza. ronr. Fogaca. — Adjectiv., de feu, enflammé. Fig. Venens en figura roeuaz. Brev. d'amor, fol. 180. Venant en figure enflammée. ANC. CAT. aNC. as. Fogar. 2sP. mo». Hogar. roaT. Fogũo. Per gran presen, me trasmes dos roGasser ayssi prim coma neula. Peaizuos, Voy. au Purg. de S. Patrice. Pour graud présent, me transmit deux gateaur aussi minces comme oublie. h. Focuaino, s. m., foyer. Laissa ‘1 foc bel, clar al rocuatro. T. pe R. Gaucezx st DE J. MinALuas : Joban. 9. Focasoz, s. m., petite fonace, gâtean. Disnar d'an rocasor l E d'aigua. Laisse le feu beau ; clair an foyer. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 83. 5. Focarnma, s.f., fourneau. Dîner d’une petite fouace et d’eau. K. Magnes fe aqui aparelar sas tendss e sas 10. Focuexc , adj., ardent, brillnt FOGAYNEAS. PaiLOMENA. comme Île fen. Charlemagne fit appareiller là ses tentes et ses De color vermeilla et roGusxca. fourneaux. F. de S. Flors. Doar,t. CXXIII, fol. 263 6. FOGATGE, FOGUATGE, FOGADGE, $. M., De couleur vermeille et brillante. fouage, droit de fouage. 11. Focuinenc, adj., fulminant, ardent. El temps que lo rocarer fo endih al pais. Sus en .1. carre FOGUIMENC. Tis. de 1395. Dour, t. CXXXVII, fol. 366. Trad. de lEvang. de Nicodème. Au temps que le for age fut imposé au pays. Sus en un char ardent. Demandava lo roau res al pays de Periguort. Tie. de 1409. —8 3 Berger. 12. AroGar, v., allumer, enflammer. Demandait le fouage au pays de Périgord. embraser. car. Fogatge xsr. Fogage. Partitz s’es de Vienna per AFOGAR sa terra. V. de S. Honorat. 7. Focassa, FOGUASSA, FOGATZA, S. *. Il est parti de Vienne pour embruser sa terre. fouace. Fig. La potia l'es apres. Una rocassa (le la flor ‘ana eimina de fro- Que l’arocua e l’abraxilla. ment. BERNARD DE VENZENAC : Lanquaa. Le libertinage lui est après, qui l'allume à l’embrase. pont. #ffoguear. 1T. Affocare. Tic. de 1226. Dont t. CXV, fol. 46. Une fouace de la fleur d’une énine de froment. Avia facha aquesta rocuassa de las espiguas que avia colhidas. Cat. dels apost. de Rom a, fol. 145. — Étouffer. À vait fait cette fouace des éj\s qu’il avait recueillis. Focarza et vin... et froinatge. , ‘ Abr. de PA. et du N.-T., fol. . Tit. de 1135. Bosc, Mém. au Rou re Il . Les épines, les étonfférent. Fouace et vin... et fromage. CAT. ANC.EsP, Afogar. Pont. Affogar. Las espinas... AroGuzROx los. FOC 13. Focacio, s. f., suffocation. La qual es fayta per rocacto. Trad. d’Albucasis, fol. 25. Laquelle est faite par suffocation. 14. Surrocacio, s. f., lat. suffocation. . Squinancis es surrocacio de gola. Eluc. de Las propr., fol. 86. Fsquinancie est suffocation de gosier. car. Sufocaciô. nsr. Sufocacion. ronrT. Suf- focacäo. ir. Suffocasione. 15. Sorrocancza, s. f., suffocation, étouffement. L'autre entre las spinas hac graut sorro- GANCZA. . L’ Evangeli de li quatre semencs. L'autre entre les épines eut grande suffocation. 16. Surocaz , v., lat. surrocane, suffo- quer, étouffer. Part. prés. Cobeeza intrant e surocax la pa- raula. ° Trad. du N.-Test., S. Mauc, ch. 4. Convoitise entrant et sufoquant la parole. car. asp. Sufocar. ront. Suffocar. 1xr. Suffo- care. 17. Pearocac10, s. f., suffocation, étouf- fement. La hora es venguda en laqual ranrocacro es temada. Trad. d'Albucasis, fol. 25. L'heure est venue en laquelle suffocation est redoutée. 18. Paxrocan , v. suffoquer. Part. pas. Qu'el malaute no sia PREFOGAT. Trad. d'Albucasis , fol. 51. Que le malade ne soit pas suffoqué. FOCCA , s. f., lat. Paoca , phoque. Grans peyshos en ela no vivo, sino daifis et roccas. Eluc. de las propr., fol. 153. Graods poissons ne vivent en elle , sinon dauphins et phoques. sr. Foca. ronr. Foca, phoca. 17. Foca. FOCIL, s. m., fucile, os de l’avant-bras ou de la jambe. De la razit del roc. FOI 347 So appelats dos vocris. Trad. d’'Albucasis, fol. 46 et 63. De la racine du Jocile. Sont appelés les doux fociles. ronr. pl. Fociles. 11. Focile, SUFFOCATIO, FOIRE, »., lat. rodene, fouir, fouiller, bécher. Pren son pie e sa pala, e acomensa » rornx et a minar. V. et Vert., fol. 41. Prend son pic et sa pelle, et commence à fouir et a miper. Fetz destraire la fort tor del cestel, e fetz rotzs lo fondamen. Cat. dels apost. de Roma, fol. 172. Fit détruire la forte tour du château , et ft fourr les fondations. Pueys r0z0x lo sol belamen, Et atrohon lo monumen. F. de S. Énimie , fot. 56. Pois fouillent le sol bellement, et trouvent le mv- nument. Part. pas. Terra rossa et arada. Eluc. de las propr., fol. 157. Terre béchée et labourée. 2. Fossa, 5. f., lat. rossa, fosse. So que tu laisses apres te non es pas ten, car no'n pots autra cauza faire ni portar ab te en la rossa. Liv. de Sydrac, foi. 69. Ce que tu laisses après loi n’est pas tion, car tu n’en peux faire autre chose ni le porter avec toi dans la fosse. Mostran me... las ross as d’aquels que y son morts. Paniinos, Woy. au Purg. de S. Patrice. Me montrant. les fosses de ceux qui y sont morts, Segra m ploran E planhen tro la ross4. Leys d’amors, fol. 28. Me suivra pleurant et gémissant jusqu’à la fosse. Fig. Puta es coma rossa priunda e coroa potz ‘ engoissos. Trad. de Bède, fol. fo. Le prostituée est comme fosse profonde et comme puits de douleur. Loc. Guidatz los secs Ab vos en la rossa. G. Ficurinas : Sirventes. Vous guides les aveugles avec vous dans la fosse. Prov. Qui fai rossa contra son vizi chaira en lei, Trad. de Bède, fol. 64. Qui fait fosse contre son voisin tombera en elle. FOI Donces, si l’ans orbe l'autre guia, Non van amdui en la rossa caser? G. Ficurinas : No m laissarai. 348 Done , si un areugle guide l’autre, ne vont-ils pas tous deux choir dans ls /osse ? ANC. SP. Danle cuemo à puerco enns /ossa de mano. Poema de Alexandro, cop. 1471. car. Fossa. asr. mon. Fosa. ronT. 17. Fossa. 3. Fossar, s. m., lat. rossarum, fossé. Es tot entorn claus de rossarz. BrgTranD DE Box : Be m play. Est tout à l’entour clos de fossés. axc. rr. Estoit avironés de profont fosses et terrible. Chron. de Cambray. xs». ronT. Fossado. tr. Fossato. 4. Fossio, s. f., lat, rossio, fouille. Fan lor ross1o. Eluc. de las propr., fol. 214. Font leur fouille. 5. Fosson , s. m., lat. rosson, terrassier, fossoyeur. E ‘ls rossons, car demandon grau Logaiïers per lur fals maltraire. Forquer pe Luwet : E nom del. Et les terrassiers, parce qu’ils demandent grand loyer pour leur faux mal agir. — Chercheur, celui qui cherche en fouillant. Los rossons de mandragors. Eluc. de las propr., fol. 214. Les chercheurs de mandragore. — Hoyau. Ab coltres et ross08s. Eluc. de las propr., fol, 155. Avec contres el hoyaux. ANC. ra. Prist un fossor por foir, 2° trad, du Chastoiement , p. 14. cAT. Fosser. 6. Forranon, s. m., bécheur, terrassier, piocheur. Boviers e rorrADORS. : G. Riquier : Pus Dieu. Bouviers et ferrassiers. 7. Fossoni, s. m., fossoir, instrument de chirurgie. FOL Pausa la puneta eminent, la qual es al ap del rossont. Trad. d'Albucasis, foi. 51. Pose la pointe saillante , laquelle est au bout du Jossoir. 8. Sosrome, v., lat. surrodens, sous fouir, miner, creuser sous. Sosrorna tas plantes. Trad. de Bède, fol. 55. Creusera sous tes plantes de pieds. 9. Fozrtar, v., fouiller, creuser. Talpa ha... morr a guiza de porc, ab que FoziLHA la terre. Eluc. de las propr., fol. 359. La taupe a... museau à la manière de pore, ax quoi elle fouille la terre. Part. prés. FYozrLsAn am morr. Eluc. de las propr., {ol. 259. Fouillant avec museau. 10. Fozxpor, s. m., bècheur, terrassier. Fozxpons e podadors, et autres obriers me- autz. Tic. de 1348. Dour, t. CIH, fol. 61 Bécheurs et tailleurs de vigne , et autres mess ouvriers. FOL, rozx, adj., fou, insensé, étourdi. Voyez Dow Lion, Sing. hist. et liu, t.1,p. 133; Munaronr, Düssert. 33; LeiBNiTz, P. 114. IL est vraisemblable que ce mot et ses dérivés ont été formés du verbe rALLERE, L'ancienne traduction du Psautier de Corbie porte : FoLEaAI si cum oeille que perit, Erravi sicut ovis quæ perit. Ps. 118. Apropinquet deprecatio. De tes commandemens ne foliai, De mandatis tuis non =AnAvI. Ps. 118. Lucerna sub pedibus. Fors qui vol dir totz sos vers, E rors qui en roL se fia; Fozs qui falh e no s castis, E rora qui sec totz sos volers. P. Fasns D'Usss : Loc es. Fou qui veut dire tous ses vers, et fou qui eu f se fe; fou qui manque et ne se chétie, et fou qai sait tous ses vouloirs. FOL Ben serai »0Ls, s’ieu no preu D’ aquestz dos mals lo menor. B. px VenraAnoun : Acoselhets. Je serai bien fou, si je ne prends de ces deux maux le moindre. Fig. E "1 mal c'adatz roL’e vils messios. B. CarsONEL : Johan Fabre. Et le mal qu’amène folle et vile dépense. Subst. El savis deu tornar lo roc d’erransa. G. px Moxracnacour : Nulhs bom. Le sage doit ramener le fou d'erreur. Loc. Per rozx mi tonh, quer ja voel ni desir So que no s pot ni no s deu avenir, Deupes px Paapes , Ben ay’ amors. Je me tiens pour fou, car déjà je veux et désire cœ qui ne se peut ni ne se doit advenir. Prov. Mas aras sai que mains roLs pais, So di 'l reproviers, farina. P. Baruozp Ricas Novas ; ou P. CAMon : Irats. Mais maintenant je sais que farine nourrit maints fous , ce dit le proverbe. À oz present, FroL messatge. GuiLLaAuux px BERGUEDAN : Talans m’ es. A fou présent , fou inessage. asc. zsr. El /fo/ mal ventarado. Milagros de Nuestra Señnora, cop. 193. El] fol de su porfia no s quiso parter. Al fol ds el meollo, al derecho la corteza. Ovolo por tres dias el fol en poridet. Poema de Alexandro, cop. 1019, 155 et 1742. anc. Car. Poil. rr. Folle. 2. Focanren, rOLLAMEN, adv., follement. Segon l’amor follei saviamen ; Mal o ai dig, qu’ ans follei rotLamzx. Pexnozs : Mot m’entremis. Selon l'amour je fais folie sagement ; j'ai mal dit cela, vu qu’au contraire je fais folie follement. Quar mielhs es simplamen doptar Que roLAMEn determinar, Brev. d'amor, fol. 86. Car mieux est simplement douter que fol/ement déterminer. ANC. CAT. Follament, xr. Follemente. 3. Fozxsc , roccesc , adj., fou, extrava- gant, insensé. Fig. En mieg mon afar rotusc, No dic paraula rozuxsca. Mancasnus : Contra, Au œilieu de mon affaire folle, je ne dis parole folle. FOL 349 Sobrelaus roLLasc' es. B. Maaris : D’ entre. Surlouange est folle. 4. Fozzrin, adj., follet. Cant a gitst tot lo desni, C' om apela pel rouxri. Deupes px PRADES, dus. cass. Quand il a jeté tout le duvet, qu’on appelle poil Jollet. AnC. FR. Et quand ton printemps florissant Viendra coutonner ton visage D'an petit poil d'or foleton. Ouvien DE MAGx1, p. 105. 5. Fozzer, s. m., esprit follet, lutin. Comptet com roLLET marrit Euportavan son espcrit. Als rozzez l’a tout e conquis Que l’enportavan en abis. V. de S. Honorat. Conta comment méchants /utins emportaient son esprit. L’a enlevéet conquis aux lutins qui l'emportaient en abime. car. Follet. 1r. Folletto. 6. Foura, FOLLIA, FOLHIA, FULHIA, 5. J., folie, étonrderie. Dits qu’onrada roLra Val, en laec, mas que sens. AnnauD DE ManuxiL : Sabers e cortesia. Dit qu’honorée jolie vaut, dans l'occasion, plus que sens. Es errors E dobla rozra, Qui en lor se fia. CaDeneT : L’autr’ier. C'est erreur et double folie, qui en eux se fie. Dona, s’ieu vos dic routa, E vos la faitz cissameu. GAUBERT, MOINE DE Puicisor : Be s cuget. Dame , si je vous dis folie, et vous La feites égale- ment. Loc. Karle fetz rocura, en est loc, la bec. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 12. Cbarles fit jolie, en cette occasion , il la but. — Excès, déréglement. Mas li autre n’ an lauzor Et ilh la rocn1a. Fai de blasme lauzor, E de sen FOLEIA. P. CanDiNaAL : Falsedatz. 350 FOL Mais les autres en ont louange et eux l'excès. Fait de blâme louange, et de sens déréglement. — Débauche, dévergondage. Nuils bistbes ni nuls clergues non deu te- ner e sa maison neguna femna de cui hom posca aver suspicion de roLrA. Trad. du Code de Justinien, fol. 2. Nul évêque ni nul clerc ns doit tenir en sa maison nulle femme de qui on puisse avoir suspicion de dé- bauche. Loc. El baylhes de Bellanda la reques de rozLta. V. de S. Honorat. Le baïlli de Bellande la requit de débauche. Si ta molher o ta sors o ta flha fai rurura de son cors, tu no la deves pas antar. Liv. de Sydrac , fol. 85. Si ta femme ou ta sœur ou ta fille fait folie de son corps, tu ne la dois pas honnir. AC. ra. Qui de nuïis met sa feme hors S’ el fait folie de son cors. Rec. de fabl. et cont. anc., t: IV, p. 406. Avec un moine avoit fait la folie. CL. Manor, t. III, p. 184. AncC. CAT. Follia. auc. xsr. Folia. 1r. Follia. 7. Foron, FroLLORB, FoLHOR, s. f., folie, erreur, extravagance. | Per que m sembla qn’ amar sia roLmoOns. Gui D’Uisez : Anc no cugey. C’est pourquoi il me semble qu’aimer soit folie. ‘ Folia deu bom a roLon Respoudre e saber a sen. T. D’ArMEnt ET D'ALBERT : Amicx. On doit répondre folie à folie et savoir à sens. Loc. Quar hom mi ten a roLnon So don degr’ esser honrats. P. Via : De chantar. Car on me tient à folie ce dont je devrais être ho- noré. — Débauche. Loc. Car mants donna esporada Si guardavan de far roLron. V. de S. Honorat. Car mainte dame épousée se gardaient de faire folie. axc. Fa. Ami, dist-ele, ce ert folor. 2° trad. du Chastoiement, p. 210. Qui fait changer bon advis en foleur, Œuvres d'Alain Chartier, p. 591. FOL Qu'ainc de folour par li ne fo requise. Que je ne doi penser folour. Romancero françois, p.5 et 5. anc. CAT. Folor, follor. axc. 1r. Follore. 8. Fozes, s. f., folie, extravagance. De gran rorns T'y es entremes. Mancasaus : D’ un estru. Tu t’y es entremis de grande folie. 9. Forrensa, s. f., folie. Eo ai faig dels peccatz tan Per ma folle roLLEnNsA- LanrRanc CiGaLa : Oi' mure. J'ai tant fait de péchés par ma folle Jolie. 10. FOLLEDAT, FOLPAT, FOUDAT, 5. /, folie, erreur, extravagance. Ab mon cor me sui ben acordatz De ben amar, sia sens O rOLDATZ. RAMBAUD D'ORANGE : Si de trohar. Avec mon cœur je me suis bien accordé de bus aimer, soit sens ou folie. Lai on amors s’enten, Val rouparz en luec de sen. P. RALMOND DE TOULOUSE : Atressi cus Là où amour s’affectionne, vaut ſolie au leu ét sens. Adv, comp. De gran follia Pa FOLL&DAT parllan. Poëme sur Boèce. De grande folie nous parlons par erreur. Quar mais val, mon escien, En leis aver la meitat Que tot perdre P&R rouDAT. B. pe VenrAnoun : Acocelbau Car mieux vaut, à mon escient, avoir es eik à moitié que tout perdre par folie. anc. FR. Respont Rollans : Ce seroit foletez. Dissert. sur le Roman de Roncevaur, p- u- Quant mon ceval refuses, ce es grant folerr. Roman de Fierabras en vers fran ::: Or fa Hielevius laïiens el castel enserre: Entre lui et ses hommes par grande foferés. Roman de Renaud de Montauh:r. 11. ForESTANSA, s. f., folie. Feania e malvestat e roLEsTAn SA. Roman de Gerard de Rossillon, fol ;° Trahison et méchanceté et folie. FOL 12. FoLaATuRA , 5. f., chose folle, folie. Cerca fol sa rOLATURA. Mancasaus : L’autr ier. Le fou cherche sa folie. Doncs, qaar tan l’am, molt sui plus roLLaATURA Que fols pastre qu’ al bel pueg caramella. P. VIDAL : S’ieu fos en cort. Done , puisque tant je l’aime, moult je suis plus chose folle que le fou pâêtre qui à la belle montagne joue du chalumesu. 13, FOLLATGE, FOLHATGE, s. m., folie, extravagance. S’iea lieys pert per son FOLLATOE. Mancasaus : Lanquan. Si je la perds par son extravagance. Un joy que m sofrang Per mon mezeis FOLLATGS. G. Fair : Ab cossirier. Une joie qui me manque par ma propre Jolie. Lo. Saï qu’eu ras roLLATGr, Qu’ ab escien failh per autrui follia. LanrrAnc CicaLa : Estiers mon. Je sais que je fais extravagance, vu que sciem- ment je faux par folie d'autrui. Ades li tem dir roLaATGs. RAMBAUD DE VAQUEIRAS : À vos bona. Toujours je crains de lui dire exrfravagance. anc. rR. Le cuer que tu as trop volage, Te fist entrer en tel folage. Roman de la Rose, v. 3072. Vous avez dit trop grant folage. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc., t. IL, p. 167. 14. FOLEIAR, FOLLEIAR, FOLLEGAR, FO- LHEIAR , 2., faire folie. Luecx de sen, luecx de roLLxtrar. P. Fasre D'Uzes : Luecx es. Lien de sens, lieu de folie. leu, com fols que roLuumia, Fai leus ad enfolletir. P. RALMOND DE TOULOUSE : Atressi cum. Moi, comme fou qui Jait folie, je fus facile à rendre fou. Mesura m ditz que non domney, Ni ja per domnas non roLLErx. Ganins LE Brun : Nueg e jorn. Raison me dit que je ne fasse pas le galant , et que jamais pour les dames je ne fasse folie. — Pécher. Non pot Deu amar qui rozxta en l’amor de son prosme. Trad. de Bède, fol. 24. FOL 351 Ne peut aimer Dieu celui qui pèche en l'amour de sou prochain. ANC. rR. Mès sages hons sovent foloie. Roman du Renart, t. I], p. 233. Cil cui amors fait foloier. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc., t. IL, p- 42. Assez se contint chastement, De foloier n’ot nal talent, Fabl. et cont. anc.,t. Il, p. 93. Senza riprensionc Pad aomo fol/eare. Mazzro px Ricco , de Messina. AEC. car. Folejar, Follejar. tr. mon. Folleg- giare. | ANC. IT- 15. Forarir , ®., folâtrer. Fai semblan lo coms de r0LATtR. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 6. Le comte fait semblant de folétrer. 16. Arozin, v., affolir, devenir fou, af- foler, rendre fou. No s cug que tan m’arozrrsca Que de ma boca fors iesca. G. RAïMOND DE GIRONFLLA : La clara luts. Ne se pense pas que tant j'afolisse que de ma bouche il sorte dehors, Part. pas. Venjar s’en pot de mi qu’ er’ AroLrrz; Mais hom qu’es fols, so dizion li autor, Non er jujatz tro qu’ el lo ten be iror. P. RaimonD DE TouLouse : Si com. S'en peut venger de moi qui étais affolé: mais homme qui est fou , ce disaient les auteurs, ne sera jugé pendant qu’accès de folie le tient bien. 17. AroLezin, v., devenir fou, affoler. Lo rey demanda cossi s AroLuz1ss0 las gens. Liv. de Sydrac, fol. 41. Le roi demande comment les gens s'affolent. 18. ENFOLIR, 2ANFOLLIR, ENFOLHIR, 2., affoler, rendre fou. Anc tan no m’exrozt follors Qu’iea P auzes dir mon pensamen. Forquer ne Mansaizre : Molt i fetz. Oncques tant ne me rendit fou folie que je lui osasse dire ma pensée. Part, pas. Mas mi dons atn tan qu’en sui xNroLr1tz. RAMBSAUD DE VAQUEIRAS : Savis e. Mais j'aime tant ma dame que j'en suis a ffolé. car. Enfollir. 11. Infollire. . 352 FOL 19. ENFOLETIA , ENFOLLETIR , v., affolir, devenir fou, affoler, rendre fou. Ab belh semblan trichador, Mi saup gent aNrOLETIR. GAUBERT, MOINE 0 Puicts0T : Partir. A vec beau semblant trompeur, elle me sut agréa- blement afoler. Pauc ama qui non =NVOLLETIS. B. ne VenrTanoun : Bels Monruels. Aime peu qui n’afolit. leu, com fols que folbeis, Fai lens ad zNFOLLETIL. P. RAIMOND DE TOULOUSE : Atressi cum. Moi, comme fou qui fait folie, je fus facile à rendre fou. 20. Desexrozetre, v., désaffoler, cesser d’être fou. Per que no m voill ges DESRMrOLETIR, Enaus, oa plus fulleg, plas m’abelis. AIMER: DE PEcutLaAtx : D'avinen sap. Var. S C'est pourquoi je ne me veux point désafoler, au contraire, où plus je fais folie, plus il m'agrée. ar. Exrozezre, v., affolir, devenir fou, affoler, rendre fou. Las gens s’ anNrOLEzIS80 per mantas manici- ras de fulbias. Liv. de Sydrac, fol. 41. Les gens s’affolissent par maintes manières de folies. 22. Drsewroizezir, v., désaffoler, ces- ser d’être fou. Per que no m vuelh ges Dss=NFOLLEZIR, Enavus, on plos folleg, plas m' abelis. Aruger DE Psourzaix : D’avinen sap. Var. C'est pourquoi je ne me veux point désaffüler, au contraire , où plus je fais folio, plus il m'agrée. 23. EsruLta, s. f., injure, tracasserie, sottise. De néstre prosme sufrem zsruLrAs e dam- natges. Trad. de Bède, fol. 21. De notre prochain souffrons tracasseries et dom- mages. a4. Esrultan, v., injurier, tracasser. Qui ssrucra son amic, depart l’amistat. | Trad. de Bède, (ol. 75. Qui injurie son ami , sépare l'amitié. 25. Rerorzïras , %., redevenir fou. FOL Si no conoys Qual te vol far R&rOLKIAR. Mancasaus : D'un estru. Si je ne connais pas quel te veut faire redevenir fou. FOL, s. m., foulon. Donei li roc e molin e autra manentia. UN TROUBADOUR ANONYME : Sordel dis mal. Je lui donnai foulon et moulin et autre possesswn. 2. FoLar, roLLas, v., fouler. No la devem pas calcar ni rozan s0s los pes. Cat. dels apost. de Roma, fol. 53. Nous ne la devons pas écraser ni fouler sous les pieds. Part. pas. Lo bon draps d’escarlata tan soven es roLLATz als pes dels paradors. V. et Vert., fol. 66. Le bon drap d’écarlate si souvent est foule aux pieds des appréteurs. | amc. CAT. Folar, anc. se. Follar. asr. os. Hollar. rr. Follare. 3. Derotar, v., fouler, accabler. Part. pas. fig. Bretanha pxroLaADa per mois miserias. Cat. dels apost. de Roma, fol. qp. La Bretagne accablée par de nombreuses miseres Anc. FR. Et maintes costes deffoulées. Bataille de Crécy. FOLC , s. m., troupeau, Pais lo roc, e no manja de lag del roc. Trad. de la 17° épft. de S. Paul aux Corinthire. Nourrit le troupeau, et ne mange de lait di troupeau. Fig. Qui a misericordia essenia coma pasie s0 FOLC. Trad. de Bède, foi. 64. Qui enseigne à miséricorde comme pasteur 52 troupeau. Lo rozc de Deu. Trad. de Bède, fol. 4. Le troupeau de Dieu. Anc. IB. Sauriez garder an fouc de pors. Fabl. et cont. anc., t. 1, p. 373. Trova un fouc d’oues paissant, Cele part vient, le col baissaut, Arriers le fouc en ataint une. Fabl. et cont. anc., t. LL, p. 53. 2. AYOLCAR, AFOLQUAR , %., diriger, fur der, réunir. Lo pros coms de Fois, que Dieus salve e g#: FOL Et aicel de Camenge, vos podon Aarotcan. Guizauxe nt TunrLa. Le preux comte de Foix, que Dieu sauve et garde, et celui de Comminge, vous peuvent guider. Mas s’ie us podia AFOLQUAR Una vets, sicum autrafi, Can vos comtey, sus el cami De lay on veniam, lo prec. AMantEu DES Escas : À vos qu’ ieu am. Mais si je pouvais vous conduire une fois, ainsi comme je fis une autre, quand, sur le chemin de li où mous venions , je vous contai la prière. Dea hom aver maior cura E d’acalhir e d’aro1quan. Brev. d'amor, fol. 68. On doit avoir plus grand soin et d’accueillir et de reunir. FOLCA , s. f., lat. rurica, fonlique, poule d'eau. Vendo roLcas…. Oo autres auzels marins. Cartulaire de Montpellier, fol. 186. Vendent oulques. . ou autres oiseaux marins. Esp, Fulica. FOLH , rUoILL, FUELH , FUFILH, S. m., lat. roràum, feuille, feuillage. Pos dels verts roLus vei clarzir los guarrics. PiEnne D'AUVERGNE : De josta is. Puisque des vertes Jouilles je vois s'éclaircir les |. chênes, Aissi cum sel que laissa ’l vuorzz, E pren de las flors la gensor. Guizauare pe CABESTAING : Âissi cum sel. Var. Ainsi comme celui qui laisse le /euillage, et prend la plus belle des fleurs. Loc. Pren los us, e’ls autres destrenh, E, qui li play, met en son ruzrs. A. Daniez : Ab plazer. Prend les uns, et écarte les autres, et, qui lui plait, met sur en feuille, Loc. fig. Quar esper que s0 que quist Lay Me torn tot mon seu en vert FUKLH, G. RiquiEn : Tant m’ es plasens. Car j'espère que ce que je demandai là me tourne tout mon sens en vert feuillage. Tot cant pes me torna d'autre ruers. Drvpss pe Prapes : Ben ay’ amors. Tout ce que je pense me tourne d'autre côté. Que viresson lor guerra en autre ruorzz. P. VipaL : Plus qu’ el paubres. Qu'ils tournassent leur gnerre en autre côte. II. FOL 353 _Prov. Mas de mal #uxriu non cueilh hom leu bon frag. P. CARDINAL : Aissi com hom. Mais de mauvaise feuille on ne cueille pas facile- ment bon fruit. car. Fall, xsr. Folio. 2. Forma, FOILLA | FUOILLA, FUELKHA, FULHA, 5. f., feuille. E7 rorma cai de sul verjan. CERCAMONS : Quan laura. Et la feuille tombe dessus le verger. Quan vei la flor, l’erba vert e la rurLua. B. DE VENTADOUR : Quan vei. Quand je vois la fleur, l’herbe verte et la feuille. Fig. Ben aurai d’amor Fuorzza e fruch e flor. P. VipaL : Mout m’ es. J'aurai bien d'amour /eui/le et fruit et fleur. Loc. De qualque vi mais beure vuelhas, Beu del noel o de tres ruzLRAS. Leys d'amors , fol. 36. De quelque vin que plus tu veuilles boire, bois du noaveau ou de trois feuilles. CAT. Fulla. anc. sr. Foja. nae. mon. Hoja. ronr. Folha. 17. Foglia. 3. Forrezra, s. f., petite feuille. Del anet penretz la rorzeera, F far n’etz sotil polvereta. Daupss DE PRADES, Aus. cass. Vous prendres la petite feuille de l’aneth, et vous en ferez nue fine petite poussière. caAT. Fulleta. nse. Hojita. 1r. Foglieta. 4. FoLHOS, FOILLOS, FUOILLOS, FUELHOS, FuLHOS, adj., lat. roraosus, feuillu. Van chantan sus l’albre qu’es rorcros. P. Mio : Pois que. Vont chantant sur l'arbre qui est ſeuillu. Lonc an bosc ruLnos. Cayexer ou Tarsaup ps BLtszon : L” autr’ ier. Le long d’un bois feuilln. Subst. Qaan lo rossignois , el ruoitcos, Doua d’amor, e'n quer e’n pren, G. Rupez : Quan lo. Quand le rossignol , sous La feuillée, donne de l'amour, et en requiert et en prend. ANC. FR. Sous les fueilleux rameeux Et des chesnes ombrenx et des ombreux or- meaux. Du BanTAS, p. 240. xsP. Hojoso. vont. Folhosa. 17. Foglioso. 45 354 FOL 5, FOLKAR, FOILLAR, FUELHAR, FULHAR , v., feuiller, pousser des feuilles. Lanquan susruox bosc e gusrric. B. px Venrapour : Lanquan fuelbon. Lorsque feuillent bois et chênes. Quan lo dous temps d’abril Fais albres secs ruLuAn. Preas DE BussiqnAc : Quan lo. Quand le doux temps d'avril fait feuiller les ar- bres.secs. Fig. Atressi m chant e m'esbaudeï, E reverdei E ruszu segon ma natura. B. pe Venta»oun : Lanquan fuelhon. Ainsi je chante et me réjouis’, et je reverdis et feuille selon me nature. Part. pas. En luec de verjanz floritz E FOMAATSI, Volgra, per champs e per prats, Vezer lansas e penos. Bomirace Carvo : En luec de, Au lieu de vergers fleuris et feuillés, je voudrais, par champs et par prés, voir lances et pennons. Rstaings POILLATZ. Es mes soven ab bon azur, Per que micills teigna , e que mais dur. Gunaup ps Bosnriz : Nuilla res. Étain feuillé est mis souvent avec bon aaur, pour qu’il teigne mieux , et qu’il dure davantage. Subst. Els auzels qu’ an estat enie, Son gags desotz los ruLHATz. B. ps Venranous : Lanquan fuelhon. Les oiseaux qui ont été tristes, sont gais dessous les feuillées. : 17. Fogliare. 6. ESFOLAAR, ESFOILLAR, ESFUELHAR ; ESFULHAB , ., effeuiller. Ni albre domesgier que no l’xsruzu. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 17. Ni arbre domestique qu'il ne l'efeuille. Fig. La vostra malvestat s xsrO1zZLA. LanTezx : Lanfran. La votre méchanceté s’efeuille. Part. pas. Pueis a hom malvas ssrorcrapas. Deupes ps PRADES, Aus. cass. Puis on a des mauves effeuillées. sont. Esfolhar. re. Sfogliare. 7. ExruLm, BNrULLIR, v , feuiller, se garnir de feuilles. FOM Pos s'axr0Lanxsos li verjsu. | Mancasrus : Pus s’ enfalleyson. Puisque se garnissent de feuilles es vergers. AEC. rR. Enfueitlant mes crins toat autour. Luce La Poart, 7r. des Od. d'Horace, liv. Il, p. 4. FOLRAR, »., fourrer, garnir. Quant agues laissada la pel , Don rorakrz la capa e‘l mantelb. Erras Caruez : Pus chai la fuelhs. Quand vous eûtes laissé la peau dont vous four- rétes la cape et le manteau. Part. pas. Dedins sion roLRAT Ab pel de lebre o de eat. Deubpzs px PaaDes , us. cau. Dedans qu’ils soient fourrés avec poil de livre ou de chat. Be m’enueia capa #0LRADA Quan la pels es vielba et usada. Le moine px Monraunon : Be m’ enuei. " Bien m'ennuie cape Jourrée quand La peau et vieille et usée. anC., FR. De vair e de gris la forre. Roman ds la Rose, v. 9121. car. Foirar. xs. pont. Forrar. tr. Foderan. 2. ForRADUMA, s. f., fourrure. Ni ja non suren pro botos.. Ni ja rorrapunas pro bellas De vars, d’escurols, de sendatz. Brev. d’amor, fol 1%. Ni jamais n'auront assez de boutons. ni ja22: fourrures ses belles de vair, d’écureuils , de ti fetas. Sendat puescon porter en roLaapuaas de lars vestirs. Statats de Montpellier, du xin* siècle. Puissent porter tafletas en fourrures de leurs + tements. AEC. «se. Forradura. FOMENTAR , v., lat. romrnrane, fo menter, étuver. Las mas es pes ab aytal tebeza roma c lavar. Ab aperitius, cum es gra de mostarda, r°- MANTAR. . Eluc. de las propr., fol. 80 et Bt. Fomenter et laver les mains et Jes pieds avec tel tiédeur. Fomenter avec apéritifs, comige est graine © moutarde. CAT. &sP. PORT. Fomentar. 11. Fomentare. FON 2. FOMENTACIO , 5. f., lat.» FOMENTATIO, fomentation. Ab anguens et autras rOMENTACIOs. De eruplastre..…. ni d’antra romaNTACIO. ÆEluc. de las propr., fol. 60. Avec ongnents et autres /omentalions. D'emplâtre... et d'autre fomentation. asp. Fomentacion. ronT. Fomentaçäo. tr. Fo- mentazione. FONDA , s. f., lat. runpa, fronde. La tersa ten la roxpa. RAMAVD px VaquEinas : Truen mala. Var. La troisième tient la ronde. Gran quanatitat de peiras ponhals per lansar am rONDAS. | Tit. du xv*-siècle. Doart, t. CXLVII, fol. 283. Grande quantité de pierres grosses comme le poing pour lancer avec frondes. azc. ra. Od fondes et od arbalestes. Roman de Brut, t. L, p. 147. car. Fona. Auc. zsr. Fonda. xsr. mon. Honda. poar. Funde, rr. Fionda. 2. Faonpa, 5. f., frande. La terza ten la rRonnA. RAxpAUD DE VAaqQu&inas : Truan mala. La troisième tient la fronde. 3. Faonpæunon, s. m., frondeur, qui se sert de la fronde. Quel sirven e larquier e li raomparapon. GUILLAUME DE TUDELA. Que les sergents et les archers et les /rondeurs. 4. Fonpeuax, v., fronder, lancer des pierres avec la fronde. La marquesa far romparan e traire, Aissi com fatz a vostres archers. . GuniLaums Ds BeneuEDan : Reÿs s’anc. Faire fronder et tirer sur la marquise, ainsi comme vous faites per vos archers. ‘ONDA , s. J., poche, fonte. T'essel ni romDA ni peno. Raison DE MinavaL : Tag silh que. Agrafe ni poche ni collet. it. Fonda. 'ONDRE, v., lat. runnere, fondre, dissoudre. | Ab pauc de face rox l’aur e fran V2. FONDEMEN, 5. m., renversement, FON Lobrier tro que esmerat. P. Vipaz : Neu ni gel. Avec peu de feu l’ouvrier fond et disjoint l'or jusqu’à ce qu’il est épuré. Ses ardre la borsa, roxpo l’aur e l'argent dins ela. 365 Eluc. de Las propr., fol. 138. Sans brûler la bourse, fondent l'or et l'argent dans elle. En estieus, can la neus r0x, En chai temprada freidors. G. Anxxman : L'aigua. En éé, quand la neige fond, en choit froideur tempérée. La metzins que sertainamen La peira ill roxpna leumen. Daupss De PaaDes, Aus. cass. Le médecine qui certainement lui dissoudra promptement la pierre. — Détruire, ruiner. Om me romp ma terra e la m° art. BerrRanw» pe Bonn : Un sirventes on. Oo me détruit ma terre et me la hrâle. Los peiriers ronDox las tors. ° GinauD pxæ Bonneir : Quan lo fregz. Les pierriers ruinent les tours. — Crouler. Si’l mons roxpas a meravilla gran. B. Zone : Si”l mous. Si le monde croulait par grande merveille. Fig. 8i m feblezis e m fai tremblar e roxone. Icanx Rizous : Aylas tan, Tellement m'affsiblit et me fait trembler et fondre. De licis don muer et art e ron. G. Fainir : S’ om pogues. D'elle dont je meurs et brûle et fonds. Coman vos a Dieu, m' amia, Per cai mos cors langais e rox. Focquer px Romans : Domns ieu pren. Je vous recommande à Dieu, mon amie, par qui mou cœur Jlanguit et fond. Loc. En lagremas tota rompra. Passio de Maria. Elle fondait toute en larmes. Part, pas. E'l sepaicres rowvurz e derocatz. Lanrranc Cioaa : Quan vei far Et le sépuicre détruit et renvereé. AMC. CAT. Fondir. car. mob. Fondrer. sr, ronT. Fundir.1r. Fondere. ruine. 356 FON FON Trastotas las lors tors els murs e ls bastiments | 6. CONFONDRE , COFONDRE , 7., lat. cor- Que sian derrocatz e mes en 7ONDAMENS. Guicracus Dx TUDELA. Toutes leurs tours et les murs et les batiments qu’ils soient renversés et mis en ruines. Fig. Casticx ‘Es ronpxmans de peccats. P. CaaDinaL : Al nom del. Correction est renversement de péché. 3. Fozio, rusion, s. j., lat. rosionem, fusion, effusion. Que per ruzro si depure. Eluc. de las propr., fol. 183. Qu'il se dépure par fusion. Senes sauc rusron. Cout. de Tarraube, de 1284. Sans effusion de sang. use. Fusion. roRT. Fusäo. 17. Fusione. 4. Foxsox, s..f, foison, abondance. Ieu non ai d’aur tan gran FOYsON. | V. de S. Honorat. Je n’ai pes si grande foison d'or. De nostres riches draps li darem gran roxzo. Roman de Fierabras, v. 4034. De nos riches habits nous lui donnerons grande abondance. Adv. comp. Meton desus de lenha à GRAN roYs0x. V, de S. Honorat. Mettent dessus du bois à grand foison. Vengro Sarrazi aychi PER ORAN roxz0. Roman de Fierabras, v. 3309. Sarrasins vinrent ainsi à grand foison. anc. rR. Illnec fu graut foisons des contes et des croisiez. VILLEMARDOUIN , p. 16. Estoit déjà si foible pour la foison du sang qu’il avoit perdu. Roman de Giron le Courtois, fol. 49. Vous en aurez à grant foison. Fabl. et cont. anc., t. HI, p. 381. Pain e vin e char e bon peisson Leur mit el nef à grant fuson. G. Gatman, Poëme d’Haveloc , v. 490. 5. Fusuece, adj., du lat. rusixés, fusible. Autre es tan solament FUSIBLE. Eluc. de las propr., fol. 187. Autre cat tant seulement fusible. use, Fusible. 17. Fusibilc. runpess, confondre, détruire, ruiner, Per los mals conrompax et abaisser. Amen DE BELLINO! : Ailas! Pour confondre et abaisser Les méchants. Com cel qu’ el jogar si coxrox. G. Fair : S’ om pogues. Comme celui qui au jouer se ruins- Coroxpaan lar aversari. Brev. d'amor, fol. 12. Ruineront leur adversaire. Fig. D'on proeza s bayssa e s coron. G. Arexren DE Tourouse : Ars farai. D'où prouesse s'abaisse et se ruine. De l’enveya qne m'auci e m Coros. Ginaup DE CALANs3ON : Li miey dezir- De l'envie qui me tue et me détruit. Conroxpa us Deus! A. Dane : Si m fos amor. Que Dieu vous confonde : Part. pas. Mot lay aura dels nostres e mortz e COFONDUTI. : Roman de Fierabras, v. 533. Moult y aura là des nôtres et morts et détruits. asc. ra. Seient confundut. Ne serrai confundut. Anc. trad. du Psaut. de Corbie, ps. 85a 11ê. ANC. KsP. Mal te desampar pora nos confonder. Pocma de Alexandro, cop. 2490: axc. car. Confundir. car. mon. Confundre. xsp. PORT, Confundir. rr. Confondere. 7. CONFONDEMENT, 5. m., COnfusion, ruine. Conxroxpauexs del diable e de sa crerensi. Liv. de Sydrac , fol. 17. Ruine du diable et de sa croyance. anc. cat. Confondiment. anc. sr. Confort miento. ir. Confondimento. 8. Coxrusio, conrusIon, s..f., lat. cox- rusioncm, confusion, désordre, m- lange confus. Fon plena la cioatat de courusio. Trad. des Actes des apôtres, chap. 19 La cite fut pleine de corfusion. Departi la conrusto Dels elemens am gran mesura. Trad. de l'Evang. de Nicodeme. Sépara la confusion des éléments avec grand ê.- ccruement. FON Fo la gran conrusios Dels lengatges. Brev. d’amor, fol. 48. Fat le grande confusion des langages. — Honte, embarras. Si no fos peccat de nostre primier payre per cobrir sa comrusro e la nostre. , V. et Vert., fol. 104. Si ne fut le péché de notre premier père pour couvrir ss confusion et la nôtre. Tot plen de cowrusiox. Trad. d’un Évang. apocr. Tout plein de confusion. car. Confusi6. usr. Confusion. ont. Confu- sdo. tr. Confusione. 9. Conrus, adj., lat. conwrusus, confus, homilié. Tau fon cosrus de grau paor. Trad. d’un Evang. apocr. Tant fut confus de grande peur. Diables s’en fai conrus. Trad. de Bède, fol. 8r. Le diable s'enfuit confus. E'ls rendet conrus. Cat. dels apost. de Roma, fol. 149. Et les rendit confus. car. Confus. zsr. PORT, 17. Confuso. 10. ReroNDRE, v., lat, nerunNDerx, refondre , fondre de nouveau. Quar els no son ni de ley ni de pes, Ans foron fag a ley de fals poges, On par la cros e la flors en redon, E no y trob om argent, quan los aurox, P. CaapinaL : Tos temps. Car ils ne sont ni de loi ni de poids , mais furent faits à la façon de fausses pougeoises , où paraît la croix et la fleur en rond, et on n’y trouve argent, quand on les refond. Fig. Tot jorn ressoli e retalh Los baros e ‘ls azrox. BzaTRanD DE Bonn : Un sirventes on. Toujonrs je polis et retaille les barons et les re- Jonds. — Détruire. Qui del altrai no i s castia, Beu es c’'om del sieu RE»rON DA. Mancasaus : Lanquan cor. Qui du bien d'autrni ne s’y abstient, c'est bies | qu’on detruise du sien. FON 357 Part. pas. Dovèa esser A&FONDUT, ét deu esser la moneda blanca rasonablament. Tit. de 1282. Doar, t. CXVIII, fol. 192. Doivent être refondus , et doit être la monnaie raisonnablement blanche. Si era maïihs a dire d'un gra, deven cesser REYONDUT. | Nt. de 1276 de Périgueux. S'il était à dire plus d’an grain, doivent étre re- Jondus. À car. Refondrer. nsr. vont. KRefundir. 17. Ri- fondere. 11. EnNrunNDRE, v., lat. 1NFUNDeuS , in- fuser, tremper, verser. Que tu rarumDaAs... en vi et oli. Trad. d'Albucasis , fol. 24. Que tu infuses... dans vin et huile. Part. pas. Que sia awrusDpvur en la aurelha. Trad. d’Albucasis , fol. 15. Qu'il soit versé dans l'oreille. caT. zsP. PORT. {nfundir, 17. Infondere. 12, INFUZIO , ENFUZIO , s. f., lat. 1Nru- siO , infusion. Gran sxruz:0 de aygua cauda. Trad. d’Albucasis , fol. 14. Grande infusion d’eau chaude. Fig. Parlarem, ab la mruzro del S. Esperit, dels dons e de las vertnts. V. et Vert., fol. 63. Nous parlerons, avec l’infusion du Saint-Esprit . des dons et des vertus. car. Infusié. xsP. Infusion. ronr. Infusäo. IT. Infusione. 13. Enrus, adj., lat. 1Nrosus, infus, infusé, trempé. Pausa sobre aquel drap snrus en ali e vi. Trad. d'Albucasis, fol. 31. Mets dessus ce linge trempé en huile et viu. car. Jnfus. asp. PORT. 1T. Infuso. 14. Dirruzio, s.f.; lat. DIFFUSI0 diffu- sion. Per sa DIFFUZ1I0. Per razo de sa DIFFUZI0. Eluc.. de las propr., fol. 26. Par sa diffusion. En raison de sa diffusion. . caT. Difusiô. es. Difusion. ront. Diffusäo. 17. Diffusione. 358 FON 15. Drrrusro, ad/., diffusif, expansif. De so lum sobre terra nivruztva. Tota bontat es de si naturalment prruztva. Eluc. de las propr., fol. 108 et 2. Eïpansive de sa lumière sar la terre. Toute bonté est de soi naturellement expansive. car. Difusiu. us». Difusivo. vont. tr. Diffusivo. 16. Errusio, xrrusion, s. f., lat. xrru- sionwem, effusion. Una sopdana srruzsto de sanc lo pres. Cat. dels apost. de Roma , fol. 46. Une soudaine effusion de sang le prit. Errusrox de sanc , mutilation de membre. Statuts de Provence, BOMY, p. 199. Effision de sang, mutilation de membre. Ccar. Efusié. asp, Efusion. ronr. Effusäo. 1. Effusione, ; FON E cobedeza non a roue. Drupxes vx Paavss., Poémesur les Vertes. Mais avarice est profonde, et convoitise n’a pas de Jend. ? — Fonds de terre. Vendition de roxrz de terra o maison. Fors de Béarn, p. 1odf. Vente de fonds de terre ou maison. car. Fons. xsr. Fondo, fundo. vont. Faxd. .ir. Fondo. 2. FORDAMENT, FONDAMEN , FUNDAMEX, s. m., lat. runpamexTum , fondement. ‘Lo Funpamexs d’ona tor es plus forts qu la sima. Liv. de Sydrac , fol. 106. Le fondement d'une tour est plus fert que lime Qu'’el roxpamxnT aia set palmas d'ample Tic. de 1358. Dour, t XCIII, fol. sat. : Qu'au fondement il ait sept palmes de large. FONGE,, s. m., lat. runcus, fongus, ex- croissance, tumeur, loupe. Per trop raumatz solon venir Li ronGz, et ai auzit dir C'uns n'ia molset autres secs. Drupxs Dr PRapss, Aus. cass. Par beaucoup de rhumes ont coutume de venir les tumeurs, et j'ai oui dire qu'il y en a les unes molles et les autres sèches. xsr. Hungo. our. tr. Fungo. L'on an els ruxDaAuzxS lur cura, Li altre en bastir la mura. V. de S. Énimie , fol. 8. Les uns ont leur soin aux fondements , les ane à batir la muraille. Fig. Asso es lo roxpamExs de nostra fe. V. et Vert., fol. 4 Ceci est le fondement de notre foi. — Partie du corps. Gens ‘que porto bragas el runDAxEn d'on palma longas. 2. Fuxeuaz, adj., du lat. runcosus, fongueux, spongieux, poreux. De aquels theils..….apelatz runGuALs. Trad. d’'Albucasis, lol. 28. De ces tumeurs. appelées fongueuses. FONS , s. m., lat. rundus, fond, base. Plas es pezans, e plas tost vay al roxs. V. et Vert., fol. 54. Plus est pesant , et plus tôt va au fond. 4 Querotz dos vaiseleiz prions, Engals per hoca e per rons. Dsupxs pe PRapes, Aus. cass, Cherchez deux petits vases profonds, égaux par bouche et par fond. Dins on rouz de tor. Chronique des Albigeois, p. 22. Dans un /ond de tour. Fig. Mas avereza es preonda, d’une palme. cat. Fonament. xs». ronT. Fundamento n. Liv. de Sydrac, fol. 30. Gents qui portent au fondement braies longes + Fondamento. 3. FonpauewTa , $- f., fondement. Neys las ronwDAm=xTAS derocavo. Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 22 Arrachaient même les fondements. . FUNDACIO, FORDATION, s. f., lat. ruS- paTionem, fondation. La ruxpacto del loc. Ord. des R. de Fr., 1463, t. XVI, p. 13 La fondation du lieu. Fosuariox de capellauia. Tic. de 1394. Dour, t. CXLII, fol. 68 Fondation de chapellenie. car. Fundaciô. xsr. Fundacion. vor. Fanés- câo. 1T, Fondasione, FON 5. FonpaTon , FoNDaDOn, s. »n., lat. FuNDATOR , fondateur. D'Antiochis FumDADOR. Eluc. de las propr., fol. 176. Fondateur d’Antioche. Fosparon de la dita capela. Tit. de 1460. Dour ,t. LXXX, fol. 489. Fondateur de ladite chapelle. Que las persanas de las dichas gleyss pre- goen diligemment per los dos reys, comma per los roxpanons. Tu. du xive siècle. Doar, t. VUL, fol. a17. Que les personnes desdites églises prient soigneu- sement pour les deux rois, comme pour les fonda- teurs. . ur. xsr, PORT. Fundador. rr. Fondatore. 6. Foxpaz, adj., profond. Una ayga rowpat. Trad. du Traité de l’Arpentage , c. 35. Une eau profonde. 7. Fonpar, ronwzan, v., lat. runNDane, fonder, affermir, reposer. On dearis ronzan Mos bastimens. P. EsrAGNoL : Entre que. Où devrait reposer mon bâtiment. Fig. Parra adoncs en que rox La vana gloria d’aquest mon. Contricio e penas i fernals. Îl paraître alors sur quoi repose la vaine gloire de ce monde, Part, pas Que fosson ronDATz coma tor. V. et Vert., fol. &h. Qu'ils fussent afermis comme tour. Fig. Fonpar En las sanctas Escripturas. . Brev. d'amor, fol. 1. Fondés sur les saintes Écritures. Instituta e ruxpaDa en la gleysa. Terr. de la confr. du S.-Esprit à Bordeaux. Instituée et fondée en l’église. AT. asp. PORT. Fundar. rr. Fondare. .FonDADAMENS, adv., à fond. Totas las artz per que estadiar Pot clercx aver sabretz FONDADAMENS. T. ns G. RiQuien ET DE L'ENNUYEUX : Aras Tous les arts par quoi un clerc peut étudier vous aurez posséder à fond. at. Fondadament. use. Fundadamente. 17. Fondatamente. FON 359 9. AFONSAR, AFONZAR , v., enfoncer, cou- ler à fond. D’alcun naveïh que era afonsetz o que volia AronsAR. | Trad. du Code de Justinien, fol. 100. . D’aucun navire qui était enfoncé ou qui voulait couler à fond. , Aquela purozitat es canss que un gran fust mot pezant no ArONsSA en ayga, en La qual una peyra pauc pezant AFONZA. Eluc. de las propr., fol. 197. Cette porosité est cause qu’un grand bois moult pesant n ’enfonce pas dans l’eau, dans laquelle une pierre peu pesante en/once. L’ ostal s’aronzur, e s’en intret en abis. Abr. de l'A. et du N-T., fol. 4o. La maison s'enfonça, et s’en entra en abime. Fig. Duramen s Arowzo al cor. Liv. de Sydrac , fol. %. S’enfoncent durement au cœar. Part. pas. E la mar plas preonda a fayt lo cots'gitar, EI fon tost AroNzATz. Roman de Fierabras , v. 2074. Dans la mer plus profonde «a fait jeter le corps , et il fut tôt enfoncé. nc. rn. Les uns noyèrent et afondèrens dans la mer. Rec. des hist. de Fr., t. IL, p. 312. Ainaint, seingnors , va de ce monde, Li an liève , li autre a/onde. Goperroï pe Panis, Chr. métr., p. 222. L'an passe en noant, l'autre afonde. G. Gutanr,t. I, p. 270. CAT. Afonsar. Anc. xsr. Afondar. ronr. Af- fundar. rr. Affondare. 10. EsFONDRAR, ESFONDAR, EFUNDAR, V., effondrer, renverser, précipiter. Mars zsronpran, tors baïssar e deissendre. BERTRAND DE Bonn : Ar ven la. Renverser murs , abaisser et abattretours. La mayo s’ xsromDxT, et s’en intret en abys. Roman de la Prise de Jérusalem , fol. 23. La maison v’efondra, et s'en entre en abtme. No volias esser coïtos en tota vianda » Ni t'xrunNDAS e Mmanjar. Trad. de Bède , fol. 73. Ne veuilles être empressé pour toute nourriture , ni te precipites à manger. 360 FON Part. pas. Quand vei forts castelhs assetjatz, E ls barris rotz et &SFONDRATZ. BentaAnD DE Bons : Be m plats. Par. Quaad je vois forts châteaux assiégés , et les tem- parts rompus et effondrés. anc. ra. La burge de cantiers se esfondroit pou à pou. Joinvirce, p. 33. Tot meintenant et sanz demor A fet le trésor esfondrer. Roman du Renart , t. III, p. 255. 11. PRKONDEZA, PRIUNDEZA, S. f., pro- fondeur, durée, continuité. Per la PrRtUNDEzA de lagrituas. Trad. de Bède, fol. 5t. Par la continuité de larmes. Fig. Los secretz de Dien e le Pn&onDuza de 08 jutjamens. V. et Vert., fol. 59. Les secrets de Dieu et la profondeur de ses juge- ments. xsp. Pregonesa. roRTt. Profundeza. 12. PaorunDITaAT, s. f., profondeur. La PRorunDITAT del cauteri. Trad. d’Albucasis, fol. 7. , La profondeur du cautère, CAT. Profunditat. xsv. Profundidad, roar. Profundidade. 1x. Profondità, profondi- tate, profondiuade. 13. PREON, PREION, PRION, adj., lat. PROfundus , profond. Niabmelhorclausura ni ab plus Pnx1ioxs fossatz. GuILLAUNE DE TUDELA. Ni avec meilleure clôture ni avec plus profonds fossés. | Part la fera mar rRxoxDA. B. pe VENTADOUR : Lanquan vei per. Par- delà la cruelle mer profonde. Qu'ieu vengues de nuoit PA&ONDA. B. ne VentaDour : Tant ai mon. Que je vinsse de nuit profonde. Subst. Volc saber cant a mar de puton. B. pr Panis DE Rousnque : Guordo. Voulut savoir combien la mer a de profondeur. Adv. Uu pauc intrey en amor trop rR&«oN ; Yssir no'n puesce, quar no i trob gua ni pon. GuiLLaAune DE S. Dibie : Aissi cum. J'entrai un peu trop profond en amour ; je n’en puis sortir, car je n’y trouve gué ni pont. Fig. FON Els ſuces ifernals plus raxon Ardran, quar voloa tant argen. BG. Anurtes DE TouLouse : Ara farai. J1s brûleroot plus profondément aux feux ivler- naus , parce qu'ils veulent tant d'argent. Adv. comp. M'an mort li sospir px rPasos. B. vx VENTADOUR : Quan vai. Les soupirs de profond m’ont tué. On plus ps rA10® m’o cossir. RausauD D'Onancr : Peire Rogien. Où plus je considère cela attentivement. ANC. CAT. Pregon. CAT. MOD. us. PORT. Pr fundo. rr. Profondo. 14. PREONDAMENS, PROFONDAMENS, ad, profondément. En la mar soi per lieys PrngonmDauxms. SOonDEL : Aitan ses pu. Je suis pour elle profondément dans la mer. On trouve PROFONDAMENS dans une variante du même passage. AMC. CAT. Pregonamen. cAT. MOD. Profsad- ment. 2sP. PORT. Profundamente. rr. Pro fondamente. 15. PenroNDAL, adj., profond. Lo fous de uns ayga rxnroxpatr. Trad. du Traité de l'Arpertage, t.3 Le fond d’une eau profonde. 16. Prazonsar, v., enfoncer, plonger. Cabussar, o dins ayga Paromsar. ÆEluc. de las propr., fol. 147. Plonger, ou enfoncer dans l’eau. 17. APRIONDAR, V., approfondir, €- foncer, enraciner. Fig. D' on nonfes s’ APRtOnDA. BrrnanD DE VENZENAC : Lenqus of. D'où mauvaise foi s’enrucine. FONT , s. f., lat. ronrem, fontaine. source. Platz mi be laï en estiu, Que m sojorn a roxr o a rin. Le MO1NE be MonTAuDox : Mout me pht Il me plaît bien là en été, que je me rep: la fontaine ou au ruisseau. Plueia del cel dissenden, Ho ron viva d'ayga corren. Passio de Maris. | Plaie descendant du ciel, ou source vire den courante. FON Fig. Flums de plazers, rons de vere merce. GuILzLAUME D’AUTrOUL : Esperansa. Fleuve de plaisirs , fontaine de véritable merci. Paors de Deu es roxs de vida. Trad. de Bède, fol. 31. Crainte de Dieu est fontaine de vie. Loc, Abeurat cen vetz Mon caval en lor rox. GUILLAUME DE BEBGUEDAN : Joglar. Abreuvé cent fois mon cheval à leur fontaine. — Absol. Fonts baptismaux. Lo tenc a las rous, e fo so payri. PHILOMENA. Le tint sur les fonts, et fut son parrain. car. Font, Axc. use. Fonte. rsr. MOD. Fuente. PORT. 1T. Fonte. 2. Fonrera, s. f., petite fontaine. En la balma s’en es intrada, Et atroba una FONTETA. V. de $. Enimie, fol. 25. Fa la grotte s’en est entrée, et trouve une petite fontaine. CAT, Fonteta. 3. FONTANA, FONTAYNA , 5. /., fontaine. Per leis am ronmTAnaAs e rius. RarmonD DE MIRAVAL : Entre dos. Pour elle j'aime fontaines et ruisseaux. À la roxrana del vergier. Maacasrus : À Ja fontana. A la fontaine du verger. Fig. Senher, romraixa de tot be. J. EsTévs : Francx reys. Seigneur, fontaine de tout bien. Ab vos es la ronmraxxa de vida. F. et Vert., fol. 10. Avec vous est la fontaine de vie. axc. rr. Uue fontane en son encocheuel avoit. Roman de Rou, v. 987. AMC. CAT. 36P. 17. Fontana. . Fonranic, s. m., petite fontaine. FONTANILS, ESTANXS. Ti. de 1331. Dour, t. XXXIX, fol. 102. Petites fontaines, élangs. «c. ra. Denz le ruissel d'un fontenil. D. os S. Maure, Chr. de Norm., fol. 189. FonTaANILuA , s../., petite fontaine. S' esforsa la rana ir. _ FOR Lonc de la ronTANILHA. Managsaus : El mes quan. La raine s'efforce le long de la petite fontaine. 361 AMC. FR. Lez un vergier, lez une fontenelle Siet fille à roi. Fabl. et cont., par Legr. d'Aussi ,t. I, p. 27%, En an vergier, lès une fontanelle. Romancero françois, p. 37. ANC. CAT. Fontanella. zse, Fuentecilla. ronr. Fontezinha. xr. Fontanella. 6. FonraL, adj., de source. Aygas, alcanas s0 roxrazs. Eluc. de las propr., fol. 150. Eaux , aucunes sont de source. FOR, s. m., lat. ronum, for, justice, tribunal, loi, usage. Las leis e los drets e lors rons. Tit. de 1080. Les lois et les droits et leurs usages. Teno lo ro dels principals. | Leys d’amors, fol. 115. Ils suivent la /oi des principaux. Car Dieus jutæja sol a sson ron. Contricio e penas ifernals. Car Dieu juge seul à sou tribunal. Fig. Ferm prepauramen es pres per vot el ron de conciencia. V. et Vert., fol. 93. Ferme propos est pris pour vœu au for de La con- science. | — Manière, façon. Arma es facha de tal ron, Que s0s essers sera jasse. Nar pe Moxs : Al noble rei. L'âme est faite de telle manière, que son être sera toujours. Elas, ab bela parvensa, Fan lor ron de brerador. T. De Bonneroy &T DE G, FatDiT : Gausselm. Avec belle apparence, elles leur font manière d’oiteleur. ° — Cours, prix, taux. Trop me vendec otra ‘l ron La livrazo de la sivada. Leys d’'amors , fol. 119. Me vendit beaucoup au-dessus du cours la Jivrai- son de l’avoine. . Al ror de .11. montons per jorn. Tit. de 1428. Hist. de Nîmes, t. IIL, pr., p. 226. Au prix de deux moutons par jour. 46 362 FOR Loc. Pois l’ausel chanton a lur ron. B. px VENTADOUR : Quan per la. Puisque les oiseaux chantent à leur manière. Vunel vos a tot roR Mostrar la veritat. Nar DE Mons : Al bon rey. Je veux à tout prix vous montrer la vérité. Fols hom declara tot son cor, E ’! savis sab hy metre ras. Leys d'amors, fol. 138. L'homme étourdi dévoile tout son cœur, et le sage sait y mettre manière. Razonon 4 ron d'En Isengri. P. CARDINAL : Prop a guerra. Raisonnent à manière du seigaeur lsengrin. Falsamen as mentit À ror de renegat. Izarx : Diguas me. Tu as faussement menti à maière de renégat. axc. rn. Tel feur, telle vente. Les XV Joyes de Mariage, p. 16. Orguel dist : « À nesun fuer Ne laissiés ne vous en vengiés. » Roman du Renart,t. IV, p. 140. Au fuer qu'eles estre déussent. Fabl.'et cont. anc.,t. 1, p. 165. car. For. xsr. Fuero. port. IT. Foro. 2. AFORAR, %., estimer, apprécier, éva- luer. Mon loguaier au apreciat .Xxx. deniers et AFORAT. Leys d’amors, fol. 135. Ont apprécié et évalué mon loyer trente deniers. CAT. ESP. PORT. Aforar. FORBIR , »., fourbir, aiguiser, polir, nettoyer, oruer. Voyez Munaronir, Diss. 33. Cant a inanjat, el lo ronats À peira o a fast ronhos. Dreupr 6DE PRADES, Aus. cass. Quand il a mangé, il l'aiguise sur pierre ou sur bois raboteux. Fig. s Polira , Fonstra Mou chan. Ginaup ne Boanair : Eras si m. Polira, aiguisera mon chant. Substantiv. Del ronnin non es avars, Ans ters son bec sai e lai. Dsuves Ds PRADES, Aus. cass. N'est pas avare du neftoyer, au contraire il essuie son bec çà et là. FOR Part. pas. Las ronsipas alamellss Lor meton ins en las eervellas. V. de S. Honorat. Les épées fourbies leur enfoncent dedans les cer- velles. Fig. No m nogon clercx ab fals mots roaurz G. ANELIER DE TouLouse : El nom de. Ne me nuisent clercs avec faux mots aigusées. AC. FR. Eve rose dont se forbissent. Dit d’un Mercier. ANC. CAT. Forbir. sv. Forbire. FORCA, s. f., lat. runca, fourche, fourches patibulaires. Saumada de roncas, .r. rORCA. Cartulaire de Montpellier, fol. voi. Charge de fourches, une fourche. Ne seras a roncas penduts. Roman de Jaufre, fol. 11. Tu en seras pendu à fourches. — Colonne, poteau. À las ronCAs de la cortina. V. de S. Honorat. Aux colonnes de la courtine. AnNC. rR. Ettes cors puist as forces pendre. Roman du comte de Poitiers, vw. 1112 Sur un mont les forgues drecbier… Ont les ostages amenés, Et as forques les ont levés. Roman de Brut, 1.1, p. 147. CAT. ANC zxsr. Forca. xsp. mon. Horce. ronr. iT. Forca. 2. Fonquet , s. m., fourchon. Un FonQUEL es agut, l’autre roRquez e gros et redon. Eluc. de las propr., fol. 42. Un fourchon est aigu, l’autre fourchon est cr. et rond. 3. Furcura , s.f., lat. rurcuLa, four- celle, clavicule, La continuacio de la FruRtULA. Dislocacio de la ruRcuLA. Trad, d'Albucasis, fol. 67 La continuation de la fourvcelle, Dislocation de la clavicule. FOAT. Furcula. 4. Fonseza , s. f., fourcelle, le haut four- ché du sternum, foitrine. En Eblos lo feri sotz la rosszta.…. FOR E trauca 1h oostat desots l’aiscela. Roman de Gerard de Rossilivn, fol. 81. Le seigneur Ébles le frappa sous la fourcelle..… et perce le côté dessous l’aisselle.- Mais la lor roasx1a Gardon ben de lamela, E l’ autri servela Non planhon, si s’espau. P. CanDinaL : El mon non a. Mais leur poitrine ils gardent bien d’épée , et ne plaignent pas la cervelle d'autrui, si elle se répand. anc. ra. Ung cop la fiert soubs la fourcelle. Roman d'Athis. Du Cancz, t. III, col. 755. Batant son piz et sa forcele. Nouv. rec. de Fabl. et cont. anc.,1. II, p. 118. ir. Forcella. 5. FoncoiL, 5. m., fourcelle. Tal lhi donet el pietz sobr el roncoir, Que de sa lansa volen ihi gran asclen. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 8t. I! lui frappa tellement à la poitrine sur ls four. celle, que de sa lance volent les grands éclats. Anc. sa. Que encore tenoit le cotel Qu’ Ismaiue avoit sous le fourcel. Roman de la Violette. Du Caunes ,t. I, col. 355. 5. Fonc, 5. m., raïe, assemblage d’oi- gnons ou d’aulx en plusieurs rangées réunies par le haut. Saumada de cebas e d’alhs dona cascuna . 1. roac, et si son engrunadas, que non sian en roc, paga de la saumada :11. deners. Cartulaire de Montpellier, fol. 106. Charge d’oignons et d’aulx donne chacune une } raie, et #ils sont séparés, qu'ils ne soient pas en raie, paie de la charge deux deniers. car. Forc. xs. Horco. . Foncanuna, s. f:, enfourchure. Ac tan corta FORCADURA, Que nou ac jes un palm entier Del talo entro al braguier. Roman de Jaufre, fol. 14. Eat si courte enfourchure, qu’il n'eut pas une aime entière du talon jusqu’au brayer. Lone cors e delgatz per sentors, E fon larcs per la roncADunA. P. VipaL : Lai on cobra. Long corps et délié par la ceinture, et il fut large ar l’exfourchure. asc. va. Longs bras et grant furchéure. Lai d'Haveloc, v. 744. FOR 363 Poar se bien tenir à cheval, il faut s'y tenir assis droit sur l’enfourchure ou Ia fourchure et non sur les fesses. Écuyer françois, Trévoux , v. Enfourchure. xsp. Horcadura. roux. Forcadura, ir. Forca- tura. 8. Foncar, adj., fourché, dévié. Uns vena à el membre del home que es FORCADA. Liv. de Sydrac, fol. 56. __ Une veinea au membre de l’homme qui est four- chée. Fig. La ententios es ronCADA, quant hom en- tent d' una part en Dieu , et d’antra part a sa honor. V. et Vert., fol. 62. L'intention est fourcheée, quand on s’affectionne d’une part à Dieu , et d'autre part à son honneur. Loc. Lengua roncar, engres. Lengua roncar, de mal linh. B. Maarin : À senhor. Fourchés de langue , fâcheux. Fourchés de langue , de mauvaise race. car. Forcat. us. Horcado. 17. Forcato. 9. Biruacar , v., bifnrquer. Part. pas. La extremitat d’aqnels es strun - CADA. Eluc. de las propr., fol. 42. L'extrémité de ceux-ci est bifurquée. 10. Exroxcarn, v., enfourcher, mettre aux fourches patibulaires. Part. pas. Penretz lo per forsa, e sera awroncars. Aurem los Frances, e seran FNFORACAT£. Roman de Fierabras, v. 2547 et 3061. Vous le preudres par force, et il sera mis aux fourches. Nous aurons les Français, et ils seront sis aux fourches. Si el meteys se susisia, el seria plus panit d’an autre , car el yria en yforn, e, en aquest monde, lo cors xNFORCAT. L'Ardbre des Bataihas, fol. 162. S’il se tuait lui-même , il serait plus puni qu’un autre , car il irait en enfer, et, en ce monde, le corps mis aux fourches. ANC. ESP. : El alcade dis : Mando, que sea enforcado. ARCIPRESTE DE HITA, cop. 1438. ANC. GAT. ÆEnforcar. xsr. mon. Enhorcar. ronr. Énforcar. it. Inforcare. 364 FOR 117. Entagroncar, »., fourcher, tergi- verser. À penas hi truep layc ni clerc . Qu’ el dreg cami non ENTREFONC. . GavauDan LE Vieux : Lo mes e”l temps. À peine j’y trouve laïque ni clerc qui ne fourche le droit chemin. Fig. On sens falh et xNTA&FORCa. Gavaupas LE Vieux : Lo mes e’l temps. Où sens manque et tergiverse. FOREST , FroRESTA , 5. f., germ. FORST, forêt. | Voyez LeiBniTz, p. 114. En la ronesr on so ill cabrol. DEuves pr PRADES, Aus. cass. En la forét où sont les chevreuils. Vai cassar en la FOREMTA. V. de S. Honorat. Va chasser dans la forét. caT. ss. pOnT. Floresta. tr. Foresta, 2. Fonesranra , 5. f., forêt, bois. En la ronxsrarta garda mort son marit. V. de S. Honorat. Dans la furét elle garde son mari mort. 3. Foresrier, s. m., forestier, garde forestier. Que aïa roR&STIERS et baniers qu’ els gardo. Tit. de 1254. Doar, t. CXV., fol. 97. Qu'il ait forestiers et banniers qui les gardent. esr. Florestero. 4. FomasTATCE, s. m., forestage, droit de prendre du bois de construction et de chauffage dans une forét, et d'y faire paître toute sorte de bétail. Voyez Du Cane, t. III, col. 603. Que leyssen, perinetan los cossols... tots bestiars estranhs de forestar, et los emolu- ments del dit rORASTATGE levar. T'it. du xive siècle. Dour, t. XCIII, fol. 258. Que les consuls laissent , permettent... de forester tous bestiaux étrangers , et prélever les produits du- dit forestage. 5. Fonrsrar , v., forester, avoir, exer- cer le droit de forestage. Voyez Du Cancer, t. IIT, col. 602. + FOR Que leyasen, permetan los cossois… tots bestiars estranhs de rorxsTar , et los emolo- ments del dit forastatge levar. Tic. du xiv* siècle. DoaT, t. XCIII, fol. 258. Que les consuls laissent , permettent... de forestr tous bestiaux étrangers , et prélever les produits du- dit forestage. 6. AFORESTAR, %., avoir, exercer le droit de furestage , faire paitre en forèt. Qui bestiars AFOR&STAN. T'it. de 1365. Doux, t. XCIII, fol. 234. Qui Jont paître en forêts les bestiaux. FORESTEL , FORESTOL, s. M., pupitre, lutrin, Adonc sian legidas tres leyssos en lo n- AESTEL, : Regla de S. Beneseg, 01. 2. Qu'alors trois leçons soient lues au lutrin. Los autres capelas... se trobaran al roas rot sm sarplis vestits. Fit. de 1535. Doar,t. XC, fol. 211. Les autres chapelains... sc trouveront au laine avec surplis revêtus. FORMA , s. j., lat. ronua, forme, m- nière, guise, façon. Totz em fag d'una materia e format d una ronmA et ad un yssampli, ayssi co es dis desus. VF. et Vert., fol. 73. Nous sommes tous faits d’une même matière « ſa- çonnés sur une même forme et sur un même modek. ainsi comme il est dit dessus. Fig. Prelatz que deurian donar roma € ÿr sampli de tota neteza e de tota sancteut. | V. et Vert., fol. 19. Prélats qui devraient donner forme et exeurke de toute pureté et de toute sainteté. Prép. comp. Enamoret se de la moiller del comte À roR%A de solats , et ella de lui. F. de Sordel. S’enamoura de la femme du comte en mar de passe-temps, et elle de lui. Can ell se desgniza sx Forma d'angel, e n° mostra alcan he veray. V. et Vert., fol. 62. Quand il se déguise en forme d’ange, et ® montre aucun bien vrai. Üna flama luseus xx ronxma de colonna. VF. de S. Honorat. Une flamme brillante en forme de colons. CAT. ESP. PORT, 1T. Forma. FOR 2. Fonmario, s. f., lat. ronmaïio , for- mation. Aquestas"doas se fan per FoAMATIO. Leys d'amors, fol. 44. Ces deux se font par formation. Subre ronmAcIO d’ home. Eluc. de las propr., (ol. 113. Sur formation d’hommé. car. Formacd. use. Formacion. »0RT. Forma co, IT. Formazione. 3. Forma, adj., lat. ronmauis , formel. Causa ronmaL et perficient. Eluc. de las propr., fot. 76. .Canse formelle et efficiente. GT. ssP. pogT. Formal. rr, Formale. . 4 Formatiu, ad/., formatif, organisatif, qui a la faculté de former, d'organiser. Derigua debilitat de natural virtut ronxa- | TIFA, Quar la materia es mal hobedient a virtut FORMATIVA. Eluc. de las propr., fol. 34 et Go. Désigne faiblesse de naturelle puissance formative. Car la matière est mal obéissante à puissance or- Banisative. BP, 1T. Formative. ) Fonmar, v., lat. ronmare, former, créer, De cor y entendia Dieus, quan ronme&T vostre cors amoros. Giraup LE Roux : Ara sabrai. De cœur s’y appliquait Dieu, quand il /orma votre umable personne. Ar pregnem selh qn’els elemens roRm&T E tot quant es. FoLquer DE LunEL : Bona. Maintenant prions celui qui forma les éléments À tout ce qui est. Fig. À penas podian sospirar, Ni motz non podiau roRMAR. Passio de Maria. À peine pouvaient gémir, ai mots ne pouvaient ormer. Part. pas. Tant es nobla sa ricors, E sos belhs cors gent roRMATz. PauLxT DE MARSEILLE : Aras qu’es. Tant est noble sa puissance , et son beau corps gen- nent forme. AT Esp, PORT. d'ormar, 17, Formare. FOR 6. FORMOZITAT, $s. rem, beauté. Prepauzan... a logeza FoRMOsITAT. De msior puritat, FORMOZITAT. 365 , lat. FORMOSITA- Color dona a cara d’home FoRMOzITAT 0 deformatio. Eluc. de las propr., fol. 1, 106 et 264. Préférant.. à laideur beaute. De plus grande pureté, beauté. Couleur donne à face d'homme beauts ou laideur. ir. Formosità, formositate, formositade. 7. Fonuos, adj., lat. ronMosus, beau, bien fait. Fonxos en figaura. La gent de bela statura et roRMOZzA. .Tres syrenas... tan ronMOozas que los qui pres lor passavo per lor beutat atyravo. Eluc. de las propr., fol. 165 et 258. Beau en bgure, La gent de helle stature et bien faite. Trois sirènes... si belles qu’elles attiraient par leur beauté ceux qui passaient près d’elles. ANC. CAT. Fermos. CAT. MOD. Hermos. Auc. asp. Fermoso. xse. mop. Hermoso. porr. «Tr. Formoso. 8. FORMATGE, FORMAGGE, FROMAGE, S. J., fromage. Le lait caillé, étant placé dans une forme pour s’égoutter et se consolider, prit de cette forme le nom de ronmace. Livra huons e roRMATGz A jorn carnal. BERTRAND DE Borx : Bel m’es quan. Livre œufs et fromage à jour gras. Quaa lur an donat pan e rRoMAGEx. P. CanpiNaAL : Un sirventes trametray. Quand leur ont donné pain et fromage. Plas de ronmAcGe que layt de vaca.. Eluc. de las propr., fol. 274. Plus de /romage que lait de vache. ANC. FA. Si a vea Furmaiges qui dedens esteient, É seur ane cloie giseient. Maure DE France, t. II ,p. 106. Et couler le laitage Pour faire sur le jonc cailloter le formage. Remi Bezzeau,t. L, fol. 144. car. Formatge. ir. Formaggio. 9. Fromaccos, adj., fromageux. 366 FOR La substancia.. rROMAGGOz4. Eluc. de las propr., fol. 273. La substance... fromageuse. 10. FormaGgrRA, s. f., fromagère. La veills FonMAGsIRA. T. DE Bonneroy £T DE BLacas : Seingn’ Ea. La vieille fromagère. FOR 15. Deronwariu, adj., déformatif, des- orgauisatif, qui a la faculté de défor mer, de désorganiser. Siccitat.… es antiquativa , descolorativa, vi- FORMATIVA. Eluc. de las propr., fol. %#. Sécheresse... est vieillissante, décolorative, défer- mative. 11. ConroRmITAT , s..f., lat. cowronmi-|,6, Deronman, »., lat. pxronmane, dé ratTem , conformité, Ab el han semlansa et conronmtTaT. Eluc. de las propr., fol. 73. Avec lui ont ressemblance et conformité. Per que sian d'una CONFORMITAT. Leys d'amors, fol. 65. Pour qu’ils soient d’une même conformité. cat. Conformitas. use. Conformidad. rorr. Conformidade, 1x. Conformità , conformi- tate, conformitade. 12. Conronman, v., lat. conronmare, conformer. | Allego e dizo qu'om se deu conronæan am lo lati. Leys d'amors, fol. 65. Allèguent et disent qu’on se doit conformer avec le latin. | Meills ab l’aatra si conxronxa. Deupres DE PRADES , Aus. cass. Se conforme mieux avec l’autre. CAT. xsP. PORT. Conformar. 17. Conformare. 13. DEORMACIO, 5. f., lat. nEFORMATIO, déformation , laideur. Pren tot home... p«roRMACIO. Color dona a cara d’home formozitat o pa- FORMATIO. | Eluc. de las propr., fol. 67 et 264. Tout homme prend... déformation. Couleur dunne à face d’homme beauté ou laideur. zsp. Deformacion. 17. Deformazione. 14. Deronmirar, s./f., lat. Deronmra- rem , difformité, laideur. Sa beatat si torna en DEFORMITAT. Fa las jancturas gibbozas ab DRFORmITAT. Eluc. de las propr., fol. 132 et 05. Sa beauté se change en laideur. Fait les jointures bossues avec difformité. car. Deformitat. zsr. Deformidad. ront. De- formidade. rr. Deformitä, deformitate, deformitade. former, estropier, défigurer. Cum sia uataralment de bela figura, empers trop la pzronmA sou habit o vestidara. Eluc. de las propr., fol. 180. Combien qu’elle soit naturellement de belle fçur. pourtant son habit ou vêtement la défigure beaux: Part. pas. Per que els ac DrrORMATz. PE V. de S. Honorat. Par quoi les ent estropiés. Son fort layas e DparronmADas. Lett. du preste Jean à Frédéric, fol. 8. Sont fort laides et d: formées. Esr. Desformar. vont. Deformar. tr. Defrr- mare. 17. REFORMACIO, REFORMATION, 5. /.. lat. nEeronmaArTionem , réformation, réforme. La na&FORMATION e modification de jostic. Statuts de Provence. Bout, p. 9 La réformation et modification de justice. Monestier que besonka de naronmacto. Tic. de 1319. Doar, t. CXXXII, fol. 33 Monastère qui manque de r formation. Renouvellement, rétablissement. Per la neronMATION del profieh. Ord. de Philippe-le-Bel, de 13 Pour le renouvellement du profit. Entre Dieus et homes, de patz azronmt“ Eluc. de las propr., fol. 1%. Entre Dieu et les hommes , rétablissement de pas car. Reformaci6. ase. Reformacion. pour. - formacäo. 1r. Riformazione. 18. Reronwan, %., lat. REFORMARE, - former, former de nouveau, faire un réforme, abolir, rétablir. ReronxmaA ton cor e ton entendement. V. de S. Honorat. Réforme ton cœur et ton entendement. EL aaronuzT P emperi. Cat. dels apost. de Roma , fol. 2 Il reforma l'empire. FOR Part. pas. Per so que. l’orde fos auronmarz. La patz fo aEroRMA DA. Cat. dels apost. de Roma, fol. 310 et 196. Pour ce que. l’ordre fût réformé. La pais fut rétablie. car. se. POAT. Reformar. 17. Riformare. 19. IxronmACIO, ANFORMACIO, 5. f., lat. INFORMATIO, information. Totas las ENFORMATIOS e enquestas. En Îas quals anwronmacios e enqnestas. Tit. du xiuesiècle. DoarT, t. CXVIII, fol. 38 et 39. Toutes les informations et enquêtes. En lesquelles informations et enquêtes. $i appar als consols per zxFonmAcIo sufficien. Ord. des R. de Fr., 1463,t. XVI, p. 134. S'il paraît aux consuls par information suffisante. - Enseignement. Instractiva rHFORMACIO. Eluc. de las propr., fol. x. Enseignement instructif. ar. /nformaci6. asp. Informacion. ronr. In- formaçäo, enformacäo. rr. Informasione. 0. INFORMAMEN, s. m., information, recherche, trace. Totz los santz que per aquest INFORMAMEN an segait Jhesa Crist. V. et Vert. , fol. 33. Tous les saints qui par eotte {race ont suivi Jésus- sbrist. ise. Informamiento, 1, Ixronmariu, adj., formatif, organi- satif, qui a la faculté de former, d'or- gauiser. Virtot rsronmaTIva.… dels membres figura- iva, ordenativa et distinctiva. Solelh... ha virtut INFORMATIVA. Eluc. de las propr., fol. 19et 116. Puissance formative. figurative des membres, rdinative et distinctive. Le soleil... a puissance formative. sr. 17. Informativo. 1. INFORMAB, ENFORMAR, EFORMAR, ., lat. xronmare, informer, former, instruire , rechercher. Nos pascam tSFORMAR. Per aquestas vos podelz snFronman de totas is autras dictios. Leys d'amors, fol. 9. Nous puissions nous instruire. FOR 367 Per celles-ci vous pouvez vous instruire de tous les autres termes. En fayt d’armas et de cassar, las xronmavo. Eluc. de las propr., fol. 164. En fait d'armes et de chasser, les formaient. Que essenhe lo cor et :nrouwx la conciencia que el denhe esser nostres mayestres e nostres bos avocatz. V. et Vert., fol. 48. Qu'il enseigne le cœur et instruise la conscience de manière qu’il daigne être notre maître et notre bon avocat. Part. pas. Vos es ENYORMAT que... Tit. de 1392. Bailliage de Sisteron. Vous êtes informé que. Ien vaelh esser xyronMAT Abans que ieu al re en fassa. Ux TRoUBsADOUR ANONYME : El nom de. Je veux être informé avant que j'en fasse autre chose. car. sr. Informar. ront. Informar, enfor- mar. 1T. Informare. a3. TRANSFORMATIO, 5. f., lat. TRANSFOR- MATIO, transformation. TaAnNSrORMATIOS d’una significatio ad antrs. Leys d’amors, fol. 130. Transformation d'uno signification à autre. caAT. Transformaciô. ssr. Transformacion. roRT. Transformacäo. 17. Transforma- sione , trasformazione. 24. TRANSFORMATIU, ad}., transformatif, qui a la faculté de transformer. De las cauzas en las quals ha accio, en sa semlansa TRANSFORMATIVA. Eluc. de las propr., fol. 24. Des choses sur lesquelles elle a action, transfor- mative en sa ressemblance. CAT: Transf ormatiu. ESP. Transformativo. 25. TRansronman, 2., lat. TRANsronr- MARBe , transformer. Segon que Dieus permet, si TRANSFORMO. Eluc. de las propr.. fol. 12. Suivant que Dieu permet, se transforment. Part, pas. Sera TaAKSFORMATZ en la ymage de gloria. V. et Vert., ol. 100. Sera transformé en l’image de gloire. CAT. ssP. PORT. Transformar. 17. Transfor- mare, trasformare. ‘ 368 FOR 26. UNIFORNITAT , 5. f., lat. uNIFORI- rArem, uniformité, homogénéité. Jasia que... haïa en si et en sas partidas UNIFORMITAT. . Vianda que ha UNIFORMITAT , et es lempra- dament aministrada. Eluc. de las propr., fol. 157 et 74. Bien qu'elle ait homogénéité en elle et en ses parties. Nourriture qui a aniformité, et est administrée modérément. caT. Uniformitat. sp. Uniformidad. rour. Uniformidade. 1. Uniformità, uniformi- tate, uniformitade. 29. MuLcTirormiraT, s. f., multiformité, diversité de formes. Entre si han MULTIFORMITAT et varietat. Eluc. de las propr., fol. 107. Entre soi ont multiformité.et variété. 28. Morronmagre, adj., multiforme. Per la gracia de la morronwagLa savieza de Dieu. | Trad. de l'Epit. de S. Paul aux Ephésiens. Par la grâce de la multiforme sagesse de Dieu. 29. SEPTIFORME, ad}j., lat. SEPTIFORMES, septiforme, à sept formes, de sept façons. La letania serrrronmA, 80 es de .vir. manieras. Cat. dels apost. de Roma , fol. 76. La litauie septiforme, c'est-à-dire de sept manières. FORMIGA , s.f., lat. ronmica, fourmi. À semblan de FOonMIGA. V. et Vert., fol. 54. À manière de fourmi. FORMIGA... fa provizio en estiu per yvern. Eluc. de las propr., fol. 251. Fourmi... fait provision en été pour hiver. cat. Formiga. xse. Hormiga. ront. Formiga. iT. Forinica. 2. FoRMiIT, FROMIT, s. f., fourmi. Hom dea far sissi coma la FORMITZ, que si trebalha en estien per aver soque vien enivern. Liv. de Sydrac, fol. 69. On doit faire comme la fourmi, qui se démène en été pour avoir ce dont elle vit en hiver. Négat. expl. No m’o prets una raoxtr. Les couTe DE PoiTiERs : Farai un vers. Var. Je ne prise cela une fourmi. FOR anc. rR. Dist la fromits : Or chante:à moi. Maure De France, t Il, p. 124. Par quoi l’homme ensayvant du fourmi h raison Envitaille en un mois pour un au sa maison Parure Heoruos , p. 2. 3. Formicurer , s. m., fourmillière. Geta ‘ls el roRmIGUIER , quar las formiss laysho... mal et manjo... bo. Eluc. de las propr., fol. 141. J ette-les à a la Jourmillière, car les fourmis l+- sent... le mauvais et mangent. je bon. CAT. Formigner. xsv. Hormiguero. roar. For. migueiro. 17. Formicaio. 4. FROMIGER , s. m., fourmillière, Jui ades el FROMIGER. DeEunes px PRADES, Aus. cass Gît incessamment daas la fourmillière. # 5. Fonmicateon, s. m., formica-eo. fourmi-lion. FonmiIcALEON es ans specia aranh qu pren nom de formiga. Eluc. de las propr., fol. 51. Le fourmi- lion est nne espèce d'araigoé qi prend nom de fourmi. | 6. FonmicawenT, S. m., fourmillement, démangeaison , picotement. Sent en aquel loc del pe dormicio et rx- NMIGAMENT. Eluc. de las propr., foi. cf. Sent en cet endroit du pied engourdissement e Jfourmillement. xs. Hormigamiento. 7. Fonxicar, v., fourmiller, picoter. Part. pres. Cum es pols caprizant, ronmicast. Eluc. de las propr., fol. ai. Comme le pouls est sautillant, fourmillant. .Ese. Hormigar. pont. Formigar.rr. Formicot. 8. FoRMIGUELAMENT , s. mn. , fourmille ment, démangeaison , picotement. FORMIGURIAMENT per razo de la mateni ascendent. Eluc. de las propr., fol. voi. Fourmillement en raison de La matière ascendar: xsr. Hormigueamiento, tr. Formicolament. | 9. FonmiGurran, v., fourmiller, dé manger. FOR FOR 369 $i1 pacient badalha et saliva, o'Is potz li| 2. PERFORACIO, 5. JS. lat. prnronaTio, FORMIGUXIO. os: Eluc. de las propr., fol. 102. perforation, trou. Si le patient bâille et salive , et les lèvres lui dé- Dens alcunas vets prendo r&«aronAcro, au- mangent. tras vetz rapcio. Eluc. de las propr., fol. 43. Les dents quelquefois prennent perforation, d'au- FORMIR , FORMIBR, rnOwIR, v., remplir, | ‘res fois rupture. . SE Am PERFORACIO ampla. accomplir, satisfaire, exposer. ur, Hormiguear, vont. Formiguejar. Trad. d’Albucasis, fol. 33. De ren qu’ al segl ay’a ronmIR. Avec perforation ample. PIERRE D'AUVERGNE : De Dieus non. PORT. Perforacäo. 1r. Perforazione. De rien qu'il ait à satisfaire au siècle. Bea runx1 lo messatge. 3. PenronADOs, s. m., qui perfore, opé- Roman de Gerard de Rossillon, fol. 59. rateur. ’ Bien remplit le mexeage. Entro qu’ el rxnvonanon venga ad aquela Quasqus si deu de son mestier ronmin. peyra. . B. px VEnTADOUR : Ab joi mov. Trad. d’'Albucasis, fol. 32. Chacun doit se satisfaire de son besoin. Jusqu'à ce que l'opérateur vienne à cette pierre. Fonxuin . Vos voil so c’om mi manda dir. 4. PERFORATIU, adj., perforatif, propre Roman de Jaufre, fol. 17. à perforer. Je veux vous exposer ce qu'on me commande de De les partidas que han mestier de perfora- dire. CiO... PERFORATIVA. Part, pas. Eluc. de las propr., fol. 19. Ja nalhs runu1IT messatge non auziretz. Perforative… des parties qui ont besoin de perfo- Roman de Gerard de Rossillon, fol. 38. | ration. Jamais vous n'ouires nul message accompli. Senher, be m tenc per rROmtDA. 5. Praronan, v., lat. PEnrORARe, per- G. RiQuiER : L’autr’ ier trobei. forer, percer. . Seigneur, je me tiens bien pour satisfaite. PERFOnEC un apostema cancros. L 1 e l . FORME, 5. m., exposition, com- ee una ola, e PERroRA en la cuberta an mencement. Trad. d’'Albncasis, fol. 1 et 38. Mais te valgro totas al ronmrxzx. Perça un apostême chancreux. Oxi1s x CADARTz : Assatzes. | Prends une marmite, et perfore un trou dans le Plas te valurent toutes au commencement. couvercle. | , Part. pas. Sancuens ORAR, »., lat. rorare, forer, trouer, E PsRroRAT:z. percer. Ux TROUBADOUR ANONYMR : Dieus vos. Part. pas. Si non es en carrera ronapa. Saignant et percé. | Fors de Béarn, p. 1089. ronT. Perforar. 1T. Perforare. Si » # . l'est pas en rue percée 6. TRANSFORAR, TRASFORAR, ., lat. - Substantiv. Trou, ouverture. TRANSFORARE, transpercer, percer Appar qu’el pramier roRAT es necessari d'’outre en outre. er purgar las superfinitats del cervel, De totz pongs la Tnasronzr. Abeïhas.. repauson si sobr els roRATz. Brev. d'amor, fol. #5. Eluc. de las propr., fol. Go et 142. De tous points la transperça. N paraît que le premier trou est nécessaire pour Apres gardatz que na'l rransronr 1rger les superfluités du cerveau. Ni ven ni freitz. Les abeilles... se reposent sar les trous. Deunes Dx PRADES, Aus. Cass. \T. ANC. map. Poradar. xsr. mon. Horadar. Après prenez garde que ne le transperce ni vent PORT. Furar. 1r. Forare. vi froid. 11. 47 | FOR 370 FOR — Filtrer, s'infiltrer. 5. FonnaTos, ronWaGuxz , s. m., fou‘ Aiga per venas TRAN3FORA. nage. ‘ Eau Alire par veines. Brev. d'amor, fol. 38. Tres deniers... de roRNATGE. , Tic. de 1254. Dour, t. CXV, fol. 91. ir. Traforare. Trois deniers. de fournage. | FORN, s. m., lat. runnus, four. , La tersa part de totz ronmtaATGus. . Per 29 : M' art plos fort no feira fuecs en roux. sta part d'aquests roRMATGuS. B. ns Vewrapoun : Be m’an perdut. Tit. de 1229. Arch. du Roy.,J. 52. L Me brûle plus fort que ne ferait fen en our. La troisième partie de tous Journages.… N°: Quatre ronxs avem de quaus. cette partie de ces fournages. L PuiLomExA . Deu donar mandagues e ronmAGUEs. Nous avons quatre fours de chaux. Tit. de 1204. Arch. du Roy., J. 320 . Doit donner mandages et /ournages. car. Forn. Anc. sr. Forno. «se. mon. Horno PORT. 1T. Forno. xsr. Hornage. 2. Fonwezu, ronneL, s. m., fourneau ,|6. Fonxicua, s. f:, chauffée de fonr, quantité de bois nécessaire pa foyer. Meneron m'en a lur ronnezs. chauffer un four une fois. Lu cours px Porriens : En Alvernhe. La ronniLaa à s0u pa. coter de guaric 1. M'emmenèrent à leur foyer. f , castain. . ° Cartulaire des Bupue, fol. 5. Nostres Francess’asezo pres d'un sonne privat Roman de Fierabras, v. 2162. La chauffée de four en ten éuigl . Nos Français s’asseoient près d’un joyer privé. pour cuire son pain. anc. ra. Un métel en un seul vaissel Te convient mectre en un fournel. 7. Fornasila, s. f., fournerie, lead La Fontaine des Amoureux , v. 920. sont les fours. ANC. CAT. Fornell. Axc. xsr. Fornelo. ns». mon. La ronxmanta de la dicha vile. J Hornillo. vonr. Fornilho. rr. Fornolio. Tit. de 1370. Arch. du Roy., Ji. La fournerie de ladite ville. 3. FonnaTz, FORNAS , 5. f., lat. FORNAx, | J fournaise. — L'industrie du fournier. Cum lP'aurs s’afius en la roaxarz. leu, homs o femena que usi del mestier d G. Farpir : Chant e deport. | "ORMARIA. | | | Comme l'or s’épure dans la fournaise. | Cartulaire de Montpellier, fl. 1% Moi , homme ou femme qui use du métier de fes” Fonxas ont ardon las armas de purgatori. | . V. et Vert., fol. 38. H . Fournaise où brûlent les âmes de purgatoire. sr. Aornert&. ANG. Enr. | 8. Fonniea, s. m., fournier. Eu medio del iaferno famea un fornaz. Filhs d’un sirven del castel, qu'era ro | P oema de 4 lexandro, cop. 2248. ninns, qu'escandava lo forn a coser lo ps Jacie en pes el ninno en media la fornaz. F. de B. de Ventador’. } Fils d’un servant du châteeu, qui étuit fe” Milagros de Nuestra Señora , cop. 366. car. Fornal ssr. mov. Hornasa. ront. For-| nier, qui chauffait le four à cuire le paim nalha. 1Tr. Fornace. caT. Forner. ns». Hornero. ronr. Forna rer. Fornaio. | h. FonxaDa, s. f., fournée. Una olada de braze de la premera ron#ana. | 9. FonxniæirA, 5. f., fuuruière. 7 Ord. des R. de Fr., 1463, t. XVI, p- 130. Del pau que farce cozer... qu "els forsin Une potée de braise de la première fournée. et las ronwretaas.… juron. cat. Fornada. xsr. Hornada. ronr. Fornada. Ni la ronntsrna ni negaus antrs persont. Cartulaire de Montpellier, ſol. 2185414 : tr. Fornata. | FOR FOR 371 Ben deffent la ley velba ronniean. La nobla Leycson. Bien défend La vieille loi de forniguer. No ronnique aisei com alcu d’els ronxiquano. Trad. de l'Epit. de S. Paul aux Corinthiens. Qu'il ne fornique pas ainsi comme aucuns d’eus forniquèrent. De pain qu'ils feront cuire... que les fourniers et iſourniares... jurent- Mb foaraière ni nulle autre personne. v. Hornera. ronr. Forniera. , Exrozxan, v., enfourner, engager. , T'arm’ axronms En trebaill et en tormen. Subse. Mellier es murirs 0 ardres que FORNICARS. P. CAnDIMAI.: Ihecum Crist. Trad. de Bède, fol. 41. Meilleur est le mourir où le brûler que le forni- quer. CAT. ESP. PORT. Fornicar. tr. Fornicare. fnenfournes ton âme entravail et en tourment. w.asc. sr, Enfornar. us. MOD. Enhornar. rer, Enfornar. 1x. Infornare. FORNIR , v., fournir, garnir. Voyez MunatTont, Diss. 33. Non pot ronwin son chant. Desupnxs DE Paapss , Aus. Cass. Ne peut fournir son chant. Part. pas. Plus agradans € plas ronxiTs. Deunes px PaADES, Aus. Cass. Plus agréable et plus fourni. car. sse. ronT. Fornir. 17. Fornire. FORRE , s. m., fourrage, paille. Erbatge de sa terra, FORRE ni fen. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 39. Herbage de sa terre , fourrage ni foi. anc, ra. Isnelement l’a ou forre boutée. Roman d'Agolant, v. 615. Ne sert à rien de faire barbe de fouarre. Camus De Bezuey, Diversités, t. 3, fol. 263. .FoRnicATIO, FORNICACION; S« ſ., lt, ronnicarionem , ſornication. No faras adolteri ni rORNIGATIO. V. et Vert., fol. 3. Tu ne feras adultère ni fornication. Sera ver so que los Juzieus dizian, que ksu Crist fos nat en VORHICACION:. Hise. abr. de la Bible, fol. 63. S dit vrai ce que les Juifs disaient, que Jésu- ris fût né en fornication. Deupauzet mois evesques per simonia e per MIICATIO. Cat. dels apost. de Roma, fol. 141. Dépon beaucoup d’évêques pour simonie et Pour nicalion. k.Foasrcarios de l’arma es servitasd'idolas. Trad. de Bède , fol. 41. Forncation de l'âme est culte servile des idoles. 2. Fomicaci6. as». Fornicacian, ronT. For- iac3o, vr. Fornieazione. 2. Founarcz, s. m., fourrage, pillage. Se atendion al dit roURATeEZ. Chronique des Albigeois, col. 44. S’attendaient audit pillage. us», Forrage. ront. Forragem. 1%. Foraggio. 3. Focaien, s. m,, fourrier, pillard, fourrageur. Xurrr. leguas van avan li rozatEn. Roman de Fierabras, v. 214. Quatorze lieues vont avant les fourriers. ue. Forragero. pour. Forrageiro. 17. Forag- giere. 4. FounRnEJAR, FOURREGIAR; Ve four- rager, piller. Son volguts anar FOURREGIAR los que eran morts. Aquels que rouRAEJA VAN. | Chronique des Albigenls, co. 46. Sont voulus aller piller ceux qui étaient morts. Ceux qui juurrageaient. ,Fonmicanon , 5. m., lat. FOBNICA- ton, fornicateur. Deus dampara los FORNICADORS. Trad. de Bède , foi. fo. Dieu damnera les fornicateurs. v. ase. ronT. Fornicador. rr. Fornicatore. .Formicanaz, s. m., fornicateur. Toz PORHICADAES es no nedes. Trad. de Bède, fol. 44- Tout fornicateur est non pur. . Fonnicammirz, s. f., fornicatrice. dject. Filhs de femne FORNICAIRLTZ. Brev. d'amor, fol. 131. Fils de femme fornicatrice. . Fornicatrice. FornicaR, FORNIGAR, V., lat. ron- xicane, forniquer. 372 FOR Anc. ra. Ce nonobstant les dits Anglois Les pillerent et fouragerent. Vigiles de Charles VII. t. M, p. 2. mir. PORT. Forragear. 17. Foraggiare. FORS, ado., lat. ronis, hors, dehors. Sion trap tendut per rons jazer. BenTRAND DE Boax : Non estarai. Que tentes soient tendues pour coucher dehors. Prép. Dedins e rons son repaire. V. de Raimond de Miraval. Dedans et hors sa demeure. Prép. comp. Sai rons pal dreg viatge. B. pe VenraDoun : La dousss. Je suis hors du droit chemin. Conj. comp. Fons QuanT tu... m'en absolveras. Tit. de 1036. Hormis quand tu... m'en dispenseras. Enans, sapchatz tos temps vos servirai, Fons QUE jamais vostres dratz no serai. Pigrre DE BansAc : Tot francamen. Au contraire, sachez que toujours je vous servirai, excepté que jamais je ne serai votre amant. anc. »n. Cunseil pristrent ke fors istreient, E fors al plein les atendreient. Roman de Rou, v. 6655. Le fori si parmi le corsa Que le tronçon en paru fors. Roman du Renart, 1. LL ,p. 245. tr. Fore, fuore, fort, fuori. 2. Fonas, rona, Ado., lat. ronas, hors, dehors. Menet lo ab si ronas. lonh del castel. V. de Guillaume de Cabestaing. Le mena avec soi dehors, loin du château. Prép. comp. Que res no y aia part en me Mas vos sola, ronas px Diea. AnNAUD DE Maui : Totas bonas. Que riou n’y ait part en moi que vous seule, en dehors de Dieu. ANC. ESP. E foras por precio bono non deba ren por al. Poema de Alexandro, cop. 2021. car. Fora.. ns». MOD. Fueras, fuera. ronr. Fora. rr. Fora, fuera. 3. Derons, adv,, dehors. És malvatzs paruns e dedins. PISRRE D'AUVERGKNE : Chantarai. Est mauvais dehors et dedans. Durons son sanh Andrieus, E ‘1 cor es dedins jazieus. RAiMOMD DE CAsTELNAU : Er a ben. FOR Dehors sont saint André, et le cœur au dedans est juif. anc. ra. Et s'el vous chastie defors, Aïés dedans cuer d’ aiment. Roman de la Rose, v. 4020. 4. Daronas, adv., dehors. Es dins poirits e vermenos, E paronas par bels e bos. Roman de Janfre, loi. ÿ. Est dedans pourri et vermineux , et dehors parait beau et bon. anc. zsp. Non deve : ser esleido defora de la cibdat. Fuero Juzgo, t. 1, p- 3 car. Defora. as». moD, Defuera. 5. Fonczis, prép., hormis, exceptc. Conj. comp. Non tenias negun garent de lu pechaz, roncuis QUE te mezens. Trad. de Bède, fol. 2. Que tu ne tiennes nul garant de tes péchés, ex- cepté que toi-même. 6. Fonar, adj., exclu. Que sia ronAL del cosselh del baile. Tit. de 1294. Doar,t. XCVII, fol. 255. Qu'il soit exclu da conseil du bailli. 7. Fonna, adj., extérieur. Cant nostre ronnas hom, s0 es nosin charns, dejana, el cors dedins ors. Trad. de Bède, fo. 53. Quand notre homme extérieur, c'est-à-dire note chair, jeûne, le cœur au-dedans prie. Fig. Si alcus te chastia del pechat roupa to, li cofessa los pechaz que sunt dins te. Trad. de Bède, fol. 50. Si aucun te reprend du péché extérieur, ln, confesse-lui les péchés qui sont dans toi. 8. Fonsarc, adj., impertinent. No sias orgolhos ni ronsaïcs. Trad. de la Règ. de S. Benoû, (ol. 6. Ne sois orgueilleux ni impertinent. 9. Fonrscux, adj., qui est du dehon. étranger, sauvage. Si voletz un ausel sonssous, En tres jorns, far aisi domesgne. Deunes DE PRADES, Aus. cass. | Si vous voules , en trois jours, faire ainsi dome tique un oiseau sauyagce. l | FOR 10. FonxsTIfR, FORASTIER, FORASTEYR, adj., du lat. ronis srare, étranger. Es mays de reson que l'argent... resta en las mans dels subgiects que d’autras personas YORESTIARAS. Statuts de Provence. Bour, p. 14. TI est plus de raison que l'argent... reste dans les mains des sujets que d’autres personnes étrangères. Subst. Cels del covent e ’ls rozxsrizns. V. de S. Honorat. Ceax du couvent et les étrangers. — Forestier, qui est situé en dehors. De las vilse vonaAsTzTR As. Priv. conc. par les R. d'Angl., p. 17. Des villes forestières. FOR 373 Ady. Molt ronr blasmava Boecis s03 amigs. Poëmo sur Boèce. Moult fort blèmait Boëce ses amis. Fier tan ronT qu’om ges no pot guerir. GinauD DE CALANSON : À lieys cui am. Frappe si fort qu’on ue peut point guérir. ANC. FR. D'une fort fievre don il avoit esté malades. Rec. des hist. de Fr., t. NI, p. 284. Virent ia cité... et por noisnt demandesiez plus bele, ne plus fort. | Deux cités qui sor mer sient, des plns forz de soz le ciel. VILLEHARDOUIX , p. 29 et 124. caT. Fort. xs. Fuerte. ronr. 17. Forte. car. Foraster. sv. Forastero. ront. Forasteiro. | 2: FORTMENT , adv., fortement. tr. Forestiere, forestiero. 1:. Fonosrar, %., chasser, bannir. Part. pas. À rorosrana honor de son paes. Amen px PEGuILAIN : Totas honors. À banni honneur de son pays. FORSA, s. J., force, ciseau, cisailles. Pois la ronsa 'l prat pais. GtrauD pr BonneiL : Ges aissi del. Puisque le ciseau paît le pré. AC. FR. Qui an rous pelicon portoit Bien fet, sans cizel et sans force. Roman du Renart, t. 1, p. 55. Que ti neveu soient mis en relegion et tondu de ces forces. et aporterent une espée et unes forces Rec. des hist. de Fr.,t. 11, p. 187. 2. Force, 5. m., lat. ronceps, ciseau. Ni prestaran rasors ni FORCES à rayre ni a tondre. Cartulaire de Montpellier, fol. 179. Ni préteront rasoirs ni ciseaux pour raser ni pour tondre. FORT, adj., lat. ronris, fort. Que castel roxr ni tors Contra mi no s defenda. GinauD DE SALIGNAC : Esparviers. Que châtesu fort ni tour contre moi ne se défende. Subst. Mantenrai los frevols contra ’ls ronTs. RammauD DE VAQUE1RAS : Ges sitot. Je maintiendrai les faibles contre les forts. Ben trobavas pour contra roat. À. Dane : Puois En Raimond. Bicn tu trouvais fort contre fort. L’amoroseta beveuda No feric ab son cairel Tristan n’Iseut plus ron Tu. B. Zonci : Atressi. L'amoureux breuvage ne frappa avec son trait Tristan ni Iseult plus fortement. Meravilbet se molt ronTruuxr. P. CanpiwaL : Una cieutat. Il s’émerveilla moult fortement. ANC. FR. Forment haĩ Willame , é bien li a mostre. Roman de Rou, v. 2144. Et me dormoie mouit forment. Roman de la Rose, v. 25. car. Fortament. ns». Fuortement. rOnT. 1T. Kortemente. 3. Fonson, compar., plus fort. Auc de ronson batalha n'ausi retraire. Roman de Gerurd de Rossillon, fol. 43. Oncques de plus forte bataille je n’ouis raconter. Supert. Li plus ardit 6’ } savi el valent e ‘1 ronson. GunLausx px TUDELA. Les plus hardis et les sages et les vaillants et les plus forts. Sobre els emperadors E ls reys ronsuns. GinauD DE CALAnsoN : Li mey. Au-dessus des empereurs et des rois les plus forts. 4. Fonrzr, adÿ. dim., assez fort. Camba lada e ben ronrsra. Deuves pe PaaDes, Aus. cass. Jambe large et bien assez forte. 5. Fonsiu, adj., fort, ferme. 374 FOR En man morte ni ex man rORsSIVA. Terrier de La confr. du S.-Esprit, de Bordeaux. En main morte ni en main ferme. Ni mettre en man roRSIVA. Tit. de 1414. Bordeaux, bibl. Monteil. Ni mettre en main ferme. 6. Fonsan, v., forcer, contraindre, ren- forcer. Non lo ronsa, et si o ronsa. Tit. de 1002. Ne le force, et s’il force cola. Quar mon cor ronsa d' amar Jai On sai be qn°amatz no suy ges. ARnaub DE ManvuriL : Cui que. * Car force mon cœur d'aimer là où je sais bien que je ne sais point aitné. Que no fasson tort ni ho ronsON la gen. GuiLLaume Dr Monwracnaconr : Per lo mon. Qu’ils ne fassent tort ni ne contraignent la gent. — Prendre de force. Fort castelh en que m pogues defendre, Tals que nuls hom no m’en pognes roRsaR. PiSTOLETA: Ar agues. . Fort château dans quoi je me pusse défendre, tel que nul homme ne m’en pôt forcer. — Faire violence, violer. Car pensiest ronzsn la marquezs. Per qu'es fag tn gran malvestat . Qu'aias Le toseta roR&AT? | V. de S. Honorat. Car tu pensas faire violence à la marquise. Pourquoi as-tu fait si grande mauvaiseté que tu aies violé la jeune fille? Part. pae, De nul servisi ronsaT. B. px VEnraApoux : Acosselats. De nul fervice forcé. Patz r0nsADA no m plats ges. Bennan» ps LA Bantur : Foilla ni fiors. Paix contrainte ne me plaît point. Mant castel ronsAT e conques, BERTRAND p£& Bonn : Guerra e trebalh. Maint château forcé et conquis. Cartas sageladas e ronsaDas del garniment de nostres sagels. Tit. de 1206. Hist. de Languedoc, t. 11, pr., col. 308. Chartes scellées et renforcces de l'autorité de nos sceaus. caT. Forsar. xsr. Forzar. ronT. Forcar. rr. Forzare. FOR 7. Fonsapauxx, ado., violemment, for. tement, L’eis del cors tan ronaapauass. ZBreu. d’'amor, fol. 111. Lui sort du corps si violemment. Laisset son mantel, que La dons tenia roau. DAMANT. ‘ ° Hist. abr. de La Bible, foi. 13. - Laissa son manteau, que la dame tenait fortement. — Forcément, Amors ancmais no falhit, Mas ar falh ronsanamzs. PEyRoLs : Quant amon. Amour oncques plus ne faillit, mais maintesst il faut forcément. car. Forsadament. xs. Forzadamente, vont. Forcadamente. tr. Forzadamente. 8. Fonsa, ronZA, ronssa, s. J., force. violence, vigueur. Albertz, tag li maltrag e ill dan Perdon lur ronsa e lur vigor. T. »’Azs. Masquis 57 px G. Fainir : Gaucein. Albert , tous les mauvais traitements et les dos- mages perdent leur force et leur vigueur. Un bais que ronsa d' amor Mi fetz s ma domna embler, P. Vipas : Pus lorst. Ua baiser que /orcs d'ämour me ft dérober i cu dame. Los mals, torts, roneas e grevansas. Tit. de 1409. Ville de Bergerac. Les maux , torts, violences et vexations. Loc. Fazia tort o ronzA a negun autre. Cout. de Tarrombe, de 1384. Faisait tort ou violence à nul autre. Adv. comp. Vogan A ronza, et an bon vent F. de S. Honorst. Voguent à /orce, et ont bon vent. Tot m'a vencat AB rousa et ab bataïlls. B. px Venrapoun : Per midbs M'a entièrement vaiucu avec forçe et avec bataille Pan ronsa conquistar. ‘ SonDEL : Planber vuelh. Conquérir par force. Donatz Pen a beure PER Fonsa. , Drupes pe PRADES, Aus. cass. Dunnesz-lui-en à boire par force. — Forteresse, fortification. Las ronzas que sara i son , et adenant i sers. Tit. de 1139. FOR Les forteresses qui maintenant y sont, et désor- mais y seront. Mas ves amor no val ronsa ni tors. Jonpanx p£ Bonzcs : S’ ira d’emor. Mais envers amour ne vaut /orferesse ni tour. Elh fe faire al monestier tors e FoRsas. ParLomMrnA. 11 Gt faire aa monastère tours et fortifications. Fig. La taverna es castell e ronssa del diable per guerreiar Dieu e s0s sans. F. et Vert., fol. 22. La taverne est château et forteresse du diable pour guerroyer Dieu et ses saints. car. Forsa. anc. xsr. Forza. xsP. MOD. Fuer- za. ront. Force. tr. Forsa. g. FonsaiRx, s, #1., violateur, qui com- met un viol, corrupteur. Aital ronsatna fasse matrimoui ab la for- sa0a. Regardada la conditio del ronsaraz e de la forsada . Cout. de Condom. Qu’an tel wiolateur fasse mariage avec la” violée. : La condition examinée du wioläteuret de la violée. asr. Forzador. Pont. Forcador. 1r. Forsatore. 10. Fonrirican , v., lat, ronTriricare, fortifier. De reparer e ronTiF1CaR la vila. Tit. de 1379. Ville de Bergerac. De réparer et fortifier ln ville. Que Ia cintat de Narbona se FORTIFrIQUE per dos ans. e'l borc de Narbons se ronrir- FIQUz per tres aus. Tit. de 1355. Doar, t. LIII, fol. 218 et 210. Que la cité de Narbonnese fortife pour deux ans. et le bourg de Narbonne se fortife pour trois ans. Fig. Per rmiels rORTIFICAR ma razon. Trad. du Tr. de lArpentage, 1'° part., c. 38. Pour mieux fortiffer mon raisonnement. Part. pas. Adonc se son FORTIFICAT dins lo dit castel. Chronique des Albigeois, col. 67. Alors se sont fortifés dans ledit château. caT. asp. PORT. Fortificar. 17. Fortificare. 11. Fonreza, s. f., forteresse, fortifica- tion. El castel.. las ronrazas. Ne. de 1062. Le château... les forteresses. 1T. Fortez:a. FOR 375 12. FORTALESSs, FORTALREA, FONTARXSS A , s. f., forteresse. Que gardes la ronrarxssa. V. de S. Honorat. Qu'il gardit la forteresse. Per rontanessa de lo dit loc. Chronique des Albigeois, col. bo. Par Jorteresse dudit lieu. Las ditas terras et ronTALxsS AS. Tit. de 1294. Doar , t. CXVII, fol. 248. Lesdites terres et forteresses. ‘ Fig. Charitatz es columna e ronraLrza et la sainta arma, ! Trad, de Bède, foi. 31. Charité est colonne et forteresse en l’âme sainte. — Force, vigneur. Lo jois dels jovencels es lor vonrarxssa. Trad. de Bède , fol. 77. La joïe des jouvenceaux est leur force. De beutat passatz Absalon, E de FORTALREA Samson. Leys d’amors, fol. 119. Pour lu beauté veus passes Absalon , ot pour la force Samson. CAT. Fortalesa. xsr. ronr. Kortaleza. 13. SosreronT, adj., très fort. SosasronrT, sobreformen. Leys d'ameors, fol. 100. Très fort, très fortement. ‘ 14. SORREFORMEX , adv., très fortement. Sobrefort, sOBR=roORMEx. Leys d'amors, fol. 100. Très fort , très fortement. 15. Sosrsroncru, adj., extrême, ex- cessif. . Mos soxaxronctus talens. P. Vanar : Si m lnssavs. Mon excessif désir. 16. Sosarsronsan, 2., faire un grand effort. Subst. Per qu’ieu, ab sosnxsronsan, Cag dels fellos inescrezens, Ab Dieu, recobrar Suria. P. VipaL : Si m laissava. C’est pourquoi, avec faire un grand effort, je pense des félons mécréants , avec Dieu, recouvrer Syrie. 17. SosnEsronr, s. m., grand effort. Ab sosazsronrz de Labor, FOR Trec de freids neu face cler, Et aigua doussa de mar. P. VivaL : Pus tornats. Avec grand effort de travail je tire de froide neige feu clair , et eau douce de mer. 376 18. CoNFORTATIU, CONFORTATIEU, CO- FORTATIU, adj., confortatif, qui est propre à conforter. Aquest pimens es tan CONFORTATIEUS. Epit. de Matfre Ermengaud à sa sœur. Caoe piment est tellement confortatif. Viandas CONFORTATIVAS. Autras herbas COFORTATIVAS. Elur. de las propr., fol. 8t et 80. Viandes confortatives. Autres herbes con fortatives. cat. Confortatiu. ssP. PORT. 17. Confortativo. 19. ConronTag , v., lat. coNFoRTaRe, conforter, encourager, rassurer, af- fermir. : Ayss0 es lo pa que coxronra lo cor. V. et Vert., fol. 43. Ceci est le pain qui conforte le cœur. Una prezicansa per coxronTaa los baros. V. de Folquet de Marseille. Une prédication pour encourager les barons. Dona, per vos mi coronr En fas chanson e deport. ALsraT, MASQUIS DE MALespine : Dona a vos. Dame, par vous je m’encourage et en fais chanson etamusement. Car filh, conronra ti. V. de S. Honorat. Cher fils, rassure-toi. Part. prés. Vostr’ huelh belh traan… No m van coxronTAx. P. Rarmoxp »x TouLouse : No m puese Vos beaux yeux fripons... ne me vont encoura- geant. AnNC. FR. Fait sumes si com cumfortet.. E as cumfortet mei. | Anc. trad. du Psaut. de Corbie, ps. 125 et 85. CAT. m8». PORT. Confortar. 17. Confortare. 20. ConroRT, COFORT, s. m., confort, secours, encouragement, consolation, courage. Ni faran sis Flamencx... ajuda, coxronr ni favor contra lo rey. Tit. du xive siècle. Doar, t. VIIT, fol. 228. FOR Ni feroatsux Flamands... side, secours ni appri contre le roi. El aura beson de. syds et coxronr. Reg. des Etats de Provence de 141. Il aura besoin de. aide et secours. Elb fora mortz, ben a un an o dos, Si'l belh coroarz d'elhas doss no fos Pusos : Si”] mal d’ amor. TN serait mort, il y a bien un an ou deux , nr fut le bel encouragement d'elles deux. anc. ra. Et eurent assez grand confort de ri- vres, qu'ils trouvèrent esdictes bastile. Œuvres d'Alain Chartier, p.51. Et cherchera aide et confort Là où il poem Auror, Trad. de Plutarque, Morales, 1. 1. p CaT. Confort. Anc. xsr. Conforto. sse. us. Confuerto. voar. tr. Conforto. 21. ConFonTATIO, 5. f., confortation. Li done coxronTario. Als sens corporals dona cosronracio. Eluc. de las propr., fol. 266 et 78 Qu'il lui donne con/ortation. Aux sens corporels donne confortation. xsP. Confortacion. ronr. Confortacäo. n. Confortasione. 22. CONFORTAMENT, COFORTAMEN, 5. A. courage, encouragement. Vostre COXFORTAMENT es vas. Parowrs. Votre courage est vain. Grans coronramess que Dieu dona à sc temens. V. et Vert., fol. 55. Grands encouragements que Dieu donne is" craignants. Anc. sp. Confortamiento. 17. Confortamr. 23. ConFronTaD»OR, s. m., consolateur, confortateur. Si hyea no m'en vanc, lo coxrosrit DO venra a vos. Adjectiv. Io conronranon Sant Esperit. E qual vos trametra lo Payre en mon n08. Fragm. de trad. de la Passion. Si je ne m'en vais pas , le consolateur ne vien pas à vous. Le Seint-Esprit confortateur, lequel le Fr vous ER VEITA en mon DOM, xs». Confortador. rr. Confortatore. FOR 24. Enronria, v., fortifier, renforcer. La awronTraox los reys. Hist. abr. de la Bible, fol. 22. Les rois le fortifièrent. AnC. rR. L’effort du total consiste plus en la disposition et liaison des files et des rangs qui s’enforcissent les uns les antres. Auror, Trad. de Plutargque, V.de Flaminius. Et par mesme moyen eust bien enforcy son rnyaume. | Coxiwes , Liv. I, p. 200. Par le commandement d'amours Et de la plus belle de France, J'enforcis mon chastel tonsjours. CHARLES D'ORLÉANS, p. 190. car. Enfortir. auc. ssp. Enfortecer. 17. In- fortire. 25. ENFORTIMENT, s. m., renfort. Pres mot gran zxFORTIMENT contra lo pobol. Hist. abr. de la Bible, fol. 69. Prit moult grand renfort contre le peuple. ANC. CAT. Enfortiment. AnC. ESP. Enfortaleci- miento. 26. Esronsiu, adj., faisant effort, per- sistant , opiniâtre, violent. Om non es fis, ni dratz enamoratz, Ni ssrosstus, qui tan tost si recre De sa domna. PisTOLETA : | Ancmais nuls. ou Poxs pe CAPDUEIL : S’ anemais nul. Homme n’est fidèle , ni amant enamouré , ni per- sistant, qui se Jasse si tôt de sa dame. S’ anc nalh jorn fai ssroncrus D’ esser adrets, cortes e gais. Ramon D& MiRAvAL : Entre dos. Si oncques nul jour je fus faisant effort d'être adroit , courlois et gai. Una dolors rsronsiva Me pren e rm toca e m briva. G. Eainir : Una dolors. Une douleur violente me prend et in’excite et me presse. 27. Esronsrvamenr, ad. opiniâtrément, violemment. Plas 2sronsIVaMRNT fos mesprezada. Trad. de Bède, fol. 12. Plus opiniâtrement fut méprisée. 28. Esronsan, Esronzar, ?., efforcer, faire effort, fortifier. IT. FOR 397 Ab tots esfortz vei.lss gens zsronsan. G. RiQUIER : Forts guerra. Je vois les gens faire effort avec tous efforts. Pel paire sembler Se deu mont asronzan. B. Cazvo : Mout a que. Pour ressembler au père il doit moult s’eforcer. Ésrons un pauc mon coratge, E m vauc conortan. G. Fair : Lo rossinholet. Je fortifie un peu mou courage, et me vais ex- citant. La carn de cadel nou vezen Ben l’rsronza. : Deupss DE PRADES, Aus. cass. La chair de petit chien ne voyant pes le fortife bien. S’ xsronsA Com poscha oraso empaitar. Trad. de Bide, fol. 28. S’efforce comment il puisse empêcher oraison. Part. pas. Soi m’en per so &srORSATZ Quꝰ entendatz cals chansos en fstz. GinauD DE Boaneir : No puesc sofrir. Je m'en suis efforcé pour cela que vous entendie- quelles chansons je fais. Amar Dieus e servir. De cor e de saber Ab asronsar poder. G. RIQUIER : Als subtils. Aimer et servir Dieu... de cœur et de savoir avec efforcé pouvoir. cAT. Esforsar. xse. Esforzar. vont. Esforcar. it. Sforzare. 29. ÉSFORSADAMENT, FSFORZADAMEN, adv. , avec effort, à marche forcée. A Tholosa venc am grans gens ssronss Da - MEN. El remanen de la ost s’en anet zsronsapa- MENT. Cat. dels apost. de Roma , fol. 194 et 180. Vint à Toulouse avec quantité de gens à marche Jorcée. Le reste de l'armée s’en alla à marche forcée. cat. ÆEsforsadament. us». Esforzadamente. ronT. Ésforcadamente. 1r. Sforzatamente. So. Esronr, s. m., effort, courage. S'il vostra vertatz cui clam No m don ssronrz qu’ieu dezam. Pienax D'AUVERGEr : Dieus vera. Si la vôtre vertu que j'inroque ne me donne rourage que je désaime. 48 338 FOR Ab bon ssronrz conquiér hom manentia. Annaup P. D’AGANGS : Quan lo temps. Avec bon effort on conquiert richesse. : No m val zsrons contra lieys ni sabers. Annaub DE MAnurti.: L’ensenbaments. Ne me vaut effort ni savoir contre elle. Loc. Quaer viu ses vos, fatz zsronrz. RasmpauD pe Vaquetsas : No m’agrad. Parce que je vis saus vous , je fais effort. Faz nsronz, quar sai faire Bos vers pois no soi amaire. B. pe Venrapour : Lo rossignols. Je fais effort, cat je sais faire bons vers depui: que je ne suis amant. — Force, troupe. Mandon tot lor ssronTz. RauBAUD DE VaquXinas: Truan mala. Convoquent toutes leurs forces. car. Esfors. se. Esfuerzo. vont. Esforco. IT. Sforzo. 31. EsronsamexT, s. n., effort. L'asronsAmMenT es honestes. Trad. de Bède, fol. 3. L'effort est honnète. Anc. ra. Pac grant efforcement de guerre. G. Guianr,t.]l,p. 20. ac. xsr. Esforzamiento. 1. Sforsamento. 32. Aronrin, v., fortifier, affermir, en- courager. Per qu’ ien vas vos AFORTIS MON coratge. R. Jonpax : Vas vos soploi. C’est pourquoi vers vous je frtiffe mon courage. Quar si bos curs nou l’Aronris. B. os VenraDoun : Ab joi. Car si bon cœur ne le jortife. . Pros hom s’ AronTIS, E malvatz s’espaventa. B. pe VEnTADOUR : Quan la doussa. Homme preux s’affermit, et lâche s'épouvante. Part. pas. Aissi cam hom pros AroRTITs Que vol mais ab plus ric de se Guerreiar. Aim ni 9E BsLLtNO! : Aissi car. Ainsi comme homme preux afférmi qui veut da- vantage guerroyer avec plus puissant que soi. Ben aia cos qu’ es d’ArOnTIT coratge. BERTRAND D'ALLAMANON : Un sirventes. Bien ait comLe qui est de courage u f/ermi. 33. AFORTIDAMEN, aelo., courageuse- ment, lièrement, vigoureusement, FOR St defent Aronribauun. V. de S. Honorat. Se défend courageusement. Tal perdon donar Quꝰ om s en crozes pus AronTIDAMER:. R. Gaucezx : Ab grans trelalhs Accorder telle indulgence qu’on s’en eroisat jlrs courageusement. Lo comte Hugo li dih sronTIDAmax. Cat. dels apost. de Roma , fol. 14. Le comte Hugues lui dit fèrement. 34. Aronras, v., fortifier. Part. pas. Eron arontarz per la hodor. Abr. de l'A. et du N.-T., fol. 38. Étsieot Jortifiés per l'odeur. 35. AroRTIMEN, 5. m., solidité, encou- ragement, puissance, domination. Si com l'aigna sofre la nau corren, Pois es tan grans que mil homes soste, E d’un clavel pert son AronATIMEX. Jonpan DE BoxELs : S’ ira d' amor. Ainsi comme l’eau supporte le navire courant, même quand il est si grand qu’il soutient mille hommes , et par un clou il perd sa soidite. Auri' obs l’avonTiuex. PXERRE D'AUVERGNE : Lo senher que. L’enconragement serait nécessaire. Que del aronrixex D’ amor pogues garir ben e gen. LanNrRAncC CiGaLa : Non sai si m chant. Que de la domination d'amour je pusse bien et gentement guérir. 36. DesarORTIR, n&zaronTIR, v., de- courager. Quar bos afortimens Val, o deu valer, e vens, Ja no m prtaronTIRAI. Ginaup LE Roux : A la ma f- Parce que bon courage vaut, et doit valoir, r: triomphe, jamais je ne me découragerai. 37. PrRArORSAR, PERFORSSAR, ., faire effort, efforcer. Notaris e procurayres que si P«RFonsoz, en las cors out an a praticar, d’aver part. S'tatuts de Provence, Bour, p. 8. Notaires et procureurs qui s'efforcent, dans les cours où ils ont à pratiquer, d’avoir part. Gens d’arinas que se Pan ronsavos de des- sendre al bas pays. Tit. de 1428. Hist. de Nfmes, 1. III, pr.,p 29. FOR Gens d'armes qui s’eforçaient de descendre au bas pays. Maximia se PRARAFORSSST que desspauses son filh. Cat, dels apost. de Roma, fol. 34. Maximien s'eforça qu’il déposat sos fils. 38. Reronsan , v., renforcer. Part. pas. Aytal rim son dig et apelat rim r&- FORSAT. Leys d'amors, fol. 20. Telles rimes sont dites et appelées rimes ren- forcées. - Las layssas sou RaronsA DAS. G. Riquien : Qui a so. Les lices sont renforcees. car. Reforsar. xsr. Reforzar. rour. Reforçar. sr. Rinforzare. 39. Rrconronran, v., reconforter, con- solider, raffermir. Alcuna causa qne ben naxcomronTET la sancta ley crestiana. L'Arbre de Batalhas, fol. 7. Aucune chose qui rafférmit bien la sainte loi chrétienne. Part. pres. Us belbs respiegs mi vai x&cONrOnTA x. GuicLavunx vx S. Dipinn : Aissi com. Un besu répit me va reronfortant. tr. Riconfortare. 4o. DEscONrORTAR, DESCOFORTAR , V., décourager, déconforter, priver de force. Mas era M DEsCOFORTABAI, Quar no us veyrai. Ginaup px Bonus : S’ anc jora. Mais maiotensnt je me découragerai, perce que je ne vous verrai. Per que valor de lni se paeconronTA. P. Via : Ma voluntaz. C'est pourquoi valeur se décourage de lai. Part. pas. Toz regnes partiz er DESCONFORTALZ. Trad. de Bède, fol. 59. Tout royaume divisé sera privé de forre. ANC. CAT, PORT. Desconfortar. 17. Disconfor- tare. v., rouforcer, rendre solide, très fort. 41. Tarrorsar, FOR 339 Part. pas. Sendats rraronsATs, la pessa, veit deniers. Tit. du xuie siècle. Doar, t. LI, fol. 164. Tafletas renforcé, la pièce , huit deniers. FORTUNA, s. J., lat. rozruna, for- tune. Los bes de ronTUxA que son coma nient. Dona FonTuxa gira € regira tots jorns sa roda. V.. et Vert., fol. 32et 29. Les biens de ſortuno qui sont comme rien. Dame Fortune tourne et retourne toujours sa rouc. Loc. Tot atressi com ronrTuxaA de ven Que torba’} mar e fa ”’ls peyssos gandir. P. CaaDimaL : Tot atressi. Tout ainsi comme coup de vent qui tronble la mer et fait fair les poissons. CAT. BSP. PORT. 17. Fortuna. 2. Foaruxan, v., lat. ronrunane, for- tuner, rendre heureux, favoriser, combler de biens. Part. pas. Lo qual es ben savi e ben ror- TUNAT. L'Arbre de Batalhas, fol. 77. Loquel st bien sage et bien heureux. Per conjanctio de la lana ab planetes ron- TUNADAS. De tots bes... 50 ronrUNALAS et plenss. Eluc. de las prepr., fol. 117 et 170. Per conjonction de la lune avec planètes Jor- lunées. De tous bieus.… aAuc. px. L'Inde pourtant ne pense Te veincre; car les dieux D'une autre récompense Te fortunent bien mieux. RoxsanD, t. L, p. 410. Nature t'a de ses dons fortuné. FoncaneL, Épig., p. 17 77. anc. zse. Fortunar. 17. Fortunare. sont comblees et pleines. 3. IxronTunar, adj., lat. INroRTUNATUS, infortuné , malheureux, défavorable, Per conjunctio de ls lana ab planetss fortu- nadas. et per coujuuctio ab r#roRruxADas. FEluc. de las propr., fi. 117. Par conjonction de la lune avec planètes fortu- nées... ct par conjonction avec infortunées. caT. {nfortunat, sr. Infortunado. 1x. Infortu- nato. 380 FRA FRA FOTRE, »., lat. ruruene, coiter, se livrer De tot be FRACœURA € carestia. el ulation. Pons px LA Ganpe : D’um sirventes. à l'acte d a copurauon De tout bien diset£e et cherté. Lo fotaire es tan de roras angoxos. . caT. Fretura. T. px Bracas xT pe P£LisstER : En Pelicer. Le coïtèur est tellement angoisseux de coter. 3. Fnaacaunos, adj., indigent souffre- Part. pas. Entro que pro rorur agues. teux Le coute pe Porrinas En Alvernhe. " Jusqu'à ce que j'eusse assez coté. Om al enemic rRACRUROsS, Que à faim, deu dar que manjar. tr. Fotttre. Brev. d'amor, fol. 68. À l'ennemi souffreteux, qui a faim, on dut 2. Foratne, s. m., coïteur, qui jouit} je de quoi manger. d’une femme. Substantiv. Partis lo als rRAcaunA OS que morou Lo rorairs es tan de fotre angoxos. de fam. T. pe BLacas IT px PEuissten : En Pelicer. V. et Vert., fol. 55. Le colteur est tellement angoiseux de coïter. : Partage-le aux indigents qui meurent de faim. . . F . FOZIL, s. m., du lat. rocrr/are, fusil. ANG: CAR: LRrOS Port la peir e l’esc’e’l rozirL. he SOFRANHER, SOFRAIGNER ; V., IDaD- Marcasaus : Lo vers comens. quer, fnire faute. | Je porte la pierre et l’amorce et le fusil. Ja vilan non deu hom planher Qui de fort roztz Si ’l vetz bres o cambae franher Non vol cotel tochar. Ni ren de sos obs sornaxuse. GinauD DE Bonxeitx : Leu chansoneta. BraraanD DE Bons : Mout mi pli. Qui de fort fusil ne veut frotier couteau. Jamais on ue doit plaindre vilain si on le voi Fig. Il! clerc son li se casser bras ou jambe et manguer de quelque che Cotz e roziee. de ses besoins. PauLer DE ManseiLe : L’outr'ier. Ren no m s0raAIRG, Les clercs lui sont pierre et fusil. Sol qu’amor no m sornA1Gsa. E m sent feritz d’ an tal roziz, Aimen ps PeaurLain : En amor. Rien ne me mangue, pourvu qu'amour ne v D' on nueg e jora mi apilh. R. Vipa DE Besaupux : Entr’ el taur. | 77946 pas. Et je me sens frappé d’un tel fusil, d'où nuit et |: Part. pas. jour je me soutiens. Nals bos pretz no l’esen re sornaarrsz. E. Caine : Lo rossinbols. Nul bon mérite ne lui est en rien mangue. FRACHURAR, FRAITURAR, V., être in-|5, SorRACHA, SOFRANCHA, 5. f., Man- digent, manquer. que, disette, dénuement, péaurie. Aatras m'en fran FRAITURAR. Quar aissi s pert ad estros RaxBauD D'OnaNGe : Den sai qu’a. " Autres m'en feront manquer. AMC. CAT. Focil. xse. PORT. Fusil. 1r. Facile. Per sornAcaa d’omes bos, Aquest segle ves totz latz. Part. prés. Qui donu a prueyme FRACHURAX, G. Awauter pe TouLouse : Ar ſaray. Almorna dona. Car ainsi ce monde se perd entièrement de low Brev. d'amor, fol. 62. "| côtés, par pénurie d'hommes bons. Qui donne au prochain indigent, donne aumône. Per soraacta de bes temporals. anc. CAT. Freturar, Freyturar. Liv. de Sydrac, bol. 17. Par dénuement de bicns temporels. 2. FRACHURA , FRAITURA , 5. F., Manque- Fig. Sabers no m fai sornacna ment, disette. De far on novel sirventes. Per FRAITORA d'aiga son ab lui acordat. Benrraxp De Boax : Guerra e trchalh GUILLAUME DE TUDELA. . Savoir ue me fait manque pour faire un uouveau Sont accordées avec lui par dscite d'ean. sirvente. FRA FRA 381: Axc. ra. Grant sofrete a de pain d’avaine. Una puts gens FRADELTA. Roman de la Rose, v. 10198. Piznar D'AUVERGNE : Bel m' es. Més de ce ont trop grant soffrece Une gent dévergondée scélérate. Qa'il ne se pueent solacier. Aqailh gens FAADELRA. Fabl. et cont. anc., t. 1, p. 191. P. CanDinaL : Un sirventes trametray. Car de viande aveient sofreite. Cette gent scélérate. Maux pe France, t. Il, p. 77. Subst. S'us FRADELS partitz de lei.. Con cil qui avoit grant soufraite. No fosso. , Roman du Renart ,t. 1, p.241. G. PIERRE DE CASALS : Ar m’ es. Si quelques impies séparés de la loi... ne fussent. 6. SorsacuiLa, s. f., dénuement, misère. Quau ve a la s0PRACBILLA. B. pe Vanzenac Ou Mancasnus : Lauquan. Quand vient au dénuement. a. Fraïnir, adj. , iofâme, vil, misérable. En fan essais FRArDITz. GuitLauxe px Monracnmacour : Non an tas. En font essais infdmes. Subst. las que serps de sicomor M'en deslong per un fals raainrrs. 7. Sornacmos, sornarros, adj. , souffre- GUILLAUME DE CABESTAING : Ar vey qu’em. teux, pauvre, privé de, Pour un foux misérable, je m'en éloigne plus Mas ges los panbres s0ra1c80s que serpent de sycomore. No sersn per els se Que vey lo segle. 3. Faarnin, adj., vil, misérable, odieux, Mais les pauvres souffreteux ne seront point en-| méprisable , mauvais. sevelis par eux. Per conseill d’omes rnatnts. Fig. La caytiva doloyrose, MarcoaT : Mentre m°obri. D'amic e d’aver sOFRACHOSA. Par conseil d'hommes méprisables. V. de S. Honorat. La chétive affigée, pauvre d'ami et d’avoir. Mas la semeusa FRAIRINA Geta malvatz fruch, quan grana. Sornarros de coratge. MARCABRUS : Per l’aura freida. AaNAUD DE Manup1r, : Razos es. Mais la vile semence jette mauvais fruit, quaud Pauvre de cœur. elle graine. axc. ra. Jogement del soffraitus e venjance | Fig. Tot tos afars es niens, des poures. Peire Raimon, e’l sens FAAIMAIS. Anc. trad. du Psaut. de Corbie, ps. 139. T. pe B. pe Gounpox er px P. RatmowD : Tot 103. Tant fusse d'argent sofreitoz. Pierre Raimoad, toute ton affaire est néant , et le Tu ne seras jà sofreins sens méprisable. De rien. Vostr’smor FRAIRAIMA. Roman du Renart, t. II, p. 214 et 137. T. ne BERNARD ET DE GAUCELM : Gausselm. Son armée fort afoiblie et sonffreteuse de| Votre amour miscrable. toutes choses. ‘anc. ra. Ne de cuer povres ne /rarins, Auror, Trad. de Plutarque, V. d'Antoine. Ne blastengiers de ses voisins. D'aidier ce poure souffreteux. Fabl. et cont. anc.,t. 1, p. 207. Cuanes D'OnLÉANS, p. 14. Tant cam il ont le froit éa, Sanvant les vies misérables Et le tens divers et frarin, Des povres soufreteuz. Roman de la Rose, v. 69. CLkusznr Manor, t. IV, p. 298. La lasse dame, la frarine. . , Nouv. rec. de fabl. et cont. anc. ,t. II, p. 56. FRADEL, FRADELU, FRAIDEL, Gd}., 8Ct- lérat, igaoble, impie , infâme. FRAGELLAR, v., babiller. Aital laïron rratvnt. Qui qu’en frima ni en rRacat. Ginaup pe Bonxrie : To douts chant. ° PIERRE D'AUVERGNE : À vicill trobat. De tels imfdmes voleurs. Qui que ce soit qui en critique et en habille. 382 FRA FRAIRE, rRaATRE, 5. m., lat, rRATRE/T, frère. Si com Abels e son FRAIRE. P. CanDinaL : Rasos es qu’ ieu. Ainsi comme Abel et son frère. Totz temps es ver qu’ el laire Cuïds tait sian sei FRAIRS. B. pe Veanrapour : Lo rossignols. En tout temps il est vrai que le larron pense que tous soient ses frvres. Fig. Aus crei que fo fils o Faarns de ven, Tan cambia leu son cor e sou talen. Lanwrranc CioaLa : Estiers mon. Mais je crois qu’il fut fils ou frère de vent, tant il change facilement son cœur et sa olonté. Si los agachons qne trubaras al pe del terme non eron FRAIRES. T'rad. du Tr. de l'Arpentage, 2° p.,c. 2. Si les témoins que tu trouveras au pied du terme n'étaient pas frères. — Religieux, frère d’un couvent. Lon rRAIRES menors En son eu grans blasmors. P. Basc : Ab greu cossire. Les frères mineurs en sont en grands blèmes. Li rratau del covent. V. de S. Honorat. Les frères du couvent. Ce mot était employé familièrement et amicalement. Folqnes lhi a dih : « No fassatz, rRAIRE, Quar lo reis es tos senher e tos compaire. » Roman de Gerard de Rossillon, fol. 106. Foulques lui a dit : « Ne faites pas , frère , car le roi es Lon seigneur et ton compère. » Fe que dei a Deu, bel FRATRE. GuiLLAUME Ds LA Tour : Unes doas. Foi que je duis à Dieu , beau frère. — Signe du zodiaque. Del ter signe m'’es veiayre Que es nomnat li duy rnatne. | - Bro. d’amor, fol. 27. Du troisième signe il m'est avis qu’il est nommé les deux frères. AMC. ESP. Fradre, disso , tue cosa asmela bien contads. Los fradres de la casa. V. de San Millan, cop. 85 et 351. ANG, CAT. Frare, 58. MOD. Fruile. sr. Frate. FRA a. Fnan,s.m., frère. Fets li tot lo comtat recobrar De Ventamilha , que devia tornar À Jacobins per ls mort de son rras. RansauD DE VaquetnAas : Honrat marques. Vous lui fltes recouvrer tout Le comté de Vinti- mille , qui devait retourner à Jacobine per là œutt de son frère. 3. Faut, s. m., frere. Li autre rnats del temple. Li rra1s del temple respondio. Dels raats del temple. Tie. de t192. Doar, t. CXXIV, fol. 293. Les autres frères du temple. Les frères du temple répondaient. Des frères du temple. car. Fra, asr. mon. Fray. ront. Frei, fra. ir. Frà. 4. FRaATUEL, 5. m., lat. FRATrUELS, neven du côté de frère, fils de frère. Avia usarpat l’emperi de son FRATUEL. Laicet lo reaume a son raaruer. Childeberi. Cat. dels apost. de Roma, fol. 120 et 77. Arait usurpé l'empire de son neveu du côte de frère. ‘ Laissa le royaume à son nevess du côté de frre Childebert. | 5, FRATERNITAT, S.f., lat. VRATESNI- rarem , fraternité. Natural FrRAT=RHITAT. Brev. d’amer, fol. 133. Freternité naturelle. Nostra FRATSANITAT hamilment vos requat. V. de S. Honorat. Notre fraternité vous demande bumblement. Cant hom requier ad on abbat lo pme l’ayga de son monestier, homs demanda exen- la FRATERNITAT € la conipanhis. V. et Vert. fol. 42. Quand ou requiert à un abbé le pain et l'eœu à son monastère, on demande ensemble la fratermie ei la compagnie. car. Fraternitat, xs». Fraternidad. pont. Frs- ternidade. re. Fraternità, fraterni ternitade. Ja 6. FRAIIESCA, s. f., part, portion de frère. Sol que el non lais a negun meins deb. falcidia, s0 es de la tersa part de sa FRAIRESC: Trad. du Code de Justinien, lol. =: FRA Pourvu qu’il ne laisse à nul moins de la falcidie , c'et-a-dire de La troisième partie de la part de frère. De la rRarnasca que era aveaguda ui podis escazer a Na Gailbarda , ma seror. Tit. de 1295. Doar, t. CXXIV, fol. 26. Le la part de frère qui était adrenue et pouvait echoir à dame Gaillarde , ma sœur. Ac. CAT. Fraresca. 7. Faayraz, adj., fraternel. No demanda res els hens payruls e FRAYRALS. Tic. de 1232. Doar, t. L, fol. 95. Ne demande rien aux biens paternels et fraternels. 8. Fraznznaz, adj., fraternel. Corramp la FRAIRENAL netceira. Trad. de Bède, ful. 47. Corrompt l'ignorance fraternelle. 9. FRATERNAL, adj., du lat. FRATERNUS, fraternel. La FRATERNAL CONCordis. Trad. de Bède, fol. 22. La concorde fraternelle. asc. Fa. La biauté et l'honnour fraternal. Rec. des hist. de Fr., t. AIX, p. 262. : CAT. SF. PORT. Fraternal. 1r. Fraternale. 10. CONFRAIRE, COFBAIRE, $. m., CON frère, associé, compagnon. Moillerat, per saint Ylaire, Son d’ana foldat CONFRAIRE. MARCABRUS: Al son. Les mariés, par ssint Hilaire, sont con/rères d’une même folie. An portels, tras lor repaire, Per on entran li cornatnx ‘Vergonhos, can van cofessar. * B. CansoneL : Tans riex. Ont guichets, derrière leur demeure, par où entrent les confrères honteux , quand ils vont se confesser. Los conrrazaus e confrayressas de Sanct Esperit. Statuts de la confr. du S.-Esprit. Les confrères et confréresses de Saint-Esprit. car. Confrare. nc. xsr. Confrade. sr. Mo. Cofrade. ronr. Confrade. 17. Confrate. 11. CONFRAIRESSA, 5. f., confréresse. Ordenat qne entie los confrayres e cox- FRAYRESSAS aura hOna paxe concordia, Statuts dela confr. de S. Joseph à Toulouse. FRA 383 Ordonné qu'entre les confrères et confréresses aura bonne paix et concorde. Seran tengetztotz los confraires et CONFRAI- RESSAS. Tit. de 1535. Dour, t. XC, fol. 211. Seront tenus ous les confrères et con fréresses. 12. CoxFRalRIA, 5. f., confrérie, as- sociation. Aver ajostar non es paradis, Ans comandet Diens qu’on lo departis Tot per COMFRAIRIA. Lx moine px MonrauUDOnN : Manens. Amasser richesse n’est puint paradis, mais Dieu commanda qu’on la partageat toute par con/rérie. Quar d’autres conFRAyRtAS ha en la villa. Tic. de 1390. Doar, t. CXLVII , fol. 174. Car il y a d’autres con/réries en la ville. ARC. SP. | Meter algun destorbo en esta confreria. Poema de Alerandro, cop. 316. car. Confraria. xsr. mon. Confradia. ronr. Confraria. 13. CONFRATERNITAT, 5. f., confraternité. Que haïan CONFRATERMITAT entre lor. Leys d'amors, fol. 13. .… Qu'ils sient confraternité cuire eux. car. Confraternitat. sr. Confraternidad. ronT. Confraternidade. 17. Confraternità, con- fraiternitate, confraternitade. | FRAISIER, s. m., du lat. rnacwm, frai- sier, plante. De rRaissEerR me fazia semblar vim. RansAuD D'ORANGE : Ancmais. De fraisier me faisait sembler osier. FRAISSE , FRAYSHE, FRAISNR, 5. m., lat. rrRaxinus, frêne. Quan la bruna bisa branda De la forest rRaissas e fans. G. ADuEMAR : Quan la bruna. Quand la brune bise brandit /rénes et hélres de la forét. Faazssex val a far bastas. Eluc. de las propr., fol. 207. Fréne vaut à faire lances. Bona asta de rRAïsNz. Guizcauss px Tuneza. Bonne lance de fréne. car. Frexe. ss». Fresno. sont. Freixo. 1T. Frassino. 384 FRA a. Fraissuen,s. m., frêne. Ab grossa asta de rnarssuxn. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 29. Avec grosse lance de fréne. FRANC, ad}., franc, lihre, exempt. S'anc fos rRANCSs, ar es sprs ses doptansa P. Vipar : Lansa marques. Si jamais il fat franc, maintenant il est serf sans doute. — Sincère. Faancx e lials ses banzia. AUGIER : Per vos helha. Franc et loyal saos tromperie. — Vrai, véritable. Fig. Aquest malvais volatilh Don rRAnC& yverns nos nedeya. Mancanaus : Pus la fuella. Ce mauvais volatile dont franc hiver nous net- toie. ANC, ESP. Quien es franc e ardido. Poema de Alexandro, cop. 66. car. Franc. us». MON. PORT. 17. Franco. 2. FRANCAMENT, FRANCAMEN ,; FRANCHA- MEN, adv. , franchement, librement, sincèrement. FRANCAMENT... Cum sian gens de paubretat. Tic. du xive siècle. Dour ,t. XCIIT, fol. 258. Franchement... comme ils soient geas de pauvreté. Que ea tenis rRANCAMENT. Tit. de 1263. Doar, t. CXXXIX, fol. 88. Que je tenais franchement. Li respondet tot FRANCHAMEN. V. de Guillaume de Cabestaing. Lui répondit tout franchement. Mas tan m' ausi ab dols martyre, Qu’ie”’ih perdo ma mort FRANCAMEN. G. Faipir : Coras que m des. Mais me tue avec si doux martyre, qüe je lui pardonne ma mort sincèrement. CAT. Francament. Esp. PORT. 1T. Francamente. 3. Faancaz, adj., franc, affranchi. Exceptat lo fiu raaxcar., cavaleyral. Cout. de Suussignac, tit. de 1310. Excepté le fief franc, de chevalier. 4. FnanQueTAT, s. f., franchise, liberté, affranchissement. FRA FAANQUETATS pot esser donada a sers 0 en gleisa, o entre sos amicx, o per letras. Trad. du Codes de Justinien, fol. 54. Affranchissement peut être donné à esclave ou e église, ou entre ses amis , ou par lettres. Lors FRANQUETATZ € lors establiments. T'it. de 1265. Doar, t. CLXXII, fol, 134. Leurs franchises et leurs institutions. 5. FRANQUESA, FRANQUEZA, 5. f., fran- chise, droiture, liberté, exemption. FRanquesa de peadge. Tit. de 1271. DoaT,t. LXXIX, fol. 231. Franchise de péage. Previlegi et. FRAnQUazAS. V. et Vert., fol. 16. Privilége et. franchises. Mout estai gent rRAnQUEZz ab gran bevtat. AnnAUD DE ManuEïL : Tot quant ieu. Monlt gentiment est franchise avec grande beaute. Treis manieyras son de rRANQUazS .. li primieyra es franc albiri o franca volant, que kom puesca far o elegir francament lo be o lo mal. V. et Vert., fol. 3. Trois sortes sont de libertés. la première est litre arbitre ou libre volonté, qu’on puisse faire on chu- sir librement le bien ou le mal. car. Franquesa. xse. ronr. Frangueza.1t., Franchezza. 6. Franc, s. m., franc, monnaie. Per lo prets e la soma de detz raancs. Terrier de la Confr. du S.-Esprit de Bordesst. Pour le prix et la somme de dix /rancs. Per lo pretz et soma de tretze raancx. Tit. de 1468. Bordeaux, bibl. Moateil. Pour le pris et somme de treize francs. ESP. PORT: 17. Franco. 7. Frances, s. m., Francais. Quar li Frances no son Gas. À. Dane : D’ autra guise. Car les Français ne sont Gascous. — Langue française. E”] li a en rrances durament demandat: « D'oniesttu natz, vilhart? » Roman de Fierabras, v. 28. Et.il lui a demendé durement en franc: « D'où es-tu né, vieillard? » CAT. Francesc. sr. Frances. pont. France. 1T. Francese. 8. Franquis, »., affranchir. FRA Que m devria, s'iea era sers, PRANQUIR. Laxrnauc CioaLa : Tant franc. Qui me devrait, si j'étais serf, afranchir. anc. vn. Fussent franchi de leur propres se- goeurs. Rec. des hist. de Fr., t. VI, p. 142. 9. AFFRANQUIMENT, 5. m., affranchisse- ment. Aquest ArFRANQUIMENT... ei fuig. Tit. de 1209. Dour, t. CXV, fol. 20. J'ai fait... cet affianchissement. Als quals aqnesta presen remissio et ar- FAANQUIMENT toca. Tit. de 1390. Dour, t. CXLIX, fol. 27. Auxquels cette présente rémission et affranchis- sement touche. 10. AFRANQUIR, v., affranchir, appri- voiser, adoucir. ÂAPRANQUIR Sas possessios. Ord. des R. de Fr., 1463,t. XVI, p. 13t. Affranchir ses possessions. S" ieu te donei nn meu serv per s0 que tu PAFAMAMQUISSAMIA, auquara l’aias tu AFAANQUET, eu lo posc demandar. Trad. du Code de Justinien , fol. 24. Si je te doanai un mien esclave pour ce que tu l'affranchisses, encore que tu l'aies afranchi, je le penx demander. Dons, leos ja s’ArRAFQUIS. AanauD DE MARUFIL : Cui que. Dame , le lion iocessamment s’apprivoise. Fig. Vos APRANQUIS merces Vas me. Brrencxn DE PaLasoL : De la gensor. Merci vous adoucit envers moi. Part. pas. Car mais val paubre ArnAmQUIr No fa l servent trop enrequit. Libré de Sencqua. Car plus vaut pauvre #franchi que ne fait le ser- vant fort enrichi. "AT. Afranquir. 11. AFRANQUEZIA, v., affranchir. Part. pas. fig. Arrnanquezrr de la servitat del dyable. V. et Vert., fol. 33. Æffranchi de la servitude du diable. 12. ArmanCan, %., affranchir, adoucir, amollir. IL. FRA 385 Ei ArRARNCAT per tois temps Gaillem Gautier. Tit. de 1209. Dour, t. CXV, fol. 20. J'ai afranchi pour toujours Guillaume Gautier. AsnAnCA lo cor, e l'esmov a far be. _ Liv. de Sydrac, fol. 114. Adoucit le cœur, et l’exciteà faire bien. ANG. CAT. ANC. us». Afrancar. 17. Affrancare. FRANGER , FRANHER, FRAINGNER , FRAINHER , FRAINER, V., lat. FRANGERe, briser, rompre , casser, séparer. FaaxçGer Î podetz mil bastos. GiracD DE BoaweiL : Obs m’agra. C'asser y pouvez mille bétons. Lo fais dels fraz raarx los rams. Trad. de Bède, fol. 35. Le faix des fruits rompt les rameaux. On plas chai d' aut pretz, plas raAIxG e pes- seya. AtuERI DE PEGUILALN : Destreils. Où plus tombe de hant mérite, plus il se brise et se met en pièces. lea d’ amor non si poder qne m #RanowA. Atwan px Paouirain : Eo amor tsop. Je n'ai pouvoir que je me sépare d'amour. Anc nos rraïs S amors, ni no l’a en biais. BERTRAND DE Bonrx : Domna puois. Oucques soa amour ne se brisa, ni elle ne f’a en biais. — Enfreindre, ne pas observer. Fig. No il raaissr son mandemen. GinauD DE BonneiL : M’amiga. Je ne lui enfreignis son commandement. Aquels que rnañaznan las festas. Cartulaire de Montpellier, fol. 181. Ceux qui en/freindront les fêtes. — Adoucir, fléchir. Dregz es que domna s rnAnñSA Ves selui qu’ a cor d' amar. B. pe Vewrapoun : Estat ai cum. Est juste que dame s'adoucisse envers celui qui a cœur d'aimer. Part. pas. Entiers ni FRAGz non seria. B. Manrix : D’entiers vers. Entier ni rompu ne serait. Manta testa FRACHA. Baurnanp pe Boux : Guerra e trebalh. Rlainto tête cassée. Subst. A triar lo raarcs del entier. Mancasrus : Doas cuidas. À trier le brise de l’entier. 49 386 FRA auc. vR. Fraindre lances et peschoier. Roman de Rou, v. 6735. Cuidiez vos qu'il fraingnent la pes? Roman du Renart,t.\,p.97t. Homs ne doit freindre ne desjoindre Cels q'asembler velt Diex et joindre. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc.,t. 1, p.34. Anc. ser, Frarer, frangir. 1r. Frangere. 2. Frascan, FRUSCHAR, %., briser, rom- pre, casser, déchirer. Lansas rnascan, escatz tradcar, e fendre Elmes drouitz. BentaanD DE Bonn : Ar ven la. Briser lances, trouer écus, et fendre heaumes brunis. Cui el fier escreventa , © s’ sata PRUSCHA. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 64. I renverse celui qu’il frappe, ou rompt sa lance. Malvestaiz franh e rauscaa. MancasRus : Belh m’ es quau. Méchanceté casse et brise. Mas l’ira del mal temps raascar lur a la vela. F. de S. Honorat. Mais l’ire du mauvais temps leur a déchiré la voile. 3. Francoise, adj., frangible, fragile. FRANGIBLR, quar sa granda siccitat corrump sa dactibilitat. Arena es... FRANGtBLA de leu en partidas no numerablas. Eluc. de las propr., fot. 192 et 183. Frangible, car sa grande siccité altère sa ductilité. Arèue est. frangible facilement en parties in- norsbrables. sr, Frangible. ronr. Frangivel. rr. Frangi- bile. 4. FnanciBi1TaT, s. f., frangibilité, propriété des corps frangibles, fra- gitité. Quan es fondat, a dactibilitat; mas freg et dur,... FRANGIBILITAT. Eluc. de las propr., fol. 193. Quand il est fondu , il a ductilité; mais froid et dur... frangibilité, 17. Frangibilità, frangibilitate, frangibilitade. b. Fraccio, s. f., lat. rRacTio, fraction, brisure. FRA La qual abliquitat apelam raaccio de rach Eluc. de las propr., fol. 120. Laquelle obliquité nous appelons fraction de raroo. CAT, Fracciô. ns. Fraccion. ponT. Praccào ir. Frasione. 6. Fracma, s. f., fracture, brisure, cassure. À pres FRACHA que anc no pres tal. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 10. À reçu fracture que jamais il ne reçut telle. . FracTURA, PRACHURA , 5. f., lat. rauc- TURA , fracture, brisure, cassure. FRACTURA en la coyssa. Faacruna del os, Trad. d'Albucasis, fol. 1 et n. Fracture à la cuisse. Fracture de los. Si com, ses FRAACHURA faire, Vaiet ven rais, quau solelha, Per la fenestra vezina. Pixans px Constac : Doon dels angel: Ainsi comme, sans faire brisure, quand le soie. duit , le rayon va et vient par la fenétre voisine. CAT. £sP. PONT. Fractnra. 15. Frartura. 8. Fnacmissa, s. f., jointure, articul:- tion. Las rRacurssas dels detz de las mas. Cat. dels apost. de Roma, fol. id Les articulations des doigts des mains. 9. FRaNmaDuna, S. M, fracture, cassure. brisure. La FPRAN&HADURA liaretz Ab un fil. Deuptxs DE PaaDes, Æus. cass Vous lieres ls fracture avec un fl. 10. FRAGMENT, s. M., lat. eRAGmExTur. fragment. - Si.. ha rnaamexrz de hos, extrats !:1 aquels que podes. Trad. d'Albucasis, fol. 41. Si... il y a /ragments d'os, extrayez tous ci que vous pouves. CAT. Fragment. usr. rponr. Fragmento. 1. Frammento. 11. FRAGIL, FRAGEL, adj., lat. FRAGILt:, fragile , faible. FRA -Nos avem squest tresaur en rRAG&ELS vaycels. | Trad. de la 2° épit. de S. Paul aux Corinthiens. Nous avons ce trésor en fragiles vaisseaux. Tant era viellz e rnaozL, per lo gran temps c’avia. F. de S. Honorat. Tant il était vieux et faible, par le grand âge qu'il avait. Fig. Mortals es e dechables e rRAGrILS. Trad. de Bède, fol. 16. Est mortel et périssable et fragile. Moat tenc per fol son sen e per »8RAG1IL. Fozquet ps Lune : Tant fn’ amors. Moult je tiens son sens pour fol et pour fragile. an. CAT. Esp. PORT. Fragil. 17. Fragile. 12. FRAGILITAT, 5. f., lat. rRAGrzLITA- rem, fragilité, faiblesse. Fig. La FRAGILITAT de la carn. Liv. de Sydrac, fol. 21. La faiblesse de la chair. Considerans la humanal FRAGILITAT. Tit. de 1352. Doar, t. XLIV, fol. 1. Considérant la fragilité humaine. Reconoyssen sa FRAGILITAT. Eluc. de las propr., fol. 6. Reconnaissant sa fragilité. asc. CAT. Fragilitat. sr. Fragilidad. rôar. Fragilidade. 1r. Fragilità, fragilitate, fra- gilitade. 13. FraGizeza, s. f., fragilité, faiblesse. Fig. Tos temps deu regardar sa FRAGILES. Regla de S. Beneseg, fol. 75. Doit toujours regarder sa faiblesse. rr. Fragilezsa. 14. ÂFAAGNER, AFRAIGNER, AFRANHER ;, v., briser, soumettre, fléchir, apai- ser, calmer. En antr’ amor non puesc mon cor AFRAGHER. ALBEATET DE SISTERON : Mout es. A autre amour je ne puis soumelfire mon cœur. En que s’aloussa e s’AFRANE Lo mals qu’ ai per fin’ amor. Graau» Le Roux : À ley de boa. En qui s'adoucit et s’apaise le mal que j'ai par pur amour. Per que l’afars s’enanz' e no s’APRAIGRA. A1CARTZ DEL Fossar : Entre dos reis. Par quoi l’affaire s'avance et ne s’apaise. IT. Affragnere. 15. ArFRaï, 5. #1., débris, rupture. FR A 387 Lea dechsi L’amistat', e torn en Arnatr. Giravp Dr Bonweiz : Tos temps me. Facilement l’amitié déchoit, et tourne en rupture. Fig. 16. EsrRaNGER, ESFRANHER, ESFRAIN- GNER, ESFRAINHER ; ESFRAINER , EF- FRANHER , v., détruire, rompre, briser. Fig. Lo compraire vol xrrnamnzx la covenensa. Trad. du Code de Justinien, fol. 41. L'acheteur veut rompre la convention. Que n° =sFRANGXA la tregus. Saïz DE SCOLA : Gran esforts. Que j'en rompe la trève. Part. pas. Non pert pois sa forsa ni non es EFRAGE, Trad. du Code de Justinien, fol. 61. Ne perd après sa force ni n’est rompu. Mas si el dis denant .vir. garens que el vo- lia que valgues squel divizemens, ben es xr- FRAIGZ, 5i el ordenet pois las soas causas. Trad. du Code de Justinien, fol. 61. Mais s’il dit devant sept Lémoins qu’il voulait que ce partage valũt, il est bien rompu, s’il ordoona après les siennes choses. ANC. FA. Ne mur tant aut, qu'a la terre n’enfragne. Monin, Roman de Roncevaux. IT. Jnfragnere. 17. ÉFFRANHRMENT, ENFRANGEMENT , 5. m., infraction, dérogation, interrup- tion. Senes degan EFFRANRRMENT. Tit. de 1267. Doar,t. LXXIX, fol. 19n. Sans aucune infraction. O gardaria ses ENPRANGEMENT. Tit. de 1307. Doar, t. CXXIV, fol. 84. Observerait cela sans in/raction. Gardar e tener a toiz temps, ses tOt EFFRAN- BKMENT.. Tit. de Périgord de 1271. Observér et tenir à toujours, sans aucune inter- ruption. Ien ai peccat en XIFRANBRMEN de mos voiz. Cartulnire de Montpellier, fol. 173. J'ai péché en infraction de mes vœus. 18. Enrnacrio, 5. f., lat. snrRacTiI0, infraction. À... gardar sens deguns xmrAACTIO. Tit. de 1412. Doar, t. CXLVII, fol. 222. À. observer saos nulle infraction. car. {nfracciô. xsr. Infraccion. ronr. Infrac- co. 1r. Infrazione. 378 FOR Ab bon ssronrz conquier hom manentis. AnnauD P. D'AGANGE : Quan lo temps. Avec bon effort on conquiert richesse. No m val esrons contra lieys ni sabers. AnnauD DE ManuriL : L’ensenhaments. Ne me vaut effort ni savoir contre elle. Loc. Quar vin ses vos, fatz xsronrz. ‘Ransaup pe Vaquatnas : No m’agrud. Parce que je vis sens vous , je fais effort. Faz asrons, quar sai faire Bos vers pois no soi amsire. B. pe VenTADoOUR : Lo rossignols. Je fais effort, cat je sais faire bons vers depuis que je no suis amant. — Force, troupe. Mandon tot lor «sronTz. Raxsaup DE VaquernAs : Truan mala. Convoquent toutes leurs forves. car. Esfors. nsr. Esfuerzo. vont. ÆEsforco. IT. Sforzo. 31. Esronsamenr, s. /n., effort. L’asronsamanr es honestes. Trad. de Bède, fol. 2. L'effort est honnète. axc. FA. Par grant efforcement de guerre. G. Grianr, t. I, p. 20. Anc. ssr. Esfortamiento. rr. Sforsamento. 3a. Aroztin, v., fortifier, aflermir, en- courager. _ Per qu’ieu vas vos ArORTIS mon coratge. R. Jonpax : Vas vos soplei. C’est pourquoi vers vous je frtiffe mon cuurage. Quar si bos curs non l’aronris. B. De VENTADOUR : Ab joi. Car si bon cœur ne le fortife. Pros hom s’ AFORTIS, E melvatz s’espaventa. B. ne VENTADOUR : Quan la doussa. Homme preux s’afermit, et lache s'épouvante. Part. pas. Aissi cam hom pros AroRTITE Que vol mais ab plus ric de se Guerreiar. Aimtrt9E B&LLINO! : Aissi cum. Ainsi comme homme preux affermi qui veut da- vantage guerroyer avec plus puissant que soi. Ben aia cons qu’ es d’AroRTTT coratge. BERTRAND D'ALLAMANON : Un sirventes. Bien ait comte qui est de courage uffërmi. 33, AFrORTIDAMEN, adv., courageuse- ment , fièrement, vigoureusement. FOR St defent Aronr:bauex. V. de S. Honorat. Se défend courugeusement. Tal perdon douar Quꝰ om s’en crozes pus AronTIDAMETS. R. GauceLx : Ab grans trelslhs. Accorder telle indulgence qu’on s’en eroisit in courageusement. Lo comte Hago li dih aronripane. Cat. dels apost. de Roma , fol. 14. Le comte Hugues lui dit fèrement. 34. AronTas, v., fortifier. Part. pas. Eron aroaTarz per la hodor. . Abr. de l'A. et du N.-T., fol. 38. Étaient fortifiés par l'odeur. 35. AronTIMEN, s. m., solidité, encor ragement, puissance , domination. Si com l'aigaa sufre la nau corren, Pois es tan grans que mil homes soste, E d’un clavel pert son AFoRTIME. Jorpax DE BONELS : S' ira d' amot Ainsi comme l’eau supporte le navire œuntt, même quand il est si grand qu'il soutient sul hommes , et par un clou il perd sa solidité. Auri' obs l’aronTIMxx. PIERRE DAVuVERGHE: Lo senber que. L’enconragement serail nécessaire. Que del aronTimEx D’ amor pogues garir ben e gen. LaAnNFRANC CIGCALA: Non sai si m chant. Que de la domination d'amour je pusse bien tt geutement guérir. 36. DrsaroRTIR, DRZAFORTIA, v., de- courager. Quer bos afortimens Val, e deu valer, e veni, Ja no m DKzAFORTIRAL Giraup Le Roux : À lb mu!’ Parce que bon courage vaut, et doit valoir. r triomphe , jamais je ne me decouragerai. 37. Praronsar, PRRFORSsAR, V., faire effort, efforcer. Notaris e procurayres que si P&RroRsOS, (1 las cors ont an a praticar, d'aver part. Statuts de Provence, Bout, p. À Notaires et procureurs qui s'efforcent, dies l- cours où ils ont à pratiquer, d’avoir part. Gens d’armas que se rsnronsavox de de sendre al Las pays. Tit. de 1428. Hist. de Nimes, 1. III, pr.,p 27 FOR Gens d'armes qui s'eforçaient de descendre au lus pays. Maximis se PRRFORsSuT que desapauses son lilh. Cat, dels apost. de Roma, foi, 34. Maximien s'eforça qu’il déposêt sos fils. 33. Reronsar , v., renforcer. Part. pas. A ytal rim son dig et apelat rim nœ- FORSAT. Les d’amors, fol. 20. Telles rimes sunt dites et appelées rimes ren- forcees. Las laysses son AxronsaDAS. G. RiquiEn : Qui a sen. Les lices sont renforcées. ur. Reforsar. xsr. Reforzar. rot. Reforçcar. tr. Rinforzare. 39. Reconronran, v., reconforter, con- solider, raffermir. Alcona causa qne ben naxconronTer Îa sncta ley crestiaua. L'Arbre de Batalhas, ol. 7. Aucuge chose qui rafÿermit bien Le sainte loi chrétienne. Part. pres. Us belhs respiegs mi vai xncONrORTAN. GonzLauus Dx S. Daniue : Aissi cam. Uo beau répit me va reronfortant. 1. Riconfortare. 40. DEscONFORTAR, DESCOFONTAR , 2., décourager, déconforter, priver de force. Mas era m DESCOFORTARAI, Quar no os veyrai. GinauD De BORN&IL : S’ anc jora. . Mais maintenant je me découragerai, parce que Je ne vous verrai. Per que valor de lni se DxscONFORTA. P. Vipaz : Ma voluntas. C'est pourquoi valeur se décournge de lai. Part. pas, Toz regnes partiz er DESCONFORTAZ. © Trad. de Bède, fol. 50. Tout royaume divisé sera privé de furre. ASC. CAT. rORT. Desconfortar. 11. Disconfor- are. it. TReronsar, »., renforcer, rendre solide, très fort, FOR 379 Part. pas. Sendats razronsaTs, la pessu, veit deniers. Tit. du xunt siècle. Doar, t. LI, fol. 16. Taffetas renforcé, la pièce , huit deniers. FORTUNA, s. J., lat. roaruma, for- tune. Los bes de ronTuxA que son coma nient. Dona Fonruxa gira e regira totz jorns sa roda. V. et Vert., fol. 32 et 29. Les biens de fortune qui sont comme rien. Dame Fortune tourne et retourne toujours sa rouc. Loc. Tot atressi com ronruxa de ven Que torba'l mer e fa ”ls peyssos gandir. P. CanpimAL : Tot atressi, Tout ainsi comme coup de vent qui trouble la mer et fait fuir les poissons. CAT. SP. PORT. 17. Fortuna. 2. Foatunan, v., lat, ronTuNane, for- tuner, rendre heureux, favoriser, combler de biens. Part. pas. Lo qual es ben savi e ben ron- TUNAT. L'Arbre de Batalhas, fol. 77. Lequel sst bien sage et bien heureux. Per conjanotio de la luna ab planetes ron- TUMADAS. De tots bes... s0 sonrumALAS et plenss. Eluc. de las propr., fol. 117 et 170. Par eoujonction de la lune avec planètes /or- tunées. De tous bieus... sont comblces et pleines. AxC. ra. L'Inde pourtant ne pense Te veincre; car les dienx D'une sutre récompense Te fortunent bien mieux. RonsanD,t.Ï,p. 410. Nature t'a de ses dons fortuné. FoncaApri., Epig., p. 177. anc. «sr, Fortunar. 175. Fortunare. 3.. Ixronrunar, adj., lat. INFORTUNATUS, infortuné , malheureux, défavorable. Per conjanctia de la Juna ab planetas fortn- nadss... et per conjanctio ab INroRTUNADAS. Eluc. de las propr., fol. 117. Par conjonction de la lune avec planètes fortu- nées... et par conjonction avec infortunées. car. {n/ortunat, use. Infortunado. vr. Infortu- | nato. 380 FRA FRA FOTRE, »., lat. ruruene, coiter, se livrer De tot be rRACœURA e carestia. . Pons px LA GanDE : D’uu sirventes. à l'acte de la copulation. De tout Bien disetie ct chanté. Lo fotaire es tan de roraz angoxos, car. Fretura. T. px BLacas aT pe P£Lisster : En Pelicer. Le coïtèur est tellement angoisseux de coïter. 3. Fracuunos, adj., indigent , souffre- Part, pas, Eatro que pro roruT agues. teux. Le cours Dx Porrixrs : En Alvernhe. Om al enemic rRAcAUaoS La Jusqu’à ce j' ité. « AE A Se que J'enRse AuteE UTC Que a faim, deu dar que manijar. ir. Fotttre. Brev. d'amor, fol. 68. . . . + A l'ennemi rete i à faim, on doit 2. FOTAIRE, S. m., coiteur, qui jouit donuaer de quoi —— es d’une femme. Substantiv. Partis lo als rRAcuuROoS que morou Lo rorainx es tan de fotre angoxos. de fam. T. pe BLacas xT DE PELisster : En Pelicer. V. et Vert., fol. 77. Le coïteur est tellement angoiseux de coïter. : Partage-le aux indigents qui meurent de fi. . .F . FOZIL, s. m., du lat. rocrv{are, fusil. ARC: CAT. (retro Port la peir’ e l’esc’e'l FOILI. he SOFRANHER, SOFRAIGNER, V., man- Mancasaus : Lo vers comens. quer, faire faute. Je porte la pierre et l’amorce et le fusil. Ja vilan non deu hom plagher Quai de fort rouir Si 1 vetz bras o camba franher Non vol cutel tochar. Ni ren de sos obs sornanuuae. GinauD DE BonnrïL : Leu chansoneta. Brnraanp 2e Bons : Moat miplai Qui de fort fusil ne veut frotter couteau. Jamais on ne doit plaindre vilain si oa le vit Fig. lil clero son Li se casser bras ou jambe et mançguer de quelque cho Cotz e roziLL. de ses besoins. Pauzert pe MansiLce : L’autr' ier. Ren no m sorRAING, Les clercs lui sont pierre et fusil. Sol qu' amur no m sosRAIGzA. E m sent feritz d’un tal roziz, AumER DE PROUILAIN : Eo amor. D'on nueg e jora mi apilh. Rien ne me mangue, pourvu qu'emour ne ne R. Vipar pe Besaupux : Eair’el taur. | 7171740 pas: Et je me sens frappé d’un tel fusil, d'où nuit et | Part. pas. jour je me soutiens. Nals bos pretz no l’esen re soraarrs. E. Caire : Lo rossinbols. Nul bon mérite ne lui est en rien mangue. FRACHURAR, rrarrunan, v., être in-|5, SorRACHA, SOFRANCHA, 5. f., Mt ARC. car. Focil. mse. PORT. Fusil. 17. Fucile. digent, manquer. que, disette, dénuement, pénurie. Antras m’en farun FRAITUSAR. Quar aissi s pert ad estros, RamBauD D'ORANGE : Ben sai qu’a. Per sornAcHA d' omes bos Autres m'en feront manquer. Aquest segle ves totz lats. Part. prés. Qui don a prueyme FRACRURAX, G. AneLter pe TouLovuse : Ar farar. Almorne dona. Car ainsi ce monde se perd entièrement de #u Brev. d’'amor, fol. 62. "| côtés, par pénurie d'hommes bons. Qui donne au prochain indigent , donne aumôue. Per soraacka de bes temporals. ANC. CAT. Freturar, Freyturar. Liv. de Sydrac, fol. 1. Par dénuement de biens temporels. 2. FRACHURA , FRAITURA , 5. F., Manque- Fig. Sabers no m fai soraacæa ment, disette. De Far an novel sirventes. Per FRAITURA d'aiga son sb lui acordat. BERTRAND pe Bonx : Guerra e trek b GUILLAUME DE TUDELA. Savoir ne me fait manque pour faire un ooure- Sont arcordes avec lui par discite d'eau. sirvente. FRA axc, r. Grant sofrete a de pain d'avaine. Roman de la Rose, v. 10198. Mes de ce ont trop grant souffrete Qu'il ne se pueent solacier. Fabl. et cont. anc.,t.1,p. 171. Car de viande aveient sofreite. Maure DE FRhance, t. Il, p. 97. Con cil qai avoit grant soufraite. Roman du Renart ,1.1,p.241. 6. Sornacuizra, s. f., dénuement, misère. Quan ve a la surRACHILLA. B. pe Vexzenac ou Mancasaus : Lanquan. Quaod vient au dénuement. 7. SOFRACHOS, SOFRAITOS, adj. , souffre- teux, pauvre, privé de. Mas ges los panbres soraacnos No seran per els sebelitz. P. CanDiNaL : Quan vey lo segle. Nais les pauvres souffreteux ne seront point en- wrelis par enx. Fg. La caytiva doloyrose, D'amic e d'aver sorRacnosA. V. de S. Honorat. La chétive afigée, pauvre d'ami et d'avoir. Sornarros de coratge. ARNAUD DE Manup1r, : Hazos es. Pauvre de cœur. aïc, ra. Jagement del soffraitus e venjance des poures. Anc. trad. du Psaut. de Corbie, ps. 139. Tant fusse d’argent sofrettos. Ta ne seras jà sofretns De rien. Roman du Renart, t. II, p. 214 et 137. Son armée fort afoiblie et souffreteuse de tontes choses. Auxor, Trad. de Plutarque, V. d’Antwine. D'aidier ce poare souffreseux. CuanLes D'ORLÉANS, p. 134. Sanvant les vies misérables Des povres soufreteux. Cukusnr Manor, t. IV, p. 298. RADEL, FrRADELH, FRAIDEL , &d/., 5Cé- lérat, igooble, impie , infâme. Aital lafron rratnez. Gainaup DE Bonxetz : Lo douts chant. De tels infêmes voleurs. FRA 351: Una pots gens rRAD=ELHA. PiEnar D'AUVERGNE : Bel m’ es. Une gent dévergondée scélérate. Aqailh gens FRAD=ELRA. P. CanninaL : Uu sirventes trametray. Cette gent scélérate. Subst. S'us rnaDxLs partitz de lei.. No fosso. G. PIERRE D£ CasALs : Ar m’ es. Si quelques impies séparés de la loi... ne fussent. a. Fnaïn1r, adj. , infâme, vil, misérable. En fan essais FRArDITZ. GuitLause Dx MonracmacouT : Non an tan. En font essais infdmes. Subst. Plas que serps de sicomor M'en deslong per un fals ranrprrs. GUILLAUME DE CABESTAING : Ar vey qu’em. Pour un faux misérable, je m'en éloigne plus que serpent de sycomore. 3. Faaïnin, adj., vil, misérable, odieux, méprisable , mauvais. Per conseill d’omes rnatnts. MancoarT : Mentre m’obri. Par conseil d'hommes méprisables. Mas la semeura FRAIRINA Geta malvatz fruch, quan grana, NMARCABRUS: Per l’aura freida. Mais la vile semence jette mauvais fruit, quand elle graine. Fig. Tottos afars es niens, Peire Raimon, e”’l sens rRaïnts. T. pe B. px Gounapon ET DE P. RaimonD : Tot ios. Pierre Raimond, toute ton affaire est néant , et le sens méprisable. Vostr’4tuor FRALRINA. T. pe BsananD ET DE GAUCELX : Gausselm. Votre amour miserable. AEC. ra. Ne de cuer povres ne frarins, Ne blastengiers de ses voisins. Fabl. et cont. anc.,t. L, p. 207. Tant com il ont le froit éa, Et le tens divers et frarin. Roman de la Rose, v. 60. La lasse dame, la frarine. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc. ,t. II, p. 56. FRAGELLAR, v., babiller. Qui qu’en frima ni en rracat. PIERRE D'AUVERGNE : À vioill trobar. Qui que ce soit qui en critique et en babille. 382 FRA FRAIRE, rRaATRE, s. m., lat. rRATR&A, frère. Si com Abels e son rRAIR«. P. CanDinNaL : Rasos es qu’ ieu. Ainsi comme Abel et son frère. Totz temps es ver qu’ el laire Caïida tuit sian sei PAAIRE. B. pe Vanrapour : Lo rossignols. En tout temps il est vrai que le larron pense que ‘ fous soient ses frères. Fig. Ans crei que fa fils o rRarAs de ven, Tan cambia Jea son cor e sou talen. Lanrranc CioaLa : Estiers mon. Mais je crois qu'il fut $ls ou frère de vent, tant il change facilement son cœur et sa volonté. Si los agachons que trobaras al pe del terme non eron FRAIRES. Trad. du Tr. de l'Arpentage, 2° p.,c. 2. FRA a. Fnan,s.m., frère. Pets li tot lo comtat reeobrar De Ventamilha , que devia tornar À Jacobins per ls mort de son ras. -RansauD px Vaquetnas : Honrat marques. Vous lui fites recouvrer tout le comté de Vinti- mille , qui devait retourner à Jacobiue per h murt de son frère. 3. Fnat, 5. m., frère. Li autre raaïs del temple. Li raa1s del temple respondio. Dels rats del temple. Tie. de v192. Doar, t. CXXIV, fl. 332 Les autres frères du temple. Les frères du temple répondsient Des frères du temple. car. Fra. asp. mon. Fray. ronr. Frei, fra. 1T, Frà. Si les témoins que tu trouveras au pied du terme | 4. FRATUEL, 5. m., lat. FAAT7UELÉS, neven n'étaient pas frères. — Religieux, frère d’un couvent. Los FRAIRES menora En son eu grans blasmors. P. Basc : Ab greu cossire. Les frères mineurs en sont en grands blèmes. Li rratra del covent. V. de S. Honorat. Les frères du couvent. Ce mot était employé familièrement et amicalement. rolqnes 1hi a dih : « No fassatz, rratnx, Quar lo reis es tos senher e tos compaire. » Roman de Gerard de Rossillon, fol. 106. Foulques lui a dit : « Ne faites pas , frère, car le roi est toa seigneur et ton compère. » Fe que dei a Deu, bel rnaTax. GuiLLauME DE LA Tous : Unes does. Foi que je duis à Dieu, beau frère. — Signe du zodiaque. Del ter signe m'es veiayre Que es nomnat li day Rate. Brev. d'amor, fol. 27. Du troisième signe il m’est avis qu’il est nommé les deux frères. AMC. ESP. Fradre, disso , tus cosa asmela bien contads. Los fradres de la casa. VF. de San Millan, cop. 85 et 351. ANG. CAT. Frare, «sp. MOD. Fraile, 1%. Frate, du côté de frère, fils de frère. Avia usuorpat l’emperi de son FRaTUEL. Laicet lo reaume a son rnaTumr. Childeberi. Cat. dels apost. de Roma, fol. 10 et". Avait usurpé l'empire de son neveu du côte & frère. e Laissa le royaume à son neveu du côté de frrre Childebert. 5. FRATERNITAT, 5. f., lat. FRATERSI- TaATem , fraternité. Natnral FRATARNITAT- Brev. d'amor, fol. 133. Fraternité naturelle. Nostra rRAT&ANITAT bumilment vos requxt. V. de S. Honorat. Notre fraternité vous demande humhlement. Cant hom requier ad un abbat lo pt l’ayga de son monestier, homs demanda eness la FRATERKNITAT € la corpanhia. V. et Vert., fol. 42. Quand où requiert à un abbé le pain et l'eau d& son monastère, on demande ensemble L fraterei: à la compegnie. car. Fraternitat, xs». Fraternidad. ronr. fre cernidade. rer. Fraternità, fraternitate, fr ternitade. 6. Fnaimesca, s. f., part, portion d frère. | Sol que el non Jais a negun meins dri falcidia, s0 es de la tersa part de sa Frans : Trad. du Code de Justinien, fol. = FRE Rafralchisses vos mains, vu que le laver est très saio après manger. Fig. Per lo cor dedins Rerarscaa. Le core px Porriras : Mont jaurens. Pour ru frafchir le cœur au-dedans. — Renouveler, rappeler, ranimer. Non deveixz nernausCAR tan vilha iror. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 9. Vous ne deves pas renouseler si vieille rancune. Vol retraire l’amor, e AFRESCAR El fag que fetz. Ramp»auD DE Vaquetnas : Senher marques. Je veux retracer l'amour, et rappeler le fait que vous fites. Part. pas. Pel temps qu'es AEFRESCATZ. ALPHONSE II, RO1 D'ARAGON : Per moutas. Par le temps qui est ru frafchi. Cant agrou REFRESCAT. Abr. de PA. et du N.-T., fol. 35. Quaod ils eurent ra/rafchi. caT. KP. PORT. Refrescar. 1T. Rinfrescare. 28. RæraEsquiR, v., rafraîchir. Part. pas. Sian asFRESQUIT competentment de viandas. Priv. conc. par les R. d'Angleterre , p. 42. Qu'ils soient rn/frrfchis convenablement d'aliments. FREGAR, FrRsGuar, 7., lat. raicane, frotter, froisser. . Faacar Entre se doas creaturas. Brev. d'amor, fol. 38. Frotter entre soi deux créatures. Las mas ab vinagre rR«GaRn. Tan fier et rraGa ‘] hec. Eluc. de las propr., fol. 8r et 140. Frotter les mains avec vinaigre. Tant frappe et /rotte le bec. Part. prés. Moro lors venires razaGanx ab l’arena. ÆEluc. de las propr., fol. 154. Mearent frottant leurs ventres avec le sable. caT. sp. Fregar. pont. Esfregar.1r. Fregare. 2. Fazranr, v.; frotter. Adones oing sa cara e la razra. UN TROUSADOUR ANONYME : Seinor vos que. Alors oint sa face et la frotte. El se clan la una surelha ab la coa, e rrxra tan }’autra per terra tro que l’a tota elausa. Naturns d’alennas bestias. FRE 393 Il se bouche une oreille avec la queue, et frotte tant l’autre par terre , jusqu'à ce qu’il l’a toute bou- _chée. zsr. Frotar, flotar. 3. Bazcan, v., frotter. D’ aco 13RRGAT lo paladel FE la Jengoa de vostr’ aurel. -S’oli Jaari no ill trobatz, Ab fel de porc las li BR«GATz. Deuves pe Paaprs , Aus cass. Frottes de cela le palais et la langue de votre oiseau. Si huile de laurier vous ne lui trouvez pas, avec fiel de porc vous les lui frottez. 4. FREGAMENT , s. m., frottement, fric tian. : No trobo aspreza en lor rA&GAMENT. FAsGAMExs et suffumigacios de caudas her- bas. Eluc. de las propr., fol. 62 et 82. Ne trouvent aspérité en leur frottement. Frictions et fumigations d’herbes chaudes. caT. Fregamento. xsr. Fregamiento. 11. Fre- gamento. 5. Faicacio, 5. f., lat. rRIcATIO, friction, frottement. Fassa sobre aquel rricacto entro que be apparen las venas. Trad. d’Albucasis , fol. 54. Qu’il fasse sur celui-là friction jusqu’à ce que les veines apparaissent bien. se. Fricacion. ronT. Esfregacäo. 117. Frega- gione. 6. Frocar, rRoISsAR , v., froisser, briser, être mis hors de combat. Ben aut sobre la bocla l’escat li rnoc. El no fer chavaler que tot no rnoss. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 95 et 73. Bien baut sur la hosse lui brise l’écu. Il ne frappe chevalier que tout il ne soit mis hors de combat. =. Faois, s. m., froissement. Tro a brea jorn veiretz d’astas tal raots. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 64. D'ici à peu de jours vous verres tel froissement de lances. anc. FR, E de lances grant froisséis. Roman de Rou, v. 13690. 8. Fraunia , »., froisser, écraser. 50 384 FRA a. Fraissure,s. m., frêne. Ab grossa asta de FRAISSUER. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 29. Avec grossc lance de fréne. FRANC, ad}., franc, lihre, exempt. S’ anc fos rRANCA, ar es sgrs ses doptausa P. Vipa : Lanza marques. Si jamais il fat franc, maintenant il est serf sans doute. — Sincère. Faaxcx e lials ses banzia. AUGIER : Per vos helha. Franc et loyal saos tromperie. — Vrai, véritable. Fig. Aquest malvais volatilh . Don rnAnNCx yverns nos nedeya. Mancasaus : Pus la fuelha. Ce mauvais volatile dont franc hiver nous net- toie. ANC. £8P. Quien es franc e ardido. Poema de Alexandro, cop. 66. cat. Franc. sp. MOD. PORT. 17. Franco. 2. FRANCAMENT, FRANCAMEN , FRANCHA- MEN, adv. , franchement, librement, sincèrement. FranxCAMEnT.….. cum sian gens de paubretat. Tic. du xive siècle. Dour , 1. XCIII, fol. 258. Franchement. comme ils soient gens de pauvreté. Que eu tenia FRANCAMENT. Tit. de 12653. Dour, t. CXXXIX, fol. 88. Que je tenais franchement. Li respondet tot FRANCHAMEN. V. de Guillaume de Cabestaing. Lui répondit lout franchement. Mas tan m' ausi ab dols martyre, Qu'’ie’lh perdo ma mort FRANCAMEN. G. Fair : Coras que m des. Mais me tue avec si doux martyre, que je lui pardonne ma inort sincérement. car. Francament. esp. PORT. 17. Francamente. 3. Fnancaz, adj., franc, affranchi. Exceptat lo fiu raAxcar., cavaleyral. Cout. de Suussignac, tit. de 1319. Excepté le fief franc, de chevalier. 4. FRANQUETAT, s. f., franchise, liberté, affranchissement. FRA FAANQUETATZ pot esser donada a servs o en gleisa, o entre s0s amicx, o per letras. Trad. du Cods de Justinien, fol. 74. Affranchissement peut être donné à esclave ou rs église, ou entre ses amis , ou par lettres. Lors FRANQUE&TATZ € lors establiments. Tit. de 1265. Doar, t. CLXXII, fol, 134. Leurs franchises et leurs institutions. 5. FRANQUESA, FRANQUEZA, 5. f., fran- chise, droiture, liberté, exemption. FaaAnQuesA de peadge. T'it. de 1271. Don, t. LXXIX, fol. 231. Franchise de péage. Previlegi et... rRAnQUEzAS. V. et Vert., fa. 16. Privilége et. franchises. Mout estai gent rnanQuaz’ ab gran beuiit. ARNAUD DE ManveiL : Tot quai ice. Moait gentiment est franchise avee grande beaute. Treis manieyras son de raanQuaaus .… li primieyra es franc albiri o franca volant, que kom puesca far o elegir francament lo x o Jo mal. V. et Vert., fol. 3. Trois sortes sont de libertés. la premièreest Li: arbitre ou libre volonté, qu’ou puisse faire os ct sir librement le bien ou le mal. car. Franquesa. rse. rour. Franquers. n. Franchezsa. 6. Franc, s. m., franc, monnaie. Per lo prets e la soma de detz rnancs. Terrier de la Confr. du S.-Esprit de Borde:sr Pour le prix et la somme de dix francs. Per lo pretz et soma de tretze rrancz. Tit. de 1468. Bordeaux, bibl. Mootei!. Pour le prix et somme de treise francs. ESP. PORT: 1T, Franco. 7. Frances, 5. m., Français. Quar li Frances no son Gasco. À. Daniez : D’ autra guis. Car les Français ne sont Gascons. — Langue française. E”1 li a en rRANCES durament demandat: « D'oniesttu natz, vilhart? » Roman de Fierabras, v. #9 Et. il Jui a demandé durement en /frerr:: « D'où es-lu né, vieillard? » car. Francesc. nsr. Frances. vour. Fraæce: 17. Francese. 8. Franquie, v., affranchir. FRE FREMNA , S. f., frange. Una razxuna qui vert la terra pent. Poeme sur Boèce. Une frange qui vers la terre pend. FREN , ras, s. m., lat. FReNum , frein, bride, mors. A ’lrazx al caval ostat, E laisa la sa volontat Paiser de bell'erba fresca. Roman de Jaufre, fol. 38. A ité le frein au cheval , et le laisse à ça volonté jaitre de belle herbe fraiche. Tans autres valens arnes E rnxs dauratz e palufres. P. Vipas : Abril issic. Tant d’autres précieux harnais et freins dorés et pleſroĩs. Fig. Per lo rax de razo. V. et Vert., fol. 103. Par le frein de raison. 1oc. La bocha tenrai ades en rex, Qu’ ella sivals non l’en dira mais re. PsyroLs : Mot m’entrerais. Je tiendrai incessamment la bouche en frein, de manière que certainement elle nelui en dira plus rien. Met rkE en ta bocs. ; V. et Vert., fol. 103. Mets frein en ta bouche. Aissimte Amors pres el rre. Foiquer DE MARSEILLE : Ab paucico. Ainsi me tient amour pris au /rein. Ja N° Asiroaus toa temps non an cuisn Qu'ien vas amor aia virat mOn Fax. FoLquet Dé MARSEILLE: Ai! quant gent. Que jamais dame Asimans en aucun temps n'aille pensant que eontre amour j'aie tourné mou frein. Mi ten en aissi en FRE, E m tol l’ardit e m rete Qu’ien no us aus preiar de re. G. Fainir : Al semblans. Me tient ainsi en frein, et m'ôle la bardiesse et me ichent que je ne vous ose prier de rien. De sola paor ai faich FRE. MARCABRUS : Assatz m’es hel. De seule peur j'ai fait frein. Nou tenian rax De dir d'amor tot mal senes merce. Aumsai DE PEeuiLain : Tots hors. Ne tenaient frvin de dire d'amour tout mal sans niercs, le m prenc ades ab ambas mas lo rre. PERDIGONS : Îra c pezars. FRE 395. Je me prends iaccssamment l: /reia avec les deux nains. Devas la coa vir lo rax. GinauD DE Bonnrir : Un souet, Devers la queue je tourne le frein. Si m tira vès amor lo rares Qu’ a nulh’ aatra part no m’aten. B. pe VEnNTADOUR : Non es meravelha. Ainsi le /rein me tire vers amour que vers nulle autre part je ne suis attentif. Sus payas van ferir, lors razs abandonatz. Roman de Flerabras, v. 490. Sur païens vont frapper, leurs /reins abandonnés. Adv. comp. Amors, e com er de me? Ja sai tornatz en l’afan De que m’ alarguetz antan En aissi DE TOT LO FR&. CADENET : A mors e com. Amour, et comment sera de moi? Déja je suis tourné dans la peine dont vous m'élargites jadis ainsi de tout le frein (entièrement). Anc çonez raz no m volc menar nn dis. ForQuET bE MARSEILLE : Sitot me soi. Oncques par le frein ne me voulut mener un jour. — Terme de grammaire. Faus es apelatz cant ana dictios freneia amb autra per ajastamen de dos r 7, cant una dic- tios fenis en r et P autra comensa per r. Leys d'amors, fol. 109. Frein est appelé lorsqu'un mot s’enchaine avec autre par ajustement de deux RR, quand un mot finit en R et l’autre commence par à. CAT. Fre. xsr. Freno. ronr. Freio. 17. Freno. 2. SOoRRErRE, $s. m., surfrein, double frein. Fig. Mas qui vol aver pretz entier, Sapcha meir’ en son afar sosazrrz, SonpsL : Mant home. Mais qui veut avoir mérite entier, qu'il sache mettre surfrein en'son affaire. 3. FRENIRR, FRENER, $s. m., fabricant de freins. Del dimecres s0n... FRENIÉRS. Cartulaire de Montpelfier, fol. 45. Du mercredi sont. les fabricants de freins. La selers e eu FRINERS, .vt. d. l'an. Charte de Montferrand de 1240. En selliers et en fabricants de freins, six deniers l'an. cAT. Frener, user, Frenero. pont. Freieiro. 17. Frenaio. 386 FRA FRA ANC, FR. Fraindre lances et peachoier. La qual obliqaitat apelam rRAaccio de rach. Roman de Rou, v. 6735. Eluc. de las propr., fol. 120. Cuidiez vos qu'il fraingnent la pes? Laquelle obliquité nous appelons fraction de rayon. Roman du Renart,t.1,p.7t. car, Fracciô. xse. Fraccion. ront. Fraccso. Homs ne doit freindre ne desjoindre ir. Frazione. Cels q'asembler velt Diex et joindre. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc.,t. 1, p.34. 6. Fracma, 5. f., fracture, brisure, auc. asr. Frañer, frangir. xr. Frangere. cassure. À pres FRACHA Que anc no pres tal. 2. FRASCAR > FRUSCHAR ; V., briser, rom- Roman de Gerard de Rossillon, fol. 10. pre, casser, déchirer. À reçu fracture que jamais il ne reçut telle. Lansas rnascan, escots traucar,efendre |, FaacruRa, FRACHURA , 5. f., lat. raic- Elmes ranitz. TuRA , fracture, brisure, cassure. BenrranD DE Bonx : Ar ven la. FaacrUR 1 Briser lances, trouer écus, et fendre heaumes 4 A en la COYSSa. Fracruna del os, brunis. " " if » t Trad. d'Albucasis, fol. 1e #. Cui et fier escreventa , o s' asta FRUSCHA. Fracture à la cuisse. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 64. Fracture de l'os. Ï1 renverse celui qu’il frappe , ou rompt sa lance. . 9.— Si com, ses FRACHURA faire, Mulvestatz franh e rauscHa. Vai et ven rais, quan solelha, Mancasnus : Belh m’ es quan. Méchaucété cesse et brise. Per la fenestra vezina, Pirnre DE ConBtAC : Dona dels ang. Ainsi comme, sans faire brisure, quand le wk: duit , le rayon va et vient par la fenêtre voisine. CAT. ESP, PORT. Fractura. 17. Frattura. Mas l’ira del mal temps raascar lur a la vela. V. de S. Honorat. Mais l’ire du mauvais temps leur a déchiré la voile. | 3. Francisce, adj., frangible, fragile. 8. F RACHISSA , 5. f., jointure, articuk- FRANGIBLE, quar sa grauda siccitat corrump non. sa dactibilitat. Las rracutssas dels detz de las mas. Arena es... FRANGIBLA de leu en partidas no Cat. dels apost. de Roma, fol. 1% Eluc. de las propr., fot. 192 et 183. 9. FRANHADURA, sf, fracture, cassure. Frangible, car sa grande siccité altère sa ductilité. Arèue est. frangible facilement en parties in- brisure. nombrables. La FRANRADURA liaretz Ab un fil. xsr. Frangible. ronr. Frangivel. rr. Frangi- bile. Deuves pe PRanes, Æus. cas Vous lierez la fracture avec ua fil. 4. FrancisiziTaT, s. f., frangibilité, ropriété des corps frangibles, fra- gilité. Quan es fondut, a dactibilitat; mas freg et 10. FRAGMENT, s. m., lat. FRAGMENTAT. fragment. - Si... ha FRAQMENTz de hos, exiratt ton aquels que podes. dar, FRANGISILITAT. Trad. d'Albucasis, fol. 41. | Eluc. de las propr., fol. 193. Si... il y a /ragments d'os, extrayez tous ce Quand il est fondu , il a ductilité; mais froid et | que vous pouvez. dur, frangibilité. caT. Fragment. nsP. PanT. Fragment. mr. ir. Frangibilita, frangibilitate, frangibilitade. Frammento. 5. Fnaccro, s./., lat. FRACTIO, fraction, | 11. FnaGiz, FRAGEL, ad}., lat. rBMAG. brisure. fragile , faible. FRO FROMEN , s. m., lat. raumentum, fro- ment, blé. Qui en desert Semena raomxxN ses arar. P. CARDINAL : Predicator. Qui en désert sème froment sans labourer. So mantas especias de FROMENT. Eluc. de las propr., fol. 208. Sont maintes espèces de froment. Prov. Tals cuia lo pa trobar fah, qu’el rno- MES es el cam. Liv. de Sydrac, fol. 108. Tel pense trouver le pain fait, que le blé est au champ. caT. Froment. ssP. PORT. Frumento. tr. Fru- mento, formento. 2. FROMENTAL, 5. m., froment. Las tres pariz de la modara del rRomENTAL. Cartulaire du Bugue, fol. 25. Les trois parties de la mouture du froment. AEC. FR. Sis chens de fuere fourmental. CARPEINTIEN, Gloss.,t. Il, col. 530. 3. Frowrnros, adj. fromenteux, pro- duisant du froment. Froxmexroza es et fertil, Eluc. de las propr., fol. 181. Est fromenteuse et fertile. PORT. 1T. Fromentoso. FRONCIR , FRONZIR, FRUZIR, %., fron- cer, plisser, rider, plier, fausser, briser, écraser. Tant peitz escoichendre e tant elme rnowzin. GILLAVMX ne TupeLa. Déchirer tant de poitrines et fausser tant de heaumes. Part. pas. Tant cervel rnonzrr. | GuiLiaAumE De Tunsta. Taut de cerveaux brisés. Pel rRONCIDA ni ransa. P. Vipa : Cara amiga. Peau ridée et rance. Cel que a lo frou larc e no Ÿ’a pas rROm=IT. Liv. de Sydrac, fol. 126. Celui qui a le front Jarge et ne l’a pas plissé. Lhi filh Terric lai porten bliautz rRuzrTz ; La mainada Bozo , ausbercs vestitz Per desotz lor gonelas fortz e treslitz. Roman de Gernru de Rassillon, fol. 32. IT. FRO 401 Les 6ls de Thierry portent là ibliaux JSroncés ; la troupe à Boson, hauberts forts et maillés revêtus par-dessous leurs gonelles. CAT. Frtnsir. sr. Frnncir. ronr. Franzir. FRONT , s. m., lat. rnonwrem, front. Tro la crisma li panzon sus el rnox. BERTRAND DE Box : Quan la novelha. Jusqu'à ce qu’ils lui posent le chrême sur le front. Vostre rnox pus blanc que lis. AnNAUD DE MaruEIL : Dona genser. Votre front plus blanc que lis. | Que 1 lauzengier el trichador Portessan corn el rRox denan. B. 1e Vrnrapoun : Non es meravilba. Que les médisants et les traîtres portassent corne au front devant. Fig. Ad obs del rnonr de la capels. PHILOMENA. Pour le besoin du front de la chapelle. Loc. Quier a ma dompna perdon, Qu' el cor ay e ‘sen sus el rnox. E. CatneL : Si cum selh. Je demande perdon à ma dame, vu que j'ai le cœur et le sens sur le front. Frances ni clercia Ni las autras gens no l'an rnox. P. GarpinaL : Jeu volgra. Français ni clergé ni les autres gens ne lui tien- nent téte. Adv. comp. No sapcha de tot parlar À rron. GUILLAUME DE S. DiDiEn : Aissi cam es. Ne sache du tout parler avec hardiesse. La dreytura No y troba gua ni pon, Mas desmezura Hi vai per tot À raox. P. CanDiNaL : Quals aventura. La droiture n’y trouve gué ni pont, mais excès y va partout avec effronterie. | CAT. ANC. Rs». Front. kb. MOD, Frente. ronr. 1T. Fronte. 2. FaonTeinA, s. f., front. Vos fetz aquo que us par a la vaonraina. T. »= Bonnrrox &r pe BACAS: Seingn’ En. Vous fit ce qui vous paraît au front. 3. FronTaL, s. m., lat. rnonraria, frontal, bandeau, tétière. Gans e sentnra… 51 388 FRA 19. Dermacner, v., rompre, cassér, es- tropier. | Part. pas. fig. Mas qnar iest vielhs e DxrRAGs. Le moine DE MonTauDox : Gasc pec. Mais parce que tu es vieux et cassé. Substantiv. Bxceplat D&rrRACS. Tit, de 1313 et de 1326. Doar, t. XXXVILL et XXXIX, fol. 182 et 43. Excepté estropié. 20. REFRANHER, REFRAGNER, V., tempé- rer, adoucir, soulager. E ‘1 rossinholet el ram Volt e axraanu et aplana Son dous chantar, e l’ afins. G. Ruprz : Quan Lo rius. Et le rossignol sur le rameau roule et tempère et polit sou doux chanter, et l’épure. El malantes, quau se planh, Si no’l val, sis’en azFRAm«z. AnwauD D: ManugiL : Mout eron. Le malade, quand il se plaint, si ne lui vaut, pourtant s’en soulage. Ab que m conort e m REFRANE. - Gtuaur De Boan&ix : Si 1 cor no m. Avec quui je m’encourage et me soulage. ANC. FR. Que vos vantises et haulx parlers veuillez refraindre. Hist. de Gérard de Nevers, p. 84. Quand ce oy li emperères si refranist .1. poi de se ire. Chronique de Cambray. ronr. Refranger. 1r. Rifrangere. 21. Rarnaccio, s. f., lat. RRFRACTIO, réfraction. Quan si ajusto en loc de narnaccro. | Elu. de las propr., fol. 120. Quand ils s'adaptent en lieu de réfraction. car. Refraccié. usr. Refraccion. Pont. Refrac- câo. rr. Rifrasione. 22. REFrRANH, REFRIM, 5. m., refrain, fanfare, Chats e retins, dousas vots € REFRANES. E. Cauase : Lo rossiahols. Chants et roulades, douces voix et refrains. De trompas nxrniMs. G. Anelier pe TouLousr : El nom de. F'anfares de trompes. FRA Danss es us dictatz gracios, que contes .1. BEPRANR , 20 08 .[. respos 20lamen. Leys d'amors, fol ip. La danse est une composition gracieuse , qui c- | tient un refrain, c'est-à-dire une réplique seulemen!. car. Refré. ner. Refran. ronr. Refräo. 17. Re freno. 23. RerRANHAMEN, 5. m., SOUlagement. Quar fis amicx à gran REFRANHAMES ” Quant aa si dons lauzar et enantir. Ausen: De BaLiLotOt : Aissi col pres. Car fidèle ami a grand soulagement quand il es- | tond louer et exslter sa dame. 24. REFRANDRES, 5. m., adoucissement. Jots e repaus e s0jorn er R&FRASDASS Guiczauus Ds S. Dipren : Lo greus der Joie et repos et plaisir sera adoucissement. FRAPAR , v., frapper. Son venguts sailhir per rRapau sur lo dt sety. Volria salhir dessus per rRAran. Sor lo dit Bocard et sas gens son auatsrai- | PAR, Chronique des Albigeois, col. 11, 12 & ÿ. Sont venus sauter pour frapper sur ledit siég Voudrait sauter dessus pour frapper. Sur ledit Bouchard et ses gens sont allés frepper. AnC. CAT. Frappar. 17. Frappare. FRAU, s. m., lat. rraus, fraude, four- berie, faussete. L'an ab forsa, l’autr’ ab rnau. RaïxonD DE LA Tour : Âr es drets. L’un avec force , l’autre avec /raude. Adv. comp. Gent e covinent e non a rat. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 1°. Bien et convenablement et nou en fraxde. Cofonda Dieus la lengua Que dits à raau ni a saubnt. RamnauD D'OnANGE : Er quan sembl Que Diou confonde la laugue qui perle en sarti et en public. Baïisson joi a present et À FRAU. P. Vipas : Drogoman. Far. Abaissent joie à découvert et er cachette. caT. Frau. ssp. PORT. 17. Fraude. 2. FRAUDAMENT, s. m., fraude. Per tolir plusors rRAUDAMENTS et enga0s Statuts de Provence. Pour, p. 13. our ôter plusieurs /raudes ct tromperics. it. Frodamento. FRU | FRU 403 Recebon lars raucs 6 las rendas. Aquilh pero que son raucaax. V. et Vert., fol. 56. Brev. d’amor, toi. 50. Reçoivent leurs produits et les rentes. De La sève, qu’ils ont réunie eu hiver, font fruits en été, ceux-là toutefois qui sont fructifiants. Fiz. Mas selh qu’en Dieu fenis e ben comensa, ssr. Frutar, 17. Fruttare. Ren rauc de pretz e rruG de salvamen. G. Fioptinas : Tots hom qui. . Mais celui qui finit et bien commence en Dieu, 5. Fauicio » f., jouissance. rend fruit de mérite et fruit de salnt. De las cansss spirituals era sa rAUrCro. Flors e raurz de totz bos complimens. V. de S. Flors. Doat,t. CXXILE, fol. 272. … Su jouissance était des choses spirituelles. A1MER: DE PEGUILAIN : S” ieu anc. . . . Fleur et fruit de toutes Lonues perfections. Final felicitat e gloriosa rauicro. Elec. de las propr., fol. 1. caT. Prurt. rs». PORT. Fruto. 17. Frutto. . Félicité finale et glorieuse jouissance. 2. FRUCHA, FRUITA, 5. J., fr uit, prO-| car. Fruicio. msr. Fruicion. PORT. Fruicäo. IT. duction des arbres fruitiers. Fruizione. Terra non rendet blat ni raucuA. 6. Faucruaai, s. m.. | F. de S. Honorat. . JARL, 5. My lat. FRUCTUARIUS, La terre ne rendit blé ni fruit. usufruitier. Las rauiras dels albres, can los podon trobar. Que m done loe am los ssus FRUCTUARIS. GUILLAUME Dx TUDELA. , Leys d'amors, fol. 15. Les fruits des arbres, quand ils peuvent les trouver. Qu'il me donne place avec les saints ssnfruitiers. ESP. PORT. Fruta. tr. Frutta. ser. Fructuario. 3. Faucuiea, FrRUITIER, s. m., lat.|7. Usurnucruani, s. m. et f., lat. usu- 1. FRAUCTI/ER , fruitier, arbre fruitier. FRUCTUARIHS , usufruitier. A l’obra couois hom l’obrier, L’usurAuUCTUARt, 50 es aquel de cui es l’usu- Et al frog conois lo rAucatxe. frats. Brev. d'amor, fol. 83. À l’œuvre on connaît l'ouvrier, et au fruit on connait le /ruitier. Al frag conois bom lo raurries. P. GaaDiNAL : Anc no vi. Var. Au fruit on connaît le fruitier. ANC. FR. Ainsi ce roy Francus, sur l'automne fruictière. &.U DE LauDun, Franciade, p. 316. - UZuFrRUG, USUrFAUT, s. m., lat. usu- Les fruictières campagnes. | FRUCTUS, usufruit. Du Banras, p. 348. Uzurrauc, s0 es dreg d’ozar o de fruir la GaT. Fruyter. &sr. Fructero, frutero. PORT. | cansa d'autrnien tal griza que la causa sia salva. Trad. du Code de Justinien, fol. 19. _ Trad. du Code de Justinien, fol. 20. Lusu fruitier, c’est celui de qui est l’usufruit. Si es lexada usuraUcrtAnY per lo marit, Fors de Béarn, p. 1082. Si elle est laissée usufruitière par le mari. CAT. Usufrutuari. mer. ront. Usufructuario. tr. Usufruttuario. Fruteiro. |, Usufruit, c’est droit d’user ou de jouir la chose 4. Faucman, v., fructifier, profiter. d'autrui en telle guise que la chose soit sauve. No vim raucuar frug de bona semensa. car. Usufruyt. ser. vont. Usrifructo. 17. Usu- G. Fiourinas : Tots hom qui. Var. frutto Nous ne vimes fructifier fruit de bonne semence. Fig. Un nou joi que m rRauG © m floris. 9. FauIR, v., lat. Faut, jouir. Prannz D'AUVERGNE : De josta ’ls. Non usara ni non rRutIRA la causa. Une nouvelle joie qui me fructifie et me fleurit. Trad, du Code de Justinien , fol. 20. Subse. Son al rRAUCHAR sautes e saucs. N'usera ni no jouira la chose. Mancasaus : AI departir. AncC. FR. Dignes d’avoir la feuille, flear et fruict Sont pour le fructifer sureaux et saules. Da nom et loz dont orsteur fruit. Part. prés. De l'nmor, qu'an sjustat CAETIN , p. 222. En yvern, fan frug en estat, ANG. CAT. ANC. &SP. PORT. Fruir. IT. Fruire. 390 FRE FRE Qu'ieu leials gusita no sia Part. pas. S'es AFPRaYDAT. Tota via. L'Arbre de Batalhas, fol. 242. Capenet : Sanc fui belha. S'est refroidi. Je ne m'en laisse par froidure que je ne sois tou- n juurs loyale sentinelle. # res | 9. EsrrRezIm , RSFREDEZIS , v., refroidir. Fasrpuna dolenta Dout ara m’asrnspazss. No m tolh chantar ni rire. Dont mai Pisnne D'AUVERGNE : Al descebrar. P, Rociens : Tant no plou. t maintenant je me refroidis. Froidure douloureuse ne m’ôte chante ni rire. Part. pas. fig. La religio dels morgues er Lansa dressads, mot — F 16 Sofren caut e FR«YDURA. Cat. dels apost. de Roma, fol. 1 Senven pe GinonE : Eu si mal punb. | Le religion dos moines était moult refroidis. Lance dressée , souffrant chaud et /roidure. Flors.… una pauca rREIURA corrump tota lor natora. 10. ENFRIGIDITAT, 5. f., froid, froideur. Si es zRFRIGIDITAT de complexio. Trad. d'Albucasis, fol. 53. Eluc. de las propr. , fol. 209. S'il y a froideur de complexion. Fleurs. une petite /roidure corrompt Loute leur nature. | 13. INFRIGIDACIO, 5. f., refroidissement. anc. car. Fredura. sr. Freidura.1r. Freddura. Dona al cors INFATGIDACIO. e + Je ; Eluc. de las propr., fol. 35. 5, FRiGIDITAT » f, frigidité, froid, Donve refroidissement au cœur. froideur. Per raz0 de sa FRIGIDITAT. 12. INFAIGIDAR, ENFREGIDAR, ®., re- Eluc. de las propr., fol. 190. froidir, rafraïchir. | En raison de sa froideur. Part. prés. Cove que prenga causas 1xraxct- Per raiGiprTaT e humiditat. paXS, ayssi cum milgranas acetosas e e2- Trad. d'Allucasis, fol. 2. divia am vi agre e laytoguas. Par froid et humidité Trad. d'Albucasis, fol. 55. 17. Frigidià, frigiditate, frigiditade. Convient qu’il prenne choses ra/fraichissantes, s eve ainsi comme grenades acides et endive avec visait 6. Fnezin, v., lat. rnicrne, froidir,| 4 liitues. refroidir. Part. pas. Fay aquo am festinacio, pet s0 qu No m raezis freitz ni gels. no sia KNFARGIDAT. A. DaniIEL : Ans qu’ els. Trad. d'Albucasis, toi. 5. Ne me refroidit froïd ni gelée. Fais cela avec hâte, a6n qu'il ne soit pas refrai Lo pan del folh ir. {nfrigidare. Caudet e molh Mandac, e lays lo mien rauzre. 15. REFARIDAR, BEFREJAR ; REFREGAA : Mancasaus : D'aiso laus. v., lat. axraicerane, refroidir, rafrar- Je mange le pain du fou chaud et mou, et laisse chir. rfi roidir le mien. Lhi nsrnzrpa sa calor. Fig. Nil cor lunhar ni vauzra. Liv. de Sydrac, fol. 59 GaAUSEAT, MOINE DE Puicis0T : Partit. Lui refroidit sa chaleur. Ni éloigner ni refroidir le cœur. Li dones una gota d’ayga per asrassas la car. Fregir. us». Freir. ronr. Frigir. xx. Frig-| dolor desalenga. . gère. V. et Vert., fol. 53. un Lui donnât une goutte d'eau pour rafraick l 7. Fazpezn, v., refroidir, devenir froid. | douleur de sa langue. Entro que venc la nuh, su raxpuzra. Si tota l’ayga de la mar li corris sus sa lec- Roman de Gerard de Rossillon, fol. 47. | gua, no se naramaura. Jusqu'à ce que viat la nuit, au refroidir. F. et Vert., fi. 8. Si toute l’eau de la mer lui courait sur le less «. 8. ArrR«YDAR, v., refroidir. ne se rnfraichirait pas. FRE Vomis, e A&rREGARAS ti, € donaras sandat a ton cors. Trad. de Bède , foi. 72. Vomis , et Lu te rafraîchiras, et donneras santé à lun corps. Fig. Trop de rasons mi R&«PAuïA , Qu'a pena m plai ren que veia. PaLazis : Si col flacs. Trop de raison me refroidit, vu qu’à peine me plit chose que je voie. Part. pas, Cant aïsd er REVRRIAT. DEupss pe PaADEs, dus. cass. Quand cela sera refroidi. car. Refredar. xsr. vont. Resfriar. 1r. Ri- freddare, raffreddare. 14. REFREYDIR, REFRECIR, REFREZIR, v., refroidir. Quan vey lo temps camjar e R«rauy DIR. GUILLAUME DE BERGUEDAN : Quan vey lo. Quand je vois le temps changer et refroidir. Eu ivern, ela es freia de sus per l’ayre que la fer e la narrazis. Liv. de Sydrac, fol, 135. En hiver, elle est froide dessus par l'air qui la frappe et la refroidit. Fig. Ma dona m fai tot nxrauG1R del caot. RamBAUD DE VAQUEIRAS : D’ amor nom lau. Ma dame me fait tout refroidir du chaud. Tos coratges si axrA&zIRA de far cel mal. Liv. de Sydrac, fol. 65. Ton courage se refroidira de faire ce mal. Part. pas. Avant que sia REFREZIT. Devupes DE PRADES, dus. cass. Avant qu’il soit refroidi. zsr. Refreir. rr. Rifriggere. 5. REFRIGERI, REFREGERI, $. m., lat. REFRIGERIUM , réfrigérant, adoucisse- ment. L'ayre no sia sufficient per donar 2xrni- GER: al cor. Eluc. de las propr., fol. 19. Que l’air ne soit pas suffisant pour donner ré/ri- rérant au cœur. Fig. Do de pietat es coma un nerRaGER1 de rosada dei ciel. V. et Vert., fol. 56. Don de piété est comme un réfrigérant de rosée la ciel. Non aurss consolatio ni A&rRIGxAI. Libre de Tindal. ” Tu n'auras consolation ni adoucissement. "AT. Refrigeri. usr. ronr. Refrigerio. 1T. Re- Frigerio, rifrigerio. FRE 391 16. RerniGenacro, s. f., lat. nurrrcz- RATIO, réfrigération, refroidissement. Ayre necessari a la axyRIGuRACIO. Eluc. de las propr., fol. 33. Air nécessaire à Ja réfrigération. Fig. Contra temptacio dons Rr»FRIGERACIO. Eluc. de las propr., fol. 8. Contre tentation donne refroidissement. sr. Refrigeracion. ronr. Refrigeracäo. x. Rifriggerazione. 7. REFRIGRRATIU, adj., réfrigératif. Hamectatins et ARFRIGHRATIUS. Es dezicativa et REFRIGERATIVA. Eluc. de las propr., fol. 89 et 75. Humectatifs et ré/rigératifs. Est dessiccative et réfrigérative. Subst. Si cara per sagnia, per ARFRIGERATIUS. Eluc. de Las propr., fol. 98. Se guérit par saignée, par réfrigératifs. sr. PORT, Refrigerativo. 17. Rifrigerativo. 18. RarniGenan, v., lat. REFRIGERABE, refroidir, rafraîchir. | RIFRIGERRAR las partidas extremas. Eluc. de las propr., fol. 238. Rafratchir les parties extrêmes. Part. prés. Escalfan dedins et aErntGuR ax de- fora. Eluc. de las propr., fol. 102. Échauffant dedans et refroidissant dehors. car. asP. PORT. Refrigerar. 1T. Rifriggerare. 19. FREsC, FRKSQ, ad}j., germ. raiscn, frais, dispos. Voyez Munatont, Diss. 33. Ab buire rauxsc s0 coiretz. DEupes pe PraDrs, Aua. cass. Avec beurre frais vous cuirez cela. El cors delgat, graile e razsc e lis. BERTRAND DE Box : Ges de disnar. Le corps mince, délicat et /rais et lisse. Totz jorns trobaretz mi rREsc. T. pE RicAUT Er DE CABRIT : Cabrit. Toujours vous me troutrerez dispos. — Neuf. Lo fers et l’escnt rnuscs. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 29. Le for et l’écu neufs. 392 FRE — Nouveau, récent. Una sirventescs, En Rayaoier, tota FARSCA Vos metrai on cæbal. BErasaan DE Rovenac : Una. Un.sirvente tout nouveau, seigneur Raynier, je vous mettrai en cheptel. Maudifica nafras raxsQUas. Eluc. de las propr., fol. 199. Purifie blessures récentes. — Ado. comp. Tout fraîchement. Cant om ps »ansca la lur dons. Daupes px PRADES, dus. cass. Quand on la leur donue tout frafchement. CAT. Fresc. se. rORT. 1T. Fresco. 20. FazscAmMENT, adv., fraïchement, récemment. Infant nat FAESCAMENT. Eluc. de las propr., fol. 68. Enfant né récemment. Pels peleris qu' ero FRESCAMEN vengatr. Cat. dels apost. de Roma, fol. 175. Par les pèlerins qui étaient récemment venus. car. Frescament. usr. roux, 1Tr. Fresoamente. ar. Faxsquer, adj. dim., frais. Tota FRESQUETA € noOvela. DeEupes p£ Paapes , Auz. cass. Toute frafche et nouvelle. caT. Fresquet. sr. Fresquito. 17. Freschetto. 22. Frescon, s. f., fraîcheur Per la raxscon del mati. ARNAUD DE ManuriL : Belh m’es quao. Par la /raicheur du matin. Plus fara maior calor, Datz ti carn de maior raxscon. Deuves DE Paanrs, dus. cass. Plos il fera plus grande chaleur, donnes-lui chair de plus grande frafcheur. Ado. comp. Nouvellement, récemment. Era mortz Tor px PAzscos. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 86. Il était mort fout recemment. CAT. Ese. PORT. Frescor. 23. Fasscux, s.m., frais, fraicheur. Bel m' es dous chaus per la faiha Que fan l’anselet menut... Per Ja beutat del rarscuu. PIERRE D'AUVERGNE : Bel m’es. FRE Beau m'est doux chant que font par la (nt: les petits oiseaux... par le beauté du frais. Ai lo cor de joi sarion Contra la donsor del razscux. Mancasaus : À l’alem. J'ai le cœur rassasié de joie contre La douceur d: frais. 24. Farscmeza, s. f., fraicheur. La colors no ies meza Pegnen , ans s0bra FrA=sSCHESA De rosa de mai. UN TAOUBADOUR ANONYME : Pres soi si. La couleur n’y est pes mise en peigusat, ma.” surpasse frafcheur de rose de mai. ir. Freschezza. 25. Farsquxina, s. f., frais, lieu frais. Un capel fazia De flors, e sezia Sus en la razsquarua. G. Riquin : Gaya pestorellz. Faisait un chapeau de fleurs, et était auue me en lieu frais. 26. ReFRESCAMEN, 5. m., rafraichiss- ment. Quan la batalha fon facha, Volgron li crestians penre ARrREMANIE Chronique d'Arles. Quand la bataille fut faite, les chrétiens ronie- rent prendre m/rafchissements. Porta lur .x. formages e slcunas antras cit sas per REFRGSCAMENT. Hist. abr. de la Bible, foi. 5. Porte-leur dix fromages et aucunes autres ce pour rn/frafchissement. Un petit de REFRESCAMEZT. L'Arbre de Batalhas, td. 22 Un peu de rufrafchissement. anc. use. Refrescamienio. 1T. Rinfrescamat. 27. Rernescan, v., rafraïchir, refroidi O de l’aigaa ross gitar En lor caras, per R«rrassCAn. Un TROURADOUR ANONYME : Seinor vos {9 Ou jeter de l’eau de rose en leurs visages. P* ra fraichir. RarnEscATs vostras mas, Qu’ el laver es fort sas Apres manjar. AMAMEU pgs Escas : En aquel me FRE Rafralchisses vos mains, vu que le laver est très sin après manger. Fig. Per lo cor dedins aarazscan. Le conte px Porriens : Mout jauxens. Pour ru fraichir le cœur au-dedans. — Renouveler, rappeler, ranimer. Non devetz nernzascan tan vilba iror. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 44. Vous ne deves pas renouveler si vieille rancune. Vol retraire l’amor, € R&FRESCAR EL ag que fetz. RammauD DE Vaquernas : Senlier marques. Je veux retracer l'amour, et rappeler le fait que sous fites. ‘ Part. pas. Pel temps qu’es RRFRESCATZ. ALPHONSE II, noI D'ARAGON : Per moutas. Par le temps qui est rnfrafchi. Cant agron REFARSCAT. Abr. de PA. et du N.-T., fol. 35. Quaod ils eurent ra/frafchi. car. «sp. PORT. Refrescar. 17. Rinfrescare. 28. RerarsquiR, v., rafraîchir. Part. pas. Sian nxrRE«sQUIT competentment de viandas.: | Pris. conc. par les R. d'Angleterre , p. 42. Qu'ils soient rafrafchis convenablement d'aliments. FREGAR, FREGUAR, ., lat. FRICARe, frotter, froisser. - Fraçan Entre se doas creaturas. Brev. d’amor, fol. 38. Frotter entre soi deux créstures. Las mas ab vinagre rRaGaR. Tau fier et raxca II bec. Eluc. de las propr., fol. 8r et 14o. Frotter les mains avec vinaigre. Taot frappe et frotte le bec. Part. prés. Moro lors venires rr«Gan ab l'arena. Eluc. de las propr., fol. 154. Mleurent frottant leurs ventres avec le sable. caT. sp. Fregar. ront. Esfregar.rr. Fregare. 2. Frsrar, v.; frotter. Adones oing sa cara e la Para. Us TROUSADOUR ANONYME : Seinor vos que. A lors oint sa face et la frotte. El se clan la una surelha ab la cos, e FRETA tan l’aatra per terra tro que l'a tota clsusa. Naturns d' alcunas bestias. 11. FRE 393 T1 se bouche une oreille avec Ja queue, et frotte tant l’autre per terre, jusqu’à ce qu’il l’a toute bou- _chée. xsr. Frotar, flotar. 3. Barça, v., frotter. D’ aco sA&GATZ Io paladel FE la Jlengaa de vostr’ausel. .S'oli Iauri no ill trobatz, Ab fel de porc las li BREGaTz. DeEuves px PRADES, Aus cass. Frottez de cela le palais et la langne de votre oiseau. Si huile de laurier vous ne lui trouves pas, avec fiel de pore vous les lui frottes. 4. FR&GAMENT , s. m., frottement, fric tian. No trobo aspreza en lor FAKGAMENT. FrazxGAMEns et suffumigacios de caudas her- bas. Eluc. de las propr., fol. 62 et 82. Ne trouvent aspérité en leur frottement. Frictions et fumigations d’herbes chaudes. car. Fregamento. xsr. Fregamiento. 11. Fre- gamento. 5. Fricaci0, s. f., lat. rricaTio, friction, frottement. Fassa sobre aquel rarcacto entro que be appareu las venas. Trad. d’Albucasis , fol. 54. Qu’il fasse sur celui-là friction jusqu’à ce que les veines apparaissent bien. sr. Fricacion. vont. Esfregacäo. rr. Frega- gione. 6. Frocar, rRoissan, v., froisser, briser, être mis hors de combat. Ben aut sobre la bocla l’escot li raoc. El no fer chavaler que tot no raors. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 95 et 73. Bien haut sur la hosse lui brise l’écu. Il ne frappe chevalier que tout il ne soit mis hors de combat. 7. Faois, s. m., froissement. Tro a breu jorn veiretz d’astas tal rrots. Roman de Gerard de Rossillon, fol, 64. D'ici à peu de jours vous verrez tel froissement de lances. anc. FR, E de lances grant frotssdiz. Roman de Rou, v. 13690. 8. Faunie , v., froisser, écraser. ba 394 RE Part. pas. fig. J Fs totz de maltraire rotz e FAUNITS. Roman de Gerard de Rossillon, foi. 88. Est de fatiguer tout rompu et écrase. 9. Conraican, v., lat. CONFRICARE, frot- ter. Part, pas, Am aquel sian CONFRICA DAS. Trad. d'Albucasis, fol. 45. Quelles soient frottées avec celui-là. asp. Confricar. . 10, Conrricacio, s.f., lat. CONFRICATIO, frottement. . Arena es... , per sa coNFRICAGIO, de rozilh consumptiva. | Eluc. de las propr., fol. 183. Arène esl.…., par son frottement, destructive de rouille. «sp. Confricacion. FREIAL, FREOM, adÿj., lat. rrrabrLis, friable, de grès. Es s’a ana peira clinat, Trobet la denan se FREIAI. Roman de Jaufre, fol. 19. S’est incliné à une pierre , la trouva devant soi de grès. De peyra inola et de peyra FREGALS. Trad. du Tr. de l'Arpentage, 2° p.,c. 5. De pierre molle et de picrre de grès. FREIOR, rrion, s. f., frayeur, crainte. Hueymais er mos afans Dolens ab grans FRx1ORS. J. ESTÈève : Aissi quo 1. Désormais ma peine sera douloureuse avec grandes craintes. 12 coma reisedet de la vrion, Et entendet la nosa e la crior. Roman de Gerard de Rossillon , fol. 7. Le comte se réveilla de la frayeur, et entendit la noise et la clameur. 2. Esrerr, s. m., effroi, crainte. Ja nos vir, per nolh «srney, Vostre fis cors del mien dompney. Deuves DE Prapes : Ab lo dous. Que jamais, par aucune crainte, votre cœur fidèle ne se détourñe de mon affection. Si no m sembles fols ssrnzys. RamBauD DE VAQUEIRAS : No m' agrad. Si ne.me semblit folles craintes. FRE Loc. Quan son nebot vi tornar en asresr. BrarranD DE Boxn : Pus hi loru Quand il vit son neveu tourner en efroi. Quer m'au mes en tan gran msrrii AUMERI DK SARLAT : Quua si Parce qu'ils m'ont mis en si grand «fr. 3. ESFREIDAR, ESFREDAR , ESFREYGR, l'. effrayer. Per s0 no s den zsrAzpan. UN TSOUBADOUR ANONYME : Seinor vos qu' Pour cela ne se doit effrayer. De re mos cor no s'&srREYA. GUILLAUME DE MONTAGNAGOUT : Grs per. De rien mou cœur ne s'effraie. Amors m'en assegura, E vos m'en RSFR&IDATZ. ARNAUD DE MARUEIL : Ses jorns Amour m'en assure , et vous m'en effrayc: Part pas. Sui n° Rs5FREDATSZ. GinaAUD DE BORNEIL : Ja m var. J'en suis cfrnyé. FREMILO , s. m., cotte de mailles. Ac vestit un ausberc, gran FRxMILO. Onquas per negan’ arma falsatz no fo. Roman de Gerard de Rossillon, fel * Eut vêtu un hauheat, grande cofte de mari: oncques par aueune arme ne fat faussée. ANC. FR. Pelices, anneaux, fremillez. Eusracue Descaawrs, p. 2 FREMIR, »., lat. rremEne, frentr, s'agiter, rugir. No dei rREMIR, Qu'amors mi cnebr’ e m cels. A. Danixi.: Quaa chai L. Je ne dois pas frémir, vu qu'amour me œurr : me cèle. Totz trassalh e bran e raxuis Per s’ amor, dormen e velhan. P. BremonD Ricas Novas : Quan l'aur. /: Je tressaille tout et m'agite et fremis pour - amour, en dormant et en veillant. Non ai membre no m rRanxxmrsCa ni ongh. À. Danier : Lo ferm sil Je n'ai membre qui ne me fremisse ni ongle POAT. Fremir. ir. Fremire. : 2. FREMISSIMER, s. m., frémissement. rugissement. Ira de rei es coma FRERMISSIMENS de les. Trad. de Bède, lol. X Colère de roi est comme rngissements de lu FRE FREMNA , s. f., frange. Una rRzMNA qui vert la terra pent. Poëme sur Boëce. Une frange qui vers la terre pend. FREN, raz, s. m., lat. FRENum, frein, bride, mors. A'lrnen el caval ostat, E laisa l à sa volontat Paiser de bell'erba fresca. Roman de Jaufre, fol. 38. À té Le frein au cheval , et le laisse à sa volonté paitre de helle herbe fraîche. Tans autres valens arnes F rass dauratz e palafres. P. Vipaz : Abril issic. Tant d’autres précieux harnais et freins dorés et polefruis. Fig, Per lo Fax de razo. F'. et Vert,, fol. 103. Var le frein de raison. Loc, La bocha tenrai ades en raz, Qu’ ella sivals nou l’en dira mais re. PEyroLs : Not m’entremis. Je tiendrai incessamment la bouche en frein, de manière que certainement cllenelui endira plus rien. Met rnE en ta boca. V.et Vert., fol. 103. Mets frein en ta bouche. Aiïssi mie Amors pres el FRE. ForqueEr DE MAnsEILLE : Ab pauc ieu. Ainsi me tient amour pris au /rein. Ja N’ Aziroaus tos temps non an cuian Qu’ien vas amor aia virat mou Fax, FoLquET Dé MARSEILLE: Ai! quant gent. Que jamais dame Asimans en aucun temps n'aille wnsant que coutre amour j'aie tourné mou frein. Miten en aissi en FRE, E m tol Pardit e m rete Qu’iea no us aos preiar de re. G. Fair : Al semblans. Me tient ainsi en frein, ct m'ôle la hardiesse et me client que je ne vous ose prier de rien. De sola paor ai faich FRE. MARCABRUS : Assalz m’es bel. De seule peur j'ai fait frein. Non tenian FR« De dir d’amor tot mal senes merce. Amen: D2 PEcuiLain : Tots hors. Ne tenaient frein de dire d'amour tout mal sans nerci. le m prenc ades ab armbas mas lo re. PERDIGONS : Îra c pezars. FRE 395 Je me preuds incessamment l: freix avec les deux IDains. Devas la coa vir lo rue. Ginaup DE Bonxrix : Un sonet. De vers la queue je tourne le frein. Si m tira vas amor lo rres Qu’ a nulb’ autres part no m’aten. B. pe VEnxrapoun : Non es meravelle. Ainsi le /rein me tire vers amour que vers nulle autre part je ne suis attentif. Sas payas van ferir, lors rRas abandonatz. Roman de Fierabras, v. 490. Sur païens vont frapper, leurs /reins abandonnés. Adv. comp. Amors, e com er de me? Ja sai tornatz en l'afan De que m’ alarguetz antan En aissi D£ TOT LO FRI. CADENET : Amors e com. Amour, et comment sera de moi? Déja je suis tourné dans la peine dont vous m’élargites jadis ainsi de tout le frein (entièrement). Ane çsoses raz no m vole menar un dia. ForqueTt pz MARSEILLE : Sitot me-soi. Oncques par le frein ne me voulut mener un jour. — Terme de grammaire. Faxs es apelaiz cant uua dictios freneia amb autra per ajustamen de dos r r, cant ona dic- tios fenis en 7 et l’autra comensa per r. Leys d’amors, fol. 109. Frein est appelé lorsqu’uo moL s’enchaine avec autre par ajustement de deux RR, quand un mot finit eu Ret l'autre commence par nr. car. Fre. zsr. Freno. ronv. Freio. 17. Freno. 2. SOBREFRE, s. m., Surfrein, double frein. Fig. Mans qui vol aver pretz entier, Sapcha metr en son afar sosnzrae. SonDEL : Mant home, Mais qui veut avoir mérite entier, qu’il sache mettre sur/rein en son affaire. 3. FRENIER, FRENER, $. m., fabricant de freins. Del dimecres son... FRAENI2RA. Cartulaire de Montpelfter, fol. 45. Du mercredi sont. les fabricants de freins. Eu selers e en FR&ENERS, .VI. d. l’an. Charte de Montferrand de 1240. En selliers et en fabricants de freins, six deniers l'an. cat. Frener. sr. Frenero. ront. Kraiearo. 17. Frenaio. 396 FRE FRE 4. Faenapon , s. m., lat. rAENaATOR, qui, Un lion, quand il est farouche et cruel, on peut 1 i difficilement brider aivsi heal. bride, qui met un frein, dompteur. ifficilement brider ainsi comme cheva L | Part. pas. Prumiers rnexaDons de cavals. No m teura mais zNYR=NAT 308 mals fre, Eluc. de las propr., fol. 181. | Qu’era m’en part. Premiers dompteurs de chevaux. G. FarDir : Taa ai sufen. Ne me tiendra plus bride son méchant freis. 1: 5. FRENEIAR, v., s’enchaîner, s’unir. . que maintenant je m'en sépare. Fres es apelatz cant nna dictios ragmeta amb antra per ajustamen de dos rr. Leys d’amors, fol. 100. Frein est appelé lorsqu'un mot s’enchaîne avec autre par ajustement de deux RR. Cavals es AFRENATZ. Leys d'amors, fol. 50. Le cheval est bridé. anC. FR. À guise de cheval que on a enfreint Roman de Berte, p. #. CAT. xsP. Enfrenar. roRT. Enfrear. 11. ls. frenare. 6. Faznan, v., lat. rnenare, brider, gar- nir, border. Part. pas. Ab aur fin FRANATz, | E d' argen mealhatz. 10. REFRENALH, 5. m., retenue, mt- P. Basc : Ab greu cossire. nagement. Avec or pur bordé, et maillé d’argent. | Non ai nulh nAurrewaArn. xsr. Frenar. 17. Frenare. Giraup pe Bonnets : Los aplets. Je n'ai nulle retenue. 7. ArFRENAR, %., brider, mettre un frein, dompter, enfréner. | 11. REPRENAMEN, S. #2, retenue, Un leo, can es esquieus ni braus, | REFRENAMEMN de fols e necis aymadors. | Leys d'amors. LALOUBÈRE, p. 12 Pot greu aisi com caval ArnEnan. La rvtennue de fous et niais amoureus. SERVER! DE G1ROKE : À greu pot. Var. Ua lion, quand il est farouche et cruel, on peut difficilement brider ainsi comme cheval. car. Refrenament. xsr. Refrenamiento. n. Raffrenamento. Part. pas. fig. | L’aoch retrair qu’il tengron ArRENATz 12. REFRENADOR, 5. m., modérateur, Venecians. dompteur. B. Zorei : Mout fort. Fig. So asrnenanons de malignitat. Je lai entends rapporter qu’ils tinrent domptés Eluc. de las propr., fol. 13. les Vénitiens. Sont modérateurs de méchanceté. Loc. Mas per lieys n’uitemensa, ronr. Refreador E m tenc AFRENATZ. G. Fair : Lo gens cors. | Mais pour elle j'en ai crainte, et me liens Éridé. IT. Affrenare. — — — — — — + 13. RErREnNAR, v., lat. REFBENARE, le fréner, mettre un frein, modérer, ar- rêter. EÏl sap tant qu’ell pot asrazxan L'aiga e 'I fuec e'l vente”’l mar. Trad. d’un Evang.apoir. Il sait tant qu’il peut refrener l’eau et le feu à le vent et la mer. 8. ArRENADIR, 2., brider, enfréner. Part. pas. Menei mon caval acorsaditz, E cuvalgei mon mul arrENADITz. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 59. Je menai mon cheval coureur, et je chevauchai mou mulet bride. RararmaraAy ms dolor. Passio de Mana. Je modérerai ma douleur. ————— — — — — — — 9. ENFRENAR , EFRENAR, 2., lat. 1NFR&- “are, enfréner, mettre un frein, en- | Per aisso no i s REFRENXT un dis. chainer, brider, dompter. Capswet : De suills. Un leou, quant es esquius e Lraus, Pour cela il ne s’y modéra un jour. Pot greu aissi cam cavalb sxraxman. car. ssr. Refrenar, rort. Refrear. 17. Kÿ SERVER DE GIRONE : À greu pot. Var. frenare. FRE FRE 397 14. CHATFRENAR, CHAPFRENAR, V., bri-,3. Freweric, adj., lat. PHaznETICuS, der, mettre un frein, réprimer. Fig. Si el ca TrazxaA sas lavras o sa folis, es sabis, Que ades nos membre de cwaPrauman aquel fol talant. Trad. de Bède, fol. 43 et 12. S'il reprime ses lèvres ou sa folie, il est sage. Qu’incesamment il nous souvienne de réprimer ce fol désir. 15. Esrre, s. m., non frein. Adr. comp. S'es empres en amar AD EsFax. JonDAN DR CoroLex : S'ira. S'il s'est épris d'aimer à non frein (sans retenue). 16. DEsrRENAR, DEFRENAR , V., déchai- ner, débrider, effréner. Part. pas, Desnunana coma cavals qu' es Dz- FRENATZ. Leys d'amors, fol. 5. Dechainée comme cheval qui est debridé. Fig. Malgrat dels malvata Que vey DE FRANATZ. E. Carnac : So que. Malgré les méchants que je vois déchafnés. D'aquesta cobeeza DESFRENADA. Cat. dels apost. de Roma, fol. 218. De cette convoitise efrénée. Xc. car. Desfrenar. cAT. mob. Desenfrenar. is. Desfrenar. 17, Disfrenare. RENDIR , »., lat. raznpere, grincer, rugir. Leos. bato ab la coa la terra et FAENDISHO b las dentz. ÆEluc. de las propr., foi. 3. Les lions. battent avec la queue la terre et grin- at aree les dents. ENEZL , s. f., lat. PHRENES1S, frénésie. Sne d’spi contra rREmEuI E litargia. Brev. d'amor, fol. 50. Sue de céleri contre frénésie et léthargie. T.LsP. PORT. Frenesi. Frenezra, 5. f., frénésie. Colericas passios cam es rR£MEzIA. Mania 0... FRENEZIA. Eluc. de las propr., fol. 39 et 58. xleriques passions comme est frénésie. lauie ou... frénésie. C. ESP. PORT. IT. Érenesia. frenétique. Subst. Maniayes, rRzNuTIx. Eluc. de las propr., ol. 20. Maniaques, frénétiques. De malantias, coma rR=N&TICS. Leys d’amors, foi. 4o. De maladies, comme frénétiques. caT. Frenetic. zsp. ronT. IT. Frenetico. FREQUENTACIO, s.f., lat. FARQUEN- TATIO, fréquence. Sazor... per razquEnTAcIO de lsqual si en- gendra ethica. Eluc. de las propr., fol. 87. Sueur... par fréquence de laquelle s'engeadre étisie. — Fréquentation. Mont de angelical rRxQusn Tract, de divinal apparicio. Eluc. de las propr., fol. 160. Mont de /réquentation angélique, de divine ap- perition. — Répétition, redondance , figure de rhétorique. Aucror AD Haranx. 4, 40 : lRAQUENTATIO est quum res in tota causa dispersæ coguntur io unum, quo gravior, sut acrior, aut Crimi- nosior oratio sit. FRaQUENTATIOS es cant motas cauzas de blasme o de lauzor, que poyrian esser diches escampadamens , son ajastadas. Leys d’amors, fol. 147. La redondance est quaod plusieurs choses de blâme ou de louange, qui pourraient être dites sé- parément , sont groupées. car. Frequentaciô. xsr. Frequentacion. ronT. Frequentacäo. 1Tr. Frequentazione. 2. FREQUENTATIU, Ad}., lat. FREQUENTA- Tivus, fréquentatif. Subst. La FREQUENTATIVA... que vol dire. Leys d’amors, fol. 73. La fréquentative... qui veut dire. car. Frequentatiu. mse. roRT. IT. Frequentativo. | 3. FREQUENTAR, v., lat. FARQUENTARE, fréquenter. 398 FRE Part. prés. Mas escolas rR«QUENTAN. Leys d'amors, fol. 120. Fréquentant mes écoles. CAT. xsP. PORT. Frequentar. rr. Frequentare. FRESSA, s./f., trace. | Las rnxssas de las bestias, Per far fort raesaA et impressio. Segueu las rrsssas d’un buoa. Louh de razssas d'homes. Eluc. de las propr., fol, 16, 61, 166 et 245. Les traces des bêtes. Pour faire forte trace et empreinte. Suivant les traces d’an bœuf. Loin des traces d'hommes. CAT. Fressa. xsr. Freza. 2. FREZADOR, s. m., qui suit la trace, agile, leste. Liamiers FREZADORS. GinaUD DE SaAL1GN AC : Esparviers. Limiers agiles. ANC. Esr. Frezador. FREST, s. m., comble, sommet, faite, extrémité supérieure d’un bâtiment. Loc. Non eiïs per FAEsT ni per sim. RamsauD DEF VAQUEIRAS : Nuïls hom tan. Ne sort par comble ni par cime. FRESZA, s. f., fraise, fressure. Mangem la boua rREszA E ‘ls mortaîrols. P. CanDINAL : Ab votz d’angel. Mangeons la bonne fressure et les saucissons. FREVOL, FREOL, FREUL, ad}., lat. FRI- vozus, faible, frivole, fragile. Ab pon frag, ab ranvor. planca. GaAvauDaAn LE VIEUX : À la pus longa. Avec pont rompu, avec faible planche. Tota causa, sia rrzvor’ o dura. B. CannoneL : Motas de vets. Toute chose , soit fragile ou dure. Nos lur venserem lur rREUz ajnst. PHILOMENA. Nous leur vaincrons leur faible rassemblement. Quar qui ab plas fort de si s desmesora, Fai gran foldat… De plus rravoz de si,es vilania. Focquer Dr ManseiLLe : Sitot me. Car qui sort de mesure avec plus fort que soi, fait grande folie... avec plus J'aible que soi, c'est vilenic. FRE Tant au rauvor coratge. Darriner : Del mie. Tant ont faible courage. Dementre que serem en aquests razuz vida. PRILONSHA. Tandis que nous serons dans cette fragile vie. Subst. E‘ls forts tolon als rarvoxs lors hovor.. Forqusr ps Romans : Quan lo dou. Et les forts calèvent aux faibles lears possession. Los paures e los rasozs e los orbs. V. et Vert., fol. 57. Les pauvres et les faibles et les aveugles. ANC. CAT. Frevol. ssp. PORT. 1T. Frivolo. Fig. 2. FREvVOLMEN, adv., frivolement, fai- blement. Car lor Artns demandon rarvorwrx. DERTRAMD »& Bonx : Gent fu. * Car ils demandent frivolement leur Artus. En quascuna.. plos FrREvOLMENT operati Elue. de las propr., fol. x Eo chacune. plus faiblement opérative. esp. Frivolamente. 3. FREVOLIR, FREVOLHIR , FREVOLZIE, FREULIR , %., affaiblir, faiblir. Car qui be vol baissar ni rravorsin Sos enemics, hos amics deu chauzir. B. Annaup DE Monrcuc: Anemais um Car qui veut bien abaisser et afuiblir ses enut- mis, doit choisir de bons amis. Lo cor que abstinencia FRzvorzts nou art pas tentacios. Trad. de Bède, fol. 53. La tentation ne brüle pas le cœur que l'aber nence afaiblie. Part. pas. Quan vostr'auzels es rREvoLITI, Paisets lo d’auzels menadets. Deupnes DE Paapes, Aus. cas; Quand votre oiseau est affaibli, nourrissez-e petits oiseaux. L Lur prets cs tan rRaULITE, Que res, mas bestia o peys, Non lar es obediens. Brnrranp DE Bonx : S’abrils. Leur mérite est si affaibli, que rien , excepté brt: ou poisson , ne leur est obeissut. 4. Frrvozan, »., affaiblir. Quar frevol vey fort rrxvocin. Ramsaup ne Vaqretmas : Les frel: Car Je vois les faibles a ffaiblir le {ort 12. FREVOLTAT, FREOLTAT, 5. /., lat F6: FRE vouiratem , frivolité, fragilité, fai- blesse. Mi tol paor E PREVOLTAT. Ginaup prx Bonnrit : Allegrar me. M'enlève peur et faiblesse. Tos temps ey paors que ns embarc La FREOLTATZ. Gavaupan LE Vieux : Lo mes e ’l temps. J'ai toujours peur que la faiblesse nous embarrasse. Es gran FReVOLTATZ Qu'om ben am desamatz. Gtraus De Bonneiz : Jois e chans. C'est grande fatblesse qu’on aime bien n’étant pas aimé, tsp. Frivolidad. ronr. Frivolidade. 5, FARVOLRZA, FREULEZA, S. f., fai- blesse, fragilité , frivolité. Richart si sailli a la guerra, quant el vi lu FREVOLEZA del rei Felip. V. de Bertrand de Born. Richard s'élança à la guerre , quand il vit la fai- blesse du roi Philippe Pren granda FR&ULEzA. Eluc. de las propr., fol. 30. Preud grande faiblesse. Per sa joventnt e per sa FREVOLEZA, Fig. La rrevozxza de la frevol carn. Liv. de Sydrac, fol. 94 et 14. Peur sa jeunesse et pour sa /rivolité. La fragilité de a fragile chair. iT, Frivole:2a. * AFREVOLAR, AFREOLAR, ®., affaiblir. Paeis vi mi dons bell’ e bloia, Per que s’ anet mous cors AFREOLIAN. BERTRAND DE Born : Fuelheta vos. Depuis que je vis ma dame belle et blonde, par noi mon cœur alla s’afaiblissant. art. pas. Om no m’enten , tan sui APREVOLATS. R. GAVCELM DE BËziErs : Dieus m'a. On ne m'entend pas, tant je suis affaibli. ÂFBEVOLIR, AFREVOLZIR, 2., affaiblir. Si m sen lo cor AFREVOLIR Que paor ai l' arma s’en an. P. Raimono DE Tourouse : Enquera. Je me sens tellement afaiblir le corps que j'ai ur que l’ime s’en aille. Quant alcanas vegadas li folzer del aire en- | FRE 309 contro las grossas neulas, perdo ana partida de lor forssa per l'aiga que l'arnrvozzis. Liv. de Sydrac, fol. 48. Quand aucunes fois les fondres de l’air reneon- trent les grosses nues, ils perdent une partie de leur force par l’eau qui l'afaiblit. Manja pro que sias fortz e non te Arravo- LISCAS. . . V. et Vert., fol. ax. Mange assez pour que tu sois fort et que tu ne l’affaiblisses pas. S’ ArREVOLZIRO €.s’ ajostero essemps. Liv. de Sydrac, fol. 48. S’affaiblirent et s’ajustèrent ensemble. Part. prés. Lh’ arma vai tot jorn AFREVOLUAN. Liv. de Sydrac, fol. 17. Laâme va toujours afaiblissant. Part. pas. Avnevozipa e trencada Per dolor e per marrimen. Passio de Maria. Affaiblie et brisée par douleur et par amertume. On lit dans quelques mapuscrits afreolir, afreulir. ANC. CAT. Afreulir. 9. AFREULLMENT, s. m., affaiblissement. Hamor pren degastament, natorel virtat AFREULIMENT. Eluc. de las propr., fol. 39. L'humeur prend corruption, la force naturelle affaiblissement. 10. ExFaëeuLie, v., infirmer, détruire. Part. pas. Anulladas ni enraruttpas en tot ni en partids. Tit. de 1267. Doar, t. LXXIX, fol. 133. Annalées et infrmées en tout et en partie. 11. Enrraxvouin, v., faiblir, s’affai- blir. Ne maugeron ses morir, ses emmmalantir e ses envelhezir e ses rNFAEVOLIR, V. et Vert., fol. 3. Ea mangèrent sans mourir, sans devenir malades et sans vicillir et sans s’afaiblir. 12. EsrrevoLziIR, v., affaiblir. Non den pas predicalios xsFREVOLzIR. Luxuriosa vida esrrevotsss la charn. Trad. de Bède, fol. 8o et 4t. Prédication ne doit pas afaiblir. Vie luxurieuse afaiblit la chair. FREZAR , rRKISAR, v., fraiser, border, galonner. 400 FRI FRI Ea lnoc d’ elme fai capsiron raxtsan. FRICHURA, s./., friture. Sonpri.: Lo reproviers. Causas salsas, raicauna ni raust. En place d’heaume fait fraiser chaperon. Eluc. de Las propr., fol.% Subst. Vestir ses FREZAR. © Choses salées , friture et rêt. P. Basc: Ab greu cossire. Esp». PORT. Fritura. 17. Frittura. Vétement sans fruiser. ir. Fregiare, 2. FarGInuRA, æ. J., friture. AÂquest peccat es la padena de iferu, e . RAS. fe, fraise 2. FRESADURA, FREZADURA , #. fe, | que lo diable fa sas rR&PGIDURA«. broderie. V. et Vert., fol. 8. La donna romp son cisclaton, Ce péchéest la poêle d’enfer, dans quoi le di Sos fermals et sa FALSADURA. fait ses fritures. : ] U . = : ni Pesseia son mantel,e romp sa FREKZADURA 3. Fancin, ., lat. rriceee, frire. V. de S. Honorat. La dame déchire son mauteau , ses fermoirs et sa! Part. pas. FREGITE € raastitz. V. et Vert., fol. P. fraise. ra : Elle met en pièces son manteau, et déchire sa rit el rot. — M. Frinx, v., frire. Non porte eu sas vestiduras o sobre sos ves- timens alcana FRESADURA. Statuts de Montpellier du xinꝰ siècle. Qu’elle ne porte en ses habits ou sur ses vêtements aucune broderie, Ella mandet al baile del Dalfia que ill de lart ad ous rRIRE. V. du Dauphin d’Auverpne. Elle manda au bailli du Dauphin qu'il lui du | lard pour frire des œufs. iT. Fregtatura. Loc. pro. Quant es vius, de sai non a que rar. T. D'ALSERT DE SISTERON ET DO MOINE : Moose Quand il est vivant , de çà il n’a que frire. 3. Desrarzar, v., défraiser, déhorder, débroder. L’apostoli de Roma Volgra fezes cremar Quai nos fai DEsFREzAR. P. Basc : Ab greu cossire, . Je vondrais que l'apôtre de Rome fit brûler qui nous fait dé/raiser. 17. Sfregiare. 4. Derneseuin, v., défraiser, débroder, défranger. Part. pas. Veus Dreugo per lo camp mort e delit, Mais d’ an’ sauna perpres DESsFRESELIT. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 27. Voilà Draugon mort et détruil par le champ, de plus d'une aune déchiré, défraise. Part. pas. Uous... ad huras so rrirz, aloeu vetz ballitz. Eluc. de las propr., fol. x OEufs. sont parfois frits, aucunes fois Lou:.l: car. Fregir. ssr. Freir. ronT. Frigir. rt. Fe gere. : FRIRE , »., lat. rrigene, frissonner. frémir. Fai dratz rrtR’ e tremblar Amors, e ‘ls maritz pensar. Amar DE RocaricHa : Si amor. Amour fait frissonner et trembler les amants. rèver les maris. — — — Aissi m fai tremblar Ma domna"l cor e rRIR&. — — — FREZILLAR , »., frétiller. G. FaiDir : Solats e. Ab son drnt FREzZILI.A. Ainsi ma dame me fait trembler et from ” Mancasnus ou BERNARD DE VENZENAC : Lanquan.| cœur. Frctille avec son amant. Per aquesta rat e tremble. Le COMTE pe PotrtiEns : Farai chasse” FRIMAR, v., fronder, critiquer. Pour celle-ci je frissonne et tremble. Qui qu’en rrima ni en fragel, AXNC. FR. Je ne vos pais la moitie dire PiënRE D'AUVERGQNE : À vieill trobar. De la dolor qui me fet frire. Qui que ce soit qui en critique et en habille. Roman du Renart , 1. 1], p X) FRO FROMEN , s. m., lat. rauMtentum, fro- ment, blé. Qui en desert Semena rAOMEN ses arar. P. CARDINAL : Predicator. Qui en désert sème froment sans labourer. So mantas especias de rROMENT. Eluc. de las propr., fol. 208. Sont maintes espèces de froment. Pro. Tals cuia lo pa trobar fah, qu'el rro- MENs es el cam. Liv. de Sydrac, fol. 108. Tel peuse trouver le pain fait, que le blé est au champ. car. Froment. xsp. PORT. Frumento. rr. Fru- mento, formento. 2, FRoMENTAL, s. m., froment. Las tres pariz de la modara del rroMExTAL. Cartulaire du Bugue, fol. 25. Les trois parties de la mouture du froment. ANC, FR, Sis chens de fnere fourmental. CanPEenTier, Gloss.,t. Il, col. 530. | Frowewros, adj. fromenteux, pro- duisant du froment. FromenrozA es et fertil. K' luc. de las propr., fol. 181. Est fromenteuse ct fertile. PORT. 17. Fromentoso. RONCIR , FrRONzIR, FRUZIR, v., fron- cer, plisser, rider, plier, fausser, briser, écraser. Tant peitz escoichendre e tant elme rRonwzrn. GuicLAuxx ne Tone. Déchirer tant de poitrines et fausser tant de taurnes. art, pas. Tant cervel rRowz:T. | GUILLAUME Dr TupELA. Tant de cerveaux brisés. Pel rRONCIDÀ ni ransa. . P. Vipa : Cara amiga. Peau ridée et rance. Cel que a lo fron larc e no l’a pas rRowz1T. Lie. de Sydrac, fol. 126. Celui qui a le front large et ne l'a pas plissé. Lhi filh Terric lai porten bliantz »auztrz ; La rmaiuada Rozo , ausberes vestitz l'er desotz lor gonelas fortz e treslitz. Roman de Gerard de Rassillon, fol. 32. If. FRO 401 Les fils de Thierry portent là ibliaux foncés ; la troupe à Boseu , hauberts forts et maillés revêtus par-dessous leurs gouelles. CAT. Frunsir. sr. Fruncir. ronr. Francir. FRONT , s. m., lat. raonrem, front. Tro la crisma li pauron sus el raox. BErTAAND De Bonn : Quan la novelha. Jusqu'à ce qu’ils lui posent le chrême sur le front. Vostre rRox pus blanc que lis. AnnaAuD DE MaruiL : Dona genser. Votre front plus blanc que lis. Que”1 lauzengier el trichador Purtesson corn el FRox denan. B. ve VEnrapoun : Non es meravilha. Que les médisants et les traîtres portassent corne au front devant. Fig. Ad obs del rnonr de la capela. PRILOMENA. Pour le besoin du front de la chapelle. Loc. Quier a ma dompna perdon, Qu' el cor ay e ’l sen sus el rnox. E. Carnet : Si cum selh. Je demande pardon à ma dame, vu que j'ai le cœur ct le sens sur le front. Frances ni clercia Ni las autras gens no l'an rnox. P. CARDINAL : Jeu volgra. Français ni clergé ni les autres gens ne Jui tien- nent féle. Adv. comp. No sapcha de tot parlar À rRox. GUILLAUME DE S. Dit : Aissi cum es. Ne sache du tout parler avec hardiesse. La dreytara No y troba gua ni pon, Mas desmezura Hi vai per tot À FnOx. P. CARDINAL : Quals aventura. La droiture n’y trouve gué ni pont, mais excès ÿ va partout avec effronterie. | CAT. ANC. &sP. Front. ker. MOD. Frente. ronr. 1T. Fronte. 2. FaonTeïRA, s. f., front. Vos fetz aquo que us par a la rRonTutRA. T. »£ Bonnrroy #r De BLacas : Seingn’ En. Vous fit ce qui vous paraît au front. 3. Faonraz, s. m., lat rnonraria, frontal, bandeau, tétière. Gans e sentnra… 51 FRO Ab raonTaz crocut. Guinravuss D'AuTrouL : L' autt ier. Gants et ceinture. avec frontal recourbé. 402 — Front, façade. El rronraz del mur havia .c. portas de metalb. Eluc. de Las propr., fol. 166. Au front du mur il y avait cent portes de métal. FRU — Part. pas. Elfronté. _ Si que la meins arRoNraDA N° a Jaissat caser un caire. Mancasrtus : Al son desviat. Tellement que la moins effrontée en a laisse tom- ber un côté. CAT. ANC. asP. Afrontar. PORT. 4/ffrontar. nr. Affrontare. ANCG. ra. Le diadesme, c'est-à-dire le bandeau | Ecrnonrar, adj., effronté. ou frontal. Amor, Trad. de Plutarque, Morales, t. IL, p. 235. AMC. CAT. Es. rORT. Frontal, rr. Frontale. h. Fnonrien , adj., effronté. De mentie FRONTIERS et yssernitz. G. Rtquixr : Jamais non. De mentir effronté et avisé. 5. ArRONTIER, ad}., affronteur, insolent. L’aatr es de penre presentiers Draps o deniers a crezensa, Mais al pagar ser’ AFRONTIER. Focquer pe Luxez : E nom del. L'autre est gracieux pour prendre draps ou deniers à crédit, mais au payer il sera af/ronteur. 6. AraonTazos, s. f., confrontation, confin , limite. Co las sobredichas AFRONTAzOS. Tit. de 1234. Arch. du Roy. Toulouse, J. 322. Comme les susdites confrontations. esp, 4frontacion. 7. AFRONTAR, v., attaquer de front, affronter, menacer. | Cell’ ab cuis AFRONTA, Es serta de morir. RAMBAuD DE VAQUEIRAS : Truan mala. Celle avec qui elle s'at/aque est certaine de mourir. Fig. Quar grans destricx Totz, ab vos, nos AFRONTA. G. Fiouxninas : Sirventes vuell. Car grand embarras , avec vous, nous menace tous. — Confronter, confner. Lo cals mas s’arRoNTA, d'una part, ab lo mas, Tit. de 1239. Doar,t. CXXXII, fol. 283. Lequel manoir se co4/ronte, d’uue part , avec le manoir, S'AFRONTA aquest cazals.… devas megdia. Tic. de 1234. Arch. du Roy., J. 322. Ce casal se confronte... devers midi. Qai se abandona, esdeve ne desvergonbat: el ASFRONTATZ. V.. et Vert., fol. 5. Qui s’abandonne, en devient dévergondé et efronte rr. Sfrontado. g. CoNFRONTATIO, s. f., confrontation. confin. Coxrnonrarios sobre dichas. * Charte de Grealou, p. So Confrontations susdites. En lus coxrronracios del realme. L'Arbre de Bataïhas, fol. 43. Dans les confins du royaume. cat. Confrontané. xsr. Confrontacion. roir. Confrontacäo. xr. Confrontaztone. 10. ConrRonTarR, ., confronter, cot- finer. Conrronra, d'uns part, juxta la cames. Tie. de 1284. Arch. du Roy., M. 8j. Confronte, d’une part, contre Le rue. Las quals dichas maios se conr norro d'or: part. Tit. de 1260. Arch. du Roy., J. 33. Lesquelles dites maisons se con/frontent d’une part Part. prés. Cosvwaontaxt, d’una part, en le prat. Part. pas. Prat dessus ooxFRoNTATr € desigut. Terrier de la confr. du S.-Esprit de Bordesar.. Confrontant, d’une part, au pré. Pré ci-dessus confronté et désigné. CAT. ESP. PORT. Con/frontar. 1t. Confrontare FRUG, raur,s. m., lat. rauGenr, fruit. produit. La faclh° e l flors e ’l rRuaz madurs. PrERRE D'AUVERGNE : La fuelh’e”l fer La fruille et la fleur et lc fruit mûr. Lo rnAucG del albre de saber. P. CARDINAL : Dels quatre caps. Le fruit de l'arbre de science. FRU Kecebon lars raucs e las rendas. \ V. et Vert., fol. 56. Reçoivent leurs produits et les rentes. Fig. Mas selh qu’en Dies fenis e ben comenss, | Ren rauc de prets e raue de salvamen. G. Fiogtinas : Tots hom qui. Mais celui qui finit et bien commence en Dieu, rend fruit de mérite et fruit de salut. Flors e raurz de toiz bos complimens. AtmEn: De PecuiLain : S’ iea anc. Fleur et fruit de toutes bonnes perfections. car. Fruyt. xsP. PORT. Fruto. 17. Frutto. 3. FRücHA, FAUITA, 5. f., fruit, pro- duction des arbres fruitiers. Terra non rendet blat ni rRUcHA. V. de S. Honorat. [a terre ne rendit blé ni fruit. Las rau:ras dels albres, can los podon trobar. GoiLLauxes DE Tupeza. Les fruits des arbres, quand ils peuvent les trouver. sp. PORT. Fruta. 17. Frutla. 3. Faucmien, FRUITIER, s. m., lat. rauCT1/E2 , fruitier, arbre fruitier. A l’obra conois hom l’obrier, Et al frug conois lo rrRucatxe. Brev. d’'amor, fol. 83. À l'œuvre on connaît l’ouvrier, et au fruit on convait le /ruitier. Al frag conois hom lo FRUITIER. P. CARDINAL : Anc no vi. Var. Au fruit on connaît le fruitier. ANC. FA. Ainsi ce roy Francus, sur l’antomne fruictière. Dr LauDux, Frenciade, p. 316. Les fruictières campagnes. | Du BanrTas, p. 348. cat. Fruyter. use. Fructero, frutero. ronr. Fruteiro. 4. Faucæar , ®., fructifier, profiter. No vim raucaar frug de bona semensa. G. Fievuginas : Tots hom qui. Var. Nous ne vimes fructifier fruit de bonne semence. Fig. Un nou joi que m rauc e m floris. Pranne D'AUVERGNE : De josta ’ls. Une nouvelle joie qui me fructifie et me fleurit. Subsſt. Son sl vRucHAR sauzes e saucs. Mancasnus : À] departir. Soat pour le fructifer sureaux et saules. Part. prés. De V nmor, qu' an ajustat En yvern, fan frug en estat, fruts. FRU 403 Aquilh pero que son raucaax. Brev. d'amor, fol. 50. De la sève, qu’ils ont réunie en hiver, font fruits en été, ceux-là toutefois qui sont fructifiants. ser. Frutar, ir. Fruttare. 5. Fauici0, s. f., jouissance. De las causas spirituals era sa rAUICIO. V. de S. Flors. Doat, t. CXXIII, fol. 272. Sa jouissance était des choses spiritnelles. Final felicitat e gloriosa raurcto. Eluc. de las propr., fol. 1. Félicité finale et glorieuse jouissance. caAT. Fruicio. sr. Fruicion. vor. Fruicäo. IT. Fruizione. 6. Faucruani, s. m., lat. raucTuARIUS, ‘usufruitier. Que im done loc am los sans FRUCTUARIS. . Leys d'amors, fol. 15. Qu’il me doane place avec les saints usrfruitiers. xs. Fructuario. 7. UsurrucTuani, s. m. et f., lat. usu- FAUCTUARIUS , usulruitier. L’'usurAUCTUARt, 80 es aquel de cui es l'uso- Trad. du Code de Justinien, fol. 20. L’usu fruitier, c’est celui de qui est l’usufruit. Si es lexada vsurnaucrUAnY per lo marit. Fors de Béarn, p. 1087. Si elle est laissée usufruitière par le mari. caT. Usufrutuari. use. ronr. Usufructuario. IT. Usufruttuario. 8. Uzurrauc, USuyrAUT, 5. Mm., lat. usu- FRUCTUS, usufruit, Uzurrauc, s0 es dreg d’uxar o de frair la causa d'autrui en tal pniza que la canse sia salva. Trad. du Code de Justinien , fol. 19. Usufruit, c’est droit d’user ou de jouir la chose d’autrui en telle guise que la chose soit sauve. car. Usufruyt. usr. pont. Usrifracto. 17. Usu- frutto. 9. Faurr, v., lat. Faut, jouir. Non usara ni non FAUIRA Îa causa. Trad. du Code de Justinien , fol. 20. N’usera ni no jouira la chose. ANC. FR. Dignes d’avoir la feuille, flear et fruict Da nom et loz dont oratear fruit. CRETIN , p. 222. ANC. CAT. ANC. ESP. PORT. Frutr. tr. Fruire. 404 FRU 10, Faucruos, adj., lat. raucruosus, fructuenx, productif. Tot quant es d’squest albre es bo e raucruos. V. et Vert. , fol. 36. Tout ce qui est de cet arbre est bon et fructueux. Es mot plas perilhoza _ Que autr’e mens FRUCTUOZA. Brev. d'amor, foi. 125. Est beaucoup plus périlleuse qu'autre et moins fructueuse. car. Fractuos. var. roat. Fructuoso. 17. Frut- tuoso. 11. Ixraucruos, adj., lat. 1NrRuCTuo- sus, infructueux,improductif, stérile. Per faata de humor si ret INFRUCTUOS. Herbas inutils et INFRAUCTUOz AS. Eluc. de las propr., fol. 207 et 137. Par faute de sève se rend infructueux. ‘Herhes inutiles et stériles. caAT. Infructuos. use. Pont. Infructuoso. 17. Infruttuoso. 2. SOBREFAUCTUOS, ad/., très fructueux. Mas en Egipte es s0BAKYAUCTUOs. ,Bliuc. de las propr., fol. 207. Mais en Égypte il est érès fructueux. 13. FRUCTIFICAR, FAUCTIFIAR, D. lat. FAUCTIFICARE, fructifier. Cam la clardat del solelh escalfan fay bell jorn, e fai raucrirican las plantas en Ia terra. V. et Vert., fol. 94. Comme h clarté du soleil échauffant fait beau jour, et fait fructifier les plantes dans la terre. Tals es turqua que per els rRUCTrIFr12. P. CarDiNAL : Ab vois d’angels. Telle est stérile qui par eux fructife. Fig. Castetat e virgiaitat.. floris e rnucTIFICA clarameus davan Dieu e graciosamens. V. et Vert., fol. 94. Chasteté et virginité. fleurit ct fructifie devant Dieu clairement et gracieusement. CAT. MSP. PORT. Fructificar. ir. Frutüificare. 14. AFRUCHAR, 2., fructifier, profiter. Quar vei que re no m’ArRuCHA. Giraun pe Bonnet : Quan la bruna. Car je vois que rien ne me profite. Fig. On pretz flaris et AFRuCH A. G. RAëMOND DE GIRONELLA : La claa, Où mérite fleurit et fractifie. FUC Part. prés. Quan no veirai Las flors Dels frugz ben AraucHAxS. J. EsTève : Aissi col. Quand je ne verrai pas les fleurs des fruits bita fructifiants. ANC. rn. Je m'en vois parfaire nue laite Dont, se Dia plaist, grans bien afrui.. De ceste amor qui ai s’afruite… Tons chis afaires riens n'afruite. Fabl. et cont. anc., 1.1, p. 118, 365 et 221. 15. Esraucuan, v., rendre stérile, ap- pauvrir, dépouiller. Fig. Quai, per sos cors =sFRAUGUAR, Se vol de vielha logaar. T. pe BERTRAND ET DE GAUSBERT : Gausbert Qui, pour rendre stérile son corps, se veut fair locataire de vieille. FRUSTAR, FRUSTAIAB, 2., lat. FRUSTAr”, déchirer, dépecer, dissiper. Vos meta en mas de vilas ab poinbs lutr, Eu mercat o en feira On hom vos FRusT’e us fera. T. n’Aucien «7 DE BERTRAND : Bertrand. Qu'il vous mette en mains de vilains avec pus: liés, en marché ou en foire où on vous dechir © vous frappe. Fig. Sens peass’ e ajnsta So que larguesa FRUSTRA. Nar De Mons : Si tot non. Sens rapièce et ajuste ce que largesse dépèce. Part. pas. Liatz a la coza d’an taur, Degr’esser FRUSTRATZ pel marel. P. VipaL : Pois ubert. Lié à la queue d’un taureau , il devrait être &- pecé par le boucher. CAT. H8P. PORT. Frustrar. 1T. Frustrare. FRUSTRATORI, ad}., lat. rRusrsTo- rues, frustratoire. Exceptios o dilations FRUSTRATORIAS. Fors de Béarn, p. 1053. Exceptions ou dilations fruwstratoires. ESP. PORT. 1T. Frustratorto. FUC, s. m., lat. rucus, bourdon, guèpe- Fuc es animant maior que abelha et mendr que es escaravat. Eluc. de las propr., fol. 251. Guépe est animal plus grand qu'aheille rt eur qu'est scarabée. 1T. Fuco. FUG FUERE , s. m., fourreau. Jaufre a sa ’spasa mesa El rues. Roman de Jaufre, fol. 64. Jaufre a mis son épée dans le fourreau. asc. FR. S’espée.… l'a del fuerre trete. Roman du Renart,t. 11, p. 284. Gerars trait doa fuerre l’espée. Roman de la Violette, p. 55. El fuerre mist le branc d’achier. Roman du comte de Poitiers, v. 613. 2. Faorze, s. m., fourreau. Un bran pres. Can lac tirat del rnaorze, mot gitet grans clartatz. Roman de Fierabras, v. 1536. Prit un glaive... quand il l’eut tiré du fourreau, il jeta moult grandes clartés. iT. Fodero. FUGIR, »., lat. ruczne, fuir, éviter. En cocha, m ver hom ruern primier, S’ien anc ac cor d' autra domna amar. BaaTnanD DE Bonn : Ieu m’ escondisc. Dans la mêlée, qu’on me voie fuir le premier, si j'ens oncques désir d’aimer autre dame. Fig. Ja non aura proeza Quoi no ruc avoleza, E nou la pot ruuin Qai uon la sap chauair. ARNAUD DE MarueïiL : Rasos es. Jamais n'aura prouesse qui ne fuit lächeté, et ne peut la fuir qui ne la sait discerner. Subst. Per qu'ieu non soi del ruGtr poderos. P. VipaL : Quant hom. C'est pourquoi je ne suis pas maître du fuir. ANC. ESP. J'a finca en el campo maguar ellos fugieren. Que por la vista sola de Menelao fugia. Poema de Alexandro, cop. 73 et 441. car. Fugir. &sr. MOD. Huir. ronT. Fugir. 1. Fuggtre. 2. Fucrriu, Fuimiu, FuGDIU, adj., lat. FuGITivus , fugitif, fuyard. Focrrius es squel sers que fug a son sen- hor e a son maestre en tal voluntat que el mais non torn a el. Si ea comprei de te un caval o un serv, et eleslaire e rutnius, o lo cavals non mausa ni no beu en aissi car el denria. Trad. du Code de Justinien, fol. 54 et 20. FUG 405 Fugitif est cet esclave qui fuit de son seigneur et de son maître en telle volonté que plus ne retourne à lui. Si j’achetai de toi un cheval ou un esclave, et il est voleur et fuyard, ou le cheval ne mange ni ne boit ainsi comme il devrait. - Fig. Cobeeza es breus e ruobrva, e amistatz es pura e durable. Trad. de Bède, fol. 75. Convoitise est courte et fugitive, et amitié est pure et durable. AnC. FR, Plus la joye est extrème et plus elle est fuitive. Premières œuvres de Desportes, p. 124. En rappellant ceux qui estoient bannis et fuitifs. Auvor, Trad. de Plutarque, V. de Flamivius. Et meurt pauvre et fuitif comme uu antre Pompée. OEuvres de Ronsard, t. Il, p. 1543. CAT. Pygitin. msr. PORT. Fugitivo, 17, Fuggi- tiuo. 3. Focariu, adj., propre à mettre en fuite, répulsif. De murtriers et layros rucaTIU. De serpens et venenozas bestias FUGATIUS. Eluc. de las propr., fol. 126 et 132. Propre à mettre en fuite meurtriers et voleurs. Répulsif de serpents et bêtes venimeuses. 4. Fucua, s. f., lat. ruca, fuite. El s’es mes en rucua. L’Arbre de Batalhas, fol. 172. . Il s’est mis en fuite. CAT. ESP, PORT. IT. Fuga. 5. Fucimenr, s. m., fuite. Focermenr et mutabilitat. Eluc. de las propr., fol. 117. Fuile et mutabilite. AnC. xsP. Fuimiento. 17. Fuggimento. 6. Fucrpa, s. f., écartement, déviation. Per la FOGIDA que a fach. Trad. du Tr. de l'Arpentage, 2° p. , c. 3. Par l’écartement qu’il a fait. car. Fugida. nac. zsr. Fuida. sv. wo. Huida. PORT. Fugida. 17. Fuggita. 7. AFUGIR, v., fuir, éviter. Fig. En aissi apren bom a mal arvcrn. V. et Vert., fol. 25. Par ainsi on apprend à Jatr le mal. 406 FUG ANG. FA. Qu'ils se sauvaesent et affaissent an- dict Louvre, MonsTReLer, t. I, fol. 235. 8. Deructa, Desrucin, v., lat. pirru- GERe , fuir, éviter. . Pogr' iea sofrir mal de tot aatra re, Mas quant de lieys que m pxruc a merce. Jonpax De CoroLen : S’ ira d'amor. Var. Je pourrais souffrir mal de toute autre chose, ex- cepté de celle qui m'evite à merci. Ades me pesrut e im tresvai. GirauD DE BoaxriL : S’enc jorn. Toujours me fiit èt m’échappe. Fig. Tant a en vos sos cossiriers Que tot’ autr amor en parut. GuiLzauxe pe S. Dinien : Domna ieu. A tellement en vous ses pensées qu'il en fuit tout autre amour. Ells sabon pzrucia e desnegar aquo que dretz es. V. et Vert., fol. 15. Ils savent éviter et dénier ce qui est juste. ANC. ra. Plus n'emporte homs qui du moude defuie. EusTacue Dascaawps , p. 49. De moi a ea plaisir à grant foison, Et maintenant tu deffuys ma maison. JEan Manor , t. V, p. 322. Or lor defuit tristors, et aproche liesce. Romancero françois, p. 25. car. Defugir. axc. sp. Defuir. 9. Exrucin, v., enfuir, emmener, réfo- gier, faire sauver. : Totz los autres s»’ENFUGIRON. PRILOMENA. Tous les autres s’enfuirent. Mas paor ai que us aNFUGATz. Roman de Jaufre, fol. 75. Mais j'ai peur que vous vous enfuyies. Vos axruci Joseps En Egypte. PtERRE D'AUVERGNE : Dieus vera. Joseph vous refugia en Égypte. 10. DiIFrucIMENT , 5. m., fuite. DirruGIMENT n’y a. T'it. de 129%. Doar, t. XCVII, fol. 250. II y en a fuite. FUG 11. RerucGie, v., lat. axruozaxe, fuir de nouveau. Leu reven e leu amru:, Leu s’apai e leu s’irais. RatmonD DE MiRAVAL : Ar ab la. Facilement revient et facilement fuit de nouvecs. facilement s’apaise et facilement s’irrite. 490. rR. Refuyant et abhorrissant toute con- pagnie. , AuYoT, Trad. de Plutarque, VW. d'Antoine. L'environnent de touts coustez à ce que r- fuir il ne puisse. RasELais, liv. V, ch. 25. ANC Œsr. Torn6 contrs el Ayez, nol quiso refoir. Poema de Alexandro, cop. 553. caT. Refugir. xsr. mon. Rehuir. 1r. Rifaggin 12. RErFUG, REFUY, REFUCH, REFUT. s. m., lat. REFUCumMm , refuge, re- traite. As hamils aparelha axruG e salvetat. V. de S. Honorat. Aux humbles prépare refuge et salut. Mas say non truep nxrur. KamsauD DE Vaquetnas : Noa purs. Mais ici je ue trouve pes refuge. Cintatz e vilas e naxruTz, Aygas, viaudas e condutx. Trad. d’un Evang. aporr. Cités et villes et retrnites, eaux, alimest: t. festins. Fig. Per que m' as tout mon azrucs, Mon marit qu'era mon conort? Trad. d'un Evang. apocr. Pourquoi m'as-tu enlevé mon refuge, mos ex qui était mon espoir? Loc. Ans que torn’ ea oblida Lo crims a tan corregut Qu’ ilh es tornad' en narvur. Bucvrs DE S. Cra: Loagne. A vant qu’il tourne en oubli le crime a tant c:7 qu'elle est tournés en retraite. Quals deu toruar en axvur. RaimonD DE MiRAvAL : Arai cas. Lequel doit tourner en retruite. anc. rR. Comment, dist-il, en quel re/æ: Me puis-jou metre fors dou roi? Roman du Renart, t. IV, p. 2j 13e RrruGi,s. M., lat. azrucuem, 1 fage. FUL Dieus es lar axruar. , Es nzruet e guerida als verays humils. V. et Vert., fol. 53 et 55. Dieu est leur refuge. Est refuge et garantie aux vrais humbles. On avia estatz ancianamen lo naroot dels tyrans, Cat. dels apost. de Roma, fol. 172. Où avait été anciennement le refuge des tyrans. car. Refugi. xsr. Ponr. Refugio. rr. Rifugio. 4. Desaerucin , v., fuir. Part. prés. Tot l’ als es desanador E pssasruczxe corsier. Prannr D’Auvenong : De Dieu non. FUM 4o7 Del cel tombet un rozprx que luy e tota sa mayss0... mes a mort. L'Arbre de Batalhas, fol. 29. Da ciel tomba un foudre qui lui et toute sa mai- son... mit à mort. So tropas condicios de roLpas. Eluc. de las propr., fol. 138. Sont nombreuses espèces de foudre. 4. ReruLGENCIA, 5. f., lat. nRFULGENTIA, éclat, splendeur. He maior blancor et axruLcsxcrA. Eluc. de Las propr., fol. 108. À plus grande blancheur et éclat, asr, Refulgencia. - Tout le reste est rebrousant et fuyant et coureur. | 5, FuLMEN, 5. m., lat. FULuE x, foudre. TULGOR, s. f., lat. ruzcor, éclat, splendeur. Crizopassi de nach cam foc es resplendent, et de jorn pert sa Fur. GOR. Eluc. de las propr., fol. 186. Cbrysoprase est resplendissante de nuit comme lu , et de jour perd son éclat. Lo malvats esperitz li apparec am gran TUELGOR, Cat. dels apost. de Roma, fol. 72. Le mauvais esprit lui apparut avec grand éclat. - Éclair. Pramier vezem la FULGoR. E luc. de las propr., fol. 138. Premièrement nous voyons l'éclair. se. roaT. Fulgor. 1%. Fulgore. Fourea, rouzer, 5. m., lat, FULguR, foudre. No tem rorzar ni lavanca. P. ViDaL : Cara amiga. Jene crains foudre ni ravine. Paranla que sera plus trencans que glazis e 6 poraxas. Liv. de Sydrac, fol. 134. Parole qui sera plus tranchante que glaive et que wdre. an los trose Los rouzzas e las plueias e’1s vens. Pisnas pe Consrac : El nom de. Font les tonnerres et les foudres et les pluies et s vents. t. Folgore. Fornnr, s. m., foudre. Quar fen, tranca , talha et divizish, es apelat FULMEN, Eluc. de las propr., fol. 138. Parce qu’il fend , troue, taille et divise, il est ap- pelé foudre. 6. Furumario, s. f:, lat. ruLmINaTIO, fulmination. Una ruzuixario Ihji venc que l’espaventet. Cat. dels apost. de Roma, fol. 29. Une fulmination lui vint qui l’épouvanta. CAT. Fulminaciô. xsr. Fulminacion. rorr. Fulminacäo. 1r. Fulminasione. 7. Furminan, v., lat. rucwinane, ful- miner, foudroyer. Fig. Per quant qu'el papa pogues ruLuIx An, la plaeia no pot cazer sobr” el rey. Cat. dels apost. de Roma, fol. 207. Combien que le pape pût fufminer, la pluie ne put tomber sur le roi. CAT. &sP. PORT. Fulminar. 1r. Fulminare. FULVI, ad}., lat. ruzvus, fauve, Taurs salvagges.. ruLvis en color. | Eluc. de Las propr., fol. 259, Taureaux sauvages... jauves en couleur. 1r. Fulvo. FUM, s. m., lat. ruuus, famée, vapeur. Quan vil gran rux c la flam' e'l carbo. RAMSAUD DE VAQUEIRAS : Senher marques. Quand je vis la grande fumée et la flamme et le charbon. Beu lo rux de la tiua. Mancasaus : L’iverns vai. Boit la fumée de la tine. 408 FUM Fig. Glorios Dieus, tramet me Jam Que m get dels huels aquel mal rux. Fotquer DE ManseiLLe : Senher Dieus. Dieu glorieux, transmets-moi lumière qui me chasse des yeux cette méchante fumée. Loc. Dont elh non a re mas rux. BERNARD DE VENZENAC : Belhs m' es. Dont il n’a rien que fumée. Prov. El fuecs no s fai tan preon Que lo rums non ane fors. B. CaRSONEL DE MansEiLre, Coblas triadas. Le feu ne se fait si profond'que la fumée n’aille hors. anc. rn. Li fums de la farur de Ini. Anc. trad. du Psaut., ms. n°1, ps. 17. caT. Fum. ANC. &sPe. Fumo. sr. mov. Humo, PORT. IT. Fumo. 2. Fumana, s. f., fumée. Aytan que la rumana dura, nul encanta- men no i s pot far. Liv. de Sydrac , fol. 43. Autant que la fumée dure, nul cuchantement ne s'y peut faire. 3. FomMERA, FUMIEYRA , s. f., fumée, va- peur. Al Torronet sentiron la rumMxERaA. T. ne Bowneroy ET DE BLacas : Seign’ En. Au Touronet ils sentirent la fnée. Fig. La rumiaxra del potz d’avarica a motitat, L'Arbre de Batalhas, fol. 26. La vapeur du puits d'avarice a monté. anc. rr. Que il semble venu d’enfer, Trop avoit géu en fumiere. Roman du Renart, t. 1, p. 130. Et parmi l'air la fumiere au ciel tend. DesmAsurEs , Trad. de l'Énéide, p. 651. caAT. Fumera. sr. Humera. 4. Fumaxso, s. m., colonne de fumée. Quant veira levar .1. FUMANSO. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 9. ® Quand il verra s'élever une colonne de fumée. 5, FUMOSETAT, FUMOSITAT, 5. f., Vapeur. Las neus s'engenro, so sapchatz, D'umorosas rUMOSETATZ. Brev, d’amor, fol. 42. Les nuages s’engendrent , cela saches , d'humides vapeurs. Per razo de calor inelusa resolvent l’ayga cn FUMOSITAT. FUM Les candas FOMOSTTATI. Eluc. de las propr., fol. 24 et * Par raison de chaleur renfermée résoivant l'eau e: vapeur. Les chaudes vapeurs. xsp. Fumosidad. 17, Fummostà, fummusitar, fummositade. 6. Fumaniesa, s. f., bouffée de fumée. Levet tan gran polveriers , Tal tabast e tal ruxaDIsn A. Roman de Jaufre, fol. 3. S'éleva si grand tourbillon de poussière, tel Lt- tamarre et telle bouffée de fumée. 7. Fumos, adj., lat. rumosus, fumeur, qui jette ou qui sent la fumée, er- fumé. Foc flameiant, ruxos et negre. Ploia si engendra de vapors FUumMozas. Eluc. de las propr., fol. 158 et 7. Feu flambant, f'umeuzx et noir. Pluie s’engendre de vapeurs fumeuses. Qu'aitals gastaus rumos tengues. Mancasrus : Pois l’iverss Qu'il tint de tels gateaux enfumés. CAT. Fumos. xsP. POBT. IT. Fumoso. 8. FumaL, adj., de fumée. La vapor ruxaL es cauda et seca. Eluc. de las propr., lol. 31. La vapeur de fumée est chaude et sèche. 9. Fumar, v., lat. ruxare, fumer. Lucerna pot ruMAn ses oli. Trad. de Bide, fol. 51. Lanterne peut fumer sans huile. Si veyrianu FUMaR cosina. Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 1À. S'ils verraient fumer cuisine. Vei la brama que ruxa, ALEGRET : Ara paresse Je vois la brume qui fume. CAT. ÆsP. PORT. Pumar. 17. Fumare. 10. AFUMAR, %., enfumer, noircir. Fig. Quan mi membra de l' avol gen Cni escassedatz AFUMA , No i val pretz ni castiamens. ALEGRET : À per pauc Quand je me souvieus de la méchante gent « ‘ l’avarice enfume, n’y vaut mérite ni remoatrar’- sr, Afumar. vonT. Affumar. 17. Affumice- | 11. ENFUMAR, v., enfumer, | FUN Part. pas. Si vostr’ auxel es 2xruwaT. * Davupes DE PaaDes : Aus. cass. Si votre oiseau est enfume. 12. SUBFUMICI, SUFFUMICI, 5. m., suf- fumigation. Dea far bank et susruxicrs. Surrumircis dejus las nars. Eluc. de las propr., fol. 90 et 8t. Doit faire bain et suffumigations. Suffiumigations dessous les narines. iT. Suffumigio, 13. SUBFUMICACIO , SUBFFUMIGACIO , $. f., lat. surrumiGaTio , suffumigation. Ta, itera la sueruwicacto motas vetz. Trad. d'Albucasis, fol. 48. Toi , répète la su ffumigation plusieurs fois. Cara si per sUBFFUMIGACIOS. Uzar de sUBFrUMIGACIO. Eluc. de las propr., fol. 82 et 96. Se guérit par suffumigations. User de suffumigation. sp. Sufumigacion. ronr. Suffumigacäo. rr. Suffumigazione. 14. SUBFUMIGAR, SUrrUMIGAR, 2., lat. scFFUMIGARe, fumiger, exposer à la famée, faire des fumigations. Part. prés. La cara SUFrUmIGAN. Eluc. de las propr., fol. 100. Fumigennt la face. Part.pas. Mayzo surrum1Gana ab palmo d'aze. Eluc. de las propr., fol. 234. Maisoo f'umigée avec poumon d’une. La femna es suBFUMIGADA. Trad. d'Albucasis, fol. 38. La femme est fumigée. 1T. Suffumigare. FUMALA, s. f., lat. rumaréa, fumeterre. Un’ erba c’om rumaza ditz. Deupess De PRADES , #us. cass. Une herbe qu'on appelle fumeterre. CAT. ESP. PORT. Fumarta, 2. Fuurenua, s. f., fumeterre. Lo sucx de FUmTEnRRA val A rascas guerir. * Brev. d'amor, fol. 50. Le suc de fumeterre vaut à guérir teigneux. Fuxrzana es herba. .. val contra ronha. Eluc. de las propr., fol. 209. Fumeterre est une herbe. elle vaut contre rogne. ir. Fumosterno. IE. FUR 409 FUNERARIAS, s. f. pl., du lat. ruxera- RIUS, funérailles cérémonies funèbres. Eu processions… . FUNERARIAS. Tit. de 1400. Bose. Mim. du Rouergue, t. I], 251. En processions.. en... funérailles. CAT. Funeraria. anc. xsr. Funerarias. FURGUON , s. m., fourgon, charrette. De Ramberg ab lo runquos. GinauD pe CaBasiRA : Cabra jaglar. De Ramberd avec le fourgon. ns». Hurgon. FUROR, s. f., lat. runor , fureur. Fig. Contre la runon de sa cocieusa sacrifies a Dieu presamptnosamens. Cat. dels apost. de Roma, fol. 46. Contre la fureur de sa conscience sacrifât à Dieu présomptueusement. CAT. ESP. PORT. Furor. 17. Furore. 2. Funios, ad}., lat. runiosus, furieux. Mitiga coragge runtos. Pec rszo de la hamor runtosa. Eluc. de las propr., fol. 281 et 4. Mitige courage furieux. Eo raison de l’humeur furieuse. CAT. Furios. xsP. PORT. 1Tr. Furioso. FURT, ruz, s. m., lat. runrum, vol, larcin. Ta fas ronr de la mia causa, si tu fas mon- tar a ton caval na egna, encontra ma volantat. Aquel om fai rurT que adobra.... la causa d’aatrai contra la voluntat del senhor. Trad. du Code de Justinien, fol. 55 et 54. Tu fais larcin de la mienne chose , si tu fais saillir par ton cheval ma cavale , contre ma volonté. Cet homme fait wo/ qui travaille... la chose d’au- trui contre la volonté du maître. En fai run o rap o tragina. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 7. Ea fait vol ou rapt ou tumulte. Ad. comp. Que vengues À FunT, e que desca- valgues al alberc d' En Gaucelm. V. de Gaucelm Faidit. Qu’il vint en cachette, et qu’il descendit de che- val à l’habitgtion du seigneur Gaucelm. Mais Bha gucrcra far que toire 15 run. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 7. Mieux aime faire guerre qu’enlever à {a dérobée. ANG. FR. Qui denotoient furt et rapacité… Oubliance de Dieu, ba 410 FUS FUS Furt, l\arrecin, violence en maint lieu. FUSC, ad). , lat. FUSCAS, brun , noirâtre. J. Boucusr, Triomphe de François Ier, fol. get 104. ANC. ESP. | A furto sin sospecha seyendo desarmado. © Poema de Alexandro, cop. 308. car. Furt. nse. mop. Hurto. ronr. tr. Furto. 2. Fona, s..f., larcin, tromperie, four- berie, curiosité. No i a conort en joven, mas trop FURA. ManCABROS : Auiats de. N n'y a pas encouragement en jeunesse, mais beaucoup de tromperie. CAT. Fura. 3. Funrien, adj., fripon, fureteur, furtif. La nuh vengro garso, lairo FuRTIER, Que Ih' emblero sas armas e son destrier. Mas mal lo sopessava laire runrIsa. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 83 et at. La nuit vinrent valets, larrons ſureteurs, qui lui dérobèrent ses armes et son destrier. Mais il le soupçonnait méchant larron furtif. 4. Furnuuex , ado., furtivement, à la dérobée , en cachette. Emblatz FrURTILMENS. Pwans De Congtac : El nom de. Dérobé j'urtivement. 5. Funan, v., lat. runani, voler, déro- ber, enlever. Tan cautet d’ela e tant la onret e la servi que la domna se laisset runan ad el. V. de Pierre de Maensac. Var. Tant chanta d'elle et tant l’honora et la servit que la dame se laissa enlever par lui. ir. Furare. FUS , s. m., lat. rosus, fuseau. ai far arcas e vaysselbs, Penches e rus e cascavelhs. RaïmonD D'AVIGNON : Sirvens suy. Je sais faire coffres et vaisseaux , peignes et fu- seaux et grelots. car. Fus. anc. usP. Fuso. ner. mon. Huso. PORT. IT. Fuso. FUSANEH, s. m., fusain. D’ an albre c’om rusaxs apella, O colonhet. Dzupes DE PraDes , Aus. cass. D'un arbre qu’on appelle fusain, ou bonnet de prêtre. Fusc, declinant a negre. Eluc. de las propr., fol. 115. Brun, inclinaut à noir. De rusca color o de negra. Trad. d'Albucasis , fol. 22. De couleur brune ou de noire. ESP. PORT. IT. Fusco. 2. Osruscariu, adj., offuscatif, propre à offusquer, à obscurcir. De splendor onruscaTtva. Eluc. de las propr., fol. 120. Offuscative de Iumière. 3. Orruscar, v., lat. orruscane, dere- nir brun, devenir sombre. Part. pas. Entro que sia oruscaDA. Trad. d’'Albucasis, fol. 3. Jusqu'à ce qu'elle soit devenue brune. — Offusquer, obscurcir. Part. pas. Es may orruscar, et mens partici- pant las diviuas illuminacios. Eluc. de las propr., fol. 11. Ess plus obscurci , et moins participant aux ile minations divines. car. ss. Ofuscar. ronr. Offuscar. tr. Offer care. EUST , 5. M.) lat. FUSTÉS, bois, arbre, bâton, fût. Carpentiers si es comparats al faure, csstd besonh del mon, s0 es a dire lo rusr e kr: quar assi coma lo rusrs s’obra per lo fer, ss lobra del rusr. Liv. de Sydrac , fol. 81. Le charpentier est comparé an forgeron , quai 24 besoin du monde , c’est-à-dire le bois et Le fer; or ainsi que le bois se travaille par le fer, aiusi os + travaille par le bois. Anc pus N Adam culhic del yust Lo pom don ing em en tabust. GUILLAUME DE CASESTAING : Ar vey qu'en Oncques depuis que le seigneur Adam cueillit l'arbre la pomme dont nous sommes tous en tree. Mas non er faits que fer e susr non frainges E caps e bras. AtGanT DEL Fossar : Entre de. Mais ne sera pes fait qu’il ne brise fer ei fũt têtes et bras. Pren un vaissel de terra, et assitia lo sobr tres rusrs el nom de la Trinitat. Liv. de Sydrac, fel. 6 FUS FUT 411 Prends un vaisseau de terre, et assieds-le sur trois à Chantier. bétons au nom de la Trinité. Dels clochiers art lo rusr, e cha lo clos, Roman de Gerard de Rossillon, fol. 73. Brüûle le bois des clochers , et la cloche choit. Lo rusr precios de la veraia eros. V. de S. Honorat. Le bois précieux de la vraie crois. anc. ra. Hom muert , fer use, fust porrist. Roman de Rou , v. 69. Du meilleur fust que j'aurai flèche. Crieries de Paris. caT. Fust. use. PORT. Fuste. 17. Fusto. 2. Fusva, s. f., poutre, charpente. Grossas FUsTAs e pipas. Chronique des Albigeois , Grosses poutres et barres. Maison fort de peyra, de teule et de rusra. Tit. de 1310. Doar , t. CLXXIX , fol. 110. Maison forte de pierre , de tuile et de charpente. Ell era maystre de rusrA. Évang. apocr. 11 était maître de charpente. CAT. ESP. PORT. IT. Fusta. 3. Fusrur, s. m., morceau de bois, bùche. Per exustio de foc getant de las extremitatz d’alcus rusrurz las plus liquidas partidas. Eluc. de las propr., fol. 272. Par combustion de feu jetant des extrémités d’au- cunes Mũches les plus liquides parties. &. Fusrer, s. m., fustet, arbre dont le bois jaunâtre est propre à la teinture. Pastel e yusraT issamen. Évang. de l'Enfance. Pastel et fustet également. zsp. PORT. Fustete. 5. Fusnien, s. m., charpentier. Que”l fabre o ‘l rusrian E ‘l sartr' e ’1 sabatier. G. Riqurex : Pus Dieus m'a. Que les forgerons ou les charpontiers et les tail- leurs et les cordonniers. Los maestres FrUsTIERS. Tit. de 1355. Donr, t. LIII, fol. 219. Les maîtres charpentiers. car. Fuster.usr. Fustero. 6. Fusranu, s..f., charpenterie, corps des charpentiers. Al forn de la rusranra. Cartulaire de Montpellier, ol. 162. Au four de la charpenterie. col. 79. En la rusransa comprar .1. fast. Évang. de l'Enfance. Dans le chantier acheter un bois. ANC. CAT. Fusteria. 7. Fusrau, v., raccommoder, radouber. Part. pas. Quan la nau es perforada, si no es ferm rusrana. ÆEluc. de las propr., fol. 153. Quand la nef est percée, si elle n’est pes fermement radoubée. 8. Fusrican, Fusrrcar, v., du lat. FUSTIGATUS , fustiger. C'om los negnetz o rusriouss. Cat. dels apost. de Roma , foi. 46. Qu'on les noyât ou fustigeät. Part, pas. Sia rosTiGAT per la vila, Fors de Bearn, p. 1089. Soit fustigé par la ville. Que corregues totz nutz, que fus rusT2GAT:s. Tit. de 1254, Doar, t. CXV, fol. 96. Qu'il courût tout nu, qu’il fât fustige. ANC. CAT. ESP. PORT, Fusligar. FUSTANI, s. m., futaine. Du Cane, t. III, cul. 766 : Fusran: Occitanis, nostris fustaine. La pessa de rusrant, .1. dener. Cartulaire de Montpellier, (ol. 113. La pièce de futaine, un denier. Fusranis, la pessa , nn denier. Tic. du xiux siècle. Doar, t. LI, fol. 156. Futaine, la pièce , un denier. La carga et bala de rusTauI , tres deniers. Tic. de 1248. Doar, t. CXVI, fol. 17. La charge et belle de futaine , trois deniers. car. Fustani. nsr. Fustan. ronr. Fustâo. 17. Fustagno. FUTUR, adj., lat. rurunus, futur, avenir. Espersnsa els ruruns bes. Trad. de Bède, fol. 81. Espérance aux futurs biens. — Subst, Terme de grammaire. Deu aver .v. temps... FUTUR, etc. El rurun , son semblan tuit li verbe. Gramm. prov. Doit avoir cinq temps... le futur, etc. Au futur, tous les verbes sont semblahle:. cat. Futur. Es, POAT. 17. Futuro. 412 GAB | GAB G Que jamais elle ne m'en reprenne de la raillene G,s. m.,c, septième lettre et cinquième ? » 5 EP L que j'ai dite , si elle entend mon railler. consonne de l'alphabet. . No tem Gar de lauzengier. Aquesta letra & a doas manieras de s0. | B. pe Venranocx : En aquest. Leys d’amors, foi. 4. Je ne crains pas ruillerie de médisant. Cette lettre g a deux mauières de son. Loc Laaus ses tot Gap. Comensa en la seccio de la linha deb eutro| 44%. comp. Non o dic 4 car. la linha de c. SERVERt DE GIRONE : À greu pol. Trad. d'Albucasis, fol. 25. Louange sans aucune hdblerie. Commence à la section de Ja ligne de 8 jusqu’à la Je ne dis pas cela par jactance. * ligne de g. anc. ra. Pié de cers par gab l'apelout. ? Roman de Rou, v. 15651. riviere. ‘ Mani DE France, t. L, p. 144. Altrement tendrait tot à gab et à fuintie. Roman de Rou, v. 5074. Anc. car. Gab. ronr. Gabo. rr. Gabbo. Voyez Leisnrrz, p. 101; DENINA, t. III, p. 37; Mavyans, Orig. de la leng. esp., t. IT, p.261. Lhi @a son fort prion, no i passahran. 2. GAREI, S. M.s gazouillement. Roman de Gerurd de Rossillon, fol. 98. Aug lo refrim el casut Les gués sont fort profonds , ils n’y passeront pas. Que fan l’aurelet menut. RatmonD DE MinavaL : Bel m'esqu'ies J'entends le refrain et le gasouillement que ſot les menus oiseaux. ‘ .. Gran Ga a nadar. MARCOAT : Mentre m' obri. Grande rivière pour uager. Loc.fg. — Raïillerie, moquerie. Un paac entrey en amor trop preon, pero. sitot s°es GAsRIs Yssir no'n puesc, quar no i trob GuA ni pon. Sos gens parlars me condui. GuILLAVME DE S. DiDiER : Aissi cum es. RarmonD pe MiRAVAL : Ar abh Un peu j'entrai trop profondément en amour, je Pourtant, quoiqu'il soit raillerie , son gentil pr n’en puis sortir, car je n’y trouve gué ni pont. ler me conduit. La dreytara ANG. FR. Li remembra des vielz gabeiz. No y troba qua ui pon. Roman de Rou, v. 15661. . P. CanDINAL : Quals aventura. A gabois le torna et tint. La droiture n’y trouve gué ni pont. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc., t. 11, p. 52 Le roy d'Angleterre luy dernanda par =+ nière de gabois : « Comment, l’Isle-Adam, est ce la robbe de mareschal de France? » Moxsrarcer ,t. L, fol. 200 . Ki m'ad ci amenet par gabeis un vassal. Roman de Horn, cl. 2. — Défilé, détroit. Lo Gaus del brolh espes. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 96. Le défilé du taillis épais. anc. CAT. Guâu. cat. mon. Gual. esp. Vado. port. Fäo. 17. Guado. 11 3. GABARIA, GUABATRIA , S. f., häblere GAB, Gua8, cap, s. m., raillerie, mo- 7 ne * | moquerie, raillerie, querie, plaisanterie , hâblerie, jac- Fan be motr mals a jogar a taulss, sde tance. et a dats et a dire follias e GAnanias. Que ja no m'en reprenda L V. et Vert., fol. 2. Del Gas c’ai dic, si mon gabar enten. Font bien moult de maux à jouer aux dames,2*. BLacas : Per merce. échecs et aux dés et à dire folies et hdbieries. GAB Senbors, so que l’ansetz dir es auanarn ia. Gunirauss px S. Dipixn : D’uns dons. Seigneur, ce que vous lui entendites dire est rail- ARC. 78. Aucuns i a qui fabliaus conte Où il ot mainte gaberie. Fabl. et cont. anc.,t. UI, p. 268. Dit s son poursuivant une joyeuseté par maniere de gaberie. Monsraezert ,t.1, fol. 326. ke GABATRE, GABADOR, S. m., moqueur, trompeur, railleur, hâbleur, présomp- tueux. Es parlers e Gasarnz Aquels plus que deners fals. G. Pirnne De Casaus : Eu chanterai. — Eat bavard et crompeur celui-là plus que denier ox. Frances que van menassan, …… No son tan evasanon Non atendon al pascor. BERTRAND DE Born : Greu m’ es. Les Français qui vont menaçant ,.… ne sont pes si häbleurs qu’ils n’attendent pas au printemps. ac. Fn. Di va, feril, es-tu gabere ? Roman du Renart,t. I, p. 12. Socrates avec son nez de gabeur., Canvs Dr BezLey , Diversités, t. II, fol. 357. ANC. CAT. PORT. Gabador. 17. Gabbatore. . SOBAXGABAIRE , s. m., vantard, hâ- bleur, railleur. Lo gabars es remazntz Escarnitz; SOBRRGABAIRE, Dins o defors son repaire, À pejor perilh que naus. Giraud DE BorwriL : S' es cantars. Le vanter est resté ridiculisé ; le vantard, dedans a dehors son repaire , a plus grand péril que navire. Car vos valetz las meillors ceu, Que non sui SOBREGABAIRE. Raxsaup D’Orance : Non chant. Cr vous vales les cent meilleures, vu que je ne us pas hdbleur. Gasar , »., railler, plaisanter, habler, se moquer. Voyez Munaront, Diss. 33. No fatz mas Gasar e rire, Domua, qaau ren vos deman. B. px VENTADOUR : Amors e que ns. GAB 413 Vous ne faites que plaisanter et rire, dame, quand je vous demande quelque chose. Ja no casana:t los Bretos, Qu’ atressi m vauc cum ilh muzan. E. FonsaLapa : De bon luec. Jamais je ne raillerai les Bretous, vu qu’égale- ment je vais comme eux rmusant. Part. prés. Ar fos uns quecs d’els en boia D' En Saladin, pos van de Den @asax. BEnTSAND DE Bonn : Ara sai ieu. Maintenant fut un chacun d’eux dans la chaine du seigneur Saladin, puisqu'ils vont se moguant de Dieu. Subst. Per que jois faill, e gens casans Merma e desenansa. Ginaup DE BoR#EzIL : Plaiog. C'est pourquoi joie fait défaut, et le gentil plai- santer dimiaue et baisse. — Vanter, célébrer. Ieu, so sabetz, no m dey GAsan, Ni de graus laus no m say formir. Le couTs pe Poirixas : Mout jauzsens. Moi, vous savez cela, je ne me dois vanter, ni de grandes louanges ne me sais combler. Part. pas. Torneis en c’om s’eslais Non es mais GABAT= Per lor ni prezatz. RanBauD DE VAQUEIRAS : Sirventes. Tournoi dans lequel on s'engage u’est plus célébré par oux ni prisé. ANC. FR. Dame, dites-le-vous à gas? De gaber, dist-ele , n’ai cure. Fabl. et cont. anc.,t. III, p. 6. Ne je ne sai se vous m’alés gabant. Le nor pe Navansz, Chanson 42. Pais si le gabe et va moqant. Roman du Renart, t. 1, p. 26. ANC. ESP. Nunqua ayas caedado gabarte de tu fecho. Quien nostrabaio fsz non se va de nos gabando. Bien se puede tu padre de buen fijo gabar. Veo que non se gabard ella deste mercado. Poema de Alexandro, cop. 52, 119, 213et 215. ANC. CAT. PORT. Gabar. 17. Gabbare. 7. GABEYAR , 2., railler, hâbler, se mo- quer. Qui l’antrni jafa e GABIVA La oueg qu’ el frons li torneya Ab lo vi. ARNAUD DE CoTIGMAC: Mout dezir. Qui autrui plaisante et raille la nuit que le front lui tournoic avec le vin. 414 GAB GABELA, caseLa, 5, f., gabelle, impôt. Voyez Maxaus, Orig. de la leng. esp., t. IT, p. 232. Levaran novelamen Talhas e quistas et uzatges E casxzas e pezaiges. Brev. d'amor, fol. 122. Lèveront de nouveau tailles et questes et usages et gabelles et péages. Inquantar... GAB&LLAS. Statuts de Provence. BouY, p. 1. Mettre à l’enchère… les gabelles. .Irr. gros de casazLa sus la sal. Reg. des états de Provence de 1401. Trois gros de gabelle sur le sel. caT. Gabèlla. usr. Gabela. ronr. tr. Gabella. 2. GasIEn, s. m., imposition, tribut. M. marxs lor det de randa ses tot Gapian. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 115. Leur donna mille marcs de rente sans aucun tribus. 3. GaseLranon , s. m., gabeleur, em- ployé de la gabelle. GasztLanons, culhidors et ressebedors de la dita emposition. Reg. des états de Provence, de 1401. Gabeleurs, percepteurs et roceveurs de ladite im- position. : car. Gabelot. tr. Gabelliere. GABIA , cuasta, 5. f., cage. Mezero lo malvas Pilat en una aasta de ferre , et envieron lo a la prezon. Hist. abr. de la Bible, fol. 51. Mirent le méchant Pilaie en une cage de fer, et l’envoyèrent à la prison. Leo... troba Gasra ayzinada que soptament si clan quaneles dins intrat. ÆEluc. de las propr., fol. 253. Lion... trouve cage préparée qui soudainement se ferme quand il est entré dedans. Sai far ouantas 6 nas. RA1NOND D’AvienNon : Sirvens suy. Je sais faire cages et auges. CAT. Gabia. ir. Gabbia. GABOR, s. J., lat. vapon, vapeur, chaleur. Signes de sunc e de fuec, e Gason de fum. Trad. des Actes des apôtres , chap. 2. Signes de sang et de fen , et vapeur de fumée. GAF GACHA, GuacHa , s. f., agace, pie. Loc. Ans mentetz com s”eratz GACSa. T. De BERTRAND ET DE GAUSBERT : Gausbert. Mais vous mentes comme si vous éties pie. Esteves ment plos lag que cuacsa. P. CaapinaL : D'Estere. Estève ment plus vilainement que pie. 17. Gazza. 2. AGassa, 5. f., agace, pie. Que non prenda pic ni AGassa Ni autre ausel que mal Li fasse. Daupxs pE PaaDes, Aus. caess. Quꝰ il ne prenne pic ni agdce ni autre viseeu qu mal lui fasse. ANC, FR. Ce qu’en fait de babil y savoit notre agar La Fonrains, Fables, liv. X11, ſab. 11. GAF, s. m., gaffe, croc, crochet. Den esser en cascu cranel an petit car sn que botesso. tiresso las escalas. Tit. du xv° siècle. Dour, t. CXLVII, fol. 3. Doit être en chaque créneau un petit croc ar quoi ils poussassent.… tirassent les échelles. 2. Gar,s. m., croc, crochet. Nas de car, color de fer. T. pe Focquer £t px POoRCiER : Porcier ari. Nes de croc (crochu), œnleur de fer. ar. Gato, 17. Gatto. 3. Garan, v., gaffer, accrocher, saisir. cramponner, mordre. ÆEdra preu nom de herere qui vol dire earas Viscoza superfluitat de uelhs que si cara les palpelas. Eluc. de las propr., fol. 206 «à 8. Epna (lierre) prend nom de næasat, qu "et dire mordre. Superfluité visqueuse des yoax qui s'attacher les paupières. | Un lop raachos lo carzr. V. de S. Flors. Dont, t. CXXILL, fol. 6. | Ua loup enragé le mordie. Part. prés. Es tan caramr color que... : pe nas si pot delir. Eluc. de Las propr., fi. #5. Est si mordante couleur... qu’à peice d'e peut détruire. CAT. ESP. PORT, Ga/ar. GAI GAFED, s. m., lépreux. Que la carn sia dada als GarxDz. Cout. de Condom. Que la viande soit donnée aux {épreux. ANC. xs. Gafez. GAGATHES, s. f., lat. cacarts,gagathes, jais, jaiet. Gacarazs... es peyra ruda precioza, Eluc. de las propr. , fol. 188. Gagathes.. est une pierre précieuse rude. anC. zsP. Gagates. ronz. Gagata. GAILLART, GALHART, GALLART, adj., gaillard, hardi, vigoureux, généreux. Voyez Munatonr, Diss. 33. Flcor me ten fresc e aatzLanr. A. DanigL : Ar vei vermeils. Me tient le cœur frais et gaillard. Qui no s’entrewet d’amar, Greu pot esser GAILLARTZ ni pros. RaïwonD DE MinavaL : Sel que. Var. Qui ne s’entremet d'aimer, peut difficilement être hardi et preus. Grans daus es e deshonors Qa’ us cortes, de fatz GALRARTZ, Ses fais genhs er ses mals artæ.. ... Sia per fals cors galiats. Sxaver DE G1RONE : Pus semblet. Grand dommage et déshonneur est qu’un cour- tois, généreux d’actions , sans fausses supercheries et sans mauvais artifices. soit trompé par faux cœurs. Fig. Tentes GALHARTZ lo sieus raxonamens, Ramon DE MrnAvaL : Pus oguan. Tant est vigoureux le sien raisonnement. Car. Gallard. sr. Gallardo. roatr. Galhardo, ir. Gagliardo. 2. GaLctanDia, 5. f., gaillardise, géné- rosité , vigueur. Trobars e chantars son movemens de totas GALLIARDIAS. Gramm. prov. Le trouver et le chanter sont impulsions de toutes genérosilés. car. ss». Gallardia. rorr. Galhardia. 1r. Ga- glardia. 3. ExGaLuanDne, v., ragaillardir, rani- ner, fortifier. GAIÏ 415 Tornara grass’ e grossa; Son cors sojornau, . S8’anxGazmanprna l’ossa. Leys d’amors, fol. 28. Redeviendra grasse et grosse ; reposant son corps, elle se fortifiera l'os. GAL, 541,5. m., geal. En estiu, quan crida 1 Gars, E revio per mieg los plays Jovens ab la flor que nais, PIrRRE D'AUVERGNE : En estiu. En été, quand le geai crie, et revit parmi les fourrés gaîté avec la fleur qui naît. Quant ang chantar lo gel sus e l’erbos E”1 pic e’l sA1 61 merle. G. RatnoLs D’APT : Quant aug. Quand j'entends chanter le coq sus en la pelouse et le pic et le geai et le merle. Tota la nueg serena Chanta ’1 rossinhols e’l s4xs. AnsauD DE Manuxir : Belh m’es quan. Toute la nuit sereine chante le rossignol et le geai. xs». Grajo. pont. Gaio. GAITAR , caca, v., guetter, épier, regarder, faire sentinelle, Voyez Munaroni, Diss. 33. Per qu’iea s’onor cac. Jxax Esrevx : El dous temps. C’est poarquoi je guefte son honneur. Layros que &GaAcsox los camis. V. et Vert., fol. 103. Larrons qui épient les chemins. Garrzx ben lo dis e la noit. GUILLAUME DE TUDELA. Guettons bien le jour et la nuit. S'ien en un castel cuAtTAvA. CADENET : S’anc fui belba. Si je guettais on un château. — Précautionner. Toza, qui s’en caca, De ben fai atrag Qu’a tos temps fag. Jzan Esrève : El dous temps. Jeune fille, qui s’eu précautionne, fait abstrac- tion du bien qu’elle a fait de tous temps. anc. vn. Se gaita mauvessement des agaiz Bruneheut. Rec. des hist. de Fr., 1. I, p. 262. p* GAÏ A la fenestre s'apoia, : Son seignor par iluec gatéa. Fabl. et cont. anc., 1. I, p. 104. La nuit gaita Guillauames de Monclin. Roman de Garin le Loherain,t. IX, p. 91. 416 ANC. CAT. Guaytar. IT, Guatare. 2. CATAR, %., Voir. Es dit cat, quar caran vol dire vezer. Eluc. de las propr., fol. 255. Est appelé chat , car catar veut dire voir. Anc. sr, Abrio sos oios, cat à todas partes. | Poema del Cid, v. 357. Lo que catar pudieremos embiarvoslo emos. V. de S. Domingo de Silos, cop. 365. Veo taerto suyo que siempre mal catades. ARCIPRESTE DE HiTa , cop. 440. 3. GACH, GUACH, GAG, GAYT, 5. M., guet. Per far lo cuaca de neuch e de jorn e per guarda, covenia qu’els queux e’ls vailets, que no avio acostumatz de cavalguar ni de portar armas.. prezeso los cavuls. Uat. dels apost. de Roma , fol. 189. Pour faire Le guet de nuit et de jour et pour garde, il convenait que les cuisiniers et les valets, qui n'avaient accoutumé de chevaucher ni de purter ar- mes... prissent les chevaux. Devo appellar als Garrs los serjans qne gaytou. Ord. des R. de Fr., 14v1,t. IX, p. 609. Doivent appeler aux guets les sergents qui guettent. Loc. Si alcus fazia homecedi a Gacu apessat. Ord. des R. de Fr., 1463,t. XVI, p. 128. Si aucun faisait Lomicide avec guet-apens. 4. GaiTa, GacHA, s. f., sentinelle, ve- dette, guet, guérite. Jeu aug que la Garra cria : « Via sus! qu’ien vey lo jorn Venir apres l’alba. » BERTRAND D'ALLAMANON : Us cavalicrs. J'entends que la sentinelle crie : « Va sus! vu que je vois le jour venir après l'aube. » Que fara caca ni bastio. Tit. de 1238. Dour, t. CXLIX, fol. 3. Qui fasse guérite ni bastion. Franx sia per .r. an et per .r. dia de caval- gada.. et de Gacua. ° Statuts de Montpellier de 1204. GAÏI Qu'il soit franc pour un sn et pour un jour d: chevauchée.. et de guet. Fig. Temor es la caAcxA del eastelh que negen temps no dorm. F. et Vert., fol. 46. Crainte est Js sentinelle du chètœu qui ea av- cuu temps ne dort. Loc. Paois al vespre, can tost avem supat, Nos fam la Gatra entr el mor e 1 fosst. Gui 08 Ca vaILLO®N : Doss coblai. Puis au soir, quand nous avous promptement soupe nous faisons le guet entre le mur et le fossé. ANC. FR. Ÿ avoit ane gaite toute jour à journee, Qai sonnoit an bacin quant la pierre ert lever. Chron. de Bertrand Du Guescln. Vers cil qui secorre me durent Tant que les guetes m'aparcurent. | Roman de la Rose, v. 1578. ANC. CAT. Guayta. , 5. Gaicos, s. m., guetteur, sentinelle, vedette. E'l carcaas es latz l' esponda. Mancavsaus : Langoso. Et la sentinelle est près la barrière. 6. Gayranon, 5. m., vedette, sen:- nelle. No devo mettre portiers per els sns pena, ni GAYTADORS. Ord. des R. de Fr., 1411, t. EX, p. 610 Ne doivent mettre portiers pour eux sous prise ni sentinelles. ANC. FR. Ha, ba, canailles, vous nous treufls” répliquèrent les guetteurs : Tue, tue! Satyre Ménippée, p. 5. 7: AGAITAR, AGACHAR, 2., regarder. observer, guetter, considérer. À tot despieg es caregutz Cuy ave autruy AGaCœHaAR. B. ManrTis : Farai un vers. Est tombé à tout mépris celui à qui ilamire é guetter autrui. Deus non AGAITA pas cals fom, mas cal æ rem a la fi. Trad. de Bède , fol. 42. Dieu ne considère pas quels nous fâmes, 1: quels nous serons à la fin. | So son los demonis qui per tot nos espion t nos AGACHON. | V. et Vert., fol. 103 GAI GAI 417 Ce sont les démons qui partout nous épient et 9. AGAcHOx , s,m., témoin, pierre, bri- nous ꝓuellent. Agachons son appellats agschons, car 404- cavx et regardon ho regardar devon tot drech sus las partidas de las possessions. Trad. du Traité de l’Arpentage, 2° p., ch. 2. Les témoins sont appelés témoins, parce qu'ils ob- servent el regardent ou doivent regarder tout droit sur les séparations des possessions. Part. pas. À tant AGAGRAT tro que m’a vista sola. Hist. abr. de la Bible, fol. 13. À tant guette jusqu'a ce qu'il m'a vue seule. asc. 58, Nos ne savons ki nos agaite. Roman de Rou, v. 14039. Endementiers en agaitant Cam li venieres qui atant Que la beste en bel leu se mete. Roman de la Rose, v. 1h29. CAT. Agaytar, aguaytar. 1T. Aguatare, ag- guatare. 8. AGACH, AGAG , AGUAG, AGUAIT, AGAE , AGAZE, S. M., guet. Es enans avertitz Que l’aAGua1rz af issitz. PIERRE D'AUVERGNE : Gent es. Est averti avant que le guet soit sorti. — Âguet, embuscade, embüche. À Dieu prec, per sa dousor.… Que ns gart de mortal aGac. FoLQUET DE RomaAxs : Quan be m. Je prie Dieu, par sa douceur... qu’il nous garde de mortelle exbüchs. Loc, Si Ih fezitz... bastir 41048. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 60. Ainsi vous lui fites.. dresser embiéche. Se volon metre en AGacu Per saber cum es de nos. B. p& VENTADOUR : Aitantas bonas. Se veulent mettre en aguet pour savoir comment il en est de nous. Drech en AGaAz« si son mes. V. de S. Honornt. Droit en embuscade se sont mis. ® . , . anNC. FR. Quant il orent passé l'aguait… Dÿ joste la cite un agaist establi. Roman de Rou , v. 864o et 905. Plor de fame n’est furs agait. Roman de la Rose, v. 13585. CAT. Asguayt. 1T. Aguato, agguata. 11. que, etc., cassée en deux ou plusieurs morceaux enterrés autour d’une borne, et servant à attester, par leur rapprochement , que cette borne n’a pas été déplacée. Si hi a mestier iIt. O . ttt. o . IIII. O .w. AGA- CRONS, O mais O mens. Aaacaons son appellats AcAcRONsS , car aga- chon et regardon ho regardar devon tot drech sus las partidas de las possessions. Si los AGAcuoNS que trobaras al pe del terme non eron fraires. Tot acacaox deu regardar drech al autre terme. Trad. du Tr. de l'Arpentage, 2° p. , ch. 1 et 2. 8i y a besoin de deux ou trois ou quatre ou cinq témoins, ou plus ou moins. Les témoins sont appelés témoins, parce qu'ils observent et regardent ou doivent regarder tout droit sur les séparations des possessions. Si les témoins que tu trouveras au pied du terme n'étaient pas frères. Tout témoin doit regarder droit à l’autre terme. 10. AGACHONAR , V., poser des témoins de borne, pourvoir de témoins. Lo lihre qae ensenha de destrar e de... aGa- CHONAR. Trad, du Tr. de l'Arpentage, préface. Le livre qui enseigne à mesurer et à... poser des témoins. Part. pas. Auras ton terme ben et justement AGACHONAT. Trad. du Tr. de l’Arpentage, 2° p., ch. 25. Tu auras ton terme bien et justément pourvrs de témoins. 11. REIREGUACEH, 5. m., arrière-puet. Seria fach hon guach e nxrnnauacs. Docu. de 1381, ville de Bergerac. Il serait fait bon guet et arrière-guet. 12. SCALGAYT, FSCALGAYT , ESCURGACH, s. m., échauguette, poste de garde, patrouille , ronde. Aquels del scazGAxT, lo mati, ho devo de- panciar.al conestable. Aquels que s0 del ascaLeavyr. Tr. des Chart., reg. 165 , pièce 406. 53 418 GAL Ceux de l'échauguette, le matin, doivent dénou- er cela au connétable. Ceux qui sont du post ‘an mscURGA GE entre se. Brev. d'amor, fol. 51. Font échanguette entre soi. 13. ECHIRGAITAR, ESCUROACHAB, v., guetter, se mettre aux aguets, sur- veiller. La leonessa xenmmaarra en la via. Trad. de Bède, fol. fo. La lionne se met aux aguets dans le cher Espion los pelegris, et xscunGAcRox los camis. et Vert., fol. 103. Épient les pélerins , et guettent les chemins, ane. va. Sor chasenne tor ane gaite A mise por eschargaitier. Roman du Renart, 1. I, p. 327. GAL, s. m., lat. Gatlus, coq. Quant aug cantar lo Ga sus e l'erbos. G. Rarnous D'APr : Quant aug. Quand j'entends chanter Le cog sus en la pelouse. Euuns que lo Gaz cante. Hist. abr. de la Bible, fol. Go. Avant que le 007 chante. Joc. Sai ben far de cart RawoND D'À VIGNO! Je sais bien faire de cog chapon. ane. ra. Si chappons foussent et non gals. Raseats liv. HI, cb. 46. car. Gall. asr. ronr.rr. Gallo. a. Garina, Garinma, 5. f., lat. GALIINA, poule, poularde, geline. Un huen de caztma penretz. Prendetz una jove caLrma. Dunes DE PraDEs , Aus. cas, Vous prendrez un œuf de poule. Prenez une jeune poule. Quatre sal de cens et dos aaztnm Tit. du xWW cle. Doar, t. CXXLV, fol. Quatre sut de cons et deux galines. Prav, Gals es gilos de ses GaLurrAs. Liv. de Sydrac, fol. 116. Coq ent jaloux de ses poules. ra. Metre renart o les galines. Roman de La Rose, v. 15216. C'est la geline à qui l'on vent oster l'ous ses poussins. CL. Manor, LH, p. 318. GAL La martre a mengé trois de mes mères gr. lines converesses. Les Quinse Joyes de Mariage, px car, er, Gal'ina. rour. Gallinha. 1r. Gall 3. Gazian, s. m., lat. CALLINAceus, coq, poulard. .L galina.…. et .1. ALT. Cout. de Taraube de 1381 Une geline.. et un cog 4. Gamwo, s. m., poulet. Que no ⁊ trabaque mort plas vil d'un caznso. Roman de Fierabras, x. 3322. Qu'elle ne le renverse mort plus vilement qu poulet. 5. Guaumien, adÿ., gelinier, mangeur de volaille, terme de fauconnerie. ‘Volrai lo donc mal mandat, ouazraie, Gras, debaten, que non puesca volr. BrarnanD DE Bonn : eu m' escondix. Je le voudrai done mal mué, gelinier, rm.» débattant , qu'il ne puisse voler. sr. Gullinero. 6. Garzrmacr, adj, lat. cazurmaenr, de poule, semblable à la poule. Gal carttmact, antrament dit capo. Eluc. de Las propr., fol. 1%. Coq-poule, autrement dit chapon. 1T. Gallinaccio. GALACTITES, s. f, lat. caracrimes. galactite, sorte de pierre. Gatacerres es peyra cendrora. luc. de Las propr., fl. 1. Galactiss est pierre cendreuse, asp. Galactite. GALAUBIER, GuatauBiEn, adj., gai lard, élégant, gracieux, magnifique. Donzel euarausten chavalgador, Roman de Gerard de Rossillon, fol. 11 Damoisel gaillard cheraucheur. Qu' els plns pros e”l plus caraumrss Vey de lansengiers presentrs. Ramaun »'Onaner : Al: durs ere Vu que les plus preux et les plufmarmfi" je vois ambitieux des louangeurs. Fig. Sos coindese caravaises. Prnpicons : Be dites Sons agréables et gracieux. GAL 2. GALAUBIA, GUALAUBIA, 5. f., gaïllar- dise, élégance, gracieuseté, jactance. Car aissi remas jois e chans E pretz e GALAUBIA. GiaauD DE BoRKetL : De chantar mi. Uar ainsi reste joie et chant ct mérite et gru- (icusele. Frairi, ditz manens, Trop vos faitz parliers De gran GALAVBIA. Le moine DE MonNTrAUDON : Manens. Malbeureux , dit le richard , vous vous faites trop rarleur de grande jactance. Per qu'ieu lays chaus e joy e cuaLaus:a. Le MOINr px Foissan : Be volgra fos. C'est pourquoi je laisse chant et joie et gaillardise. 3. GatauBex, s. m., étalage, pompe. Qu'’aion qualque solatz De lar gran Gazausex Denant lo maior rey. GinauD DE BoRNEiL : Si per mon. Qu'ils aient quelque satisfaction de leur grand clalage devant le plus grand roi. + Gatamstsan, v., briller, déployer de la magnificence. Substantiv. Tan n'i voi d' els estrays Del bel GALAMBMESAR. Ginauv DE Bonnet : Dels bels digs. Tant j'y en vois d’eux séparés du beau briller. 'ALBANI, s. m., lnt. cazsanum, gal- banum, sorte de plante, gomme qu'on tire de cette plante. Gainasr es herba... jasin qne Varro ditz 1e cALBANI es snc de ferula. Eluc. de las propr., fol. 2to. Galbanum est herbe. bica que Varron dise que albanum est suc de férule. Contra dolor de cap pren aarsani. Coll, de recettes de med. Contr: douleur de tête prends ga/banum. AT. ESP, DOUT. 1T. Galbano. Gazsa, s. f., galbanum. Abeces, GALBA € vinagre. Eluc. de las propr., fol. 06. Avec encens, galbanum et vinaigre. ALEA , cauæra, 5. /., galéace, galère. Voyez Murarori, Diss. 33. GAL 419 Ichi de Roma... en doas carsas. Cat. dels apost. de Romu, fol. 1%2. Sortit de Rome... en deux galéaces. .Xxxv. GaLRAS del rei de Fransa. Cartulaire de Montpellier, fol. 71. Trente — Oil, certes, et boen et bel. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc.,t. I, p. 110. Asquanz li denonent gastels. G. Garman, Poëme d’Haveloc , v. 129. Cil qu'il ateint à coup dessus son hasterel Jamais ne mengera de miche ne de gastel. Combat des Trente. GATGE, carcne, Car, s. m., du lat, vanimonium, gage, caution, garantie, engagement , assurance. 440 GAT Ja mos huelhs messongiers, traidors, Non creirai mais , ni fiansa ses OATGs. G. Faïpir : Tant ai sufert. Jamais mes yeux mensongers, traîtres, je ne croirai plus, ni traité saus gage. Devon donar GATGx o fermanse. Trad. du Code de Justinien, fol. 10. Doivent donner gage ou assurance. Zoc. Baros, metetz en Garon Castels e vilas e ciutatz. BERTRAND DE Bonn : Be m play lo, Barons, mettez en gage châteaux et villes et cités. Pus mon cor tenelz en GATGE. Asnaun D? ManuEïiL : Dona sel que. Puisque vous teues mon cœur eu gage. Aquest sieus hom qu’amors reten en GaTas. G. Farmir : Pel messatgier. Ce sien homme qu’amour retient en gage. La ley lombarda permet @stonr de batalha. L’'Arbre de Batalhas, fol. 230. La loi lombarde permet gage de bataille. — Testament. En Jar Gasx layssavsn establit C’ om los meses en .1. vaysel de fast. V. de S. Trophime. Dans leur testament laissaient ordonné qu'on les mît en un cercueil de bois. AnNC. CAT. Gatge. nsr. Gage. 1T. Gaggio. 2. GaDI, Gazi, s. m., disposition testa- mentaire, volonté dernière. Alcana de les personas es morts ab intestat, s0 es ses GADI. Si lo paire o la maire fan testament, s0 es si dono lor &ant. Trad. du Code de Justinien, fol. 15. Aucune des personnes est morte AB INTESTAT, c'est-à-dire sans disposition testamentaire. Si le père on la mère font testament , c’est-à-dire s’ils donnent leur d{sposition testamentaire. Quant ac aazit lo dig Gazr. Brev. d'amor, fol. rot. Quand eut entendu ladite wolonté dernière. Filla maridada non pot far Gazt o derairana volontat, ses consel de paire. Statuts de Montpellier, de 1304. Fille mariée ne peut faire disposition testamen- taire ou deruière volonté, sans conseil de père. 3. GATCGIER , s. m., garant, caution. D'aquesta adoption coma bos G4TGIERS, 50 dis sauh Paul. V. et Verx., fol. 39. GAT Comme bon garant de cette adoption , ce dit mit Paul. AEC. FR. Aprochant de ces gageurs. Hist. macar., 1. 1,p. 22. ANC. 2SP. Gagero. 4. GATGIEYRA, GAJABIA, S. f., prêt sur gage , nantissement. Eo squest mandamen son devedadas osura e motas haratas per esperanza de gazanbar, e GATGIRYRAS. V. et Vert., fol. 3. Dans ce commandement sont défendues usare: à beaucoup de tromperies et préfs sur gages »:r espérance de gagner. Consentir literas d’ostages ny Gasantas. Statuts de Provence. Bout, p. :. Consentir lettres d'ôtages et nantissements. 5. GAZIAIRE, GAZIADOR, S. m., EXËCU- teur testamentaire. El GAXIAIRE... establit del mercadier mort. Statuts de Montpellier, de 1358. L’exécuteur testamentaire. établi du march: mort. En son testament fara cazrapons; 33] GAZIADOR son entendut tutors d'aquels «:- fans, si, en aquel testamen, alcaus autres tuur expressamen non era establit. Statuts de Montpellier, de 1205. En sou testament il fera des exrécureurs tsis- mentaires ; ces exécuteurs teſtamentaires nt censés tuteurs de ces enfants, ri, en ce testmat. aucun autre tuteur n'était expressément établi. 6. GATGAR , GATIAB, 2., gager, prendre des gages. Per GATJAR pastors e boyers. Forquer pe Lunez : E nom del. Pour gager pasteurs et bouviers. — Engager. Per lor propria authoritat penharar et carcr. Tit. du xiiie siècle. Dour, t. CXVIII, fol. & Par leur propre autorité hypothéquer et ergær. Puescon... GAJAR € revocar los precar:s. Statuts de Provence. Boux, p. 4. Puissent.… engager ct révoquer les précaire. ANC. FR. On viendra, on nons gagera, Quanque avons nous sera oste. Farce de Pathelin, p. 3. Toutefois, se voyant gagez et oblige ps' ostages. Auror, Trad. de Plutarque, V. de Romvv- 7. ENGATGE, 5. m., enjeu. GAU Per joc es hom trop mal volgat, Cant bom non pren exGaT@x per faiso. T. pe Fauss sr pe FaLtoner : En Falconet, Pout jeu va est très mal vouln , quand on ne prend | enjeu par forme. 8. ENGATGAR, ENGUATGAR , ENGATIJAR , ENGUATJAR, V., engager. Ella posca xNGATGAR, vendre et alienar. Tic. de 1398. Doar ,t. XXXIX, fol. 206. Qu'elle puisse engager, vendre et aliéner. | Car mi podetz donar, + O vendr’ o =NGATIAR, . Plos que si m'aviatz comprat. AMANIEU DES Escas : À vos que ieu. Car vous me pouves donner... ou vendre ou en- gager, mieux que si vous m’aviez acheté. Que lo sieu ben xnauarce. BERTRAMD pe Born : Belh m’ es. Que le sien bien il engage. ANC. CAT. Engatjar. 17. Ingaggiare. 9- SOBREGATCE, SOBREGAIJE, $. m., SUT£Age. Mon Santongier man, e mon soBRaGasx, Qu’ ar ai comprat gran sen ab gran folaje. G. Fainur : Tant ai. A mon Saintongier ] je mande, en mon surgage, que maintenant j'ai acquis \grand sens avec grande folie. GAU, 5. m., rapidité, élan, promptitude. Dans la langue francique, canen signifiait se hdter, Scuirrren, Gloss. teuton., p. 340et348. - Loc. Passet sotz Rossilho del pramier cau. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 6. Passa sous Rossillon du premier élan. GAU, s. m., forêt. Bacaude dicti quasi sylvicolæ; Gau enim lingan gallica sylvam sonat. ALTASERRA , Rer. aquit., p. 134. Abans eu passaria la mar a nao, E ceria .c. snsermie GAU, Que ja vos mi metatz ab Jui cabau. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 17. Je passerais la mer avec navire, el je serais cent ans ermite en forét, avant que jamais vous me met- tiez avec lui supérieur. Anxc FR. Audigier ne volt faire noces en pré, Ex bois, ne en rivière, n’en gaui rame. Fabl. et cont. ane.,t. IV, p. 232. II. GAU 441 Conmence à corner si haut Que retentir en fait le gaut.. Que cler chantent parmi le gant : Loriol et le papegaut.. Roman du Renart,t I], p.240,ett. III, p. 323 2. Gas, s. m., forêt, bois. * Un jorn intra en us Gas graus e pleniers, Et aurit una nau de chsrpentiers. Essenhet lhi la via per aas antis. Roman de Gerard de Rossillon, fol. #7 et 55. Un jour entre en certains bois grands et touffus, et enlendit une cognée de charpentiers. * Lui enseigna la routc par foréts antiques. 3. Gaupina, 5. f., bois, forét. Pres de tres ans en la caupina , Hon avian mot panra eozina, V. de S. Honorat. Près de trois ans dans la foret, où ilsavaient moult pauvre cuisine. — Bosquet, bocage. Per plays e per La cauprxa Aach de chans la contenso. Mancasaus : L’ yverns. Par bois et par le bocage j ‘entends la dispute des chants. Pus que le rosa en la GAUDIwA.. V. de S. Honorat. Plus que la rose dans le Losquet. ANC. FR. Tant chemine . Par bois, par plain et par gaudine. Roman du Renart,t. ll, p. 343. En cele grant forest me met Al plas espès de la gaudine. Mans DE FRANCE ,t. I, p. 182. Tant trespassent chans et gandines, G. GurauT,t. II, p. 188. GAUCH, cauc, caurT, GUAU, S, I. , lat. caupium, joie, plaisir, bonheur. gallé. On trouvait dans Exxius le mot cau employé pour caudium. Ennius, nt memorat , replet te lætificaus cau. ° Atson., Idyl. 12, GauG ai ieu tal que mil dolen Serian del mien Gauc manen, E del mien eauc tait miei paren Vinrian ab GauG ses manjar. RAMBAUP D'ORANGE : Ab nou cor. 56 442 GAU J'ai telle joie que mille affligés seraient riches de ma joie, et de ma joie lous mes parents vivraient avec joie sans manger. | Amors vol cauc , e guerpis los enics. PiERAE D'AUVERGNE : De josta ‘Is. ” Amour veut joie, et délaisse les tristes... Loc. Dieus, vostr’ amor e 1 cuauc celestial. BERNARD DE VENZENAC : Lo pair? e’] ſilh. Dieu , votre amour et la joie céleste. Am Dieu s'es adormitz els GauTz celestials. V. de S. Honorat. Avec Dieu s’est endormi dans les joies célestes. Loc. fig. En pur Gcaue me banb. J. EsTÈève ne Bezigns : Aissi cum, En pure joie je mc baigne. Adv. comp. leu chantarai Dx Gauz e volantos. G. Pignag DE CasaLs : leu chantarai. Je chanterai avec joie et volontiers. Taich li cortes que ren sabon d'amar La devon dir «x GauG € volontiers. AUMER1 DE BELLINOY : Meravilh. Tous les courtois qui savent chose d'aimer la doi- vent dire avec joie et volontiers. CAT. Gotg. ANC Esp. Gaudio. &sP. MOD. PORT. Gozo. 1r. Gaudio: 2. GauDI, 5. m., GAUDIUM, joie, bon- heur, félicité. Co fo natz, lor parent e lor amix s' ajns- tero al caunt del efant. Demostra lo aaupr que agro. Lo caunr que l’augels nunciet als pastors. Sermons en prov., fot. 19 et 19. Comme il fat né, leurs parents et leurs amis se réuairent pour la joie ( provenant } de l'enfant. Montre la joie qu'ils eurent. Le bonheur que l’ange annonça aux pasteurs. 3. GAUDIDA, GAUSIDA , GAUZIA, JAUZIDA , s. f., jouissance, possession. Lo frug, so es la GauzrnA de las cosas de ln heretat. Trad. du Code de Justinien, fol. 17. Le fruit, c’est la jouissance des choses de l'he- rédité. . ‘ De tot laver de sa bayllia, De la causrpa e del frnch, asia tres parts. | Trad. d'un Evang. apocr. De wut lavoir de son administration , de la jouis- sance el du fruit, il faisait trois parts. GAU Deg aver lo frug et la aavnroa. Tit. du‘xyne siècle. Dont, t. CXXXIV., fol. 1. Doit avoir le fruit et la jouissance. Ad amor, es tan pauca la Gatrri De vos que mais desir que ren del mon. FaAIDIT DE BELISTAR: Tot atressi. A l'égard de l'amour, est si petite La jouissurie vous que je désire plus que chose du monde. Bels semblans me guida, Que m dis que sauzrDa N'aurai ses fallia. GinauD DE BonrIL : Ab sembau Belle manière me guide , qai me dit que ;::.- sance j'en aurai sans faute. 4. GAUZIMEN , JAUZIMEN, 5. m., lat. cat- DIMONEUM , jouissance, plaisir, bor- heur. Qaar m' agrꝰ ops q' ab ja novells flor Uns novells jois mi dones 3AUzrME x. AIMERI DE SARLAT : Quan si cargo'l. Car j'aurais besoin qu'avec la nouvelle fleur a: nouvelle joie me donnût jouissance. En pert tot sAUZIMEK, Tal descunort mi dona. Perros : Manta gen. J’en perds tout plaisir, tel découragement A e donne. | Pos fui en vostra comanda . Ab petit de Gauzrm an. B. Zonc:1 : Atresoi con. Depuis que je {ns en votre service avec [Ka ‘ Jouissance. Prov. Qui semena en pena, Aquel cnelh en sauz1MEx. P. CarDtxaL : Jhesum Cris Qui sème en peine , celui-là recueille en pi. * ANG, CAT. Gäudiment, jausiment. anc. 5° Goziamento. 1r. Godtnento. 5. GAUDENSA, 5: f., jouissance , poss:s- sion. O d'autras GAUDENSASs. Ti. de 1291. Dour, t. CLXXV., fol :°° Ou d’autres jouissances. 6. Gaus, adj. gai, joyeux. Bel cors, plasent e G40s, De totas beltar clans. | RicuanD De BARBEZIECX : Altressi com. Beau corps, agréable et joyeux, clef de t:z beautés. CAT. Gosos. ESP, PORT. Gozoso. 17. Gandra.” GAU. r. Gavios , adj., joyeux, content. Gavros Fora mot, s’ieu fus Am vos. Leys d’amors, ol. 123. Je serais moult joyeur, si je fusse avec vous. Home sanguïinene sompuia de causas Ga- YIOSAS. ; Eluc. de las propr., fol. 78. Homme sanguin songe de choses Joyeuses. . GAUZION , JAUZION , adj., joyeux, gai, heureux. Ua ric joy sauzivx que n’ ai, G. Fainir : Hueimais tanh, Une riche joie joyeuse que j'en ai. ‘ Bella domna 240B3COMDA. B. px Venrapoun : Tant ai mon. Belle dame gaie. Quar res ses vos no m pot far sauz10x. BEnENGER DE PaLasoz : De la gensor. Car rieu sans vous ne me peut faire heureux. ). GAUDIRE, JAUZIRE, «d)., joyeux, hèureux. No serai SAUZIRR De lieys ui de s'amor. B. ne VENTADOUR : Lanquan vey. Je ne serai jouissant d’elle ni de son amour. jouissant , Ab vos reman , si m voletz far sauztre. À. SABATA : Fis amicx sui. Avec vous je reste, si vons me voulez faire loreux. Sꝰ ien fos fals, enganans e traire Eacentr’ amor, adonc for ieu Gaupine. Jorvax De Bones : S’ira d’ amor. Si Je fusse faux, trompant et traître envers amour, ilors je serais heureux. O0. GAUDIR, CAUZIR, JAUZIR, v., lat. GAUDERE, jouir, se réjouir, obtenir, posséder. Si m lais Dieus s’amor sauzra, ARNAUD DE ManuEIL : À guisa de. Si Dieu me laisse posséder son amour. Dieus qu’ el mon capdelha, Si play, me don sauzin. B. De Venrapour : Lanquan vey. Que Dieu qui gouverne le monde, s’il lui plait, ne donne à jouir. Per els saAu tal amia GAU 443 Cui plaixz mos bes e ma joia, Riaiu onp DE CASTELNAL : Ge silot. Par eux je possède telle amie à qui plaît mon bien et mon bonbeur, Una ves o mais m’en caustara. T. D PRÉVOST er DE SAVARI : Savaric. Une fois ou plus je m'en réjouirais. ; Part. prés. Ab los joyos deu hom esser sauzxxs. H. BRUNET : Cuendas razos. Avec les joyeux on doit être se réjouissant. S'ira d’amor tengues amic GAUDEN. Jonpax Dr BoneLs : S’ira d’amor. Si tristesse d'amour tenait un amant se réjouis- sant. | De la mort de Terric fon el sauzuns, E la parlete volc , e fo cosens. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 65. De la mort de Fhierry il fut_se réjouissant, et l’ordonua et voulut , et fut cénsentant. Subst. Quan mi mostrets vostra faisso , Sobre totz sAUzENS fui joios. GavauDaN LE Vieux : Desemparatz, Quand vous me montrâtes votre façon , au-dessus de tous les jonissants je fus joyeux. Part. pas, Er ai iea joy e sui 2403172. G. RuneL : Belh m' es l’estius. Maintenant j'ai joie et suis réjoui. T'oza, ben fora cauzrrz, Giraud DE BoRNEIL : L’autr’ ier. Jeune fille, bien j'en serais réjoui. * ANC. FR. Signors, dist Floripars, or soiés tait joians. Roman de Fierabras en vers français. caAT. Gaudir, gausir, jausir, Anc. 1r. Gandire. iT. MOD. Gaudere. 11. Essauzipa , 5. f., joie, réjouissance. N'atent bou’ xssauztpa, S' a lei platz que mos ditz acuoill. CERCAMONS; Ges per lo. J’en attends bonne jouissance, s il lui plaît qu’elle acrueille mes paroles. 12. ÉSGAUZIMENT, ESIAUZIMEN, s. Joie , jouissance, contentement, Adoncs Jar creÿs novels xs3AUZIMENS. Pevaots : Tug miey cosir. Alors leur croît nouveau contentement. De gran alegrier et £SGAUZIMENT. Eluc. de las propr., fol. 161. De grande allégresse et contentement. ANC. FR. Antre n'avera de mei nal esjoissement. Roman de Horn, fol 91. m., = 444 GAU 13. Essauzme, s. m., joyeux, content, heureux. Qui m fos amics verais Ni de mos bes xsrAUZzIRE. Girauop pe Bouxrtz : Ges aissi del. Qui me füt ami vraiet joyeux de mes biens. 1h. ESGAUZIR, ESJAUZIR, FJAUZIR, V., réjouir, féliciter, applaudir, No s deu hom per trop ben assAUZIR, Ni ja per mal hom fort no s desesper, | P. Rociens : No sai don chan. On ne se doit pour grard bien réjouir, ni jamais pour-mal homme fort ne se désespère. Quant que m fezes asaAUzIR, Amors ers m fai plorar. RamsauD DE Vaqueinas : Del rei d’ Arago. Combien que vous me ſites réjouir, amour main- tenant me fait pleurer. Ien no say drotz, ni drutz no m fenb, Ni nalhs joys d’amor ao m’sssau. PIERRE D'AUVERGNE : Belha m’es. Je ne suis amant , ni ne me feins amant , ni nulle joie d'amour ne me réjouit. Qui s’zsaau a l’ora qu' es destreis. PIERRE D'AUVERGNE : De josta is. Qui se réjouit à l'heure qu’il est apprimé. Qai honora son paire s’zssAuztRA de sos fils. Trad. de Bède , fol. 70. Qui honore son père se réjouira de ses fils. ANC. ⁊B. Le père del juste esjoit en moi; cil que engendre le sage esjoira en lui. Que ton | pére et ta mére esjoissent yceluy que toi engendra. Trad. du liv. des Proverbes, ch. XXII , v. 24. IL s'egjoissoit forment des faiz et des biaus commencemenz de son fil. Rec. des hist. de Fr.,t. VA, p. 13t. Qu'on vante du soleil la chevelure blonde De ce qu'elle esjouit toat l'enclos de ce monde. Premières œuvres de Desportes, fol. 22. Riens n'est fors l'or qni l'avare esjonysse. J. Manor, t. V, p. 202. Ces nouvelles esouirent fort Galba. Auror, Trad. de Plutarque, V. de Galba. 15. Concauzir, v., congratuler, féli- citer. . Can viron Jaufre venir, Van lo maniencu aculhir GAU E concauzia et abrassar. Roman de Jau fre, fol. 49. Quand ils virent Jaufre venir, ils vont sur-le champ l’accueillir et /éliciter et embrasser. Ab cal se poiria comcausir e lausar Del ben e del servizi. | Izaax : Diguss me tu. Avec lequel il se pourrait réjouir et louer da Lux et du service. Fig. Nertatz la vol, dreytara la coscav. P. CARDINAL : Caritais es. Vérité la veut , droiture la congratule. — Approuver. Non es plazens a Dieu, ni o coca. G. Fasur DE NansONKE : Pus dels. N’est pas agréable à Dieu , ni ne l’approuve. 16. Jor, 50%, s. m., joie, plaisir, bov- heur. ‘ Totz temps sec s0x ir’ e dolors, E tos temps ira sors € bes; E ja nou crey, s'ira non fos. Que ja sanpes hom so1s que s'es. B. DE VENTADOUR : Ja mos chantars. Tristesse et douleur suit toujours joie, et jux bonheur toujours tristesse, et je ne crois pes. «: tristesse no fût , que jamais on sût ce que cet 7: Joie. | ° Vos etz lo meus soxs premiers, E si seretz vos lo derriers. B. ne VENTADOUR : Pel dols chant. Vous êtes le mien premier bonheur, et aussi v : serez le dernier. Belha domna, on que siatsz, Joxs sia ab vos, eJox aiatz. Psyrots : Atresi. Belle dame, où que vous soyez, que bonheur +. avec vous, et que vous ayez bonheur. Loc. fig. IIh m’es de 30x tors e palais e cambra. ! A. Dane : Lo ferm voler. Elle m'est de joie tour et palais et chambre. ANC. IT. Uud'ogni gioi per me son vaue € voile. Pannucio DEL BaAcwo, caps. 47. Voyez d’autres exemples dans ks notes sur GUITTONE p' Antzzo, p. 29! et 171. ANC, CAT. Jot. GAU 1°. Jora, s. f., joie, bonheur. Cai platz mos bes e ma 3014. RainoSD DE CasTELNAU : Ges sitot. À qui plaît mon bien et mon bonheur. Lo, En menan gran 3014 V. de S. Honorat. En mènent grande joie. Adv. comp. . De totas partz y venron À GRAN J0YA. RAMBAUD DE VAQUEIRAS : Truan mala. De toutes parts y vinrent à grande joie. — Présent, cadeau, joyau, joujou. Costums es e cortezia de noble espos, can ea sa espoza , que li aporte de sas 30x48 e de 505 dos. V. et Vert., fol. 45. C’est coutume et courtoisie de noble époux, quand ilvient à son épouse, qu’il lui apporte de ses joyaux et de ses dons. Yay li dar grantz Jotas e deniers e cavalls. V. de S. Honorat. Va lai donner grands cadeaux et deniers et chevaux. S'en era fort enamoratz e l’avia mandatz 105 messages € 528 JOIAS. V. de Raimond de Miraval. S'en était fort enamouré et lui avait envoyé ses messages et ses présents. | Derou so1as a Maria. Al enfant deron tres besanz Per semblant de 30145 d’enfanz. Trad. d’un Évang. apocr. Donnèrent cadeaux à Marié... À l’eufant donnè- rent trois besans par manière de joujoux d’enfants. anc. CAT. 8sr. Joya. roRT. Joya, joia.1T. Gioia. 8. JoxeL, so8LL, s. m., joyau. Vos devetz autreiar… Bou’ amor ambeday, E que prendatz de luy Jos, el de vos. Amanisu Des Escas : En aquel mes. Vous vous devez octroyer... bon amour tous les deux, tque vous prenies de lui joyaux, et lui de vous. An menesprezat nossas e totz ajustamens “rnals e los soxzLs e totz los paramens mun- las. V. et Vert., fol. 96. Ont méprisé nôces et tous ajustements charnels et es joyaux et toutes les parures mondaines. inc. FA. Chapel, anel, fermail , caiñture On Joel de bele faiture. Roman de là Rose, v. 9810. ar, Joyell. ssr. Joyel, 1r. Gioiello. GAU 19. Jais, s. m., joie. Enaus l'ira venra 'l 3ars. GirauD he Bonxeir, : Quan brancs. Avant la tristesse vieridra la joie. 445 Per Diea, no s fraingna noatre Ja1s. RausauD D'ORANGE : Entre gel. Pour Dieu , que notre joie ne se brise. Tota gen crestiana.… Volgr’ agues tan de Jar Cum ieu, ses fencha vana. B. DE VENTADOUR : Quan la doss’ aura. Toute gent chrétienne... je voudrais qu’elle eût autant de joie que moi , sans feinte vaine. 20. Joxosa, s.f., Joyeuse. On appelait ainsi l'épée de Charle- magne. Par extension on donna ce nom à d'autres épées. Consec lo prince en sa rota, Joxosa dintrz lo cor li bota. V. de S. Honorat. Poursuit le prince dans sa déroute, Joyeuse daus le corps lui met. asp. Joyosa. 21. Jar, adj., joyeux, Qui sais non es, com chantara? PisTOLETA : Manta gent. Qui n'est pas joyeux, comment chantera-t-il ? No m puesc madar no m sovena D’ un’ amor don iea sui s4Ys. | ARNAUD DE MaARuEIL : Belh m’es quao. Je ne puis changer que je ne me souvienne d'uo amour dont je suis joyeux. 22. Joxos, adj., joyeux. Del altrui joy sui s0x0s. E. CairEL : Si cum selh. De la joie d'autrui je suis joyeux. Pus lo dous temps ve jogan e rizen, Guais e floritz, soxos, de bel semblan. H. BRUNET : Pus lo dous. Puisque le doux temps vient jouant et riant, gai et fleuri , joyeux, de belle apparence. anc. FA. Li dus si fa Joios é liez. Roman de Rou, v. 1 1470. Et cil s’en fait joiox et liez. Fabl. et cont. anc.,t. 11, p. 157. Cam Joiose chose. ! Anc. trad. du Psatu. de Corbie, ps. 132. cAT. Joyos, 17. Gioioso. 446 GAU 23. JOYOSAMEN, adv., joyeusement. Mas ieu chan s0ovosamxx. ‘GAUBEAT, MOINE DE PUICIBOT : Si res valgues. Mais je chante joyeusement. Per qu’ el recipio 30Y0ZAMENT. ‘ Eluc. de las propr., fol. 77. C'est pourquoi ils le recevaient joyeusement. 24. Consoissensa, 5. f., jouissance, dé- Jectation. Bonanrada vida es comsnisagnsa de Dén. Trad. de Bède , fol. 37. Vie bienheureuse est jouissance de Dieu. 25. Coxsote, v., fêter, affectionner, sa- vourer, goûter. Cel que comsors et ama lo liam de charitat, deu chaptener sa lengna de mal dire. Si cam aureliu nou consots visnda. Trad. de Bède, fol. 24 et 43. Celui qui «ffectionne et aime le lien de charité, doit maintenir sa langue de mal dire. De même que l'oreille ne savoure pas aliment. ANC. FR. Li rois Gontrauz l’acola et le coujoi moalt longuement. Rec. rles hist. de Fr., t. III, p. 222. Li rois les conjoit et acole. Roman du Renart, t. 111, p. 235. 11 fat moalt conjos des habitans. MonsTReLeT , t. II, fol. 157. 26. Gat, Guar, adj, gai, joyeux, riant. Mout ai estat cuendes e Gars. Lx CONTE DE PoiTiERS : Pus de chantar. Moult j'ai été gracieux et gai. Quar mos amics es lo plus auats, Per qu’ icu sui cuendeta e Guara. ; LA comTesse DE Dir : Ab joi et ab. Caï-mon ami est Je plus gai, e'est pourquoi je suis accorle et gafe. | Ab son Gay e leugier Vaeclh far caxa chanso, Car de GAVA razo Son mieu GAY cossirier. ALBERTET : Ab son. Avec air gai el léger je veux faire gaie chanson, car de gai sujet sont mes gais pensers. Loc. Aissi m sol amor e dormneis Tenir car, coma l'aiga'l peis. RAMBAUD DE VAQUEIRAS : No m’ aprad. Ainsi a coutume amour et courtoisie de me tenir gai, comme l'eau le poisson. ANC. CAT. GA. IT. Gain, GAU 27. SOBREGAIS, adÿ., trés gai. La BOBREGAEA compauhis. Leys d’amors, LALOUSÈRE , p. 1°. La très gaie compagaic. 28. GUAYAMEN, adv., gaiment. Tan mi plai la goaya sazos Que vei GUAxYAMEN comensar. Poxs DE CAPDUEIL : Miels qu’ om no p1 Tant me plaît la gaie saison que je vois gaim:. commencer. | ANC. CAT. Gayament. 1T. Gatamente. 29. GAYEZA , GUATEZA, GARZA , 5. f., paile. contentement, allégresse. Guarxza e fina beutatz Estan ab lieys vueg e dia. GinauD DE SALIGNAU : Per mt Gaite et pure beauté sont avec elle nuit et jour. -Mout bas fora meza Valors, Deportz e GUAYEzA , Si no fos amors. PETROLS : Quora qu'amon Moult bas serait mise valeur, amusement et gai. si ne ft amour. Loc. Meten en tal caxer:. La franca res. que en pur gaug me baul. J. EsTÈève DE BÉxIERS : Aissi cum Me tient en tel contentement, le frane objet. at- je me baigne en pure joie. ANC. CAT. Gaieza, gaeza. 1T. Gaiezza. 30. Gatana, s. f., plaisanterie, mo- querie. Ieu vei soven per GAIADA Recebre gran coltelada. UN TROUBADOUR ANONYME, Coblas espars:: Je vois souvent pour plaisanterie recevoir graré- estafilade. GAUNHA, «s. F., ouie de paisso. amygdale. Han primo o qualque re en loc de polmo. cam... peyshos GAVNMBHAS, ub las quais atsr ayre. Eluc. de las propr., (ol. nt. Ont poumon ou quelque chose au lieu de pour: * comme. poissons (ont) onies, avec lesquelir= : attireat l'air. IT. Gavigne. GAUTA, s. j., Joue. GAV Panstella en la aura. À, DantzL : Autet e bas. Abcès en la joue. Aquilh que son ferit en uua Gaura devon tener l’altra aparelhada. Regla de S. Benezeg, fol. 25. Ceux qui sont frappés sur une joue doivent tenir l'autre apprèlée. — Bouche, mâchoire. Amors m’afrena la caAuraA. A. DAN1EL : Autet e bas. Amours m’enfrène la bouche. Venquet en ferentz Ab una GauTa d’asue, mil payans enfagentz. PIERRE BE ConBiAc : El nom de. Vaioquit en frappant avec une méchoire d'äne, mettant en fuite mille maiens. Car. Galta. 17. Gota. Sur le mot gota, le dictiénnaire d’Al- berti dit : Voce tolta dal provenzale GAUTA. 2. GauTana, 5. f., soufflet, Mas qui m vol donar GAuUTADA. Brev. d’amor, fol. 64. Mais qui me veut donner soufflet. Venc, e donec li una gran GAUTADA. . Hist. abr. de la Bible, fol. 61. Vint, et lui donna un grand soufflet. Paeys en la cara de grans GAUTADAS. Éptt. de Matfre Ermengaud à sa sœur. Puis sur la face de grands sou filets. axc. CAT. Galtada. anc. IT. Gautata. 1T. mon. Gotata. Le dictionnaire d’Alberti porte: Alcuni antichi dissero anche gautata, che è maniera provenzale. 3. GAUTEIAR, ., Souffleter. Lo caurxteno, e Mi escupiro € la cara. Cat. dels apost. de Roma, fol. 108. Le souffletèrent, et lui crachèrent sur le visage. Part. pas. GAUTELATZ et escopitz. Contricio e penas ifernals. Souffeté et conspué. :AVARER , s.m., ronce, buisson. Non cuelh hom figas eu espinas, ni razim en GAVARER. Trad. du N.-Test. S. Luc, c. 6. On ne cueille pas figues sar épines , ni raisin sur once. ‘AT. Gavarrera. £sr. Gavanco. GAY #47 GAVAINGNAR, GAVANHAR, ®., miner, ronger, affaiblir, nuire. Pas no t puesc destruir e GAVANHAR. Maruieu De Querci : Taut suy. Puisque je ne te peux détruire ni afaiblir. Dic vos que re no ÿ GAvaANHA. AMANTEU DES Escas : À vos qu’ icu. Je vous dis que ricu n’y affaiblit. No s bayssa nis GAvanNHa. Raixono pe Mina va : Tot quau. Ne s’ahaisse ni s’affuiblit. . Fig, Qu’ieu pueis senta tant est mal que m GAVANHA, , G. RIQUIER : Aisi com sell: Que puis je sente tant ce mal qui me mine. Om ja m di ni m'enseigna Qu’ aissi m GAvAING. GirAUD DE Bonnet : Jois e chans. Incessamment on me dit et m’enseigne qu’ainsi je me mine. GAVINA, s. f., lat. cavia, mouette. Dins las isllas, de las gaudinas Yeysson aucels que han nom Gavinas. V. de S. Honorat. Daus les îles, des hois sortent oiseaux qui ont nom mouettes. CAT. Gavina. Rs. Gaviota. PORT, Gaiyota. 2. Gavanm, s. m., du lat. GAVIA goë- land. . D’ ealbanel, de GAvANH, d’antres auzels ferens. PIERAE DE ConBiac : El nom de. De hobereau, de goëland, d’autres oiseaux car- nassiers. asr. Gavia. ponr.. Gaiväo, 1rTr. Gabblfano. GAYMENTAR, GUAIMENTAR, GASMEN- TAR, 2., Se lamenter, se tourmenter, gémir. | La lenga d'Oc en devra sospirar, E Proenzals planber et GAxmenran. Poëme sur la mort de Robert, rot de Naples. La langue d'Oc en devra soupirer, ct Provençaux pleurer et se lamenter. Per 50 no = GUAIMENTA Mos cors. P. Roetrrs : Tan no plou. Pour cela mon cœur ne se {ourmente pas. Mot plorero e GAsMENTERON las donas, Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 16. Moult pleurèrent les dames et se fxmentèrent. 448 GAY GAZ anc. ra. Brief, à ouyr leur resverie, _. | GAYNA, s, f., lat. vagrna, gaine. Comment l’une l’autre guermente, Dieas comandet a sant Peyre qu’ el torne: S'estoit ane droicte faerie. son cotel en la carna. CoQuiLLanT, p. 106. L'Arbte de Batalhas, {ol. 91. De chantz plaisans ne fault plus guermenter, Dieu commanda à saint Pierre qu'il remit se Mais en doulenrs vous expérimenter. couteau en la gafne. | - CRETIN , p. 43. Torna ton cotel en la cAyxa. Pensant qu'ils se guemnentassent de quelcque Abr. de PA. et du N.-T., fo. #. larron, meurtrier ou sacrilése. Remets ton couteaa dans la gafne. RABELAIS, iv. IV, ch. 48. 17. Guaina. xsr. Vaina. Fort je me garmentoye Et souvent lamentoye. GAYSSAR, v., drageonner, pousser, Vigiles de Charles VII, 1 À, p. 65. croitre. ANG. CAT. Guaymeniar. . Fig. Malvestaiz el mon tan cayssa, a, GaxMENT, 5. m. , gémissement, la- Per Dep de nus s'avanta. k . 57— . ALAHAN DE NARBONNE : No poex. mentnlion, deuil. Méchanceté croit tant dans le monde , c’est pe Loc. Menar gran GAYMENT- ‘ quoi La paix s’éloigue de nous. Lo Desprezi del mont. . ” Mener grand deuil. GAZAL, ad]. 2 bavard. Que ploron e menon GAIMEN. Diray vos que fort me tira V. de S. Énimie, fol. 21. Vielha cazaLs. Qui pleurent et ménent deuil. Le Moine px MonTauvos : Mot m’ enues:. 3. GAIMENTAMEN, 5. M., g émissement, Je vous dirai que me déplaît fort vieille bavari. 2. GazaLHar, v., bavarder, habler. Jamentation. Per plors et per GAIMENTAMENS de pene- Ans qne plas se Gaza. densa. Giraup 2e Bonneiz : Joys e chans. Trad. de Bède, fol. 1r. Avant que se bavarde davantage. | Par pleurs et par gémissements de pénitence. Part. prés. Gilos que s fan baut, cuasazsas, 4. ÉSGALMENTAR , ESGAMENTAR, 2., gémir, Meton nostras molhers en joc. NMARCABRUS: À L’alena de!. se lamenter. Jaloux qui se font gais, en bavardant, mei-:: Quai veria las douas =SGAYMENTAR... NO 8] nos femmes en jeu. podian tener de plorar. ‘ Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 16. 3. Gasan > Des bavarder, babiller. Qui voyait les dames gémir… nese pouvaient (c- Prenes aquel vilan, auas lo estacat nie de pleurer. ler pes, per mans, qu’ el uon puesca morre Dis : Mayre, laissa ”l plorar | ni GASAR. Chronique d’Aries. E 1 doler e l’xsGamenxran. Passio de Maria. Dit : Mère, laisse le pleurer et le douloir et lé Prenez ce vilain , allez l’attacher par les pieds, pur les mains, qu'il ne puisse mouvoir ni bavarder. gémnir. . Planhian e asGsYMEnTAvO fort. GAZANH, Guazanx, GABAINE, GUALAINC. Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 17. GAANH ; GAAING , 5, I. , gain, prof: . Se plaignaient et gémissaient fort. bénéfice. Lo perdr' er granz, e’l carats er sobrien Bertrand DE Bonx : Miez sirrentes Le perdre sera grand , et le gain sera supériez” 5. DeSGUAIMENTAR, 2., gémir, se lamen- ter. Fort si playn e si DESGUAIMENTA. Aissi si DESGUATYMENTA Venanzis cascun dia. | leu am mais. F. de S. Honorat. * Sofrir un honrat damnatge, Que far cuazant on ieu honratz non ſos Fort se plaint et se /amente. ARNAUD DE MARUEIL : Us guavs amorce Aunsi se lamente Venance chaque jour. GAZ GAZ 449 J'aime mieux... souffrir un honoré dommage, | Anc hom d’smar non fetz gensor aazaxma. que faire profit où je ne fusse pas honoré. PEYROLS : Si he m sui. Qui a tort guereia trop longamen, Oncques d'simer on ne fit plus beau gain. À tart ve lo caanu, e per soven. sxc. ra. Ne por gaaigne ne por perte. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 43. Més il ne puet de sa gaaixgne Qui à tort guerroie très longuement , sur le tard Soffisamment vivre sor terre. voit le gain, et perd souvent. Roman de la Rose, v. 8714 et 11660. Fig. Quar conosc qu’en folh cazans ir. Guadagna. M'an mes mey huelh traydor, ” Grau ze Rocx : A ley de bon. Car je convais qu’en fol gain m'ont mis mes veux traîtres, | 4. GAZANHATGE, 5. m., gain, profit. Doncx be fa tot hom gran caranmaroz Qu’ el retenga per amic. R. Gauceza pr Beziers : À Dieu. Loc. Car qui cuis &azatxc traire, Ainsi bien fait tout homme grand profit qu'il le Non es fort bons dompneiaire, relienne pour ami. T. p’Ausenrer er DE Pirnre : En Peire, | nc. sr. Esperans qu'audit lieu de Paris trou- Car qui pense tirer gain, n’est pas fort bon galant. veroient bon gaignage. Cyst auran GUAzZANu ifernau. MowsTR&LET, t. I, fol. 264. Mancasaus : Pus mos. + Celles-ci auront gain infernal. 5. GazaNRAMENT, 5, m., profit, bénéfice. Per cobezera de AzANn temporal, Aquest GAzANEAMENT fo fag en la sale, a V. et Vert, fol. 76. | Montalban. Par convoitise de gain temporel. me ce 1203. #rch. du Roy., J. 304. Prov, Gaaixs en archa es dans en cosciencia. Ce profit fat fait dans la salle , à Montauban. Trad. de Bède, fol. 80. 6. Guazan, s. m., vassal. Gain eu coffre est dommage en conscience. Li auazan si son acordat — Intérét. Fatreiiss e ves lui 72* J Quan n° ac tot trait, lo Gasarwe e'l capdal. Les vassaux ser é —— —3 lé V. de P. Pélissier. contre lui L Quand il en eut tout tiré, l’intérét et le capital, ° En aisso pert lo GazaixG e ’1 capdal. 7. GUASANDOR, s. m., cultivateur, ex- RerorsAT DE FORCALQUIER : En aquest. ploitateur. inte ital. Ea cela perd l'intérét et le capita Laboradors e cuAsaAnDons de teras. L'Arbre de Batalhas, fol. at1. Laboureurs et erploitateurs de terres. AEC. rh. Que tuit cil qi armes porroient por- ter alassent après lui au gaaing. C. ps G. DE Ty. MAnTENNE, À. C., t. V, col. 508. . . Ainsi fu departile gaiens de Constantinoble. 8. GuAzANHADOR , 5. m., pillard, pilleur, VILLEHARDOUIN , p. 91. maraudeur. … ANC. CAT. Gazagn, guadagn. CAT. MOD. Pessa en qual terrador Guany. axc. sr. Gano, oORT. Ganho. 1T. Emblaran siey GuazannaDon. Guadagno. | P. CarpiwaL : D' Esteve de. . Pense en quel territoire voleront ses pillards. 2. GAZALHA, 5. f. > San, profit ’ bénéfice. caAT. Guanyador. xse. Ganador. pont. Ganha- Auretz aital GUAzALHA , dor. 17. Guadagnatore. Que vos dara palafre. - . Cxncanons : Car vei, 9. Gualcnar, s. m., pillard, avide de Vous aurez tel profit, qu’il vous donnera pale- gain. froi. | Aquest plah deu cerchar lo plas ouatewans. Rica GAZALHA. ; Roman de Gerard de Rossillon, fol. 108. - GavauDaN LE VIEUX : Aras quan. Doit rechercher ce plaid le plus avide de gain. Riche bénéfice. 10. GAZANHABLE, adj., profitable, pro- 3. Gaza ,s. f., gain, profit. ductif, de bonne venue. F ti. 57 450 GAZ L'efas que y nayssera er GAzANHABLE. V. et Vert., fol. 76. L'enfant qui y naîtra sera de bonne venue. ir. Guagnabile. 11. GAZANHAR, GAZAGNAR, GUAZANHAR, GASAINGNAR, GAANIAR, V., fagner. Tot so qu’el casaArnGxava dave a 508 pau- bres parens. V. de Giraud de Borneil. Dounait à ses pauvres parents tout ce qu'ilgagnait. Anc no cuaszanazsr tant en re, Cum qua perdey m'amia. P. CaaninaL : Ben tenkh per. Oncques je ue gagnai tant en rien , comme quand je perdis mon amie. Fig. Ja ab vos no cazaxa be per mal. B. px VENTADOUR : Quan par la. Jamais avec vous ve gagne bien pour mal. Venian de randon En l’islla de Lerins Gazacxan lo perdon. F.. de S. Honorat. Venaient avec hôte en l’île de Lerins gagner le pardon. Loc. Ben sai GUAzAmRAR mon pa En totz mercats. Le conTe Ds Poiriers : Ben vuelb que. Je sais bien gagner mon pain en tous marchés. Prov. Quar leu despen qui de leu o cazax. G. Fainir : Moutss. Car légèrement dépense qui facilement le gagne. Asaz val mais GUAzANRAR en argen Que perdre en aur, segon mon escien. Austen: DE PrcuiLatx : En greu pantais. Beaucoup plus vaut gagner en argent que perdre en or, selon mon escient. — Acquérir. Saup cAsaxnAR amics et amigas. V. de Raimond de bfiraval. Sut gagner amis et amies. — Obtenir, remporter un avantage En Deu n'ai fianza, D’ on GAzAG%xAR«M Sobre sels de Fransa. TomiEns : De chantar. En Dieu j'en ai confiance, d’où nous gagnerons sur ceux de France. — Avancer, faire du chemin. Quavalgan a Barssalona, e aqui, Gazayx- uem pueys a Lerida. PRILOMENA. GAZ Cbevauchant vers Barceloove, et là, nous ga- gnäâmes puis vers Lérida. Part. pas. Qu’els graus plazers d' amor Aia totz GUAZANRATZ. GinauD De CaALANSON : El mon noce. Qui ait gagné tous les grands plaisirs d'amour. — Fertilisé, exploité. Si com profeitant li espes semenat en L bona terra e GAANIADA. Trad. de Bède, fol. 61. Ainsi comme proftent les semés épais eu la terre bonne et /ertilisée. axc. FR. Loiaument lor pain gasignent. Roman ds la Rose, v. 50:35. ANC. CAT. Gazagnar, guadagnar. CAT. mor. Guanyar. use. Ganar. ronx. Garkar. nr. Guadagnare. 12. GUAZARDON, GUIZARBDON, GUIZF- DON, GUIERDON, $. M., guerdon, ré- compense , profit. Coms de Tolza, mal cuaAzsARDOx aten Selh que vos sier, d'on vey qu’es grans doloss, Quar de servir tanh qualqne cuazannos. BERTRAND DE Bonx : Un sirventes fn. Comte de Toulouse, attend mauvaise r come celui qui vous sert, d’où je vois qu'est grande ‘o- leur, car à servir il convient quelque récompense Mout m'a rendut gen cutsnapos Amwors. Poxs DE CAPDUEIL : Gres per la. M'a rendu moult beau guerdon amour. C’aitals sia 'l cuizra nos. _Forquer DE MarseiLe : Chantan &r. Que telle soit la récompense. Loc Que m pot leu cutzanbox reudre Del maltrag e del doler. B. DE VENTADOUR : Amors e que. Qui me peut facilement rendre récompense de à peiue et du douloir. Son voler fss, e quier lin cuizanso. RansauD D'ORANGE : Si de trobor. Je fais son vouloir, et lai en demande rrcompasc. Loc. prov. Quai ben sier, bon cuazanpox aten. ARNAUD DE MARUE'IL : Aissicumælb. | Qui bien sert, bonne récompense attend. ANC. PR. Le franchi, et lui et sa fame et ss eufaus, en guerredon de son bon servis. Rec. des hist. de Fr.,t. UI, p. 1. Se cil le guerredon n'a. Le Roi pr Navanas, ch. 8. GAZ Sice, dist Herloin , grant gueredon vos doi. Roman de Rou, v. 2615. anc. cat. Cazardon, gairardon. use. Galar- don. ront. Galardäo. 11. Guidardone. 3. Guazannine, s. m., récompense. Aitan t'en val un évazanpixc. Goiaowx pe Bencuroan : Lei on bom. Autant ten vaut une récompente. 4. GUIARDONAIRE, GAZARDONADOB, 5. m., qui récompense, rémunérateur, Deus es GuranDOrAtRE. Trad. de Bède, fol. 5j. Diea est rémunérateur. Atresi an bon GGazaRDONADOR. k Canexer : Meravilh me. Également ont bon rémunérateur. ac. ra. Vons soit, très doace dame, de ce guerredonnere. Roman de Berte, p. 186. 23». Galardonador. rot. Galardoador. 15. GuazanpomaR, GUIARDONAR, v., guerdonner, récompenser. Sima dons m volgues ouaranoran Lo mal qu’ien trac , no m poiria falhir res, Axeaun pe ManoEtL : En mon cor Si ma dame me voulût récompenser le mal que je souffre , ne me pourrait faillir rien. Servies qu'om no varanpoma Et esperanta bretons, Fan de senbèr escadier, B. pe Venranour : La donssa vots. Le servir qu'on ne récompense pas et espérance bretonne , fout d'un seigneur un écuyer. Part. prés. Elba es tan ensenhada e pros Que del tot m'er cuaranpoxas. G. Apurxan : S’ieu conogues. Elle est si apprise et méritante que du tout elle me sera récompens Part. pas. En aissi es trop miels cuarannomare, AnrauD pe ManuztL : Aini cum sel. Par ainsi est beaucoup mieux récompensé. Pueis m'auria ms mals GUtARDONNATS. RammacD D'ORANGE : Si de trobar. Après elle m'aurait récompensé mes maux, amc. ra. Qui Diex sert, Diex le guerredonne, Qu'à cent donbles li rent et donne, Nouv. rec. de fabl. et cont. ane, t. 11, p. 197. xxc. car. Gazardonar, guisardonar, guiser- donar. sr. Galardonar. ronr. Galardoar. 1r. Guidardonare, guiderdonare. GEL 45 16. ReGuizanDonansa, 5. f., rétribution, récompense. Una meteisa nuGUizAR DO ANA de loguer, Trad. de la Ne épft. de S. Paul aux Corinthiens Une même rétribution de loyer. 17. REGAZERDONAR, REGUIZARDONAR , v., récompenser, rémunérer. Quar dias poiris venir que sel que auras d nsGazrn Dos Liv. de Sydrae, fol. 111. Car jour pourrait venir que celui que tu auras récompensera. Mas jeu neGotzanvomanar la. Trad. de l'Épét. de S. Paul aux Romains. Mais je la récompenserai. arc. ra. Maisles gaiges dont il les reguerdonne. Œuvres d'Alain Chartier, p. 552. GEL, on, s, m., lat. ceuu, gelée, glace, froid. Neus ni ets ni ploela ni fanh No m tolon deport ni solats. (eus ni get. ge ne m'ôtent plaisir Len ai ja vist albre failbat, Que s cocha, puis ont lo mata. Bearran De Box : Fuilbetas ges. J'ai déjà vu arbre feuillé , qui se hâte, puis gelée le frappe. Fora mort de ou. P. Rausono De Touvousr : Pos vesem. Je serais mort de froid. car. Gel. anc. s8r, Gelo. sr. mob. Yelo. pont. 17. Gelo. 2. Gerapa, ctapa, 5. f., gelée, froid. Non temas ven ni Gatana Brxrranp px Bonn : Raus. Ne crains vent ni gelée. Ve la GEuADa e ve una grans neula. Liv. de Sydrae, fol. 45. Vient la gelée et vient un grand brouillard, Ara perdon l'alegratge Per frey e per la Grtapa. Mancasaus : Lenquan fuelbon, Maintenant perdent l'allégresse par froid et par La gel ANG. asr. Hstaba don Enero con nieves ë con geludas. Poema de Alexandro, cop. 612. car. Gelada. asr. Helada. rour. Geada. 11. Gelata. 452 GEL 3. Gzzan, v., lat. crane, geler. Tot quant es CELA, Mais ieu no puesc frezir, Qu’amors novelha Mi fa 1 cor reverdir. À. Dante : Quan chai la. Tout ce qui est gèle, mais je ue pnis refroidir, vu qu'amour nouveau me fait le cœur reverdir. Farai chansoneta nueva Ans que vent ni crc ni plueva. LE COMTE D£ POITIERS : Farai chansoneta. Je ferai chansonnette nouvelle uvant qu’il vente et gele et pleuve. Part. pas. Chans ni flors d’albespis No m valon plus qu’yverns GxLarz. G. Rupez : Lanquan li. Chaut ui fleur d’aubépine ne me valent pas plus qu'hiver glacé. car. Gelar. rsr. Helar. ronT. Gelar. 17. Ge- lare. 4. ConceLacio, 5. f., lat. cONGELATIO, congélation. CoxazLacro en terra et en syga. Per freior engendrant CONGELACIO. Eluc. de las propr., fol. 119 et 133. Congélatiun en terre et en eau. Par froidure engendrant congélation. cat. Congelacié. usP. Congelacion. ronr. Congelacäo. 1r. Congelarione. 5. Conxcezcar, ®., lat. conG£rane, con- geler. | Part. prés. Las humors conaztanr. Eluc. de las propr., fol. 55. Congelant les humeurs. Part, pas. Sanc es en vesica CONGzLAT. Trad. d'Albucasis, fol. 32. Le sang est congelé en vessie. Givre es vapor CONGELADA. Eluc. de las propr., fol. : 37. Givre est vapeur congelée. CAT. EsP. PORT. Congelar, Tr. Congelare, 6. ExTreGxran, v., entregeler. Se awrnsGsza sus l’ayr per forsa de freyt. L'Arbre de Batalhas, fol. 8. S’entregèle en haut l'air par force de froid. GELDA, Gruna, s. f., du saxon cu, troupe, foule , peuple. Voyez LeisniTz, p. 115. La qzzpa venc ab arcxs et ab sagetas. GEL Fetz veuir son pavalho E la caca que mena la gerizo. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 1ot. La troupe vint avec arcs et avec flèches. Fit venir son pavillon et la froupe qui mér: l'équipement. De l'autre part atresi hac gran cauns c grau compaynha de pesoniers. PuiILOMESA. De l’autre part également il y eut grande foule t: graade réunion de fantassins. ANC. FR. Nostre gelde e nos homs fetes avant haster. Gelde d’Engleiz e de Normauz. Roman de Row, v. 1522 et 13196. Il i chairent trente mille de gelde. Anc. trad, des Liv. des Rois, ſid. 6. ir. Geldra. GELOS, cicos, adj., lat. zeLotes, jaloux. D’ome qu’es d’aital faysos Non deu esser maritz GELOs. GanIN D'APCRIER : Mos Cominmls. D'homme qui est de telle façon mari ne doit pa être jaloux. Ben pauc ama drutz que non es axLos. B. ne VENTADOUR : Bels Monruels. Bien peu aime amant qui n’est pas jalour. Adonc fon mot otLoza e trista car mon l’ac retengat. V. de Savari de Mauléon. Alors elle fut moult jalouse et triste parce qu'a’: ne l’eût pas retenu, Subst, Patz uon a GELos mati ni ser. Pisraz ps Bansac : Tot francames. Jaloux n'a paix matin ni soir. Tot o fasssm en despieg del ercos. UN TROUBADOUR ANONYME : En un verger. Que nous fassions tout cela en dépit du jaloux. AnC. ra. Vez ci le cox et le Jaloz. Roman du Renart, t. 11, p.11. caT. Gelos. xs. Zeloso. ront. Cioso. rt. Ce- doso, 2. GELOSIA, GILOSIA , 5. f., lat. z#LOTI- Pi, jalousie. Fon dic al marit d'ela, d’on el n’ac gran et- LOsIA , et enserret la en una tor. V. de Guillaume de Cabestains. Fat dit au mari d'elle , d’où il en eut granue /s- lousie, et l’enferma daus une tour. Er auiatz, senher, cal desasice GEM Li avenc per sa GrLoztA. R. VroaL De Brzauoon : Unas novas Maintenant écoutes , seigneur, quel désastre lui advint par sa Jalousie. La ciLosra de las femnas, que es molt ar- dens e molt malitioza, Liv. de Sydrac, fol. 36. La jalousie des femmes, qui est moult ardente et moult malicieuse. car. Gelosia. nsr. Zelotipia. porT. 1r. Gelosia. . AGELOSIR, %., enjalouser, devenir ja- loux. Part. pus. D'aitan sui AGKLOSITZ. RaïmonD DE MiravaL : Chaos quan. D’autant je suis enjalouse. . EnGELoz:IR , v., enjalouser, devenir jaloux. L' amor de la domna e de Peirols montet tan, qu’el daifi s’2NGELoz1 d’ella. V. de Peyrols. L'amour de Ja dame et de Peyrols monta tant, que le dauphin s’enjalousa d'elle. car. Engelosir. 17. Ingelosire. . Gizoszsca, s. f., yilosesque, sorte de poésie. Jaciaysso que alcu fassan crroszscas al compas de dansa. Leys d'amors, fol. Gr. Quoiqu'aueuns fassent gilosesques sur la mesure le danse. EM, s. m., lat. cxuius, gémissement, lamentation. E ‘Îs pros, cortes, adreg, fan plors e crws, Quar pretz es mortz e cazutz et envers. P. RatuonD DE TouLouse : Era pus. Et les preux , courtois , justes, font pleurs et gé- missements, parce que mérile est mort et tombé et renversé. D'autrai joi fan grans cms. À. DAMIEL : Autet e bas. De la joie d'autrui fout grandes /amentations. Los mals qu’ien trac ni 'ls planbs ni’ls crus Que faac la nueg quan sni colgatz. GinAUD DE BouneIL : Ben cove. Les maux que je souffre et les plaintes et les ge- nissements que je fais la nuit quand je suis couchc. AT. Gemes.xsr. PORT. 6emido. 17. Gemito. . GEMXMEN, GEMIMEN, S. m., gémisse- ment, GEM Non dea hom orar ses c«MaMENT Trad. de Bède, fol. 3. On ne doit pas prier sans gemissément. Teu ay trebalhat en mon cemtmax. V. et Vert., fol. 67. J’ai souffert daus mon gémissement. E loc de cant ha GaMIMEXT. Eluc. de las propr., (ol. 149. En place de chant a gémissement. 453 3. Gaurn, v., lat. cEmrre, gémir, de- plorer. Lo compains de ta bonauretat cm adonc. Trad. de Bède, fol. 3. Le compagnon de ton bonheur gémit alors. Car nos GEMEM en ayss0 la nostra habitatio. Trad. de la 1le épit. de S. Paul aux Corinthiens. Car nous déplorons en ceci notre babitalion. Part. prés. Gauex et ploran. Trad. de la règ. de S. Benoît, fol. 7. Gémissant et pleurant. ANC. FA. Qui armes baïlle à ennemi, S'il meurt, ne doit estre gemi. Fsopet Ier, fabl. 50. Roszrr, t. II, p. 363. ANC. CAT. Es. Cemir. pORT. Gemner.ir. Gemerc. GEMA , s. f., poix, résine. Qar fluiraz sap en Gama € pi. BenTaanp Dr Bonx : Fuilheta vos. Car vous sentez sapin en résine et pin. GEMMA,, s. JS. lat. cEmMMA, gemme, toute espèce de pierres précicuses. Guuara es dita tota peyra precioza. Plena es de perlas et Gxmmas. Eluc. de las propr., fol. 188 et 185. Est dite gemme toute pierre précieuse. Est pleine de perles et pierres précieuses. Sal de cxmma. Trad. d'Albucasis, fol. 19. Sel de gemme. ANC. FA, Gemme... est nommée. D. pe Saiunre-Maure, Chr. de Norm., fol. 103. ir. Gemma. 2. Gemar, v., Orner, garuir de pierre- ries, brillanter. Part. pas. L’escat ac a son col, el cap l’elme GEmarz. Ara prenga caseus son bon elme GEMAT. Roman de Fierabras, v. 739 et 2717. Eut l’écu à son cou, en tête l’heaume garni de pierreries. TT Te re 7» = -. ,. Ds. — =. vert au ° er —3— ee. ss. Sc , PS 7 8 DLL ANT ES + * * e …— + . 7 . cs +. ° *— 454 GEN GEN Gxxsana es cauda herba et amaera. Eluc. de las propr., foi. 211. Gentiane est herbe chaude et amère. CAT. ESP. PORT. Genciaña. GENESTA , s.f., lat. GENISTA, genèt. Quan per la branca pueia'l sucs Don reviu la cenxsr’e "| brucs. ManCASRUS : Al departir. Quand par la branche monte le suc dent rerit Le genét et la bruyère. ANC. FR, Le lonc d'an genestay qui estoit vert et bel. Combat des Trente. CAT. Genesta, ginesta. nsr. Ginesta. roat. Giesta. 1r. Ginestra. GENGIVA, s. f., lat. oincrva, gencive. La caxciva mollificade es strengada. Nays sobre ja cançiva carn ajnstada. Trad. d'Albucasis, fol. 6 et 20. La gencive amollie est étreinte. Naît sur la gencive chair ajoutée. ANC. CAT. Gingiva. PORT. IT. Gengiva. Que maintenant chacun prenne son bou hesume garni de pierreries. anc. r8. Rollans feri sor son elme gemmé. Roman de Gérard de Vienne, v. 696. Li escas au col et ses hanmes gemmés. Roman de Fierabras en vers français. iT. Gemmare. GEMINI, s. m. plur., lat. cruint, gé- meaux. Gaxrxz que vol dire gemels. Eluc. de las propr., fol. tu. Gémeaux qui veut dire jumeaux. — Signe du zodiaque. Renha en .1. signe que a nom Gamixt. Liv. de Sydrac, fol. 54. Règne en un signe qui a nom Gémeaux. CAT. ESP. PORT. Geminis. 1T. Gemini. 2. GEMOL, $. m., jumeau. Sapias que GxMOLS motas veguadas s0 natz, et alcunas vets tres o quatre. Trad. d’Albucasis, fol. 37. Sachez que jumeaux nombreuses fois sont nés, el aucuues fois trois ou quatre. 2. ANGIVA, 5. fs gencive. Quan las anGtvas son mollificadas. Trad. d'Albucasis , fol. 6. . Quand les gencives sont amollies. ssr, Encia. 3. GEMEL, s. m., jumeau. Gemini que vol dire cenxLs. Eluc. de las propr., fol, 111. Gémeaux qui veut dire jumeaux. xsr. Gemelo. ront. Gemeo. sr. Gemello. GENH, GEINE, GIEN, GIENH, GINU, 5. m., lat. cextum, génie , art, adresse, ruse. Ben dei chantar pns amors m°o ensenha, E in doua c1xna cum sapcha bos mots faire. Pryaous : Beo dei. Je dois bien chanter puisqu’amour me l’enseiuse. et me donne génie comment je sache bons mots 17. Pus no i val arditz , valgues nos cases. . B. 2e VeanTADOUR : Quant erbe Puisque n’y vaut hardiesse, que nous valût ruse Pus del partir non ai orux ni saber. Psyaozs : Mot m’entremis. Far. Puisque du partir je n'ai moyen ni savoir. — Façon, manière. E manht cas se volv'e s vira Mos talaus, e ve e vay. B. pr VENTADOUR : E manbt genh En mainte facon se roule et se tourne mos de:- et va et vient. 4. Geuinan, v., lat. ceminare, géminer, doubler. Sa virtot si GEMINA, 50 es a dire si dobla. Eluc. de las propr., fol. 111. Sa puissance se gémine, c’est-à-dire se double. AnC.xsr. Geminar. 1T. Geminare. GENA , s.f., lat. GBA, joue. Las canas. Gzxas 50 aquelas partidas. on comensa la barba. Eluc. de las propr., fol. 41. Les joues. Les joues sont ces parties... où commence la barbe. ir. Gena. GENCIANA, censana, s, f., lat. GEN- TIANA, gentiane. Àtressi la cExcIANA Es contra gotassa sana. Brev. d'amor, fol. 50. — Lien, jet. Egalement la gentiane est saine contre la goutte. Ayssi com hom rete l’austor o lo espar':" GEN ab lo arux que no s'envole, sinon a La volon- | tat de son senhor. V. et Vert., fol. 103. Ainsi comme on retient l'autour ou l’épervier avec le jet qu'il ne s'envole , sinon à la volonté de son seigneur. Fig. Que hom lo retenga, e que li mets orxn de fe e d'amor de Dieu. V. et Vert., fol. 103. Qu’oa le retienne, et qu’on lui mette jet de foi et d'amour de Dieu. — Engin, machine de guerre. Matran va pregar K. que fes sessar los ctaxs. PHiLOMENA. Matran va prier Charles qu’il fit cesser les engins. Car. Geni, gin). ESP. PORT. IT, Genio. 2. GENIR, 5. m., enjôleur, fourbe, trompeur. Pus semblet canszue amors, E goardet vas dous partz, Et renhet si com ruinartz. SERVEnI DE GIRONE : Pus semblet. Depuis qu’amour sembla un trompeur., et regarda vers deux côtés, ct se gouverna ainsi comme renard. ARC. CAT. Ginyer. 3. Ginuos, ci6nos, adj., adroit, ingé- nieux. Mas l’aatr’arquier defors es plus arxnos. P. VipaL : Quant hom onrat. Mais l’autre archer dehors est plus adroit. En totz afars sui savis e GINROs. Ransaun DE VAQUEIRAS : Savis e folhs. Ea toutes affaires je suis prudent et adroit. — Trompeur. Amors non vol que ja us sia @IGnos. Forquer DE MarnsEiLLe : Ja non cuig. Amour ne veut quo jamais je vous sois frompeur. asc. Fr. Voient enfant bel et grgnos. Roman de Partonopeus de Blois, t. II, p. 14. Lay et les siens sont hardis et génieux en arrues. Moxsrarcer, t. III, fol. 61. 4. Gicnoser, adj. dim., fin, délié, effilé. E Is cils GIGONOSETI e petitz. Focquet px Romans : Dompa ieu. Et les cils délies et petits. 5. Gi1NHOSAMENS, adv., ingénieusement. Fstabli nueg e jorn ben e cINHOzAMExS. GEN . 455 Tot oursosausxs Menar mon adversari a desconfezimens. Pixars nx Coasiac : El nom de. Établit la nuit et le jour bien et iagénieusement. Tout ingénieusement mener mon adversaire à dé- confture. 6. Gimnozra, s. f., adresse, tromperie. Aatres son ypocritas, sotils e ginhos de falsa Grauozra, que se entendon enoblezir € mantar eu autas et en grans dignitats. V. et Vert., fol. 9. Autres sont hypocrites, subtils et ingénieux de fausse tromperie, qui tendent à s’ennoblir et à mon- ter en hautes et grandes dignités. 7. ENGEN, ENG£IN, ENGIENH, ENCIN, s. m., lat. xNGENIUM, génie, adresse. L’excix e la subtilitat. Brev. d'amor, fol. à L'adresse et la subtilité. Quar el y met l’snctaxe € la vaïor. FoLquer pe MansEtiLe : Fn chantao. Car il y met l’adresse et la valeur, Ni ’l saber de Platon, Ni l'anoueiwz de Virgili. ARNAUD DE MaAnUErIL : Razos es. Nile savoir de Platon , ni le génie de Virgile. — Engiu, machine de guerre. Aus feyron latz de corda qu'es ab l’swczxs tendutz. GUILLAUME DE TUDELA. Mais firent lacet de corde qui est tendu avec l'engin. L'enginbhayre a fait l’EexGrewx aparelhar. Roman de Fierabras, v. 3329. L’ingénieur a fait appréter la machine. anc, FR. De lor engin les enginna. Ile trad. du Chastoiement, conte 17, p. 124. Miex valt engien que ne fet force. Fabl. et cont. anc., t. IV, p. 119. ANC. CAT. Engeny, enginy. GAT. MOD. Ingeni. AnNC. xsP. Engeno.rsr. Ov. {ngenio. ronr. Engenho. 17. Ingegno. 8. ENGINHAMEN, FNCGINAMEN, s. tromperie, artifice. Selh que van per terra, per l’'anct#namex de cela estela, en aissela ora, si nus'en pren- dion garda, si poirion forsviar del cami. Lio. de Sydrac, fol. 52. Ceux qui vont par terre, par la fromperie de cette étoile , à cette heure, s'ils ne s’en preusient garde , se pourraient fourvoyer du chemin. m., 456 GEN Almorna de rapina nou es pas mesters de merce, Mas ANGINAMENS de felonia. Trad. de Bède , fl. 67. Aumêne de rapine n'est pas action de merci, mais artifice de félonie. ANG. cAT. Engignament. 1T+. Ingegnamento. g. Encinuos, adj., lat. Ixceniosus, adroit, ingénieux, trompeur. Qui a la cara... magra e jauna es ertificios € ENGINHOS. Liv. de Sydrac, fol. 127. Qui a le visage... maigre et jaune est artificieux et trompeur. Peirols, si drutz aNGINHOs, Beu esperans e sufrens, Fai tan c’a sa guisa vens. T. DE PEYROLS ET DE SON SEIGNEUR : Senher. Peyrols , si galant adroit, bien espérant et patient, fait tant qu'à sa guise il vainc. Sors, aquest hom es axGtxHos. Le coNTE DE Poitiers : En Alvernhe. Sœur, cet homme est {rompeur. AnC. rR. Plus engignos naturelment. Ile trad. du Chastoiement, conte 13, p. 97. Thiébant li quenz de Chartres fa fel e zxc1- GNOUS,. Roman de Rou, v. 4h08. car. Eng'gnos, enginyos, ingenios. ANC. xsp. Engenñnoso. xsr. Mob. Ingenioso. ronr. En- genhoso. 1Tr. Ingegnoso. 10. ENGINHAIRR, ENGINHADOR, 5. m., ingénieur, machiniste. Tro que venc l’EXGINRAIRE. GuizLaUME DE TupeLa. Jusqu'à ce que vint l'ingénieur, No s sabon captener Naolh temps ses aNGINHADORS. BenTRAND DE Bon : S’abrils e fuelhas. Ne se savent gouverner en aucun temps sans ma- chinistes. anc. PR. Carpentiers et engignéors. Roman de Rou, v. 11610. Jocelin de Cornant estoit mestre engingneur. JotNvViLLE, p. 42. 11. ENGINHAR, ENCEINGNAR, V., Machi- ner, ingénier, tromper. Domna, pensem del xxGtNHAR Lausengiers, cni Dieus contranha. | B. pe Venranour : Estat ai cum. Dame, pensons à /romper médisants, que Dieu réprime. GEN Mas de lieis xxonra. Preurr D'AUVERGSE : Rossisho!. Mais s'ingénie à cause d'elle. Part. pas. Pero non ai tant axGIGmAT C’ amor m'en feses anc giausir. P. BaxwonD Ricas Novas : So don me. Pourtant je n’ai pas tant ingénid qu'amour m'er fit oncques jouir. anc. 8. Bien l'a engingnié et décuat. Fabl. et cont. anc., 1. IV, p. 4. Par engin voire essaier Se le corb purra engingnier. MARIE DE FRANCE , t. II, p. 106. Einsinc decoit Deables la gent et engigne. Fabl. et cont. anc., 1 II, p. 352 Par li ennseil Thiébant si hons il erg:;na. Roman de Rou, v. 435. ANC. CAT. Engegnar. car. moD f/nger x. ANC. xsP, Engeïar. nsP. MOD. Ingerix. rOnT. Engenhar. 1Tr. Ingegnare. 12. Mazcinmos, adj., maladroit. Prims sens fai home marctænos. BennanD DE VENZENAC:: Iverus vai . Mince sens fait homme maladrvit. GENIBRE , GENEBRE, s. m., lat. unre- AUS, genièvre. Prendetz la goma del cxxusaz Deupes DE PRADES, Aus. cass. Prenez la gomme du geniévre. Sia laars o GENIBRXS. À. DANIEL : Ans qu’ els. Soit laurier ou genièvre. Loc. prov. Camja pin per csxsnaz. E. Cainez : Era no vei Change pin pour genièvre. CAT. Ginebre. AnNc. xsr. Genebro. x4e. xs. Enebro. ronr. Zimbro. rr. Ginepro. GENOLH , Gino1x, s. m., du lat. cet. genou. Gexorss 60 on s’ajusto Jas cueysshas… Et so dits G&NOLAs quar, etc. Eluc. de las propr., fol. 6». Les genoux sont où se joignent les cuisses. E: sont dil genoux: parce que, etc. Metiatz vos de hun GINOLM en terra. Passio de Mans Que vous vous mettiez d’un genou en terre. Adv. comp. Per s0 ‘Th suy fis e hom fizels li m ren. lis, DE GENOLHS, mas jontas, bumilmes Poxs DE CAPDUEIL : Us gais conorts GEN Pour cela je lui suis pur et honime fidèle je me rends à elle, pur, à genowr, mains jointes, hum- blement. | Mes se Du ernoLa denan el, benda per lai beyzar. V. de Guillaume de Balaun. Se mit à genou devant lui, et baissa son handeau pour le baiser. æ baisset sa car. Genoll. axc. zsP. Genojo, ginojo. 1r. Gi. nocchio. 2. GENOLHOS, GINOLHOS, s. m., genou. Ade. comp. Quan quier merce mi dons Ds cxnotuos. B. pr Vexrapour : Bels Monruels. Quand je demande merci à ma dame à genoux. Dx cixozuos, lo cap vas terra. Fozquer pe — : Senber Dieus. A genoux, la tête vers terre. A Gxnotnos, sopleyan humiïlmen. P. Raison» Dr TouLousx : Si cum seluy. Æ genoux, suppliant humblemeut. axc. FR. Lez lui se met en genuilluns. Marie pr Fuancr, t. L, p. 268. Sovent se courbe à genoillons. Fabl. et cont. anc.,t. 11, p. 4r. car. Genollons. 1r. Ginocchione. 3. GEenvuriex10, s. f., lat. cENUrLExI0, génuflexion. Oracios, GENUrLExIOs. Eluc. de las propr., fol. 3. Oraisons, génuflexions. car. Genuflexi6. nsp. Genuflexion. ronr. Ce- nuflexzäo. 17. Genuflessione. . AGINOLRAMEN , 5. /n., génuflexion. El sagramen e P AGMOBRAMMMO que hom fa- zia al rey. Cartulaire de Montpellier, fol. 205. Le serment et la génuflerion qu'on faisait au roi. ASC. CAT. Agenollament. 17. Agginocchia- mento. . ÂGENOLHAR, AGINOLLAR, V., age- nouiller. Per soven AGRNOLHAR. Brer. d'amor, fol. 66. Pour souvent agenouiller. AGrñOLLA se davan ella, V. de P. Vidal. S’agenouille devant elle. CAT. ANC. rse. dgenollar. 17. Agginocchiare. 11. GEN 457 GENRE, s. m., lat. cexenum, pendre. Lo axwazs contra son sogre, e’l sogres con- tra sOn GENRK«. Tot aco que nos avem dit del paire e del fil, sies vers del sogre e del Gaxne. Trad. du Code de Justinien, fol. 28 et 5. Le gendre contre son lieau-père , et le beau-père contre sou gendre. Tout ce que nous avons dit du père et du fils, aussi est vrai du beau-père et du gendre. CAT. Gendre, ancC. xsP. ronr. Genro. 17. Genero. GENRE, ornpax, s. m., lat. cenus, genre. , Li logicia prendoa GENDRE coma plus ge- neral que espiecia, coma cors o substansa, quantilat, qualitat. ° Leys d’'amors, fol. 130. Les logiciens prennent genre comme plus général qu'espèce, comme corps ou substance, quantité, qualité. Li caxak de 102 mals. Trad. de Bède, fol. 72. Les genres de tous maux. — Terme de grammaire. Cau la votz es del mascali cxxpas. Ganpaz, nombre, persona. Leys d'amors, fol. 4 et 146. Quand le mot est du genre masculin. Genre, nombre, personne, CAT. ESP. PORT. Genero. 1T. Generce. 2. GENERATIO, GENERACIO, 5. f., lat. GENERATIO, génération , généalogie. Tot aissi coma trespasse l'ana csxxnacros aprop l'antra. Liv. de Sydrac, fol. 14. Tout ainsi comme passe une génération après l’autre. Sabis molt las cexxrnacros dels grans homes d’aquellas encontradss. V. de Hugues de Pena. Savait moult les généalogies des grands hommes de ces contrées. — Extraction, race. Hom fo de paubra canwsrATIo. V. de B. de Ventadour. Fut homme de pauvre extraction. | Las bonas gens que naisseran de sa cxxz- RATIO. Liv. de Sydrac, fol. 27. 58 LR 458 GEN Les bonnes gens qui naîtront de sa race. car. Generactô. xsr. Generacion. rour. Gene- racão. 17. Generaxione. \ 3. GENITURA, 5. f., lat. GENITURA, gé- piture, procréation. Anc uo si corrompet per la tia GznrTuRA. V. de S. Honorat. Oneques ne se corrompit par la tienne procréation. ANC. ESP. PORT. 1T. Genitura. 4. GeniTiu, 5. m., lat. Genirivus, géni- toire, partie sexuelle. Gaxrrrus so membres ministrans a gene- racio. Eluc. de las propr., fol. 58. Génitoires sont membres servant à la génération. — Génitif, terme de grammaire. Gaxrrivus es dits d’engeudrar. - Leys d’amors, fol. 57. Génitif est dit d'engendrer. Li cas san seis... GENITIUS, etc. Granm. provence. Les cas sont six... le génitif, etc. CAT. Genitiu. &SP. PORT. IT. Genitivo. 5. GEnITAL, adj., lat. ceniraris, ge- nital. Humor... per virtut de calor nataral distil- lada, corr als locs csnrraLs. Fluc. de las propr., fol. 57. Humeur. distillée par vertu de chaleur natu- relle, courtaux parties génitales. xse. rORT. Genital. 17. Genitale. 6. Genirattas, s. f. pl., du lat. ceni- TALIS, génitoires. Res non efflama en aissi las canrrazras. Lo deleiz de las canrrazras see lo ventre estendot per viandas. ù Trad. de Bède, fol. 52 et 45. Rien n’enflamme ainsi les génitoires. Le délice des génitoires suit le ventre tendu pa aliments. Anc. FR. Si tu vols couper orendroit Tes genitailles. Conte d’un home qui s'ocist, etc. 7. GENMITENSA, 5. f., partie sexuelle, gé- nitoire. Tem que Ihi fassa toire la cxxrrexs4. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 76. Je crains qu'il lui fasse enlever la partie sexuelle. GEN 8. Gexenariu, adj., généralif. Virtat o potencia GENERATIVA. Eluc. de las propr., fol 1}. Vertu on puissance généralive. ESP. PORT. IT. Generalivo. 9. GenrnaBze, adj., lat. GeNenanuis, susceptible de génération, de pro- créatoin. Que las cauzas compostas d’aquela mater sisn GENARASLAS et cortuptiblas. ÆEluc. de Las propr., fol. 105. Que les chôses composées de cette matière si: susceptibles de génération et corruptibles. er. Generable. 17. Generabile. 10. GENERAR, Ÿ., lat. cENFRARe, en- gendrer, procréer. Mol, filh d'ate et d’ega, no pot asssux. Eluc. de Las propr., fol. 2%. Mulet , fils d’âne et de jument, ne peut eageair. ANC. Esr. Gencrar. PORT. Gerar. 1%. Generarr. Tur. GENESI, 5. f., lat. GENESIS, Gentse. Moysems, en Gensst, Raconta lay pres de la fi. Brev. d'amor, fol. &:. Moïse, dans la Genèse, raconte là près de la £o Lo libre de Gawusr. | Hist. abr. de la Bible, fol. 1. Le livre de la Genèse. CAT. K&P. PORT. Genesis. IT. Genest. 12. GENOLOSIA, CENOLOGIA , 5. f., lat. cr- NeaLoGla, généalogie. Las csxoLosras e los probainamens. Pixunx DE Cons1Ac : El non de. Les généalogies et les propagatices. Ensiec sy la canoLoGra dels contes de Tholo: Genologia dels contes de Tholcsa. S’ensuit ls généalogie des contes de Toalousr. Car. £6P, PORT. IT. Genealogia. 13. GENERALITAT, 5. f., lat. GRNKRALITI- rem, généralité. | GantnaLtTarsz es cant hom reman eu du et en causa no certa per la GamanaLrrar de ir paraulas. Leys d'amors, fol. 12. Généralité est quand ou reste en doute et en G:* non certaine par la généralité des paroles. Per aqnests GRNERALITAT. L'Arbre de Batalhas, fol. 158. Par cette généralité. GEN GEN 459 car. Generalitat. xsp. Generalidad. vont. Ge-| 18. Encznnaanuna , 5. f., progéniture, neralidade. 1r. Gencralitä, generulitate , | naissance. generalitade. | Ama sa ENGRNRADURA. 14. GENSRAL, ad}., lat. crNrnaLis, gé- Aime sa progéniture Brev. d'amor, fo. 52. n a néral. Loc. Jacob rèspondet... Si mi donas la pre- miera SUGENRADURA. Hist. abr. de la Bible, fol. 8. Jacob répondit. Si tu me donnes la première naissance (le droit d’aînesse ). anc. rR. Ki molt nuist à engenréure. Roman de Mahomet, v. 1824. L’ habitacols es cinznazs La terra de totz animals. Brev. d'amor, fol. 39. La terre est l'habitation générale de tous ani- Dia UX. Aicho es GanznaLs regla. Gramm. provenç. Cela est générale règle. Reddra conte al recebedor GEN=RAL. , , Tu. de 1424, Hist. de Lang., t. IV, pr,,col. 4a3. | C'éateur, Pprocréateur, producteur, Rendra compte au receveur général. | pere. Adv. comp. La causa tan be EN Gasanar com Paire en especial. 19. EnNGaNRAmE, ENGENRADOR, 5. M., Del sieu filh et zncuxnaïne. Brev. d'amor, fol. 9. Père et procréateur du sien Bls. V. et Vert., (ol. 36. La chose aussi bien en général comme en spécial. car. asr. General. ronr. Geral. 1r. Gencrale. Encaxnanon,.… lume merevilbos e grant. 15. GENERALMENT, ddv., généralement. Lo Payre eternal. . Créateur, lumière merveilleuse et grande. GanzsALMENT 30 es vers, si es plag de causa ; — corporal. ANC, FR. E li plas sage e li meillor Trad. du Code de Justinien , fol. 15. E tuit li bon engendréor Généralement cela est vrai, s’il est litige de chose 1 morurent, fors vilenaïlle corporelle. "Ne remist el règne senz faille. Que nos veda GFNERALMEN tot peccat. B. ne SaiNTe-Mauaz, Chr. de Norm., fol. 191. Les X commandements de Dieu. caT. sse. Engendrador. 17. {ngeneratore. Qui nous défend généralement tout péché. asc. Fr. En tous lieux si généralment. 20. ENGRNRAYRITZ, 5. f., du lat. cENx- Eusracue Descuamps , p. 142. RAfRIX, génératrice , mère. car. Generalment. xs». Generalmente. ronT. Verge, de Dieu ENGRNRAYRITZ, sias nos Ceralmente. 1r. Generalmente. huey en ajuda. . PHILONENA. 16. Genænos, ady., lat. cenEaosus, gé- Vierge , mère de Dion , sois-nous aujourd'hui ea péreux, illustre. aide. Per lo noble e uawsnos seignor. tr. {ngeneratrice. Tit. du xv°* siècle. Entre le seig. et les hab. de la Roche. |21. ENGENRAR, ENGENDRAR , V., lat. INGENERARE, engendrer, procréer, Cavaliers fon vostre paire, Par le noble et génereux seigneur. CAT. Generos. sr. PORT. IT. Generoso. 17. ENGENRAMEN, s. m., procréation, génération : production. Que nus sNGENR«T. Encamnamex d’ome e de femna. Marcasaus : L’outr'ier jost. Liv. de Sydrac, fol. 82. Chevalier fut votre père, qui vous engendra. Procréation d'homme et de femme. Matrimonis, lo qual Deus establit a zaxcan- Duret l’emperis .XLILI. ENGANRAMENS. RAR efaus. Pierre DE Consiac : El nom de. Des sept Sacrements en prov., fol. 58. Dura l'empire quatorze générulions. Mariage , lequel Dieu établit pour engendrer asc.zsr. Engendramiento. ir. Ingeneramento.| enfants. 460 GEN Fig. Ples ventres no pot xmGznnan sotil sen. Trad. de Bède, fol. 52. Ventre plein ne peut engendrer sens subtil. Jnoc de mus suxaxxra bregas. Liv. de Sydrac, fol. 106. Jeu de mains engendre querelles. Aquest peccatz =NG=«#R&T la mort. Liv, de Sydrac, fol. 84. Ce péché engendra la mort. Adonc xxGsnDrartaN collizio. Leys d’amors, fol. 3. Alors engendreraient collision. Part. prés. Am enguentz carn RNGENDRASTS. Trad. d’'Albucasis, fol. 11. Avec onguents produisant chair. Part. pas. Natz Enans de temps et ENGENRATZ. Brev. d'amor, foi. 9. Né et engendré avant le temps. Serpent corouat, De vibra xNGeñRAT. G. Ficuzinas : Sirventes vuelh. Serpent couronné, de vipère engendre. ANC. FR. Aa bon duc Aymon qui les voult engenrer. Roman des fils d'Aymon. BERKER, p. 2. ANC. CAT. Engenrar. CAT. mob. use. Engen- drar, 17, Ingeneraré. 22. PROGENIES, s. f., lat. PROGENIES, progéniture, race, famille. La linhada o la raoGanixs del rey Clodovieu. Cat. dels apost. de Roma, fol. 97. La lignée ou la progéniture du roi Clovis. &sP. PORT. 17. Progenie. 23. Procenia, s. J., du lat. PRoGeNIeS, progéniture , race. Per femna francha, e lots la PRoGEnrA que de ley issira. Tit. de 1225. Arch. du Roy., J. 332. Pour femme franche , et toute la progénilure qui sortira d’elle. Aisso es la PROOEMIA dels comtes de Bles. Cat. dels apost. de Roma, fol. 126. Ceci est la race des comtes de Blois. rr. Progenia. 24. PRIMOGENITURA , 5. f., lat. PRINO- GENITURA, primogéniturc. GEN Dret de ruIMOGaxITURA. Fors de Béarn, p. 1085. Droit de primogéniture, CAT. ESP. PORT, 1T. Primogenitura. 25. RECENRRATION, 5. f., lat. RECENEL:- TIONeM, régénération. L’Antechrist enseigaas non sperar, en ai, la RxG&NERATION, la confermation. Doctrine des Vaudoi. Antecbrist enseigne de ne pas espérer, en œ. la régénération, la confirmation. car. Regeneraciô. nsr. Regeneracion. roat. Regeneracäo. ir. Regenerazione. 26. REGENBRAMENT, 5. m., régénération. Per lo lavament del a2GrK&RAME=T. Trad. de l'Épit. de S. Paul à Titus. Par la purification de la régénération. 27. ReoEnrnar, v., lat. ascanzuasr, régénérer. | Recensnan, distribuir las graciss del Sant Esperit. Doctrine des Vaudous. Régénérer, distribuer les grâces du Saint-Esprit. Lo cal REGENERET nos. Trad. de la re épit. de S. Pierre. Lequel nous régénéra. CAT. sr. POAT. Regenerar. rr. Régenerare. 28. Houocenzos, adj., grec éômeyur, homogène. Cauzas nomoGEnzas, 20 es a dire sem en natura. Eluc. de las propr., fol. 116. Choses homogènes, c’est-à-diresemhlables en natarr- CAT. £SP. PORT. Homogeneo. 1Tr. Ornogenes. 29. ÊTHEROGENEOS, ad}., lat. nerrnoct- NEUS, du grec éTspes, vivos, hétero- gène, Canzas 1TALROGEMEAS et diversas en natori. Eluc. de lai propr., fol. 116. Choses hétérogènes et diverses en natare. CAT. «sp. PORT. feterogeneo. 17. Eterogenes GENT , 6ëx, s. f., lat. cenrem, gent, nation, famille. Tota Gex crestiana Que es desotz lo ray. B. DE VANTADOUR : Quan la doss’ au: Toute gent chréticone qui est dessous le sole1!. GEN Anc non nasquet sai entre nos Tan belha de neguna cax. G. Rupez : Quau lo rossinhols. Oncques ne naquit ici parmi nous aussi belle d’au- ‘une n«alion. — Personne, homme. Que val viure ses amor, Mas per far enueg a la can? B. ne Venwravocn : Non es meravelha. Que vaut vivre sans amour, excepté pour faire en- oui à la gent? Frances no son pas GEss, ans son diable uat. Roman de Fierabras, v. 3291. Les Frascçais ne sont pas hommes, mais ils sont dubles nés. Loc. Los senhors prelatz et caxs de gleysa. Reg. des états de Provence, de 1401. Les seigneurs prélats et gens d'église. Quar aitals captenemens No val mest las bonas cexs. BernraanD D£ Bons : S’abrils e fuelbas. Car telle conduite ne vaut parmi les bonnes gens. Las czaxs d’art. Liv. de Sydrac, foi. 73. Les gens d'art. Dreitz de natura fo ‘l primiers, E dreits de ouus fol derriers. Brev. d’amor, fol. 3. Droit de nature fut le premier, et droit des gens fut le dernier. asc. va. Par my le col soient-ils pendns Tels genes qui sont si empeschables. La Farce de Pathelin, p. 46. Les plos gents de bien. Autor, Trad. de Plutarque, OEay. mél t 1, p- 361. car. Cent. aAnc. asp. Gient. 15P. MOD. FORT. ir Gente. . GENS, GES, adv. rég., point, pas, nul- lement. Ella s fen sorda, caxs a lai non atend. Poëme sur Boèce. Elle se feint sourde, point à lui ne fait attention. Patz forsada no m platz ces. Bznsans DE LA Bantur : Foilha ni fors. Paix forcée ne me plait point. car. Gens. . GENT, ad}., lat. cenTils, gent, gentil, joli, agréable, gracieux. Merce 0s clam, domna curra. Asxaup pr Manuis : Ses joy non ss. Merci je vous crie, dame gentille. . GEN 461 Cant las maisbs son osxwras en la vile, la vila n' es plus czrra. Trad. du Code de Justinien , fol. 86. Quand les maisons sont Jolies eu la ville , ia ville en cst plus jolie. Fig. Bon cosselh vos don e cux : Amatz e canta!z soven. PexnoOLs : Quant amors. Bon et gentil eouseil je vous donne : Aimes et chactes souvent. Compar. Sa beutatz es, entre las cuxsons, Gansan , aissi cum entre foillas flors. Amen DE PEctiLaix : Tois hom. Sa beanté est, entre les plus gentilles, plus gentille, ainsi comme la fleur entre les feuilles. Per la canson que anc formes Amors, e per la plos gaya. AnnauD DE Maaurir : Us gays. Pour la plus gentille qu’oncques format amour, et pour la plus gaie. ARC. IT. Che quanto gente é piu mistier gensore. GuiTrone D’AnEzzo, Lets. 30. «nc. ra. N'en devez autray blasmer Que le gent corps que vous portez. Cnaars D'OnLians , p. 23. Vostre gent corps de moy se part et emble. CL. Mauor , 1. I, p. 34:. Nommer le pais , c'est li plus gens.’ Lai d'Ignaurès, p. 11. Sans que je paisse sppercevoir Ung seul coufort ne recevoir De vostre gracieux corps gent. Œuvres d'Alain Chartier, p. 588. Adverb, Mout estai Gzx frauquez’ ab gran beatat. AsNaAUD DE MasveiL : Tot quant ieu. Moult est gentiment franchise avec grande beauté. Li siei belh hueïh traidor Que m'esguardavan tan Gex. B. pe VESTADOUR : Acossellats. Les siens beaux yeux traitres qui me regardaiest si gracieusement. Axc. 17. Se ne la propris mente Gent pensieri et onesti ritiene. Bansemmt, Dor. d'amore, p. 152. Le dictionnaire de Ia Crusca dit sur cet adjectif : Voce amicha venata dal proveuzale. ANC. CAT. ANG. sr. Gent. 462 GEN 4. GENTAMENT, adv., gentiment, agréa- blement. | E 1 van GENTAMENTZ conortan. Roman de Jaufre, fol. 87. Et le vont gentiment encourageant. AEC. ra, Les verges d'or gentement estnaillées. JEHAN DE SAINTRÉ, t. 1, p. 146. 5. Genrer, adj. dim., gentillet. Diminutivas coma : GENTAT. Leys d'amors, fol. 100. Diminutives comme : gentillet. Adverb. Al pus GENTET que puscats. ° Drupes pE PrADEs, duz. cass. Au plus gentiment que vous puissies. GENTET, rizen, joguan. GaUBERT, MOINE DE PuictoT: Uas joys. Gentiment , viant, jouant. 6. GENLIAZOS , 5. f., gentillesse. Voill que m do de sas faissos, Que il estai GENLtAZNS. BeaTRAND DE Bonn : Domoa puois. Je veux qu’elle me donne de ses manières, vu que lui siet gentillesse. 7. GENSOZIA, GENSEZA , 5. f., gentillesse. N Aymars me don sa coyndia, En Trencaleos Sa cunsozra. ELras DE BaRozs : Bells Guazans. Que le seigneur Aimar me donne sa grâce , le sei- gncur Trencaleon sa gentillesse. Un maauscrit porte GENSEZA. 8. GenrTiLeza, 5. f., gentillesse, no- blesse. La nobleza e la cenxTiruza del cors non es veraïa noblezs, car totz em filhs de nna mayre. De lur GsxTiLaza, per 80 car so e cuion esser de gentil brac. V. et Vere., fol. 33 et 34. La noblesse et la gentillesse du corps n’est pas vraie noblesse, car uous sommes tous fils de mème mère. De leur noblesse, parce qu’ils sont ‘et pensent être de aoble boue. ANC. tR. Generalement tonte la seignenrie et gennllesse de ces deux parties chevauche- rent devant et derriere. MonNsSTRELET , t, II, fol. 108. car. Gentilesa. vsr. ronr. Gentileza. 17. Gen- tilezza. | GEN 9. GENTIL, lat. oenrizis, adj., gentil, agréable, noble. ° Francs e GanTics e d’avinen compaubha, Poxs DE Carpuni : Leials amicz. Franche et gentille et d'avenante compagnie. Era joves e gaia e oznrrits domna. | V. de Raimoné de Mirare!. Était jeune et gaie et gentille dame. Anc. 8. Maintenant en un bel repaire L'ammene la genax comtesse. Damoisele gentil et franche. Fabl. et cont. anc., 1. III, p. 422 ,ett.I,p.it À poures gentils hommes et genAls femmes. Jonrvirze, p. 145. Lequel s'estoit marié à une gentil-femme d. pays du Maine. Œuvres d'Alain Chartier, p. 119. — Substantiv. Païen. Aquo que fasio los aaxTizs al comensament del mes. ‘ Eluc. de Las propr., fol. 1x. Ce que faisaient les gentils au commeucement d: mois. Li csnriz 0 ‘Th paya foro traits. Cat. dels apost. de Roma, fol. 3: Les gentils ou les païens furent trahis. CAT. EsP. PONT. Gentil. 17. Gentile. 10. GENTILMEN , adv., gentiment. Sebetz canricLusx servir Las domnes. Pons D'Onraras : Aissi cum Vous savez gentiment servir les dames. car. Gentilment. usr. von. 17. Gertilmenic 11. GENTILAM, V., $e montrer gracieux. plaire. Quar tan gon cuxnriLa. RA1MOND DE MinawaL : Aissi m. Parce que si gracieusement elle se montre ere- cieuse. 12. GENSA8, v., orner, parer, embellir. IIn sab cansan sa faisse Ab bels semblans et ab caendes pareen:. Rartnonb Dr Minavaz : Katre dos voler. , Elle sait embellir sa façon avec beœux secs: et gracieuses apparences. Pus vos no las voletz cansan, S’elhas se caxsoN , no vos tir. Le MOINE Dpt MoOnTAUDOz : Antra veus. Puisque vous ne Les voulez pas orner, si elles; -"- nent, qu’il ne vous déplaise. GEO — Être beau, briller. Ab la bela qu'entre las gensors czxsa. P. IMBERT : Aras pus vei. Avec la belle qui entre les plus belles brille. En sa beatat ozwsa valors. : AanauD DE MARUEIL : Bell m’es. En sa beauté brille mérite. Per cai prelz meiïllors e ctwsa. La conwressé px Dir : Ab joiet ab. Par qui mérite s'eméliore et brille. Part. es d’on fraich cxxsATz uns ortz. B. Zouci : Aissi col. Ainsi comme d'un fruit est orné un jardia. ANG. FR. Recognoissez les dictz de nostre maistre, Et vous gencez pour lon remede y mettre. ‘ Légende de Faitfeu, p. 4. NC. CAT. Genzar. Aiss 1. AGENSAMEN, S. m., agencement, arrangement , accommodement. Paeys sec se l’AGRNSAMENS. Leys d'amors, fol. 4. Puis s'ensuit l'agencement. Per nom d'AGENSAMENT. Tic. de 1358. Hist. de Languedoc, t. 1V, pr., col. 355. Sous le nom d’accommodement. 14. AGENSaR, v., plaire, embellir. Togs , tant m' AGENSA Vostr’ amors. G. RiQUIER : Gaya pastorella. Jeune fille , tant me plaft votre amour. Senher, cui AGz«nSsA Joys e solatz. TF. px FoLQUET ET DE Ginaup : Giraud. Seigneur, à qui péaft joie et amusement. asc. FR. Comme on a de coustame d'agencer les palais le jour des nopces. Cauvs DE BeLLEY, Diversités, t. II, fol. 151. CAT. Agentar. ANC. IT. Agentare. Le Dictionnaire italien d’ALsenTi dit sur ce verbe : Voce auticha derivata del proveuzale. Molto m’agenzeria vostra parvenza. Monna Nina. Di cui il meo cor gradir molto s’agenza. BAnBERINO, Tav. de’ Docum. d’ amore. >EOMANCIA, s. f., lat. cromanrna, yéomancie , sorte de divination. GEQ De caowanera tots Jos esperimens. Prenez DE Constac : El nom de. De géomancie tontes les expériences. 463 ASP. PORT. Geomancia, 17. Geomanzia. GEOMETRIA , s. géométrie, Quar nal temps astronomia Non saozi ni GEOMETRIA. Brev. d'amor, fol. 2. Car en aucun temps je n’appris astronomic ni géométrie. En dyaletica, cromernta, musica. Cat. dels apost. de Roma, fol. 25. En dialectique , géométrie, musique. ., lat. cEomETAaIA, CAT. ESP. PORT. 1T. Geometnta. GEQUIR, ciqure , »., du Jat. vacuane, laisser, quitter, abandonner. Farai on guai sonet novelh Que trametrai part Mongibel Al marques qu’ el sobrenom &xc. De Monferrat, e pren selh de sa maire. E. Carnac : Pus chai la. Je ferai un gai soanet nouvean que je transmettrai par delà Montgibel au marquis qui quitte le rurnom de Montferrat , et prend celui de sa mère. Car si l’antray dreg cobeitas E ’n ciques las vias dreitas, Sabes qual loguier empleitas? P. CanDinaL : Jhesum Crist. Car si tu convoites le droit d'autrui et en quittes les voies droites , sais-tu quel salaire tu acquiers ? Loc. Ab ben far et ab mal crqurn. GavauDan Le VIEUX : Pats passion. Par. Avec bien faire et avec mal quitter. Part. pas. Quar los a per paor GaQuiTs. BenaTRAND D8 Bonn : Pus lo gens. Car les a par peur abandonnés. Per que cels vos an GaQuIDA Que us an longamen servida. Ertas pr BAmBOLS : Armor be m plats. C'est pourquoi vous ont quittée ceux qui vous ont lovpguement servie. ANC. CAT. Gequir. a. GIQuI4, 5. f., cessation, abandon, délaissement. Ni s pot madar ses crqura De be far. Brev. d'amor, foi. 13. Ni se peut changer sans cessation de bien faire. 464 GER 3. Desciquir, v., quitter, se départir, se détacher. Subst. Mot es grieus e fortz et amar Als trespussans del DrsGtQuIR D' aysso de que s degran ayrir. Pisrne D'AUVERGNE : De Dieu non. 11 est très pénible et fort et amer aux trépassants de se départir de ce de quoi ils devraierit s’accommoder. GERGONCIS, 5. m., grenat, sorle d'é- toffe. Si cam es us cEaGoncIs 0 us draps de seda. Trad. du Code de Justinien, fol. 95. Ainsi comme est un grenat ou un drap de soie. GERMAN, ciaman, adj., lat. GERMAN&S, germain. Si alcus dels fraires GkRAMANS o de las serors GARMANAS era MOrîz enans. Trad, du Code de Justinien, fol. 72. Si aucun des frères germains ou des sœurs ger- {- maines était mort avant. Mos cozis GERMAS iest. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 98. Tu es mon cousin germain. Aissi em frayres GinmaAs, natz d'ou payree d'nna mayre. V. et Vert., fol. 57. Ainsi nous sommes frères germains, nés de même | père et de même mère. caAT. Germd. ANC. asp. Cermano. &sP. MOD. Hermano. PORT. IT. Germano. f GERMANDREA , s. f., du lat. chamoz- prés, germandrée, sorte de plante. Faitz li metzina natural De GERMAnDa«A, ben secada E beu en polvera tornada. DEuDIS DE PaADxs, Aus. cass. Faites-lui médecine naturelle de germandrée, bien séchée et bien réduite en poudre. xsr. Camedris. 17. Calamandrea. GERME, GERM, s. m., lat. GReauxn, germe. Grauz.… es petit ramel al qual nature tra- met calor natoral, humor nutrimental. | | Eluc. de las propr., fol. 210. Germe... est petit rameau auquel nature transmet chaleur naturelle , humeur nutritive, Romputz a totz GER MS La mortz. Leys d'amors, fol. 28. A brisé tous germes la mort. GER Fig. Gxauzs de volontat. Trad. de Bède, fol. 63. Germe de volonté. ESP. Germen. 1T. Germe. 2. GERMINACIO , s. f., lat. ckRMINATIO, germination. Es temps de... GRRMInACIO. ÆEluc. de las propr., fol. 12Q. Est temps de... germination. xsP, Germinacion. 17. Germinazi 3. Genuixos, adj., fécond , productif. Es en gens GuRMINOZA. Eluc. de Las propr., fol. 164. Est 'éconde en gens. 4. GERMINATIU, adj., germinatif, pro- . pre à se propager. Herba mot pulalativa, s0 ess dire cuaui- NATIVA. * Eluc. de las propr., fol. 219. Herbe très pullulative, c’est-à-dire germinetive. 5. GERMENAR, v., lat. GERNINaRe, pro- duire, germer, féconder. : Grassa terra GERMEKA 50 queesen leiescondot. Trad. de Bède, fol. 45. Terre grasse féconde ce qui est en elle cache. L'une... frac von GERwENAvA. L'Avangeli de li quatre Semenc:. L'une... ne produisait fruit. Fig. Un dos rozal del cel que li fay crawxsit e creysser el cor una dosss e suau raziss d'armor. PV. et Vert., fol. 56. Une douce rosée du ciel qui lui fait germr r croître au cœur une douce et suave racine d'amesr. se. CGerminar. 17. Germinare. GERUNDIU, s. m., lat. cexunortn. gérondif, terme de grammaire. Dels cxnunDtus e dels supis. Leys d’'amors, fol. 4j. Des gérondifs et des supias. CAT. Gerundiu. usb. PORT. 17. Gerundio. GERZI, s. m., jardin. Pratz, GKAZIS, MONS. Sezent on GERZI. Eluc. de las propr., fol. 169 et :#. Prés, jafdlins, montagnes. Assis en Jardin. GES GESTA, s. f., du lat. cssra, chronique, histoire. La cssra dis qu’ el temps antic. . V. de S. Honorat. L'histoire dit qu’au temps ancien. En P. Rogiers los capdela, si la Gxsra no ment. GuiLLAUXME D& TUDELA. Le seigneur Pierre Rogiers les conduit, si la chronique ne ment. Cum recito las GESTAS. Palayts de Savieza. Comme rapportent Îles histoires. Canson DE GESTA, anc. fr. chanson de geste, se disait de tout poëme qui rappelait des exploits chevaleresques. E 1 joglar que son el palais Violon descortz e sons e lais E dansas e CANSOWS DE Gusra. Roman de Jaufre, fol. 98. Et les jongleurs qui sont au palais accompagnent de la viole descorts et sonnets et lais et danses et chansons de geste. asc. ra. Lange est la geste des Normanz. Roman de Rou, v. 10438. Je sai bien canter de geste; Me volés-vos oir canter? Li gieu de Robin et de Marion. Et fables et chançcons de gestes. Roman du Renart,t.1,p.t. — Manière. Car qui en far drech s’atura, No plai vil faitz d’avol oxsra. G. Ouivirn D'AnLes, Coblas triadas. Car qui s'applique à agir droitement , ne lui plaît vile action de basse manière. aAnc. car. Gesta. nsr. Gestas. 17. Gesta. ‘ e 2. Gesrio, 5. f., lat. cxsTio, gestion, administration. Lo faitz, s0 es la cesrios d’ squel negoci. Trad. du Code de Justinien, fol. 6. Le fait , c’est la gestion de cette affaire. 3. Gain, v., lat. ceRene, porter, com- porter. Part. prés. Se oxauus per cossols de la dicha ciatat. GET 465 4. Recrssraz, s. m., lat. anorsrauwm, re- Fets lo axatsrae pastoral. Cat. dels apost. de Roma, fol. 76. Fit le registre pastoral. car. Registre. uer. Registro. ronr. Registo. it. Registro. 5. Recisrran, V., lat. mecisraare, en- registrer, inscrire. El fetz aucrsraan el catalogues dels S. con- fessors. Cat. dels apost. de Roma, fol. 205. Et le fit inscrire au catalogue des saints confesseurs. Part. pas. Vo naGisTaaTz el cathalogae, Cat. dels apost. de Roma, fol. 204. Fut enregistré au catalogue. caT. sir. Regutrar. ronr. Register. 17. Regis- trare. 6. Exaecisrhan , %., enregistrer. Son testament... per lo amanGtsTRAR. Tit. de 1502. Dour, t. XLVI, fol. 233. Son testament... pour l'enregistrer. 7. Sucezsrio, s. f., lat. succzsrio, sug- gestion. Per falsas suGaxsT10s et acuzatios fon acusats. V. et Vert., fol. 104. Par fausses suggestions et accusations fut accusé. caAT. Suggestiô. xsP. Sugestion. ronT. Sugges- täo, 1, Suggestione. GESTI, s. m., pince, tenaille. Instrument apelat ouari. Ta extratz aquo sm Gmsrt. : Trad. d'Albucasis, fol. 14 et 4r. Instrument appelé pince. Tu extrais cela avec pince. GET, s. m., Jet, courroie, lien. De bos czrz apreisonats. Ginaup De Boanei : No puesc. Retenu prisonnier par bons jets. ANC. FR. Je suis liée Des giés d'amour et alliée, JEnan DE SAiNTRÉ t. L, p. 64. Gérard laissa les giez, si laissa l’espervier aller. Hist. de Gérard de Nevers, 2° part., p. 26. ARC. CAT. Get. 17. Geto, | Te, du zur siècle. Doar, t. CXVIII, fol. 86. | GEYS, GEisu, s. m., lat. cxrsum, gypse, Se portant pour consuls de ladite cité. IT. plâtre. 59 466 GIB Sai metre rss quant es loex. RaïtmonD D’AVIGNOX : Sirvens suy. Je sais mettre plätre quand il est lieu. Gayss qui, exust et destrempat ab l'ayge, es util a far paretz. Eluc. de las propr., fol. 169. Plätre qui, calciné et détrempé avec l’eau, est utile pour faire murailles. AMC. cat. Geps, CAT. MOD. Guix. nar. Y'eso. PORT. 1T. Gess0. a. Gaissien, s. m., plâtrier. Los maestres fustiers, GEISSIERS. Tie. de 1355. Doar, t. LIII, fol. 219. Les maîtres charpentiers, plétriers. GEYSHA,, cuicua , s. f, gesse, sorte de plante, fruit de cette plante. Gayssa es especia de legam. Eluc. de las propr., fol. aux. La gesse est espèce de légume. Mesura de exicuas e de sexes redons. Cout. de Moissac du xnne siècle. DoaT, t. CXXVII, fol. 8. Mesure de gesses et de pois ronds. . GIBA, c1B84, s. f., lat. Gisa , bosse, tumeur, monticule, colline. Apostema et G1B54. ‘Camels.. aquels han doas crs5as el dors. Eluc. de las propr., fol. 26 et 241. Apostème et fumeur. Chameaux... ceux-là ont deux Bosses au dos. Las GIBAS destra. Quant aura de larc en miech de la a1s4. Trad. du Tr. de lArpentage, part. I, ch. 5 et 39. Mesure les collines. Combien aura de large au milieu de la colline. usr. roar. Giba. 17. Gobba. GIG Démonisques, aveugles et bossus moult sourer: il guérit , vous voyant. Destrar ana terra boitosa ho crsosa en diver- sas parts. - Trad. du Traité de l’Arpentage, part. 1, cb. 39. Arpenter une terre tortueuse ou inégale en d- verses parties. xse. PORT. Giboso. 1T. Gibboso. 3. GILBOSITAT, GCELBOZITAT, 5. .f., et- flure , tumeur, gonflement. Al comensament de la orLBosrraT. Que cauteri no sia administrat en GeLsou- TAT que sia fayta per spasme de nervi. T'rad. d'Albucasis, foi. 10. Au commencement de l’enfure. Que cautère ne soit administré en fumeur qui xa faite per spasme de nerf. GIBRE, GIvRE, 5. m., givre. Grvns re plas no es mas ros congelat. Eluc. de las propr., fol. 13. Givre n’est rien de plus que rosée congelx. E ‘1 cranxs e'l neus son a flocx. P. RaïmonD DE TouLouse : Era pos. Et le givre et la neige sont à flocons. Lancan son passat li eivax. ° À. Danrez : Lascan 500. Lorsque les givres sont passés. caT. Gebre. a. Gisnar, v., se couvrir de givre. Quan la neus chai, e arBnoN li verjan. R. JonpAN, VI0OTE D& S.-ANTONIN, ou CADESTT. Quan la pen. Quand la neige tombe, et se couvrent de givre le vergers. car. Gebrar. 2. Gisos, adj. , lat. crssosus, bossu , | GIGUA, Guic4, s. f., gigue, instrament inégal, montueux. Aquest avia an fraire malaute et enclin, Ginos. V. de S. Honorat, Celui-là avait un frère malade et courbé , bossu. Sabst. Ab to va s colcan, E maoj’e hen la femua d’un erros. B. Cansoxez : Joan Fabre. A vec toi va se couchant, et mange et boit la femme d’un bossu. ù Demoniatz, Cexs e G130s Mot soven sana, veren nos. Trad. de l’Evang. de Nicodème. de musique. Sapchas arpar, E ben tenprar La quica , e ’l sons esclarzir. GinauD DE CaLansON : Fadet joglar. Fa” Sacbes jouer de la harpe, et bien accorder La gigvt et éclaircir les sous. — Air, chant. En plor a tornada ma ercua. Deuves px PraDns : Si per amar. Ee pleur a tourné ma gigue. anc. Fr. En harpe, en viele et en gigue GIN GIR 467 En devroit en certes conter. D’ aisso er esseptat grmeranar e sucre rorat. Fabl. et cont. anc., t. 11, p. 314. Cartulaire de Montpellier, fol. 129. Harpes et gigues et rubebes. De ceci sera excepté gingembre et sucre rosé. Roman de la Rose, v. 21286. IT. Zensoverata. ue. rr. Giga. GIRAR , »., lat. cymane, tourner. IGANT , sa1aN, SAANT, 9. mm, lat. G1-| 1 Gina e lo regira a dextre et ha senestre. CANTEM , géant. Dona Fortuna c1aA € regira totx jorns sa . .. roda. Ad an e16axr donaria hom per adjutori an 7 F. et Vert., fol. 72 et 29. petit effant. Le tourne et le retourne à droite et à gauche. Eluc. de las propr., fol. 11. Dame Fortune fourns et retourne toujours sa roue. À ua géant on donnerait pour aide un petit enfant. Grazr los huels al Creator. La maire d’un Jaïan. V. de S. Honorat. Roman de Jaufre, fol. 58. Tourna les yeux vers le Créateur. La mère d’un géant. Per naturs es movens El saanTs quan lo vi venir. Sel cels, e s orna tot entorn. Roman de Jaufre, 2° Ma. , p. 65. Brev. d'amor, fol. 28. Et le géant quand il le vit venir. D Par nature est mouvant ce ciel , et se tourne tout tar. Gigant. x4P. PORT. 1T. Gigante. à l'entour. , anc. pa. Gyrer autour d’icellui pole per occi- IMPLA , s.f., guimpe. dent. La orxr£cAa non sia mesa RaseLais, liv. IV, ch. 1. El cap « giss de ges Qui est celui que mort gire à l'envers. Ux TaOUSADOUS ANONYME : Seinor vos que. DesMasunxs M Trad. de ù Kadids , p. 256. CAT. ESP, PORT. Girar. 17%. Girare. La guimpe ne soit point mise à la tête à guise de “ysanpe. 2. Gin, s. m., lat. cynus, tournoiement. inc, ra. Elle ot ung voile en leu de gimpie. An revirat vas totas partz lor era. Roman ds la Rose, v. 3574. Auxeni pe ProII.AMNI: Totas honors. Qui mesdites de la plus franche Ont retourné vers toutes parts leur tournoiement. Qui onc portast guimple ne manche, ABC. CAT. Gir. &8P, PORT. IT. Giro. Roman du Renart, t. Il, p. 315. 3. GIRAMEN, s. m., r'otati Sans gimple, .1. chapel d’or el chief. ? ’ don, parcours, Roman de la Violette, p. 234. passage. À lo cels per son erramex INGEBRE, GINGIBRE, CINGIEBRE, 5. M., .Xus. signes e .vir. planetas. lat. zrnctsenx/= , gingembre. Brev, d’amor, fol. #5. De ormczsnx que sia bels. Le ciel a pour sa rotation douse signes et sept pla- nètes. Dunes ps PRADES, dus. cass. De gingembre qui soit beau. : Gincoisaz, dex e neit deniers, Ne. du xiiie siècle. Dour , 1. LI, fol. 150. Mudamen e GinAMEN d'una lengun en autra. Leys d’amors, fol. 45. Changement et passage d’une langue en une autre. ingembre, dix et huit deniers. . —— Gingembre, dix uit den! ANC. CA. Ciramena ancC. use. Cirwniente. 17. Am pebre, canela, crn@txsa«. : Giramento. Trad. d’Albucasis, fol. 53. Avec poivre, cannelle, gingembre. 4. Ginana , 5. f., retour, évolution. ar. Gingebre. use. Gengibre. rot. Gengibre, Paeys broca son caval; quan venc a la Grnapa, gengivre. 17. Zenzero, zenzevero, zens0-| Anet ferir Jatin , nn rey de Valmorada. vero. Roman de Fierabras, x. 4638. . , Puis pique son cheval ; quand il vint au retour, GINGIBRAT, 5. M. , gingembré, sorte il alla frapper Jutin , un roi de Valmorée. de composition médicinale. car. mr. Girada. 1T. Girata. 468 GIR 5. GmarLon, s. f., tournesol. Com la GIRAFLOR. Le moixx px MonTAUDOn : Aissi com cel. Comme Îe tournesol. CAT. EsP. PORT. Girasol. 6. Recirar, ®., retourner, revirer. Haoc non si volc azxGIRAR Ves Joachim ni ves sa mayre. Trad. d'un Evang. apocr. Oncques ne se voulut retourner vers Joachim ni vers sa mère. Dons Fortuna gira e RECIEA totz jorns sa roda. . V. et Vert., fol. 29. Dame Fortune tourne et retourne toujours sa roue. Ab tant se nzGIRET, vic payas desrengetz. Roman de Fierabras, v. 3543. Alors il se rutourna, il vit les païens débandés. Part. pas. Fe ab forcas RuGtRAT. Eluc. de las propr., fol. 209. Foin avec fourches retourne. car. Regirar. tr. Rigirare. 7. GIROVAGAN, 5. m., COureur, Vapa- bond, rôdeur. Son.apelslz GrROVAGANS, 30 es a dire... que vau per las cellas e pels prioratz dels altres morgues., Regla de S. Bencseg, fol. 8. Sont appelés rédeurs, c'est-à-dire... qui vont par les cellules et par les prieurés des autres moines. GIRBAU, ourmpauT, 5. m., goujat, vaurien. Pueys li laissa sa molher prenh D'un girbando , filh de arnsav. PigraE D'AUVERGRKE : Belha m’es. Puis lui laisse sa femme enceinte d’un petit gou- jat, fils de goujat. Tenon evrasAuTz als tizos. Manacapaus : L’autr’ier a l’issida. Tiennent goujais aux tisons. 2. GIRBAUDO, GUIRBAUDO, S. M. dim., petit goujat, petit vaurien. Pueys li laissa sa molher prenh D'un crrsaupo, filh de girbau. PIERRE D'AUVERGAE : Belhe m'es. Puis lui laisse sa femme enceinte d’un petit gou- jat, fils de goujat. Aplanea lor curnsaupos. Mancasaus : L’autr’ier a l’issida. Caressent de la main leurs petits vauriens. GTR 3. Ginasaupinan, v., tromper, aviir, outrager. Son senhor en cranauDt#a. Mancasaus : L’iveras vai. Son seigneur en outrage. 4. Grasaunoxeyan, %., libertiner. Jovens GIRBAUDOREYTA. Maacasats : Quan b. Jeunesse libertine. GIRFALC, cenRFALC, s. m., gerfaut. Grarazx ni l’aucell que son Non agron tan tost tengnt vis. V. de S. Honorat. Gerfaut ni les oiseaux qui existent n'anraieni «: tôt tenu voie. Eu aisai m ten en fre et en paor, +: Com lo asaraLcx, quant a son crit levat, Fai le grua. P. px Cous »’AonLaAc : Si qu 1. Par ainsi me tient en frein et en pear, comme le gerfaut fait la grue , quand il a levé sou cri. AncC. CAT. Girfalc. xse. Gerifalco, gerifale. ronr. Gerifalte. xr. Girfalco. GIRGO, s. m., jargon. Qai prega Dieu sses devotio de cor Li pari: en 618G0, e nou es per entendre. V. et Pert., fol. 58. Qui prie Dieu sans dévotion de cœur lui parle ez jargon, et n’est pas pour entendre. ANC. CAT. Gergon. 1T. Gergo. GIRO , s. m., ceinture, frange, côte. pao de robe. Voyez Lrinirz, p. 6o. Per dos sols, sersi meillz accollitz, Si'ls port Liats en an de mos cinos, Que per cent vers ni per dosens cansos. G. Macaxr : Non valos. Pour deux sous , je serai mieux accueilli , si je ie porte liés en un de mes côtés, que pour cent ve et pour deux cents chansons. AEC. FA. Ceïgnent espées an senestre giros. Roman de Garin. Du Cane, t ILE, ceL 1cù Aux esperons tot li giron en trainent. Roman de Guillaume au Court Nes. Dict. àre | t. E, p. 655 us». Giron. rr. Gherone. a. GeaoNAR, v., gironner, terme à blason. | GIT- Part, pas. Ab tan veus Sarrazis, et an los desarmatz.. Olivier romas nutz en bliraut GERONATZ, Totz fo descoloritz, car trop avia sancnat. Roman de Fierabras, x. 1958. En mème temps voici des Sarrasins, et les ont désarmés.… Olivier demeure nu en bliau gironné, tout il fat décoloré, car trop il avait saigné. ARC. FR, Tous li est derompus ses bliaus gironné. Roman de Fierabras en vers français. sr, Gironar. GISCLE, s. m., pousse, jet, verge, gaule, branche. Pels faels, pels rams e pels arsctus. E m paron falhat li G1scLe. | No i val bastons ni ciscuxs. RaxBAuD D'OnANGE : Âr s’ espan. Par feuilles , par rameaux et par pousses. Et me paraissent feuillées les branches. N'y vaut bâton ni gaule. GIT,s. m., git, pellicule qui recouvre l'amande. L’enteruscle de l’amela, C’om clama @rr per satre nom. Davusss DE PRADES, dus. cass. Le zeste de l’smande , qu’on appelle gif par autre pou. GITAR, GIETAR, GETAR, V., SACTARE, jeter, lancer, abandonner. Voyez Denina , t. IL, p. 271. Ea an pots ses tot’ aigua on jorn lo vai Gtras. V. de S. Honorat. Es un puits sans aucune eau un jour le va jeter. Quies ses peccat, G1aTE la primieyre peyra. V. et Vert., fol. 79. Qui est sans péché, qu’il jette la première pierre. — Répandre, Si quo "1 solelhs, nobles per gran clardat, On plus sut es, GTA mais de calor. P. ne Cozs-D’ Aonzac : Si quo”l. Ainsi comme le soleil, renommé par sa grande clarté, où plus haut il est, plus il répand de chaleur. — Pousser, conduire. La mars enporta la nau, cl vens la es- penh tant que la oxTaA a terra. Liv. de Sydrac, fol. 26. La mer emporte la nef, ot le vent la chasse tant qu'il la pousse à terre. GIT 469 Fig. Mas sospirs corals en GuT. Daupes pe Prapss : Ancmais hom. Maints soupirs de cœur j’en pousse. Coven li GITAB on gran sospir. Liv. de Sydrac, fol. 104. Il lui faut pousser un grand soupir. — Mettre hors, délivrer, tirer, ex- - traire. A la preyson s’en van, de trigar non an cura, E errzroxs Sebilia de la carcer escura. V. deS. Honorat. A la prison s’en vont, de tarder n’ont pas souci, et mirent Sibilie hors de la prison obscure. — Chasser, exclure. Nueg e jorn plora la blanca tors Per vostr’ aigla, qu’ en GrreT us voutors. PeyaoLs : Pus flum Jordan. Nuit et jour pleure la blanche tour pour votre aigle, qu’en chassa un vautour. Cels que crraz de lor maisos. Trad. de Bède, fol. 83. Ceux que vous chassätes de leurs maisons. Fig. Ua dous baisar de fin” amor coral Que i meta joy e ’n Gtur ira mortal. B. DE VENTADOUR : Quau par la flors. Un doux baiser de pur amoûr intime qui y mette joie et en chasse tristesse mortelle. GrTar m'a de la panbr’esperanse. P. VipaL : Quant hom. M'a exclu de la pauvre espérance. anc. «se. Sea jetado de la Iglesa de los chris- tianos. Que sean getados del regno. Nenguno non osme de jecar los del regno si non per derecha culpa. Fuero Juzgo, lib. I, tit. 1x, 9, et tit. xvi1, S. 64. — Semer. Com cel que exra en l’arens Lo blat. LAMBERTI DE BONANEL : Pois vei. Comme celui qui sème le blé dans le sable. — Produire. Non erxra sinon ortigas e cardos et espinas. - V. et Vert., fol. 05. Ne produit sinon orties et chardons et épines. Ni le terra frah non crranra. Liv. de Sydrac , fol. 55. Ni la terre ne produirait fruit. — Rejeter, vomir. Vomit, es cant a pro manjat, 460 GEN Fig. Ples ventres no pot xmGznn4n sotil sen. Trad. de Bède, fol. 52. Ventre plein ne peut ezgendrer sens subtil. Jaoc de mas anGzmRrA bregss. Liv. de Sydrac, fol. 106. Jeu de mains engendre querelles. Aquest peccatz 2RGEMRaT la mort. Liv. de Sydrac, fol. 84. Ce péché engendre la mort. Adonc zNGRNDAARIAN collizio, Leys d’amors, fol. 3. Alors engendreraient collision. Part. prés. Am euguentz carn aNGENDRANTZ. Trad. d’Albucasis, fol. 11. Avec onguents produisant chair. Part. pas. Natz Enans de temps et xNGRENRATZ. Breu. d’amor, fol. 9. Né et engendré avant le temps. Serpent corouat, De vibra aNGENRAT. G. Ficurinas : Sirventes vuelh. Serpent couronné, de vipère engendre. ANC. FR. , ° Aa bon dac Aymon qui les voult engenrer. Roman des fils d'Aymon. BEKKER, p. 2. ANC. GAT. Engenrar. CAT. MOD. use. Engen- drar, 17, Ingeneraré. 22. PROGENtES, s. f., lat. PAOGENIES, progéniture, race, famille. La linhada o la PnoGantes del rey Clodovieu. Cat. dels apost. de Roma, fol. 97. La lignée ou la progéniture du roi Clovis. XsP. PORT. 17. Progenie. 23. PROGENIA , 5. f., du lat. pRocenies, progéniture , race. Per femna francha, e tota la PROGEN TA que de ley issira. ©" Tie. de 1225. Arch. du Roy, J. 332. Pour femme franche, et toute la progéniture qui sortira d'elle. Aisso es la PROGENIA dels comtes de Bles. Cat. dels apost. de Roma, fol. 126. Ceci est la race des comtes de Blois. 17. Progenia. 24. PRIMOGENITURA, s. f., lat. PRIMO- GENITURA, primogéniturc. GEN Dret de rRIMOGENITURA. Fors de Béarn, p. 1085. Droit de primogéniture, CAT. ESP. PORT, IT. Primogenitura. 25. REGENERATION, s. /., lat. REGENEL- TIONeM, régénération. L’Antechtist enseigne non sperar, en aico, la nRGRNERATION, la confermation. Doctrine des Vaudoi. /Antechrist enseigne de ne pas espérer, en œxi. la régénération, la confirmation. car. RegeneraciÔ. xsr. Regeneracion. rot. Regeneraçäo. 1r. Regenerazione. 26. REGENERAMENT, S. m., régénération. Per lo lavament del asGxNERaAm==T. Trad. de l'Épit. de S. Paul à Titus. Par la purification de la régénération. 27. REOERrRAR, V., lat. R«GRNERaRr, régénérer. Reczsnzran, distribuir las gracias del Sant Esperit. | Doctrine des Vaudois. Régénérer, distribuer les gräces du Saint-Esprit. Lo cal n«GEN&RET nos. Trad. de la re épit. de S. Pierres. Lequel nous régénéra. CAT. Esp. PORT. Regenerar. 1r. Regenerure. 28. Homocensos, adj., grec ôpseyisss, homogène. Causas mOMOGENEAS, 50 es a dire semis en naltura, Eluc. de las propr., fol. 110. Choses homogènes, c’est-à-diresemblables en mature CAT. «SP. PORT. Homogeneo. ir. Ornogenes. 29. ÉTHEROGENEOS, adf., lat. merenoct- NEUS, du grec “repos, vivos, hétero- gène, Canzss ATHKROGEN RAS et diversas en natura. Eluc. de las propr., fol. 116. Choses hétérogènes et diverses en uatare. CAT. &sr. PORT. Heterogeneo. 1r. Eterogezr:. GENT, Gen, 5. J., lat. cenre”=, gent, nation, famille. Tota cxx crestiana Que es desotz lo ray. B. pe VRNTADOUR : Quan la doss’ aur: Toute gent chréticone qui est dessous le solert. GEN Anc non uasquet sai entre nos Tau belha de neguna cax. G. Rupez : Quan lo rossinhols. Oncques ne naquit iei parmi nous aussi belle d’au- cane nation. — Personne, homme. Que val viare ses ainor, Mas per far enueg a la can? B. pe Venranour : Non es meravelha. Que vaut vivre saus amour, excepté pour faire en- aui à la gent? Frances no son pas Gens, ans s0n diable nat. Roman de Fierabras, v. 3291. Les Français ne sont pas hommes, mais ils sont dubles nés. Loc. Los senhors prelats et caxs de gleysa. Reg. des états de Provence, de 14o1. Les seigneurs prélats et gens d'église. Quar aitals captenemens No val mest las bonas caxs. BERTRAND D£ Bonx : S’abrils e fuclhas. Car telle condaite ne vaut parmi les bonnes gens. Las cexs d'art. Liv. de Sydrac, fol. 73. Les gens d'art. Dreitz de natura fol primiers, E dreitz de Gaxs fo 1 derriers. Brev, d’amor, fol, 3. Droit de nature fut le premier, et droit des gens fat le dernier. Axc. ra. Par my le col soient-ils pendus Tels gents qui sont si empeschables. La Farce de Pathelin, p. 46. Les plos gents de bien. Aror, Trad. de Plutarque, OEuv. mél.,t. I, p. 361. Car. Gent. ANC. xsP. Gienñt. ESP. MOD. PORT. ir. Gente. | | . GENS, Gxs, adv. rég., point, pas, nul- lement. Ella s fen sorda , cexs a lui non atend. Poëme sur Boèce. Elle sc feint sourde, point à lui ne fait attention. Paiz forsada no m platz cus. Bs&RNARD DE LA BanTUE : Foilha ni flors. Paix forcée ne me plaît point. :AT, Gens. . GET, ad}., lat. cenTilis, gent, gentil, joli, agréable, gracieux. Merce us clam, domna G&nTa. ARNAUD DE MARU&IL : Ses joy non es. Merci je vous crie, dame gentille. . GEN 461 Cant las maisbs son onwras en là vila, lu vila n’es plus cexra. Trad. du Code de Justinien , fol. 86. Quand les maisons sont jolies en la ville , la ville en cst plus jolie. Fig. Bon cosselh vos don e cxz : ! Amatz e cautatz soven. PEYROLS : Quant amors. Bon et gentil conseil je vous donne : Aimes et chantez souvent. Compar, Sa beutatzes, entre las cunsons, Gaxsan , aissi com entre foillas flors. AIMFRI DE PEGuILAIN : Fots bom. Sa beauté. est, entre les plus gentilles, plus gentille, ainsi comme la fleur entre les feuiiles. Per la caxson que anc formes Amors, e per la plas gaya. ARNAUD DE MaRuUEIL : Us gays. Pour la plus gentille qu'oncques formät amour, et pour la plus gaie. ANC. IT. Che quanto gente è piu mistier gensore. GuiTrone D'AnEzzO , Lett. 30. axc. FA. N'en devez autray blasmer Que.le gent corps que vous portez. Cmanzes D'OnLéAns , p. 23. Vostre gent corps de inay se part et emble. CL. Manor , t. 1, p. 341. Nommer le puis , c'est li plus gens." . Lai d'Ignaurès, p. 11. Sans que je puisse appercevoir Ung seul coufort ne recevoir De voatre gracieux corps gent. CEuvres d'Alain Chartier, p. 588. Adverb. Mout estai Gex franquez’ ab gran beatat. AnNaUD DE ManuEIL : Tot quant ieu. Noult est gentiment franchise avec grande beauté. Li siei belh huelh traidor Que m'esgaardavan tan GEx. B. pe VENTADOUR : Acvssellats. Les siens beaux yeux traitres qui me regardaient si gracieusement. AnC. 17, Se ne la propria mente Genti peusieri et onesti ritiene. BanseniNi, Dore. d’amore, p. 152. Le dictionnaire de la Crusca dit sur cet adjectif : | Voce aniicha venata dal provenzale. ANC. CAT. ANC, ESP. Gent. N 4Ga GEN 4. GENTAMENT, ado., gentiment, agréa- blement. El van GENTAMENTZ conortan. Roman de Jaufre, , fol. 87. Et le vont gentiment encourageant. | anc. r«. Les verges d'or gentement eswaillees. Jeuan DE SAINTRÉ, t. I, p. 146. 5. Gexrer, adj. dim., gentillet. Diminutivas coma : GRNTET. Leys d’amors, fol. 100. Dimivutives comme : gentillet. Adverb. Al pus GENTET que pusCais. DEuDEs DE PRADES, dus. cass. Au plus gentiment que vous puissiez. GanTeT, rizen, joguan. GaAuUBERT, MOINS DE Puicisor : Uns joys. Gentiment , riant, jouant. 6. GENLIAZOS, 5. /f., gentillesse. Voill que m do de sas faissos, Que il estai GE&NLtAZNS. BERTRAND DE Bonn : Domma puois. Je veux qu’elle me donne de ses manières, vu que lui siet gentillesse. 7. GENSOZIA, GENSEZA , 5. f., gentillesse. N Aymars me don sa coyudis, En Trencaleos Sa-cunsozra. Etsas DE BAROLS : Bells Guazans. Que le seigneur Aimar me donne sa grâce , le sei- gneur Trencaleon sa gentillesse. Un manuscrit porte GENSEZA. 8. GenTiLeza, s. f., gentillesse, no- blesse. La nobleza e la cxxrizeza del cors non es veraia noblezs, car totz em filhs de nna mayre. De lur GaNTILEZA, per 80 Car 0 e cuion esser de gentil brac. | V. et Vere., fol. 33 et 34. La noblesse et la gentillesse du corps n'est pas vraie noblesse, car uous sommes tous ls de même mère. De leur noblesse, parce .qu ’ils sont et pensent être de noble boue. ANC. tr. Généralement toute la seignenrie et genullesse de ces deux parties chevaache- rent devant et derriere. | MonsTREeLET, t. Il, fol. 108. car. Gentilesa. »sr. rorT. Gentileza. 17. Gen- tile æ2u. GEN 9. Guxvii., lat. oewriris, adj., gentil, agréable, noble. ° France e cxnrics e d’avinen companha. Pons p£ Carpuni : Leials amics. Franche et gentille et d'avenante compagnie. Era joves e gaia e GEwrits domna. V. de Raimond de Miraral. Était jeune et gaie ot gentille dame. anc. #8, Maintenant en un bel repaire L'ammene la gentix comtesse. Damoisele gentil et franche. Fabl. ot cont. anc., t. III, p. q22, et 1. L. p. i* A poures gentils hommes et genñls femmes. JourviLsz, p. 145. Lequel s’estoit marié à une gentil-femme d: pays da Maine. Œuvres d'Alain Chartier, p. 19. — Substantiv. Paĩen. Aquo que fasio los asnriLs sl comenssmrai del mes. Eluc. de Las propr., fol. 137. Ce que faisaient les gentils au commencement 5: mois. Li esxri o'Ih paya foro traits. Cat. dels apost. de Roma, lol. 82 Les gentils ou les païèns furent trahis. CAT. ms. PORT. Gentil. 17, Gentile. 10. GENTILMEN , adv., gentiment. Sabetz canTILMEN eervir Las domnes. | Poxs »'Onraras : Aissi cum. Vous savez gentiment servir les dames. car. Gentilment. sr. vont. 17. Gerhiimenr. 11. GENTILAR, V., $e montrer gracieus. plaire. Quar tan gen canTriLa. RaAïMOND DE Minavazr : Aissi m. Parce que si graciensement elle se msonëre gr cieuse. 12, Gensan, v., orner, parer, embeli 1ib oab ouusan sa faisse Ab bels semblans et ab enendes parre. RatmonD DE MIRAVAL : Entre das voies Elle sait emnbellir sa façon avec beœsux semis: et gracieuses apparences. Pos vos no las voletz cansan, S’elhas se GENSON , no vos tir. Le moine px MONTAURON : Autra vets Puisque vous ne les voulez pas orner, si elle: :- nent, qu'il ne vous déplaise. GEO — Être beau, briller. Ab la bela qu'entre las gensors czxsa. P. IMBERT : Âras pus vei. Avec la belle qui entre Îles plus belles brille. En se beatat czwsa valors. AanauD DE Manueïr : Bell m’es. En sa beaute brille mérite. Per cni pretz meillura e 6éxsa. La conTesst pr Dir : Ab joi et ab, Par qui mérite s'eméliore et brille, Part. Aiss es d'on fraich cuxsarz ons ortz. B. Zonci : Aissi col. Ainsi comme d’un fruit est orné un jardin. ANC. FR. Recognoïissez les dictz de nostre maistre, Et vous gencez pour lon remede y mettre. * Légende de Faitfeu, p. 4. AC. CAT. Genzar. 19. AGENSAMEN, S. M., agencement, arrangement , accommodement. Pueys sec se AGENSAMRNOS. Leys d'amors, fol. 4. Puis s'ensuit l'agencement. Per nom d’'AGENSAMENT. Tit. de 1378. Hist. de Languedoc, t. IV, pr., col. 355. Sous le nom d’accommodement. 14. AGENSaR, v., plaire, embellir. Toss , tant rm’ AGLNSA Vostr’ amors. G. RiQuIER : Gaya pastorella. Jeune fille , tant me plaît votre amour. Senher, cui AGENSA Joys e solatz. T. pe FoLquer ET DE Ginaup : Giraud. Seigneur, à qui plait joie et amusement. sc. ra. Comme on a de coustume d'agencer les palais le jour des nopces. Camus DE BELLey, Diversités, t. IL, fol. 151. CAT. Agenzar. ANC. IT. Agensare. Le Dictionnaire italien d’ALBxaTi dit sur ce verbe : Voce anticha derivata del proveuzale. Molto m’agenzeria vostra parvenza. Monna Nixa. Di cai il meo cor gradir molto s agenza. BARSERINO, Tav. de’ Docum. d’ amorce. EOMANCIA , s. f., lat. GEOMANTIA , éomancie, sorte de divination. GEQ 463 De csowanera tots los esperimens. Prenez De Constac : El nom de. De géomancie toutes les expériences. ESP. PORT. Geomancia. 1T. Geomanzia. GEOMETRIA , s. f., lat. cromerara, géométrie. Quar nal temps astronomie Non suazi ni GkOMETR IA. Brev. d'amor, fol. 2. Car en aucun temps je n'appris astronomie ni géométrie. En dyaletica, caomeraia, musica. Cat. dels apost. de Roma, fol. 25. En dialectique , geométrie, musique. CAT. ESP. PORT. 17. Geometria. GEQUIR, ciquie , »., du lat. vacuane, laisser, quitter, abandonner. Farai an goai sonet novelh Que trametrai part Mongibel Al marques qu’ el sobrenoin cie De Monferrat, e pren selh de sa naire. E. CaïneL : Pus chai la. Je ferai uu gai sonnet nouveau que je transmettrai par delà Montgihel au marquis qui quitte le surnom de Montferrat , et prend celui de sa mère. Car si antruy dreg cobeitas E'n orIquxs las vias dreitas, Sabes qual loguier empleitas?. P. CanDinaL : Jhesum Crist. Car si tu convoites le droit d’autrui et en quittes les voies droites , sais-tu quel salaire tu acquiers ? Loc. Ab ben far et ab mal Giqutn. Gavauvax LE Veux : Patz passien. Par. Avec bien faire et avec mal quitter. Part. pas. Quar los a per paor GaQuirz. BenaTRAND D& Bonn : Pus lo gens. Car les a par peur abandonnés. Per que cels vos an G«QuiDa Que us an longamen servida. ELtas 2r BAm&OLS : Amor be m plats. C’est pourquoi vous ont quittée ceux qui vous ont longuement servie. ANC. CAT. Gequir. a. GiQuia, 5. f., cessatiou, abandon, délaissement. Ni s pot madar ses crqura De be far. Brev. d'amor, fol. 13. Ni se peut changer sans cessation de bien faire. & 474 GLA GLA Aquella czassa c'aura facha De lor critz ni de lur GLarz. Lo sang deaus vos n’ ostaretz. Trad. de l'Évang. de Nicodème. Dsuves Ds Paapes, dus. cass. _ De leurs cris et de leurs hurlements. Vous en ôterez ce caillé que le sang aura fait De feunia deu issir malvatz GLATz. dessus. P. CanDinNaL : Ges ieu. ASC. CAT. Glaca. tr. Ghiaccia. De colère doit sortir mauvais cri. 3. GLASSAR, GLACHAR, ®., geler, glacer. | — Gazouillement. Quen plus fai chaut, trembla e cLacwa, Aorxir cugei lo chant e ‘l crit e"l GtAT E trassus quan plas fai freich, Que fan l’aurel, quan sou vert li plaissat. Un TROUBADOUR ANONYME : Si trobess tan. j | ente a — aan cuze, nn €: - € pensai entendre le chant et le cri et le gaznui - Der an ù = N cs + iltremble et gèle, et lement que font les oiseaux quand les bois sont ver:: Part. prés. La secouds es freg mortals, 2. GLATIMENT, 5. n., Cri, glapissement, Tant fort GLassans 6 tan corals grincemént. Qu’ el mon non es semblsns freiors. Brev. chamor, fol. 111. La seconde est froid mortel, si fort glaçant et si | intime qu’au monde il n’est semblable froideur, Uzo may de G6LATIMXNT que de votz. De dens érartmunr. Eluc. de las propr., fol. 168 et do Usent plus de glapissement que de voix. Part. pas. Er quan vei cLassatz los rius. Grincement de dents. B. Cazvo : Er quan. . Maintenant quand je vois les ruisseaux glacés. 3. Gratin, v., glapir, aboyer. 4 Fauc mos dos canetz GLATIR. car, Glassar. 1r. Ghiacciare. y | Mancasaus : D’aisso laus Dieu. 4. ConGLaris, s. m., verglas , grésil , Je fais glapir mes deux petits chiens. ivre. Fig. Qui qu’en crit ni°n GLara. 8 ° RAMBAED D'ORANGE : Als durs. Qui que ce soit qui en crie et en glapisse. Adonc viratz payas GLATIR et escridar. : Roman de Fierabras, v. 4120. Alors voas verries païens glapir et crier. Gels, neus e conazarts. Marritz com selh que conGraris Toca. Lai on hom non sen comGLarts. RanBaUD D'ORANGE : Âr s’espan. Glace, neige et verglas. — Grincer. Triste comme celui que givre touche. Tan lor fai las dens oLarrR. Là où on ne sent pas verglas. . Trad. de l’'Evang. de Nicodeme. Tant leur fait grincer les dents. anc. FR, Si forment bret, si hant g{ans. Nouv, rec. de fabl. et cont. anc., 1. 11,p.5:. 5, Sosaecrarz, s. m., chose très froide, très glacée. Pos a manjatz sOBREGLATZ Pour glatir et pour jangler. Et how lo pren, greu poira viure. Fsopet II, fabl. 8. Rosenr, t. I, p. 1% Drupxs px PRADES , fus cass. __ Sarrasins comme chiens glatissene. Après qu’il a mangé choses très glacées, et qu’on G. Guraar,t. II, p. %. le prend , difficilement il pourra vivre. Tant fort glatissent al venir. Roman de Partonopeus de Blois, 1. 1, p. 2 GLAT, s. m., glapissement, aboïement, ane. car. Clatir. hurlement, cri. | Non tem orar, ni crit, ni jaup de gossa, | GLAUC , adj., lat. craucus, glauque. Guittauus DE BERGUEDAN : Amicz. Verdor en autampne eu las plantas si mod Je ne crains glapissement , ni cri, ni jappement | en color GLayca. de chienne. Eluc. de las propr., fol. 365. Fig. Auzir tot jorn lo crar dels enoios. Verdure en automne dans les plantes se changer. P. Vipac : Bon’ aventura. couleur glauque. Ouir toujours l’aboiement des ennuyeux. ir. Glauco. GLE GLAVI, cLazi, s. m., lat, GLADIusS, glaive. Mil homes a mortz ses GLAVI. Mancasrus : Dirai vos. Mille hommes a tué sans glaive. Un @Lazt tot sagnent. Que poguessan estorser Als GLazts dels pagans. V. de S. Honorat. Ua glaive tout sanglant. Que pussent dérober aux glaives des paieus. Fig. Lo @zasis de dolor. ‘ V. de 3. Honorat. Le glaive de douleur. PORT. Glavio. 17. Gladio. 2. GLAI, GLAY, 5. M., lat. GLadrus, glaive. Ilh foron mort de eLAx, de fuoc et de serpent. La nobla Leycson. Ils furent morts de glaive, de feu et de serpent. Fig, Per que m fer al cor us GLats. Ginaup DE BoRn&is : Quan branca. C’est pourquoi me frappe au cœur un g/aive. Contra lo eLar de la lengua met l’escat de pacientia. Trad. de Bède, fol. 22. Contre le glaive de le Jangue mets Pécu de patience. 3. GLazios, adj. poignant, meurtrier, Arc es mot GLAZIOSA armadura. V. et Vert., fol. 69. Arc est arme moult meurtrière. Fig. Deu la mort recebre ab oLASIos tarmens. GUILLAUME DE T'UDELA. Doit recevoir La mort avec poignants tourments. . DEGLAIAR, DESGLAZIAR, %., tuer avec le glaive, égorger. El fetx pxcLasan totæ los crestias que trobet. Cat. dels apost. de Roma, fol. 2Q. 11 fit tuer avec le glaive tous les chrétiens qu’il trouva. ‘ | Part. pas. Lai ac tant Frances morts € DESGLAMATZ, Quꝰ el camps e la ribeirs n’es vermelbse juncatz. Guirrauxe ne Toners. Là eut tant de Français morts et égorgés, que le Hhamp et le rivage en est vermeil et jonché. "LEVA, Luz, s.f., lat crara, glèbe. Las GLavas et la terra ab las unglas foggan. Eluc. de las propr., fol. 245. Que les glèbes et la terre avec les ongles ils wowillent. GLO 475 Plaideyar armets sobre la ctuxa. BenTaanD Dé Bonn : Pus li baron. Disputer armés sur la glèbe. CAT. aS?. 17. Gleba. GLIRE, s. m., lat. cziasm, loir. GLIRES... Creysho en praysha dormen. Eluc. de las propr., fol. 251. Loirs…croissent eo graisse en dormant. zsr. ZLiron. 1x. Ghiro. GLOBEL, s. m., lat. cLoruLus, globe, boule. Cam an ero»xr de cera quan hom l’a pre- mut entre mas. Eluc. de las propr., fol. 34. Comme une boule de cire quand on l’a pressée entre les mains. as». Globulo. 2. GLomiceL, s. m., peloton, paquet. Quan volo far viagge, fazen nn ocowrczr. Eluc. de las propr., fol. 182. Quand ils veulent faire voyage, faisant un paguet. GLORIA, s. f., lat. cconia, gloire. Vana GLOMIA, s0 es desiriers d’esser vana- menus lausatz V. et Vert., fol. 7. Vaine gloire, c’est désir d’être vainement loué. Qai dons almorna per vaua GLonta, fai de |_ vertut pechet. Trad. de Bède, fol. 39, Qui donne aumône par vaine gloire, fait de vertu péché. anc. ra. Glorieet richeises en la maisnn de lui. Anc. trad. du Psaut. de Corbie, ps. 111. Enterat li reis de glorie. Anc. trad. du Psaut., Ms. n° 1, ps. 23. Mès cil qui attendent glorie, Povent bien à tormenz venir. Mani px Faance, t. II, p. 416: CAT. ESP. PORT. 17. Gloria. 2. GLORIASION, 5. f., lat. GLORIATIONEN, fierté, vanité. Mota cLontAs1ONs es a mi per vos. Trad. de la 2e épft. de S. Paul aux Corinthiens. Beaucoup de fierté est à moi per vous. 17. Gloriazione. 3. GLoniricari0, s. f., lat. GOMIFICATIO, glorification. 476 GLO ‘La OLORIFICATIO eternal. | F. Wert., fol. 80. La glorification éternelle. Apres sa GLORIFICACIO. Eluc. de las propr., fo). 8. Après sa glorification. car. Glorificarté. ae. Glorificacion. ronr. Clo- rificacäo. 17. Glorificasione. 4. Groniriansa, s. f., glorification, jactance. Mellier es humils confessios e mal fais qu’ergolliosa erontriamsa en bes. Trad. de Bède, fol. 16. Meilleure est humble confession en mal fait qu’or- gueilleuse jactance en biens. 5, Gzontios, adj., lat. econxosus, glorieux. Rei ccontos, verais lams e clardatz. GinauD DE Boneix : Rei glorios. Roi-glorieux, véritable lumière et clarté. — Substantiv. Dieu de gloire. Roma, l GLon1OS Que safri mort e pena En la crots per nos. G. Fiaurinas : Sirventes vuelh. Rome, le Dieu de gloire qui souffrit mort et peine sur Ja croix pour nous. Loc. Recreirai mi? non, ja, pel quontos, Aus atendrai tro que m fassg joyos. P. ImBEuT : Aras pus vey. Renoncerai-je? non, jamais, par le Dieu de gloire, au contraire, j'attendrai jusqu’à ce qu’elle me fasse joyeux. — En parlant de la Vierge. GronrosA, en cui merces Es e vera virginitats, Poss px Carpuir : En honor del. Reine de gloire, en qui est merci et vraie virginité. Anc. rs. Ki tos tems fa malt glortos. Roman de Rou , v. 15633. La gloriose compaignie des apostles. Trad. du Te Deux. Psaut. de Corbie. car. Glorios. se. PORT. 1T. Glorioso. 6. GLORIOSAMENT , adv., glorieusement. Aprop petits dias moric GLORIOSAMENT. Genologia dels contes de Tholosa, p. 13. Après peu de jours il mourut glorieusement. Tro que foro eLot1osAMENT martiriats. Cat. dels apost. de Roma, fol. 33. Jusqu'à ce qu'ils furent gloricusement martyrisés. GLO caT. Gloriosament, us». rqat. 17. Gloriou- mente. : 7. Gronran, v., lat. ccontani, gloniier. Per negun ergoil no t’ergoliosir... ni * aLcoutan de bona obra. Qui si ezonta, GLon1x se en Deu. | Trad, de Bède, fol. 65 à 3 Par nul orgueil ne t’enorgueillir... ni te glonfe de bonne œuvre. Qui se glorife, qu'il se glorifie en Dieu. anc. ra. Et gloriet sant ki hairent tei. Anc. trad, dus Psaut. de Corbis, ps. 73. CAT. Esp. PORT. Gloriar. sr. Gloriare. 8. GLonr&san, v., glorifier, vanter. Personas que se GLonruronx en belhs vesia Es folhs e vas qui de bentat de cors » cie RIEJA. V.et Vert., fol. 10 et 31. Personnes qui se glorifient en beaux vétementi. Est fou et vain qui de beauté de corps se glorift. car. Gloriejar. 9. GLonrrican, ®., lat. eLonmciy, glorifier, rendre gloire, vanter. Adorar, E lauzan cLonrrican. G. Riquien : Obs m'a Adorer, et en louant glorifer. GLon1rtoox Dion nostre payre que esel ce! L’ en gabon, e s’ en GLonrrroon. F. et Vert., foi. Han Glorifient Dieu notre père qui est au ciel. L'en raillent, et s’en glortfent. Part. pas. Son el cel ah Dieu GLonIFicati. V. et Veri., fo. 3. Sont au ciel avec Dieu glorifés. CAT. ase. rOnT. Glorificar. 17. Clorifiure. 10. GLonirian, vV., lat. cLontmiis, glorifier, vanter. Selh non par ges cortes, Qui s lausa ni s acontvn. B. Manrin : D’ester. Celui-là ne paraît point courtois, qui se lon: € * vante. Part. GLORIFIATS suscitarai. Passio de Mans. Jo ressusciterai glorifé. anc. ra. Deus ki es glorifies. Anc. trad. du Psaut, de Corbie, ps. GLOSA GLOZA, S, f, lat. GLOSS, gles | GLO GLO 477 So nos retrai la 8LOsa. . Substantie. En taul' sb crors manjen. GoiLLaunxz pe TopxLa. SEnven: pe Ginoux: No val jurars. Cela nous rapporte la glose. À table avec les gloutons mangeant. Dis ana GLoza sobre l'avangeli. Tornon s’ en atratz li aLor en auta mar. V. et Vert., fol. 85. V. de S. Honorat. Une glose sur l’évangile dit. S'en retournent en arrière les piflards en hante La czxoza d’aquela decretal. mer. Cat. dels apost, de Roma, fol. 100. asc. rs. Pour gourmander e mener glote vie. Evsracuz Dascuamp»s, p. 106. Ballaut respond : Fol et gout que tu es, 2. GLOZrTA , s. f. dim., petite glose, glo- n'en parles plus. cette Roman franc. de Fierabras, liv. II, p. IN, ch, 15. Las quals glozas Ancelm avia baïladas per 225— —* Ta 3 QE glot.…. GLOZ&TAS petitas a declarar lo test. 8 se pos tent; La glose de cette décrétale. raT. &sP. Glosa. »onT. Glossa. 1r. Glosa. Cat. dels apost. de Roma, fol. 156. Ve les gelines ‘ P qnier Lesquelles gloses Anselme avait données par pe- i conmença à baaillier. tiles glosettes pour expliquer le texte. Roman du Renart, t. I, p. 105 et 322. Jà est an glor, un mal lechière. 3. GLozan, »., gloser, parler. Fabl. et cont. anc., t. IV, p. 209. Papa Ignocent, que oroorr las decretals. ANC. CAT. Glot. 17. Ghiotto. L’Arbre de Batalhas, fol. 189. Le pape Innocent , qui glosa les décrétales. 2. GLoTo, adj., lat. eLuTo, glouton, No i cal ren cLozan. gourmand. , P. GaxDiaz : Prodicator, Totz homs eroros fay son dieu de son Il n'y faut rien gloser. | ventre. car. 2sP. Glosar. ronT. Glossar. 1Tr. Glosare. V. et Vert., fol. 20. ‘ . fai dieu d ntre. GLOT, a dj ., lat. ezuro, glouton, avide, Tout homme glouton ait son dieu de sun ventre illard Quar non prezica drechamens.… Pi"ard. Grans dejans homs çLoros. Voyez LerBniTz, p. 115; Denina, Brev. d'amor, foi, 93. t. III, p. 112; ALDRETE, p. 201; Car ne prôhe pas convenablement. grands jeûnes homme glouton. Moraron:, Diss. 33. | | | Totz los homes cLorz qui vivon a manieyra | — Subst. Avide, pillard, voleur, bri- de porcs. gand. F. et Pert., fol. 19. Esperbuet e sei vil companho Tous les hommes gloutons qui vivent à manière Plus d’une legua, pais volvero li cLoro. de pores. . RAMBAMAUD DE VAQUEIRAs : Senher marques. Fig. Car en pensan sui de lieis lecs e GLoTz. A. DanieL : Sols sui. Car en pensant je suis friand et avide d'elle. Il éperonna et ses vils compagnons plus d’une lieue , depuis qu’ils tournèrent le dos les pillards. Esgart @Lor de deairier Un sirventes vuelh far dels autz azotos. | P. CanptnaL : Un sirventes. PtERRE D'AUVERGNE : De Dieu no m. " desh ’ Regard avide de désir. Je veux faire un sirvente des hauts pillards. GLorz de mal dire e de far. . Vix. GLoros encontrem, de Ja Martiple, els Sanven DE GinONs : Crots aigue pas. pratz, Avide de dire et de faire mal. Que eran crestias: Com P ameron totas Roman de Fierabras, v. 3304. Donas, o’n foron erorss, Nous rencontrâmes per-delà Martiple, dans les AunauD pe Massan : Qui comte. prés, sept brigands qui étaiept chrétiens. Comme l’aimérent toutes les dames , et en furent | Anc. ra. Nous avons rencontré sept gloutons, vides, qui sont tons enrsgès. 478 GLO GLO Cinq des glotons de France, hommes de} monde , ils ne voudraient trouver homme ezcr-- Charles, qui sont enchartré. eux qui tint seigneurie. | Roman franç. de Fierabras, 1. II, p. II,ch.6et 10. | Anc. ra. Se vos avez par glotonnie 8'es menjoie conme gloton. Tot par vos mengié vostre oison. Roman du Renart, t. I, p. 131. Roman du Renart, t. 1, p.152 cat. Gloté. rsr. Gloton. ronr. Clotdo. rr. On lui lasche sinsi en abandon la bride à Ghiottone. toute sensualité et gloutonnie. Auror, Trad. de Plutarque, Vie de Lvcarye. 3. GLorauexs , adv., gloutonnement. Si demorèrent endormies Maujer GLoramens com fay lo cas la car- Les gardés par leurs gloutonnies. ronhada. Vu Ven ta Gonzrnoi px Pants, Chr. métr., p. 100 .etVert., . 21. Manger gloutonnement comme fait le chien la] *"C: E#e: . . - charogne. Tienen el lugar quinto gola è glotonia. P de A ndro, re ANC, FR. Âïinsinc mort qui ja n'iert saoale, | y us * Ps F4 Glotement \es pièces engonle. nc. er. Glotoma, tr. G TRE Roman de la Rose, v. 16168. Nous mangeons si gloutement, que sonvent le nous fault vomir. Œuvres d Alain Chartier, p. 306. PORT. Glotonamente. 17. Ghiottamente. 7. GLoreza , s. f., gloutonnerie, avidite. Onta la vauetat e trastota cLorsza. V. de S. Honorat. Ote la vanité et tonte gloutonnerie. 8. GLOTONEYAR, v., être glouton, etre gourmand. Substantiv. Jocx e putaria E cLroronzyan Fan paure tornar Qui sec lor paria. 4. GLoroxss, adj., glouton. La GrovonEssA gola rexpon : Si devias cre- bar, non layssaray qne no mange d'aysso que tan be es apparelhat. | V. et Vert., fol. 22. La gloutonne gueule répond : Si tu devais crever, G. Orrvren D’ARLes, Coblas triadas. je ne laisserai pas que je ne mange de ceci qui est si Jeu et libertinage et étre glouton font dever:: bien apprêté. pauvre qui suit Jeur compagnie. xsr. Glotonazo. axc. FR. Mais cist i vient por miex mengier, 5. Gror, s. m gorgée. Por miex boire et por glontoier. | Aprop duretz an GLOT de vi. Fabl. et cont. anc., t. ll, p- 121. DEvupes DE PRADES, Auz. cats. caT. Glotonejar. sr. Glotonear. Après vous aurez une gorgée de vin. 9. Encroria, »., engloutir, avaler. 6. GLoTONIA, s. f., gloutonnerie, avi- Glotos que tot o axGLorIssom com fai L dité. ‘ gorc. rar GLoroxrA, es qui manja plus tost que non et Wert., fol. 20. Gloutons qui tont cela engloutissent comme fait L: Liv. de Sydrac, fol, 129. | S°ufire. Gloutonnerie, c’est qui mange plus vite qu’il ne | ANC. FR. Que mer m'englote. devrait. Nonv. rec. de fabl. et cont. anc., t. II. p O:. Per GLorontA , car. ABC. asp. Englutir. 17. Inghiottire. Del arbre devedat manjet. | Bree. d'amor, fol. 58. 10. ExeLoroxie, v., reudre glouton. Par gloutonnerie, mangea de l’arbre défendu. Lo dyable sap ayssi slachar et xezoros:s. devria. Fig. Li clerc an aquelha croronra, F. et Vert., fol. 51. Qa’ en tot lo mon , non volrion trobar Le diable sait ainsi allécher et rendre glouton. Home nmias els que tengnes senhoria. LOT P. CARmMNAL : Un sirventes fas. 11. DeGLOTIR, DEsG IR 5%, englou- Les clercs ont cette avidité, que, dans tout le tir, avaler, manger. GLU De bo pastor s’apartenia que tondes sas] Le Le — oelhas, non pas que las pxGLoTIa. Cat. dels apost. de Roma, fol. 5. Il appartenait à bon pasteur qu’il tondit ses brebis, aon pas qu’il les nangedt. | Part. prés. fig. Lo qual es en la destra de Diea vxserorens la mort. Trad. de la vre épit. de S. Pierre. Lequel est à la droite de Dieu engloutissant la mort. CAT. axc. usp. Deglutir. 2, SancLorin, »., avaler, engloutir. SaNGLOrIRAS ses plas lo machbat. Liv. de Sydrac, fol. 81. Tu avaleras sans plus le mâché, 3, TRANSGLOTIR, TRANSCLUTIR, ., avaler, engloutir, descendre. À penas pot auzel trair So que manja ni TRAmGLOTIR. Si vostr’ auzel a gola estrecha, Que no pot passar via drecha Ni rnaxsccorta s0 c’ om li dona. Deunes pE PRADES, Aus. cass. À peine oiseau peut tirer et avaler ce qu’il ange, Si votre oiseau a gosier étroit, de sorte que ne ut passer directement ni descendre ce qu’on lui ane. ; Vianda... ni hom be la poyria TRANSGLUTIR, n0 bavia de saliva mesclament. Eluc. de las propr., fol. 45. Nourriture... ni on ne la pourrait bien avaler, si le n'avait mélange de salive. art. pas. . la per mi tos basmes begatz ni rRAnSGLOTIS. Roman de Fierabras, v. 1089. Soit par moi ton baume bu et avale. c. ra. Tant que je t'auré trangloti Et de mon ventre enseveli. Roman du Renart ,t. 1, p. 290. Terre, terre et por qoi n’nevresÀ Si les trangloz de totes parz. Fabl.et cont. anc.,t. 1, p. 310. Comment lyon? mais cruelle chimère Quai transgloutist et dévore sa mère. J. Manor, t. V, p. 64 UEG, s. m., glui, chaume, paille. Desus si deu cobrir de Luc. DEunes DE Paanes, Aus. cass. ‘ar-dessus se doit couvrir de g/ui. Bacmes»s Su — Je sais peindre et 4. , Fig. Leva ayssi Lo Ep r 4 me que ayssi lo fy . d’ amor. 7 La Élève ainsi l'esprit de ra qu’ainsi le fait unir à Dieu pere —3 J ANG. FR. Et poiz chaude mets, 775 LEGRAND »'Avsst, 7— xse. Gluten. 17%. Clutine. 2. GLUTINOZITAT, 5. F., Slatinou., cosité. Medicinas. autras s0 per.. reprimen. : : GLETr: SA. LE E Eluc. de las propr., CA Médecines... d’autres sont resserrants tinosité. xs». Glutinosidad. AL A per. fs 3. GLurinos, adj., lat. GLUTINOSus, glutineux, gluant, visqueux. En loc fangos, ferm et czurixos de leu n plants unctuoza. Gota. si te penden cum si era azurimozs. Lizar tot en torn d' alguna materia cLurr NOZA. Eluc. de las propr., fol, 197, 154 et 142. En lieu fangeux , ferme et glutineux naît facile_ ment plante onctueuse. La goutte. se tient pendante comme si elle était visqueuse. | Enduire tout antour d'aucune matière visqueuse. aye cAT. Glotinos. ESP. PORT. tr. Glutinoso. 4. GLuTINATIU, adj, gluant. Gomes... GLUTINATIVA. Es GLUTINATIVA. Eluc. de las propr., fol. 201 ct 206. Gomme... gluante. Est gluante. 480 5. Enozor, s.m., enduit, glu , onguent, pommade. | Ab lEzNGLUT D’ on ou batut Que s met viron l’aureilla. Auoisrs : Era quan l’ivern. Avec l’enduit d'un œuf battu qu'elle se met au- tour de l’oreiile. Es cum exGLUT. Eluc. de las propr., fol. 88. GLU Est comme glu. ANC, ESP. Que con englut ninguno non serie tan trabado. Milagros de Nuestra Señora , cop. 883. 6. Exczurie , v., engluer, enduire. Fig. Lon lausengiers xxoLuTon de lausengas la via de yfern. V. et Vert., fol. 23. Les flatteurs engluent de lougnges la voie d'enfer. Part. pas. Exczvr de betum. | EAluc. de las propr., fol. 30. ÆEnduit de bitume. 7. Enczupan, v., engluer, coller. Part. pas. Lo pargames o lo papier que sera ENGLUDATZ sus la taula. Liv. de Sydrac, fol. 138. Le parchemin ou le papier qui sera collé sur la table. Cuer qu’ er’ ENGLUDATS. Roman de Fierabras, v. 1113. Cuir qui était colle. | 8. Enczurinar , v., conglutiner, rendre visqueux, pétrir. Part. prés. Terra... per ayga ENGLUTINANT sas partidas, ha mobilitat. Eluc. de las propr., fol. 156. : Le terre... par eau conglutinant ses patties, a mo- bilite. ° NATIO, Conglutination, assemblage, mélange. Per CONGLUTINATIO d'ayga et de terra. Eluc. de las propr., fol. 190. Par mélange d’eau et de terre. xs. Conglutinacion. ont. Conglutinaçäo. 10. ConNGLUTINAR, v., lat. CONCLUTI- Ane, couglutiner, coller, mélanger. GOL Virtat ha de concLurtwan. | Eluc. de as propr., fol. 20. À propriété de conglutiner. mr. PORT, Congiutinar, 17. Conglutinare. GOFO, s. m., gond. De tal forsa fier l’ us que’lh corox so volat. Roman de Fierabras, v. 3683. De telle force frappe l’huis que les gonds s se! envolés. Gran ven que totus las portas ubri, els gitet de 6oros. Cat. dels apost, de Roma, fol. 140. Grand vent qui toutes les portes ouvrit, et les: des gonds. Esp. Gozne. GOLA, GuoLs, GOULLA, s. f., lat. cuu, gueule, gorge, gosier, bouche. Per la Gora gitava ‘ Serpens que semenavsa. V. de S. Honorat. Par la gueule jetait serpents qu’il semait. Huels e cora , front e fats. B. ne VENTALOUR : Conort era. Yeux et bouche, front et face. No y ten mnt bec ni euoza Nuls ausels. À. DaniEL : Autet e bas. N'y tient muet bec ni gosier nul oisesn. Loc. Lo conselhs del prince es aguts Que per la aoza sia pendatz. Mes man a son cotel per la GoLa taylhr V. de S. Honorat. Le conseil du prince a été que par La gorge ils: pendu. Mit main à son couteau pour couper la gorge. Mot s gran poder tot home sobre son ete- mic cant lo ten à la cota. F. et Vert., fol. 10. À moult grand pouvoir tout homme sur ss e- nemi quand il le tient à le gorge. ANC. PR. Et le feri de La lance parmi la joe, si que il li tresperça tout outre parmi -: goule. Rec. des hist. de Fr., t. II, p.219- C'est un dragon qui a trois goes, Fsmilleuses ne sont ni saoules. Fabl. et cont. anc., t. IV, p. 250. Lou murtri et copa la gouie. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc.,t. Up. Tauz cors sanglans, goles baées. B. ne Saiwre-Mauns, Chron. de Norm., fol à CAT. ESP. PORT. 17. Gola. GOL a, Goczra, 5. f., goulette, goulet , che- nal. oo | Amelhurer lo gra e la corzra. Cartulaire de Montpellier, fol. 122. Améliorer le degré et la goulette. ® 3. Gocer, s. m., goulet, gorge, défilé, Escrevantet lo mortz latz an éocxr.® Roman de Gerard de Rossillon, fol. 81. Le renversa mort à côté d’un goulet. . 4. GoLan, s. Mm., gorgerin. Mas Rollan lo vay penre denant per lo coLan. Roman de Fierabras, v. 3415. Mais Roland le va prendre devant per le gorgerin. 5. GoLaïos, s. m., gosier. Si cum aurelia non conjois visnda, ni 6o- | LA108$ RON au paraula. Trad. de Bède, fol. 43. Ainsi comme ereille ne savoure aliment , ni gosier a'entend parole. 5. Goraxao, s. m., osier, gorge. Aleus. spostemas ja han opilat lo aoLAxno del malaute. Trad. d'Albucasis , fol. 23. Aucuns.… «postémes déjà ont opilé le gosier du malade. As. CAT. Golar6. . GoraDa, 5. f., goulée, gorgée. Manjet, À maiors GOLADAS que trueia, Del blat qu'era en la tremueis. Roman de Jaufre, fol. 2. Mange , à plus graudes goulées que truie, du blé fui était dans la trémie. , ABC. CAT. Golada. . GOLOSITAT ; GULOZITAT, 5. f., avi- dité , gourmandise. Sebraz de Den per GOLOstrAT. Trad. de Bède, fo. 16. Séparés de Dieu par gourmandise. P peccat. Fe SOHORERRE ‘La Confessio. Par gourmandise j'ai péché. La caura... es GULOZITAT. Eluc. de las propr., fol. 231. La cause... C’est avidité. T. Golosità, golositate, golositado. Goros, adj, lat. ouLoSus, goulu, gourmand. IT. GOL 481 Us os fais e l’antre es oros. Leys d'amors, fol 135. Un est faux et l’autre est poulu. Gocos es et trop manjant. . Totas bestias que han... badel ample € drech, so mot aocozas. Elac. de las propr., fol. 247 et 56. Est gouls et beaucoup mangeant. Toutes bêtes qui ont. boyau ample et droit, sont moult goulues. cat. Golos. &s». ronT, re. Golpso. 10. GoLozamsx, ado., goulument. Qui manja cocozamax et ardenmens. V. et Wert., fol. 20. Qui mange goulument etavidement. * Trop coLosauzs manjan. Brev. d’amor, fol, 120. Var. Très goulument mangeant. ESP. PORT. IT. Golosamente. 12. GoLur, adj., goulu , gourmand. _Lo fay sotvur et glot et embrisyc. V. et Vert., foi. 20. Le fait goulu et glouton et ivrogne. . Gozunanex, adr., goulument. . Trop cocupaAmEx manjan. Brev. d’amor, fol. 130. Var. Très goulument mangeant. 13. Encore, v., avaler, engloütir. Ad horas znGoLtss peyras. Eluc. de las propr., fol. 249. Parfois avale des pierres, car. Engolir. se. Engullir. ponr. Engolir, engulir. 14. Encourran , v., engloutir, avaler. EncouLLan dedins sa goulla. | Hymne de S. Honarat. ÆEngloutir dedans sa gueule. ANG. PB. Pendant que la mer engonlera tnt d ondes, * Htot. macar.,t. 1, p. 49. ABC. CAT. Engolar. 15. DEGOLLAR, DEGUOLAR, v., préci- piter, renverser. Pas Ja fuelha revirola Vei de sobr els sims chaser, Qu’el vens la romp el nxeoca. . Mancasaus : Pus la. Puisque je vois la feuille recroquevillée de dessus les cimes tomber, vu que le vent la rompt et la pré- cipile. 61* 482 GOL Sitot lo vous romp e DzGUOLE € part Lo fuelh del rar. | | E. Caraez : Abril ni mai. Quoique le vent rompt et précipite et sépare la feuille du rameau. Fig: Dieu prec que trachors barre, E los pxcoz e'ls abays. P. Caupinac : Rasos es. Je prie Dieu qu’il confonde les traîtres, et les pré- cipite et les abaisse. Cel que decep los bos si DEGOLARA en la mala via, Trad. de Bède, fol. 79. Celui qui déçoit les bons se précipitera dans la mauvaise voie. — Décèller, conper la gorge. pueya DRGOLeT per vos man jovencel enfau. Roman de Fierabras, v. 1254. Puis décolla pour vous maint jouvencel enfant. Aquel Johans qu'ieu prGOOLIIEI. Trad. du N.-Test., S: Maac, ch. 6. Ce Jean que je &écollai. Part. pas. Totz los petitz efans en furon prcocarz. Roman de Fierabras, +. 1439. _Tous les petits enfants en furent décollés. ANC. FR. Que nos ostajes auroit lors degolez. Roman de Roncevaux. CAT. ESP. PORT. Degollar. ir. Decollare. 16. ESTRANCOLAMENT, s. m., étrangle- ment, suffocation, étouffement. Ve thos et 2sTRANGOLAMEXT. Eluc. de las propr., fol. 52. "Vient toux et étranglement. | 17. ESTRANGOLMEN , adv., étroitement, instamment. Fig. Mas s'ie us prec plus ReTRAñGOLME=. Deupss pr PaADEs : Pus merces. Mais si je vous prie plus étroitement. 18. ESTRANGOLAR, ESTRAGOLAR , ESTRAN- GLAR ; STRANGLAR , V., lat. STRANGU-— LARe, étrangler, suffoquer, étouffer. S’iea ja vaelh xsrnamcozan romieu, _ Perdonat m'er, ab que done del mieu. P. CARDINAL : De selhs. Si je veux jamais étrangler un pélerin, il me sera pardonué , pourvu que je donne du mien. Ben tres vingt... a faicts &sTRANGEAR. : : GON Lo qual... fec pendre et srnauczas. Chronique des Albigeois, col. 5tet ;. Bien trois vingt... a fait érangler. Lequel. fit pendre et étrangler. Fig. Vol xgTRAnGOLAR las armas non pas ls cors. | Trad. de Bède, fol. 81. d'eut étouffer les âmes, non pas les corps. Lo sucx don mor Lo mons e s’&sTRAGOLA. G. Ficuxinas : Sirventes vuclb. Le suc dont meurt le monde et s’étoufe. Part. pas. Mant hom avia mort et xsTRANGOLAT. __ Roman de Fierabras, v. 1350. Maint homme avait tué et étrangic. car. ÆEstrangolar. ront. Estrangular. r Strangolare. GOLFO, 5. m., golfe. Traverssiey lo corro am bel ven. PERILRBOS, Voy. au purg. de S. Patrice. Je traversai le golfe avec beau vent. caT. Golf, 2sP. roaT. IT. Golfo. GOMA, 5. jf, lat. cuumi, gomme. Prendetz la coxa del genebre. Devpes px Pranes, Aus. cass. Prenez la gomme du genièvre. No i val antra coma. A. Dantez : L’aur’ amn. N'y vaut autre gomme. La coxa d’aquest albte. | V. et PVert., foi. 5. La gomme de cet arbre. CAT. ESP. Goma. PORT. 1T. Gomma. 2. GOMOZITAT, 5. f., gommosité, qualitr de ce qui est gommeux. Per sa GOMOzrTAT restrenh lacremas Eluc. de las propr., fol. 22. Par sa gommosité réprime larmes. Esr. Gomosidad, 3. Gomos, adj, lat. cummosas, som: meux. Resplan, et apar cOmoza. | ÆEluc. de las propr., fol. 210. Reluit , et apparaît gommeuse. sp. Gomoso. PORT. 17. Gommoso. GONA, s. f., celt. cwx, gonelle, robe. Voyez Eeisnirz, p. 115 ; Musarou. GON Dis. 33; Demwa,t. I, p. 166, et t M, p. 32. Ta non as enquer souta ta GO%A. Ginaup DE Gazamson : Sitot #° es forts. Tu n'as pas encore délié ta gonelle. 2. En vos aroit bele persone Qant auriez vesta la gone Roman du Renart, 1.1, p. 4. Je congnois le moyne à ls gonne. VizLon , p. 103. Vestus tous d’un parement , de gônnes , de bandequin vert et vermeil. Faoissanr, t. IV, chap. 11, p. 2 ac. car. Gone. 17. Gonna. 2. Conxi, s. m., gonelle, robe, tunique. Mols cowezs tesents de lan’ engles P. Cinoiraz : Ab vots d'angel. Molles gonelles issues de laine anglaise. 3. Goxea, coneza, s. f., gonelle, robe, tunique. Fey ons almorne sd un paure d'une vielha corrira. et Vert, fol. 46. Fait une aumêne à un pauvre d’une vieille gonelle. Qui a doas oxezLas, done l’una a celui que mola. Trad. de Bède, fol. 63. Qui a deux robes, qu'il dome l’une à celui qui ve l'a pas. L'antre esquisset sas GonELAs. P. CaupimaL : Una cieutat. L'autre déchira ses uniques. No ns enidetz ges qu'ien m'oblit lo cordon Que m det l’ ant ier de sa GOmELLA groga. Guizvauxs px BexouEDAn : Trop ai estat. Ne vous imaginez point que je m'ouLlie le cordon u'elle me donua l'autre jour de æ gonelle jaune. - Par ext., en parlant d'un oiseau. En estiu mada ss GOmaLLA. Daupes DE PRADES , Aus. cass. Fo été change sa robe. ES a gorge et Ii goitrons sont dessous la gonelle. Jenax pe Meuno, Testum., v. 1245. Batoit l'oue de sa gounelle. JoivILLE, p. 122. Moult doute à perdre sa gonels. Roman du Renart, t. 1, p. 72. Les haubers ant suz les goneles. 4. pe Sarwre-Maune, Chron. de Norm., fol. 47. se. cat. Gonella. ir. Gonnella. GON 483 4. Goxios, s. m., casaque , tunique. Gowios, albercz et escats. Leys d'amors, fol. 131. Casaque, baubert et écu. : Far ausbercx e cox10s. RAIMOND D'AVIGrON Faire hauberts et casaques. GONFANO, courano, GONFAINO, GOL- FAINO, GOFAINO , CONFANO, S. M., gon- fanon, drapeau, étendard. Gux, dans la langue des Goths, si- gifia combat, et cunrrano, étendard du combat. . Sauvenre, ss. sur les Noms d'hommes, etc, LIL, p.193. Voyez Canrenrien, v° Gunt-fano ‘Vol desplegar Son comrano. Beuran »'Auntac : Nostre reya. Veut déployer son gonfanon. Tan coLraxno contra*l ven baneyar. Rawsavp pe Vaqurinas : Honrat marques, Tant d'étendards contre le vent flotter. Defors pendo las lenguas d'un cowraro. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 74. Dehors pendent Les flammes d’un gonfanon. Colps n' agra ien receubuts en ma targe, x fag vermelh de mon comsaurom blanc. BenraaxD De Bonn : Non esarai. Coups j'en aurais reçu en ma targe, et fait vo meil mon gonfanon de blanc. Fai sonur las trombas, e fai deserrar los sieus conraxos. Sirvens suy. Y. de Bertrand de Born. Fait sonner les trompettes, et fait déployer les siens onfanons. Fig. La crots es lo dreg conramos Del rey eni tot quant es apen. P. Canoiaz : Dels quatre. La croix est le vrai érendand du roi de qui tout ce qui est dépend. asc. rn. Tenir le roial conraron. Roman du Renart, t. IV, p. 361. Ce fat ail qui porta l'enseigne De valor et le gonfanoe. Roman de la Rose, v. 1184. Li barunr orent gonfanons. Roman de Rou, v. 11646. an. car. Confanon. Hr. Confalon. ix. Gon falone. 484 GOR GOR 2. GOMFANONIER, GONFARONIER, 5, M., Les grandes flammes qui sortaient de cette gor; de cette bête. gonfanonier. Ten conose la senheïra e ‘l seu comvanonrxr, | — Gorgée, pâtée. GuiLLaumEe DE TupeLa. Mesclatz ab carn, que conGa"’n fasse. Je connais l’enseigne et le sien gonfanonier. Auzel que sa conGa gieta Convenr’ a far aital dieta. Devupes pE PaADES : das. cass. Mélé avec chair, qn’il en fasse gorgée. À oiseau qui jette sa pétée, il conviendra de 11 Goxwranonien del papa quin Clement. Poëme sur la Mort du roi Robert. Gonfanonier du pape Clément V. AnNC. A. Serai toz jors vostre confenoiers. telle diète. Roman de Gérard de Vienne, v. 2305. ANC. CAT. ESP. Gorga, gorja. PORT. Gorja. n. caT. Ganfanoner. anc. sp. Confalonier. 17. Gorga, gorgia. Gonfaloniere. 3. GorcoLu, s. m., gouffre, gour. GORC, s. m., lat. cunaces, gour, gouffre, M'arma del conRGoLs profondeur. D'ifern mal e grolh Gonc... es loc preon dins fluvi. Gsndish. Eluc. de las propr., fol. 152. Leys d'amors, fol. 3. Préserve mon âme du gouffre d’enfer mauvai: Gour... est lieu profond dans un fleuve. grouillant. ’ Ni conc ses peis. . Le cowTe px Porrrens : Companho tant. |4+ GORGIERA, s. f., gorgière, armure Ni gour sans poisson. du cou. . Tot o englotisson coin fay lo conc. Manta conGtzna deslasada. V. et Vert., fol. 20. V. de S. Honorat. Mainte gorgière délacée. Toat cela engloutissent comme fait le gouffre. Fig. Malvestat lo met bas el conc, E’ sabota e l'engorga. IT. Gorgiera. GavauDan LE Viux : Lo mes e’l temps. Méchanceté le met bas dans le gouffre, et le se- | De GORGEYRETA, 5. f. dim., gorgerette. ANG. FR. Gantelez, tacles et gorgières. G. Guiaur ,t. HI, p. au. coue et l’engoufire. An GoRG=YRETA de malha. anc. rh. Li aatre passent si avant Peniuos, Voy. au purg. de S. Patrie. Qu'il se vont en plain gort lavant, Ont gorgeretle de maille. Roman de la Rose, v. 60ho. 1T. Gorgieretta. Les trefs outrepassent les gords…. . Et de l'enroué Adrie 6. GonGtEus, 5. m., gorgerin, armurt Eu vain fuions-nous les gords. du cou. Luc ps LA PonTe, Trad. d’ Horace, liv. I et Il. Trastot vostr’ arnes, Por les gors qui eu Loire sont. Goncraus, capel, ponhs. Roman de Partonopeus de Blois, t. 1, p. 6. Anaumu DES Escas : El temps de. car. Gorg. 17. Gorgo Tout votre Larnais, gorgerin, chapeau, poarpois: 7. ENGORIAMEN , s. m., goinfrenie. 2. GORGA, GORA , 5. f., gorge. Si primierament non domda ls glotonu: Azoras gieta s0 que manja, l'axGonJAMEN del ventre. Que re en la corGA no # estance. Trad. de Bède , fol. 53. Deupes De Pranes , Aus. cass. Si premièrement il ne dompte la gloutoaverrc :. Alors jette ce qu’il mange, de sorte que rien en | la foinfrerie du ventre. la gorge ne s'arrête. ir. {ngorgamento. Las grans flammas que yssian d'aquela corsa d’aquela bestin. 8. Enconcar, ENGORIAR, v., engorgur. Libre de Tindal. cngouffrer. GOT Plos xxGousa lo ventre, plas corramp son sen. Trad. de Bède, fol. 54. Plus il engorge le ventre, plus il corrompt son sens. Fig. Malvestat lo met bas el gorc, El sabots e l’ enGonGA . Gavaupax LE VŒUX : Lo mes e’l temps. Méchanceté le met bas dans le gouffre, et le secoue et l'engouffre. cat. Engorjar. 17. Ingorgare. 9. Reconcar, v., regorger. Plus que fons na&GoRGA sa creissenza. LanNrRANC CIGALA : Quant en bon. Plus que fontaine sa croissance regorge. ir. Ringorgare. GORD , ag., gras, succulent. Finh que dorm , e fa l’aurelha sorda, Mas no qaan ditz : Te, sopa conDA. Eluc. de las propr., fol. 72. Feint qu’il dort , et fait l'oreille sourde, mais non quand vous dites : Tiens, soupe grasse. CAT. Gord. xsr. ronT. Gordo. « GORDON, adj., ample. : Que t dara rauba conDoxa. Rarmowp DE MiRavaLz : À Dieu nm. Qui te donnera rohe ample. tr. Gordon. . Excornie , v., engourdir. Respon als uelhs e als autres membres, e ‘ls MGORDIS. Liv. de Sydrac, fol. 32. Répond aux yeux et.aux autres membres, et les ngourdit. OTA, s. f., lat. curra, goutte. Que 'I cora d'aigaa que chai.. Tranca la peira dura. B. px VEnTADOUR : Conortz era. Que la goutte d’eau qui tombe. perce la pierre ire. De las coras del sanc que suzetz. Trad. de l'Évang. de Nicodème. Des gouttes du sang que vous suâtes. g. Sentir una @orA del menor gaug que sia en paradis. V. et Vert., fol. 29. jentir une goutte de la moindre joie qui soit en adis. c. adyv. Adquells que cuion verer no vezon GOTA. V. et Vert., fol. 27. eux qui croient voir ne voient goutle. GOT 485 anc. FR. Mais n’ot o soi gore d’argent. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc.,t. 1, p. 104. Ausi con sil n’en oist gore. Roman du Renart, t. 11, p. 258. Et por la peine et por la dote De ce que ne l'amoient gote. Roman du Renart,t. II, p. 145. Entre vous tos ne véez gote. Roman de Brut,t.1,p. %6. CAT. ESP. PORT. Gofa. tr. Goccia. — Sorte de maladie. Mails de Gora o de dens. Aycest enguens es bos encontra GOTA. Liv, de Sydrac , fol. 132 et 43. Mal de goutte ou de dents. Cet onguent est bon contre goutte. Mala corsa smdos los huelhs vos traya. ALBERT DE SISTERON : Dompoa pros. Que male goutte les deux yeux vous ôte. Cant auzels petitz si sent cora en ala. Cant auzel grans sen GoTA. Deuvess pr PRALES , Aus. cass. Quand oiseau petit se sent goufte en aile. Quand oiseau grand sent goutte. ANC. FR. La male gote aies es denz. Roman du Renart , t. 11, p. 176. Mais mole goute lor criet l'oel. Roman de Partonopeus de Blois, t. II, p. 115. CAT. ESP. PORT. Gofa. 1T. Gotta. 2. Gorassa, s. f., goutte, sorte de ma- ladie. Atressi la gencians Es contra Gorassa sans. , Brev. d'amor, fol. 50. Egalement la gentiane est saine contre goutte. 3. Gorxra, s. f. dim., petite goutte, gouttelette. Sol nou coruras de lait clar. De bel oli ben purgat, . Vi. GOTxTas. Deuprs DE PRADES, Aus, cass. Seulement neuf gouttelettes de lait clair. De belle huile bien purifiée, six petites gouttes. M. GOTAMEN, 5. m., filtration, dégoutte- ment. E coramexs de l’aygua dona partida de la duressa de las peiras als os. Liv. de Sydrac, fol. to. 486 GOT Et la filtration de l'eau donne partie de la dureté de la pierre aux os. 5. GOTEIAMERT, s. A., dégouttement, filtration. Per sa ombra et GOTRIAMENT nots als aybres pres de si plantatz. Eluc. de las propr., fol. 215. Par son ombre et dégouttement nuit aux arbres près de lui plantés. 6. GuoTen, s. m., égout. Tot aquel Guoræn d'aiga. Tit. de 1284. Arch. du Roy., J. 318. Tout cet égout d’eau. 7. Gorera , 5. f., gouttière. Sila GOFERA tomba en sa terra... Las GOTER As. Fors de Béarn, p. 1092. Si la gouttière tombe dans sa terre. Les gouttières. CAT. ss, Gotera. PORT. Goteira. 8. Goros, adj., goutteux. De malautias, coma ooros. Leys d’amors, fol. 49. De maladies, comme goutteux. Quar filh de lebcos es lebros , E del qui ha gota, avros. Eluc. de las propr., fol. 69. Car fils de lépreux est lépreux , et de celui qui a goutte, goulteux. CAT. Gotos. 2sP. PORT. Gotoso. IT. Gottoso. 9. GoTas, v., goutter, couler goutte à goutte, tacheter. Part. pas. Era vestit de rauba corana de sanc. Trad. de L Apocalypse de S. Jean, ch. 19. Était vêtu de robe tachetés de sang. ANC. PR. Les deux testes trencbées... Dont goutte encor le sang noir et hideux. Des Masures, Trad. de l’Enéide, p. 466. 10. GoTEtAR, v., couler goutte à goutte, distiller. GoTata hamor laytenca. GoTuia alcuna hamor que per freg si en- darsish. Eluc. de las propr., fol. 207 et 218. Distille liqueur laiteuse. Distille aucune liqueur qui par froid s’endureit. cAT. Gotejar. nsP. Gotear. ont. Gotcjar, go- tear. 11. DEGOT, s. m., gouttière, égout, cau de gouttière. GOV Lo meus paaotz chai de sobre lo son cabert. Trad, du Code de Justinien, fol. 19. Le mien égout tombe dessus le sien toit. axc. rR. Là fors, là à chet li degos, Girrai, là ert mis monumen:. B. ns Sarmrz-Mauue, Chron. de Norm., fol. 161 12. Decoren, s. m., égout, gouttiére. Aquel logal ab sos proorras et ab tous sx pertenensas. Tic. de 1305. Arch. du Roy., 3. 333. Ce local avec ses égouts et avec loutes ses aprar- tenances. cat. Degoter. 13. Dxcoran, v., dégoutter, tomber goutte à goutte. Plou e pucora. PtERRE D'AUVERGKE : Belh m’ es qu' ies Pleut et dégoutte. caAT. Degotar. 14. AGOTAR, %., égoutter. Va penre aquel fust, en un cros lo vs gi on s’ AGOTAvAn totas las aiguas. Chronique d'Aris. Va prendre ce fût, va le jeter dans ua trou s’égoultaient toutes les eaux. CAT. ESP. PORT. Agotar. 15. Escoran, v., égoutter. So es bresca bella e clara, E d’ #@uel mel l’xscora be. Dsvopes pe PRADES, Aus. cas. C'est gaufre belle et claire, et de ce miel br l’égoutte. D'aitan quant n’ssGOTARIA. Tit. de 1227. Hist. de Nimes, t.1,pr.,p.°° D'sutant qu’il en égoutterait. ANC. CAT. PORT. Esgotar. GOVERNAR , »., lat. cuszanane, gor- verner, guider, diriger. Hom que saupes las naus covaaxnas. Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 3. Homme qui sût les navires gouverner. Com lo monestier deguessan covsami V. de S. Honoral. Comment le monastère ils dussent pouverner Fig. Vertatz e dreitura e merces Nou covsnaox home en agnest mon. P. CanpiNaL : Tos temps aur. Vérité et droiture et merci ne dirigent l'a” | en ce monde. GOV. Es fols quecs Qu'en tal joi no s GOVERNA. B. Zonc1 : Ben es adreigs. Est fou chacun qui en tel bonheur ne se dirige. anc, sp, Que nos defende per su poder, et nos goema per s0 amor. Fuero Jusgo, p. xXIii. car. asr. mob. Gobernar. ronT. Governar. 1T. Covernare. 2. GOYERN, 5. m., gouverne, gouver- nement , administration , direction. Qui cobeita a aver lo covenx de preveiria. Trad. de Bède, fol. 57. Qui convoite d’avoir le gouvernement de prétrise. A mal covæns... Qui sec vostr’estern. G. Fieusinas : Sirventes vuelh. À mauvaise gouverne... qui suit votre trace. axc. ra. Éxposer par articles de poinct en poinct toute la gouverne du royaume. Souffrir telles gouvernes de telles choses. MonsTreLer ,t. I, fol. 220. — Gouvernail. Fig. Que m siatz covenxs © vels. P. RaimOZD DE TOULOUSE : Atressi eum. Que vous me soyes gouvernail et voile. Ves yfern fay son eslnis, E ’l covanx ten ves abis. P. CARDINAL : Pus ma boca. Vers enfer fait son élan , et manœuvre le gouver- ail vers l’abime. - Chef, gouverneur. Lo aovza xs de la ost deu esser savis, perve- ens e pros € vigoros. Liv. de Sydrac, fol. 6o. Le chef de l'armée doit être sage , prévoyant et eux et vigoureux. ir. Cobern. use. Gobierno. poRT. 17. Governo. GOvERNAMENT, #. M.) GOUVETNEMENT, direction , administration. Jespasians e Titus, cui fo 1 GOVRANAMENTZ. Prigras DE Consiac : El nom de. Vespasien et Titus, à qui fut le gouvernement. Venir en esta vila per lo covranAmMaxT de ; escolas. ie. de 1428. Hist. de Nimes, 1. I, pr., p. 226. Venir dans cette ville pour la direction des écoles. c. caT. Gobernament. aAnc. ESP. Goberna- miento. 1%. Governamento. GOY 487 4. Gusenaxacio, s. f., lat. GUBERNATIO, conduite, direction. Necessari. als suzels que han pe claus per que, dins l’syga, per el haio ousznxacio. Eluc. de las propr., fol. 61. Nécessaire… aux oiseaux qui ont le pied fermé pour que, dans l’eau , par lui ils aient direction. xsp. Gobernacion. roRT, Governacäo. 17. Go- vernazionc. 5. GOVERNAIRE, GOVERNADOR, $. m., lat. GUBERNATOR , gouverneur. ‘De l’isla de Lerins patrons e GOYzRNAIRE. V. de S. Honorat.. De l’île de Lérins patron et gouverneur. Govzanainx del contat de Tolza. Dit. de 1271. Dour, t. LXXXVL, fol. 39. Gouverneur du comté de Toulouse. Li covaanaDon de la cintat. Trad. de Bède, fol. 78. Les gouverneurs de la cité. Fig. El es de pretz capdels e covenmatne. LAMBERTI DE BOnANEL : Mout chantera. Il est de mérite chef et gouverneur. — Pilote, patron. Neus qn’es ses GOVERNADORS. | Trad. de Bède, fol. 78. Navire qui est sans pilotes. Ara ns don Deus bona vi e bon ven E bona nau e bos GOY=SRNADORS, PEyroLs : Pus flum Jordan. Maintenant nous donne Dieu bonue voie: et bon vent et bon navirc et bons pilotes. AEC. FR. Mestres et gouvernères estoit du palais. Dieax crierres et gouvernerres du monde. Rec. des hist. de Fr., t. 1, p. 284 et 178. Vrais justiciers , des droitz gubernateurs. J. Manor , t. V, p. 55. CAT. asp. Gobernador. PORT. Governador. 1T. Governatore. | 6. GovennAYRITZ, s. f., lat: GUBERNA/RIX, gouvernante, directrice. Amayritz, pecayritz, GOVERNAYRITS. Leys d'amors, fol. 61. Amante, pécheresse, gouvernante. xT. Governatrice. GOYTRON, s. m., goître. Mostret li com parlar non podia, E lo coyrronm que la lenga tenia. V. de S. Trophime. 486 GOZ Lui montra comme ne pouvait parler, at le gofire qui tenait la langue. AncC. ve. La gorge et li goitrons sont dessous la gonelle. Jenax pa Meune, Testam., v. 1245. 2. Gurainos, ad)., du lat. curtuaosus, goitreux. La gent es... estramosa et GUTR1NOsA. Eluc. de las propr., fol. 173. La gent est. bossue et goftreuse. GOZ, s. m., chien. . Es del semblan confraire Al erisson et al cos et al laire. MancCABaUS : Auiats de. Est en apparence coufrère au hérisson et au chien et au voleur. CAT. Gos. xsP. Gozque. ronv. Goo. 2. Gosszr, s. m. dim., petit chien. Totas horas que un senhor venia a son os- tal, un Gossxr li fasia festa.. Pesset se l’aze del senhor que ell degues ayssi far coma lo cossr. V. et Vert., fol. 61. Toutes fois qu’un seigneur venait à son hôte] , un S’imagina l'âne du sei- petit chien lui faisait fête. gneur qu’il dût ainsi faire comme Le petit chien. caT. Gosset. xp. Gosquecillo. 3. Gosson, s. m., roquet. Torn de qosso Sobr’ un basto, \ E fai l’en dos pes sostenir. GinauD px CALANSON : Fadet jogler. Tour de roquet sur un bâton , et fais-le sur deux pieds 5e tenir. Lignage de cossox. Manrcasrus : Al prim comens. Lignage de roguet. 4. Gossa, s. f., chienne. Far vos a de cossa can. B. MARTIN : À seuhors. Vous fera de chienne chien. Non tem glat ni crit ni jaup de cossa. GuiLLaumes DE BencuEDAN : Amicx. Je ne crains glapissement ni cri ni jappement de chienne. Cum vezem de la loba et de la cossa. Eluc. de las propr., fol. 231. Comme nous voyons de la louve et de Ja chienne. CAT. Gossa. — Machine de guerre. GRA -Gossas o mangenek. Raxpatwpb DE VAaquEtnAs : Truan mali Chionnes et mangeneaus. GRA, GRaT, s. m., lat. caapus, degré. Poia i hom per catre Guas. GinauD D£ CALANS3ON : À lieis eur On y monte par quatre degrés. Fig. Tres mauieras o. GRAS s0 de libertat. Eluc. de las propr., ol. 13. Soat trois manières on degrés de liberte. Al sobiran Gna de contemplaco. V. et Vert., fol. 100. Au suprême degré de contemplation. Vencecian qu’en l’aut onar D’ auzor pretz an pueiat. B. Zonoi: Oo bomphs. Les Vénitiens qui au haut degré de plus bi mérite ont monté. — Degré de parenté. Segon lo Inoe de diverses enus de parentest. V. et Vert, fol. 14 Selon le lieu de divers degrés de parenté. — Terme de grammaire. -Gaa es ana maniera de significar squi | Causs en que s fay comparatios. Leys d'anors, fl. 4 Degré est une manière de sigaifier cette chon « quoi se fait comparsison. Adv. comp. Pois apres pE GA na Ga deisses Sonpez : Qui be s meubn. Puis après de degré en degré descend. Per s0 car era savis, DE GRA EN GRa pu Gurirauxe ps Tux Parce qu'il était sage , il monta de degré en der: Monta s’en DE GRA EK GBA entro à n'a V. et Vert., ſol. P S'en mante de degré en degré jusqu'à sgsse. CAT. Grau. usp. PORT. 17. Gredo. 2. GRASA, GRAZA , 5. f., degré. Fig. Laxuris de cor a .rrrs. escalos, qu'a lan Gnasas en Recriptora. Aquesta escala ha .vix. Guasas que son 11 escalos. | V. et Vert., fol. 16 «4 100. Luxure de cœur a quatre échelons , qu'ils ar lent degrés en l'Écriture. Cette échelle a sept degrés qui sont sept échek® CAT. asp. Grada. 3. GAADATIO, GRADUAGIO, 5. f., lat. 68 DATIO, gradation. GRA GRA 489 Climax es GnADAr1oS, s0 es cant honr pro-| Dela cambra salic, e devala” DRGRAT. cezish de gra en gra. — Roman de Fierabras, v. 2035. Leys d'amors, fol. 130. De la chambre sortit , et descend le degré. Climax c’est gradation, c’est-à-dire quand on pro-| »ORT. Degréo. cède de degré en degré. | Fa aquo motas veguadas segou anapuacro. | 8- DESGRADACIO, 5. f., dégradation. Trad. d'Albucasis, fol. af. La qual pxscnapacro £etz lo cardenal evesque. Fais cela plusieurs fois selon gradation. Cat. dels apost. de Roma, fol.a17. . . Laquelle dégradation fit le cardinal évêque. CAT. Graduaci6. anc. xsr. Gradacion. asp. mop. Gradnacion, ront. Gradacäo, graduacäo. | CAT- Degradaci6. xsp. Degradacion. ronr. tr, Gradasione graduasion e ° Degradaçäo. 17. Degradazione. e 3 ⸗ h. GnaDuar, adj., lat. GRaparis, gra=|9: DrGnapan, DESGRADAR , DESAGRADAR, duel. v., lat. nRGRaDaRe, dégrader. Las Graovazs perleccios de creajuras. : Johan .XXII. pres l’avesque de Caors..., € Eluc. de las propr., fol. 1. pueys lo nz«onanxr. Les graduelles perfections de créstures. Cat. dels apost. de Roma, fol. 73. Jean XXL prit l’érêqne de Cahors. , et puis le — Subst. Partie de la messe. dégrada. Establi los introits e ‘ls onanyazs. Fes amonestar e DEsAGRADAR mossen Huc, Cat. dels apost. de Roma, fol. go. e destrasir son titol de sanct avesque. Établit les introits et les graduels. Carya Magalon., p + 19- Cantam GRADUALS. | Fit admonéter et dégrader messire —* et Eluc. de las propr., fol. 128. déchirer son titre de suint évêque. Chantons les graduels. Part. pas. Fo pxsananarz. La qual desgradacio CAT. &sP. PORT. Gradual. 17. Craduale. fetz lo cardenal evesqne. Cat. dels apost. de Roma, fol. 217. 5. GRADATIU , ad}. , gradatif, qui est Fut dégradé. Laquelle dégradation fit le cardinal ropre à graduer crée. P 8 " | Car. Esp. FORT. Degradar. 17. Degradare. O sou... GRADATI VAS. Leys d'amors, foi. s. Ou sont. gradatives. | 10. Discnzssio » S. f., lat, nrcrmssio, digression. 6. Gnanvan, GRazan, v., graduer. Ab .1. viei apelat vana piscazssro. Part. pas. Sia cam scale cnazana. Vana Disonussi0s es cant hom he prera Eluc. de Las propr., fol. 1. una thems... e vay vaguejan. Soit comme échelle graduée. Leys d'amors, fol. 133 et 117. Que no sia GRADUAT. À vec un vice appelé vaine digression. Fors de Béarn, p. 1076. Vaine digression c’est quand on a pris un thème. Qu'il ne soit gradue. et (qu’on) va divaguant. | CAT. xar. PORT. Craduar. 1r. Graduare. | xs». Digresion. ronr. Digressäo. 17. Digres- sione. DrGnra, DEGRAT, s. m., degré. | | 7° ’ — 11. Ecagssio , s. f., lat. xcarssro, sortie. Cols es la schala? de que san li pzana? . n Poëme sur Boèce. Si contrerietat es à la s6nuss10 de l’aygne. Trad. d’'Albucasis, fol. 33. Quelle est l’échelle? de quoi sont les degrés ? Si obetacle est à la sortie de l’eau. Trobet lo pspa que s’estava aqui sobr els DEGRAS, pres de las portas de la glieya. — Évacuation. - Cat. dels apost. de Roma, fol. 106. {j _Sia getat per natural saazssto. Trouva le pape qui se tenait là sur les degrés, Per la xenxss10 e per ventositat. près des portes de l'église. * "Trad. d'Albuensis, fol. 7 et 39. If. 62 490 GRA Soit chassé par naturelle évacuation. Par l'évacuation et par ventosité. Anc. sp. Egresion. 12. PROGRESSIU, adj., progressif. Segon que es motiva dels pes, es dita vir- tut rROGR&sS1VA O ambulativa. Eluc. de las propr., fol. 20. Selon qu'elle est motrice des pieds, elle est dite vertu progressive où ambulative. caT. Progressiu. usP., Progresivo. ronr. 17. Progressivo. 13. TRANSGRESSIO, TRASORESSIO, S. f., Jat. TRANSGRESS10 , transgression. , TRANSGRESSIO Que feiron li pruunier pairo. Brev. d’amor, fol. 191. Transgression que firent les premiers parents. Car fazia las animas endarzir et envielhezsir en peccat et en TRANSGRESSIOS. V. et Vert., fol. Y. Car faisait les âmes endurtir et vieillir en péché et en {ransgressions. Lor perdonec la dicha TsA#sGR=s810. Eluc. de las propr., fol. 129. Leur pardonna ladite transgression. Per La TRAsG8=ss10 dels .x. mandamens de la ley. V. et Vert., fol. 6. Par la transgression des dix commandements de la loi. car. Transgressié. use. Transgresion, tras- gresion. ronT. Transgressäo. 1r. Trans- gressione, trasgressione. 14. TRANSGRESSOR, s. m., lat. TRANS- GRESSOR, transgresseur. Taanscnxssons de la ley. Eluc. de las propr., fol. 158. Transgresseurs de la loi. car. Transgressor. sr. Transgresor, tras- gresor. roRT. Transgressor. 1T. Trasgres- sore. 15. RETROGRADACIO , s. f., lat. RETRO- GRADATIO, rétrogradation, mouve- meut rétrograde. RETROGAADACIO no atribuisho al solelh ni a la luna. Movemens de les plenetas… RETROGRADACIO, Eluc. de las propr., fol. 114 et 113. l’entre es de GRA N’attribuent rétragradation au soleil oi à La luse. Mouvements des planètes... l'autre est de retrv- gradaiion. | — Figure de mots. Per far RETROGRADATIO per sillabas o pet letras. Rim... retornat per RETROGRADATIO. Leys d'amors, fol. 33 et 23. Pour faire rétmgradation par syllabes où fa: lettres. Rime... retournée par rétrogradation. cat. Retrogradaciô. user. Retrogradacie. ronr. Retrogradaçäo. :Tr Retrogradasion. 16. RETROGRADAR, V., pane, rétragrader. Si'l dictats se ARTROGRADA , De jos en sûs vay la tornada. Leys d’amors, lol. 41. Si la composition se rétrograde, de bas en ha: va la ritournelle. Part. prés. Retrogradads, RaxTnoGRaDans. Leys d’amors, lol. à. Rétrogradée , rétrogradant. lat. nerzocai- RETROGRADAN et reyretornan. Eluc, de las propr., foi. 111. Rétrogradant ei tournant en arrière. Part. pas. Lo .xxrt. vers d' En Giraud Riquier encadenat e A&TROGRADAT de mots e de sou Titre de la pièce de G. Riquier : Res no rm «il Le vingt-deuxième vers du seigneur Giraud R- quier enchaîné et rétrogradé de mots et de se. CAT. &sP, PONT. Retrogradar. 17. Retrogradcr GRACIA , GRATIA, GRASSIA, 5. f., lat. GRATIÂÀ , grâce. De cnacra plena, Avetz nom Maria. PERDICON : V'erges. Pleine de gréce, vous avez nom Marie. Aïssi parti natura, GRACIA et aventura, Los dons entre las gens. ARNAUD DE MARUEIL : Rasos e. Ajusi partage nature, grfce et hasard , les de: entre les gens. | Ayssi coma las anacras corporals que Der: dona als efans. V. et Vert., fol. 45. Ainsi comme les grâres corporelles que P-. donne aux enfants. GRA — Remercinrent. Tug digam en amen, Gnarias al Seinhor valen. P. Canpixaz : Jhesum Christ. Que tous nous disions en amen, gréces au Sei- cneur puissant. Loc. Fero enactas a Dieu. PurLOmMENA. Rendirent gréces à Dieu. Mil onactas en renderon al bar sant Honorat. V. de S. Honorat. Mille graces en rendirent au baron saint Honorat. — Mystiquement. La caaria de Dieu se apella verays ben, car dons vida e sanetat a l’arma, e senes aquesta GAATIA tota arma d’home es morta. V. et Vert., fol, 30. La grâce de Dieu s’appélle vrai bien, éar elle donne vis et santé à V’ême, et sans cette gréce tonte ame d'homme est morte. El passet son commandamen , e fo mantenen despolhats del vestymen de Gnassra. Liv. de Sydrac, fol. 15. Il passa son commandement, et fut immédiatement dépouillé du vétement de grâce. — Indulgence, pardon, faveur. Si vos non avetz faillit vas ma domna Msens.. vos retornerai en kt son GRaCtA. V. de Bertrand de Born. Si vous n’aves pas failli envers ma dame Maens… je vous remettrai en sa grâce. Loc. Per la cracta de Dieu, coms de Rodes. V. de Henri , comte de Rhodes. Par la grâce de Dieu , comte de Rhodez. Per la cracta de Dieu, abbas de Moissac. Tic. de 1274. Dour, t. CXXX, fol. 55. Par Ja grâce de Dieu , abbé de Moissac. car. Esp. Cracia. PORT. Graça. IT. Grasia. 2. GAACIOZITAT, S. f., lat. GRATIOSITA- Tem, gracieuseté, agrément. Es temps de verdor et GRACIOZITAT. Per razo del temps temprat et de sa GRACIO- ZITAT. Eluc. de las propr., fol. 129 et 125. C’est temps de verdure et d'agrément. Par raison du temps tempéré et de sa gracieuseté. car. Graciositat. asr. Graciosidad. vont. Gra- ciosidade.1T. Graziosità, graziositate, gra- ztositade. GRA 491 3. Gnacios, aÿ)., lat. cnariosüs, gra- cieux. Cors gnacros, ples de totas bentatz. GuILLAUME D’AUTPOUL : Esperanss. Corps gracieux, plein de toutes beautés. Joves dona, plazens e GnAc10s4. G. Ourvien D’AnLes, Coblas triadas. Jeune dame, agréable et gracieuse. Fig. Subeidi.… ajuda, don anacros. Nneg. des États de Provence, de 1401. Subside.… aide, don gracieux. Vostra paraule sia GRACIGOSA. Trad. de Bède, fol. 80. Que votre parole soit gracieuse. car. Gracios. xsP. rOnT. Gracioso. 1T. Grazioso. 4. GRACIOSAMEN , adr., gracieusement, favorablement, Mot Gaaciosauen aronditz. Carya Magalon., p. 2. Moaolt gracieusement arrondis. Floriss e fructifica clarameus davan Dieu e GRACIOZAMENS. F. et Vert., fol. 94. Fleurit et fructifie clairement et gracieusement devant Dieu. CAT. Graciosament. usr. PORT. Graciosamente. 17. Graziosamente. 5. GRACIOSET, adj. dim., gracieuset , gen- tillet, Ver dimiautiu son : Graciosa, GRacio- saTA, elc. Leys d’amors, fol. 69. Les vrais diminutifs sont : Gracieuse, gracieu- sefte, etc. GRAFAU, adÿ., butor, grossier. Per c’om cnaraus d’un autre quier compauka. G. Ouivien D'Anxes, Coblas triadas. C’est pourquoi homme grossier d’un autre cher- che compagnie. GRAFI, s. m., lat. cnaPium , poiucon, burin , style. Tan non escrius ab cRart ni ab pena. Sax vert DE GIRONE : Qui bon frug. Tu n’écris pas tânt avec s/yle ni avec plume. Que a fals testimoni passe hom un Gnar: per la lenga. Cont. de Gourdon, de 1244. Qu’à faux ténioin on passe un poincon à travers la langue. J 492 GRA Fo fahtz .1. trauc am .1. Guarr. Cat. dels apost. de Roma, fol. 142. Fut fait un trou avec un poinçon. use. Grafo. 2. OnTocraria, s. f., lat. oRTHOGRA- PHIA, Orthographe. Se liech en onTognaria. Trad. d’un Évang. apocr. Se lit en orthographe. car. ms». Ortografia. vonr. Orthografa. 17 Ortografia. GRAF 10, s. m., croc, griffe, crochet. Voyez Dexina,t. III, p. 32 et 33. Penran los am anartos. Vos penrian ab cels caartos. Liv. de Sydrac, fol. 26. Les prendront avec crocs. Vous prendraient avec ces crocs. ac. FR. Une rouelle de fer on milieu'à sept . ou à huit gruffons. Lett. de rém. de 1452. CanrenTien, t. Il, iT. Graffio. Soi 47: 2. GBAFINAR, ., égratigner. Fiert e GRAFINA e mort, " Gaurier pe Muns : Ge ne. Frappe ct égratigne et mord. ANC. an. Car sans cesse il grangnoit Quand ce désir le poignoit. Œuvres de Du Bellay, p. 466. 11 leur mordoit les aureilles, ils lny graphi- noient le nez. RaseLats , liv. I, chap, 11. Por ses paouvres seurs grafignier. VisLon , édit, de 1832, p. 78. ir. Graffiare. 3. Escnarinan, v., égratigner. S’xsGRaArISA Sa fresca cara e sa peitrina. Roman de Jaufre, fol. 84. S'égratigne son frais visage et sa poitrine. AC, CAT. Esgratinyar. 17. Sgraffiare. 4. Gnara, s. f., grappin, griffe. Roma, tan tenetz Estreg la vostra GnAFA Que s0 que podetz Tener, greu vos escapa. G. FicuEinas : Sirventes vuelh. GRA FRôme , vous tenez si étroilement votre grife que ce que vous pouvez tenir, difficilement vos: écheppe. Avian forcas de ferr e GRapas fort agadas Libre de Tindal. Avaient fourches de fer et grappins fort aigas. | anc. F8. Âllèrent attacher agrappes de fer par dedans l’esüe aux basteaux... ausqodls agrappes y avoit de bien longues cordelles Monsrasuer, 1. II, fol. 137 et 138. CAT. «SP. Grapa. 5. GRAPAR, %., gratter, racler, déchirer. Part. prés. La terra ab las unglas GRapas. Eluc. de las propr., fol. 335. Grattant la terre avec les ongles. IT. Grappare. 6. GREPOILLAR, V., érailler. Part. pas. E ‘ls uels tan paucs coma deniens, Lagrimonses e GR&rOILLATS. Roman de Jaufre, 2° Ms. , p. 59. Far. Et les yeux si petits que denier, pleureur « érai 7. ESCRAPELABR, v., érailler. Part. pas. E ‘ls uels ten paucs can us diner, Lagainos et =50RAPELATZ. Roman de Jaufre, fol. 56. Et les yeux aussi petits qu’an deuier, chassiess et érailles. GRAGELLAR, v., remuer, agiter, émouvoir, tracasser, dire le contraire. Pueys dis : « Seuher, cam avetz estat tan Qu’ iea no us ai vist ? Ges m’amors no ws eu- GELLA ? » G. Riquirs : L’autr’ier trobez. Puis elle dit : « Seigneur, comment aves-vous tss: tardé que je ne vous ai vu? Mon amour pe vous émeut point ? » Fig. Si que flarisca e bruelh defors Aisso que dedins mi GRAG=LLA. Piznn£ D'AUVERGHE : Belh m'esqu'ira Tellement que fleurisse et pousse au dehors ce qu aa dedans me remue. Loc. Be as dic, qui qu’en oracaz, C'onor y a pus gran. T. pu cours RicHARDET Er DE GuILLAT: Guitbem d’un pleg- Je vous dis bien, qui que ce œit qui en dise: contraire, qu’il y a honneur plus grand. En Pos fo sos justaire, GRA Qui qu’en cracuz. RansAUD DE VAQUEIRAS : El so que. Le seignear Pons fut son Jonteur, qui que ce soit qui en dise le contraires e- GRAILE, ad, lat. cracizem, délicat , mince, délié, svelte, menu. E "le vostres detz Graïvus e plas. AnnauD DE MaruriL : Dons genser. Et vos doigts délicats et efilés. E”1 blanc cors qu’a cnaïzz € non. AnnauD DanreL : En est sonet. Et le blanc corps qu’elle a délicat et jeune. Aatra n’agra conseguida GunarLa et escafids. G. RAYMOND DS GIRONELLA : Gen m’ appareil]. Autre j'en aurais poursuivi svelte et potelée. — Gréle, faible, chétif. Coma nn petitz albres joves e cnaizss que es pauramen e feblamen mes eu terra. Liv. de Sydrac, fol. 94. Comme un petit arbre jeune et chétif qui est pauvrement et faiblement mis en terre. ANC.FR, Estoit graille parmi les flans qu’en vos dex Mains le peusciés enclorre. Fabl. et cont. anc., 1.1, p. 393. Cuer sans merci, cors graïlle, blanc et gent. Le cuarezarx ps Coucy, chanson 15. AEC. sse. Gracil, 1T. Gracile, 2. GRaAILENZ, ad}j., délicat, svelte. Cors ben faiz e guignos, Gras e plan crarczxz. T. D’ARMARD ET DE B. DE LA BARTUE : Bernart. Corps bien fait et gracieux, potelé et parfaite- ment dé{jcat. GRAILE , GRAILLE, s. m., clairon. Lo mati son per l'ost GRAïLx sonat. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 105. Le matin sont par l’armée clairons sonnés. Trompas e corns e GnaïLLes clar. BERTRAND DE Bonn : Quan vei. © Trompes et cors et clairons aigus. ‘ Lo retendir dels crarvus. GuizLaume DE ToDELA. Le reteptir des clairons. Auc. ra. Mult oïssiez graisles souer. Roman de Rou, v. 13135. Sonent grelles et menuiax. Roman du Renart, t. À, p.70. GRA 493 Sonerent graile per l'ost comunalment.…. Sonent cil graile, s'est la noise levée. Roman de Guillaume au Court Nes. Charles Martiaus fait ses gresles soner. Koman de Garin le Loherain, t. I, p. 35. GRALHA , cRaILLA, s. f., lat. cracaLa, corueille. Ab sol que m diguatz a°N Richart So qu’el paus dis’'a la cRALRA, BERTRAND DE Bonn : Un sirventes on. Pourvu seulement que vons me disies au seigneur Richard ce que le paon dit à la corneille. Ni ja agurs de énarzra non gardarai. T. ve R. ne Tarascon Tr Ds Gui DE CA VAILLON : Cabrit. Ni jamais augures de corneille je ne regatderai. Loc. fig. Si non issetz, Falconet, de Proensa, Be m’es semblan, segon ma conoissensa, Que plumaran Guazuas vostre fàlco. T. ps FAURE &T DE FALCON&ET : En Falconet. Falconet, si vous ne sortez de Provence, il me paraît bien, sefon ma connaissance , que cornailles plumeront votre faucon. AEC. FA. Parmi ces vautours et ces grailles. OLIvixn DE Macnt, p. 50. caT. Gralla. sr. Graja. ronr. Gralha. 1r. Gracchia. GRAM, s. m., lat, cramen , gramen , gazon, chiendent. Gran es herba campestra. Trop ple de vianda, manjec crAx, et pro- curet si vomit. Eluc. de las propr., fol. 210 et 243. Gramen est herbe des champs. Trop plein de nourriture, il mangea chiendent, et se procura vomissement. ” car. Gram. as. PORT. Crama. tr. Gramigna. 2. GRAMINOS, adj., lat. craminosus, gramineux , abondant en herbages. Terra es palndoza, GhamrINuzA. Fluc. de Las propr., fol. 170. C'est terre marécagense, gramineuse. GRAM, ad}., triste, chagrin, morne. Voyez ScuiLzer | Gloss. teut., p. 402; J. Lrs., Ep. 44 ad Belgas; MuraTont, Diss, 33. 494 GRA GRA Per qu’ iea chantarai alques GRAMS. Las arts liberals : GaamainA, etc. RAMBaUD DE VAQUEIRAS : Ar vey escur. Cat. dels apost. de Roma, fol. 75. C'est pourquoi je chanterai quelque peu triste. Les arts libéraux : Grammaire, etc. La domua s Pre — LB © dolenta 3. GRAMAYBIAN , S. M., grammairien. . uillaume alaun. . : , La dame s’en alla triste et morue et dolente. No prendom pas assi gendre ni especa. Ades estai ves mi salvaig' e GRAMA. . | cou fan li enamarara. B. pe Venranour : Ben m’en perdut. Leys d'amors, (ol. 139. Elle est incessamment envers moi sauvage et triste. Nous ne prenous pes ioi genre ni espèce, comme O1 — . font les grammairiens. AEC. ra. Quant il l'a oi, s’en fa grams et iriez. Se La Vengeance d'Alexandre. Adjectiv. Donat Gaamatuia. Grains et marriz et trespensés. Cat. dels apost. de Roma, fol. 41. Moalt par est grains et adolez. Donst grammairien. Roman de Renare LL MO bu [é: GRAMUE, GRAMATIE, 5. D, gran t. II, p. 177. mairien, sophiste. AEC. 17. Et molte genti fe già viver grame. Plas perliers qu’uns GRAMAssS. . Dane, {nf., I. RausauD DE VAQUEInAS : Leu sonet. Dans son Memoriale, Pencawuint dit] Pins bavard qu’un sopluste. sur ce mot, voce provenzale. Seigner Giralt, el mon non a GRAMATAI nn. car. Grams. 17. MOD. Gramo. C'ieu nou vences en plac de drodaris. T. px GtaAUD ET DE P£YRONET : Perocet. a. GRAMOR , 5. m., rancune, tristesse. Seigneur Giraud, au monde il »’y à grammi- Amdui se porten guerra, ira € GRAMOR. rien que je ne vainquisse en discussion de galanie:.- Roman de Gerard de Rossillon, fol. 55. . Tous deux se portent guerre , colère et rancune. 5. Gramazl, s. m., grammairien, x- phiste, Eschivar las fablas dels caamazrts. Trad. de Bède, foi. 83. Éviter les fables des sophistes. 3. Encrans, adj., soucieux, inquiet, en peine. | Ien m'en sui mes tos temps =NGRANS Cam puesca aver cairels e dartz. BENATRAND DE Bonn : Ges de far. 6. Gramavi, s. M., grammairien, »- Je m'en suis mis toujours soucieux comment je histe. docteur puisse avoif traits et dards. P Meiubs say savis anc. ra. Tant fust engrent de nale fame. Conte du Clerc en qui la Rose fu trovée. Que la gent en seuba. GRAMATICA , s. f., lat. CRAMMATICA, GavauDan LE VIEUX : Ars quan. grammaire. Je suis moins sage que le docteur qui enseige : Las oit parts que hom troba en GxamarIca. gente | Gramm. prov. — Greffer, écrivain. Les huit parties qu’on trouve en grammaire. Aatras personas i an obs. so son li cai- Per lo maistre de las escolas de GnAmATICA. | avr. Tit. de 1248. Hist. de Nimes, t. I, pr., p. 230. Pour le maître des écoles de grammaire. Loc. Per anAwarica sai parlar latinamens. PrenRx px Comstac : El nom de. Par grammaire je sais parler en latin. greffiers. cat. Esp. Grémdiica. ronr. Grammatica, 17. Telle raison est des #crivains qui font accord x Cramatca, grammatica. un autre. Atrestsl razos es dels GRAMAVvIS que fau c- venent ab autre. Trad. du Code de Justinien, fol. & et ;: Autres personnes y ont besoin... ce sont 2. GRANAIRA, 5, J., grammaire. 7. GRAMATICAL, ad}., gramnratical. GRA Los dits GRAMATICALS. Leys d'amors, fol. 6. Les termes grammaticaux. car. se. Gramatical. ronr. Grammatical. 1r. Gramaticale, grammaticale. GRAN, oOBA, 5. m., lat. GRANum, grain. Torn ferir en la palha, D’ on esper qu'el cnas salba. GtaauD ps BosnxiL : Qui chantar. Je reviens frapper sur la paille, d’où j'espère que le grain sorte. — Genre, race. Gals. quar de beltat es lo plas bel de sou GRAN. Liv. de Sydrac , fol. 116. Le coq... car en beauté il est le plus beau de son genre. Degana autra bestia de son Gras. Eluc. de las propr., fol. 54. Aucune autre bête de son genre. — Grain, poids. Si n’era maïhs s dire d'un cra, deven esser refonint. Tit. de 1276. Commune de Périgueux. S’il en était à dire plus d’un grain, ils doivent être refondus. (Il s’agit de la monnaie de Périgueux. ) Fig. Sens.aporta araxs e mesura. P. Vipaz : Abril issic. Sens apporte poids et mesure. Ce mot a été employé en diverses figures et locutions : Mescia 1 cnax ab la paiha. BERTRAND DE Bonx : Un sirventes on. Méle le grain aves la paille. Mays Dieus triara lo cna de }a palha al jorn del jatjsmen. y. et Vert., fol. 54- Mais Dieu triera le grain de la paille au jour du jugement. Chanson, vai t’en… Al caas de bon espic. P. Vinaz : Mout viu. Chanson , va-L'en.. vers le grain de bon épi. No cre que nulh hom que viva Vis ano dona de tan bel nan. AMANIEU DES Escas : À vos qu’ieu am. Je ne crois pas que nul homme qui vive vit onc- ques dame de si beau grain. GRA 495 Ben cobram lo cnax segon l'espic. Aruxnt pe PEevitain : En aquel. Bien nous recueilions le grain selon l’épi. Amors, ieu vi la sazo Que vos eratz flurs e GRAS. ELras pe Bamor.s : Amors be m. Amours, je vis la saison que vouséties fleur et grain. E "ls motz d’amdos d'un anax e’! chan d'un to. Aux: DE PeauiLain : Mantas vets. Et les mots des deux de même grain et le chant de même ton. Mos Rels Miraills, voill que m lais Sa gaiesa e son bel cran. BERTRAND DE Bonn : Domna puois, Mon Beau Miroir, je veux qu’il me laisse sa gaité et son beau grain. Néeg. expl. Non daran Eu l’arma de lor paire Lo pretz d’un Gran. P. CanninaL : Tals cuia be. Var. Ne donneront pour l’ème de leur père le prix d'uu grain. ANC. FR. D’Angloys ne leur train Ne me challoit grain. Vigiles de Charles VII, t.1, p. 54- Ceste-ci n’est mie la mienne, je n’en veulx grain. RasrLais, Liv, IV, Nouv. prolag. Comme celuy qui disoit : En nostre cave on n’y voit goutte, en nostre grenier on n’y voit graui. Hexat ESTIENNE, Apologie pour Hérodote, 1. 11, P- :179- Ac. sr. Non vos miente un grano. Gonz. De BERG Q , P. de S, Vicente, st. 2. CAT. Gra. xsr. MOD, Gruno. part. Gräc. 1T. Grano. 2. GRANET, s. m. dim., pelit grain. Tres GRanxrTz li donaeretz D’ aurpimen. De solfre ardent, nn Gnaanxr. Deupes DE PRADES, #uzs. rase. Vous lui donneres trois petits grains d'orpiment. De soufre ardent un petit grain. Hom serca los porcs als caanarTz de la lengua. V. et Vert., fol. 103. On apprécie les pores aux petits grains de la langue. car. Granet. xs». Granillo. vr. Granello. 3. GnaNa,s. J., graine. De l’api polveratz la cRaxa. JEUDES DE PRADES, De lache pulvérisez la graine. AUS. cass. ed 496 GRA Er can li rozier So ses flor ni GRaxa. B. ArnauD DE Monreuc : Er can li. Maintenant quaud les rosiers sont sans fleur ni graine. Fig. La oaaxa del celestial lavor. Evang. de li quatre Semencs. La graine du céleste travail. CAT. ESP. IT, Grana. — Spécialem. Écarlate, garance. = Fos tan gays ni bobansiers C’auzes portar GRANA. RaïmonD DE MIRAVAI.: Anc chantars. Fut si hardi et fastueux qu’il osât porter écarlate. Aissi coma tenhs en GBRAMA. V. et Vert., fol. 4x. Ainsi comme teint en écarlate. E .xx. del mäiller drap de Gnaxa. Roman de Jaufre, fol. 10t. Et vingt du meilleur drap d’écarlate. Ten tenherai ben e lialmeu ab GRAMA et ab alum. Cartulaire de Montpellier, fol. 117. Je teiadrai bien et loyalement avec garance et avec aluo. ‘ ANC. FR, Puis vestit drap de lin et bliaut teint en graine. Roman de Guillaume au Court Nes. Du Caner, t. L, col. 1203. Amoar d'omme envers fame n'est mie teinte ch graine, Par trop pou se destaint. JEAN DE Meuxc, Testam., v. 43. CAT. ESP. IT. Grana. 4. GnaneLza,s. f. dim., petite graine. GaaAxELLA roia, cairada. Deupes De PRADES, #us. cass. Petite graine rouge , carrée. xsr. Granilla. 5. GRANAGE, 5. M., grain, céréale. Granacus, vin, oly. GRANAGES de camps. Fors de Béarn, p. 1086 et 1088. Céréales, vin, huile. Grains des champs. 6. GaÂNIER, s. m., lat. chANanium, gre- nier. Si avetz deniers, Et avetz de blat vostres ples chanwtzas. LE MOINE px MONTAUDON : Mauens. Si vous aves deniers, et avez de blé vos pleins greniers. Recalhir los blas..…. e metre en GRANLERS, GRA Del blat que el tenis en s0s cnamixns. Joseph fes ubrir los ananians, Hist. abr. de la Bible, fol. 1°. Recueillir les blés.… et mettre ea greniers. Da blé qu’il tenait en ses greniers. Joseph ft ouvrir les greniers. caT. Graner, sr. Granero. rontT. Granel. 1x. Granaio. 7. GRanI, 5. m., lat. GhANartum, grenier. Ades m’escont en onaur O en seillier. G. RaïnoLs D'APT : Quant 20. Alors je me cache eu grenier ou en cellier. 8. GRANJA, GRANCA, s. f., grange, m- tairie. De las propriss vinhas, de la maio e de la GAANJAS de Granselva. Tit. de 1262. Doar,t. LXXIX , fol. 135. Des propres vignes, de la maison et des grane: de Grancelve. Quatre sestiers de segnel a la caamsa de Ban. Tit. de 1222. Dour, t. CXIV., fol. S Quatre setiers de seigle à la méfairie de Banis. Devers la caanca de Douzac. Tit. de 1270. Dour, t. XCI, foi. S. Devers la grange de Donzac. CAT. ESP. PORT. Granja. 9. GRANGIER, s. m., grauger, celui qu avait la direction d’une métaire, d'une grange appartenant à un mo- pastère. Prior, celarier, obrier e caanorxe. Tit. de 1263. Doar, 1. XCI, fol. 215$ Prieur, cellérier, maître de l’œuvre et grange. Adjectiv. Frayre... GRanGIze. Tit. de 1254. Dour, t. CXV, Fol. %. Frère. granger. cat. Granger. xsr. Grangero. 10. GRANULOS, adj., granuleux , greou. Carn porcina GRANULOzA. ‘ Eluc. de las propr., fa. 1. Chair de porc granuleuse. — Spécial. Couleur de garance, rouge. Blavenc ni vert ni GRANULOs. Eluc. de Las propr., fol. 58. Bleuêtre ni vert ni coeur de garance. sr. Granujoso, 1r. Granelloso. 11. GRANAR, v., grener, produire de graines. GRA Vezem Graxan e florir. P. Rarmomp px TouLousE : Ar ai ben. Nous voyons grener et fleurir. Terra que ses labor Gran. Pigrae De Constrac : Domua dels angels. Terre qui sans labour produit. Fig. Mes si anc aulhs joys poc florir, Aquest deu sobre totz GRANAR. Le contre pr PoiriErs : Mout jausens. Mais si oncques nulle joie pâût fleurir, celle-ci doit au-dessus de toutes grener. CAT. ase. Granar. 17. Granare. 12. ENGRANAR, v., engrener. Part. pas. Que negan blat pezat que sis ew- GRANATS, non sia levatz de la tremueia tro que sia montz. Cartulaire de Montpellier, fol. 140. Que nul blé pesé qui soit engrené, ne soit enlevé de la trémie jusqu’à ce qu'il soit moulu. 13. MiLGrana, s. f., grenade. Met un estront per mMILGRANA. T. ne Bosneroy ET DE Bracas : Seing En. Met un étron pour grenade. AMC. ESP. Ond naci tal milgrana, feliz f6 el milgrano, Et feliz la milgrana, que Dio tanto buen grano. Salid un sancto grano de la sancta milgrana. V. de S. Domingo de Silos, cop. 675 et 689. rse. Mon. Granada. 17. Melagrana. 14. MiccuanIER, S. m., grenadier. Oliviers, MILGRANIERS. Leys d'amors, fol.55. Oliviers , grenadiers. 5. Gaus,s. m., grain. Gau de razim negre. Eluc. de làs propr., fol. 33. Grain de raisin noir. Adv. comp. Manja 1. razim GRy & GaU, 0 pauc e pauc. Leys d’amors, fol. 114. Mange un raisin grain à grain, ou peu à peu. 6. Encrunag, v., égrener, séparer, détacher. Part. pas. Saamads de cebas.. si son axNGRU- NADAS. Cartulaire de Montpellier, fol. 106. Charge d'oignons... s'ils sont séparés. ar. Engrunar. IT. | GRA 497 17. Escauxan, »., égrener, mettre en débris. Sa tor e so mor fragne et sscau. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 28. Que sa tour et son mur il brise et motte en débris. CAT. Esgrunar. 18. Drcauxas , v., égrener, ôter grain à grain. Fig. Marcabruos, lo filhs Marcabrona, Fo engeudratz en tal Inna Qu’el sap d'armor com paGRuKA. Mancasaus : Dirai vos. Marcahrus, le fils de Marcabrune, fut engendré en telle lune qu’il sait touchant l'amour comment il égrène. GRAN, ad}., lat. cnaxdis, grand, large. (znax ben e aaas honor Conosc que Diens me fai. B. pe VEnTADOUA : Pus me. Grand Lien et grand hoyneur je connais que Dieu me fait. Fa aa4x nueg. G. Riquie : Ab plasen. Il fait grande nuit. Dans la langue des troubadours et dans celle des trouvères cet adjectif fut un adjectif commun; cependant , des troubadours l'ont employé au fé- minin, mais trés rarement : Sa bentat es tan GRANDA. A. DanixL : Ans qu’ els cims. Sa beauté est si grande. Substantiv. Que tengatz dreytura als paucs e alhs caaxs. | PRILOMEMAMA. Que vous teniez justice aux petits et aux grands. .I. pertus del GRAN d’una cavilha. Liv. de Sydrac, fol. 130. Una trou du grand d’une cheville. De pauc en Gran € de GRAN en maior. A1MERI DE PEGUILAIX : À vos amors, De petit en grand et de grand en plus grand. Compar. Que uns palais crAnoRs fon fatz. V. de S. Honorat. Qu’un palais plus grand fat fait. ANC. FR. _ En grant chiertél'aveit Rou por sa grant valor. E complaintes grans è petites. / Roman de Rou, v. 1725 et 9562. 63 498 GRA Ma grant dolour et mes maus alegier. E tant me fi en sa grant loiauté. Lz course p’Amsou. Ess. sur la Mus., t. II, p- 154. De deax grands déitez la faveur je desire. Premières œuvres de Desportes, fol 24. GranD a conservé dans la langue actuelle son genre commun en diverses circonstances , telles que can mère, GRAND M65$e, GRAND salle, GRAND cham- bre, cnAnD route, etc. La langue des trouvères eut aussi GAENOR, GRAINDRE, GREIGNOR, EÎC., poar exprimer les termes de compa- raison : Ains mais ne n'ot joie graignor. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc., 1.1, p. 3. N’énssent-il pas grenor joie. Roman du Renart, t. 1, p. 119. Cayn, qui frères fa d'Abel, Ne fist pas greignor trahison. Six jours après la Saint-Jehan, Que li jours sont gregneur de l'an. Fabl.et cont. anc.,t.1, p. 193,ett. II, p. 2290. Armbedeux sant moalt grans, mais charité est graindre. Jenax ne Meune, Test., v. 1840. Loc. Pogra m guerir ses afan Que ja no'n traysses pauc ni GRax. P. RausonD ps TouLouss : Enquera. Pourruit me guérir sans peine que jamais je n’en tirasse petite ni grande. Gnan temps a. Declaramens de motas demandas. Grand temps il y a. Adv.comp.Gnan Rex d’armatz ensems bragir. BenraanD DE Bonx : Be m play lo. Beaucoup de soldats ensemble gronder. Voyez Rex. L'ancien italien a souvent employt gran. Des lexicographes ont dit que c'était una voce sincupata di grande ; ils auraient pu reconnaitre que c'était un emprunt à la langue provençale, CAT. ESP. Gran. PONT. IT. MOD. (rrande. a. GRANMEN, GHANDAMEN, Gdv., gran- dement, beaucoup. Car ab tot so qu’el vos hi val GRAN&En, GRA Vos an il tout tan, q'enu vivetz dolen. B. Car. vo : Ges no m’es. Car avec tout cols qu'il vous y vaut grandement, ils vous ont enlevé tant , que vous eu vives deleou. Aparellet se Ghaxmas d°anar al rei. V. de Guillaume de Banr. S’apprèêta grandement d'aller au ros. De leys ni de decrets non apris anc chasmss: Pœase px Consiac : El ootm de. De lois ni de décrets je v’appris oneques bezscc:. NMelhuret. tan GRAnDAm=x saubta Glieis . Cat. dels apost. de Romn, fo). 35. Améliora.… si grandement sainte Église. ANC. Fr. Lor ad grantment le soen done Maure vx Faancs, 1.1, p. 158. Quant il partit de sou pays Pas grammant d'argent il n'avoir Repues franches, p.21. £sP. PORT. 17. Grandemente. 3. GRANDESA, GRANDEZA, GRANNES . s. f., grandeur, étendue, hauteur, puissance. La GRAMDESA de la terra. Trad. du Code de Justinien, fol. 13. L’'étendue de la terre. Los murs nauts de la cnanpesa de .L. cogdan L'Arbre de Batalhas, fol. 33. Les murs hauts de l'étendue de cinquante coudes. Fig. De ananpuza e d’eternitat. Brev. d’'amor., foi. 7. De puissance et d'éternité. Charitaz cobre la cRaxnasa dels pechar. Trad. de Bède, ol. 19 Que charité couvre la grandeur des péchés. Cobrira la caammassa dels peccatz. Épüre de S. Jacques. Couvrira la grandeur das péchés. ANC. FR. Qui loates fois n'oublie sa crandese. À ces seigneurs parlant comme maitres. . Histoire d'Anne de Bolrrs. CAT. Grandesa, xsr. vont. Graxmdezs. 1 Grandezza. 4- GRANDITAT, 5. f., grandeur, étendue. / Cove... que la cauza hais caanDrrar. En lors dimencios, GBAMDITAP. Eluc. de las propr., fol. 15 et 10-. H convient. que la chose ait grandessr. En leurs dimensions , grandeur. ANC. ra. Sa force et sa grandité. B. pe SAINTE-MAURE, Chron. de Norme, fol. 1j: ; — pa 7 x GRA 5. Gnaxpin, v., lat. caanpine, grandir. Qai en loc remanra de vos tres, Ben deu aver fin cor e ferm cossir De tots bos sips enansar e GaanDta. G. Fniorr : Forts chauss. Qui en place restera de vous trois , duit bien avoir pure volonté et ferme pensée d'augmenter et de grandir de toutes bonnes qualités. AnC. Esp. Grander. 17. Grandire. GRANAT , s. m., lat. cranarus, pgrenat. Es faits GRANATSZ, Quꝰ a maracde retray. SERVERI DE Ginowx : Sitot s’es. Est fait grenat, qui revient à émeraude. caAT. Granat. sr. Granate. :r Granato. 2. GRANADA, 5. f., grenat. Car aqui avis esrbouncles, saphirs, morac- das, dyamans, turquises, GRANADAS ot totas manieyres de peyras preciosas. Libre de Tindal. Car là avait escarboucles, sapbirs, émeraudes, diamants, turquoises, grenats et loutes espèces de pierres précieuses. PORT. Granada. GRANISSA , cnanzissa, 5. f., grèle. Gaaxissa es gota de ploia... en l’ayre con- golode. Eluc. de las propr., fol. 137. Gréle est goutte de plaie... en l’air congelée. Gran caanzrssa, si co bezans, deycendet del cet. Trad. de l'Apocalypse, ch. 16. Large gréle minsi comme besant, descendit du ciel. - CAT. Granis. ssr. ronAT. Graniso. 2. Garssa, CREZA, 5. f., grêle. Gaussa fu faita. Li home blastemeron Dieu per la plage de la cuzza. Trad. de l’Apecalypse, ch. 8 et 16. Gréle fat faite. Les hommes blasphémèrent Dieu à cause de la plaie de {a gréle. 3. GrawDinan,v., lat. cranpinane, gréler. Cum ades plove, ades GRANDINE, ades neve. Eluc. de las propr., fol. +35, Comme maintenant il pleuve, maintensat il gréle, maintenant il] neige. it. Grandinare. GRA 499 GRANOILLA , cnanoama , s.f., du lat. RANA , grenonille. Ans que chant la Gnanorrza. GuiLLAUME px BErGuzDAN : Chansuu. Avant que chante la grenouille. Peire dAlvernhe a tal votz Que chanta cum caanoLw en pots. Pienne D'AUVERGKNE : Chanterai. Pierre d'Auvergne a telle voix qu’il chante comme grenouille en puits. 1 Gnanocsa..… no cura de s0s filhs. Eluc. de las propr., fol. 154. Grenouille. ne se soucie de s0s petits. CAT. Granota. GRAPAUT , CRAPAUT, 5. M. , crapaud. La terra que porta e noyris los porcs e los GRAPAUTZ aysi ben com los reys. V. et Vert., fol. 34. La terre qui porte et nourrit Les porcs et Les cru- pauds aussi bien que les rois. Serps lai ac e gnapauTz envire , per totz latz. Roman de Fierabras, v. 2000. I y eut là serpents et crapauds à l’entour, de tous côtés. Peyra precioza engendrada el cap del caa- PAUT. Eluc. de las propr., fol. 159. Pierre précieuse engendrée et la tête du crapaud. Nèg. expl. No t pres un cnapaur. Raimomn L'Écuivaix : Senhors l’autr' ier. Jo ne te prise un crapaud. ANC. CAT. Grapalt, grapant. CAT. mew. Ca- lapat. a. Cnaraumwa, 5. f., erapaudine. CaAPAUDINA es peyra precions, etrgendrada el cap del crapaut. Eluc. de las propr., fol. 150. Crapaudine est pierre précieuse , eagendrés en la tête du crapaud. GRAISSAN, GRATXANT, 5, Mm., crapaud. Gnaissans ni serps que s’amols No m fai espaven. Mancasxus : Pus le fuclha. Crapaud ni serpent qui s'amencelle ne me fait peur. Dysble no pot suffrir la hona oder del engnon de misericordia, aytau pauc com OnRaIxANT Ja odor de razi. PV. et Vert., fol. 74; ae Ms. Diable ne peut svaffrir la bonne odeur de l'on- guent de miséricorde, aussi peu comme crapaud l'odrus du raisin. GRA 5. GRaïs, s. m., graisse. De cnaïs de porc ben fondut. Dxzupss px Prapzs , fus. cæss. De graisse de porc bien fondue. Loc. fig. Sel que d’aatrui cnAYys s’engraysss. B. ALanan DE Nassonxe : No puex, Celui qui de la graisse d'autrui s’engraisse. CAT. Grex. 500 GRA GRAS, dd}. , lat. crassus, gras. Fo pas Gras que calha, RamsauD DE VAQUEIRAS : El so que. Fut plus gras que caille. Fractifica pus en magra terra que en GRA6SA. Coma aquell que fay oly, que reten lo plus GRAS, € gieta por la caca. V. et Vert., fol. 75 et 35. Fructifie plus en maigre terre qu’en grasse. Comme celui qui fait huile, qui retient le plus gras, et jette dehors la lie. 6. Graissa, s. f., graisse, embonpoint. Ab Gnazssa d’auca o de galina. Devpes DE PRADES, Æus. cass. Avec graisse d’oie ou de poule. De que ve la GRAISSA el cars. : Liv. de Sydrac, fol. 35. De quoi vient la graisse su corps. ese. Grasa. — Fertile, fécond. La plus GRassa cauza que sia, es la terra. Es la terra plus cRassa que res que sia. Liv. de Sydrac , fol. v12. La plus grasse chose qui soit, c'est la terre. La terre est plus grasse que chose qui soit. Subst. et loc. No y reman Gnas ni mesquis. GAVAUDAN LE VIEUX : Senhors per los. N'y reste gras ni chétif. ANC. FR. S’éusse bone poule crasse. Roman du Renart,t. Il, p. 259. Un singe cras è parcréu. Manre DE France, t. II, p. 191. Geles voi, les jengléors, Plus cras qu'abbés ne que priors. Roman de la Rose, v. 2568. caAT. Gras. asp. Graso. 17. Grassa. 7. GrAysxos, adj., graisseux. Len creme, cum sia unctnos et GRAYSS0:. Eluc. de las propr., foi. 215. Brüle facilement, comme il soit onctueus ct graisseux.. CAT. Grexos. 8. ENGRAYSHAMENT, s. m., engrais. Cabra... dons... so fems et urina a terra zs- GRAYSHAMENT. Eluc. de las propr., fol. x. Chèvre... donne. sa fiente et urine engrais à B terre. 2. GRASSAMENT, adv., grassement. ANC, cAT. Engressament. 17. Ingrassamente. Loc. Vinre GRASSAMERT. Lo novel con’vrt. g. ENGRAISSAR, ENGRUAISSAR , V., €D- graisser. La vianda del cors non deu esser per dek- char ni per xNGRAïSSAR , mais per noyrir. V. et V'ert., fol. 60. La sustentation du corps ne doit pas être pour 4 lecter ni pour engraisser, mais pour nourrir. Bueus e bocx e cabra autressi Encraïsson tot auxel mesqai. DeEupts ne PRADES, Au. cass. Bœof et bouc et chèvre pareillement eag rause tout oiseau chétif. Rosiers, per aiga que l'axcauuis, Non a tal brio. Vivre grassement. ANC. CAT. Grassament. tr. Grassamente. 3, GRaASsET, GRAZET, adj. din., grasset, grassouillet. Gaassur e de fresca color. Brev. d’amor, fol. 55. Grassouillet et de fraiche couleur. Grazar c’ ades iesca del niu. Deupes px PRADes, Aus. cass. Grassouillet qui maintenant sorte du nid. ANG. FR. Si le trova grasser e gros. Roman du Renart, t. 11, p. 300. Tant la trové plain e craser. À. DantEL : Sols sui. Far. Roman de Partonopeus de Blois, t. L, p. 44. Rosier, pour eau qui l’engraisse, n'a pas telle «> ssr. Grusete. 1r. Grassetto. leur. Fig. L’offerenda del jast xx@narssa l”alrar. 4. Gnasseza , 5. f., embonpoint, graisse. Trad. de Bède, fol ty { Dedins ab Gnassxza, defora ab magreza. Eluc. de las propr., ol. 250. Dedans avoc graisse, dehors avec maigreur. ARC. CAT. Grassesa. sr. Graseza. 17. Grassezza. L'offrande du juste engruisse l'autel. De Diea se noyriss, de Dieu se snGnars: V. et Vert., el. 1© De Dicu se nourrit, de Dieu s'engruisse. GRA AnC. CAT, Engrassar. xsr. Engrasar. ront. Engraxar. xr. Ingrassare. GRASAL, cRAZAL, GRAZAUS, 5. m., cratère, vase, jatte. No rermanra a donar aurs ni deniers Ni enabs ni cRasazs ni candeliers, Roman de Gerard ds Rossillon, fol. 74. Ne restera à donner or ni deniers ni coupe ni vase ni chandelier. Saumada de GRAZALS, .1. GRAZAL, Cartulaire de Montpellier, fol. 114. Charge de vases, un vase. Ea lo hacin, o en GRazaLt. Trad. d'un Évang. apocr. Dans le bassin , ou en jaite. — SainT-GRÉAL, vase fameux dans la chevalerie , et qui a fourni le titre d’un roman. Que s' eshaic d'esgnarder Tan, que no saup demandar De que servia La lansa ni'l crazaus. RiCuARD DE BARBEZIEUX : Atressi cum Persevaus. Qui s’ébahit à regarder tellement, qu’il ne sut de- mander de quoi servait la lance et le Saint-Gréal. anc. Fa. Comme icelle femme eust appareillé on grasal on jatte plain de prunes. et le- dit grasal ou jatte eust mis à son hais. Lett. de rèm. de 1416. Canrentien, t. Il, col. 654. ac. Gar. Gresal. auc. xsr. Grial. GRASULA, s. f., fruit de la joubarbe. De cnasuza de barhaiol Que sobre peiras estar sol. DEunes DE Prapes, Aus. cass. Du /ruit de joubarbe qui a coutame d’être sur les pierres. GRAT, 5. m., du lat. GRATuS, gré, re connaissance. S’ieu ren dic ni fatz De be, sieus sia ‘1 GRATz. G. Farm : Be m plats. Si je dis et fais rien de bien , sien soit le gré. Si ns plagues que m denhessetx grasir, No quezira plus de vostr’amistat, Ans prezerà per gaazardon lo Grar. AnvauD De Manoir : Si m destrenbetz. S'il vous plût que vous daignassies m'agréer, je ne demanderais pas plus que votre amitié, mais je priserais le gré pour récompense. GRA bo AxG. re. Saus le grer du prévost et des sept échevins. Charte de Valenciennes, de 1114, p. qto. Vas durrai tant que aurai bou gret, Roman de Horn, fol. 4. CAT. Grat. nsP. PORT. IT. Grato. Loc. Non troba ren que sia a sun caar, RicmanD Dz Baasezteux : Tug demandon. Ne trouve rien qui soit à son pre. Car a son GRAT m'esjau. BEnTranD pr Bonn : Ges de disnar. Car je me réjouis à son gre. Aus ne fan anaT al pros comt' En Raimon. BERTRAND DE Born : Quan la novella. Mais ils en font gré au preux come, seigneur Raimond. Ella... lo pres en Gnar. V. de P. Rogiers. Elle... le prit en gre. Si m vol perdouar, Gaarz e merces li’n ren. Pons Dr CAPDUEiL : Qui per nesci. Si elle me veut pardonner, gré et merci je lui en rends. Quar sui vostres , e no m’en sabeiz GRar. Graaun LE Roux : Ara sabrai. Car je suis vôtre , et vous ne m'en savez gré. Per qu’ iea no'l sai d’aquest cambi mal GRAT. Gut D'Uisez : Si be m. C’est pourquoi je ne lui sais mauvais gré de ce change. ANG. FR. Fineroit au grec dou devan , dit Bou- chart. | Lett. d'Hug. de Blois, 1238. Thes. nov. anecd., t. 1, col. 1008. Et molt bon gré vos en sanrai. Fabl. et cont. ane.,t. IV, p. 4. Quant ele oi sa volente Mercie l'en , si li sot gré. Manx pe Francs, t. 1, p. 354. Tarcruslet, be us ten en onar, Quar ab mi vos vey acordat. RacmonD px Dunronr : Turemalet. Turemalet, bien je vous tiens en gré, car avec moi je vous vois accordé. Be m’ o dec en GRar tenir Quan per lui la volgai laissar. : B. pr VrNMrApoun: En avril. Bien me dut cela en gré tevir, quand pour lui je la voulus hisser. . Bernetz, chantar no m ven en GnaT. T. ps B. pe Venranous xt px Peyaozs : Peyrois. Bernard, chanter ne me vient en gré. Prép. comp. MazGnar de malas gens, 502 GRA Aus pensar s0 qu’e mi play. GinaavD LE Roux : À la mie fe. GRA No contrastes-a,les gentes Mal su grade. Malgré les mauvaises gens, j'ose penser ce qui | SANTILLANA , proverbios, poes. cast. ant., L. ],p. ii. me plait. Amors e joys Nos ajaste mazGaar dels croys. RampauD D'Onranas : Er s’ espen. Qu'amour et joie nous réunisse malgré les mé- chants. Mazunar del oncle qui la ’n volis gitar. RAMSAUD DE VAQUEIRAS : Senber marques. Aalg ré l'oncle qui l’en voulait chasser. ANG, F8. Les trois dames tot maugret elles. Roman du Renart, t. IV, p. 324. caT. De malgrat. ns». De malgrado. iT. Mal. grado di. Conj. comp. Parlaretz, MALGRAT QUE n° ayats. T. D’AIMERI KT D'ALBKRT : Amics. Vous parierez, malgré que vous en ayez. Car am MALGRAT QUE n° aia. G. Fatptr : De far chanso. Car j'aime malgré qu’elle en ait. MaLenar joint à l’adjectif personnel forme une locution spéciale. Cugei far creire so .que no fos, Mas MAL MON GRAT s’ avera ma chansos. FoLqueT DE MansriLLe : S’al cor. | Je crus faire croire ce qui ve fut pas , mais ma/ mon gré ma chanson s'avère. MaL GAAT MIEU, pus amors m’o atrai. ELras D5 BanOLS : Mas comjat. Mal mon gré, puisqu'amour me l'attire. No lo nos pot toire MAL MOSTAZ GRAT. V. et Pert., fol. &3. Ne peut nous l'enlever mal notre gré. Per que t'o cove a laissar MAL GRAT TIRU. Liv. de Sydrac, fol. 69. C’est pourquoi il te faut laisser cela mal ton gré. Fasian aquo MAL VOTRE GRAF. PsiLonena. Faisient cela mal votre gré. De Jacobina, que n’en volion menar En Sardanha, #az aon Gnar, maridsr. RansauD pe VaQuanas : Hourats marques. De Jacobine, qu'ils en voulaient emmener en Sar- daigne , misrier sa/ son gré. Passet MALE LUR GRAT |’ aiga. | PHILOMENA,. Passa mal leur gré l’eau. « Axc. Pr. Qent il dira Renart l’enporte Maugré votre, ce poez dire. Roman du Renart, t. 1, p. 63. T. "A mal suo grado, de quantos dentre ersu. Cron. del rei D. Joanne, cap. 166. tr. S’ a mia voglis ardo, ond’ él pianwe! lamento? S’ a mal mio grado, il lamentar que val” PETRARCA : S'amor eue. Faror, mal grado suo, tralucer ridi. ALrieni , Filippe, alt. 5. Adv. comp. AB GRAT O sEs GRAT, cal se vocills. Drupes D5 Phases , dus. cass. Avec gré ou sans gré, il faut qu’il veuille. Ara us don aisi DE BON GRAT So c'avetz tos temps dezirat. R. Vinau pe Brzaupum : Uues soru. Maintenaut je vous donne ici de bon gre œus: vous avez toujours désiré. E’1 cor fai dir a La lenga pz ur So que mei oill e'l cor fan acordst PisTOLETA : Sens e saberi. Et le cœur fait dire volontiers à La langne ce qi mes yeux et le cœur font d'accord. Mentir cugei, mas EsTAA GRaT dic ver. Focquer ne MausEiiLe : S'alox. Je crus mentir, mais je dis vrai contre fre. 2. GRAZIRE, $. M, , reCOunaissant. Anc hom non trays tan gren turne, Sivals del tot li sui cnaziaz. Poxs ps CaPDuEiL : Beo sai que. Jamais on ne supporia si pénible Lourment, pos tant je lui suis entièrement reconnaissant. 3. Greran, v., agréer, plaire. Iea non ai talan Mus de far que ill cnur. Artman Jonpans : Silot m'a Je n’ai volonté excepté de faire que je lui pla. anc. ra. Signor, se le volés gruer. Roman du Renart, t. N. p. &i Ainæ vous en ert grues li dons. * Fabl. et cont. anc., 1. 1, p. ibꝛ E jo li ai por ço gr, Roman de Ro, v. sit Ont gréet l'arrentement et promis à K nir, eic. Charte de —— de v114, p· 4 GRazin, v., agréer, plaire, èn agréable, savoir gré, rendre grèc. GRA Si ns plagaes que m denhessetz on axtu, No quezira plus de vostr' amistat. AnxauD DE MAnuxni.: Si m destrenbets. S'il vous plût que vous dsignassies m’agrvéer, je ne demanderais pas plus que votre amitié. Domna ,’ls plszers anazrec e las honors, E us GnastRai totz temps, si tau vivia, Quaar me sufretz qu’en bon esper estia. AnxauD DE Manueiz : L’ensenbaments. Dame , j'agrée les plaisirs et les honnears , et je vous agréerai toujours, sitant je vivais, parce que vous me permettes qu’en bon espoir je sois. Part. pas. El dous temps verts e GRAZTTS. BEnTRAMD ne Boax : S’abrils. Et ie doux temps vert et agréable. rr. Grazire, gradire. 5. GraziDAMENZ, adv. , de bon gré, gra- cieusement. Hom fai perdon G6has1DAmEz. ‘Lanrranc CiGALA : Ges eu non sai. On fait pardon de bon gré. 6. AGnEt, AGREY, 5. m., accueil, agré- ment. | Quar per acnxx de folhor Rerman ja lor prets nutz. Ginavp De Bouwsiz : Ses chantars. Car par accueil de folie leur mérite reste mainte- nant no. 7. AGREIAR, AGBEYAR, 2., agréer, ho- norer. Ges aital patz no met reys en proeza, Cum aquesta, ni l’autra, no l’AGnur. BEnTRAND nE BoRKN : Pus li baron. Point telle paix, comme celle-ci, ne met rois | en prouesse , et l'autre , je ne l'agrée pas. 8. AGnarT, s. m., gré, contentement. Snaveza e hontatz Fan hotne estar en AGRAT. G. Ouvier D’AnLes, Coblas triadas. Douceur et bonté font homme être en confente- ment. Loc. Non troba ren qne il sia a #0n AGRAT. Ricuas» De Bausezixux : Tug demandon. Var. Ne trouve rien qui lui soit à sou pré: — Compliment, agrément. Javufres s’es levat sus en pes... GRA Car dire lor vol son AGaar. Roman de Jaufre, fol. 109. Jaufre s’est levé sus en pieds... car il veut leur dire son compliment. 503 Guai, amoros, cortes, de bon 416nar. Deuprs px Pranes , Ben ay’ amors. Gai , amoureux , courtois , de kon agrérsent. CAT. ESP. DORT. Agrudo. 9. AGRADATGE, s. m., charme, agré- ment, gré, action de plaire. Semblans amoros E bels dits d’acraparer. AnnAUD DE MARUxIL : Frauques’e. Manière amoureuse et belle parole d'agrément, Tots hom pros, grazitz, Ses trop preyar, Fa mans belhs dos, quant es s08 AGaADATOzS. GinauD DE CaLANSON : El mon. Tout homme preux , honoré, sans irop (le) prier, fait mains beaux dons , quand c’est son gré. ANC. CAT. Agradatge, 10. AGRADANSA, 5. f., agrément, plai- sance. Quar amors fai far ricx faitz d’AcnaADANsA. Guizcauxe px Monracnaeour : Nulbs bom. Car amour fait faire puissants faits de plaisance. ANC. CAT. Agradansa. 11. AGRADABLETAT, S. f., convenance, agrément. Renunci en aisso a tot dreg et a nou aGR4a- DABLETAT. Tic. de1295. Arch. du Roy.,J. 521. Je renonce en ceei à tout droit et à non conve- nènce. 12. AGRADABLE, Adj., agréable, Fai home acnapaLx o poderos. Pixanr Des Bontraces, Not. des mas., t. V, p.706. Fait homme agréable et puissant, Non es coveniabla ni AchAnaBLA als homes. Trad. de Bède, fol. 49. N'est convenable ni agréable aux hommes. Fon aaRaDastzas à Dien. Trad. des Actes des apôtres, ch. 7. Fut agréable à Dieu. Aocnapancts servisis que el nos a fats. Ti. de 1404. JusreL, Hist. de la m. de Turenne, p. 136. 504 GRA GRA Agréables services qu’il vous a rendus. La dame se délectait fort dé cœur de muvagine. car. mr. Agradable. pont. Agradavel. 1r.| car.usr.ronr. Agradar. rr. Aggradare. de. ° AgBradevole 17. AGRADABLAMENT, ado., agréable- 13. AGRADIER, s. m., COmplaisant, plai-| ment, de bonne grâce. sant. AGRADABLAMENT, per nostra propria v0- Anc valors cuy vils prets frays, lantst Per vil AGKADIER assire, Tit. de 1265. Dour, t. CXXX , fol. 21. Vas ben estar no a' atrays. Agréablement, par notre propre volonté. Ginaup DE Bonneiz : Ges aissi del. Comenset liAGRADABLAMENT de mostrar. Oncques valeur que vil mérite brise pour placer Abr. de l'A. et du N-T., fol. 212. vil plaisant, vers bien être ne s'attire. Commen@ à lui montrer agrcablement. 14. Achaniz , adj., agréable, conve-| 18. DrsGRAT, DESAGRAT , S. 7#., maurais nable. gré, désagrément. Ten son siey fag AGRADIL. Si m’avetz D&sGRAT, Anveni DE BEeziinOY : Pus lo gay temps. À mon tort s’esdeve. Tant ses faits sont agréables. BÉRENGER DE PALASOL : Ab la fresca. | | , . Si vous m'avez mauvais gré, cela advient à me 15. AGraDiu , adÿj., agréable, gracieux , | wrt. charmant, aimable. Quant dires chauss de nesAGRAT à hume. Tals es pros et AGRADIUS, Trad. de Bède, fol. 5. Que , si ja domna nou ames, Quand vous dites chose de désagrément à homnr Vas tot lo mon fora esquius. AMAC. CAT. Desgrat, Anc. nse. Desgrado. nr. GUILLAUME DE CARESTAING : Âr vey. Disgrato. Tel est preux et aimable, qui, s’il n’eût Jamais | 19. DASAGRADANSA, s. f., di aimé dame , envers tout le monde serait farouche. 9 sa, s../., disconvenanc, désagrément. Agradans, DRSAGRADANSA. Leys d'amors, fol 4. Plaisant , desagrément. Li bel ris, lesgartz amoros.. Li bon fait e’l dig AgRaDtv Mi fau la nueg e ’l jorn pensin. AanaAuD Ds MaruxiL : Dona genser. Les baux ris , le regard amoureux. les bons faits | 20. DESAGRADABLETAT , S. f., disconve- et les paroles gracieuses me font pensif la nuit et nance, désagrément. Je jour. Ni per lunha pxsAGRADABLETAT. El prats vertz me s0n AGRADIU. Tit. du xuite siècle. Arch. du Roy., 3.38. RaAtMOND DE MtRAVAL : Be nv’agrada. Ni par nulle disconvenance. Et les prés verts me sont agréables. Per causa de DESAGRADABLETAT. 16. AGRADAR, 2., plaire , délecter. T'it. de 1250. Doar,t. CXXXVII, fol. 16. Pour cause de discon . En acnapar et en voler disconvenance Es l’amors de dos fins amans. a1. DESAGRADIU , adj., désagréable, de- B. ne VEexTADOUR : Chantars no pot. . plaisant. Solament viva pxsAGrADIuS Metz s0s vezis. P. CanptwaL : Non es cortes. Seulement qu'il vive déplaisant parmi ses vois: En plaire et en vouloir est l'amour de deux fidèles amants: Re m’acaana 71 hel temps d’estiu, E dela anzels m°’ aAGraDa "1 chanz. RarmonD DE MiRAvAL : Be m’agrada. Bien me plaft le beau temps d'été, et des oiseaux | 22. DESAGRADABER, adj., désagréable. | me plait le chant. Vils homs iest… La domna s’aAGnADA#vA fort de cor de sal- À trastotz DEZAGRADABLES. vaizina. Leys damors, fol. 3- F. de Guillaume de Cabestaing. Tu es homme vil... désagrerble à tous. GRA L'era estat de tot jorn pasAGRADASLE. - Tit. de 1352. Doar, t. XLIV., fol. 10. Lui avait été de tput temps désagréable. 23. DascnazIR , v., maugréer, prendre en mauvais gré, tenir à mauvais gré. Si Dieus alcana vetz lo bat e lo castia per alcana sdversitat, el nascnazrs nostre Senhor. V. et Vert., fol. 26. Si Dieu aucune fois le bat et le châtie par aucune sdversité , il maugrée notre Seigneur. Part. pas. Qui m disses, non a dos ans, Qu’ el laus me fos pxscaazsrrz Del rey N Anfos. G. RIQUIER : Qui m. Qui m'eût dit, il n’y a pas deux ans, que l'éloge | da roi seigneur Alphonse me fût ten à mauvais gré. cat. Desagrair. nsP. PORT. Desagradecer. tr. Sgradire. 24. InGaaTiTur, s. ingratitude. lat. INCRATITUDO, Per INGRATITUTS cOmessas contra mossenhor s0n payre. Tit, de 1399. JusTez. Hist. de la m. de Turenne, ; p- 134. Pour ingratitudes commises contre monseigneur son père. Per lo vici de 1nanarrrvor lo payre lo pot deseretar. L'Arbre de Batalhas, fol. 108. Pour le vice d’ingratitude le père le peut déshériter. CAT. Ingratitut. usr. Ingratitud, ronr. Ingra- adâo. rr. Ingratitudine. GRATAR , ®., gratter, égratigner. Romp son vestir, GRATA sa Cara. Am las mans GRATA son vis clar. | V. de S. Honorat. Déchire son vêtement, égratigne sa face. Avec les mains égratigne son visage clair. Fig. Nou caarx plus La gelosia, car r qui plas la GRATA, ela plus art, Lip. de — fol. 36. Qu'il ne gratte plus la jalousie, car qui plus la gratte, plus elle brûle. Loc. prov. Gaaran me fai lai on no m pro. B. px VENTADOUR : Ab eor leial. Graiter me fait là où ne me démange. Pro. Tan GnaTA la cabra tro pogna que mal jay. V. de S. Honoret. TE. GRA 505 Tant gratte la chèvre jusqu’à ce qu’elle fait en sorte qu'elle gît mal. CAT. &te. Gratar. tr. Grattare. 2. GRATUZAR, V., gratter, arracher, dé- tacher. J Part. pas. Lana d'anhels omaTuzaD4 de pels d’anhels. Cartulaire de Montpellier, fol. 144. Laine d’agneaux arrachée de peaux d’agneaux. 3. ReGnaTIER, s. m., regrattier. Nuls n&GRATrERS no... comprar oli. Docam. de 1381. Ville de Rergerac. Nuls regrattiers ne... acheter huile. Tr. Higattiere. GRAUS, s. m., plainte, peine, tourment. Merce vos clam d'aqnel onaus. Mancasaus : Puois mos coratges. Var. Je vous crie merci de cette plainte. 2. Grausa, s. f., plainte, murmure, peine. De las Gnausas dels homes fo Aventurs faita denessa. Neguna Gaausa non es tan grans a ta pesss. ‘Trad. de Bède, fol. 5 et 7. Des murmures des hommes Fortune fut faite déesse. Nulle peine n’est si grande à ta pensée. 3. GnaHusa, s. f., grabuge, débat, querelle, dispute. N Anselmes d'Olbi avia canusas de terras am lo comte Dalf. - Trésor des Chartes de Turenne. Le seigneur Anselme d’Olbi avait débats de terres avec le comte Dauphin. 4. Gaausar, %., murmuroer, se plaindre. Al quant chaitiva chausa es qu’ om sia gre- vaz d’aquel de cni no s’auze GRausAR. Neguna ves nou es tan bona aventura que GRAUSAR no t'en poschas en qualque part. Trad. de Bède, fol. 6 et 7. Ah ! combien malbeureuse chose c’est qu’on soit grevé par celui de qui on n'ose se plaindre. Nulle fois n’est si bonne aventure que tu ue puisses t'en plaindre en quelque partie. GRAVIER , s. m., gravier, sable, À la fontane del vergier, 64 506 GRA GRE On l’erb’ era vertz, josta'l cnaAvrer. GRAZIL, s. m., grésillement, cri du . MaRcCASRUS : À la fontaua. grillon, de la raine. À la fontaine da verger, où l’herbe était verte, Om d' suxel ni rana non au près le gravier. Chan ni nazie. L'aigua si part sus el GnAvIERS. : " Mascasaus : Lo vers comen. V. de S. Honorat. On n'entend d’oigeau ni de raine chant ni grrsil- L'eau se sépare sur Île gravier. | lement. T'ost mostra al fol l’estrada, ? ‘ PAT Quan lo cu ver es voiats. 2. GRAZILLAR, V., grésiller, pétiller, Mancasaus : Dirai vos. craquer. Montre tôt au fou le chemin, quand le gravier Espera piegz en apres est déblayé. Que selh que crema e'n GRaztrrta. , BeanARd DE VENZEwAC : Lanquau cor. 2. GRavignA, s. f., sable, grève. Espère pac après pire que œlni qui brûle « « Tres codols qu’ om troba en la Gnaviuna. pétille. Hist. abr. de la Bible, fol. 38. Trois cailloux qu’on trouve sur la grève. GREC, ad}., lat. cazcus, grec. Subst. Una cnzGa que’ fon donada per moiller. 3. Grava, 5. f., grève, sable. F.. de P. Vidal. Cel que cercha l'aar, tant lava Une grecque qui lai fut donnée pour femme. Lo lot e trastorna la GRAvA — Nom de peuple Te que tracba. | | A obs los Gazx Roma volia tradar. N TROUBADOUR ANONYME : Seinor vos que. Poëme sur Boèce Celui qui cherche l'or, tant lave la fange et re- Aa profit des Grecs Rome voulait livrer. tourne Îe sable jusqu’à ce qu’il trouve. Qui us donava .V. sols, e puois en gitava Autres .v..por en la Gnava, .X. sols anria perdats. T. or Hueuss 8T DE RecuLaiRE : Cometr’ us vuelh. Qui vous donnait cinq sous, et puis eh jetait hors | 2. Gareu, ad}., grec. — Nom d'un vent. . . Levan, cnace transmontans. Brev. d’'amor, fol. 4i. Levant , grec et tramontane. car. Greg. zsr. Greco. pour. Grego. 11. Grec:. cinq autres sur la grève, dix sous aurait perdus. Subst. Filha d'emperador, del carxu manen. . L Roman de Gerard de Rossillon, fol. 20. 4. GRAVEL, 5. m., gravier, sable. Fille d’empereur, du grec possédant . Totz jauzions, de mon rossi | ANC, FR. Qant Griu orent Troie conquise. Dessendey jos sobr’ el GRAVEL. "_ Roman de Brut, t. 1,p.1. GavauDan LE VIEUX : L'autre dis. esp. Griego. Tout joyeux ‘ de mon roussin je descendis à bas 3 GREZESC , GREZEIS CREZES ad e a * 2 .! sur le gravier. | , l anc. ru. Cil ont en gravele semé. precs gregeots. . Roman de la Violette, p. 15. Desor avis escript un pei (IT) Gauzasc | Poëme sur Boœce 5. EnGRAvAR, v., engraver. Dessous il y avait écrit un pe (T1)grec. Part. pas. Quar en terra son ENGRAVAT. Fuec GRÉzasc acendre. Brev. d'amor., fol. 52. RamBauDb DE VAQuEInAS: Truan mah. Car en terre sont engravés. Feu grégeois allumer. ; Fis jois ses flama crasusca. 6. Descaavan, ®., nettoyer, dégraveler, RaxmsAuD D'Onance : Car doux. débarrasser du gravier. Fine joie sans flamme gregeoise. Descnavan los molis. — Subst. Nom de peuple. De rue y —— t. XCIII, ſol. 210. Entr’ els Latis e’ls Grxznrs. graveler les nou'1n8: RAMBAUD DE VAQUEIRAS : No m' agr2d IT. Sgravare. Entre les Latins et les Grvcs. GRE Per Ongris, en terrs de Gassus. E. Cainez : Qui saubes. Par Hongrie , en la terre des Grecs. ANC. CAT. (rreguesc, 4. Griro, adj., grec. Subst, En lati et en on1vo. | Trad. de l'Evang. de Nicodème. En htin et en grec. — Nom de peuple. No m’avion re forfag li Gatro. RAMBADD DE VAQUE1RAS : Senher marques. Ne m’avaient rien forfait les Grecs, lea l'enten mens qu’ els Gairos. T. pu mAaQuIS ET DE GinauD: De so dou. Je l’entends moins que les Grecs. GRE La crauaaunsa del orde. Trad. de la règle de S. Bendii, fol. 29. La réunion de Pordre. 507 5. AGREGACIO, AGREGUACIO , 5. f., agré- gation, amas , assemblement, réu- pion. En las nivols no s fa aytal Acazcacro de vapors. Eluc. de las propr., fol. 138. | Dans les nuées ne se fait tel amas de vapeurs. Acazouacro de humiditat. Trad. d'Albucasis, fol. 15. Amas d'humidité. CAT: Agregaciô. xsP. Agregacion. PORT. 48 gregaçäo. 1T. Aggregazione. 5. GRESSIME, S. m., grécisme, figure de 6. AcrEGaTIU, adj., agrégatif, qui a la rhétorique. GRESSIMES paura aquesta figura. Leys d'amors, fol. 137. Le grécisme pose cette figure. GRECZ, carcs, s.m., lat, GREx, troupe, troupeau. . | Ni en caxcz de bestias. Lo Disprecsi del mont. Ni en troupeaux de bêtes. La pratiqua e. uzanca del seignor sobre lo GRECS. Doctrine des Vaudois. La pratique et usance du seigneur sur le troupeau. AnC. xsP. PORT. Grege. IT. Gregge. 2. GREY, s#. 71. , troupeau. En ovelhas et autres GRaxs copioza. Âquel qui es del cnzx defensor. Eu carats, ensems vivo. Eluc. de Las propr., fol. 179, 234 et 244. Ea brebis et autres éroupeaux abondante. Celui qui est le défenseur du troupeau. Vivent ensemble, en froupeaux. sr. Grey. PORT. Grei. 3. Gaeuca , s. f., troupe. | Quan forsa lo caauca d’omes armatz, Adonc es orgolhos. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 53. Quand le presse {troupe d'hommes armés, alors il est fier. Tr. Greggia. 4. GREUGANSA, 5. f., réunion, assemblée. faculté de réunir, de rassembler, | Negreza es de Inm AGRzGATI VA. Eluc. ds las propr., fol. 38. La noirceur est agrégative de la lumière. 7. AGREGUAR, V., lat. AGGREGARE, agré- ger, assembler, réunir, amasser. La manieyra de la sutura es que tu acnx- cuss la solacio de contimailat. - Trad. d’'Albucasis, fol. 20. La manière de la suture c’est que tu réunisses la solution de continuité. : Part. pas. questa hnmiditat es agnzxquana entre la codena e l'os. Trad. d’Albucasis, fol. 12. Cette humidité est «massée entre la couenne et Pos. CAT. E6P. Agregar. PORT. Aggregar. TT. Ag- gregare. 8. ConcazcarTIO, s. f., lat. cowcaxca- rio, congrégation , assemblée, réu- pion. La COFGBEGATEIOS del coven on devem tuh estar.. Trad. de la règle de S. Benoît, fol. 7. La congrégation du couvent où nous devons tous être. Totas coxcazeacios de pobles. Eluc. de las propr., fol. 2. Toutes assemblées de peuples. En la qual comGnxcario d’avesques, Cat. dels apost. de Roma, foi. 35. En laquelle réunion d’évêques. PE ESS UE Re PER 0 — — — — 508 GRE GRE Sias compains de la concareacto dels pau- | 13. Discazcag, v., lat. DISGREGARE, dis- bres. Trad. de Bède, fol. 66. gréger, diviser, séparer. Sois compagnon de la congrégation des pauvres. _ Bachtz visuals prscazoan. ‘car. Congregacié. sse. Congregacion. ronT. Eluc. de Las propr., fol. 3. | Congregaçäo. 17. Congregasione. Disgréger les rayons visuels. Part. prés. Clartat trop resplendent.… l' espe- 9. ConcnecarTiu, adj., lat. concneoa- rit visin DISGREGANT. rivus, congrégatif, collectif. Eluc. de las propr., fol. 82. Concancativas coma: Esserms , etc. Clarté trop resplendissante.… disgrégeant l'espni Leys d'amors, fol. 100. visuel. Collectives comme : Ensemble, etc. car. &sr. Disgregar. 17. Disgregare. 0. ConNGREGAR, CONGRIAR, CONGRUAR , | , 4 Seonpouan , ., lat. SEGREGARE , sé- v., lat. concasoane, rassembler, réu- | parer, diviser, distinguer. nir, entasser, amasser, attrouper. Part. pas. SuonxGuats e congreguats. Fig. ‘La vapors levada… Trad. Albucasis, fol 16. ‘ Pestilenoia nos CONGAIA. Séparés et réunis. Brev. d'amor, fol. 4a. M T. ESP. PORT. S . LT. . La vapeur élevée. nous entasse pestilence. c ar. Segregar. 1x. Segregare Dont se va comcauan dis lo dit castel uug | GREDA ,, s. fs lat. caKTA, craie. mal de expremesos. Terra 0 GaxDA. Chronique des Aibigeois, col. 58. Eluc. de las propr., lo. #. Dont va s’amasser dans ledit château un mal: Terre ou craie. d'ep pr s sel cor. CAT. ESP. PORT. Greda. ir. Creta. Nar px Mons: Sitot : non, GREU, carœu, adj., lat. cnavis, grief, S’amasse au cœur. y re Part, pas. Lo poble comGnazGaT al son de las pénible, difficile, dur. trompas. Dels legums, deu hom laissac aquels que sn: Tit. du xru° siècle. Doar, t. CXVIIL, fol. 34. | eau e pesant. Le peuple rassemblé au son des trompes. : Trad. de Bède, fol. 52 Segreguats e CONGREGUATS. ._ Des légumes, on doit laisser ceux qui sont durs di Trad. d'Albucasis, fol. 16. pesants. Séparés et réunis. . Massola vos, qu’ets catxus a convertir. CAT. Esr. PORT. Congregar. 17. Congregare. B. ne VENTADOUR : Quan La fuelhs. . , . . E té . qui e 3. ur. DischrcaCIo, 5. f., disgrégati on, dis- xcepté vous seule, qui êtes difcile à convert: La plus GR«Us artz que sia. - persion, séparatioh. - Lie. de Sydrac, foi. 41. Per ptonxoacio de lats. Le plus difficile art qui soit. L' esperit visiu pren pis@nEGAT10 et diffuzio. Chant on plos trac Gureu martire Eluc. de las propr., fol. 140 et 268. Par disgrégation de lumière. P. RaïmonD DE TOULOUSE : Atressi la andcb L'esprit visuel prend disgregation et diffusion. Je chante où plus je traîne pénible martyre. sAT, Disgregacié. asp. Disgregacion. sont.| Comp. En donan sentencia, anævion peu Digregacäo. 17. Disgregasione. pausar. Cartulaire de Montpellier, fol. 50. 19. DiscuecaTiu, adj., disgrégatif, En donnant sentènce , plus dure peine in$iger propre à disgréger. Loc. (Car cazu es, si ben amatz, Del esperit vizin DISGREGATIVAS. Que ja caidetz pro ben faire. Eluc. de las propr., fol. 37. CADEn&T : S’ieu pogues. Disgrégatives dé Pesprit visuel. Car il est difficile, si vous aimez bien , que vez. sr. PORT. 1T. Disgregativo, croyiez jamais assez bien faire. GRE GRE 509 Crestisatats cRsu sers que nou cais. Far alcuns extorsion ni caaucz. Lasrnanc CicaLa : Quan vei far. Chronique des Albigeois, col. 82 et 83. 1 sera difficile que chrétienté ne déchoie. Faire aucune extortion ni dommage. Adverb. Gaau a ho gran ben ses dolor. De mals carials que fan grans onsucas a la T. ne P. »’Auvenens Et De B. px VENTADOUR : | paura gen. | Amies. V. et Vert,, fol. 15. Dificilement a-t-on grand bien sans peine. De méchants officiers de la cour qui font grandes Quar qui mal démandal sien, vexations à la pauvre gent. Gazu conquerra l’sutrui feu. aNC. CAT. Greuge. B. D'ALLAMARON : Pueis chanson. ., Car qui mal demande le sien, déffcilement con- 5. GREUGETAT, 5. J., gravite. querrs le fef d'autrui. Æig. Sabis home atempra l'alegreza de son Adr. comp. Ses la qual À cazu pot hom fer front per la cazuoxTaT de sas mors. hon dictat. Trad. de Bède, fol. Go. Leys d’amors, fol. 63. Homme sage tempère l’allégresse de son front par Sens lsquelle difficilement on peut faire bonac| la gravité de ses mœurs. composition . asc. rn. Les unes sant eu gref turment. 6. GaaviTarT, s. f., lat. cnaviraren, Manie pe France, t. I, p. 4:18. gravité, pesanteur. Trop griés maus m'en couvient sentir. GnavirTar lo porta en jus talment, que no Roman de la Rose, v. 4163. . ha repaus entro ve al centre. K'altre en fera encor de nos grief pénitance. | Eluc. de las propr., fol. 281. Roman de Rou , v. 3112. Gnavité le porte on bas tellement , qu’il n'a repos ANC. GAT. Greu. CAT. MOD. xsP. PORT. 17.] jusqu’à ce qu’il vient qu centre. Grave. 0 Fig. Si accideys, aprop sanacio, GRAVITAT ED... membre. 2. GREUNENT, GREUMEN, GRIEUMEN, ado., Trad. d’Albucasis, fol. J grièvement , difficilement, pénible-| *8' survient, après guérison , pesanteur dans. membre. ment. Mantas vetz n° ai pueys plorat cnxuuzx. |-— Difhculté. Ratnono px Minavaz : D’amorsou. | Per cnavrrar de auair. Naintes fois j'en ai depuis grièvement pleuré. Trad. d'Albucasis, fol. 15. Cam plas m’enliama Par difficulté d’entendre. Garauwex. car. Gravedat. xsr. Gravedad. rot. Gravi- PEYROLS : Quors qu’amors. Comme il m'enlace plus péniblement. axc. ra. Ne finèrent de doluser, 7. GRXVEZA, CREVESSA , s. f., pesanteur, De grefment pleindre é de plurer. gravité. Mani DE Francx,t. Il, p. 451. ARC. CAT. Greument. sr. PORT. 17. Grava- mento. dade. 1r. Gravità, gravitate, gravitade. Gravitat o cazvzssa. Eluc. de Las propr., fol. 281. Gravité où pesanteur. 3. GREVOZAMEN, ado., péniblement, Difficulté. rudement , fortement. Escazar per GREY=SA. Ni tan cauvozamwzs ni tan duraman. Brev. d'amor, fol. 104. Leys d'amors, fol. 137. Excuser par difficulté. Ni si péniblement ni si durement. ANC. ESP. PORT, Graveza. 17. Gravezza. + GaeuG, GREUGE, 5. m., grief, vexa-| 8. Ganvon, s.f, peine, dommage. tion, dommage, préjudice. On qu’a cnzsvon Ea prejudici e en caauc. Desira mais de saint. Tit. du xui* siècle. Doar, t, CXVII, fol. 88. Giraup px Boni : Las cum ave. En préjudice et en dommage. Homme qui a peine désire plus de salut. GRE 9. GREVANSA , 5. f., peine, difñculté. À cui plats dreitz e tortz peza, Sover a GRavANSA. P. CanprwAL : Falsedats. Celui à qui droit plaît et tort pèse, à souvent peine. 510 AnC. rn. Mès, biau sire, que vous avance De lui faire anvi ne grevance ? Roman de la Rose, v. 3284. Et si luy rendray la grevance, : Le mal, le dneil et le soussy Où il m'a mis jasqn'à oaltrance. CuaaLes D'OnLÉANS, p. 130. Que seulement ne nous porte grévance. CL. Manor, t. I, p. 312. An domage et à la grevance Du royanme et de la couronne. : G. Guiaar, t. I, p. 44. ANG, CAT. Grevansa. 1r. Gravenza. 10. GARVAMENT, GREVIAMENT , $. m., peine, dommage. No'l pot sufrir ses cnavamxnT de se. Trad. de Bède, fol. 9. Ne le peut souffrir sans dommage pour soi. Per razo de lor durezs, de leu no prendo GRAVIAMENT. Eluc. de las propr., fol. 43. En raison de leur dureté, ne prennent pes facile- ment dommage. caT. sr. Gravamnen. 1T. Gravamento. 11. GREVIATIU, adj., oppressif. Del estomach GazvrATIvas. Eluc. de las propr., fol. 75. Oppressives de l'estomac. 12. GREVAR, GRAVAR, GREVIAR, 2, lat. Gnavañe, accabler, tourmenter, pei- ner, grever, aggraver. N Uc de San Cir, be m deu caxvar Que as veia. T. pu comTe px RHODEZz &T pz H. pe S. Cve : N Uc de. Seigneur Hugues de Saint-Cyr, bien me doit peiner que je vous voie. Ades sent caavran ma dolor. Hvweuzs pe PENA : Cora que m. Incessamment je sens aggraver ma douleur. Lo cravrAva la malautia. Û V. de S. Honorat. La maladie l'accablait. GRE Part. pas. Atressi cum malantes cazvarz B. Zonci : Aissi col. Tout einsi comme malade acrablé. Si tenen per onavar. Ne. de 1360. Doar, t. XLIV, fol. 125. Se tenant pour grevé. . GREXVIADA e non poderoza de pagar. V. et Vert., fol. 14. Grevée et non capable de payer. anc. ra. En somme, des choses qui nous ad- viennent contre nostre volonte, les use nons griefvent et nous offensent par natare AxxoT, Trad. de Plutarque, Morales, t. F, p ji Disant que faussement et mauvaisement i l'avoit grévée et blasmée, et qu'il s'en repen- toit, et crioit mercy. Arrêts d'amour, p. 81. Tont peu son faix et sa charge nous grifr. CL. Manor, t. I, p. 3 Aïdoit les petis... ne fuissent grevet de gran. Chronique de Cambrey. CAT. ESP. PORT. Gravar. 17, Cravrare. 13. AGREVIAMEN y Se M, aggravation. dommage. En prejudici et AGR£YIAMEN. Tit. du xuie siècle. Doar, t. CXVIII, Ro. F Ea préjudice et aggravation. CAT. Agravament. xsP. Agrariamiento. 1. 4 graramento. 14. AGREVIATIU, adj. , aggravalif, qu est propre à aggraver. Accidentalment AGaevrartva. Eluc. de Las propr., fi. à. Accidentellement aggravative. 15. AGBEVIAR , AGRIEVIAR, ., lat a GRAVABe, aggraver, accabler. Lo dons cossir del belh cors benestan AcGasvia mount mas dolors e mos mals Capener : Ab ler. La douce pensée du beau corps biensésnt apr" moult mes douleurs et mes maux. Aquells que acaravro® e dissipon e devorc: las pauras gens. Circumstanciss que AGR:xvIOX los petais V. et Vert., fol. go «@ Ceux qui accablent et ruinent et dévorest € pauvres gens. Circonstances qui #ggrarent les péchés. GRI GRI 511 Ad Abraham AGREVIAVA aquels vida. GRIM ; ad}., triste +, morose. Abreg. do l'A. et du N.-T., fol. &. Subst. Ja no vüelh densn me ontu. * À Abraham pesais cette vie. GavauDan LE Vieux : Lo vers dech. axc. er. Donc agreva Deus sa main sur cels Jamais je ne veux devant moi le triste. de Azote. iT. Grimo. ‘ Anc. trad. des Lis des Rois, fol. 4. . | E le fu griois à gieter \ 2. Gaima, s. f., tristesse, souci. Por ceaus dedens plus agrever. Del mal don lo fols a carwa. Roman du Renart, t. 1V, p. 163. E. Caisxz : Freis ni neus. Du mal dont le fou a souci. Mei ’ y à lirere. eins m engrejast OT à ma CAT. xsP. Grima. 2° trad, du Chastoiement, conte 27, p. 153. Le prist une enfermetez; mais avant que il| 3. GRiMan, v., gémir, soupirer. sreigast plus, se fist porter en la cité de Mon cors saill fort e cars. Tours. RamsarD n'Onance : En aital rimeta. Rec. des hist. de Fr., 1. v. P- 224, Mon cœur tressaille fort et gémit. CAT. ESP, Agravar. PORT. Aggravar. 1T. Ag- 4. Gainos, a dj. affligé, morne,, triste, gravare, . saisi. GRILH , cniz ; GRRILL, s. m., lat. GRYL- Adone N Anselm fon tan joyos, Lus, grillon. : Que de gauch era tot crrxos. Lo cxr£u a tal natura, que tant ama son La femna dis tota oz1x0os1 : cantar, e tan s’ en ‘delecha, que no s percassa Ar fay, senher, so que te play. de vianda, e mor cantan. V. de S. Honorat. Naturas d’alcunas bestias. Alors le seigneur Anselme fut si joyeux , que de joie il était tout saisi. La femme dit toute a ffigée : Maintenant fais, sei- gneur, ce qui te plaît. Le grillon a telle nature, qu’il aime tant son chen- ter, et s’en déleète tant, qu’il ne pourchasse pas de nourriture , et meurt'en chantant. Sercatz on GREïILL que sia gros, 5. GRINEZA, s. J., tristesse, sensibilité, E gitatz lo fors de son cros. souci, saisissement. Deunss ps PRADES, Aus. cas. Ab que non aia on1NEzA Cherchez un grillon qui soit gros , et jetez-le hors Mes d’ emplir sa panss. de sôn trou. P, CanpinaL : Falsedata. Car. Grill, nsv, vont. tr. Grillo. Pourvu qu'il n'ait souci que d'emplir sa pause. . III pietatz e ill carmxza SRILHO, caizLo, GRELLO, s. m., grille, Li fay despendre l'argent. menottes , prison. P. CanpiNaL : Jhesum Crist. Qu’ om aya lima Le pitié et la sensibilité lui fait dépenser l'argent. Ab que'ls carznos trenc e lim. 6. Gninan, v., gémir. GavauDan LE Vraux : Lo vers. La mesquina Qu’on ait lime avec quoi on coupe et lime les Flaira e cnrxa. grilles, Gonraums px BrrousDan : Un trichaire. En cnezLos, 0 eu ceps, o en cadenas. La malbeureuse reuifle et gémit. F. et Vert. fol. 49. | | En grilles, ou en entraves, ou en chaînes. GRIS , ad}, gris. E’ls tenc en son GBILLO Vare cars. Le coute pe Poiriens : Pus dé chanter. Vair et gris. Las pels carzas e las pelisas. Cartulaire de Montpellier, fol. 113. Les peaux grises et les pelisses. Qu’ anc no n° ac rezemso Tro a la mort. P. Vipa : Ajostar.” Et les tint en sa prison de manière qu’ oncques il \'en eut rançon jusqu’à la mort. car. Grillo. xs». Grillos. pont. Grilhos. — Fig. Irrité. 512 GRI Cel li comtet aqno totz fels e cars. - Roman de Gerard de Rossillon, lol. 110. Celui-ci lui conta cela tout furieux et irrité. — Par extens. Vieux , à cheveux gris. Ans serai totz GRIS Qu’ ilh m'’entenda. R. Jonpan vicoMTE DE S. ANTONIN : Per s0lais. Je serai tout gris avant qu’elle m'entende. CAT. &SP. Gris. 2. GRizeTa, s. f, grisetté, sorte d’étoffe. Adject. Vestida fon d’un nier sardil, Ab capa entsnra ses pelh. GuizLAtxe D'AuTrouL : L’autr'ier. Elle fut vêtue d’une noire serge, avec cape de grisette sans poil. CAT. ssP. Grisela. : GRIFFO, s. m., lat. crypuus, griffon, _ animal fabuleux, moitié aigle, moi- tié lion. | Gauro es volatil quadrupedal. Eluc. de las propr., fol. 146. Griffon est volatile quadrupède. cat. use. Grifo. rontT. Gripha. 17. Gri ifone. a. Gaiu, s.M., griffon. Gaiv es animal quadrupedal ab alas. Eluc. de las propr.; fol. 251. Griffon est animal quadrupède avec ailes. 3, GainoL, 5. m., griffon. Grans haucels qui son apellatz antuozs, los quals haucels han gran batslha am los gigans, e ayci moton motz, de cascuna part, dels ghayhaus e dels crrwozs. Lett. de preste Jean à Frédérie, fol. 10. Grands niseaux qui sont appelés griffons, lesquels oiseaux ont grande bataille avec les géants , et ainsi meurent en grand nombre, de chaque part, des géants et des griffons. 4. GRIFAIGNE, ad}., refrogné hargneux. E m mostr om cara GRIFAIGN#A. Patais : Be m plai. Et on me montre mine refrognée. ARC. P Il trovèrent la gent malt fel é mult grifaigne, Ki confont é abat et ochit ë méhaiïgne. Roman de Rou, v. 1546. Qui est monit fiere et moult grifaingne. Roman de la Rose, v. 3728. Qui si estoit fiere et grifaigne. Fabl. et cont. anc.,t. AV, p. 374. GRO De l'autre part sor ls montaigne Qui bien i est fiere e grifaigne. B. pe Sainrz-Maune, Chr. de Norm., fol. 3. IT. Grifagno. GROC, envoc, causc, adÿ., lat. cac ceus, jaune. Ausels de rapina han... pes e ‘ls bex caoc. Eluc, de las propr., fol. 36. Oiseaux de rapine ont... les pieds et les be: jaunes. Torna’l plas anoc Non es hoiols d'ueu cueit en foc. Deunes DE PRADES , dus. Cass. Le rend plus jaune que n’est moyeu d’œsf «1 au feu. E’l prat son cauoc, vert e vermeilh. P. RAIMOND DE TOULOUSE : Pos vesen. Et Jes prés sont jaunes, verts et vermeils. Quau vey pels vergiers despleyar Los sendatz cautcx, indis e blaus BenrRanD Ds Bonn : Quan ver. Quard j je vois par les vergers déployer les ée- dards jaunes, violets et bleus. Color caoaa. Eluc. de las propr., foi. Æc Couleur jaune. CAT. Grog. rer. Croceo. 2. Croct, s. m., lat. crocas, croo, safran. Caoct o safre, sa flor a bona odor. Eluc. de las propr., fol. 304. Croci ou safran , sa fleur a bonne odeur. 3. Gnocrzre, v., jauuir. Part. prés. Quan fuelhas d’albres van mors. Se van totas en GRoGEz=x. Brev. amor, fol. 191. Quand feuilles d'arbres vont mourant , elles se vont toutes Jaunissant. cAT. Groguejar. GROLH, adj., grouillant, bouillonnast. D'ifern mal e caozs. Leys d’'amors, fol % , De l'enfer mauvais et bouillonnant. GRONHIR, ononiR, caowDie, »., lit GRUNNIRE, grogner, gronder. GRO Porc... tots temps anon1ss. Eluc. de las propr., fol. 256. toujours grogne. El lebrier crox. Mancasrus : À l’alena. Porc... Le lévrier gropne. No s’eu deu jes vengar, ni GAOMDIR ni iraisser. Liv. de Sydrac, fol. 111. Ne s’en doit point venger, ni gronder ni irriter. Cal que digatz, ilh cRomrRax. P. Vipaz : Abril issic. Quoi que vous disies , ils grogneront. Non puese madar qu’ encontr'orgoill non GRONDA. GinauD px BoaweiL : Conseill vos quier. Je ne puis changer que contre orgueil je ne gronde. Fig. Un chant nou que m non dins lo cays. Pixane D'AUVERGNE : Chautaray pus vey. Un chant nouveau qui me gronde dans la bonche. Anxc. F8. N'i ot un seul qui osast grondre. Roman du Renart,t.11, p. 307. Li chevaliers comence. à grondre. Fabl. et cont. anc., t. AV, p. 205. Tiecelin parla et grondi. Roman du Renart , 1.1, p. 273. Cele le vit hideus e lai ; Si n° osa parler ne grondir. Fabl. et cont. anc., 1. III, p. 319. CAT. Grunyir. asr. Grunir, pont. Grunhir. 17. Grugnire. >. GRONDILHAR, CRONDILLAR, V., grom- meler, murmurer, chuchoter, criail- ler, rechigner. El chsus ab sa chavans , S’ al no pot, esompttua. Mancasrus : El mes. Et Ile hibou avec sa chouette, s’il ne peut autre -hose , il criaille. Fig. Lai on ai cor que m’ apil Per tos temps, e qui GRONDILLA. Rausaup D'Onanes : En aital. Là où j'ai un cœur qui me concentre pour tous emps, et qui rechigne. wc. Pa. Encuntre mei grandilloent tuit. Anc. trad. des Ps., Ms. n°1, ps, 4a. Mult fremirent e grondillierent Des paroles ke cil diseit. Roman de Rou , +. 11265. GnonDiLu, s. m., yrondement, gro- 41. GRO 513 gnement, murmure, chuchoterie, rechignement, Mais pretz lo fseg temporal Que l'estin plen de enonnizm… Orgaelbs torna en canal De gnarsos ples de cnonptru. MancasRus : Quan la. Je prise plus le froid inconstant que l'été plein de chuchoterie. Avance rapidement orgueil de valet plein de re- chignement. 4. GRONGILL, s. m., gronderie, répri- mande. Tem per me son anoxcnt. RamsAuD D'Onancr : En aital. Je crains pour moi sa gronderie. 5. GAUNIMENT, 5. m., grognement, gron- dement. Ab gran cruxwrwzxr lor ira mostran. Eluc. de las propr., fol. 235. Avec grand grognement montrent leur colère. «sr. Grunimiento. 6. Groinc, caoNG, $. m., groin, mu- seau. Del ano1xe de veragnt. | T. pe Guraaup et DE Hucues px S. Cra : N Uc. Du groin de verrat. Par extens. Fer si lui de sotz son anona. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 55. Frappe tellement lui sous son museau. IT. Grugno. 7. GnoinGna , s..f., groin, trogne, mu- seau. Par extens. Sus en sa GROINGNA. RAMBAUD D'ORANGE : Louc temps. Sus en sa trogne. 8. GRULH, 5. m., groin, museau. — Loc. Par allusion au cochon de saint Antoine : Nos fan sai aparer lo GnuüLn d'Antong. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 94. Nous font apparaître ici le groin d'Antoine. 9. ENcnonDu Lan , v., gronder, plain- dre. . Ges no s’en ancroNDurILL. GuiLLAUME ne BERGUEDAN : Bernats dits, Que point il ne s'en plaigne. 65 514 GRO GRO GROS , adj., lat. onossas, gros. Lui œt dit moult grossièrement : … Eao cets. :! Hom fo mot larcs e mot glota de manjsr e de n'est point d'un bon roi que le premier il viole L 1: beore, per que en devenc Gnos otra mesara. V. de G. Faidit. Fut homme mvalt ample et moult avide de manger et de boire, c’est pourquoi il en devint gros outre gros. &sp. Gruesamente. PORT. 17. Grossamente. 3. GaosseT, adj. dim., grosset, asse mesure. Gnoszr per pelts e ben apert. Ab onos cap et ah anos bec. Non plus d'una fava cnossxras. | Deunes ne PRaDes , Aus. Cass. Devuvres px PRADES, fus. cas. Avec grosse lête el avec gros bec. Grosset per la poitrine et bien ouvert. Gran gol’ e cansss pansa. Nou pas plus grossettes qu’une fève. Ransaup DE Vaquainas : El s0 que. 1T, Grossefto. Grande gueule et grosse panse. h. GnossiER, adj. grossier, common. Un caossran aytal qual semblant. Brev. d'amor, fol. q. Une grossière image telle quelle. Que jogava un joc caossres. Le core pe Poiriens : Ben vuelb que. Qui jouail un jeu grossier. Fig. Trop passatz los decs De Dieu, quar es tan GROssA Vostra cobeitats. G. Ficuxsnas : Sirventes vuelh. Vous passez beaucoup les commandements de Dieu , puisque votre conveîlise est si grosse. Prov. T1 dich son Gros e il faich son menudier. Sonpas : Quan qu’icu. CAT. Grosser. rsP. (rosero. PonT. Gros”: Les da sont gros et les faits sont menus. cr. Grossiere, grossiero. | — État d’une femme enceinte. 5, Gnotsson, 5. f., grosseur. Senti si cnossa d'enfant. Car la caotssor V. de S. Monorat. Soven mena Se sentit grosse d'enfant. Lai la lenga On Ia dens a dolor. E. FoxaaLapa , ou Mancaneus : En âbn:. Car la grosseur souvent mène la langue là œæ !. dent a douleur. — Soulevé, agité. Tant es crossa la mars. VF. de S. Honorat. Taot est grosse la mer. usr. Grosor. Loc. Se dixon anossas parantes. #. et Vert., fol. 25. 6. Gnosseza, Gnossessa, s. f., grosseur. Se disent de grosses paroles. g | Sabstantiv. Longes del cros del det. Liv. de Sydrac, fol. 30. Longuers, ladeza, primesa ni anesm, que s0 dimencios corporals. Longues du gros du doigt. ue. de Les —8 Per mieg lo anos del cor li mes l'espient cayrat. Longueur. largeur. téauilé et — mt Roman de Fierabras, v. 3724. dimessions corporelles. "6 Te Par le milieu du gros du corps lui mit l’épieu carré. La Gnossessa es de .x. mes. Lett. de preste Jean à Frederic, ſol. Y. grossesse est de dix mois. 2. GROSSAMEN , adv., grossièrement. ANC. car. Grossesa. 257. Groseia. tr. Grosse::: Val mais vertat caossamzx dicha, Que messonja polidameus escricha. cAT. Gros. xse. Groso, grueso. roRT. tr. Grosso 7. Gnos, 5. m., gros, sorte de monnaie. G. Ousvien D'Ancss, Coblas triadas. En tot .1&L. montons, .IX. GROS, .1. pat. Vaut plus vérité grossièrement dite, que mensong: Tit. de 1428. Hlist. de Nimes, t. LL, pr. p. 2# poliment écrit. En tout trois meutons, neuf gros, un patsrd. An li dit mot GRosAMEN :.… Ir. florins d’ una part, et .vIL. Guos d'aur En ayeso, non es de bon rey Rag. des Etats de Provence, de 140: Que el premier rompa La ley. Deux florins d’une part, et sept gros d'antre Frag. de la V. de S. Georges. xsr. Gros. GRO GUA 515 8. Gnossa, 5. f., grosse, expédition , | Parts. pas. Candola es anenortsana, ela uo si copie d'un acte. den pus ajnster am Thay carnalmen. : Liv. de Sydrac, fol. 60. Ler lo saiary de la anossa del instrument. 7 drac, Fors de Béarn, p. 1094, Quand elle est engrossée, elle ne se doit plus unie . ,- avec lui charnellement. Pour le salaire de la grosse de l'instrument. asr. Engrosar, ronr. Engrossar. 17. Ingros- 9. Gaossan, v., grossoyer, expédier. sare: Notary… no aaossana tal instrament. GRUA , s. f.,, lat. cavs, grue. Fors de Béarn, p. 1096. Paeis vos dopteron mais que Gn04 falco. Notaire. ne grassoiers pas tel instrument. Rawsaup DE VAQUETRAS : Senher marques. Part. pas. Trayt e cnossat per maestre Helias | Puis vous redoutèrent plus que grue faucon. Rogier Un panc aarel en mon ponk,quenosn'av, Cout. de Sanssignac, de 1319. Am mais qu’ al cel una qaua volan. Extrait et grossoyé par maître Héliss Rogier. G. Fatbtr : Tant ai suffert. Un petit oiseau qui ne s'en aille pas, j'aime 10. IncROsATIU, ad}., augmentatif, co- | mieux en mon poing, qu'au ciel une grues volant. agulatf, propre à augmenter, à co-| CAT. A#c. ze». Grua. zsr. moD. Grulla, ronr. aguler. Grou. 17. Grua. Freior... es condensativa o rmonossaTiva. | 2. GRUIEB, GRUER, ad;., gruyer, à grues. Eluc. de las propr., fol. 25. Austor e faloon onuizs. Froid... est condensalif ou coagulatif. BrnTaanD px Bonn : Rasss. Autour et faucon gruyer. 11. INGROSSACIO, ENGROSSACIO , 5. f., Lo quart a nom fulco cruz. augmentation, accroissement. Dxupes De Paapes , us. cas. Ab lo qual pren mmonossacro. Le quatrième a nom faueon gruyer. Eluc. dedas propr., #ol.133. | “sr. Grullero. À vec lequel prond accroissement. GRUELA, corce. La xxGnossACIO de la vianda del malaute. UELA, s.f., éc a Trad. d’Albucasis, fol. 58. Albre mot grsnt e mot'espes de brances , , mais non avis fuelhas ni cnuur.a. L'augmentation de la nourriture da malade Hist. abr. de La Bible, M. 3 12. INGROSSAMENT, ENGROSSAMEN, s. 77., | Arbre très grand et très épais de branches , mais . . il n'avait feuilles ni écorce. accroissement , augmentation. Per maior 1NG@nOS#SAMENT. 2. EscnuLan, v., écorcer. Pren ENGROSAMER. Part, pas, Aquel albre era... sec e BsGAULAT. Eluc. de las propr., fol. 83 et 133. Hist. abr. de la Bible, fo). 3. Par plus grand accroissement. Cet arbre était. sec et écarre. Prend accroissement. 1T. /ngrossamento. GUABAROT, s. m., gabarote, batelet, canot. Que hom lur prestes ua ouasasor que los meses a Guardona. Qual cauza poiria far la femna que an- Docum. de 1410. Wille de Bergerac. GROLSSSS ? Qu'on leur prétéé ua bareles qui les mît à Guar- Liv. de Sydrac, fol. 76. donne. 19. EnGaoissan, ENGAURISSAR, v., en- | grosser, devenir grosse. it fai evfnt en cause pourrait faire que la femme d GUAFUR, s. me, glouton | gourmaud. Quan gnarengals e giugibres — Grossir. Au ler sazo ab mayns cuaruns. Vas la mieia nucg zNQRUAISSA sa VOIz. RansauD DE VAQUEINAS : Ar vey cscur. Naturas d’alcuns auzels. Quand goléga et gingembre ont Jcur saison avec Vers le minuit grossit sa voix. roaints gourmands. 516 GUE GUE GUARENGAL, s. m., gnéga, sorte de | 2. Guxnus, adj., louche. plante. | Nafra.… aelhs, els ret torts o cuxazss. Quan cuansnGaLs e giugibres Eluec. de las propr., fol. 68. An lor ça10. Blesse.… les yeux , et les rend tors ou louckes. RamsAUD DE VAQUEIRAS : Âr vey escur. Quand galéga et gingembre ont leur saison. GUARONA, s. f., lat. Ganuxana, Ga- GUERPIR , cuRPIR, GAUPIR, v., déguer- pir, abandonuer, délaisser, quiter, séparer. ronne, fleuve. S' iea at tengnt lonc temps lo vostre osul, A Toloza la gran que se sobre Guanona. No os pessetz yas leu lo m fassats ouarie. GuiLrause Ds TupsLa. P. CanptsaLz : De selbs. À Toulouse la grande qui est sise sur Garonne. Si j'ai longtemps tenu votre hôtel , ne vous im- GUELE, ad}., guéle, ce mot servait à ginez pas que vous me le fassiez déguerpir lac désigner une certaine qualité de soie. nes Aissi cuamprsc joy e deport. Que neguua persona non auze far mesclar Le coutz px Porrirns : Pas de chantar. ab ceda quaLa….. ni ab autra bona ceda.. ue- Ainsi j'abandonne joie et amusement. gunas autras cedas. leu mi eur? de lieys e m lays. Cartulaire de Montpellier, fol. 193. PIERRE D'AUVERGNE : Al descebnr Que nulle personne n’ose faire méler avec la soie Je me sépare d'elle et m’éloigne. guéle... ni avec autre bonne soie... nulles autres So qu'amar denria soies. | Gavp e mescre. GUENCHIR , v., empécher, détourner, P. GauniwaL : Ben teak per , , . Ce qu'il devrait aimer délaisse et mécroit. préserver, éviter, esquiver. NC. FR, Era vei qu'eu no m’en puesc ouencnia. Cil guerpirent Richart ki le durent garder. G. Farprr : Tot me cuidei. Far. Roman de Rou, v. 3156. Maintenant je vois que je ne puis m’en empécher. Si le guerpirent bi atre-vingts chers- anc. ra. No pot desturner ne guencir. 1 le guerpt lien quatre-vingts liers tuit ensemble. Mans DE Fnance,t. Il, p. 374. ViILLERASDOULX , p. 143. Et tout à droit sans faire tort Si vus Den querez, vus le truverez, ea vs Ne riens n’i guenchtst ne estort. le guerpissez, il guerpirad vus. Roman de la Rose, v. 19468. Anc. trad, des Liv. des Rois, fal. 166. Il ne peuat le cop grenchir. Sans pattir de là, et saus ce qu'il soit pos: Fabl. et cont. anc., t. IL, p. MAto. ble leur faire guerpir la place. 2. Gexcxipa, s. f, subtilité, tromperie, Arrests d'amour, p.865 ruse. 2. DeGurpin , v., déguerpir, délaisser. À totz los jorus de ma vida L’augels de Dieu no'’lh vol ajudar, e ot- No us farai de m' amor exxcurpa. auerss lo. UN TROUBADOUR ANONYME : Seinor vos que. , Liv. de Sydrac, fo. 75 A tous les jours de ma vie je ne vous ferai L'ange de Dieu ne le veut aider, et le déleisss subtilité de mon amour. Ja Domi Drieu non plassa omnipotan ARC. FR. Toz jors sot moult reuart de grenche. Que ja VOs DEGURPISQUA 8 mo vivas. Roman du Renart, t. 1, p.339. Roman de Gerard de Rossillon, fol. S Covient savoir gnenches et tors Qu'il ne plaise jamais au Seigneur Dieu tx: Et engien por soi garantir. puissant que jamais je vous délaisse de mon viva: Fable et cont. anc., t. LI, p. 169. GUERRA , cznaa, s. f., guerre. GUER , «4., louche, Guxnna mi plai, sitot cuxnaa m fan | Fig, Mai! pretz, quon iest mntz, sortz e GUEns! Amors é ma domna tot P an. | Pine D'AUVESGNE : Belh m’es qu’ieu. Brarrann 2e Bonn: Guerrae trehsit Ah! mérite, comme tu es muet, sourd et louche! Guerre me plaît, quoique guerre me font Asr | CAT. Guerxo. ANG. Esr. Güercho. 17. Guercio. ct ma dame toutc l'année. GUE Car tag son descofig li sieu En cella mortal quxnaa. V. de S. Honorat. Car tous les siens sont déconfits en cetts mortelle guerre. Grana mi play quan la vey comensar. BLACASSET : Gerra mi. Guerre me plaît quand je la vois commencer. Loc. Savis homs de ouzana. Roman de la prise de Jérusalem, fol. 7. Savant bomme de guerre. Non voill intrar en cuxanA ni en conten. BERTRAND DE Boax : Gent fai nostre. Je ne veux entrer en guerre ni en dispute. Greu pot issir de curn na. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 78. Difficilement peut sortir de guerre. Prov. Car de GuznnA ven tart pro e tost dau. Armgri DE PrGuILAIN : Gel que s’ irais. Uar de guerre vient tard profit et tôt dommage. CAT. ESP. PORT, IT. Guerra. 2. GUERRESTAIR, 5. m., guerroyage, AC- tion de guerre, de guerroyer. Tenon per GUKRRESTAIS. RausauD DE Vaqueinas : Leu sonets. Tiepnent pour guerroyage. | : 3. Guennt£R, GUERRER , 5. m., ennemi, adversaire. , Non ai ausantan pejor. B. ne VEnTaDoOUR : Lenquan vey. Je v’ai pas d’ennemi pire. Mas, de s0 ausanxa, es honratz Qui s’en ventga ni mal li fai. Un TBOUBADOUR ANONYME : Si trobest tan. Mais, quant à son ennemi, est honoré qui s’en __ \engeet lui fait mal. - Guerrier, combattant, soldat. Fo lo meiller cusanzr que anc fos el mon. V. de Savari de Mauléon. Fut le meilleur guerrier qui oncques fut au monde. ANC. rR. Ysengrin qui fu ses guerriers Et quai le haoit mortelment. Roman du Renart, 1. IL, p. 340. CAT. Guerrer, xsr. Guerrero. PORT. Guerreiro. nr. Guerriere, guerriero. 4. GUERREIRA, 5. f., ennemie. Que m’es mala e salvatga cusnartra. P. Vipas : Quant hom onratz. Qui m'est mauvaise et sauvage cnnemic. GUE Adjectv. fig. Per merce, qu’es cuxanzina d'orguelb. AnsauD De Manuriz : Us joys d'amor. Par merci, qui est ennemie d'orgueil. ANC. rh. 517 Car ainc en nule maniere Ne forfis Que fuissiez ma guerrière. Romancero français, p. 88. CAT. Esp. Guerrera. POnT. Guerreira. 5. GUERAKIAIRR, GUERRÆYADOR , 5. /., guerrier, guerroyeur, combattant. Molt devon esser ses paor, Segor e bon cuxnarrADon Selhs qu’ iran. AumER1 DE BELLINOY : Cossiros. Moult doivent être sans peur, rassurés ct bons combattants ceux qui iront. Adjectiv. Tos temps fust orgalhos e auznzayarns. Roman de Gerard ds Rossillon, fol. 86. Ea tout temps tu fus orgueilleux et guerroyeur. So mꝰ o somon qu’ eu sis GuzAñRztAïREz. Mancasaus : Auiatz del chant. Var. Cala me le commande que je sois guerrayeur. caT. Guerrejador. zsr. pont. Guerreador. 17. Guerreggiatore. 6. GuEnREIAR, V., guerroyer, com- battre. Tro m fets Angles ouxanran. RaxBAUD DE VaQuEtRas : Del rei d'Aragon. Jusqu'à ce que vous me fites combattre les An- glais. Fig. Vaelh be qu'Amors m’ asalhs E m cuxnrazt matin e ser. PEyaoLs : Manta gens. Je veux bien qu'Amour m'’assaille et me combatte matin et soir. Atressi m’ ai GUERREIAT ab Amor, Col francx vasals cuxaa&r ab son senhor, Qne ill tol sa terr’a tort, per qu’el cuxanzara. | © RatwoxD De Mira vas : Dons. J'ai combattu ainsi ayec Amour, comme le franc vassal combat avec son seigneur, qui lui enlève sa terre à tort, c'est pourquoi il guerroie. ANC. PR. Si guerroioit un sien voisin. ManñtE DE Faance ,t. 1, p. 98. 1] avoit guerrojet son beigneur droiturier. Chronique de Cambray. car. Guerrejar. use. ronT, Guerrear, ir. Gucr- reggiare, gucrriarc. 518 GUI GUIDA , oun , 5. f., guide. Jhesus Crist nos a mostrada Via, qu'es del ver gaug GUtDA. G. Riquier : Vertats es. Jésus-Christ, qui est guide du vrai bonheur, nous a montré la voie. Qa’ ab vostre filh nos siatz bona eura. P. CarDINAL : Ua sirventes. Qu'avec votre fils vous nous soyes hon guide. — Guidon. | Tort porta senheira, - Et Orguelh la Gura. P. CARDINAL : Qui ve gran. Tort porte l’enseigne, et Orgueil le guidon. Tantas senhas, de Gu1as e tans penos. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 78. Tant d’enseignes , de guidons et tant de penvons. ABC. FR. Et l'œil ma seule guide en l'amoureux voyage. Premières œuvres de Desportes, p. 116. _ Guide pour luy bien arrestée, FoncADEL, p. 112. Sois gayde de ma gnyde, et mes sens illumine. P. Hæxoxuon, p. 1. CAT. ESP. PORT. Guia. 1T. Guida. 2. GuiT, s. m., guide, conducteur, con- duite. Fo en aurrs e capdels .s. coms Girans. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 83. En fat guide et chef un comte Giraud. Roma enganairitz, Quꝰ etz de tots mals eurrs. G. Ficuriras : Sirventes vuelb. Fig. . Rome trompeuse, qui êtes guide de tous maux. Un troubadour a employé ce mot au féminin. ⸗ Sera ns la aurrs Sobr els fals fellos, descauszitsz, GavauDax Le VIEUX : Senhors per. Nous sera le guide contre les faux félons , infâmes. Loc. Si aquest curr Amors far mi volia. LE MOINE DE MONTAUDON : Aissi cum cel. Si Amour me voulait faire cette conduite. Que m denbet en eur aver. PIERRE D'AUVERGKE : Gent es entr’ om. Qui me daigna avoir pour guide. ANC. CAT, Guitz. GUI 3. GUIDATGE , OUIZATGZ, GUIATGE, GtI- DONATGE, $. M., conduite, direction, sauf-conduit, sauvegarde. Donatz me GuipaATGs que m men’ a salsa ment. GutLLAuURE 0e Tupeta. Donnesz-moi conduite qui we mène à salut. En bona companhis et en segur Guimaret. V. et Vert., fol. 103. Ea bonne compagnie et en sûre direction. Mas si m prezes Amors en son GUIarci. Le mouxe DE MonrauDox : Aissi cumselh. Mais si me prenait Amour sous sa sausegarde Ab lai ai cuiponarce, Joc e gauge joie ris. PIERRE D'AUVERGRE : Rowiabdl. Avec lui j'ai sauf-conduit, badinage et plus et joie et ris. — Droit de guide. Pezage ni GUIATGS. Cout. d'Alais. Arch. du Roy.,K.8. Péage ni droit de guide. ANC. CAT. Guiatge. ANG. «sr. Guiage. tt. Cu: daggto. 4. Guipanex, s. m., direction, conduite. Lo cors vay segaramen pel curpamar del oilbs. Per lo cuipawzn d'un’ estels. Liv. de Sydrac, fol. 56 et 119. Le corps va sûrement par la direction des seus. Par la direction d’une étoile. anc. FR. À voulu Île ciel, comme instremer!, De son pouvoir être le guidement. J. Boucurr, triomph. de François Ket, fol ABC. 2er, Gaiamiento. 17. Gindamento. 5. Guisansa, s. f., action de guider, di rection, sauvegarde. Qui a vostra GuIsANSA. UN TROURADOUR ANONYME : Flors de Pare Qui a votre sauvegarde. 6. GuUIDAIAER, GUIAALRE, GUIADOR , GUI- SADOR , 5. M., guide, conducteur. Cuĩ sens non es ourparRE, No sab ni pot a rep traire. Girau» pe Bospunt : & es eamier: Celui à qui sens n’est pas guide, .ne sait ni pe mener à bonne fin. Ar es mortz selh que degr esser Gursarar. Lo miclks del mon, de totz los joves bos. GirAUD DE CALARSOK : Bell senher « GUI Maintenant est mort celui qui devrait être con- ducteur, le meilleur du monde , de tous les jeunes bons. Garda que ses aurADUR no t metas en Îa viz. Trad. de Bède , fol. 80. Garde que sans guide tu ne te mettes en la route. Nostre Senher Diens anava lur davant... e fo lor ouisanon. Hist. abr. de la Bible, fol. 30. Notre Seigneur Dien leur allait devant... et fut leur guide. axc. rr. Conduisières des os et guières de ba-| GUIL, s. m., tromperie, tailles. Rec. des hist. de Fr., t. III, p. 289. Devindrent guidenurs et gouverneurs des marchans. Monsrrezxr ,t. III, fol. 86. Les maistres guydeurs d'une nef. G. Tony, Trad. des Politiques de Plutarg., fol. 33. car. as. PORT. Guiador. 1Tt. Guidatore. 7. GuiDAR, GUIZAR, GUIAB, %., guider, conduire, diriger. Aissi com la clara stela Guipa las naus e condai, Si euina bos pretz selui Q'es valens. FouquET pr Romans: Aissi com. Ainsi comme lu claire étoile guide et conduit les navires, ainsi ben mérite guide celui qui est méri- tant. Selh qui eurper tres reis en Betloem. Poys px CarDuEiL : Er nos sie. Celui qui guida trois rois en Bethléom. Auoc l’entsesemh faits ab bende De Is jupa del" rey d’armar, Que ill baîklet, no lo poe auszan Qu’om ab coltelhs tot no’l fenda. Benyrann ps Bonn : Qum vey pels. Oncques l’enseigue qu’il lui donne, faite avec une bande du pourpoint du roi d’armes, ne le put diri- ger qu’on ne le fende tout avec couteaux. Qui autre a salut oura, Veuir den a salvamen. P. CaaninaL : Jhesum Crist. Qui guide un autre à salut, doù venir à sasvement. Fig. Part, pas. Lo rey tenc per mal cosselhet De Fransa, € per piegz GUISAT. BaacnAnp DE Bon : Jeu chan. Je tiens Le soi de Francs pour mal consaillé, et pour pirement guidé. ANC. FR. Il ne tienent reson ne droit GUI - Ne nos sevent guier à droit. Fabl. et cont. anc., t. 11, p. 334. À li debvent entendre, € il les maine € guie. Rogier sun fils la tierce guie. Roman de Ron, v. 3929 et 6674. CAT. SP. PORT. Gufar. 1T. Guidare. 519 8. Drescuinan, v., égarer, dévier. Fatz assaber que Karles no s D&sGu: DA. Ausron SEGRET : No sai. Fais assavoir que Charles ne s’egare. moquerie. Leys que non pren en quiL Mos bos digz. . Rarsomn De MinAvaL : Aissi m tenc. À celle qui ne prend cu mogueris mes beaux propos. 2. GoOILA, GILLA , s..f., tromperie, men- songe , moquerie. Lauhs, per lieys lauzar, no pot dir autna. Fozquer ps Lune : Tant fin’ amors. Nul , pour la louer, ne peut dire mensonge. Ben sai que li mal parlador, Car voill de lor @rLLas ver dir, M' en appelaran sofridor. ‘ BEaTaanD DE Bonn : Coris c guerres. Je sais bien que les méchants parleurs , parce que je veux de leurs tromperies dire le vrai, m’en ap- pelleront endurant. AEC. vn. Cil qui savoit assez de gitile. Roman du Renart, t.1,p. 183. Mais li begins, li pappelars Qui plas seit gille que reuars. Fabl. et cont. anc.,t. 1, p. 116. 3. GuiLLanos, s. m., trompeur, men- songer, moqueur. Quan vey que”l ric baron metran So don eron avar e QUILLADOR. B. AnnauD pe MonTcue : Ancmais. Quand je vois que les paissants barons dépenseront ce dont ils étaient avares et trompeurs. ANC. rh. Puans vilains et ors et lierres, Este-vos devenuz guilierres ? Roman du Renart, t. 11, p. Bi. Et eil sout si mice et si fol Et guileor et lasche et mol. Pabl. et cont. anc.,t.1l, p.311. h. GuiLan, v., tromper, se moquer. Mas iou no trob entre mil Un qu'en las siees fagz no eur. Aueert pe Bezzinoy : Pos lo gars. 520 GUI GUI Mais je ne trouve entre mille un qui en ses faits Part. pas. ne trompe. Floripar a QuinmaAT Molmniset de Goruat. Mos cors d’amarse GuILA. . - Roman de Fierabras, v. 2145. Raimonp DE MinavaL : Aissi m. Floripar a regardé Malmuset de Gormat. . Mon cœur se trompe d'aimer. GAT. Guinyar. ase. Guirar. 17. Ghignare. anc, F8. Tant lor oi mentir et guiller ; | Que je ne sai entr’ aus parler. GUINIER s GUINDOLIER , S. M., cui⸗ Fabl. et cont. anc., t. II, p. 311. gnier, guindolier, espèce de cerisier. Car tant de gens se sont mis au guiller Gumportan per GUINIER. K'à poine iert mais conus fins amis. Leyÿs d’amors, fol. 69 Ains vueil qu’el me trait bault Guindolier pour guignier. Sans guiller et sans mentir. caT. Guinder. Le Ror DE NAVARRE, ch. 11 et 26. k Que par moi soit loial amor ghilée. GUIRBIA , s. f., chäâsse, cassette. Le cowTr D'ANJOU , m8. 7222, fol. 4. Fetz far doas Guirsras guarnidas d'aure d’argen en las quals mes los cors sanbs. Trobet en la sagrestia una Gurnnra d’arsea. GUIMAR , v., bondir. Fig. Mos cors de gaug sulh e cutma. Aquesta GurasIA era sagelada. RausauD D'OnAnGE : Una chansoneta. Cat. dels apost. de Roma, fol. 134 et 39. Mon cœur de joie saute et bondit. Fit faire deux chésses garnies d’or et d’argent en lesquelles il mit les corps saints. GUINER , 5. m °, renard. Trouva en la sacristie une chésse d’argent… Cett- Porcier, cara de Guixxn. chésse était scellée. T. pe Forquer er DE Poncter : Porcier. . . . Porcier, visage de renard. GUISA, GuIA, s. /., guise, manière. or: . façon, sorte. GUINH, 5. m., guignement, action de F0; e guigner. Ce mot est venu de l’ancien allemand S’ il fai parventa WELSE, qui signifiait #anière, mode, ele. Qa’ el eurxa ni l’haelh lor vire. P. Rocixas: Tan no plou. Si elle fait semblant que le guignement et l'œil elle leur adresse. Am sol lo curxx dels ueills amdos. Germanis superioribus vocsbalum est wars. quod morem sec ritum ac modum signifcat. CLuvenius, #ntig. germ., 1 1, c. Q. Voyez WacuTER, v° Weiss. Trad. de l'Évang. de Nicodème. No sai en qual aura m fai nats. . ; Le cours pe Poirtens : Ferai un vers Avec le seul guignement des deux yeux. , en Gui50 Je ne sais en quelle manière je fus né. — Esta ben qu’ien aprenda 2. GUINHAR, GUINIAR , v., guigner, lor- En qual auiza viu besonhos. . ; Guriiauxe pe Bacaux : Mon vers. guer, regarder, faire signe. Il est bien que j'appreane en quelle mamière :” le nécessiteux. Aisi m'a tot Amors vont e virat D’ entres afars, e tornat a sa Gutxa. AsxauD DE Manuxis : Tot quant res. Ainsi Amour m'a entièrement changé et détosr: d'autres affaires , et tourné à sa guise. No us deuharia sol curwman. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 66. Ne vous daignerait pas seulement guigner. De sai guarda, de lai Gutxna. Mancasaus : Dirai vos. Decà regarde , delà guigne. Gurauxr li adoncs Symon P., e dis ad el: « Qual es de qui o dis? » — Genre, espèce. Frag. de trad. de la Passion. Car l'an son gran, l’antre menor, Simon Pierre regarda alors vers lui, et dit à lui: LVautre petit de bona Gursa. « Qui est celui de qui tu dis cela ? » Drupes DE PRADES, dus. cass. Part. prés. Sos oils es riens et cuinrans. Car les uns sont grands , les autres moïndres, le Trad. de Bède, fol. Go. autres petits de bonne espèce. Son œil est riant et guignant. Proezas son devisas, GUI E prets de mantas ourzas. Ansaup DE Manuere : Ranos cs. Prouesses sont diverses, et mérites de maints genres. — Avis. J Loc. Guillem, prims iesten trobar, a ma Gu14. T. pes DEUX GUILLAUME : Guillem prims. Guillaume, tu es ingénieux à composer, à mou avis. ANC. FR. | Chevals quistrentet armes à la guëse franchoise * Roman de Rou, v. 1305. CAT. ESP, PORT. IT. Guisa. Ady. comp. Si cum sel qu’es tan grevaiz Del mal que non sent dolor... Dx eursa in sai oblidatz. . Forquer nr Mansriir : Si cum sel. Ainsi comme celui qui est si accablé du mal qu’il me sent douleur. de méme jé me suis oublié. Prép. comp. À Gutsa pe lairo. Poëme sur Boëce. A manière de \arron. A eurta px fin amador, Ab franc cor, humil et verai. AnnauD DE MARUEIL : À guisa. A manière de fidèle amant, avec cœur franc, humble et vrai. - AHC. PR. 7 , Ne se contindrent mie à guise de félon. Roman de Rou, v. 2774. ANC. ASP. A guisa de sages .ombres establecia raciones. Poema de Alexrandro, cop. 273. 1T. À guisa d’un cane. A guisa d’animali brati. Boccaccio , Decam., 1, 1 et 2. Conj. comp. Cunt hom amayestra la causa, que non deu pezar, ps Gu1sa QUE sia plus pezans. V. et Vert., fol. 17. Quand on arrange la chose , qui ne doit pas peser, de manière qu’elle soit plus pesante. Ex GUVIA [ Que s amor volis. . . G. RiQuisn ? Gaya pastorella. En sorte que je voulais son amour. ss, De tal guisa que ningnn miedo non bso. S Poema del Cid, v. 1500. FORT. Espaco la de guisa que tres homens d'armas Podiam ir a par folgadamente por ella. Cron. del rey D. Joano I, cap. 169. __ 2. Acuisar, v., affaiter, arranger, dis- poser. 11. GUI . Vies, jorns tots dreits davant abril, Den hom son agzel aGvisan . Aïssi que meills deia wudar. Devupes De PAADES, Auæ. cass. Huit jours tous justés avant avril, on doit affaiter son oiseau ainsi qu’il doive mieux muer. Bat 11h vos AcuIsAnAN Cum ja joys non aïiatzi GimauD DE Borne : Lo deuts chanta. Ils vous disposeront de sorte que jamais vous n'ayes joies. Fig. ESP. Aiguisar. 3. DESGUISAMEN, DESCUIZAMEN , 5. M., façon, genre, manière, différence, diversité. | Co ‘ls savis e ‘ls homes au lor perfazemens, Tot en aissi com son de motz DESGUIZAMENS. Auzels, peysos e bestias de motz xsGUIZAMNS. , Fo partida per sorts en mains DESGUISAMENS. Pignaz De Conssac : El nom de. Comme les sages et les hommes ant leurs perfec- tions , tout par ainsi comme ils sont de beaucoup de manières. Oiseaux, poissons et bêtes de beancoup'de genres. Fut partagée par sorts en maintes manières. &. Decuisasze, adj., changeant, di- vers , différent. | Chausss cofeitas en DEGUISABLA maneire. Dscevtsasna volontaz. | Trad. de Bède , fol. 46 et 5. Choses confectionnées en diverse manière. Volonté changeante. | 5. Duscuisan, DESGUIZAR, v., déguiser, transformer, diversifier. - © En aisi'l poiretz DaSGuIzAR. DEupes De PRADES, Aus. cdss. . Par ainsi vous le pourrez déguiser. En cantas guizas se DesGurza lo demoni. Cant el se pasauiza en forma d' angel. F. et Vert., fol. 61 et 62. Ea combien de façous se transforme le démon. Quand il se déguise en forme d'ange. Part. pas. Ni per faitr bsscuizarz. G. RiqQuier : Aitau grans. Ni per faits déguisés. ‘Una beatis meravilhoramens desfigarada e DSSQUIZADA. à ; V. et Vert., fol. 6. Une bête merveilleusement défgurée et déguisée. 66 bas GUS Comeuseran 4 purlar en pascuisanas lengas. Trad. des Actes des upôtres, ch. 2. Commeucèrent à parler en langues diversifides. 6. Desacuizar, v., déranger, changer, transformer, reuouveler. Quan se pasacuisa P ans. Ginaup px Boaxuiz : Era quant. Quaad se renouvelle l’année. GUISCOS, adj., rusé, habile, prudent. Esser contra enemicx, Per esquivar son dam, Guiscos.…. Si fort non es Guiscos, Soven er enganat, | Nar De Mons : Sitot non es. Être rusé contre ennemis, pour éviter son dom- GUS Al tocsment'et al eusranuzrr. La lengua que es istrament de GUsrAmErT. Eluc. de las propr., fol. 28 et 35. Au toucher et au got. | La langue qui est instrument de got. Atroba cusramsaT de sanc en ls sus boca. Trad. d'Albucasis, fol. 54. Trouve got de sang dans sa bouche. ‘ANC. CAT. Gustament. rr. Gustamento. 2. Gosr, s. m., lat, cusrus, goût. Una sabors dins la cor que ve de malt susu GOST:. Fig. Per aquest coral cosr de divina sapiens. ‘ Trad. de Bède, fol. 18. Une saveur dans le cœur qui vient de gos£ très sure. Par ce cordial got de divine sagesse. CAT. Gust. xsr. Gusto. PQRT. Gosto. tr. Guse mage. Si fort il n’est rusé, souvent il sera trompé. 3. Gusrariu, adj gustatif e 9 2 . e Mas pero l’apostolis qu’ es savis e cutscos. GuiILLAUME DE Tupeta. Mais pourtant le pape qui est sage et prudent. Pros en armas, e fort ouiscos en cavalairia. Cat. dels apost. de Roma, fol. 166. Preux en armes , et fort habile en chevalerie. a, Guiscosia, 5. f., ruse, habileté, pru- dence. , Guiscosta ” Que ten d’obs a tot dia. Nar ne Mons : Sitot non es. Prudence qui tant de besoin fait chaque jour. GUISQUET., s. m., guichet. Bocals e gueridas e GOISQquxT. GbiLtLAUNE DE Tunes. Défilés et guérites et guichet. GUITARA., s. f., lat. CITHABA, guitare, Amor te s0s enamoratz Tot jorn alegres e paguaiz, Miels que lautz ni GUITARA. Brev. d'amor, fol. 193. Amour tient ses amoureux toujours joyeux et contents, mieux que luth et guifare. CAT. ESP. PORT. Guitarra. 17. Chitarra. GUIZIER , s. m., gésier. Mangero de son auizisr. Cat. dels apost. de Roma, fol. 4a. Mangèrent de son gésier. GUSTAMENT,, s. m., goût. Desplaser el sen GusTATIU. La virtut GUSTATIVA. Eluc. de las propr., fol. 270 et 45. Déplaire au sens gustaiif. La faculté gustative. 4. GusrasLe, ad}j., appréciable au goit, susceptible d’être goûté. Causas cusrazcas. La causa cusraxza. Eluc. de las propr., fol. 45. Choses appréciables au goût... La chose suscep- tible d'être goñtée. zsr. Gustable. 5. Gosran, v., lat. cuüusrane, goûter, tâter. La boca d’ome si a dos offcis : cosras, s es maujar e beure, e parlar. F. et Vert., fol i9 La bouche de l’homme a deux emplois : gout. c'est-à-dire manger et boire , et parler. . Fig. Jaruais d’aital paor K. non cosr. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 16 Jamais Charles ne goûte de telle peur. Substantiv. An he sentir et odorar, Auzir et vezer e GOsrAR. Bree d'amor, foi. 5. Ont bien le sentir et l’odorer, l’ouir et le voir a le goûter. . ANG, ESP. Pero aunque ome non gas la pera del perz ARCIPRESTE DE HLiTa , cop. 144. CAT. ESP. MOD. Gusfar. PORT. Gostar. rr. Gr- tare. HAB 6. Pracosran, 7., goûter avec atien-|7. Paseusran , v., lat. raacusrane, dé- tion, savourcr. Per aquel coral gost de divinn sapienss Pua- GOSTAN las sobeirauas chaussas. Trad. de Bède ; fol. 18. Par ce cordial goût de divine sagesse nous savor- rons les choses suprêmes. H, s. m., huitième lettre de l'alpha- bet, h. Aquel x fay aqui so engal uns consonan. Leys d’'amors, fol. 8. Cet À fait Jà son égal à une comsohne. Aquesta significatio si deu scrieure ses ha- spiracio que es n, Eluc. de las propr., fol. 225. Cette signification se doit écrire sans aspiration qui est À. Aqaesta figura n no ss letra, segon que diao Li actor. Leys d'amors, fol. 5. Cetie figure À n’est pas lettre, selon que disent les auteurs. HABIL, asux, adj., lat: mabizis, ha- bile, apte, propre. A recebre impressio de forma es plus masic. Elue. de las propr., fol. 130. À recevoir impression de forme est plus apte. Asrzus a recebre las enfluenses luminosas. L'Arbre de Batalhas, fol. 250. Propre à recevoir les influences lumineuses. cart. ssr. Habil. 1r. Abile. 2. Ha»airar, s. /., lat. MABILITATEM, habileté, aptitude , facilité. En lors movements... mailor HABILITAT. Eluc. de las propr., fol. 131. Dans leurs mouvements... plus grande facilite. car. Habilitat. asr. Habilidud. roar. Habili- dade, rr. Abilità, abilitate, abiltade. 3. HABILITAR, ABILITAR, V., exercer, rendre apte. No devon autra causa pensar que si ABILI- TAR en armas. L'Arbre de Batalhas, fol. 93. HAB 523 guster, goûter d'avance. Medecina amara ah'dossa deu palliar, et de la amara rREGUSTAR. Eluc. de las propr., fol. 104. Doit pallier médecine amère avec douce, et gmiter d'avance de l’amère. ir. Pregustare. H Ne doivent autre chose penser que s’érercer aux armes. Part. pas. Foro may aaAmLrrars en operacio. Eluc. de las propr., fol. g. Furent davantage rendus aptes au travail. CAT. ssP. PORT. Habilitar. 17. Abilitare. HABIT, asir, s. m., lat. manirus, habit, vêtement. El tolgues l’aAsrr de mungia. V. de S. Honorat. Et lui Ôôtat l'habit de monachisune. Prov. L’asrr no fa pas bon religios. V. et Vert., fol. 68. L'habit ne fait pas le bon religieus. — Port, contenance, complexion. Aaquel qp’ es amayres a l’uasrr, s0 es la ma- niera e 1 saber d'amor. Leys d'amors, ſol. 50. Celui qui est amoureux a la complerion, c’est-à- dire la manière et le savoir d'amour. cat. Habit. xsr. pont. Habito. 1r. Abito. a. Hasrri, AniTi, s. m., habit, vétement. De sancta mongia l’asrrr lur a dat. Ell e sua filh vesti d'asrTrt de mongis. V. de S. Honorat. De saint monachisme leur a donné l’Aabés. Lui et son fils il vétit de l’Aabit de monachisme. 3. HaBILEREAMENT, 5. M. , habillement. Exceptat son HABILHAMENT. Fors de Béarn, p. 1088. Excepté son habillement. Que la confrairia aya HABILLAMENS per ela. Tic. de 1535. Doar ,t. XC, fol. 212. Que la confrérie ait Aabillements pour elle. xsp. Habillamiento. HABITAR , asian, v., lat. masirane, habiter, demeurer. 5a4 HAB Donex ges no den hom valens masrran Ab home ric, vil, escas e tenen. R. GacceLu DE Bezrens : Un sirventes. Donc homme de mérite ne doit point habiter avec homme puissant , vil, avare ot tenace. So es pueg hont Diens nasira. V. et Vert, fol. 66. C'est montagne où Dieu habite. L'isila tornara guasta… E non s’astranA de cinquants tres ans. V. de S. Honornt. L'ile redeviendra déserte... et ne s’habitera de cinquaute-trois ans. Fig. Dels sancts e de las santtas que nAsITON en Dieu. F. et Vert., fol. 58. Des saints et des saintes qui habitent en Dieu. Part. prés, empl. substantv. A totz los magtrANs et a las habitairitz. Tit. de 1265. Doar, t. XCI, fol. 178. À tous les habitants et aux habitautes. Si I ve ni l’au nies sos ABITANS. R. Gaucern DE BEZIERS : Un sirventes. S'il le voit et l’entend et est son habitant (hôte). Part. pas: Era adonc bons luecx e de gent ABITATZ, ...ar es desamparatz. V. de S. Honorat. Était alors bon lieu et de gens habité,.… mainte- nant est abandonné. CAT. ESP. PORT. Habitar., 17. Abitare. 2. HastiTasze, adj., lat. HABITABLE , habitable. , No sera RABITABLES, ans sera coma us desertz. Liv. de Sydrac, fol. 72. Ne sera habitable, au contraire sera comme un désert. De tota Ja terra HABITABIA. Eluc. de las propr., fol. 163. De toute la terre habitable. cat. zasr. Habitable vorr. Habitavel. rr. Abitabile. 3. ENHABITABLE, ad}., lat. 1NHABITARi- Len , inhabitable. Habitables et zNWABITASLES. Tic. de 1464. Dour, t. CXXXIX, non paginé. Habitabies et irnhabitables. car. xse. /nhabitable. ronr. Inhabitavel, 17. Inabitabile. . M. HaBITACIO, BABITACION, 5..f., lat. ma- grraTionem, habitation. HAB Luenh de la sanrracrox dels homes. V. et Vert. fol. 85 Loin de l’habitation des bommes. Fig. Diens ell meteys, que es mAB1TACIO dek vivens, s0 es dels sancts. V. et Vert., foi. 58. Dieu lui-même , qui est habitation des vivaau. c'est-à-dire des saints. caT. Habitaci6. nse. Habitacion. roux. Hek- tacäo. 11. Abitazione. 5. HaBiTACLE, AaBITACLE, 5. m., lat. HABITAC#LUM , habitacle. Diens, tu que fist tan bel miracle, Met me el tieu sant naAnITACLs. Fozquer px MansxiiLe : Senher Dieus. Dieu , toi qui fis si beau miracle, mets-moi e ton saint habitacle. Fig. Establist AsrrAcLz, € lo fesist A Dieu de cel appareyilat. Trad. d'un Evang. apocr. Tu établis habitacle, et tu le fis préparé au Dies du ciel. AC. FR. As ciex firent lor habiracies. Roman de la Rose, v. 541. Se retire aux tumbeaax, habitacle d'horrear. R.Ganxien, trag. de Marc-/#ntoine, acte IV, se. 1. 6, HaBiTacoL , ABSITACOL, s. M., habi- tacle, demenre. Elbs passero oltra, e vengro vays lur manxr- TACOL. PRILOMXEXA. Ils passèrent ontre, et vinrent vers Leur demesre. L’ABITACOLS es generals La terra de totz animals. Bree. d’amor, fol. à La terre est La demeure générale de tous les animaux. sse. Habitacuio. xx. Abitacolo. 7. HABITATFOEB, s. m., habitation, do- micile. Persona aqui avell RABITATGE. Tit: de 1294. Dour, t. XCVII, (ol. 250. Personne ayant là habitation. it. Abitaszio. 8. HaBiTAIRE, ABITAIRE, MABITADOL. ABITADOR, 5. 2n., lat. masiTaron, h:- bitant. HAB Casous ascratazx de Monpeslier. Cartulaire de Montpellier, fol. 51. Chaque habitant de Montpellier. Donarem tantas de noblas possessios que totx los manrrabons d’aqui payran estar hon- radament. | : PuiLOMENA. Nous donnerons tant de nobles possessions que tous les habitants de là poarront être honorablement. A San Salvador et als anrrapons de La gleisa de Biule.. | Titre de 1090. A Saint-Sauveur et aux habitants de l'église de Biule. - Nat de la vila de Monpeslier et antTanon d’aquella. | Cartulaire de Montpellier, fol. 120. . Natif de la ville de Montpellier et habitant d’icelle. anc. rr. Li sercles e li habiteour de lai. Anc. trad. du Psaut., Ms. n° 1, ps. 23. La cité est bien lavée du sanc aas habiteurs. JoinNviLLe, p. 128. Loing, loing habitateur des cavernes fanébres. La Bopenix , Hymnes ecclés., fol. 259. Et d’Athenien esté fait habitateur de l’isle Andros. | G.'TorY, Trad. des Politiq. de Plutarque, fol. 37. CAT. asP. POAT. Habitador. 17. Abitatore. 9. HaBiTAIRITZ, HABITAYRIS, s. f., lat. HABITAfRIX , habitante. À totz los habitans et a las mantTatnirz. Tit. de 1265. Doar ,t. XCI, fol. 198. A tous les habitants et aux habitantes. Adject. Persouas..…. BABITAYAIS d’alcuna vila. Rég. des états de Provence, de 1401. Personnes... habitantes de quelque ville. xsP. PORT. Habitadora. 1r. Abitatrice. HABITUAR, asitruas, 2, lat. Hani- ruane, habituer. Part. pas. Sia en son cors AsrruaDa véluntat de vinre castament. V. et Vert., fol. 92. Soit en son cœur volonté habituée de vivre chas- temeut. En parlant des ecclésiastiques ‘atta- chés volontairement au service des pa- roisses. Los autres capelas, confraires non cathedrals, collegials ni HABITUATZ, se trobaran al fore- stol am surplis vestitr. Tit. de 1535. Doart, t. XC, fol. 211. HER 525 Les autres prêtres, confrères non cathédraux , col- légiaux ni habitués, se trouveront au lutrin avec surplis revétus. CAT. ASP. PORT. Habituar. 17. Abituare. 2. HaëiTuaL, adj., lat. mAsITUALES , ha- bituel, usuel. Aytal mot son dig saurTTaL. Leys d'amors, fol. 50. De tels mots sont dits habituels. CaT. ss». PORT. Jabitual. 1r. Abituale. 3. Hasirur, s. f., article, l’une des par- ties du discours. Quoras den hom pauzar nasrTUTz ni co- ras no. Las dictios masculinas han lor proprias mA- srruTz, e las femininas aquo meteysh. Leys d'amors, fol. 59 et 58. Quand on doit poser articles et quand non. Les mots masculins ont leurs articles propres, et les féminins cela de méme. HER , mIER, ER, 1ER, ado., lat. meni, hier. . Reys Castellas, ges vostre pretz no col De melhurar, q'oi val pro mais que nue. AIMERI DE PEGUILAIN : Si com L’ acbres. Roi Castillan, votre mérite ne glisse point d'amé- liorer, vu qu'aujourd'hui il vaut beaucoup plus qu’hier. Loc. Mais haey s’ oblida aco d'arxa. PIERRE D'AUVERGKE : De Dieu no us. Mais aujourd’hui s’oublie cela d'hier. Iea l’am totz jornz, sempre mais hoi que za. ALBERTET : Atrestal val. Var. Je Paime toujours, sans cesse plus aujourd’hui qu’hier. Ten se det , et huey s’ estrais. RaAtMOND DE MinavaL : Tals vai mon chan. Hier se donna , et aujourd’hui se retire. Ady. comp. L'AuTR’ 1x8 trobei la bergeira. G. Riquix : L’autr’ ier trobei. L'autre jour je trouvai la bergère. L’ aura” un fuy en paradis. Le moine pe MonrauDox : L’autr’ier. L'autre jour je fus en paradis. Prép. comp. Si m'ai pessat pus 1a8 - Qu’ el fazes de tal razo. Giraun DE BORNEIL : À penas sai. Ainsi j'ai pensé dès hier que je le fisse de tel motif. ” axC. FR. Ne veil hui pas si jeaner Comme ge fis er, par seint Jaque.. HER Je ne manjai très avant er. Roman du Renart, t. III, p. 91 et 131. L'autr'ier chevauchoie de lez Paris... Nous venions l'autr'ier de joer et de resver. Ricxanp De SEMILII. Ess. sur la Mus., t. II. | p- 214 et 217. Ha ! quand j'ouy l'autrehier, il me souvient, Si fort crier la corneille en an chesne. CL. Manor , t. LI, p. 300. suc. car. Fr. xsr. Ayer. 17. ler, l’altrier. 526 2. Ansxn, acto., lat. henisxno, hier soir. Senher, vecvos Folquet que venc arszn. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 19. Seigneur, voici Folqaet qui vint hier soir. ANC. ra. Qui dort si forment que il semble qu'il fast ersoir yvres. Rec. des hist. de Fr., t. III, p. 166. Le lingnages ssinte Marie Est hui plus granz qu’il n'ere ersotr. Fabl. et cont. anc., t. 11, p. 296. Mes cosins dit que il estoit, Més ersoir mangier me voloit. Roman du Renart, t. III, p. 130. ir. Iorsera. HEREGIA , RRETOIA, 5. f., lat. HERE- sts, hérésie. Mabs reys e mans apoestatz À mes en BERRGIA. | V. de S. Honorat. Maints rois et maintes puissances a mis en hérésie. Lai definet en zxaxTGrA , segon c’om ditz. V. d’Aimeri de Péguilain. Là il mourut en hérgsie, selon qu'on dit. CaT. Heretgia. use. Heregia. rorT. Heregia, keresia. 1r. Eresia. 2. HERETGr, MERETIE, ERETCF, adj., lat. menrricus, hérétique. N’Esquiva fo uerroua…. N’Auda, la maire. e sa sor foro RER£TGAS. Tit. du xin siècle. Doar, t. XXXII, fol.-260. Dame Esquiva fut kérétique.…. Dame Auda, la mère... et sa sœur furent hérétiques. Substantiv. | Diguas me, tu #xR&TIE, par] ap me un petit. JzARN : Diguas me. Dis-moi , toi hérétique, parle avec moi un peu. Cam fan los sxnxrezs e los inenescrezens que volon mezurar lur entendemen e lur razo a la mezura de la fe. V. et Vert., fol. 102. HER Comme fent les Agretiques et les -mécréents qui veulent mesurer leur entendement et leur raisen à la mesure de la foi, Per que }’ xaxrox son levat. P. VipaL : À per pese de chants. C’est pourquoi les héretiques sont élevés. anc. rn. Que il promette et ferme par son serment... de mettre hors de son royaume les hereges. Reg. de la Chambre des Comptes. Casrzsnu t. IL, col. 540. Lesquels enfin le trouverent hérèse et coal- pable de mort. NMoSTRELET, t. LI, fol. 8. car. Hererge, xsr. ronT. Herege. 15. Eretico 3. Henecranca, s. m., lat. meugsrancR, hérésiarque. Adjectiv. Girbert axnxctanca © beretge. Cat. dels apost. de Roma, fol. 16. Girbert herésiargue ou hérétique. CAT. =sP. PORT. eresiarca. 1x. Eresiarcs. 4. HERETGAL, adj,, hérétique. Opinio HERATGAL. L'Arbre de Batalkas, fol. 15. Opinion héretique. HERES , s. m., lat. Hænxs, héritier. Hnnxs pot esser institaitz. Trad. du Code de Justinien, fol. 63. Héritier peut être institué. Quar auran Hzsnzs sordeiors. P. CanptnwaL : Aissi com trou. Car ils auront héritiers plus vils. car. Hereu. 17. Erede. 2. Heu, s. m.,lat. aænes, hoir, héritier. À tots s0s Hzus et successors perpetualment | et hereditablement. Tüit. du xrve siècle. DoaTr,t. VIII, fol. 217. À tous ses Roirs et successeurs perpétueilement e héréditairement. 3. Heniranor, s. m., héritier. Que per t’amor nos facza HanrrADORs œ lestials. Lo Payre eternal. Que par ton amour il nous fasse héritiers célenie- 4. HEREXVTIEA, ERETIEAR, 5, m., héritier. Esser azrarrans de Diea e de totz s0s bes. Sobre totz sos bes lo establira nenarrzs. V. et Vert., fol. 3. HER Etre héritier de Dieu et de tous ses biens. Il V’établira héritier sur tous ses biens. Qu’ elh nos cuelha en resplendor Oa li sieu sauhs son xazTIzG. Pirnre D'AUVERGNE : De Dieu no us. Qu'il nous accueille dans la splendeur où les siens saints sont Aeritiers. Fig. Filhs de Mort et axaxrtans de yfern. V. et Vert., fol. 39. Fils de Mort et héritiers d'enfer. ANC. CAT. Hereter. sr. Heredero. pont. Her- deiro. S. HERETIERA, HERETERA, 5. f., héri- tière, À ma universal nannriuna. Tic, de 1278. Chéteau dé Capdenac. À non héritière universelle. . Fig. Hxnsrxna de salvacio. Eluc. de las propr., fol. 13. Héritière de salut. car. Hereva. ssv, Heredera. 6. Comernirz , s. J., cohéritière. Procurairitz et COBKIRITZ. Tit. de 1235. Doat, t. CXXIV, fol. 237. Procuratrice et cohéritière. 5. Heueviran:, adj., lat. menxDirantus, héréditaire. Per drech sar#D:Tant. Elue. de las hropr. fol. 128. Par droit héreditaire. Per causa H£&RRDITARIA. Charte de Gréaion, p. 122. Pour chose héréditaire. Portion BER=DITARIA. Tit. de 1313. Doart, t. XXXVIII., fol. 178. Portiou héréditaire. - cat. Hereditari. .use. pont. Hereditario. 11. Ereditario. 8. Henirazmen , adv., héréditairement. Corporalmen et BRRAPTALMENS. | Tit. du Périgord, de 1271. Corporeliement et Aërdditairement. ). HERETABLAMENT, HERETABLEMENT, HRREDITASLEMENT, adv., héréditaire- ment. HER HaxxTAULAMENT ot à tota tempo. Tic. du xtv° siècle. ALLou, Descript. de la Haute- Vienne, p. 244. Héréditairement et à tous temps. HansTASLEMENT et perpetualment. À tots s0s hers et successors perpetualment et BEMEDIPASLEMENT. Tit. du xive siècle. Dour, t. VIII, fol. a16 et 217. Héréditairement et perpétuellement. À tous ses boirs et successeurs perpétuellement et héréditairement. 527 10. Henerar, s. J., lat. mensdiratem, héritage, hérédité. | Aqai den esser lo plag tengats on es ls nz- ABTATZ. Trad. du Code de Justinien, fol. 15. Eà doit être tenu le plaid eù est l'héritage. Que puesc’ a mon fort senhor Defendre mas HE&RKTATZ. | Le DavPuin D’Auverexe : Reis. Que je puisse contre mon puissant seigneur défen- _ dre mes héritages. AnC. vB. Duist à els léréditet des geuz. Anc. trad. du Psaut. de Corbie, ps, 110. GaAT. Heretat, wsr. Heredad. ronr. Herdade. ir. Eredüà, ereditate, ereditède. 11. HERETATGE, HERITATCE, $. m., Da- trimoine , héritage, fief. Per qu’ a perdut pro de son naRITATGr. LanrRanc CiGaLa : Estiersmou grat. C’est pourquoi il a perdu assez de son patrimoine. Sus en l’onrat BER&TATGE On sou lĩ savctor. R. GAUCELM DE BEz1ERS : Quascus planh. En haut en l’honoré héritage où sont les saints. Totz em beretiers dels gran uantTaTor del _paradis. | . : V. et Vert., fol. 56. Nous sommes tous héritiers du grand héritage du paradis. | ASC. CAT. Eretatge, eritatge. Anc. zsr. Here- dage. 17. Ereditaggio. 12. HERETAMEN, ERFTAMEN, 5. m., hé- _ritage, hérédité. | Sitot non ai gransterras ni grans MERETAMENS. Px nux DE Constac : El nom de. Quoique je n'ai grandes lerres ni grands héri- tages. Que laisses, apres sa vida, 528 HER Lo seu bel captenemen À son fill ab l’anuxTamanx. OLIVIER DE LA MER : Ai! cal. Qu'il laissôt , après sa vie, sa belle conduite à son fils avec l’Acredité. Fes perdre aquel H&AzTAMEET. Hist. abr. de la Bible, lol. 2. Fit perdre cet héritage. ANC. CAT. Heretament, eretament. anc. xs. Heredamiento. 13. Hrazrar, v., hériter, recevoir un héritage , faire héritier. Per so qu’ els bens del payre nou pogues HERSTAR, V. de S. Honorat. Pour ce qu’il ne pût hcriter des biens du père. Los benigues et aquells de bon ayre naans- ‘TARAXN la terra. V. et Vert., fol. 58. Les doux et ceux débonnaires hériteront de la terre. Terras pot hom laissar E son filh &ereTar, Mas pretz nou aura ja, Si de son cor non l’a. ARNAUD DE MARUEIL : Rasos es. On peut laisser terres et faire héritier son fils, mais il n’aura jamais mérite , s’il ne l’a de son cœur. — Doter, investir. Cent cavayers vos ai vist BRA&TAR, E cent autres destrair’ et issilhar. RamBAUD DE VAQUEIRAS : Honrat marques. Cent cavaliers je vous ai vu doter, et cent autres détruire et exiler. Part. pas. Mil borzes e mil servidor Que totz foran gent HaARTAT, Si”lh visques, e ric e honrat. GUILLAUME , MOINE DE BEZIERS : Quascus plor. Mille bourgeois et mille serviteurs qui tous se- raient agréablement dotés, et puissants et honorés s'ilvécüt. | ANC. FR. Voas hérite de toute la terre du Bearn. FroïssinT ,t. III, p. 28. Sa fille à feme li dona Et de sa terre l'ireta. Roman de Brut,t.1,p. 130. car. Heretar. rase. Heredar. ront. Herdar. 1r. Eredare. 14. DEZERETAIRE, DEZERETADOR, S. m., ravisseur d’héritages, envahisseur d’héritages. HER Ricx hom pxransrainx Es piegers que antre laire. P. CanDiIKAL : Qui re gran. Puissant bomme envahisseur d’héritages eu p:r qu'eutre lerron. Mals e fellons e pazxanTanons. É P. Canptna : Ges ies. Méchants et félons et ravisseurs d’héntages. 15. Deserer, s. m., exhérédation, dépouillement. A toits degra de dolor lo cors fendre Del naszssr del fill sainta Mari. G. Fair : Cascus hoc. À tous devrait le cœur fendre de douleur à io du dépouillement du fils de sainte Marie. Qnar, si prezam leialtat ni valor, Son Dezxn&T tenrem a dezonor. A1MER: DE PsGuILALX : Ara pan. Car, si nous prisons layauté et valeur, nous te5- drous à déshonnour son erhéredation. Ges non crei Frances, ses deman, Tengan lo pssxrsr que fan À tort a mant baron presan. BERTRAND DE Bonn : Guerra e trehl!. Point je ne crois que les Français, sans op sition, maintiennent le dépouillement qu'à tof x fout à maint baron distingué. 16. DEZRRETAMEN, s. m., dépouillement. exhérédatiou. Nos quer qu'el pxzensTanmrs Que ill faun Sarrazi felo, Lo seguam tug le dreita via. PtERAr D'AUVERGKE : Lo senher qo Il nous demande que , au dépouillement qu : font les Sarrasins félons, vous le suivions t® = la droite voie. ANC, FAR. E Richart virent tornez à désériemen:. Ke Richart ont torné à déséritement. Roman de Rou, v. 3600 et #1 Voas ponrchaciez mon deshéritement. Roman de Garin le Loherain, 1.1, p. 1%. car. Desheretanent. ana. ss». Desheré: miento. 17. DESHEREKTAR, DESKRETAR, DFZEM- TAR , %., déshériter. Den los pxsuzaxran nomnadamen e dr dire la causa per que el Jos nesasarri. Trad. du Code de Justinien, fol. 60. Doit les déshériter nommément , et doit &r : cause pourquoi il les deshérite. HER En cas que las ingratitutz non seriau suffi- ciens à D£SRERETAR Anthoueta. te. de 13099. Jusrter, Hist. de la m. de Turenne, p. 134. Eu cas que les ingratitudes ne sernient pas suffi- santes pour déshériter Antoinette. — Dépouiller d’un héritage, déposséder. Aus se Jaissen ses clam D&seAanTAR. BERTRAND DE Bonn : Un sirventes fats. Mais se laissent déshériler sans réclamation. Ien'n sai de tals qu’amon Drzeneran Mais Crestias que Sarrazis fellos. Pons DE CAPDUEL : So qu’ hom plus. J'en sais de tels qui aiment plus déposséder Chrétiens que Sarrasins félons. Fig. Ai! quant n’a DEsEnRETATZ, Qu’ersu tait ric en s’amor! FoiquET DE ManseiLLe : Si cum solb. Ab ! combien elle en a deshérités, qui étaient tous riches en son amour ! Part. pas. Oms que DESRASTATZ viu, guaire non valre. Sonne : Planber vuelh. Homme qui vit déshérité, ne vaut guère rien. Fig. Cailius, DKsBRRETATZ d’amor. GAvauDAN LE ViIEVX: Cresens fs. Chétif, déshérité d'amour. Islla de Lerins, que faras, Destrncha e DKSREBETADA De ta gloriosa maynada? V. de S. Honorat. Ile de Lérins , que feras-tu , délruile et déshéritée de ta glorieuse famille ? car. Desheretar. xsr. Desheredar. ronr. Des- herdar. 1r. Diseredare. 18. ApERETAR, v., faire héritier, léguer. Terras pot hom laisser, Son filh ADERETAR. - AenNAUD DE Maavsit : Rasos es. Var. On peut laisser terres, faire héritier son fils. AC. FR. Douaires n’ahérite uns enfans en ma- nière que li pères n'en puist faire sa vo- lenté de son hiretage puis la mort de sa fame. Cout. de Beauvoisis, p. 75. HERBA, sasa,s./f., lat. aensa, herbe. Belh m’es quan l' zasa reverdis. R. Vipaz pe Bezaupun : Belb m’ es quan. 11 m’est beau quand l’herbe reverdit. IX. HER L' odor de l’ xrsa floria. B. pe VenTanoun : En abril. L’odeur de l'herbe fisurie. | Loc. Los autres compron blat en xznsa. V. et Vert., fol. 14. Les autres achètent blé en herbe. Ben sap far paisser znsA vert Fermna quel marit encrima. PIRRRE D'AUVERGNE : Abans qu’il. Sait bien faire paître l'herbe verte femme qui ac- cuse le mari. 529 CAT. Herba. xsr. Yerba. port. Herva, erva. IT, Erba. 2. ERBATCE, s. m., herbage, verdure, printemps. Vei cazer per los fossatz Paucs e grans per l' xasATGr. BxnrraAnD De Bonn : Be m play. Je vois tomber dans les fossés petits et grands sur l’herbage. Seran complit set ans al prim æasATes. CADENET: Ab leyal. Seront accomplis sept ans à La première verdure. — Pâturage. Ni els encorremens ni els RRHATGES. Tic. de 1283. Arch. du Roy., J. 323. Ni aux parcours ni aux péturages. car. Herbatge. asr. Herbage. ronr. Herbagem, erbagem. 1T. Erbaggio. 3. Ensania, s. f., herberie, marché aux herbes. Pablicamen manifestadas el solier de la xn- BARIA, Petit Thalamus de Montpellier, p. 54. Publiquement manifestées en la salle de l’herberie. 4. Ensos, adj., lat. hkrnsosus, herbeux. Sotz Rosilho albergo els pratz zasos. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 2. Campent sous Rossillon dans les prés herbeux. — Substantiv. Gazon, pelouse. Quant aug chantar lo gal sus e l' rnsos. G. RainoLs D’APT : Quant aug, Quand j'entends chanter le coq sus en la pelouse. … Sotz lo pin en l’znsos. B. pe VenTapowa : Bels Monruels. Sous le pin sur le gazon. Anc. rn. Sur le tapis de ceste herbeuse rive. RoNSARD, t. I, p. 78. 67 HER J'ai délaissé par les herbeux pastis Bœufs ou brebis et leurs aigneanx petits. CL. Manor,t. E, p. 313. ss». Herboso. rontr. Hervoso. 17. Erboso. 530 5. Eneur, adÿ., lat. aeasidus, herbu. Aissi com s’ era ’l temps saaurtz. MancAsRus : Al prim comens. Ainsi comme si était le temps herbu. HERMIN, eRMINI, ERMI, 5. m., her- mine. Bell e blanca plus c’us sais. : CancAMONSs : Per fin. Belle et blanche plus qu’une hermtine. Un pelisso que ac non saut. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 56. Une pelisse qui eut nom hermine. Ac un mantel acolat D'escarlata ab pel d’'anxmint. Roman de Jaufre, fol. 56. Eut un manteau accolé d’écarlate avec fourrure d’heruine. ANC. car. Hermini. xse. Armino. PORT. Ar- minho. 1r. Ermellino. HERMOFRODITA, s. m., lat. axama- pHaoniTus, hermaphrodite. Mascle o femme... HERMOFRODITAS, per error de natura, han membres de quascu, mas no perfiechz. Eluc. de Las propr., fol. 251. Müle ou femelle... les kermaphrodites, par er- reur de nature, ont les membres de chacun, mais non | parfaits. caT. zsP. Hermafrodita. ronr. Hermaphrodita, hermaphrodito. rt. Ermafrodito.. 2. Henxmaraonozia, s. f., hermaphro- disme. | De la cura de nzxRrMAPRODOZfA. Trad. d’Albucasis, fol. 35. De ia cure d’hermaphrodisme. HERNIA, s. f., lat. menxra, hernie. Hxaxia es per crebadura de la tela dita siphat. | Eluc. de las propr., fol. 99. Hernie est par rupture de la toile dite péritoine. CAT. ESP. PORT, Hernia, 17. Ernia. HERODI, s. ni., lat. nERODIuS, héron. HOI Hanopt o falco.. Hanop: es autel real. Eluc. de las propr., fol. iqͥb. Héron ou faucon. Le héron est oiseau ronl. HEU! éntery., lat. seu! eh! Responsivas coma: Hu! que vols? : Leys d'amors, fol. 100. Responsives comme : Eh ! que veux-tu? HEYSSITACIO, XSITAcCIO, s. f., lat. HÆESITATIO, hésitation , irrésolution. Error e 8exssrrAcro. Es sstracto, quar alcunas veguadas caro deves vos manieyras de homes am maniegras motas de malautia. Trad. d’'Albucasis, fol. 1 et 12. Erreur et hésitation. [l ya hésitation, car aucunes fois tombent deren vous des espèces d'hommes avec beauconp d’especss de maladie. car. Hesitaciô. se. Hesitacion. rour. Hesita- cäo. 1r. Esitasione. HODI, ». m., grefle. De pueis que l’a mes e sson mobi. Un TRotsADOUR ARONYEE : Dieus vos site. Depuis qu'elle l'a mis en sou grrfe. HOI, HUEY, RUOI, OI, UEY, UOI, adr., lat. modie, aujourd’hui, ce jour. Ieu l'am totz jorus, sempre maĩs not que er ALBERTET : Âtrestal. Fer. Je l’aime tous les jours, incessamment plas ⸗ jourd'hui qu'hier. Mais aux s’oblida aco d’ hier. Piere D'Auvancxs : De Dieu no us. Mais aujourd’hui s’oublie cela d’hier. Non es amors, ans es engans proats, S’uor enquerets e deman 0 laissatz. T. px BLacas sr Ds P. Vina : Peire Vidal. Ce n’est pas amour , au contraire c'est tromper prouvée, si aujourd'hui vous demandes et deussis : laissez. Or val pro mais que her, ArmEn: DE PEGUILAIN : Si com L’arbres. Aujourd’hui vaut beaucoup plus qu’hier. ANC. FR. N'oi autrestant mal ne dolor Com j'ai éu hui en cest jor.. Tant ai Àuï fait male jornée. _ Vingt sols doi ci gaaigner km. Fabl. et cont. anc., t. II, p. 308 et 366; « t. IV, p.215. HOL Loc. No us membre pus d’usx ni d'ier. | Passio de Maria. Ne vous souvienne plus d’azjourd’hui ni d’hier. anc. rn. Ce n'est mie ne d'ui ne d’ier Que riches gens ont grant poissance De faire ou aide on grevance. Roman de la Rose, v. 1034. - Huzr e dia Plas paubres. L’évique De CLERMONT : Peire. De jour en jour plus pauvre. Per que li novell crestian L'’amonestan suey e deman. V. de S. Honorat. C'est pourquoi les nouveaux chrétiens l’admo- nétent aujourd’hui et demain ( sans cesse ). anc. rn. N’en partirezs Aui ne demain. Fabl. et cont. anc., t. II! , p. 426. cart. Huy.usr. Hoy.ronTr. Hoje. 17. Oggi. Adv. comp. D'uxx en an an partras d'ayzi. V. de S. Honorat. D'aujourd'hui en un an tu pertiras d'ici. C’om puesca d'uor xx eslire Qu Amors de son joi lo estre. BrnaraanD DE Bonn : Sel que camja. Qu'on puisse d'aujourd'hui en avant reconnaître quꝰ Amour l’étreint de sa joie. anc. FA. D'ui en huit jours. Joinvicr, p. 88. AEC. CAT. De huy avant. | AnC. «sr. D’ oy adelantre. Fuero Jusgo, lib. XIE, tit. ni, 6. 16. . Hurzmais, onmais, ado., désormais. Huz:mais parran li ric e ill pro. Punane D'Auvaaene : Lo senher que. Désormais paraïîtront les puissants et les preux. Er saubut nuxrwats d’aissi enan. Focquer pe MansxiLrz : Ai! quant gent. Sera su désormais d'ici en avant. Otrxmais m'auretz. CADENET : Oimais. Désormais vous m'aures. ANC. FR, Hui-mais n'estent parler d'acordes. G. Guraar ,t. II, p. 217. IOLOCAUST, oLocausr, s. m., lat. HoLOCAUSTuM , holocauste. «Te, vec te de que fassas HOLOCAUST netamens, » E dei li .r, aret dou fetz a Dieu presens. _Pisars DS Conniac: El nom de. HOM 5317 « Tiens , voici de quoi Lu fasses holocauste pure- ment, » et il Jui donna un bélier dont il ft présent è Dieu. OLocausr fay de rapina. Brev. d'amor, ſol. 6. Fait holocauste de rapine. CAT. Esr. PORT. Holocausto. rr. Olocausto. HOM, somux, OM, s. m., lat. noxo, homme. Qui mais val maîs fay de falhimen, Can falh en re, que us xoms ses valor. B. CaaSONEL : Per espasser. Celui qui vaut davantage fait plus de faute, quand il manque en rien , qu’un homme saus valeur. Al Hal ox donarai un bezau, Si "1 deslials mi dona an clavelh P. CaamtnaL : Tos temps asir. Au loyal homme je donherai un besant ; si le dé- loyal me donne un clou. ANC. ra, So on le devoit croire, selonc ce que il estoit propres koms, ou selon cé que il estoit fils adoptis de Dieu le père. Rec. des hist. de Fr., 1. V, p. 244. Nus homs ne se teneit à une fame espose. Roman ds Rou, v. 790. Du premier kom L'histoire avon. Blason des Faulces amours, p. 248. anc. ss». No aventures mucho tu riqueza Per consejo de ome que ha pobress. Hist. du conte de Lucanor. Hist. de la Poés. esp., t. L, p. 97. Hox s'employa comme prono in- défini : Li deu far ox 50 aniversari. Titre vers 1090. On lui doit faire son anniversäire. Il est si évident que l’o7 du français actuel vient de l'uou, ox roman, que dans les troubadours cet mox se com- bine avec le pronom personnel : Mas ja nos cug nox qu’ieu m'abays. P. Vipaz : A per pauc de. Mais que jamais on ne se pense que je m’abaisse. Quant el s’irais, e vei ©’ ox no s castia. G. Fauir : Cascus hom. Quand il s’irrite , et voit qu’on ne se corrige pas. ANC. FA. Quant prez erent de cel endreit Come kom pierre jeter porreit. Roman de Rou, v. 6702. HOM Une chançoa tote de Rome, Onques si bele n'ai home. Boman du Renart, t. III, p. 47. Les adaltères n’avoient bon temps et home n'osoit attenter sacrilège de corrompre une vierge. F.P. Cnesper, De l'excell. de Virg. et Chast. ANC, CAT. E per amor pot ser kom ignocents. Ausias Mancu : Si cum un. 532 ac. £sP. La cosa que omne tiene treinta annos En paz. Fuero Juzgo, lib. X ,tit. 11, 6. 6. ANC. PORT. Que ome perdera per ren Coita d’amor. Cancion. de colleg. dos nobres, fol, 46. ANC. iT. Vien peccato di gola, Ch’ uom chiama ghiottornia. Bauwgrro Lanint, Tesoretto, 6. HOM — Homme-lige, vassal. Seretz momx delh comte de Tholosa, et dl elh seretz obediens. Priromss:. Vous serez homme du comte de Toulouse, et à lu: vous serez obéissant. Fig. Sos emicx e s0s servire E s0s nous suv e serai. Hvuçues DE S. Cva : Aissi cum e. Son ami et son serviteur et son homme je suis « seral. - Vostr’ox sai en totas sazos. G. Faiptr : Ab chantar. Je suis votre homme en toutes saisons. ANC. FR. Je sui vostre homs et vos mes sire. Roman du Renart, t. 11, p. 30. CAT. MON. Home. xsr. mon. Hombre. roit MOD. Homem. rr. mob. Uomo. Le professeur Ben. Prenorri, tra-|2. GENTILS HO, s. m., gentilhomme. ducteur de l’Héstoire littéraire de l'Ita- lie par Ginguené, ayant employé l’ex- pression uon dans ce sens indéfini, en disant : Uox sa, uox vede, uox sente, des critiques lui ont reproché d’avoir réhabilité cette ancienne acception. Voyez Biblioteca Italiana, nov. 1833, P. 240. Loc. Anc uox de carn non ac ira maior. Deupes DE Prapes : El temps d’ estiu. Oncques homme de chair n’ent tristesse plus graude. D’ aatres miracles moutz Dou ao carnals no sap fi. PIERRE D'AUVERGNE : Dieus vera. D'autres miracles nombreux dont #omme charnel ne sait la fiu. Fon pueys lo Reis glorios Ho carnals, de peccatz blos. GuiILLAUME DE S. Dinien : Aissi cum a. Fut ensuite le Roi glorieux homme charnel, exempt de péchés. ‘ Coma son noms de mar. F. et Pert., fol. 54: Comme sont hommes de mer. Briguet com los bons nowEzS de cort, et apres tot so qu'el pot. V. de Sordel. I fraya avec les bons hommes de cour, et apprit tout ce qu'il put. Si el es filhs d’aital hbom que es fort cuſx- FILS OM. Trad. du Code de Justiniem, foi. . S'il est fils de tel homme qui est fort gentilhonr=. Genvrits nom era, fils d’un cavallier qu non ers rics. V. de Guillaume Adhémar. Était gentilhomme, fils d’un cavalier qui n'ér pas riche. ANC. FR. Laboureurs vit repaistre en Jeurs maisons Sans craincte ou pour, plus fiers que gen:c ‘homs. CL. Manor ,t. V. p.61. car. Gentil home. xs. Gentilhombre. vos: Gentil-homem. 17. Gentiluomo. 3. Howenwxs, OMENES, s. m., homma::. Que 1 vengues, Mas jontas, far noxuxus. P. RatmonD DE TouLouss : Ar ai bes. Que je lui vinsse, mains jointes, faire hors. : Mi dons, per sa franchesz gran, Plac e receup mon omenss. Perros : Jeu 008 lune. Ma dame, par sa franchise grande , sgréa et ra mon hommage. h. OmEnesc, s. m., hommage. Carta col rei reconosc qu'el sagramen &-- li fon fag, li fes hom ses omsnusc. Cartulaire de Montpellier, fol. it? Charte comme le roi reconnut que le seraxi lui fut fait, on lui fit sans hommage, HOM 5. HOMRNATGE, HOMENACE, OMENACE, s. m., hommage. S'eu fos seigner, ja no m feir’ noMENATEzZ Adrechamen , car sai qu’el no”l tearia. LawrRANC CiGaLa : Estiers mon grat. Si je fusse seigneur, jamais il ne me ferait kom- mage directement , car jo sais qu'il ne le tiendrait pas. Vaelh qne totz li fassan nomasace. | PRILOMENA. Veut que tous lui fassent hommage. Fig. Ella lo pres per son cavallier, e receup son HOMBENATGE. V. de Raimond Jordan. Elle le prit pour son chevalier, et reçut son kom- mage. Pueis vi mon hamil semblan, E receap mon HOMENATGE. G. Fainir : Sitot ai. Puis elle vit mon humble manière , et reçut mon hommage. Com s’ieu l’agnes fait certan omanaGs. Pzyrrozs : D'un bon vers. Comme si je lui eusse fait sûr hommage. CAT. Üomenatge. nsr. Homenage. ront. Ho- menagem. 17. Omaggio. 6. Homscrpa, omicipa, s. m., lat. Ho- MICIDa, homicide, meurtrier. No sias HomEciDA de tu mezeys. V. et Vert., fol. 21. Ne sois pas homicide de toi-mème. — Meurtre. Lo .vir, peccat fo omicipa. Hist. abr. de la Bible, fol. 2 2. Le septième péché fut homicide. CAT. ESP. PORT, Homnicida. 17. Omicida. 7. Honrcipt, omicini, s. m., lat. momi- cibium, homicide, meurtre. Mesclas e bregas ,.… contensos et omtCipis. Apres sego s’en motas ves HOMICIDIS. V. et Vert., ſol. 22 et 11. Querelles et disputes... contestations et homi- rides. ; Après s’en suivent nombreuses fois Aomicides. car. Homicidi, sr. ronr. Homicidio. 1r. Omi- cidio. — Deurtrier. Houwicior e lauzengier… HOM Hoxicipt e traidor. Maucasaus : Pus mos. Homicides et médisants... Homicides et traîtres. 533 8. Homicinien, 5. m., homicide, meur- tricr. Als somicipiens , als fornicedors. Trad. de la 1r° Ép. de S. Paul à Timothée. Aux homicides, aux foroicateurs. ANG. CAT. Homicidiari. ir. Omicidiario. 9. PROHOME, PROSOM, 5. m., lat. PRudens Home, prud'homme, Lo jutges las deu far commavdar en garda d' an raoHOMK estranb. Trad. du Code de Justinien, fol. 21. Le juge doit les faire recommander en la garde d’ua prud’homme étranger. L'aigas si part sus el gravier, . Lo FROSGOMS mes dedins s0s pes. V. de S. Honorat. L'eau se sépare sur le gravier, le prud’homme mit ses pieds dedans. ANC. rn. Fet Renart, qar tu es prodom. Roman du Renart, 1. 1, p. 196. Mais | puis sera prodons et sages. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc., 1.1, p. 369. ANG. CAT. Prohom. ss. Prohombre. 10. PRODOMIA, 5, f., prud’hommie, bonté, probité. Paire , en vos non es PRODOMfA. Chronique d'Arles. Père , en vous n’est pas prud’hommie. 11. Bonomia, s. f., bonhomie, douceur, bonté. Un evesque mot sant o de gran s0N0m1A. Complida de vertut e de gran s0NomTA. V. de S. Honorat. Un évêque moult saint et de grande bonhomie. Accomplie de vertu et de grande douceur. 12. HUMAN, van, ad)., lat. HuMANuS, homain. Deslivrar d’infera trastot r UMAN linhatge. V. de S. Honorat. Délivrer d’enfer toute l’Aumaine race. Pres per nos carn HUMANA. P. CARDINAL : Jhesum Crist. Prit pour nous chair humaine. caT. Humd. xs». ronr. Humano. 17: Umano. 534 HON 13. HuManaz, umanaLz, adj., humain. Per tu es sobronrada Tota P'umaxazs lignada. G. RiquiEn : Sancts Verges. Par toi est surhonorée toute l’humaine lignée. EL penra en lIhieis «UMANAL naturs. Liv. de Sydrac, fol. go. Il prendra en elle humaine nature. ANC. CAT. ANC. «sp. Humanal, 14. HumanNaALNEN, adv., humainement. Una emage de Nostre Senhor, no... facha HUMANALMEN, mas per vertnt de Dieu. Cat. dels apost. de Roma, fol. %6. Une image de Notre Seigneur, nou. faite Aumai- nement, mais par vertu de Dieu. HUMANALMENT passant d’aquest setgle en l’autre. Tic. de 1333. Dour ,t. XLIIE, fol. 33. Passant humainement de ce monde dans l’antre. 15. Humanar, adj., humanisé , devenu homme. El filb, en quant que es aumAxmaT et iacarnat. Eluc. de las propr., fol. 8. Le fils, en tant qu'il est humanisé et incarné. 16. HUMANITAT, UMANITAT, s. f., lat. HUMANITATEM, humanité. Aperteno a Jhesu Christ,canta ssa HUMANITAT. W. et Vert., fol. À. Appartienpent à Jésus-Christ, quant à son humanito. Car selh qu’ anc no fes peccat, Venc suffrie EUMANITAT E mort desotz Pons Pilat. Pirans D'AUVERGNE : Lausats sis. Car celui qui jamais ne fit péché, vint souffrir ku- manité et mort dessous Ponce-Pilate. — Charité, douceur. No fai umantrATr als paubres. Trad. de Bède, fol. 64. Ne fait pes charité aux pauvres. car. Humanitat. ss». Humanidad. ronr. Hu- manidade. sr. Umanità, umanitate, uma- HONOR, oxoa , s. f., lat. xonon, hon- neur, avantage. Ja mos chantars no m' er nonons. B. vx VENTADOUR : Ja mos. | Jamais mon chanter ne me sera honneur. | HON Gran ben e gran soxon Conoesc que Dieus me fai, Qu’ieu am la belszor Et elha me, so sai. B. pe Vanrapoun : Pus mi preuts. Grand bien et grand honneur je consais que Dieu me fait, vu que j'aime le plus belle et elle na, je le sais. Loc. Cant el vi que venia, Salh en pes per far m’osmon Gui »’Uisez : L'autre jus. Quand il vit que je venais, il saute en pied pour me faire honneur. Prép. comp. Ex nonon del Paire en cui es Totz poders e tota vertatz. Pons p& CarpueiL : Ea boocr. En honneur du Père en qui est tout pouvoir et toute vérité. anc. ra. Moult li portent tait grant honor. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc., 1.1 ,p.3% — Dignité, bénéfice, droits hononif- ques, fonds, terre, domaine, patr- moine. E reys de cui ieu tenc m’oxon. Le couTx D& PoiriEns : Pus de chaaur. Et le roi de qui je tiens ma terre. Que m renda m’onon e tot mo feu. Mi renda en sa soxox ces ni tolica. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 88 «à 72 Qu'il me rende mou bénéfice et tout mon fi. Me rende en sou domains cens et tonlieu. Hoxoz dotal nos pot alienar. Petit Thalamus de Montpellier, p.69 Fonds dotal ne se peut aliéner. Fig. et allusiv. D'aver l’oxon e ‘1 fes Que han tos los cors sancs que moriron per Dieu. V. de S. Honcret. D'’avoir la dignité et le fief qu'ont tous les œrp saints qui monrurent pour Dieu. AxC. FR. Jà n'aura ne bien ne honor. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc., 1.1, p. Y:. Ci sont venu Sarrasin d'outre-mer Qui bien nos cuident de nos konors geter. Roman d'Agolant. BExxuR, p. 155. CAT. &sP. PORT. Honor. tr. Onore. 2. Hoxsansa, oNnansa, 5. f., honneur. Er lo pro meus, e vostra l’ounama. Arunr pe PEGDILAIN: Hom dits Sera mien le profit , et votre l'honneur. Si domneys e cortejars no fos, HON No fora pretz ni servirs ni s0æRANsA. P. Raison» ps TouLouss : Tos temps aug. Si galanterie et courtiser ne fût, ne serait mérite niservir ni honneur. — Accueil, éloge. No m tardasetz hueimais vostra aomaansa, S'aver la dei. Giaaup Le Roux : Nulhs hom. Que vous ne me retardassies désormais votre ac- cueil, si je dois Pavoir. L'antre fan , senes sal, Coblas, sirventes, dansas; .. Cuisn nonnAANSAS Peure per lar trobar. G. Riquter : Pas Dien. Les autres font, sans sel, couplets, sirventes, dan< ses;.… ils pensent recuoillir des éloges pour leur trouver. — Hommage. Pois li darem del vi en luoc d’oxnaxsa. Lanza : Emperador. Puis nous lui donnerons da vin en lieu d'hommage. ANC.1T. Onranza. 3. HONRAMENT, ONRAMEN, s. m., consi- dération, politesse, égard, respect. Los! qui sabra mais tan enticiramens Far ad autrui nonaAw#=NS ni honor. AiMERI DE PEGUILAIN : S’ieu anc chantiei Hélas ! qui saura désormais aussi entièremeut faire i autrui considération et honneur. Quar us belhs poNRaMzNS Val mais q' un don petits. GinAwD DE CaLANsSON : El mon non. Car nue belle politesse vaut mieux qu'un petit don. — Honneur, gloire. Quascan jorn creyssetz vOstr” ONRAMEN. Poxs px LA GAaDEs : D’un sirventes. Chsque jour vous accroissez votre honneur. Car an mes tot s0 per qu’om vai pueian Eu uoxsaAMEnT et en prets, en soan. B. Carvo : Ab gran dreg. HON A celh que «ab en pats sufrir Son dan. P. RatmomD px TouLouss : Us novels. Grand avantage je crois qu’il lui en échoit à celui qui sait souffrir en paix son dommage. 535 — Domaine, terre. Demandatz al rey tot l’oxnamex De lai d’Urgelh, que sokiatz tener. BERTRAND Da Bonn : Un sirventes farai. Demandes au roi tout Le domaine au-delà d'Urgel, que vous aviez coutume de tenir. xsr. Honramiento. 4. Honnanon, s. m., qui honore, ado- rateur. Com servidor et nomnanon de Dieu. Abr. de l'A. et du N.-T., fol. 16. Comme serviteur et adorateur de Dieu. Esp. PORT. Honrador. 5. Hoxonos, adj., du lat. xononifcus, honorable. Totz bos ayps, per qu’estatz xowonos E fise cars e valeus sobr’ els bos. AsxauD be MARDXII.: À gran honor. Toutes les Lounes qualités par lesquelles vous êtes honorable et fidèle et cher et méritant sur les bons. CAT. Honros. Anc. se. Honoroso. xsr. mon. PORT. Honroso. 6. HONORABLE, HONRABLE, ONDRABLE, ad., lat. mowonasizxm , honorable. So es qu’ el sia plus xononasrxs dels altres. Trad. de Bède, fo). 63. C'est-à-dire qu'il soit plus honorable que les autres. Si non caia que li sis HONRABLA. V. et Vert., fol. 31. S’il ne pense pas qu’elle lui soit honorable. Del onprazzs senhor, Tit. de 1402, de Bordeaux. Bibl. Monteil. De l’honoruble seigneur. À lo æoxonagcx home Johan. Tit. de 1464, de Bordeaux. Bibl. Monteil. À l'honorable homme Jean. CAT. ESP. Honorable. IT. Onorevole. Car ils ont mis en mépris tout ce par quoi on va | 7° .Hoxonaiv, adj. , «remarquable ’ dis- nontaat en gloire et en mérite. - Avantage, profit. C’ apres lo joy me vengues l'onnamn. | G. Fainir : Anc no m parti. Qu’après la joie me vint le profit. Onnaugxs graus cre que’l n’eschai tingué. Ma don’ a pretz aonontu. P. VipaL : Be m pac. Ma dame a mérite distingue. 8. Hononar , HONRAB, ONRAR, HONDRAR, ONDBAR, V., lat. mononase, honorer. 536 HON Qai aoxonaA son paire s’esjauzira de s04 fils. Trad. de Bède, foi. 30. Qui honore son père se réjouira de ses fils. Gran ren pogra d’autras donas monNRaAR. ARNAUD DE MaRUEIL : Aue vas amor. Beaucoup d’autres dames je pourrais honorer. Tant cantet d’ela, e tant la oxazre la servi que la domna se laisset envolar ad el. V. de Pierre de Maensac. Tant chanta d'elle, et tant l’honora et la servit que la dame se laissa enlever par lui. Part. pas. Mus volon mort onaADA que viure aunidamen. Goiccauxe DE Tuneta. Ils veulent plus mort honorée que vivre honteu- sement. AEC. rR. Mult sont honuret li tuen ami. Anc. trad. du Psaut. de Corbie, ps. 138. ANC. CAT. ANC. sb. Honorar. üAT. MON. £sr. MOD. FORT. Honrar. tr. Onorare. 9. HONRADAMEN , adv., honorabiement. Ella lo fetz uonrapamex sepellir en la mai- son del Temple de Tripol. V. de Geoffroi Rudel. Elle le ft honorablement ensevelir dans la maison du Temple de Tripoli. caT. Ponradament. zsr. ont. Honradamente. 10. HoxoRaDAMEN, adv., honorablement Me fai entr’els pas vienre mot HONORADAMENS. PrERRE DE Cons1ac : El nom de. Mo fait vivre entre eux beaucoap plus 4onorablie- men. car. Honorablement. usr. Honorablemente. ir. Onorevoimente. 11. Hoxouiricar, v., lat. monNoniricare, rendre honneur, honorer. Qual que sia que a me aura aministrat, mon payre lo HONORIFICARA. - Frag. de trad. de la Passion. Quel qui soit qui m'aura servi, mon père lui rendra honneur. anc. rR. Vous avez trouvé le moyen de faire que ceate place-cy, laquelle de soy est assez refusable , soit inaintenant honorifiée. Macauit, Trad. des Apophtegmes, fol. 44. caT. ANG. xsP. Honontficar. 17. Onorificare. 32. DESHONOR, DESONOR, s. f. , déshon- neur. Ea gran pasuonon HON Ne venra sa corona. GrauonDe pe Monrraizres : Greu m'e:. En grand déshonneur en viendra sa couronne. Loc. Anc no ill f næsoxmos. P. BREMOND nICAS NOVAS : Lo bets. Jamais je ne lui fis deshonneur. Sitot lop m'apellatz, No m'’o tenh a nxsxonon. P. Vrpaz : De chaata. Quoique vous m’appeliez loup , je ne le tiens - à déshonneur. ‘ anC. FR. Icil te gart de deshonor. Roman du Renart,t.1l.p.°i caT. se, Deshonor. 17. Disonore. 13. DesSHONRANSA, DESONRANSA, 5. f., déshonneur, opprobre. Car clergue e sel de Franss Prezon pauc la pzsonaansa. PaLazis : Si col Bacs. Car les clercs et ceux de France priseut peu !< déshonneur. Qai volra veujar la pasKomRASA Qu’elh pres per nos, quan sos la crotz fo me R. GauceLzx : Qui vol avez. Qui voudra venger l’opprobre qu'il prit pes- nous, quand il fut mis sur Ja croix. AXC. rR. Sa honte e sa deshonorance. B. ps Satmre-Maure, Chron. de Norm., fol. ru. ANC. CAT. Desonransa. 14. DESONORAR, DESHONRAR, DESBOS- DRAR ; DESONRAR , DESONDRAR , D., des honorer, outrager. Aiïtals hom Dien prsoxona. Brev. d'amor, fol. 140. Un tel homme outrage Dieu. Greu er que no os psssonmDaz. P. Vinaz : No m fay chantar. II sera difficile qu’il ne vous déshonore. Part. pas. Mas vuelh morir qe viure Drsomaarz. BLACASSET : Gerra ei pr Plus je veux mourir que vivre déshonore. La crestisntatz ers estada DE&soNxapa. V. de Folquet de Marseille La chrétienté avait été deshonorve. cat. Deshonrar. axc. se. Deshomorar. 15 MOD. ronT, Deshonrar. 17. Disanorer. 15. DESONRADAMENT, DESONDRADAMESS. adv., d'une mavière déshonorant. honteusement. HON Amenat fora mot DASONRADAMENT. Hist. abr. de la Bible, fol. 70. Amené dehors moult honteusement. Menat mot D«sONDRADAMENS. Abr. de l'A. et du N.-T., fol. 30. Mené moult malhonnétement. 16. Enpâsonnan, »., déshonorer. Part. pas. Per totz tengutz.… EnDasonnaTz. EsPEnDur : Qui non. Par tous tenu... déshonoré. 17. SosnonRAR, v., surhonorer, honorer beaucoup. Part. pas. Aissi quon es s0BRONRADA La maire del Salvador. G. RiQuIER : Aissi quon es. Ainsi comme est surhonorée la mère du Sauveur. 18. Honssrar, Honxsrerar, 5. f., lat. HONESTATEr*, honnéteté, vertu. En la nonxsrar de matremoni. Si no fos per la aowesrzrar de matremoni e del sagramen. * P, et Vert., fol. gt et 92. En l’honnéteté du mariage. Si ne fôt pour l’honnéteté de mariage et du secre- ment. Prov. Hosxsrar non porta costalier. B. CansoneL : Per espassar. Vertu ne porte pas coutelas. ANC. CAT. Honestat. cAT. mob. Honestetat. anc. zsP. Honestad. sv. mov. Honestidad. ronr. Honestidade. 17. Onestà, onestate, onestade. 19. Howesr , adj. , lat. aonesrus, hon- nête, vertueux, poli. Pueys fai cara mount nonwzsra. P. CARDINAL : Qui ve gran. Puis fait mine moult Aonnéte. Car es tan de bon aire, Franch’et umils et HONESTA. G. ApEXMAR: Be m’ agr’ ops. Car elle est si débonnaire, franche et modeste et verlueuse. O elles pus aoxssrz que los autres, o ell es faula et ysquern e dirrizio de tot lo poble. V. et Vert., (ol. 97. Ou il est plus vertueux que les autres, ou il est la fable et la raillerie et la dérision de tout le peuple. Car. Honest. xsr. Pont. Honesto. 1r. Onesto. II. HON 537 20. Honzsrauxn , adv., honnêtement, convenablement. , Aqui sio li lieh establit xonnsramzx. Trad. de la règ. de S. Benoît, fol. 27. Lè soient les lits établis convenablement. CAT. Honestament. ss». ronr. Honestamente. IT. Onestamente. 21. DezoNRSTAT , DESHONESTEATAT, s.f, déshonnétcté, malhonnéteté, gros- sièreté. Ses far nzzonusrar. Leys d’amors, fol. &1. Sans faire malhonnéteté. Vilanas paraulss que tornon en ribandias et en DESHONESTETAT. V. et Vert., fol. 84. . Vilaines paroles qui tournent en débauches et en déshonnéteté. | ANC. EAP. Toda monia que face tan grand desonestas. Milagr. de Nuestra Señora, cop. 5490. cart. Deshonestedat. xse. mon. Deshkonestidad. rOnT. Deshonestidade. rr. Disonestà, diso- nestate, disonestade. 22. Drsnonesr, adj., déshonnéte, mal- honnète, grossier. Per servizis D«saonasTz , donon les preben- des de sancta Glieya. Per DasHON=STAs paraulss. | F. et Vert., fol. 16 et 3. Pour services déshonnétes, ils donnent les pré- bendes de sainte Église. Par déshonnétes paroles. cat. Deshonest. use. PonT. Deshonesto. 1rr. Disonesto. 23. DESHONESTAMEN, adv., déshonnêète- ment, malhonnétement. Tracta l’antre DxsHONESTAMXNS. Sovens s’en paro € s’en aparelhon plus va- namens e plus DEsHONESTAMENS. V. et Vert., fol. 92 et 18. Traite l’autre malhonnétement. Souvent elles s’en parent et s’en apprètent plus vainement et plus déshonnétement. caT. Deshonestament. ssr. ronr. Deshonesta- mente. 17. Disonestamente, 24. Ennowest, adj., lat. 1KHoNEsrus , inconvenant, malhonuèëte. 68 538 HOR Injusta deffensa e xxaomxsra. L'Arbre de Batalhas, fol. 113. Défense injuste et inconvenante. xsp. Jnhonesto. xT. Inonesto. HORA , ona, s. f., lat. mHona, heure, Lo jorn o le nuehs, sia petits o grans, a XXIIIT. HORAS. Liv. de Sydrac, fol. 71. Le jour ou la nuit, soit petit ou grand, a vingt- quatre heures. Mas que Dieans me do Vezer l'ona e l'an. P. Ramon DE TouLovuse : No m puesc. Pourvu que Dieu me donne de voir l'heure et l'an. Onas e jorns e setmanas e mes. G. Riqurea : Rasos m'aduy. Heures et jours et semaines et mois. Loc. Qu'om rendes N Enric, qu’on seris. Focquer px Luxee : Al bon rey. Qu'on rendit le seigneur Henri, vu qu'il serait l'heure. Be es oRA que mangem. PrILOMENA. HN est bien l'heure que nous mangions. Axc. ps. La montance d’ane sole hore. Roman de la Rose, v. 9020. caT «se. poar. Bora. IT. Ora. Adv. comp. Verges, zx »0N° HORA Portes lo Salvaire. PranicOn : Verges. Vierge, en bonne heure vous portätes le Sauveur. Per que fon bx son’ mona nas. Focquer px Romans : Quan cug. C'est pourquoi il fut né de bonne heure. Anc. ra. Je veuix dire et maintiens qu’il est né de bonne heure. CL. Manor, t. V, p. 117. Et de bone eure fustes nez. Fabl. et cont. anc.,t. III, p. 258. ANC. ESP. Mio Cid don Rodrigo el que en buen ora nasco. Poema del Cid, v. 1806. ANG. 17. En buon’ ora fusti nato. Jacoroxs pA Toni, lib. III, od. 24. Il buono uom disse : In buon’ ora sia. Boccaccio, Decam., VII, 2. Qui rora onA sempre vei chaden. Poëme sur Boèce. Qui à toute heure va toujours tombant. CAT. À tota hora. De dia en dia e d’ona ax Hona. Tit. de 1302. Doar, t XLIX, fol. 292. De jour en jour et d’heure en heure. HOR On a dit on pour on. Totz jorns vai creissen Tau d'on zx on qnen’es sobreversatr. P. CsrpimaL : Tots lo moss. Toujours va croissant tant d'heure en Reure qu'ii ‘ en est bouleversé. ir. D’ora in ora. Eu s0 qu’ om serca esdeve À Las ñnonas. BERNARD DE TOT LO MOX : Los plaser:. En ce qu’on cherche on parvient parfois. caT. À las horas. En sazu n° oRA tornara per sas mas. P. Vipa : Ara m’allerc. En peu de temps retournera dans ses mains. Era m don Dieus que repaire Joys vas ri zx PETIT D’ O8A. Asemas LE Nos : Era m duo. Maintenant que Dieu m'accorde que joie revicr <: vers moi en peu de temps. AxC. ya. En petit d'ore s'esveille. Roman de Partonopez de Bloys, Not. des rm:.. t. LX, p. 16. xsp. En pauca de hora. Sa colors freaqu’e vermeilla Camja mon sen, TAL OnA ns. Hanusus Ds La BaOQUEaI= : Quas. Sa couleur fraîche et vermeille change moa ses telle heure il est (actuellement). Caa ques dira, tart Oo AB on. Deupss ps Prapxs, fus. cass. En quel temps qu’il dine, tard ou à FPheure. D' ons an aAUTaAS s0spiran. Roman de Jaufre, fol. 72. D'heures à autres soupirant. Dans les plus anciens titres red:ze en latin, pendant le moyen âge, oc trouve la forme adverbiale compose. DE ISTA ORA IN ANTEA, de ceîte eur: en avant. Da ISTA ORA 15 ANTEA, eg0, Geraldus. La langue romane s'était appropr: cette forme. Hneymais, d’ una anans. J. EsTe ve : Aissi quo 1. Désormais , dorénavant. Non sia si ardida d’onas «x AvANT de dan” Tüt. de 1304. Hist. de Nimes, t. LIL, pr., p. 1* Ne soit si hardie dorénavant que de danser. HOR Ds AQUESTA ORA ADRMANT nou toira. Tic. de 1059. De cette heure en avant il n'ôters. Guart se d'elhs D’asTA HOR) ENAX. G. De MonracnacourT : Del tot vey. Qu'il se garde d’eux de cette heure en avant. ronr. Que d’ esta ora en deante. Ælucid., t. 1, p. 166. Conj. comp. Ane px L’monA qu’ieu fuy nats. ALruonse JT, not D’ArAcon : Por mantss. Oncques dès l’heure que je lus né. Ds L'on’ xnN sai Qu’ ela m fetz a mos huels vezer. B. DE VENTADOUR : Quan vei la laudeta. De l'heure en çà qu’elle me fit voir à mes yeux. Ges non puesc en bon vers faillir, Nuzs’ nona Qu’ ien de mi dans chan. P. Rociss : Ges non. Je ne puis faillir en bon vers, à nulle heure que je chante de ma dame. Quan ve a L’ona qu' el corps li vai franen. Poëme sur Boëce. Quand vient à l’heure que le corps lui va se brisant, 2. Hors, s. f. pl., heures, prières. Sos canorgues que canton sas xOnASs. F. et Vert., lol. 43. Ses chanoines qui chantent ses heures. On aia tanæ cors santz..… Ni miellz diguan lurs aonas. V. de S. Honorat. Où il y ait tant de corps saints... et que mieux ils disent leurs heures. ac. pa. Je avoie denx chapelains avec moy | qui me disoient mes hores. Joinvilzx, p. 105. CAT. ESP. PORT. Horas. rr. Orse. 3. AORA, AOBAS, ADHORAS, ADORAS, Gdv., du lat. sac hona, maintenant , actuel- lement, présentement, tantôt. Farai sirventes AORA. ToncaroLs : Comunal. Je ferai sirvente maintenant. Mas pel mal qu’aonas m'en ve. PryaoLs : Atressi col. Mais par le mal qui m’en vient présentement. Homs vol tan solamen, Aponas per sazo, Avonas per raro, Aponas per abdus. Nar v& Mons : Al bon rey de, HOR 539 L'homme veut tant seulement , tantôt par saison, tantôt par raison , tantôt par tous deux. Ædv. comp. Desamparat ER AoRAS e per toiz temps. Tit. de 12795. Cab. Courcelles, n° 568. Abandoané à cette heure et pour toujours. ANC. ESP. Agora. ESP. MOD. ÆAhora. ronr. Agora. 17. À ora, ad ora. 4. An, ARa, ARAS, adv., maintenant, ac- tuellement , présentement, tantôt. Aa, vey qu'em vengnt als jorns lones. GvüILLAUME DE CABESTAING : Ar vey. Présentement , je vois que nous sommes venus aux jours longs. Ana sai eu de pretz, quals l'a plus gran De tots aquels que s leveirun mari. BenrranD DE Don : Ara sai. Maintenant je sais touchant le mérite, qui l’a plus grand de tous ceux qui se levèrent matin. Qui anas plora et AnAsS ris; Anas es ad ayse, ARAG es a mal ayze; ARAS es irat, ARAS es pagat ; ABAS es en gang, ARAS es en tristor. V. et Vert., fol. 36. Qui tantôt pleure et tantôt rit ; tantôt est à l’aise et tantôt est à mal aise; tantôt est irrilé, fantôt est apaisé; tantôt est en joie, {antôt est eu tristesse. Ady. comp. Per aRas e per toz temps. Tit. de 1273. Arch. du Roy., J. 322. A cette heure et pour toujours. aAnc. PR. …. Or sai chaus, or sui frois, Or chant, or plour et or sospir. Le noi px NaAvannE, ch. 5. Ores il vente, ores il fait calme; ores il faict froid , ores chaud. Cauus Du Bairey, Diversités, t. 1, fol. 299. Ore froid comme neige, ore chaud comme braise. RonsanD, t. 1, p. 260. ir. Come lieve il pensiero à degli amanti! Or esce di speranza, or si lasinga, Or vuol morire, or vuol restare in vita. MrTasTasiO, Giustino, att. IV, sc. 1. CAT Æra. 5. En, RRA, ERA, ado., maintenant, ac- tuellement , présentement, tantôt. S$’iea anc jorn fai gays ni amoros, En non ai joy d’amor ni non l'esper. Forquer DE Mansire : S’ al cor. Si jamais je fus gai et amoureux , actuellement je n'ai bonheur d'amour ni-ne l'espère. HOR Ena nos sia gaits Lo vers Diens, Jhesns Crits. G. Farbtr : Era nos. Que maintenant nous soit guide le vrai Dieu, Jésus-Christ. Enas sai ben a escieu Que selh es savis qui aten. G. Ropet : Belhs m’ es. Actuellement je sais bien à mon escient que celui-là est sage qui attend. Mas tant a’lh cor van e duptos Qu’zanas l'ai, xnas no l’ai ges. B. px VENTADOUR : Ja mos chantars. Mais elle a le cœur si vain et incertain que tantôt je l'ai, tantôt je ne l’ai pas. 54o 6. ANQUERA, ANQUERAS, ENCAR, ENCARAS, ENQUER, ENQUERA, ENQUERAS, ado., du lat. 1x hac nmonA, encore. Anquzna si el es apelatz al cosselb. Liv. de Sydrac, fol. 44. Encore s'il est appelé au conseil. AnxqQuznas ela sera benezecha de la boca de Dieu. Trad. de Bède, fol. 21. Encore elle sera bénie de la bouche de Dieu. Enquer aurai loc de chantar. B. px VanTADOUR : En abril. Encore j'aurai lieu de chanter. Excanras non es cobratz. Gavaupan Le Vieux : Senhors per lo. Encore n’est pas recouvré. Exquzaa m vai recalivan Lo mals d' amor qu’ avi’ antan. P. RaimonD pr TouLouse : Enquera m vai. Encore me va réchauffant le mal d'amour que J'avais antan. Non an tan dig li primier trobador.… Qu’ xxquanas nos no fsssam , apres lor, Chans de valor. GuiLLAUME DE MonraAcnacourT : Non an tac. N’ont pas tant dit les premicrs troubadours... qu'encore nous ne fassions, après eux, chants de prix. ANC. ESP. Apriso de rectorics, era bien rezonado, Encara de sus armas era bien esforciado. Poema de Alexandro, cop. 337. Mas no los havia Oria encara olvidados. V. de Santa Oria, cop. 114. caT. Encara, enquer, enquera. 17. Ancora. HOR 7. Cons, QUORA, CORAS, QUORAS, ad. du lat. qua hons, quand, à quelle heure. Ai Diens! e con la veirai ? Pons px LA Ganps : Ben es dreits. Ab Diou ! et quand la verrai-je? No m sai QuORA mais la veyrai. G. Ropez : Lanquan li jors. Je ne enis quand je la verrai davantage. — Tantôt. Paabres, CORA a pe, CORA a Caval. F. de Hugues de S. Cyr. Pauvre, tantôt à pied, tantôt à cheval. Quonas ment ni quonas dis ver. P. CazDinAL : Anc 00 ni. Tantôt ment et tantôt dit vrai. Loc. Si saubes quan ni quon. Ginaup DE BoaneriL : Quan brancs. Si je susse quand et à quelle heure. Conj. comp. Cona que mos chans sia bos. G. FaiDir : Cora que. Bien que mon chant soit bon. Quonas QUE m tengues jausens Amors , era m fai languir. Pos px CAPDUEIL : Quoras que. Bien que me tint joyeux Amour, maintecast il se fait languir. Amey La pauca e toss, Et pus, conAs Que fos espoza E conas Qux saup far e dir So que tota gen dec grasir. GurLLaune DE BERGUEDAN : Amies. Je l'aimai petite et jeune fille, et depuis kes qu'elle fut épouse et bien qu’elle sut faire et dire « que toute gent dut agréer. Quona qu’ Amors vuelha. PryaoLs : Quors qu’ Amor: A quelle heure qu'Amour veuille. Uo troubadour a dit quon pour quou. Quon qu’ om trobes Florentis orguihos, Er los trob om cortes et avinens. P. Vipas : Quor qu’on. Bien qu'on trouvêt les Florentins orgueilles:, maintenant on les trouve courtois et svensnts. 8. Onenpari, ade., orendroit, désor- mais. Que tait seriatz mortz o vencutz ORESDaE:. Guiitauxe DE Tcprta. Que vous seriez tous morts ou vaincus orenËe: HOR axc. FR. Et dist Primant, je mi acort Qu'il soient vendus orendroit. Roman du Renart, t.1,p. 140. Monlt la véisse volentiers Orendroi, si Dieu m'aist. . Roman de la Rose, v. 2501. o- Laxonas, ado., alors. Lanonas cauterisa aquel ab autre cauteri. Trad. d'Albucasis, fol. 3. Alors cautérise celui-là avec autre cautère. CAT. Alora. 17. Allora. 10. Aonan, AURAR, AHURAR, 7., heurer, rendre heureux, devenir heureux. Si be m fai, e mielhs m' anuna. MarcABRUS : Lanquan. Si me fait bien, et mieux me rend heureux. Meillaratz… Es cui jois AonRA. PIERRE D'AUVERGNE : Rossinhols. Amélioré.. est celui que joie rend heureux. Pero sospir, quar monta gens AHURA De malvestat c’ades creis e pejura. MARCABAUS : Auiats. Pourtant je soupire, car nombreuse gent devient heureuse par méchanceté qui incessamment croît et empire. AMC. FR. Et seal tu m'as heuré Quand plus mon fait estoit désespéré. RowsanD , t. II, p. 936. Altrement ne peuz estre fors par qo eures. Roman de,Rou, v. 1015. Par ainsi ton cuear, Et mon ame heurée Vivront sans langueur. Ovrvrer px Maëny, p. 147. Seur en sa case heurée. Loc ps LA Poate, Tr..des Odes d’Horace, liv. LI, p. 49- 11. BeNawRanssa , s. f., bonheur, féli- cité, béatitude, Aisso es la gran szNAURANSSA ont lo don de entendemen mena aquells que gardan neteza de cor e de cors. V. et Vert., fol. 99. Ceci est la grande Jélicité où le don d’entende- ment mène ceux qui gardent pureté de cœur et de corps. 12. Bonaunerar, s. f., bonheur, béati- tude, félicité. HOR Si cam sonaunsras alegra los bos. Si as BORAURETAT, non aias ergoil. Saber usar paupreira es grans BOXAURETATZ. Trad. de Bède, fol. 76, 69 et 3. Ainsi comme félicité réjouit les bons. Si tu as félicité, n'aie pas d’orgueil. Savoir supporter la pauvreté c’est grand bonheur. 541 13. BONAZURAT, BENESURAT;, «3: , bien- heureux. BonazunATz son los netz de cor. FV. et Vert., fol. 99. Bienheureux sont les purs de cœur. Lo cors del »zN«sUnAT sant Thomas. Lett. du preste Jean à Frédéric, fol. 3. Le corps du bienheureux saint Thomas. 14. BONAURAR, BENAURAR, V., bienheu- rer, rendre bienheureux , bénir. Part. pas, BonmaunaT sant cil que morunt en Deu. Trad. de Bède, fol. 76. Bienheurés sont ceux qui meurent en Dieu. Quai sest chan chantara soven, De Dien sin BEMAURATS. Devupss ps PRADES: Qui finamen. Qui chantera souvent ce chant , soit béni de Dieu. Ad honor de la sxxauhana Verge. PuILOMENA. À l’honneur de la bienheurée Vierge. - Subst. Li xxNAURAT en l’auta ierarchia, V. de S. Honorat. Les bienheurés en la haute hiérarchie. anc. ra. Moult a benéurée vie Cil qui par antri se chastie. Roman de la Rose, v. 8041. Que pour me btenheurer d'un immortel re- nom, J'ai le front de mon livre honoré de ton nom. OLIVIER DE MAGNY, p. 2. Par les ordonances, de boneurée recorda- tion , saint Loeys. Ord. des R. de Fr., 1245 ,t. 1, p. 56. ANC. CAT. Benaurat. 15. Marauun, s. m., lat. MALu noua, malheur. Quand Rigunte, fille de Chilpéric, partit pour l'Espagne, où elle devait épouser le roi Recarède, Gnicoiïar Dr 54a HOR Touns (1. VI, e. 45) rapporte que l’es- sieu d’un des chariots qui la suivaient chargés de richesses, s'étaut brisé en sortant de Paris, tous les assistants s'écrièrent : Mala hora. Qu’ a son poder, No s volva nis vir nis pejar EIlh e son bran a mALAuUR. Giaaup D£ Bonnurz : Nuilla res. Que, selon son pouvoir, il ne s’entraîne ni se tourne ni s’empire lui et son glaive à malheur. 15. MALAUROS, MALAHUROS, adJ., mal- beureux. Hailas! co fui maraunos, Quan per me baisset sa benda. GuiLLAUME DE BaLAuUN : Mon vers mov. Hélas ! comme je fus malheureux, quand pour mot elle abaisse son bandeau. An bec MALARUROS, Que son peior que Judas que Dieu trays. P. BremonD Ricas novas : Pois nostre temps. Ont langage malheureux, vu qu'ils sont pires que Judas qui trabit Dieu. 17. MALAURAR, MALAHURAR, V., mal- heurer, rendre malheureux. Part. pas. substantiv. Quan Dieus dira : Anatz, MALAURAT, Ius en infern, on sorets tnrmentat, Fozquer DE Romans : Quan lo dous. Quand Dieu dira : Alles, malheureux, dedans l’enfer, où vous serez Lourmentés. E’l res que pus bistensa Los MALAHURATS, | P. Canpinat : Selh jorn. ar. Et la chose qui le plus trouble les malheureux. axc. ra. Ah! chaitive maléurée.… Monlt estes or rnaléurez. Roman du Renart,t, LI, p. 217 et 42. Ladicte femme malheurée rencheut és er- reurs. MonsTReLer ,t. Il, fol. 73. Aidez-vous donc, madame, et quittez de bonne heure D’Antoine le malheur de peur qu'il vous mal- heure. * R. Ganniss, trag. de Marc Antoine, act. Il, se. 2. | Las! ne m'avoit assez ma/heuré le destin. R. GanRIER, trag. d Hippolyte, set. V, sc. 1. HOR 18. Racocr, ancotos, s. me., lat. ho- noLOGIUMm , horloge. Una corda prime... per la balansa del ar LOGS. Tic. de1428. Hist. de Nîmes, t. IUT, pr., p.229 Une corde fine... pour la balance de l'horloge. Qui tendra lo aaLores. Tit. de 1413. Dont, t. LXXIIT, fol. 263. Qui tiendra l'horloge. car. Relloëge. ase. Relax. pont. Relogie. n. Orologio. HORROR,, onnon, s. f., lat. monaoù, horreur, effroi. Grau nonnon deuris hom aver de solamens l'auzir. V. et Vert., Lol. #. Grande horreur on devrait avoir seulement de l’entendre. Onnon d’esperansa es lo maier pechaz que si Trad. de Bcde, fol. 58. Horreur d'espérance est le plus grand péché qui soit. CAT. Esr. PORT. Horror. 17. Orrore. 2. HonniBce, ORRIBLE, adj., lat. uonar sizem, horrible, affreux. Honaïzx redressament de pels. Eluc. de las propr., fol. gp. Horrible redressement de poils. Enfern onnrs£te e paden. P. CanDtnaL : Jhesam Crist. Enfer horrible et puant. Peccat mortal et onn1IBL«. W. et Vert., ſol. 16. Péché mortel et horrible. car. se. Horrible. ronr. Horrivel. 1x. Orribiie. 3. HORRIBLAMRN, ORRIBLAMENT, &d., horriblement , épouvantablement. Jura noan:istanmans de Diou et dels sicus sans Mot onniBLAMaNT punis Dieus peceat c: claustra. V. et Vert., fol. a et 9 Jure horriblement de Dieu et des siens saints. Dieu punit moult épouvantablement le péché à cloître. car. Horriblement. zsv. Horriblemente. vosx. Horrivelmente. 17. Orribilmente. 4. ABOnnIR, AORRIS , v., lat. asñonnen. abhorrer, détester. HOR Que negus puais no P aonato. Brev. d'amor, fol. 171. Vu que nul dopuis ne l’abhorre. — Effrayé. Selh que vertatz anonats Ni ab dreitura s’irais. __ P. CanpinaL : Pus ma Loca. Celui que vérité efraye et qui avec ls droiture s'irrite. aAnc. va. Détestoient e abhorrissoient encore néantmoins ce nom de roi. AuxoT, Trad. de Plutarque, V. d'Antoine. car. Aborrir. xs». ronr. Aborrecer. rr. Abor- rire. . HoraïPILACIO, s. f., lat. HORRIPILATIO, horripilation , frisson. Honnipitacio es horrible redressament de pels. Ab sonR1P16ac10, 80 es dire ab yrissament. Elue. de las propr., fol. 90 et 91. Horripilation e’est horrible redressement de poils. À vec horripilation, c’est-à-dire avec hérissement. ssP. Hornpilacion. rour. Horripilacäo. ï, ORAETAT, ORREZETAT, $. f., SOuillure, saleté, infamie. Si que layga dels lavamens.… Plena de grans ORR&zZ=TATZ Li gitavo per mieg son cap. F. de S. Alexis. De telle sorte que l’eau des ablutions... pleine de grandes saletés ils lui jetaient au milieu de sa tête. Ab lur onazTars, En fan per totz sens Lars drutz conoyssens. ” Prenas px Busstaxac : Sirventes. Avec leurs infamies, elles en font en tous sens leurs amants connaissants. . OnrzansA , 5. f., souillure, impureté. Nostra amonesisnsa non es d'error ni de OREZASSA , Di en bsaxia. lrad. de la 1*e Ep. deS. Paul aux Thessaloniciens. Notre avertissement n’est d'erreur ni d’impureté, ni en tromperie. 3. Onnes, adj., lat. Aonnidus, horrible, impur, laid, dégoûtant , sale, souillé. Hom ergolios es onnus davant Deu. Trad. de Bède, fol. 36. Homme orgueilieux est horrible devant Dieu. HOR Sa bocs plene d’ onas crai. P. VipaL : Pus ubert si. Sa bouche pleine de dégoûtant crachat. Cals es son commensamens, sinon fort vil et ORRR£A semensss ? F. et Vert., fol. go. Quel est son commencement, sinon fort vile et impure semence ? Fig. Son bel per la cara et onaus de peceatsz. P. CanDinaL : Un estribot. Sont beaux par le visage et horribles de péché. Cant lus clergues e los prelatz de sancta Glieya sont tacatz e onnus per lazaria. Pueys que las paraulas son onnuzas © vila- nas e ribaudas. 543 F. et Pert., fol. 97 et 85. Quand les clercs et les prélats de sainte Eglise sont tachés et souillés par la luxure. Puisque les paroles sont impures et vilaines et ignobles. ge OnaE MAL, s. m., mal-caduc, haut- mal , épilepsie. Demanda per que cazo las gens del onnx mar. Liv. de Sydrac, fol. 15. Demande pourquoi les gens tombent du haut-mal. 10. Onnuin, ad}. , impur, sale, Obs t’es eschivar la via onnAINA. Trad. de Bède , fol. 5. Test besoin d'esquiver la voie impure. 11. Honnrsan, ORREZzAR, v., souiller, salir, pervertir. Fig. Nols preire no deuria Ab sa putan oanuzan aquel ser Que landeman deia l cors Dieu tener. G. Ficusinas : No om laissarai. Nal prêtre ne devrait souiller avec sa concu- bive ce soir où le lendemain il doive tenir le corps de Dieu. Fay sacrilegi que nonnxza lo S. sagramen de matremoni. Folbas companbeas aonison ct oaansox s0- ven los efans. V. et Vert., fol. 18 et 91. Fait sacrildge, vu qu’il souille le saint sacrement de mariage. Folles compagnies avilissent et souillent souvent ‘les enfants. Lo fermamen de son coratge onnzzzT per smonestatio del serp. Derlaramens de motas demandas. Souilla na fermeté de son cœur par lexhorta- tion du serpent. 544 HOS HOS Meils es que hom s’ arda que ss’ onnzsx de | à, Hosra, osta, s. f., lat. mospira, b- laxuria. Trad. de Bède, fo. 4x. Ilest mieux qu’on se brûle que si on se souille de luxure. Part. pas. S'uns d' els ab femna jatæ, Lendeman, tot ORREJATZ, Tenra ‘1 cors nostre Seignor. G. Fiourinas : No m laissarai. Si un d’eux couche avec femme, le lendemain, tout souillé, il tiendra le corps de notre Sei- gneur. Non on«zADA e non marcezibla. Trad. de la ire Eptt. de S. Pierre. Non souillée et non flétrissable. HOSTE, 0sTE, OSDE, s. m., lat. HOspi- ram, hôte, celui qui reçoit. Uns nobles homs del luec lo recep volontier ; L’ osrzs avia un filh. V. de S. Honorat. Un noble homme du lieu le reçut volontiers ; l'hôte avait un fils. Siatz lur bos ospus. ARNAUD DE MAnsan : Qui comte. Soyez-leur bon Aôte. Fig. Pietatz À d’ sosrs sofrachora. P. CarDiNaL : Tals cuia. Piété a privation d'hôte. — Celui qui est reçu. Avia li revelat c’ uns osrus li venria. V. de S. Honorat. . Lui avait révélé qu’un hôte lui viendrait. Car anc, per ma fe, non aigui Ospx que tant m’ abelis. P. Vipaz : Lai on cobra. tesse. M’ avenc lautr’er a combatre Ab m’ osra tota ana naich. GUILLAUME DE LA ‘Toua : Una dus. M'advint l’autre jour de combattre avec m08 Ac- tesse toute une nuit. Gualbortz, fitha de !’ osra. V. de S. Honorat. Gualburt, fille de l’hôtesse. car. Hostessa. xsr. Huespeda. ronr. Hospeds. 17. Ostessa. 3. HOosTALIER, OSTALIER, #. m., hôte, hôtelier, aubergiste. En ostal truep irat OsTALIRa. BERTRAND DE Bonn : Jeu m” escondise. Eu hôtel que je trouve triste hôtelier. Hosratrea voluntieiramen Traisson. Brev. d'amor., foi. 1x. Les hôteliers volontairement trahissent. Fig. Mon cor, qu’es lai vostr” osrairans AnnauD De Manuxit : Dons geuser. Mon cœur, qui est là votre hôte. ANC. FR. L’hostelier Japiter qu'offendre il a os. R. GanniEn, La Troade, act. IV, se. 2 car. Hostaler. anc. xse. Hostalero. h. Osrazeima , s. f., hôtesse, hôtelière. Vengui l’aatre dia, De plueia tot mullatz, En poder d’osrarsiaas Qu’ ieu no conoissis. . G. Riquren : À sant Pol. Je wins l’autre jour, de pluie tout mouillé , »2 pouvoir d’hételières que je ne connaissais pes. Car oncques, par ma foi, je n’eus hôte qui tant 5. OSTALABIA, 5. f., hôtellerie, auberge. me coavint. — Hôtelier, cabaretier, aubergiste. Mout se fez grazir.. als mosras et als taver- niers. V. de G. Figueiras. Moult se fit agréer. des aubergistes et des ta- verniers. Bailet dos deniers al osrs. Brev. d'amor, fol. 134. Donna deux deniers à l’hôtelier. car. Hoste. asp. Huesped. ronr. Hospede. ir. Oste. On agnes osTALAnRIA. Tenc via Dreg ad un’ osrazanra. Brev. d'amor, ol. 68 et 134. Où il y eût hôtellerie. Tint voie directement vers une hAütel/eris. ANC. CAT. Hostaleria. xse. Hosteria. re. Ostene. 6. Hosraz, OSTAL, 0sTau, s. m., hôtel. maison , logis, demeure. Si col paubres que jay el ric osrar. P. VIDAL : Si col. Ainsi comme le pauvre qui gît dans le riche As HOS HOS 545 Joglar que non demora gayre en son O6TAL, Se li cornt la porte oavrir, car non troba peior osrax del sieu. Richement le fist osseler. v V. et Vert., fol. 68. Fabl. et cont. anc., t. LIL, p. 205. Jongleur qui ne demeure guère en son logis, cer Qui en la Vierge »’ asseia. . il ne trouve pire logis que le sien. Roman de la Rose, +. 19339. E ‘1h done l’osraz desiron, Sor la rive d’Andele une noit s'osselerens, On «0 ‘ls apostol pres de se. Roman ds Rou, v. 3g14. J. Esrèvz : Planhen ploran. En ort leu m'orent ostelé. Et lui denne la demeure désirable, où sont les Roman du Renart,t. 11, p. 177. apôtres près de lui. Diex en paradis l'ostela. Fig. S’ amor nataral, Nouv. rec. de fabl. et cont. anc., t. LI, p. 40. Que dins mon cor a pres o8TAL. Forquer DE Mansriee : Ab pouc ieu. Son amour naturel, qui dans mon cœur a pris 9. OsrarSAn, v., loger, établir, Er, grans torts de me cui l'afans es, lemeure. | Si pert mon joy, et autre s’i osrATIz. ° G. Faipir : Pel messatgier. — Famille. ° Sers grand tort pour moi à qui est la peine, si je Joseph del osraz de Davi. perds ma joie , et qu’un autre s'y établisse. Brev. d’amor, fol. 82. ARC, va. Que cil que il ostagera Joseph de la maison de David. . Movit mielx de li le conoistré.… Loc. Ges de diener no for’ oimraie matis Bien ani, se me conissiez, Quai agnes fort bon osrau. Que meintenant m'ostagissies. BæaTxanD Ds Bonn : Ges de disnar. Roman du Renart, t. III, p. 156. Point ne serait jamais matin pour dîner qui au- rait fort bon A6tel: 10. Osracz, s. m., demeure. Tenc son osracz en Jerusalem. Hist. abr. de la Bibl., fol. 43. Tint sa demeure eu Jérunmlers. Gent acalhir e servir de bon aire... E gran osraL paguat e gen tengnt. BenraanD DE Bonx : Mon chan finise. Bien accueillir et servir de bonne manière... et LI. HospiraL, OSPITAL, ESPITAL, S. m., nd hôtel payé et bien teau,. . . gra aus un 3. J lat. mospirais, hôpital. Cascan cap d'mosraL pagara, per cascun en, À gleisas et a mosrrrars. al dit legat. | Trad. du Code de Justinien, fol, 1. Hist. des Albigeois. Cat. hist. des comtes de À églises et à hôpitaux. ien i Tolose, p. 262. Chaque chef de maison paiera, pour chaque année, Mes se en lo osrrraz per servir los malautes. audit légat. V. et Vert., fol. 78. Se mit en l’Aépital pour servir les malades. , FR. t à s'ostel nëj - aAnC, FR. La dame 3 “Ron, v, 1958 Esrrfaz y feron per ver, AEC. CAT. msp. Hostal, 1r. Ostello. On albergavan cascun ser Los paures e’la orfes enfans. 7. Hosrazer, s. m. dim., petit hôtel, V. de S. Honorat. hôtelet. maisonnetteo. Hôpital y Brent véritablement, où ils héber- ? gonient chsque soir les pauvres et les enfants or- Ver diminitia son : Hostals, mosratarz. phelins. Leys d'amors, fol. 69. .. Vrais dimiautifs sont : Hôtel , Aôtelee. — Ordre religieux. , Re us tenc per sobre plus Jeyal 3. Osraras, v., loger, héberger. Que no son silh del 7 Deu hom aver maior cura | T.£ LA comrxssz De Dre 27 px RaAnusauD E d’aculhir e dosrazan. * D'OnANGE : Amicx ab gran. … Brev. d’amor, fol. 68. Bien je vous tiens pour beaucoup plus loyal que On doit avoir plus grand soin et d'accueillir et | ne sont ceux de l'Hôpital. d'héberger. Cavallatris, anc. ra. Quant saint Pieres le vit venir, Hosprrars ni Maizos, 11. 69 HOS Ordes que sia, No m’es plazens ni bos. B. Sicano pe ManEvoLs : Ah greu. Chevalerie, Hôpital ni Maison, ordre qui soit, ne m'est agréable vi bon. Amc. cat. Espital. cat. mon. Hospital. sr. ronr. Hospital. 1r. Ospedale. 546 12. HosPiTALITAT, OSPITALITAT ; 5. f.) lat. mospiraurrarem”, hospitalité. | So es gran mOPITALITAT. Brev. d’amor, fol. 61. C'est grande hospitalité. Religion et OsPITALITAT. Cartalaire de Montpellier, fol. 173. Religion et hospifalité. Loc. Recebia volontiers Îos paures , OSPITALITAT. V. et Vert., fol. 79. Recevait volontiers les pauvres, et lenait hospi- talité. car. Hospitalitat. wsr. Hospitalidad, roar. #Hospitalidade. 17. Ospitaluà , ospitalitate, ospitalitade. 13. HosPrTALEtR, ESPITALER , adj., hos- pitalier. 1l bermitan el geux nosP(TALEIR A Sabon ades vostra maior paabreira. T. pe Boneroy ar DE BLACAS: Seing’ En. Les ermites et la gent hospitalière savent main- tenant votre plus grande pauvrelé. — Subst. Frère de l’ordre de l'Hôpital. Esprrazzn del Espital. Tit. de 1244. Doart,t. CXXIX , fol. 286. Hospitalier de l'Hôpital. xsP. Hospitalero. on. Hospitaieiro. HOSTIA, s.f., lat. HosTIA, hostie, vIC- time. Feron vedel en aqnels jorns, et ofriron li ROSTIAS. Trad. des Actes des Apôtres, ch. 7. Firent veau en ces jours , et lui offrirent victimes. — Pain que le prêtre consacre à la Inesse. L'osrra es el calice e ’l vi pauzat dejos. Izann : Digoas me tu. L'hostie est aa calice et le vin posé dessous. De L’osrra, com si den sagrar. V. de S. Honorat. De l’hostie, comment elle se doit consacrer. CAT. ESP. PORT. Hostia. tr. Osna. e teuia | HOS 2. Hosr, os, s. f., du lat. wosris, armée. Hosr et cavalcada. Petit Thalamus de Montpellier, p. 43. Armée et chevauchée. Elhs viron las tendas de la ocr. Purzones:. JLs virent les tentes de l’armée. Loc. Il valen rey d’Espauha Fassan gran osT sobre Manrs conquerer, Qu’ el marques vai osr e setges tener Sobr’ el Soudan. RamBAUD DE VAQUEIRAS : Âras pot bon. Que les vaillants rois d’Espagne forment grande armée pour conquérir sur les Maures, vu que k marquis va tenir armée et siéges contre Le Souém Fig. Horguelhs es lo principals cavaliers en l: osr del diable, V. et Vert., fol. 5. Orgueil est le priscipal cavalier en l'arme du diable. auc. ra. Esmat son os pour ostoier en Gax- coigne. Rec. des hist. de Fr., t. XI, p. 58. Li dus oj dire asez tost Ke Heraut essemblount grant ast. Roman de Rou, v. 11892. Un y alla et porta nn sauf-condaict da ror, et m'en rapports un pour parlementer à s\- chemin des deux osts. Puszippe vx Comines, div. L ,p. 529. ANC. CAT. Host, ost. AnNC. xsP. Hoste. sr. mor. Hueste. ronrT. Hoste. rr. Oste. 3. Hosrizirar, s. f., lat. mosrizirartes:, hostilité, Era gnerra et mosrizirars... Aïchela guern e HOSTILTTATS avis estate durat per long temps Duran la dicha guerra et nosrrcrrar. Tit. du Xitie siècle. Doax,t. CXVLII, fel. oi. Était guerre et hostilité.… Cette guerre et hest:: avait été et duré pendant lonug-temps. Durant ladite guerre et hostilité. car. Hostilitat. xse. Hostilidad. vont. Hes::-- dade. 17. Ostilità. 4. OsTaTeR , OSTACE, 5, m., Otage. Per s0 donatz osrATGss mi e mo fraire. Roman de Gerard de Rossillor, {el 5. Pour cela donuez pour ofages moi et mon frere Loc. De sa preison jamas issir non quier, Car l'ai plevits l'osrace. A1MER; DE PreuILAIN : Lanquant chantie De sà prison jamais à sortir je me cherche, je lui ai juré l’otage. HUM Loc. fig. Domna, mon coraige, Melhor amic qu’ieu ai, Vos man en osTATGE Entro qu'ieu torn de sai. B. DE VEnTADOUR : Lanquan vei. Dame, mon cœur, le meilleur ami que j'ai, je vous envoie en otage jusqu’à ce que je retourne ici. AMC. CAT. Hostatge. ABC. Esr. Hostage. 17. Ostaggio. J 5. Osreran, V., guerroyer, combattre. Quan venc sai per nos OSTEIAR. | BERTRAND DE Bonn : Quan vei pels. Quand il vint ici pour nous guerroyer. Non puesc luenh osraran ses aver. BenTRANO DE Bons : Non estarai. Je ne puis guerroyer loin sans argent. snc. ra. Ensi fu bien un an entier Tant que li reis dat osteier. Mans px FPaance ,t. L, p.516. Son ost eppaseilla li rois pour astoier. Rec. des hist. de Fr., t. III, p. 195. r?. Ostepgiare. HOUSSA, s. f., housse. Portans noussas de drap. Tit. de 1535. Doar, t, CV, fol. ar. Portant housses de drap. HUME, s. m., lat, mumrrus, épaule. So... nuMmzs composts de trops osses.… et aquestz Osses 20 necessaris per defendre... pieytz contra tota lezio de part dareyre. Eluc. de las propr., fol. 47. Sont. les épaules composées de beauconp d'os... et ces os sont nécessaires pour défendre... la poitrine contre toute lésion du côté de derrière. xsp. ponTr. Hombro. 1r. Omero. HUMIL, ouiz, aumiu, adj., lat. nuui- Lis, humble, soumis, modeste. Sias sumrzs e non vils, plans et amesuratz. .V. de S. Honorat. Sois humble et nou vil , simple et mesuré. E"'l soi aumics on piegs mi fai e m dits. RauBAUD DE VAQUEIRAS : Saris e folhs. Et je lai suis soumis où pire elle me fait et me dit, Leial serv e AUNIUS, La on es plus aforzir, Deu esser plus obesits. Poxs Da LA GARDE : Ans ogan. Servitenr loyal et humble, là où il est plus affer- mi, doit être plus exauré. HUM 947 Substant. O ua revelat als nuxius. F. et Vert., fol. 53. Cela tu as révélé aux humbles. | — Doux, indulgent. Qu’ om sia auxiLs als bos Et als mals ergulhos. AnnauD Dx Maruit': Razos es. Qu'on soit indulgent envers les bons et envers les méchants altier. Leial domaa, franqu’ e om1L. RaïmonD DE MinavaL : Cel que jois. Loyale dame , franche et indulgente. nc, rR, Ce qui prés toy me rend bas et humile. CL. Manor, t. 11, p. 377. CAT. ANC. ssp. Humil. rs». mon. ronT.-Hu- milde. 1t. Umile. 2. Homizuzx, adv., humblement, mo- destement , indulygemment. - . Aysi ti pregua lo tieu sers uMILMES. V. de $. Honorat. Aivsi te prie Je tien serviteur Aumblement. Parlar AUMILMENT € savia. | V. et Vert., foi. 4à. Parler modestement! et sagement. | Qui ves la crotz de bon cor s’umilia, Perdon n° aura per la crois uuxmiruxx. Poxs De CAaPDOUEIL : Er nos sie, Qui vers la croix de bun cœur s’humilie , pardon en aura par la croix indulgemment. | cAT. Ilumilment. anc. anse. Humilmente. zsr. mon. pont. Humildemente. rr. Umilmense. 3, Homuiu, adj., indulgent, modeste. Jeu ’n sai als pros plans nuwrixus E plos orgulhos als savais. GuiLLaums DE CABESTAING : Ar vey qu’em. J'en suis envers Îles preux plus modeste et plus fer envers les méchants. &, HUMULITAT, UMILITAT; OMILITAT, #. J., lat. aumiLiraTern, humilité, modestie. Morgues tenis auMILITAT de vestidnra. Trad. de Bède, lol Ga. Que moine conserve modestie de vêtement. — Indulgence , bonté, pitié. S'il forses tan s0n cor HUMILITATE Que m des ua bais. | G. Farm : Era coven. Si lui forcit tellement son cœur indulgenee qu’elle me douuêt n# bsiser. 548 HUM Dona, si us platz, aiatz uUMILrTrAT De mi. Anxauv DE Masuxiz : Tot quant ieu. Dame , s’il vous plaît, ayez pifié de moi. Mostra m qu'omtLiTATz L’ a tant en poder Que bens m'en pot eschezer. Forquer De Mansæizzx : Uns volers. Me montre que bonté l’a tellement en pouvoir que bien m'en peut arriver. Sai que non puesc guerir, S'umiLrrarz n'es a dire. Ectas pe BARJOLS : Car comprei. Je‘sais que je ne puis guérir, si indulgence en est à dire (y manque). Ast. va. L’ensengnement à le soris Fist Li Lions , si fa garis . E de la fosse est eschapez : Là li vala hwmilites. . Maure De France, t. H, p. 118. . Mais d’ane rien vos sai bon gré, Que caidiés faire Aumelité. Roman de Partonopeus, t.1,p. 107. I ait pieu à vostre… scignourie, par très grant humilité, Dem. de Chartes VI et rép., P. 153. caT. Husmilitat, 2sv. Humildad. pour. Humil- dage. tr, Umilità, umilitate, umilitade. 5. HumiziaTio, Humicracio, s. f., lat. HUMILIATIO, humiliation, abaisse- ment, modestie. . Aylas!e co es doloyroza aquesta auxrzrarro! V. et Vert., fol. 23. - Hélas ! et comme est douloureux cet abaissement ! Per la puritat de sa cousiencia e aumILTACIO de sa pesss. V. de S. Flors. Dear, t. CXXIIL, fol. 260. HUM — Être soumis , obéir. Fig. Totz joys li deu uumictan. Le couTz pe Porrtens : Mout jausres. Toute joie lui doit étre sosvnise. Part. prés. feu serai, en cort, presentiers, Entre domnas et cavaliers Franc e dous et aUMILraSS. B. pe Vewrapour : Pel dols chant. Je serai, en cour, parmi dames et cavaliers gn- eieux , franc et doux et ayant de La modestie. Part. pas. Tos hom que se esalsa er auxniuiut, e qui s’umiLia er esalsas. Trad. de Bède, fol. 34. Tout homme qui s'élève sera abaissé, et qui s'e- baisse sera élevé. aAnC. PR. Humiliet sui mult. Huamiliet farent-en lur felanies. Anc. trad. du Psaut. de Corbie, pe. 141 et 105 . Cele qui fu humelians. . Fabl. et cont. anc., t. 1, p. 48. De son fieu ne se daingne verz vous Awmcher. Roman de Rou, v. 4437. Il s'essauce ki s'uméle. . Roman dus Renart ,t. IV, p. 392. caT. Humiliar. xsr. Humillar. ronr. Hum- lhar. rt. Umiliare. HUMOR,, umo, xmon, s. f., lat. Er- xmos, humeur, humidité, liqueur, k- quide. De Ja numon de la terra. Liv. de Sydrac , fol. 57. De l'humidité de la terre. La does’ uxor de la saba. RansAuD D'ORANGE : Er quan. La doute liqueur de la sève. No se cargara de negun cargamen ni de ne Par la pureté de sa conscience et modestie de sa gana xmor. pensée. car. Humiliaciô. Anc. xsp. Humiliacion. xs». |- Mon. Humillacion. ront. Humilhagäo. 1r. Umiliazionc. * 6. Huxizrar, UMILIAR, OMELIAR , v., lat. Cartulaire de Montpellier, fol. 19 Nese chargera d'aucane charge ni d’aucem liguide. Fig. Deu secar tota nuwon de luxuris. V.. et Vert., fol. @. Doit sécher toute kumeur de luxure. HUMILIARE , humilier, abaisser, avoir | — Sève. de la modestie, Qui pus val, pus se auMILrA. V. et Vert. , fol. 100.' Qui plus vaut , plus s’humilie. Mas quil dopta ni vas luisomauia. G. Fazir : Cascus hom. Mais qui le redoute et vers lui s’humilie. Per fanta de noMon ai ret infractuos. Eluc. de las propr., fol. 207 Par faute de sève se rend infructueux. — Suc des plantes. Vescosa , plena d'umons. Devves px Praprs, fus. cass. Visqueuse , pleine d’humenurs. HUM — En perlant du corps humai Fay d'ondns greu transmodemen La lona merman ot creissen. Brev. d'amor, fol. 4. La lane fait grand changement d'humeure en diminoaut et en croisant. ac. vn. Les cerclerde ses Aumors voit. Roman du Rnart, t. I, p. 364 . . son, Humor. re, Umore. car. = 2. Huwonos, rwonos, adj., plein d'hu- meur, humoreux. La lons , diso li auctor, Qu’es sumonosa sin freior. Brev. d'amor, fol. 4. La lune, disent les auteurs , qui est Aumoreuss avec Le froid. S' ill fonge s0n molt aumonos. Deuvss ps PaADES , dus. cass. Si Les fongus sont moult Aumoreux. — Humide. Mercadiers que tenon les canzas ono⸗⸗⸗ en Jnoc rmonos per mays pessr. Pet Vert. To. 17. Marchands qui tiennent les choses humides en lieu humeide pour plus peser. Substantio. El fai acordamens Dels aumonos, dels freitz. Penn px Consi4c : El nom de. IH fait l'accord des humides, des froids. anc. rr. L'autre semence est cheüe en lieu pierreux, Non pas assez profond, ny humoreux. Foucqué, P. de J.-C., p. 215. xsr. Humoroso. rr. Umoroso. 3. Hompirar, s. humidité. Per la gran suxrorrat, las viandas ero corrompodas, Tan gran momtrrar que tot entorn lo se- polere a 1. gran lac d'aigun. Cat. dels apost. de Roma, fol. 164 et 13. Par la grande humidité, les aliments étaient cor rompas. Si grande hnmidité que tout autour du sépulcre il ya un grand lac d'eau, ir. Umidità, umiditate, umiditade. . , lat. aumipirarem, 4. Hum, auxr, adj, lat. auminus, humide. HUR Fnocx es cauts , secx naturalmens, E Paires nuwrr € catens. Brev. d'amor, fol. 54. Le fon est ebaud , sec naturellement , et l'air Au- mide et ardent. Primavera aumIDA. Calendrier provençal. 549 Printemps humide. car. Humid. xsv. Hümedo, rour. Humido. 1. Umido. 5. Homes, ad)., lat. muxxxs , humide. L'os es crats, l'antre frege ; l’us secx, l'autre EUMERS. D L Peas DE Consiac : El nom de. L'un est chaud , l'autre froid ; l’un sec, l'aatre humide. 6. Huweracto, s. f, lat. mumrcrario, humectation, humidi! Ierigacio, numacracio et vegetacio. Refrigeri et sumrcracro. Elue. de las propr., fol. 136 et 52. Irrigation , Aumectasion et végétation. Rafratchisement et humectation. ser, Humectacion. 7. Huurcnaniu, adj, humectatif, qui a la propriété d'humecter. Del ventre aumacrarit. Natritiva, HuMaCTATIVA. Eluc. de las propr., fol. 95 et 373. Humectatif du ventre. Nautritire , Aumectative. asr. Aumectativo, 17. Umettativo. 8. Huwrcran, v., lat. mumecrane, hu- mecter, , Tempradament la auwora. Blue. de lus propre, fol. 29. L'humecte molérément. Ayguss que mollifican e sumacra. Trad. d'Albucasis, fol. 7. Eanx qui mollifent et Aumectens. Part. pas. Ka aumcrar per la vapor. Trad. d'Albnearis, fol. 14. Est humecté par la vapeur. Si 20 era auwacrana. luc. de las propr., fol. 136. Si elle n'était humectée. car, ANG, 2sP. OT. Auméctar, tr. Umettare. HURAR , »., habituer, accoutumer. 550 HYM HYR Part. pas. Moi auaay d' armas. HYMNE, vuuz, s. m., lat. menus, Non soy uunars de portar aitals armas. hymne. Abr. de PA. et du N.-T., fol. 15. Chanta los psalmes o ls aruxes. Trad. de Bède, fol. 26. Chante les pmæumes et les Àyrenes. Moult Aabitué aux armes. Je ne suis pas habitué à porter telles armes. HUTAR , »., hurler, crier. Los xuxzs de la sanhta Trinitat. Auxirats botinas e cors d' argén sonar, Cat. dels apost. de Roma, fol. 50. E Turex e Sarrazis e glatir et nuran. Les hymnes de la sainte Trinité. Roman de Fierabras, v. 3360. cat. Himne. ser. Himno. ronr. Hymno. 11. Vous entendriez clairons et cors d’argent résonner, Inno. et T ures et Sarrasins et glapir et hurler. J EHYPOTECA, IOTEECA, YPOTECA, 5. f., HUYSSIER , s. m., balancelle, vaisseau} lat. mxrormeca, hypothèque. de transport. | Han expressa BYrOTRCA. : Pueys an «ppsrelbat e Larcus | et HUYSSIER. Fors de Béarn, p. 1087. V. de S. Honorat. Ont expresse hypothèque. Puis ils ont appareillé et barques et balancelles. Per razo de YPOTESCAS que ela aia els bes. ANC. FR, Vinurent les galies totes et li vissiers Tit. de 1275. Bibl. du R./f. de D. Viirevœurs et les autres nés. Pour raison d’Aypothèques qu'elle ait sur les ben: VALLEHARDOUN , p. 29. A tot dreyt et xrorTaca. HYAT l pe Tit. de 1418, de Bordeaux. Bibl. Monteii. » 5. ms lat. mtarus, hiatus. À tout droit et hypothèque. Hyars es maior vicis amb unas mueteychas| car. zsr. Hipoteca. ronr. Hypotheca. 17. Ip- vocals que am diversas. ; teca. Leys d'amors. LALOUBÈSE, p. 4. H . h Hiatus est un plus grand défaut avec les mêmes 2. IPOTECAR ;, YPOTHECAR , D.s po voyelles qu'avec différentes. théquer. ’ Per esquivar yat deu bom pauzar z ou d| Part. prés. Obliguau et rrornacan…. tots bo aprop a prepositio. bes. Leys d'amors, fol. 4. | Tic. de 138%. Arch. du Roy.,K.53. Pour éviter hiatus on n ‘doit poser z ou D après A Obligesot et y pothéquant… tous les biens préposition. Part. pas. Per ruxon de tal deate arrorscrz us. PORT. 17. Hiato. . Fors de Béarn, p. 1079- Pour raison de telle dette hypothéquée. HYENA —R IANA, s.f., lat. RYENA,| car. asr. Hipotecar. vont. Hypothecar. n. hyène. Ipotecar. Hxaxa es crazel bestia, goloza enm lop. HYRUNDA, 1RUND4, YAUNDA, s. f., lat. Elnc. de las propr., fol. 252. Hyène est cruelle bête, goulne comme loup. HiRUNDO, hirondelle. Yanxa es mot crazel bestia. En temps que las axRUNDAS... veno. V. et Vert., fol. 24. | Eluc. de las propr., fol. x5 Hyène est moult cruelle hôte. Dans le temps que les hirondelles... viennent. Son escut de cartier, Ai! Dieus, ar sembles raunna, Cobert d un cuer de raxa, e be obrat d’acier. ! Que voles per l'aire. Roman de Fierabras, v. 53. B. pe VENTADOUR : Tant ai mes. Son écu écertelé, couvert d'ane peau d'hyène, et Ah! Dieu, que maintenant je ressemblase à b- bien ouvragé d’acier. rondelle, que je volasse par l'air. CAT. EsP, Hiena, ronr, Hyena. rT. Jena. anc. FR. Plus tost cort qu'aronde ne vole. . . Nouv. rec. de fabl. et cont. ane., t. 1, p.27 2. IaNFTA, S. f. dim., petite hyène ; Mon cuenr vole comme l'aronde. peau de petite hyène. CL. Manor, t. 1, p. 396. La dotrene de ramxTas, . i1. d. Et sussi tost que le vol d’une æromde Cartulaire de Montpellier, fol. 113. Œuvres d'Alain Chartier, p.711. Ja douraine de petites hyènes, deux deniers. sr. Golondrina. Pont. Andorinha. HYR HYS 551 2. .Iausns, raunore, s.f., hirondelle, | 8. Hyaunninxa,s. f., lat. miRunNDiINaria, D'est'erba, cum diso li anctor, chélidoine, sorte de plante. lauwpxs 508 paucx irundatz Eyronpraza…. hyrandss fan d’ela a lors Sans, quant an los huels crebats. poletz medicina, qnan s0 greviatz els velhs. Brev. d'amor, fol. 50. Eluc. de las propr., fol. 205. De cette herbe, comme disent les auteurs, lhi- Chélidütne… les hirondelles font d'elfe veriède rondelle guérit ses petits hirosdeaux , quand ils ont | pour leurs petits, quand ils sont grevée aux yeux. les yeux crevés. xse. Golondrinera. Que us gardatz del lays de la xauxpar. Isanx Risons : Aylss. HYSTORIA, zEsTonIA , STORIA , 5. f., Que vous vous gardiez do lai de l’hirondelle. lat. HISTORIA , histoire. 3. Inonperca, vsaunpeLta, s. f., hi-| Alcan yæemple o alquna ursrania. dell Leys d’amors, fol. 140. ronuelle. ; Aucan exemple ou aucune histoire. Per l'aire va com l’rnonDezLa. Cac l’asronta es greus. F. de S. Honorat. V, de S. Honorat. Par l'air va comme l’hirondelle. Cer l’'Aistoire est difficile. Plas tost no vola xsauxnezLa. K. apelec Filomena lo maestre de la asronta. GnizraumE DE BenouzpAn : Lai on. PaiLouMExA. Plus vite ne vole hirondalle. Charles appela Philoména le maître de l'histoire. ANC FA. La srontA remembra. Le printemps ne se fait d'une e seule arondelle. Cat. dels apost. de Roma, fol. 50. | Rorsam, t. I, » P- 279- L'histoire rappelle. Je ressemblois l'arondelle qui vole, . CAT. ESP, PORT. Historia. 1r. Istoria, storia. Cz. Manor, t. 1 P. 216. * 2. ISTOnAMAGBAFI, 5. m., lat. misronio- craPaus, historiographe. Orosi, YsTORAGR AP: O esctiva de las estorias. Cat. dels apost. de Roma, fol. 51. Orose , historiographe on écrivain des histaires. 5. Imunpar, s. m., hirondeau, petit d'hi-| us». Pont. Historiografo. re. lstoriographo. rondelle. Irandes s08 paucx 1RUMDATZ 4. AROKDETA, s. f. dim., hirondelette. Anoxp&ra, de ton chan m’acr. T. De LAMI &T DE L'H1RONDELLE : Arondeta. Hirondeleite, je m’attache à ton chant. 3. YSTORIALMEN, ESTORIALMEN, adp., or ement. Sansa, quant an los huelhs crebatz. historiquement Brev. d'amor, fol. 50. Se fay aquesta figars, allegoria,.… . YSTORIAL.- L'hirondelle guérit ses petits hirondeaux, quand | "EX: ils ont les yeux crevés. Contads =sTORIALMEX. Leys d'amors, fol. 135 et 140. 6. RanDora, 5. f., hirondelle, Cette figure, l’allégorie, se fait... historiquement. RaxpôLa, que trazia Jos hnelhs a sos ran- Racontés historiquement. dolos, e els y tornava. sr. Historialmente. 1t. Istorialmente. Naturas P alcus ausels. L’hirondelle, qui arrachait les yeux à ses hiron- 4. SopaesrontaT, adj, très historié, fort deaux , et les leur remettait. embelli, surenjolivé. ir. Rondine. Trop valgra mais donar . - . Mos gais sonetz joyos 7. RanDoLo, s. m., hirondeau, petit Ab bels ditz et entiers, | d’hirondelle. Entendables e plas, Randole, que trasia los huelhs a s08 nan- Que trop escurs ni soBRESrORrAS. pOLOS, € els y tornava. Gim up pe Bonuaic. : Dels bels digs. Naturas d’alcus autels. I vaudrait beaucoup mieux donner mes gais son- L'hirondelle , qui arrachait les yeux à ses hiron- | nets joyeux avec beaux dits et entiers , intelligibles deaux, et les leur remettait. et simples , que trop obsturs et surenjolivés. 55a 1 I, s. m., troisième voyelle, et neuvième lettæ de l'alphabet, i. .V. vocale son :4,e,1,0,u. Leys d'amors, fol. 2. Cinq voyelles sont : A, &, i, O, U. Prima persona 1.. La prima persona e la terza en 1. | Gramm. pro. Première personne i… troisième en é. La première personne et la J,æmt,v,pr. rel. des deux genres, lui, à lui, en lui, à elle, en elle, à eux, en enx,à elles, en elles , leur. Ela li perdonet lo fait del baisar, e lo : au- treiet en dos. V. de P. Vidal. Elle lui pardonna le fait du baiser, et le lué oc troya en don. Doncx, qui vol viure sb morir, Er don per Diea sa vid’ e la x presen. Focquer ne MansriLe : Hueimais. Done, qui veut vivre avec mourir, maintenant donne pour Dieu sa vie et la {ni présente. Quaar per aver e per somo E per prets ut fafan ajot. * BesTRanD De Born : Lo coms m’a. Car pour argent et pour semonce et pour mérite lui feront aide, | Las donas.… Aras no x truep mas destric e dampnatge. Azsenrst : En amor truep. "Les daïnes... maintenant jé ne trouve en elles que peiné et dommage. ANC Esp. La casa ant el velo esa avien per choro, Hy ofrecien el csbron è ternero è toro. Sacrif. de la Missa, cop. 7. ANG. PORT. Ca se sabor avedes y... Dé sempre de vos mal prinder, | Se sabor onvessedes y. Cancioneiro do coll. dos nobres, fol. 42. L'ancien italien a aussi employé 1| pour les personnes et pour les choses : Chi d’amor sente, di mal fur no à cale. Cecco ANerOLiER!, Tav. de’ doe, d’amore. E ans scritta : metti. BARBESINE , Doc. d'amore, p- 265. CAT. Esp. Mo. PORT. MOD. Alli. sr. seon. Pi, ci, ivi. I, mi, x, adv. relat., lat. ibi, y, là, à cela, en cela. Lentis-Villam cam omnibas rat aspicientibas. Titre de 855. D'Acuznr, Spic., t. LE, p. 342 Quar vos no xetz, nil valens coms uo res. AIMER: DE PEGUILAIN : Anc no euger. .Car vous n’y êtes, ni le vaillant comte n’y est pas. Sordel, ja pro po 1 auria L’ smigua , so sai en ver, Si l’smicx per lieis moria. T. pE G. pe La Toun sr px Sonsez : Us emiez. Sordel, jamais profit n’aurait en celg F’amie, je sais cela en vrai, si l'amant mourait pour elle. Quar vos ets Llaïssats de chantar, E quar vos 1 volgra tornar. T. nx M. Vanranous 2x pe Gui D Uieuz : Gai Parce que vous vous êtes délaissé de chanter, &« parce que je voudrais vous ramener à cois. — Adv. indét., ayec le verbe ave employé impersonnellement ou avec un prouom indéfini : No 1 a ardit ni coart Enemic que no m’ assalha. BERTRAND DE Bonn : Un sirventss. N’;"a hardi ni lâche ennemi qni ne m’assaille. Tals n°1 a, mas uon dirai qni. P. CanpinaL : Tan son vales. Tels y en a, mais je ne dirai qui. I, m1, con). et. On trouve, mais rarement , 1 dans l’acception de la conjonction xr. Alqun diro x per e : À Sant Jacme mx: Nostra Dons. _Leys d'amors, fol. 101. Aucuns disent i pour et : À Saint-Jacques et à Notre-Dame. G, los pres a omes r a comans. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 45. Gérard Les prit pour ses hommes ef à sos con- mandement. Esr. V. I IDO 553 2. AQui, adv. de lieu, là. Merce fare, si no 5 mens S’anc vis homes ensenhatz, D’arsst ewax per Jones plays. Ni ab bandor, so fon 4qut. AnnauD DE Manuxie : Belh m’es quan. P. Vipaz : Abril issic. Elle fera merci, si elle ne me mène d’ici en avant Si je vis oncques hommes instruils , et avec joie, | P°° longs débats. ce fut (à. Non deu esser apelhatz D'avsst ax AvaT rey. Aytan cavalier son aysai cam AQUI. PriLomena. Leys d'amors, fol. 67. Ne doit pas être appelé d’ici en avant roi. Autant de cavaliers sont ici comme /à. Anatra ley d'axcr aNANT. — ÆEzxplétiv. avec meruis. Autre loi d'ici en avant VOD Hay érone Aqur meteys vos sapchatz CAT. Assi Ab los savis gen capteuer. P. Roaisss : Senher Rsymbauts. ICON, xcon, s. m., lat. 1coN, icon , ZLà même sachez avec les sages vous bien conduire. image ) figure de grammaire. Adv. comp. Quar n’aqui mov corteris e sclatz. Ycox vol aytan dire coma emagena o sem- ARNAUD DE MaauEzïL : À gran honor. blansa. Car de là part courtoisie et plaisir. Icox es cant hom expon e declara una causa D’ aqut lo leveron li diable. mens conoguds per autra mays conoguda. | V. de S. Honorat. Leys d'amors, fol. 139- De là l'enlevèrent les diables. Icon veut dire autant comme image on ressem- Ve contricios D’ AQUI, en apres remissios. | Llance. Trad. de Bède, fol. 16. Image est quand on explique ct détermine une Vient contrition de là, par après rémission. chose moins connue par une autre plas connue. Pxn AQUu1 monten cent miri auzello. Poëme sur Boèce. ICTERICIA, ayxcrericra, s. f., du lat. Par là montent cent mille oisillons. ICTEROS, ictère , Jaunisse. Pueis poirem quascus d'aQuI 8 Lai. Hyroranicra es tacament de pel. Prennx De Bansac : Tot francamen. Aquels qui so en wia de rcrantcta. Ensuite nous pourrons chacun de là en là. Eluc. de las propr., fol. 98 et 77. Significo loc... coma D'AQUI NAN. | Jaunisse C’est tache de ]a peau. Leys d’amors, fol. 99. Ceux qui sont en voie de jaunisse. Signifient lieu. comme de /à en avant. CAT. usP. PORT. Jctericia. 17. Jtterisia. Tag li propheta de Samuel, e D'AQUI EN Dnuc. , | 8" Trad. des Actes des apôtres, ch. 3. IDESA, s..f., haie, buisson. Tous les prophètes dès Samuel, et de {à en droite La Loi des Lombards, lib. I, tit. 22, ligne. . 30, explique 1pExnzon par Sepimen- CAT. asp. PORT. Aqui. 17. Qui. S* » XP P Pimen 3. Aici, AYCI, AISSI, AYSSI, ado. de Voyez ScuiLren, Gloss. teutonic., lieu, ici. p. 273. Vos aport AICt esta lansa. Lo meton en un leit d' orfreis, Roman de Jaufre, fol. 17- | Geton desus 1pusA floria. Je vous apporte ici cette lance. Un TROUBADOUR ANONYME : Seinor vos que. Substantiv. D' ney en un an partras d’Ayct. Le mettent en un lit d’orfroi,.… jettent par-dessus V. de S. Honorat. buisson fleuri. D’aujourd’hui en un an tu partiras d’ici. Adv. comp. E per que? Ai te ren forfait, IDOLA, xpoLs, s..f., lat. moLum, idole. Mas cant vuoil »xn arc passar ? L’xpoca lur dira veritat de la sort. Roman de Jaufre, fol. 18. F. de S. Honorat. Et pourquoi? T’ai-je rien forfait, excepté que je L'idole leur dira vérité du sort. veux passer par ici ? Menet lo al pabalho hon ero celas ynozas, If. 70 554 IGN e can fo denan la gran xDous, el pres an molio e tolc Ihi la testa , e oascus dels autres ausi- zia ne autre, e gitavo lo davau las antras YDOLAS. Liv. de Sydrac, fol. 4. Le mena au pavillon où étaient ces idoles, et quand il fut devant la grande idole, il prit un mou- ton et lui enleva la tête, et chacun des autres en tuait un autre, et le jetaient devant les autres idoles. car. Idola. xsP. ronrT. Idolo. 1Tr. Idola. a. VDOLATRIA, s. f., lat, 1DOloLATRIA, idolâtrie. Aquesta error de xDOLATRIA. Cat. dels apost. de Roma, fol. 31. Cette erreur d’idolätrie. CAT. ESP. PORT. 1T. {dolatria. 3. Inozatrar, v., idolâtrer, adorer les idales. | Fsr mocarran lo poble, servir fraudalen- tament a las idolas de tot lo mon. Doctrine des Vaudois. Faire adorer les idoles au peuple, servir fraudu- Jensement les idoles de tout le monde. car. æsr. rot. /dolatrar. 17. Idolatrare. IERRA , s. f., lat. HREBAM, composition médicinale, pastille, hol, sorte de pommade ou d'onguent. Que sian donadas al malante 1xnn4as grans e pillulas. Mondificucio del cap am 1sanas. Trad. d’Albucasis, fol. 4. Que soient données au malade pastilles grandes et pilules. Purification de la tête avec pommades. 1T. Zera. IGNAVIA, s./.,, lat. 1GnaviA, paresse, Jâcheté. IGRAVIA... pot se apellar defalbimen de cor. V. et Vert., fol. 13. Lächete.… peut s'appeler manque de cœur. PORT. IT. Ignaria. IGNIR , v., lat. 1cnIRe, embraser, en- flammer, allumer. Cautr... molhada ab ayga si rentse et si escalfa soptament. Eluc. de las propr., fol. 185. Chaux. mouillée avec eau s’a/lume et s’échauffe subitement. — Part. pas. Igné, rougi par le feu. IMA La plas nauta regio del foc es apalat cel 16xrr. | Eluc. de las propr., fol. vo7. La plus haute région du feu est appelée ciel igse. Ferr 1GNIT. Trad. d'Albucasis, fol. 6. Fer rougi. Quan es 1GwIDA monta per forsa del vent. Eluc: de las propr., fol. 13: Quand elle est embrusée elle monte par La forœ du vent. a. IcNE , adj., lat. 10Nxus, igné, de feu. Latz ruwxa... Per vertat de calor 1x... Ionxa clartat. ÆEluc. de las propr., fol. 265 et 266 Lumière ignée... Per force de chaleur de fes. Clarté de feu. KST, PORT, IT. Îgneo. 3. Ienicro , s. f. , ignition. Si sjostas... 1GN1CI0, se fon P aur per foc. Trad. d'Albucasis, fol. 2. Si tu ajoutes… ignition, l’or se fond par le feu. IGNON , uicenox , s. m., oignon. Rabss, caus, als, 16nos Charte de Gréalou, p.82. Rares, choux, aulx, oignons. À lui no dol, ni s’irais Si”1 datz faisols ab urcnos Senes autra bandisos. R. ne MinavaL, Gloss. occit., p. 37. À lui ne fait peine, ni se fâche si vous lui douces haricots avec oignons sans autre apprèt. ILLUSIO, rLLuz10, s. f., lat. azcusio, illusion. Per la noîtornal rLrustro. Trad. de Bède, fol. 81. Par l’illusion nocturne. Per diabolical rrrvzto. Eluc. de las propr., fol. ==. Par illusion diabolique. caT. Illusio. nsr. Ilusion. ronr, Illasèo. nr. Illusione. IMAGE » YMAGE, EMAGE, 5. .f., lat. nu- Ginxm, image. Loc. À ls xwAGx de la sancta Trinitat. F. et Vert., ſol &o À l’image de la sainte Trinité. — Statue, figure. L’rm408 de sus de la tor. F. de S. Honorai. La figure du haut de Ja tour. IMA | IMP 555 Cum fes la molber de Loth, per que fon | 4. Ymacinariu, adj., lat. 1Ma01INATIvus, muodads en xmaon de sal. imaginatif. V. et Vert., fol. 99. L irtot Comme fit la femme de Loth , par quoi elle fut A TMAGINATIVA ut. changée en statue de sel. | Eluc. de las propr., fol. 20. Uns argentiers.. fazia xmaurs d'argent. La puismnce imaginatipe. … Trad. des Actes des apôtres, ch. 19. CAT. Imaginans. EsP. PORT. IT. Imaginativo, Un argentier.…. faisait statues d'argent. immaginativo. ANG. cAT. Imatge, image. xsr. Imagen. roart.|5. Ymacinan:, adj., lat. 1MAGImaRIRS, Imagem. 1%. Image. | imaginaire. 2. ŸMAGENA , EMAGENA, HEMAGENA, ESMA- Diverses formas et semlansas Y*MAGINAnïIAS. Eluc. de las propr., fol. 71. JENA ; 5. J., image. Diverses formes et ressemblances imaginaires. Yaaczsa à la semblausa de Dieu. CAT. Imaginari. sp. PORT. Imaginario. 1r. Liv. de Sydrac, fol. 10. Immaginario. Image à le ressemblance de Dieu. Aytantost demostret si la xwacaxa de la < eara, [5+ Ymaoinasce, adj., imaginable. Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 2. De qaascu pouh en el xmAGtxaste. Aussitôt se montra l’image de la face. ÆEluc. de las propr., fol. 107. . -_ De chaque point imaginable en lui. — Statue, figure. caT. ssP. {maginable, runT. Imaginavel. 1r. Hawacena que era gran, tota daurads. Immaginabile. PHILOMENA. Fig. Paraula es xsmasama de coratge, quar| lat. rmacinané, imaginer, figurer. cals es l’om, tals es sa parauia. Enaarman et elevar son entendement. Trad, de Bède , fol. 2. ° Leys d’amors, foi. 148. La parole est l'image du cœur, car quel est Imaginer et élever son entendement. l’homme , telle est sa parole. Los pessamens qne uostre cor YMAGIKA. rr. {magine. V. et Vert., fol. ða. Les pensées que notre cœur imagine. 3. IMAGINATIO, YMAGINATION , EMAGENAS- | D, pas. Sentensa cocirada et aMaGIma Ds. sio , 5. f., lat. IMAGINATIONEM, imagi- Leys d’amors, fol. 150. nation, idée. Sentence considérée et imaginée. La tersa vigor entre nos Yeu ai vist moltas vegadas, Se ditz IMAGINATIOS. De nueth, causes 1MAGINADAS, Brev. d’amor, fo. 53. Que mi venien en ſigura La troisième qualité entre nous se dit imagination. D' angel o d’altra creatura. Cant se engogaset a la xmacixarion de sal fé F. * S. Énimie, fol. 53. ai vup usieurs fois , de nuit, des choses fgurées, mort. F. et Vert. fol. 36. qui me venaient en forme d'ange ou d'autre créature. Quand il te tourmenta à l’idée de ss mort. CAT. ESP. PORT. {Mmaginar. 1T. Imaginare, immaginare. — Image, figure. Met dins ss mayo IMPER, EMPIER, s. m., lat, IMPERUMN, L' xMAGENASSIO empire, pouvoir, commandement. Del semblan e’l porven. Meri et mixt rxæP2n. Nar DE Mons : Si Nat de Mons. Tit. de 1468. Hist. de Languedoc, pr.,t. V, col. 37. Met dans sa maison l’image et l’apparence de la Pur et mixte pouvoir. ressemblance. Fig. Sobre totas « de beutat l’amrren. car. Imaginaciô. sr. Tnaginacion. ronr. Gaussenan D£ 8. Larbren : Puois fin’ «mors. Imaginacäo. 1r. Imaginasione, immagina- À sur toutes l'empire de beauté. zone. IT. Jmpero. 556 IMP IMP 2. EmPeri, ENPERI, s. m., lat. IUPERIUM, | 5. EmMPEnIAL, INPRRIAU, ENPERIAU, ad}, empire, pouvoir, commandement. Grans xnPzaïs es esser emperador de se. Trad. de Bède, fol. 3. Grand empire c’est être empereur de soi. No vaelbh de Roma l’rmpzat. À. Daniec : Ab gusy 50. Je ne veux l’empire de Rome. Sai conquerir l'xmpzar slsman. A1MER1 DE PEGUILAIN : En aquel temps. Conquérir ici l'empire allemand. CAT, Imperi. xsr. PORT. IT. Imperto. 3. ÉMPERAIRE, EMPERADOR, s. m., lat. IMPERATORE/#, empereur, chef. Jeu no vuelh reis esser ni &MP&RAIRE. Pzraozs : Ben dei chantar. Je ne veux être roi ni empereur. Belh senher Dieus, si feyssetz a mon seu, Ben guerdaratz qui faitz zMP&AADORS. PETROLS: Pus flum Jordan. Beau seigneur Dieu, si vous faisiez à mon sens, vous regarderiez bien qui vous faites empereurs. Al xwPxaADor dreiturier, | Frederic. B. pe Venrapoun : En aquest. A l’empereur juste, Frédéric. Fig. Reys del cortes e dels pros xMP&RAIRE. BERTRAND ve Bonx : Mon chan fenisc. Roi des courtois et des preux empereur. Gran senhoria te donarai, si es AMPERAYRES de te mezeys. * V. et Vert., ſol. 33. Je te donnerai grande seigneurie , si tu es empe- reur de toi-même. car. Emperaire, emperador. xsr. ronT. Empe- rador. 1T. Imperatore. 4. EMPERAIRITZ, s. f., lat. 1MPERAfRIX , impératrice. Portava armas imperials , e s fazia apelar emperaire, e sa molher =MP&RAIRITZ. V. de P. Vidal. Portait armes impériales, et se faisait appeler em- pereur, et sa femme impératrice. Car l’ampPznAïrRITz Im’ en somo. Forquer DE ManseiLe : Ten mov. Car l’impératrice m’en somme. Fig. Maires de Dieu, Verges EMPBRAIRITZ. R. Gaucezx : Ab grans trebslls. Mère de Dieu, Vierge impératrice. car. Emperatris, usr. Emperatris. ront, Im- peratriz. ir. Imperatrice. lat. rmp&AIALES, impérial. Ricas armas e cadeira e campolieit amP=araAL. V. de P. Vidal. Riches armes et siége e tente impériale. Quan Mos Senher m’ac pres de lei assis Sobr un feutre zmP=RIAC. BEnTRAND DE Bonx : Ges de dismar. Quand Mon Seigneur m’eut près d'elle assis suc un tapis impérial. Mantelh plus qu’ smpxatazs. RAIMOMD De MrravaL : Tug silb que Manteau plus qu'impérial. ANC. cAT. Emperial, imperial. nsr. pont. Im- perial. 1r. Imperiale. 6. ImperaTIU, adj., lat. xmprRaTIves, impératif. Aactoritat... IMPERATIVA. Eluc. de las propr., foi. 9. Autorité. impérative. — Substantie. Terme de grammaire: ImPanATIUS es aquel que om commanda. Graum. provexc. L’impératif est celui qui commande homme. CAT. Imperatiu, &sP. PORT. 1T. {mperañro. 7. INPERAR, EMPERIAR, V., lat. MVPEBRASe, commauder, gouverner. Substantiv. L’ emperi s’en poira clamar Delh e del sien xmPrnran. G. Fiquxinas : Ja de ür. L'empire pourra en appeler de lui et de s2 commander. Part. prés. Princep 1NPaRAnT. Eluc. de las propr., fol. 2. Prince gonvernant. CAT. ESP. PORT. {mperar. IT. Imperare. IMPETRAR, rupeThan, v., Îat. rurs- TBARe, impétrer, obtenir. À fin d’ræpaTaan gratis. Tit. de 1534. Doar, t. CIV, fol. 313. À fin d'obtenir grâce. Privilegis impetrats et a 1MP2TRAR. Tit. de 1261. Doar,t. LXXIX, fol. 35. Priviléges impétrés et à impétrer. No swPetrana ni fara :MP&TrRAR perdon 2: indulgencia. Tite. de 1318. Doar, t. XL, foi. 219 N'obtiendra ni fera obtenir pardon ni taduigcacr. INA Part. prés. subst. Lo 1mPRTRANT sera cxecutat. Fors de Béarn, p. 1072. L'impétrant sera exécuté. Part. pas. Privileges smPraThATs. Tit. de 1261. Doar, t. LXXIX , fol. 35. Priviléges impétres. Totas letras xmPRTRADAs. Reg. des États de Provence, de 140. Toutes lettres impétrées. Tota gracia 1mP»TRADA de la cort de Roma. Tit. de 1283. Arch. du Roy., J. 323. Toute gréce impétrée de Ja cour de Rome. ANG. CAT. Empetrar, impetrar, xsr. ront. Im- petrar. ir. Impetrare. 2. Emprrranon, s. m., lat. IMPETRATOR, impétrant, obtenteur. | Li san son doncx =MP&TRADOR D’ alcus bes e non donador. Brev. d’amor, fol. 95. Les saints sont donc obtenteurs d’aucuns biens et nou donneurs. xs». Impetrador. 1%. Impetratore. 3. PxRPETRAR, V., lat. PERPRTRARE, per- pétrer, commettre, consommer, ac- complir. Part. pas. Quand lo dit gentilhome aguet fait e P&APETRAT lo dit muartre. Chronique des Albigeois, col. 4. Quand ledit gentilhomme eut fait et consomme ledit meurtre. Per malefici »P&RP«TRAT € fach en la dicha vila. Charte de Gréatou, p. 112. Par maléfice perpétré et fait en ladite ville. ANC. CAT. ESP. PORT! Perpetrar. tr. Perpetrare. IMPETUOSAMEN , EMPETUOSAMEN , adv., impétueusement. Ni plos 1MPETUOSAMEN. Tit. de 1535. Doar, t. CIV, fol. 325. Ni plus impétueusement. Anar en las batalhas saviament, e non pas EMPRTUOSAMEN. Cat. dels apost. de Roma, fol. 15. Aller dans les batailles sagement , et non pas im- pétueusement. ‘ CAT. Împetuosament. sv. PORT. 17. Impetuo- samente. INANICIO, s.f., du lat. INANIS, inani- tion , faiblesse. IND 557 Vigilia, iNANICIO. Per tropa abstinencia et 1KAN1ICIO. Eluc. de las propr., fol. 27 et 35. Veille , inanition. Par excessive abstinence et inanition. zsP. Inanicion. ronr. Inanicäo. INCREPAR , =nNCREPAR, ®., lat. INCRE- paRe, réprimander, accuser, apostro- pher, reprendre. Part. pas. Incusrar de trahition. Fors de Béarn, p. 1093. Acçusé de trahison. An enca&PaT e cargat lo dit conte. Chronique des Albigeois, col. 29. Ont apostrophé et chargé ledit comte. ANC. FR. Puis increpez ceste mort qui nons fraude, En lay prouvant par dits philosophaux, Comme inutile est son dard et sa faux. CL. Manor, t. III, p. 283. Commancèrent à blasmeret incréper.. icellai. Lett. de rém. de 1416. CaRPENTIER, t. II, col. 852. CAT. RsP. PORT. Increpar. 17. Increpare. INDI, EXXNDI, s. m., inde, indigo. Voyez Carmant, Coll. Diplom., t. 1, p. 376. Grana e roga e brezilh, Inpr et alan atressi. Evang. de l'Enfance. Écarlate et garance et brésil , indigo et alun éga- lement. Ixp:... bela mixtara de color cerulenca et parpurea. Eluc. de las propr., fol. 267. Inde... beau mélange de couleur asuréc et pourpre. Si l’axDt nos vent en Narbona. Tit. du xuire siècle. Doar, t. LI, fol. 152. Si J’inde ne se vend pas à Narbonne. — Adjectiv. Violet. Los sendatz gruecx, snpts et Llaus. BERTRAND DE Bonn : Quan vey pels. Les étendards jaunes , wiolets et bleus. Sendatz vermelhs, znprs e ros. PIERRE DU Vizan : Sendatz vermells. Drapeaux vermeils, violets et rouges. Anc. FR. Le roy avoit vestu une cotte de samit ynde. JOINVILLE , p. 2t. Et voit sor sa destre mamiele { Te 7 558 IND Une violette nouviele, Inde paroir sor la car blanche. Roman de la Violette, p. 34. car. Zndi. xer. Indio. INDICAR, »., lat. rwpicane, indiquer. Om no pot pas INDICAR. Trad. du Tr. de P Arpentage, 2° part., e. 1er. On ne peut pas indiquer. CAT. &sP. POAT. Indicar. 1T. Indicare. 2. Ixpicario, s.f., lat. ipicario, indi- cation. Usatz en la curacio de tots vostres malautes de pronosticacio e INDICAT10. Trad. d'Albucasis, fol. 12. Uses dans la cure de tous vos malades de pronosti- cation et indication. cAT. Indicact6ô. xsv. Indicacion. vonr. Indica- cûo. iT. Indicasione. 3. Inpex, s. m., lat. xxpex, index. Detz... segon apelam 1xDxx. Eluc. de las propr., fol. 49. Doigts +. nous appelons le second index. caAT. Indice. xsp. ronr. Index. 17. Indice. 4 INDICATIU, S. m., lat. inxpicarivus, indicatif, terme de grammaire. Ixpicarius es apelatz, quar demostra lo faiz que om fai. Tems del ixpraartu de la prima conjugazo. Gramm. provenc. Est appelé indicatif, car il indique le fait. que l'on fait. Temps de l'indicatif de la première conjugaison. CAT. Indicatiu. zsr. pont, 17. Indicativo. INDIGENTIA , s. f., lat. inpicenria, indigence, besoin. Si cam nodhagues de loc improxneta. Eluc. de las propr., fol. 5. Comme s’il n'eùt besoin d'espace. CAT. 88r. PORT. {ndigencia. tr. Indigensa. 2. Ixnicer, 2. , lat. inpicure, avoir besoin , manquer de. Ixproxys que sia inscidit, Que ta rwprenscas de incizio. Trad. d'Albucasis, fol. 16 et 15. I] a besoin qu’il soit coupé. Que tu aies besoin d'incision. sr. Indigere. INF INDUCIAS, s. f. plur., lat. inucus, renvoi, sursis, délai, trêve. Quan lo plag es comensat, moltas vegadss aven que las partz queron ImbuC:AS, 50 es res- pech e alongamen. Trad. du Code de Justinien , (oi. 14. Quand le plaid est commencé, plusieurs fois il ar- rive que les parties demandent renvois, c’est-à-dire répit et prolongation. Hom deu donar a tot accuszat rmpucias, v temps dins lo qual se pnesca avisar de res pondre. Cat. dels apost. de Roma, fol. 62. On doit donner à tout accusé délais, ou temp dans lequel il se puisse aviser pour répondre. anC. FR. Comme il eust faict avecques sou er- vemy irduces, que nous disons trêves. Anc. trad. des Offices de Cicéron, p. 2. AnC. CAT. Enducies. xsP. Inducia. pour. Jad»- cias. 17. Indugià. INDULGENCIA , ENDULGENCIA , S. f., lat. INDULGENTH, indulgence. Salv autras xnpuLoRgCIAS € granz remission V. de S. Honerat. Sauf autres indulgences et grandes rémissioas. So son letras de perdon e de la rxpurcascu. V. et Vert., foi. 75. Ce sont lettres de pardon et de Pinduigenre. Lo papa pot donar INDULGRNCrAS. L'Arbre de Batalkas, foi. 8. Le pape peut donner indulgences. CAT. x8P, PORT. {ndulgencia. ir. Induigenns 2. Enpurosnsa, s. f., indulgence. El papa avia altreiada pleniera axpuLezsu. Cat. dels apost.'de Roma, fol. 23 Le pape avait octroyé indulgence plénière. it" Indulgensa. INDUSTRIA , enpusraia, 5. f., lat rs- DUSTA1A, iodustric. Per sa propria TKDUSTRIA. L’Arbre de Batalhas, fol. 100. Par sa propre industrie. Per son estudi e per sa r=NDUsrata. Cat. dels apost. de Roma, fol. 55. Par son étude et par son industrie. CAT. ESP. PORT. 1T. Jhdustria. INFERN, YFERN, ENFKAN, EFFERN, f. m., lat. 2NkxaNum, enfer. Cayrau lains el foc d’inrxax arden… INF INF 559 Ins en 1XvzRx on seretz turmentet. damne tellement , que les jeunes [femmes] ont ou- Forquer 2x Romans : Quan lo dous. vert taverne. Tomberont là dedans au feu ardent d'enfer... De-| ns. /nfernar. dans l'enfer où vous serez tourmentés. Per qu’en xraax fara de tots un man. INFIMOS, adj., lat. ixriuus, . infime , bas, enfoncé. Seayent DE GiaONE : Del mon. C’est pourquoi en enſer il fera un mont de tous. Loc humit, gras, :wr1Mos. Eluc. de las propr., fol. 217. Cel que Dieu laisa e’n awrznnte, Lieu humide, gras, bas. En anrxax aura la merce. Pixnux D'AUVERGNE : Lo Senher. CAT. Infim. xsP. PORT. 17. Jnfimo. Celui qui Dieu délaisse et tend vers enfer, en enfer 3 ere Pr IN PLACIO , s. f,, lat. axrLATIO, enfure. Pren 1NFLACIO et dezinflacio, aura la récompense. Alguna INFLACIO. Pois met l' arma en xrrzan. Poëme sur Boëce. Eluc. de las propr., fol. 52 et gr. Prend en/flure et désenflure. Aucune enflure. se. Znflacion. »onT. Inflacäo. 17. Infiagione. 2. ENFLAzON, EFLAZ0 , s..f., enflure. Aquella confection Pauzatz als pes ; per ENFLAZON Ben bona es, e petit costa. Dunes DE PRAPES, fus. cass., fol. 21. Poses aux pieds cetie préparation ; pour enfure elle est bien bonne , et coûte peu. Fig. Per ErLazo d’ergoil. Trad. de Bède, fol. 45. Par enflure d’orgueil. Puis met l’ême en enfer. Als rarnnns descencio. Eluc. de las propr., fol. 128. - Descente aux en/ers. axc. vn. En enfern qui regeirat à tei? Anc. trad. du Psaut., Ms. n°1, ps. 6. Se jo descendrai à enferntuies. Anc. trad. du Psaut. de Corbie, ps. 138. car. {nfiern. xse. Inferno. vont. rr. Inferno. 2. INFrRNAL, YFERNAL, ad)., lat. 1NFER- naALis, iofernal. Els foes yrERNALS Ardretz, senes falida. G. Fieurinas : Sirventes vuelb. Aux feux infernaux vous brûlerez , sans faute. D' ont es issitz tan grans mais En cossir et en digz durs Et en fols faitz 1NraRANALS. Pixnux D'AUVERGNE : Dieus vera. D'où est sorti si grand mal en pensée et en pa- roles dures et en folles actions infernales. caT. sr, PORT. {nfernal. 1r. Infernale. 3. ENFLAMENT, EFLAMEN , 5. m., enflure, irritation. Aquela calors e aquel 2rLAmMzNS si sento © s# amortisso e esdeveno suau e pazible. Trad. de Bède, fol. 42. Cette chaleur et cette enflure se sentent et s'amor- tisseut et deviennent douces et paisibles. Fig. Que per aveutara. detracions, xxrLa- MENT, departiment non sian entre vos. Trad. de la 2e Epft. de S. Paul aux Corinthiens. Que par hasard... détractions, irritation, sédi- tion ne soient entre vous. 3, INFERNAR, ENFERNAR , %., damner. Aus, tu que Gleyza governas E cobeitas e campernas L’ aatruy dreg! Del tort t’1xtrnanas. P. CanDinaL : Jhesum Crist. Ouis , toi qui gouvernes l'Église et convoites et attaques le droit d’autrui ! Du tort tu te damnes. Per que s destrai e s’ ENFERNA. BEnTRrAnND DE Born : Greu m’ es. C'est pourquoi il se détruit et se damne. Fig. Fas sirventes per esquerna D’ amor qu'en aissi s ENFERMA , Que las joves an levada taverna. AL. CAILLE : Aras quan. Je fais sirvente par raillerie d'amour qui se 4. IxrLaTIU, adj., gonflatif, propre à enfler. Viandas grossas et INFLATIVAS. Elue. de las propr., fol. 8r. Aliments grossiers et gonf{atifs. sr. Inflativo. 5. ENFLAR, EFLAR, UFLAB, V., lat. 1N- FLare, enfler, gonfler. So es gota que pels pes pren, Et asoras los fai anrcan. Daupzs pa PRADES, Aus. ass. 560 INH INS C’est goutte qui par les pieds prend, et aussitôt! INPETIGE s S° Æ, lat. 1xpericien, les fait enfler. Fig. Scientia xrLa, charitaz edifis. Trad. de Bède, fol. 35. Science enfle, charité édifie. Part. pas. Esperitz te Lo cors urLAT. ° Breæc. d'amor, fol. 8. Le souffle tient le corps enflé. caT. sp. {nflar. 17. Infiare. 6. Dezurzacio, s. f., désenflure. Pren inflacio et DEZINFLACIO. : Eluc. de las propr., fol. 52. Prend enflure et désenflure. 7. DESENFLAR, DESEFLAR, v., désenfler, dégonfler. Tos ventres DESEFLARIA. Lo ventre sy DEs&nrLARA per la boca. Liv. de Sydrac, fol. 79 et or. Ton ventre désenflerait. Le ventre se désenflera par la bouche. caT. Desinflar. 8. ROFLAMEN, s. m., rouflement , explo- sion. Fig. La freida vianda endursis los nervis e lus veuas e lo coratge e la servela, e esmov lo roFLAMex de las malvasas hamors. Liv. de Sydrac, fol. 33. La nourriture froide endurcit les nerfs et les veines et le cœur et la cervelle, et excite l’explosion des _ mauvaises humeurs. INFLIGIR, »., lat. IxFLIGene, infliger. Part. pas. La pens 1xrFLIGrDA. Fors de Béarn, p. 1089. La peine infligée. xar. PORT. Jnfligir. INHILAR, ENILHAR, ENDILLAR , 2. lat. hxnaxre, heunir. Cavals rNuILA, Leys d'amors, fol. 128. Le cheval hennit. El cavals es totz enrabiatz.. Brama, crida et &NDILLA. Roman de Jaufre, fol. 84. Le cheval est tout enragé.… il brame, crie et hennit. Part. prés. Poli ama mot sa mayre et la siec on que ane, et si la pert sona la =xrL5AN. Eluc. de las propr., fol. 246. Le poulain aime beaucoup sa mère et ]a suit où qu’elle aille , et s’il la perd il l’appelle hennissant. gratelle. Ixparion es oorrupcio d'humor intereutanea ab pruzor. Eluc. de las propr., foi. qB. Gratelle est corruption d'humeur intercutanee avec démangeaison. IT. Impetigine, impetiggine. INSIDIA , s. J., lat. rwsxpras, embüches, piéges. Non doptan los aguah ni las rasiptas. Cat. dels apost. de Roma, fol. 194. Ne redoutant les aguets ni les piéges. ANC. ESP. PORT. IT. /nsidia. 2. Ixstanon, s. m., lat. iNsxd/aroz, qui tend des embèches, insidiateur, trom- peur, malfaiteur. Ixsranons publics. Priv. conc. par les R. d'Angl., p. 1°. Insidiateurs publics. Esp. rORT. {nsidiador, 1Tr. Insidiatore. 3. Encipran, v., lat. 1nsxprani, dresser des embûches, insidier, épier, sur- prendre. Part. pas. Lo qual fo ancrprarsz e aguachst per sou sogre, e morts. Cat. dels apost. de Roma, fol. 30. Lequel fut insidié et guetté par son besu-père, « tué. | CAT. ESP. PORT. Incidiar. 17. Insidiare. INSTIGAR, ISTIGOM, v., lat. 1xsrr- Gare, instiguer, exciter, pousser, ani- mer. Per 1NsrtGar lor a conversio. Eluc. de las propr., fol. 6. Pour instiguer eux à conversion. Clotari los endah e'ls rsricurr de far ke mostiers. Cat. dels apost. de Roma, fol. 8. Clotaire les induisit et les excita à faire les nastères. CAT. ESP. PORT. Instigar. tt. {nstigare. 2. Isricuario, s. f., lat. axsricarso. instigation, excitation, incitation. Per la 1srIGuart0 del demoni. Per la ssrrGuarto de la reyna. Cat. dels apost. de Roma, fol. 50 et 8e. INS Par l'instigation du démon. Par l’instigation de la reine. caT. Instigaci6. zsr. Instigacion. ronr. Insti- gacäo. 17. Instigazione. 3. Isricuanon, s. m., lat. 1nsrIcaron, instigateur. Lo qual era 1sriGuanon d'aqnela malveda doctrina. Cat. dels apost, de Roma, fol. 85. Lequel était instigateur de cette mauvaise doc- trine. CAT. &sP. PORT. /nstigador. 1T. Jnstigatore, Estigatore. 4+ ISTIGAMENT, 5. m., excitation, pico- tement. Ve als ronhos, els quals engendre alga rsr:- GAMENT et prusiment. Eluc. de las propr., fol. 62. Vient aux rognons , auxquels engendre quelque picotement et démangeaison. ANC. CAT. {nstigament. 17. Instigamento, isti- gamente. INSTRUCTIO, s. f., lat. ixsraucrio, instruction. Necessari a comuns 1#sTAUCr:10. Eluc. de las propr., fol. 156. Nécessaire à commune instruction. À sssraucrio @ a memoria. Tôt. du xiu° siècle. Dour, t. CXVIII, fol. 4o. Pour instruction et pour mémoire. car. ZInstrucciô. se. Instruccion. ronr. In- strucçäo. 1T. Instrusione, istrusione. 2. Israummos, s. m., lat. insraucron, instructeur, maître, guide. So nostres 1sraurpons en dubietat, libera- dors de captivitat. ÆEluc. de las propr., fol. 13. Sont nos maftres en doute , libérateurs de eap- tivité. ANC. CAT. ANC. ESP. PORT. Instruidor. iT. In- struttore. 3. INSTRUMENT, INSTAUMEN, ESTARUMENT, ESTRUMEN , ESTURMEN, 5. m., lat. 1N- STRAUMENTU, instrument, outil. | Portan los zsTURMExS cascus . Qu’ el poguesson desciavelar. Passio de Maria. 11. INS 561 Portant chacun les instruments pour qu’ils le pus- sent déclouer. — Instrument de musique. Veian si s’ açordon gen L’ auzelh e nostre xsrauxxx. Us raousaboun ANONYME : Seinor vos que. Qu'ils voient si s'accordent bien les oiseaux. et nos instruments. Ab trompas et ab corua et ab d’autres ze- TURMESS. PaILOENA. Avec trompettes et avec cors et avec d’autres in- sitruments. Fig. El temps es xsruauxxs Ab que la vida fa. Nar x Moxs : Al bon roÿ- Le temps est instrument avec quoi la vie agit. — Acte public. Ara digam d’aquelas provanses que son faites per xsTRUMRXTZ, 50 es per cartas. * Trad. du Code de Justinien , fol. 209. Maintenant parlons de ces preuves qui sont faites par instruments, c’est-à-dire par titres. De aysso receub rxsrauusx. Tit. de 1391, de Périgueux. De cela reçut acte. En lo present rxsraumexr son contengudss. Tic. de 1378. Hist. de Languedoc, t. IN ,pr., coli. 356. Dans le présent instrument sont contenues. anc. zsP. Nin estrument nin lengua, nin tan claro vocero. Milagros de Nuestra Señora, cop. 9. CAT. Znstrument. zsr. MOD, ronT. {nstrumento. ir. Strumento. 4. INSTRUMENTAL, ISTRUMENTAL, ad}., instrumental , qui sert d’instrument. .V. sens corporals qui han membres rxsrat- ManNTALS defora. Cors... organizat e format ab membres 15- TRUMENTALS. Eluc. de Las propr., fol. 19 et 13. Cinq sens corporels qui ont membres insérumen- taux au dehors. Corps... organisé et formé avec membres instru- mentaux. CAT. 25P. PORT. /nstrumental. xr. Strumentale. 5. ISTRUMENTALMENT, adr., instrumen- talement. 71 562 INS Virtat vatural obrant per calor 1srRuMsN- TALMENT. Eluc. de Las propr., fol. 68. Vertu naturelle opérant par chaleur instrumen- talement. caT. Jnstrumenrtalment, nsr. Instrumental- mente. cr. Strumentalmente. 6. Ixsraucriu, adj., instructif. Ixsraucriva informacio. Eluc. de las propr., fol. 1. Instructif enseignement. sr. PORT. Jnstructivo. IT. Instruttivo. 7. ESTRUYRE, v., lat. ENSTAUERE , in- struire. | Entro’l jorn que intron los novels, los cossols vielhs los devon ssrauras et enformer de totas las cosas. Cartulaire de Montpellier, fol. 191. Jusqu'au jour qu’entrent les nouveaux, les anciens consuls doivent les instruire et informer de toutes les choses. car. ssp. OET. fnstruir. I. Instruire, istruire. 8. ConsTRucTrI0, cosTRUCTIO, 5. f., lat. consTaucrio, construction, struc- ture. Sobre la cosrrucrio dels murs. Tic. de 1358. Doar , t. XCIII, fol. 221. Sur la construction des murs. _— En terme de grammaire. A penas ssp hom on se comensa la cox- STRUCT108. Leys d'amors, fol. 134. A peine sait-on où se commence la construction. cat. Construcciô. x8p. Construccion. PORT. Construccäo. 1T, Costruzione. g. CONSTAUCTIU, COSTRUCTIU, adj., constructif, propre à construire. O son... COSTRUCTIVAS. ConsTauCctivA, construens. | Leys d’amors, lol. 27 et 39. On sont... constructives. Constructive, construisant. 10. CONSTRUIRE, COSTAUIRE , 2., lat. consTAUERE , construire, établir. Fig. So nos retrai Marcabrus 3.. Segon qu’ el nos o cosraus. G. OLrviEn D’ARLES , Coblas triadas. INS Cela nous rapporte Marcabrus ;… selon qu'il nou: l’établiz. — En terme de grammaire. Declinar e cosraurrx e far derivamens. Prxnns DE Conniac : El nom de. Décliner et construire et faire dérivations. Part. prés. Constructive , consrauzss. Leys d'amors, fol. 39- Constructive, construant. CAT. Esp. PORT. Consetrair. 1Tr. Costrurre. 11. Dasrauccro, nasTAUCTION , S. f., lat. DESTAUCTIONEMR, destruction, ruine. Ar podes elegie Ls patz de La ciptat o la pasraucrtos. V. de S. Honorat. Maintenant vous pouvez choisir la paix de La cite ou la destruction. La DEsTAucCIO d’ aquesta cintat. L'Arbre de Batalhas, fol. 33. La destruction de cette cité. La bocha de fol es sa Dpesraucrios. Trad. de Bède, fol. 43. La bouche du fou est sa destruction. cat. Destrucci6. xsr. Destruccion. roux. Des- truicäo. 17. Distrusione. 12. Desraucriv, ad}., lat. nesraucrives, destructif. Adonx es DESTRUCTIVA. Leys d’amors, foi. 45. Alors est destructive. Nataralment es DRsTRUCTrIvA. Eluc. de las propr., fol. 26. Naturellement est destructive. car. Destructiu. sr. Destructivo. xr. Di:- truttivo. 13. DESTRUZIMEN, DRSTRUZEMEN, DES- TAUIMEN, 5. M., ruine, destructioz. An pres dan e gran DESTAUZTMSS. P. CanpinaL : Ricex ho. Ont pris dommage et grande ruine. Car cel que a DRSTAULMEn Met lo sieu. T.D’'ALSeRTET ET DE PIERRE : Ea Peire. Car celui qui met le sien à destruction. Met a totz DESTRAUTEMESS. Mancasaus : Pus mos coratges. Met à toutes destructions. INT ANC. FR, De Richart vont quérant li déstraiement. . Roman de Rou, v. 3211. Tant i fu Li destruienens. B. pe SarnTe-MAURE, Chr. de Norm., fol. 1ot. CAT. Destruiment, AnC. 1xSä. ronr. Destruimento. tr. Distruggimento. 14. Destrauypok, s. m., lat: pesrauc- TOR , destructeur. Enfern , yeu serai DESTAUTDOR tieu. Hist. abr. de la Bible, fol. 74. Enfer, je serai ton destructeur. ca%. Destructor. nsP. PORT. Destruidor. IT. Distruttore. 15. Dasraumm, v., lat. nEsrTauERe, dé- truire, ruiner, consumer. Man que meta tots s0s affics Eu pssrauta els pagans de lai. P. Vipaz : Pus ubert. Mande qu’il mette tous ses soins à détruire les paiens de là. Atressi cum la candela Que si meteyssa DasSTAUT Per far clardat ad sutruy. P. RaimoxD px TouLouse : Atressi. Tout ainsi comme la chandelle qui elle-même se consums pour faire clarté à autrni. Fig. Per pasraure enfern qu'el diables tenia. FoLquer Dk MansxiLLe : Vers Dieus. Pour détruire enfer que le diable possédait. Part. prés. subst. Quar als Dasrauzans Deu venir destrazimens. P. CanpinaL : Lo mons es. Car aux détruisants doit venir destruction. Part. pas. Quel traytor seran DESTRUT, E li trahit ben vengut. P. GarptNaAL : Rasos es. Vu que les traîtres seront détruits, ot les trohis bieu venus. Dece qu’es pæsrnurrz destra l’autre. Leys d’amors, fol. 47. Sitôt qu’ilest détruit il détruit l’autre. CAT. RsP. PORT. Destruir. 17. Distruggere. [INTEGRE, enTecre, ad}., lat, 1NTE- GER , intègre, entier, accompli. Cartas publicas…., saunas, iNTAGRAS. Tit. de 1266. Doar, t. LXXIX, fol. 48. Chartes publiques... , saines, entières. Destruimiento. INT 563 Virtat qu’ om apela caritat, que ret home xNTzGRE en toz bes. Trad. de la règ. de S. Benoît, fol. 12. Vertu qu’ou appelle cherité, qui rend l’homme accompli en tous biens. Benefci de restitution iv rwrzcas. Tit. de 1330, de Bordeaux. Bibl. Monteil. Bénéfice de restitution en entier. CAT. Esp. 17. Integro. 2. INTEGRAL, adj., intégral , entier. Volon esser tos temps entiers aytal nom, per que son dig 1w'rrGaaz. Li nom 1#rx@nAL, coma bras. Leys d’amors, {ol. G et 43. De tels noms veulent toujours être entiers, c’est pourquoi ils sont dits intégruux. Les noms intégraux, comme bras. . CAT. EsP. PORT. /ntegral. rr. Integrale. 3. EnNTrGRAMENT , ado., intégralement, entièrement. Pagat et zaNTAGRAMENT satisfait. Terrier de la confr. du S.-Esp. æ : Bordeaux, ol. 187. Payé et intégralement satisfait. Beu e aNTRGRAMENT pagat: Tis. de 1310. Doar, t. CLXXIX, fol. 223. Bien et intégralement payé. car. {ntegrament. xsr. xr. Integramente. 4. ENTEGRADAMENS , adv., intégralement, entièrement. Cel enclau los tres tot axraGraDAmEns. Pisare DE Constac : El nom del. Le ciel enclot les trois tout entièrement. 5. INTEGRITAT, s. f., lat. 1NwTxGn1TA- rem, intégrité, santé, . Petit val sxracaisar del cors ses la sxrz- GarTar del cor. F. et Vert., fol. 95. Peu vaut la santé du corps sans la santé du cœur. Si havia iNTacrtTAT et puritat. Eluc. de las propr., fol. 235. .S'il avait intégrité et pureté. — Intégralité, La rwrsenrrars del nomination. Leys d’'amors, fol. ti. L'intégralité du nominatif. caT. Integritat. xsr. Integridad. ronr. Integri- dade. xr. Integrità, integritate, integritade. 6. ENTIER, ENTIEYR, ENTEIR, adj., lat. iNTegen, entier, parfait, INT Car es ENTRIRA, C’'anc nos frais. BEaTrAnD DE Boun : Domna puois. Car elle est entière, vu que oncques elle ne se brise. Fig. Tro qu'ieu n’aya Lo ric dezir qu’ien n’aten tot ENTIER ; Pero ab meyns faria patz eNTIEYRA. G. P1ERRE DE CAZALS : À trop. 564 Jusqu’à ce que j'en obtienne le riche désir que j'en attends tout enfier; pourtant avec moius je fe- rais paix parfaite. Tag sei fag son snTixa. B. pe VENTADOUR : La dousss. Tous ses faits sont parfaits. . Subst. Fig. Mon awrian s’en fraiug per sobramar. AUŒR: DE PeeutLaix : Si com l’arbres. Mon entier s’en brise pour suraimer. Adv. comp. Ar agra gnasaynat la palma run enNTtxn. V. de S. Honorat. Maintenant aurait gagné la palme en entier. car. Enter. ns». Æntero. PORT. Jnteiro. 17. Intero. 7. ÆENTIERAMEN, ENTIEIRAMEN, ado., entièrement, parfaitement. Las! qui sabra maïs tan ENTISIRAMENS Far ad autrui honramens ni honor. A1MERI DE PEGUILALN : S’ ieu anc. Hélas! qui saura davantage si entièrement faire à autrui politesse et honneur. Que totz temps l’ames ENTISRAMEN. T. px" Rortan ET D'Jzann : Vos que amats. Qui toujours l’aimät entièrement. car. Enterament. xsr. Enteramente. rowr. En- ceiramente. 1T. Înteramente. 8. ENTRIRADAMENS, adv., entièrement, complétement. Dots Cessrs ac Roma tot aNTKIRADAMENS. | PIERREI pe Consuac : El nom de. Douze Césars eut Rome tout entièrement. 9. Enrrrman, v., lat. aNTEgnane, inté- grer, renouveler. Part. pas. Qui’n franb un, pert son joc anrzinar. GinauD DE CALANSON : À leis cui am. Var. Qui en brise un , perd so jeu integre. car. Integrar, entegrar. xse. Integrar. PORT. Inteirar. 1x. Integrare. INT 10. Exrnin, ENTAYRAIN, Gd}., entier. Mas natura s meravelha - Com remaxetz xNrRaI=A. Piznns px Constac : Domna dels angels. Mais nature s'émerveille comment vous restètes entière. Fig. Que pres carn neta e sNTAYRAIEA De La santa Verges reyna. V. de S. Honorul. Qui prit chair pure et entière de La sainte Vierge reïhe. anc. ra. Moult empense Constance de vrai cner enterrin. Com cele qui ert plaine de foy très exsérine. Roman de Bert, p. 78 et 59. CAT. H8P. PORT. Intoerino. 11. ENTERRINAMEN, 5. M., entérinement An requerit... l’axranninamam € comple- men de la dita lettra clauxa. Tit. de 1475. Ville de Bergerac. Ont requis... l’entérinement et complément : ladite lettre close. xs». Interinamento. 12. ReINTEGRAR, 2., lat. REdINTEGRAKE, réintégrer, se renouveler. Quan es talhat, no pot recreyssher ni axx- TAGRAR. Eluc. de las propr., fol. 65. Quand il est taillé , il ne peut recroître ni sr nouveler. car. esse. Reintegrar. voir. Redinregrar. n. Reintegrare. INTELLIGENCIA, =NTELLIGENCEA, :. fs lat. INTELLIGENTIA, intelligence. Aquo que recep la sua urrazcrezmc1a. Trad. d'Albucasis, fol. 3e. Ce que reçoit la sienne intelligence. EETELEIIGEBCIA de sainta Escriptara. Trad. de Bède, fi. y. Intelligence de sainte Écriture. cat. intelligencia. xsr. Inteligencia. pour. {ntelligencia. rr. Intelhigenzia. 2. EnTrezLecri0 , s. f., lat. xwrerrc- T10, synecdoche, figure de rhétorique. ExrsLtxCri08..… cant uns parts cs paussds per motas. Leys d'amors, fol. 132. Synecdoche... quand une partie est posée pe: plusieurs. asp, Zntelleccion. 17. Intellesione. INT 3. Inrezzecruaz, adj., lat. iNraLLecC- ruaLis, intellectuel. - Cognicio 1NTELLECTUAL. Eluc. de las propr., fol. 1. Connaissance intellectuelle. — Spirituel, immatériel, Anima es substancia INTELLECTUAL, ses di- mencio et extencio. Eluc. de las propr., fol. 13. L'âme est substauce immatérielle, sans dimension et étendue. cat. Intellectual. xsr. Intelectual. port. In- tellectual. xr. Intellettuale. 4. Ixrezzecriu, adj., intellectif, propre à comprendre. | La tersa viriut es INTALLECTIVA. Eluc. de las propr., fol. 14. La troisième faculté est intellective. car. Intellectiu. xse. Intelectivo. vont. Intel- lectivo. rr. Fntellettivo. INTERCUTANE, ad., du lat. rnwrencus, intercutané. Hamor 1NTERCUTANEA. Eluc. de las propr., fol. 98. Humeur intercutanee. xsP. IT. {ntercutaneo. INTERESSE, s. m., du lat. ivrenesse, intérêt. Pot li demandar l’rwranussz, 50 es lo pro que el n’agra, ai la causa li fos livrada. Trad. du Code de Justinien, fol. 38. Peut lui demander l’intérét , c’est-à-dire le profit qu’il en aurait, si la chose lui fût livrée. caT. Interes. anc. xsr. fnteresse. nsr. MOD. Interes. vont. Tr. Interesse. 2. InTERESSAR , v., intéresser. Part. pas. La partida 1WTrREsSADA. Fors de Béarn, p. 1088. La partie intéressée. CAT. Jnteressar. zsr. [nteresar. ronr. Interes- sar. 1T. Înteressare. LNTERPOLAR, ®., lat, INTERPOLARE, interpoler , être intermittent. Part. pas. Kebre 1WTanPoLADA Oo no conti- nuada. Si es INTRAPOLADA, 50 es a dire q que adhoras cesse et puiss retorne. Eluc. de las propr., fol. 88 ct 79. INT Fièvre intermittente;ou non continue. Si elle est intermittente, c'est-à-dire que main- tenant elle cesse et puis revienne. CAT. EsP. PORT. /nterpolar. 565 2. IxTrRPOLACIO, S. f., lat. INTERPOLA- r10 , interpolatiou, intermittence. Si es ses INTEAPOLACIO. Eluc. de las propr., fol. 79. Si elle est sans intermittence. cat. /nterpolact6. xsr. Interpolacion. ronr. Interpolacäo. INTERPRETAR , ENTERPRFTAR, V., lat. awrenparrant, interpréter, tra- duire , expliquer. EnTxnarazTan en be o eu mal. V. et Vert., fol. 59. Interpréter en bien ou en mal. Cheruh s anrarrR«Ta saber. Brev. d’amor, fol. 19. Cherub s’interprète savoir. IrrxspraTa en mal lo be que lur ve far. V. et Vert., fol. 8. Interprète en mal le bien qu’il leur voit faire. Part. pas. Atrobem Messias, lo qual es xwr=2- PA&TAT Crist. Trad. du N.-Test.,S.Jxan, ch. 1. Nous trouvons Messie , lequel est interprété Christ. Puescan esser INTRAPALTADAS et specificadas pel jage del senhor. Charte de Gréalou, p. 124. Puissent être interprétées et spécifiées par le juge du seigneur. CAT. ESP. PORT. Interpretar. 17. Jnterpretare. 2. INTERPRETACIO, ENTERPRETACIO, 5, f., lat. INTERPRETATIO, interprétation, traduction, explication. Segon la nerznrauracro de jasta guera. L'Arbre de Batalhas, fol. 112. Selon l'interprétation de juste guerre. Exrunrazracro de l Escriptura, Trad. de la 2° Ép. de S. Pierre. Interprétation de V'Écriture. cat. {nterpretactô. xsP. Interpretacion. PORT. Interpretacäo. Tr. Interpretazione. 3. ENTERPRETAMEN, 5. m., interpréta- tion, traduction, explication. Lor awranarasrTAMENs et declaramens. Tic. de 1279. Doar, t. CXLVII, fol. 16. Leur interprétation et déclaration. Tr. Jnterpretamento. à 566 INT 4. ENTRRPRETATAE, ENTERPRETADOR, -S. m., lat. INTEAPRETATOR, interprète, tra— ducteur. Jeronime, &NTRRPRETAIRE de la sanhta lei. Fo lo segons axTERPA«TAIRE de la ley. Segon los .Lxx. ENTRAPRRTADORS. Cat. dels apost. de Roma, fol. 36, 17 et 3. Jérôme, interprète de la sainte loi. Fut le second interprète de la loi. Selon les soixante-dix interprètes. ANC. CAT. ESP. PORT. {nterpretador. 1T. Inter- pretatore. 5. INTkRPRETATIU, adj., lat. iINTERPRE- TATivus, interprétatif, explicatif, Virtut INT=RPRATATIVA de passios de |’ anima. Eluc. de las propr., fol. &2. Faculté interprétative des passions de l’ême. caT. Interpretatiu. ss». PORT. 1T, Interpreta- tivo. 6. INTERPRETABLER, adj., interprétable, explicable. | Del çal grans paraula es a nos INTERPARTABLA. Trad. de Ep. de S. Paul aux Hébreux. Duquel grande parole est interprétable pour nous, INTIMAR, v., lat. rwrimane, intimer, notifier. Part. pas. Las supptications... 1NTImAaDas. | Fors de Béarn, p. 1083. Les suppliques.. notifiées. CAT. RSP. PORT. Intimar. tr. Intimare. 2. INTIMATION, INTHIMATIO, S. f., lat. INTIMATIONEM, intimation, notifica- tion. Tal INTIMATION sera feyta. Fors de Béarn, p. togk. Telle intimation sera faite. Al encontre dels dits tres estats am 2RTat- |, MATIN, Tit. de 1473. Doart,t. CXXXIX, fol. 284. A l’encontre desdits trois états avec intimation. caT. Intimac16 xsp. Intimacion. roRT. Intima- câo. 1T, {ntimazione. INTZ, ins, 1N2, prép., lat. NTus, dans, dedans, au dedans. La dolors qu’ 1xs el cor s’ espan. P. Raimono DE TouLousr : Enquers. La douleur qui dans le cœur s'épand. - Ady. INT Ixa el cor ai dolorosa pezanza. B. Zonai : Non lassarai. Dans le cœur j'ai douloureuse pensée. Las alas desotz n'ongeretz, E la carn rms li moillerets. Deupss DE PRADES, “us. cass. Vous en oindres les ailes par dessous , et vous lu: mouillerez la chair dedans. AEC. rr. Je pleure ens et me ry par dehors. Œuvres d'Alain Chartier, p. 532. Prép. comp. Ans qu’ ieu la vis , La vezia Ixz x mon cor cascun dis. Poys pe CarDutiL : Quorzs que. Avant que je la visse , je la voyais ass dedans de mon cœur chaque jour. Ixrz sx P aiga l’a balansat. Roman de Jaufre, fol. 84. Au dedans de l’eau l'a précipité. Ixs xx mon cor l’amarai a rescos. FoLquer px MansxiLLe : $” al cor plagues. En dedans de mou cœur je l’aimerai en cschetie. Chantars no pot guaire valer, Si p’ cs puz cor no mov lo chans. B. px VEnTApOUR : Chantars. Chanter ne peut guère valoir, si le chant ne part du dedans du cœur, a. Dinvrz, nixs, prép., dans, dedans. Ab tant Jaufre es Dixrz intratz. Roman de Jaufre, fol. 21. En même temps Jaufre est entré dedans. Es prxs mon cor espandida. GUILLAUME DE CABESTAING : Aissi cum selb. Est épanouie dans mon cœur. Jauzirai joy nins vergier o pins cambra.. Que m cossentis a celat pius sa cambra. A. Danrez : Lo ferm voler. Je jouirai de joie dans verger ou dans chambre... Qu'elle me souffrîit en cachette dans sa chambre. Adv. Drixs es poirida e sembla vert. PIERRE D'AUVERGNE : Abens que. Dedans est pourrie et semble verte. Si secors non an Sylh que prus estau. P. RaimonD ps Tourouss : Nom pors Si secours n’ont ceux qui dedans sont. Prép. comp. Dixs zx la boissera. Gauins D'Arcuren : Veills Comunal. En deduns de le buissière. axc. ra. Dens ses chambres l’en mena. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc., t. II, p. 103. Car dens la ville les mettroient. Vigiles de Charles VII, tu V. p.53 caT. Dins. usr. rorr. 17. Dentro. INT 3. Daninrz, DEniNs, Dapis, prép., de- dans, au dedans. Dannrrz las flamas grants. : V. de S. Honorat. Dedans les grandes flammes. Daprtss e fors son repaire. V. de Raimond de Miraval. Dedans et hors sa demeure. Adv. Es malvats defors e pantims. PIRaRE D'AUVERGNE : Chantarai. Est mauvais dehors et dedans. S’ espan defors e punis. GuILLAUME DE CABESTAING : Ar vei qu’ em. S'épand dehors et dedans. Pan paDixs en l’arma. V. et Vert., fol. 94. Par dedans en l’ime. AC. rR. Finies dedens un an. Ord. des R. de Fr., 1355, t. LIL, p. 26. Dedens certains limites jours. Vigiles de Charles VII, t.1,p. 53. xsr. De dentro. 4. SAINTZ, SAINS, says, ado. formé de sar et d’InTz, céans, çà dedans, ici dedans. Pilatz apella son corrieu : « Aduy sayxs lo fil de Dieu. » Trad. de l'Evang. de Nicodème. Pilate appelle son messager : « Amène céans le fils de Dieu. » Satus es vostre dreg camis. UXx TROUBADOUR ANONYME : Seinor vos que. Çà dedans est votre droit chemin. Substantiv. Els frayres de sauxTz as trastotz enugatz. V. de S. Honorat. Les frères de céans tu as tous ennuyés. Adv. comp. Dx saxss tenetz, bels amics. Un TROUBADOUR ANONYME : Seinor vos que. Par ici venez, bel ami. B. LAINTZ, LAINS, LAYNS, LAINZ, ado., formé de za et d’ixrz, léans, là dedans. D’una donzella fo arms visitaz. Poëme sur Boèce. Par une demoiselle il fut /dans visité. Can non lan Laiss trobat. Raimon» VipaL : Unes noves. Quand ils ne l'ont pas {à dedans trouvé. Cayran Laxxs el foc d’infern arden. ForQuxr pe Romaxs : Lo dous. Tomberont léass dans le feu d'enfer ardent. INT 567 Substantiv. Las gentz en fets issir de Larwz mantenent. V. de S. Honorat. Les gens en fit sortir de {éans incontinent. ANC. rA. Laienz avoit quarante chevalier. VILLEBARDOUIN , p. 192. Le tien feu père estant enclos /éans. J. Manor, t. V, p. 228. 6. Dinras, prép., dans, dedans. Per que, p:NTAz= mou cors, en suy era dolens. BEATRAND D'ALLAMANON : Molt m’ es greu. Par quoi, dans mon cœur, j'en suis maintenant dolent. 7. LainTas, adv., léans, là dedans. Calor de rarnrar. Huovuss px Sarnr-Cva : Un sirventes. Cbaleur de Ià dedans. 8. InTRan, rNTRAR, v., lat. 1xTRane, entrer. Vol en Gascoign’ inrnan. B. Cazvo : Mout a que. Veut en Gascogne entrer. | Fig. Non voill rwrran en guerra ni en conten, BrxTnanD pr Bonn : Gent fai nostre. Je ne veux entrer eu guerre ni en contestation. Per tot lo cors m’zmrRa s’amors, Si cam fai l’aigua en l’esponjs. PrynoLs : Manta gens. Par tout le corps m’entre son amour, ainsi comme fait l'eau en l'éponge. Quant lo senhor xxrnana en possession, Titre de 1080. Quand le seigneur entrera en possession. — Commencer. Abril issic, mais 1NnTrRAvA. P. VipaL : Abril issic. Avril sortit, mai entrait. Substantiv, Veirem al rrRAR del estor. BenTRAND DE Bonx : Be m play. Nous verrons à l’entrer de l’estour. Part. prés. Loc. Quan son al yvern 1NTRax. BERTRAND DE Bonn : Greu m'’cs. Quand ils sont à l’hiver entrant. — Substantiv. Entrée. Al 1xTnan de la ost, K. mandec al arsse- vesqne. : PEILOMENA. À Ventrée de l'armée, Charles mauda à l’archeréque. 1 — Commevcement. 568 INT Sai, al temps del rrraax d'avril. A. Damiet : Lancan son. Ici, au temps du commencement d'avril. Part. pas. Quan m’en soi exrRAT£ el moster. Fozquer DE Romans : Domna ieu pren. Quand je m'en suis entré au monastère. Substantiv. Del ixraar d’estiu entro yvern. | Eluc. de las propr., fol. 232. De l’entrée d'été jusqu'à hiver. CAT. nsP. PORT. Entrar. 17. Intrare, entrare. 9: Ixraus, adj, lat. InTausus, intrus, poussé dedans, enfermé, resserré. Tenon encarcerat et INTRAUS. Statuts de Provence. Bour, p. 199. Tiennent incarcéré et resserre. CAT. Intrus. use. PORT. 1T. Intruso. 10. Inrrana, s.f., entrée, action d'entrer. De lor 1xvrnava K. non saup res. PuiLoOMEna. De leur entrée Charles ne sut rien. Nos avem entendot que vos avetz voluntat de bastir una tor a l'rxTRADA de nostra terra. Liv. de Sydrac, fol. 2. Nous avons entendu que vous aves volonté de bi- tir une tour à l'entrée de notre terre. — Commencement. L'eutr’ier, a l :NTRADA d’abril, GuüILLAUME D’ AUTPOUL : L’autr’ier. L'autre jour, à l'entrée d'avril. CAT. &sP. PORT. Entrada,. 1Tr. Entrata. 11. INTRAMEN, 5. m., entrée. Per lo sanctisme salvamen E de paradis INTRAMEN. V. de S. Alexis. : Par le très saint salut et l’encrge de paradis. — Commencement. El ters dia del snrnamxx del mes de jali. Hist. de Languedoc, t. XL, pr., col. 14. Av troisième jour de l'entrée du mois de juillet. ANC, CAT. Entrament. Ant. xsp. Entramiento. ir. Intramento, entramento. 12. INTRATGE, 5. m., entrée. L’'ntraaross de sa maio sobredicha. Tit. de 1280. #rch. du Roy. Quxxci. L'entrée de sa maison susdite. Bon encontre m don Deus e bon 1NTRATGE, E m lais trobar dona ses cor truan, \ G. Fauir : Tant ai sufert. INT -_ Bonne rencontre me donne Dieu et bonne entree, et me laisse trouver dame sans cœur vil. Mas ges per un pauc d’IxTAATez, No vol mon despinrelatge Camjar per nom de putana. Mancaseus : L’autr'ier. Mais point pour un peu d'entrée, je ne veux changer mon dépucelage pour nom de prostituée. asc. ra. La chambre de Filoripes, dont Fen- trage estoit fait merveilleusement. Roman français de Fierabras, \iv. II, chap. 4. 13. Ixraoir, s. m., lat. iNTROrraS, eu- trée, commencement. Aquel rraorr de aquest libre. Trad. d'Albucasis, fol 1. Ce commencement de ce livre. — Introit, terme de liturgie. Celesti papa establi los svraorrs e’ls gradnals. Cat. dels apost. de Roma, fol. go. Le pape Célestin établit les ixtroits et Les gradueis. CAT. Introit. zsP. PORT. 1T. Introito. 14. Inraarra, s. m., entraille. Fig. Las xrnaxras de la divima lei. Trad. de Bède, fol. 83. Les entrailles de la divine loi. 15. Sorzinraan, v., lat. subrnzzue, s’insinuer. Li cal sorzNTRRRON en cercar La nosira franqueza. , Trad. de l'Ép. de S. Paul aux Gelaes. Lesquels s’insinuèrent à scruter notre franchise. 16. Suernrnacio, 5. f., introduction, insinuation. Arch celeste.. no es res plas mas susrra:- cto dels rachtz dins la cavitat de la nivol aigoss ÆEluc. de las propr., fol. 120. L’arc céleste... n’est rien plus qu'insimmatiez des rayons dans la cavité de la nuée aqueuse. asser. Subintracion. 17. PENETRAR, V., lat. PRNETRARe, pé nétrer. Fai »PaxwzrTRan l agulha. Entro que Pxnzrax aquela entro al autre lens. Trad. d'Albucasis, fol. 16 et 6. Fais pénétrer l'aiguille. Jusqu'à ce quecelle-là pénètre jusqu’è l'antre este INT Part. prés. PanaTRAxT entro a la autra extre- mitat. Trad. d’Albucasis, fol. 5. Pénétrant jusqu'à l'autre extrémité. CAT. Æsr. PORT. Penetrar, tr. Penetrare. 18. PEnNRTRATIU, PENETRATIEU, adj., pénétratif, qui a la faculté de pénétrer. Son foc es sobre agat et P&«N2TRATIT. Can lor caloc sia saptil et Pxn£TAATI VA. Eluc. de las propr., fol. 132 et 195. Son feu est très piquant et pénétratif. Comme leur chaleur soit subtile et pénétrative. Fig. Avia entendement P&M&TRATIEU. V. de S. Flors. Dour, t. CXXIII, fol. 252. Avait entendement pénétratif. CAT. Penetratiu. xsP, rORT. 17. Penetraävo. 19. PENETRATIO, s. f., lat. PENETRATIO, pénétration. Si frega ab drap aspre donant al oli Pexx- TRATIO. Eluc. de las propr., fol. 224. Se frotte avec drap rude donnant à l’huile péne- tration. caT. Penetraciô. sy». Penetracion. sont. Pe- netracäo. 1Tr. Penetrazione. 20. Exrssrinar, adj., du lat. 1Nresrr- nus, intestinal. De hernia xnTasrrnaL. Trad. d'Albucasis, fol. 34. De hernie intestinale. gsp. PORT. Zntestinal. :xr. Intesnnale. 21. Inrsaion, adj., lat. iNTERtIOR , in- térieur. : Per adoration de latria exterior et 1wTaR10n. Doctrine des Vaudois. Par adoration de latrie extérieure et intérieure. CAT. ESP. PORT. {nterior. tr. Interiore. 22. ExTerIOR, ad}., lat. exTrRIOoR, ex- térieur. Per adoration de latria axTznron et interior. Doctrine des Vaudois. Par adoration de latrie extérieure et intérieure. CAT. £sP. PORT. Exterior. 17. Esteriore. 23. Inrainsec, ad}., lat. rNrriNsEcus, intrinsèque, intérieur, interne. La codena 1NTAINS£CA. Ixtarncsqua medecina, Trad. d'Albucasis, fol. 30 et 23. IS. La couenne intérieure. Médecine interne. CAT. {ntrinsec. ns. FORT. 17. Zntrinseco. 569 24. INTRINCEQUAMENT, adv,, intrinsè- quement, intérieurement. Sia la positio de la ma rararmcaquamexr sabre la tanla. Trad.‘ d’Albucasis, fol. 68. Que la position de la main soit intérieurement sur la table. caT. Zntrinsecament. nsP. POAT. 1T. intrinseca- mente. 25. Exrainsec, dj. lat. zxrarnsecus, extrinsèque, externe, Inscizio intrinseca O xXTRINSECA. Trad. dAlbucasis , foi. 46. Jacision interne ou externe. CaT. Extrinsec. xsp. ronT. Extrinseco. 17. Es- trinseco. 26. Forince, adj., lat. roninsecus, extérieur. Per causa FrORIACEA. - Eluc. de las propr., fol. 3. Par cause ertérieure. 29. Inxserir, v., lat. rxsxRre, insérer, insinuer, enregistrer. Inssnte procuration o maudament. Fors de Béarn, p. 1096. Insinuer procuration ou mandat. - Part. pas. Las quals volem esser 1NsxR1DAs. Tit. de 1464. Doar,t. CXXXIX, non paginé. Lesquelles nous voulons ètre insérées. En las cals sou 1KsRnTas letras del loctenen del rey. Tit. de 1348. Dour, t. XLVIL, fol, 240. En lesquelles sont insérées lettres du lieutenant du roi. ANC. CAT. RSP. Znserir. PORT. Inserir, enxerir. iT. Înserire. 28. IxszRCIO, INSERTION, s. f., lat. INSEBR- TioNem, insertion , ente. Per INSERTIO O enpeut. Elac. de las propr., fol. 196. Par ente ou greffe. — Insinuation, enregistrement. Inserir procuration o mandament. Per tal INSERTION... 80 pagara, etc. Fors de Béarn, p. 109%. 72 Ce NX 570 IPO IR Insinuer procuration ou mandat. Pour telle insi- | TR, v., lat. me, aller. nuation.…. 8e paieras ete. . Ce verbe est défectif; il n'en reste caAT. Inserciô. zsr. Insercion. ronr. Inserçdo. ère d’ | "auf del 1T. {nserzione. | su re eXCIDP es qu au lutur 1n- dicatif et au conditionnel : IOTHACISME, s.. m., lat. 1oracisuus, Que m fassa matin dirnar iotacisme , répétition vicieuse de l'i. Ans que m lais 1n una lepus. T. px BERTRAND ET DE JAUSSERT : Jausbert Qui le matin me fasse diner avant qu'elle me hist aller une lieue. Chausos , tu m'rRas outra mar. B. pe VEeNTADOUS : En abril quan. Joracisu1 sont, cum i littera supra jostam decorem in dictionibus extenditur. Droms., De Part. orat., col. 448. Putseh. lorsactsuzs, s0 es cant en una dictio son dai éé;.. per esquivar aquel vici, hom non Chanson , tu m'iras outre mer. prononétia mas. Laires seri’, et 1014 cap cli. Leys d'amorss fol. 109. P. CanvrwaLz : Prop a guerr:. L'iotacisme, c'est quand deux 12 sont daus un Serait larron , et irait tête baissée. mot; pour esquiver ce vice, on n’en prononce Il se combine avec xx : qu on: ° Voelh saber, quan m'en raat, IPOCONDRES, xPoconDris, s. mm. pl., Cum es de vos, ni cossi us vai. lat. ayrocuonpris, hypocondres, | | P. Rocixns : Senber. Je veux savoir, quaod je m'en irai, comment & parties latérales de la région supé-| 4e vous, et comment vous va. rieure du bas-ventre. Ce verbe fut aussi employé auxiliar- De jos dels rroconvass. rement au devant des participes pre- Trad. d'Albucasis, fol. 7. sents : Au-dossons des hypocondres. Per pauc de semblan Si ‘ls rrocowpars. s0 ses dolor. Inrars doptan. Si les À ru de las p ds res fol. 50. Giaaup DE Bosnie : Ja m vai. 1 1e Poe res +. sont sans ouleur: Pour peu d'apparence vous iries doutant. car. Hipocondrics. xsr. Hipocondrios. ronr. Mas tos temps m'en raaï clamaes. Hypocondrios. 1r. Ipocondri. RaucOonD px Minavac : Enquer 08. Mais tou] je m'en {rai réclamant. IPOTECARI, xpoTRCARI, 1POTICARI , au ve. Adont nous roiæer Soin IPOTICAIRE, $. m., lat. GPOTHECARIUS, Tout che que nous avons véu. apothicaire. Roman du chételain de Coucy, +. 433 Electnaris Et se donneroient por noiant Non lur ten pro n’reoricants. Qui ai ne s'iroit asproiant. Roman de la Rose, v. 52 Un TAOUBADOUR ANONYME : Dieus nos. ancC. CAT. sp. Zr. ronr. Mir, ir.xr.Îre, Électuaire 2e leur tient profit ni apothicaire. Especial don hom penra ExrRe, sortir. Tot aquo que mestiers fara En loc d’ on nou veia xisstn. A1 dig malaude. Prenns pe Donsan : Peirort. auront Leur apothi Dre nl de EL 124. ; En lieu d’où il ne voie sortir. icai ont ou prendra . ⸗ tont ce qui fera besoin audit malade. —— * pels conte No poiran.. rPOTICAIA&S far compositions o s Gaxeys : Dieus verayt. confections de medecinas solntivas. . Tellement qu’en sortit par les côtés sang et e Fors de Béarn, p. 1078. également. Ne pourront. apothicaires faire compositions ou | Quar tan laïssetz Marcelh’aunidsmen. confections de médecines solutives. Quar non + : pan o combaten CAT. Apotecari, poticari, ns». ronT. Boticario. BERTRAND D'ALLAMANON : Ua sirvenici IR Parce que vous laissêtes Marsille si honteuse- ment, car vous ne sortites pas en faisant sonner les trompes ou en cormbattant. Fig. Yssra de peccat per se meteys. F. et Vert., fol. 33. Sortir de péché per soi-même. Per xysstn de paureza. F. de S. Honorat. Pour sortir de pauvreté. — Saillir, former. émiuence. Clauser ab .1. peyra que 1EsQua defora en maniera de clau. PRILOMENA. Fermer avee une pierre qui sorte debors en ma- nière de clé. — Provenir. Fig. Proeza x1s del coratge, Veus son meilhor linhatge. Annaup pe Manueit : Rasos es. Prouesse sort du cœur , voilà sa meilleure lignée. Loc. Si donc del tot de mon sen non 1ssr4. Capexzr : Tals reigns. Si donc je ne sortais entièrement de mon sens. Ayss0 es vssin de totas las fis. V. et Vert., fol. 86. Cela est sortir de toutes les bornes. Part. prés. El mes de janh 1ssxx. G. Riquia : Sitot es grans. Au mois de juin sortant. So fo 1sazx pascor, quan intra mais. Roman de Gérard de Rossillon, fol. 74. Ce fut sortant le printemps, quand entre mai. Part. pas. Platz me qu’ ar sui 1881Tz De la terra on fui noirits. PIERRE D'AUVERONE : En estiu quan. 11 me plaît, vu que maintenant je suis sorti de La terre où je fus noueri. E T mauens, qu’es d’aver 188173, Es clamatz fols e pauc prezatz. RanmsauD DE VaQuetRAs : Ja hom pres. Et le riche, qui est sorti de richesse, est appelé fou et peu prisé. Pos l’espig’es 188104, Balaia lonc temps lo gras. B. ne VenrTapoun : Lo temps vai. A près que l’épi est sorti, il balance long-temps le grain. anc. ra. Coment eles eissent des cors. Ainz qu’ Eliduc s’en seit issus. Mane DE Franc ,t. l,p.415,ett.I,p. 470. 1R 571 Qar li maus fruis 44 de male ente. Fabl. et cont. anc., t. Il, p. 297. Et en dit qu'il ne peut du sac Issir que ce qui est dedens. Œuvres d'Alain Chartier, p. 706. Et issirent hors de leurs logis. MonsTarLer, t. I, fol. 228. CAT. ANC. usb, Exir. 1r. KEscire, uscire. 3. Issrr, xysuxr, s. m., lat. rexirus, sortie, issue. | Per lo mar Bos paseron com per bel arsuxr. La nobla Leycson. Par la mer Rouge passèrent comme par belle issue. Fig. Al 1serr del mes. . Ts. de 1221. Dour, t. LXXXVII., fol. 10. À la sortie du mois. caAT. Exit. anc. «sr. Lzxito. 4. ExssIM2NT, ISSMENT, YSEMENT, 5. m., sortie , fin. Fxssruexr de orina es prohibit. Comensament de xsamzxT de aiguss en dos huels. Trad. d'Albucasis, fol. 32 et 4. Sortie d’urine est empéchée. Commencement de sortie d'eaux dans les deux yeus. Fig. Segnors e serf han aital 1ss1Maxr. La Barca. Seigneurs et serfs ont même fx. Den pausar tota ora los oils de} cor al 1s- sxmen de vida. Trad. de Bède, fol. 37. Doit poser toujours les yeux du cœur à la sortie de la vie. AnC, ca?. Eximent. F 5. Issina, 1cHIDA, 5. f. , issue, sortie. L’rssina comunal. Tit. de 1166. Hist, de Lang., t. IL, pr., col. 116. La sortie commune. L’antr’ier a l’ssexpa d’abriu. Mancasaus : L'autr ier. L'autre jour, à l'issue d'avril. Los pas de las 1cæ1pas del reaume. Cat. dels apost. de Roma, fol. 206. Les passages des issues dû royaume. anc. sr. Entradas y essidas... ni entrada ni essida. Tit. de 1206. #rte del rom., Casta , p. 4. car. Eæidu. 17. Escita, uscita. 572 IR SG. ExssIDURA, EYSHIDURA, 5. f., Auxion, éruption, exanthème, abcës. Exsarpunas de boca. Fvsarpuras e nafras de boca. Exssn:spuras o floroncs. Eluc. de las propr., fol. 206, 213 et 42. Fluxions de la bouche. Eruptions et blessures de bouche. Ezxanthèmes ou furoncles. 7. Eisuce, s. m., issue, hasard. Juec.. de cartas al arsucs. Stat, de Provence. JuLiIEN, 1. Ï, p.550: Jeu... de cartes au hasard. 8. Issxc, s. m., butin. G. e li seu prenen Ih' rssac; Tant en dona a s0s homes com far s’ o dec. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 12. Gérard et les siens prennent le butin ; il en donne à ses hommes autant qu’il doit le faire. 9. GEISHIR, GEXSSHIR, V., SOrtir. Cignes, quan, polets, auzo sonar citholas, GEISAO tautost del ni e comenso cantar. Saperfluitat exxssx per la boca. Flavi qui cxrsu de paradis terrestre. Eluc. de las propr., fol. 145, 8o et 151. Les cygnes , quand , petits, ils entendent retentir lyres, sortent aussitôt du nid et commencent à chanter. La superfluité sort par la bouche. Fleuve qui sart du paradis terrestre. Part. prés. En dens... proemiuens o Gxxssaxxs. Eluc. de las propr., foi. 43. En dents... proéminentes ou sortantes. 10. GEYSSHIMXENT, GEYSHIMEN , S. M., sortie. En las narrs fa gran brug en son cxxssui- MENT. | Intramens et GKYSAIMENS d’aquestas .vii. planetas. ÆEluc. de las propr., fol. 82 et 112. Dans les narines fait grand bruit en sa sortie. Entrées et sorties de ces sept planètes. 11. Dezrissm, »., sortir, se retirer. Mas cell qi gen sap de mal pezxrssrn. DunanD DE CanpenTRAs : Un sirventes. Mais celui qui gentiment sait se retirer de mal. 12. FousiessiR, v., sortir. No s cug qu’ ieu tant m’afolisca IR Que de ma boca roRsrasca. G. RaumoxD px GraonezLa : Le clara lus. Qu'elle ne s’imagine pas que tant je m'affelle qu’elle sorts de ma bouche. 13. SOBREYSSIR , SOBRIESSIR, %., SOrUr au dessus, surélever, surgir. Garda tos sens no soxarasca ni vers. SaavEnt DE GIRONE : Qui bon frug. Prends garde que ton sens ne sorte au dessus ni verse. Part. pas. Sos bas paratges sosnxyssrrz Sai que fenira coma lais, E s tornara lai d' on es trais. BERTRAND DE Bonx : Pas lo gens. Je sais que sa basse noblesse surélevée finira comme lai , et s’en retournera là d’où elle est tirée. 14. Repicro, s./f., lat. reDrTIO, retour. Ad aquela malautia que es sanada per cau- teri, non es R&DICIO tot temps. Trad. d'Ailbucasis, fol. 2. À cette maladie qui est guérie par cautère, il ='y a pas toujours refour. 15. PRRTERIR , v., lat. PRarTEaIRe, aller outre, passer, dépasser. Ni s pot mudar ni PAEr=RI=. Brev. d’amor, foi. 105. Ni se pent changer ni passer. Part. pas. Temps raaTzarr. Memoria. regarda las causes rR=TERtpaS Eluc. de las propr., fol. 18. Temps passé. La mémoire. regarde les choses passées. CAT. ESP. PORT. Preterir. 1r. Pretertre. 16. PRETERIT, 5. m., prétérit, terme de grammaire. PRETERIT perfeit,.…. PARTRRIT NON Perfeiz Gramm. prov. Prétérit parfait, prétérit non parfait. CAT. Preterit. zs». PORT. 1T. Preterito. 17. PRARTRRICION, 5. f., lat. pRarxrszsr cIONem, prétérition , omission. Anular lo testament per PR&TERICrON. Cout. de Condom. Aanuler le testament pour omission. car. Pretericté. se. Pretericion. ronr. Prece- ricäo. 17. Preterizione. 18. Cincuirio, cracuicio , 5. f., lat. RAA cracuITI0, tour, contour, circuit, cir- conlocution, périphrase. En la cincurcro del os. Trad. d'Albucasis, fol. 59. Dans le contour de l'os. Es cracurrios can, per la circonstancia d’un mot, hom enten .r. antre mot. Leys d'amors, fol. 132. C’est circonlocution quand, par la circonstance d’un mot, on entend un autre mot. ANC. CAT. Crcuicio. eve. Circuicioh. tr. Ctr- cuizione. 19. TraxsiTont, adj., lat, TRANSITORIUS, trausitoire, passager. à Los bes TRANSITORIS. L’Arbre de Batalhas, fol. 114. Les biens passagers. En causes raAnsITORIAS et mandanals. Eluc. de las propr., fol. 22. En choses passagères et mondaines. CAT. Transitori. sp. PORT. 1T. Transitorio. 20. Taansiriu, adj., lat. TRANSrTIVIUS, transitif. TaanxstrIUs es cant lo faytr.. passa en au- tra causa... Aytal neutri TRANSITIU an motas vetz alcunas tersas personas. Leys d’amors, fol. 74. Est transitif quand le fait... passe en autre chose... De tels neutres transitifs out nombreuses fois aucunes tierces personnes. CAT. Transihu, usp. rORT. 17. Transitivo. 21. TRANSITIVAMEN, TRANSEUMPTIVAMEN, adp., transitivement, transitoirement. Sobre la qual passa... TRANSITIVAMENX. Om pauza squesta dictio , corr, propriamen ct en apres TAANSRUMPTIVAMEN per methafors. Leys d’amors, fol. 57 et 116. Sur laquelle il passe... trunsitivement. On pose ce mot, court, proprement et ensuite transitivement par métaphore. 1T. Transitivamente. 22. TaansrTio, s. f., lat. TRANSITIO, transition. TRANMSITIOS... continua las causes dichas e las dizidoiras. Leys d'amors, fol. 146. La transition... continue les choses dites et celles qui doivent être dites. car. Transiciô, xsr. Transicion. rorr. Tran- sicdo. 17. Transisione. IRA IRA , s. f., lat. ma, colère, fureur. Meils es que hom aia la 1nA dels felos que lor companis. 553 Trad. de Bède, fol. 74. Il est mieux qu’on ait la colère des méchants que leur compagnie. Fig. Mas 114 del mal temps lur a frascat la vela. J V. de S. Honorat. Mais le fureur du mauvais temps leur a déchiré la voile. Filhs de 1rA e filbs de mort. | V. et Vert., fol. 39. Fils de colère et fils de mort. Loc. Lo soleils no s colge sobre la vostra rRA. Trad. de Bède, fol. 38. Que le soleil ne se couche pas sur votre colère. AncC. FR. Fut de plus en plus esmeu en ire. MonxsTascer,t. L, fol. 222. Ne vueilles pas, à sire, Me reprendre en ton ire. CL. Manor, t. IV, p. 235. — Tristesse, chagrin. | Tots temps sec joy 12° e dolors, E tos temps 1nA jois € bes; E ja non crey, s’ 1nA non fos, Que ja sanpes hom jois que s’es. B. pe VENTADOUR : Ja mos chantars. Toujours tristesse et douleur suit joie , et toujours joie et bien , tristesse; et désormais je ne crois pas, si tristesse ne fût, qu'on sût jamais ce qu'est joie. Lonc tens ai esté d En ire sanz joie. Ausoiws DE SÉzANE. Ess. sur la Mus.,t. 11, p.156. CAT. ESP. PORT, IT. {ra ARC. FR. 2. Iron, xROR, s. f., rancune, fureur, frénésie. Ab belhs digz plazentiers, ses xnoR, Torno ls erratz desviatz en la fe. GuizLauux DE MonracnaGour : Del tot vey. Avec beaux discours agréables, sans colère, ils raménent les égarés déviés de la foi. Mais hom qu’es fol, so dizon li anctor, Non er jajatz tro que 'l ten be inon. P. RaïmonD ps TouLouss : Si cum l’enfas. Mais homme qui est fou, ce disent les auteurs, ne sera jugé tant que le tient bien la frénésie. — Tristesse, chagrin. Per l’eura freida que guida L’invern, q’es tant ples d’1non L auzeill. Mancaskus : Per l’aura. 574 IRA À cause du vent froid qui guide l’hiver, vu qu'est si plein de tristesse l'oiseau. AEC. FA. Prinst l’escu , traist l'espée é poinst par grant iror. Roman de Rou, v. 4620. Moalt ot en son cuer grant iror. Roman du Renart,t. II, p. 288. Et en si grant ireur t'a mis. Fabl. et cont. anc., t:1, p. 354. 3. Inasos, s. f., colère, fureur. Aquo fo dans e tala et rRAsos. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 76. Ce fut dommage et taille et fureur. 4. IRACISILITAT, 5. f., irascibilité , irri- tabilité. JracrsttrraATr et autres passios coleticas, Eluc. de las propr., fol. 115. Irritabilité et autres passions colériques. ir. Zrascibilità, trascibilitate, irascibilitade. 5. InaMEnT, s. m., colère, fureur. Harditz et orgoillos e de leus 1RAMENTL. Preanx pe Consiac : El nom de. Hardis et orgueilleux et de faciles co/ères. xt. Iramento. 6. IRAISSENSA, TRAISENSA, s. f., colère, emportement. Folsers es 1nA1ssENsA abitans am prince. En bons pessa, es breus memoria d'sRa1- SENSA. Trad. de Bède , fol. 5 et 4. La colère habitant avec prince , c’est la foudre. Eu bonne pensée, la mémoire de colère est courte. ANC. ESP. Jrascencia. 7. Inos, adj., furieux, courroucé, co- lére, fâché. l Pas per sa terra non es 1208, Membre "1 sa sor e ’l marit ergulhos Que la laissa, e non la vol tener. B£aTRAND DE Bonn : S’ ieu fos aissi. Puisque pour sa terre il n’est pas courroucé, qu'il lui souvienne de sa sœur et du mari orgucilleux qui la laisse, et ne la veut garder. Mala molher es... trozA. Eluc. de las propr., fol. 71. Femme méehante est... coière. ANC. FR. Jamès n’ere vers lai iros. Roman du Renart , t. 1, p.211. Et il ert malt fel et iros. Roman de Brut,t.1,p. 210. — Triste. IRA ‘De la bella que m fai estar 1n0s. P. VipaL : Assi m’ave. De la belle qui me fait être triste. Fig. Propchaa si vai lo jorns ruos. BennanD De VENzENAC : Iverns vai. Le jour triste s'en va approchant. amc. re. Et n’estoit nal à qui il ne fist feste, Sans estre aux gens ireux ne desdaigneus. Pigiles de Charles VII, t. IL, p- 29- L'an court après tont ireux, L'aatre défend sa despouille. Rossaan, t. L, 47. ANC. CAT. Îros. ponT. 1T. Iroso. 8. Inaïssos, adj., irascible, colérique, irritable. Hom ruaïssos apella tensos. Hom rnaAtss0s es torbaz per las cogitacias d'ira. Trad. de Bède, fol. 38 et 39- Homme irritable appelle disputes. Homme irascible est troublé par les pensées de colère. 9. Inaissasze, adj., lat. 1nascISäEm—, irascible, colérique. Maïs val hom segiars pasibles, que mor- gues IRAISSABLES. Trad. de Bède, fol. 62. Plus vaut bomme séculier paisible, que mise irascible. Subst. Orasos d’rnarssanze es sbominez ences. Trad, de Bède, fol. 38. Prière de colérique est abominable encens. car. ssr. Érascible. ronx. Irascivel. re. Ire- cibile. 10. Inaotriu, adj., irritatif, propre à irriter. Virtat saacrtiva per la qual hom s° irayh EIluc. de las propr., fol. 18. Vertu irritative par laquelle on s'irrite. 11. Iran, v., irriter, fâcher. Part. pas. tubstantir. \racc m' ab los raars. GinadD px Bonnuix : Los aplets. Je m’irrite avec les irrités. ANC. FR. Quand ce oirent li bourgeois si furest trop fret. Chronique de Cambrai, fol. &o. E quant il plus i perdent et il pins s'en res. Roman de Rou, v. 1692. ANC. Esp. PONT. Irur. tr. frure. 12. IRASCER , 1RAISSER, IRASSER , p., lat. IRASCi, S'irriter, se fâcher. IRA No sias isnel a 1narsexn. Trad. de Bède, fol. 38. Ne sois pes prompt à t’irriter. Atressi cam lo leos Que es tan fer quant s’ 1maïs. RicnanD Dx BARBEZIEUX : Atressi cum. Tont ainsi comme le lion qui est si féroce quand il s’érrite. Substantiv. Inassen contra mal non es peccats. | V. et Vert., fol. 11. S'’irriter contre 1e mal n’est pas péché. Part. prés. Enueios, trist et IRAISSENS. Brev. d’amor, fol. 55. Ennuyeux, triste et se /dchant. Part. pas. Tots temps vuelh que li ric baro Sion entre lor rRAsCuT. BERTRAND DE Box : Lo coms m'a. Je veux que toujours les puissants barons soient irrités entre eux. Domne, si us etz IRASCUDA Vas me, ges no us me defen. Kueurs pe S. Cyr : Longamen. Dame , si vous êtes ffchée envers moi, je ne me léfends pas contre vous. anC. ra. Jraissez e ne vuillez péécher. Anc. trad. du Psaut., Ms. n° 1, ps. 4. Renart en est moult irascus…. Moalt fu dolenz et irascuz. Roman du Renart, t. 1, p. 86 et 100. Trestoz penssis et srascus. Fabl. et cont. anc.,t. III, p. 331. AMC. CAT. Iruscir. 3. IRADAMENX, ado., avec colère, fu- rieusement, tristement. Pres comjat d’ ela 1RADAMEN. V. de G. Faidit. Prit cougé d'elle avec colère. Si negas hom tra cotel 1RADAMENT. Cout. de Moyssac, du xrre siècle. DoAT, t. CXXVII, fol. 6. Si nul homme tire couteau avec colère. Aamc. ra. Si li a dit sréement. Roman du Renart, t. III, p. 3. caT. {radament. xsr. airadamente. 1r. Irata- mente. 4. Arn, s. m., colère, haine. Pour ce mot et les composés suivants, VOYEZ AZIR. | Qar totas autras amistatz Met per vostr’ amor en A1R. Sonp&z : Dompna meills. IRA 595 Car toutes autres amitiés je prends en haine pour votre smour- 15. AIRAMENK , ADZIRAMEN, s. m., colère, haine, calomnie, injure. Quar cors qu’es ples d’AIRAMER Fai ben faillir hoca soven. P. VipaL : Amors pres sui. Car cœur qui est plein de colère fait bien faillir bouche souvent. Lauzengiers volon mon dan d’amor, E diran li ben leu ADz1RAMEX. B. px VenrTapoux : Be m cugey de. Les médisants veulent mon dam en amour, et lui diront peut-être injure. / AMC. &sP, Airamiento. 17. Adiramento. 16. Amos, adÿj., fâché, colère, suscep- tible. Panc ama qui non ces ArROs. G. AnuEmar : Al chant d’ausel. Peu aime qui n’est pas susceptible. Com en servir met plus m’entencios, Eu mai los trob ves me plus aïnos. P. Mion : Aissi m’aven. Comme à servir, je mets plus mon intention , je les tronve plus haineux envers moi. xsP. Airoso. 17. Adiroso. 17. ÂIRAR, AHIRAR, AZIEAR, v., irriter, fâcher, hair. L'on fenho, l’ autre volon mal dire De las melhors, per qu’es dregz qu’iea m’azrax. Poxs px CarputiL : Tant m'a: Les uns feignent , les autres veulent mal dire des meilleures, c’est pourquoi il est juste que je m’ir- rite. leu no vuelb manuentia, D’ on tota gens m’auin. P. Viva : Mout viu ab gran. Je ne veux richesse, d’où toute gent me haësse. Part. pas. Mauret, ana m det son anel, De qu’ ie us trobei trop a5narT. BonirACx DE CASTELLANE : Era pueis. Moret, une (dame) me donna son anneau, de quoi je vous trouvai fort féché. xsr. Airar. 17. Adirare. 18. Air, Am, v., hair, refuser dédai- gneusement. Part. prés. Primas me amen , pois me van AISSENT. Poëme sur Boèce. D'abord m'siment, puis me vont haïssant. — = — 576 IRR Part. pas. So qu'iea vaelh m’es tant ans. G. RupzL : Lanquan Li jore. Ce que je veux m'est si dédaigneusement refusé. 19. Enaztman, 2., détester, hair. Part. pas. Malastracs, per totz tengutz.…. ENAZIRATE EsPERDUT : Qui non. Majotru , tenu par tous. Hal. IRIS, vais, s. m., lat. rats, iris, sorte de plante. L’rrars es, per nature, Moat bos contra cremadaorsa. Brev. d'amor, fol. 50. L'iris est, per nature, moult bon contre brûlure. 1T. {ride. — Arc-en-ciel. Las colors de l'arc celeste dit vas. Eluc. de las propr., fol. 189. Les couleurs de l’arc céleste dit iris. — Sorte de pierre préciense. En metalbz et peyras preciozas copioza, qual es xnis, qui, al rach del solelh pauzada, forma l arch celeste. | Eluc. de las propr., fol. 172. Abondante en métaux et pierres précieuses, comme estiris, qui, placé au rayon du soleil, forme l’arc céleste. GAT. ESP, PORT. Îris. 1T. ri, iride. IRONIA , s. f:, lat. 110301.0, ironie. Eipœrsia est tropus per contrariam quod conatar ostendens, at : Egregiam vero landem et spolia ampla refertis. Donatus, de Tropis, col. 1777. Putsch. IroxIA es una figara per la qual hom pro- nancia ana cauza , el contrari enten. Leys d’amors, fol. 136. L’'ironie est une figure par laquelle on prononce une chose , et on eatend je contraire. CAT. ESP. PORT. IT. Ironia. IRRITAR, v., du lat. imRIT4S, annuler, rendre nul, révoquer, infirmer. Cassa, 1RRITA et annalla de tot en tot la dicha donation, e no vol que aia efficacis. Tic. de 1389. Dour, t. XXXIX, fol. 207. Casse, révoque et annulle de tout en tout ladite donation, et ne veut qu'elle ait efficacité. Part. prés. Innirans et annulans de tot en tot autre orden , testamen e codicille. Tit. de 1252. Doar, t. XLIV, fol. ra. ISN Révoqguant ét annulant de tout en tout autre à- position , testament et codicille. Part. pas. Cassat, revocat, IRRITAT. Tit. de 1352. Dour, t. XLIV, fol. 12. Cassé, révoqué , infirmé. CAT. Esp. FORT. {rritar. 17. Irritare. ISLA , 1LLa, ILEA, s.f., lat. rasuxa , île. ILua es terra per mar o per fluvi tot eviro clauza. Eluc. de las propr., fol. 153. Île est terre tout autour par mer ou par feure close. Meserou l'en l’1sLA on a de serpents tant. V. de S. Honorat. Le mirent dans l’fle où il y a tant de serpenti. Estranhas terras, 1LLAS e dugat. RamsauD DE VaquEIRAs : Valen marques. Terres étrangères, fles et duchés. car. ms. {sla. pont. Jlha. 17. Isola. ISNEL, adj. , all. scawerzz, prompt, léger, alerte. Le francique, l’anglo-saxon disaient SNOEL. Meill prenden son e plus 15K&L.. Devuves DE PrADxs, dus. rass. Sont mieux prenants et plus prompts. Era verges e bella ; En tota la ciptat non era plus xssxtzs F. de S. Honorat. Était vierge et belle; en toute la cité n’était pm plus alerte. Fig. No sias 1sKELS à iraisser. Isxxza confessios fai 15NxLA medicina. Trad. de Bède, fol. 38 et &9- Ne sois pas prompt à l'irriter. Prompte confession fait prompt remède. Anc. FR. Les sactes sant molt isneles, Malt plas tost vunt ke arondeles. Roman de Rou, v. 13013. Tu serobles an esclair, et tes troupes imeſie- Serves de tou vouloir, n’ont des pieds, ains des ailes. Do Banras, p. 419. Servir de cueur gent et ysnel. ViLLon , p. 65. 2. ISNELAMENT, YSNELLAMENT, aé.. légèrement, promptement, vivement. Obri mos huelhs rsxxramxx. AxnauD DE Manuuix : Dons gexrer. . J'ouvre mes yeux vivement. IVE An li dig xswWeLLAMENT Tot lo fag. V. de S. Honorat. Lui ont dit promptement tout le fait. anc. ra. Il s’en foûit isnellement de la cité de Paris. ‘ MoxsTrser, t. 1, fol. 63. ISOP, xsor, s. m., lat. Axssopus, hysope. Adonex sui claus, cubertz e sis D’ amor, plos que de flor xsors. GuizLAUME px CABESTAING : Ar vey. Alors je suis environné, couvert et ceint d'amour, plus qu'hysope de fleur. car. Hisop. ase. Hisopo. ronr. Hysopo. 1T. Isopo. — Goupillon. Pus a la boca venra”l fis, Ni’ preires secodra P 1s0». Piganx L'AUVERGNE : Cui bon vers. Puis à la bouche viendra la fn, et le prêtre se- cousra le goupillon. | &s». Hisopo. vont. Hysope. ITERAR , v., lat. srEnane, répéter, re- doubler, réitérer. Lahoras rrrna la tua medecina. Trad. d’Albucasis, fol. 5. Alors redouble la tienne médecine. CAT. «se. Iterar. 1T. Iterare. 2. ITEMATIO, 5. f., lat. ITERATIO, répé- tition, redoublement, réitération. Non es necessaria ITERATIO. Trad. d Albucasis, fol. 45. N'est pas nécessaire le redoublement. — Répétition, figure de mots. Irænarios, es cant hom retorna una me- teysha sentensa. | Leys amors, fol. 118. La répétition, c’est quand on reprodwit une même pensée. car. Îteraci6, xse. [teracion. 11. Iterasione. [VERNAL, 1VERNAIL, 5. m., lat. AIRER- NAL4S, hiver. En lo Cranc se fai l’estivals, Et en Capricorn, 1V£&ANALS. Brev. d'amor, fol. 20. ile IVE 577 Daus le Cancer se fait l’été, et dans le Capricorne, l’hiver. ° Al prim comens del rvaanaiz. Mancasaus : Al prim. Au premier commeucement de l'hiver. auc. ssP, Îvernal, invernal. port. Invernal. 2. IVERN, YVERN, s. m., lat. AiBEkRNus, hiver. Pear’ xvzax per bel temps de pascor. ÂIMERI DE SARLAT : Quan si cargo. Prendre hiver pour beau temps de printemps. Si que chans ni flors d’ albespis No m valon plus qu’ xvzaxs gelatz. G. Rupxi.: Lanquan li jorn. 7 Tellement que chent ni fleur d’aubépine ne me valent pas plus qu’hiver glacé. caAT. Îvern, hivern. se. Invierno. roRT. 17. Inverno. 3. IvERNAR, YVERNAR, v., lat. AIBER— nage, faire froid, geler. En estiu, e quant 1v£ana. T. ne G. Runors sr px G. Macaer : Maigret. En été , et quand il ait froid. Manjar ses foc , cant fort xvanxa. Le moixe DE MonTauDon : Mot m’enuya. Manger sans feu , quand il gèle fort. — Hiverner, passer la saison d'hiver. Agron concelh qne annessan 1vanwan al port de Creta. Trad. des Actes des apôtres, ch. 27. Ils eurent conseil qu'ils allassent kiverner au port de Crète. CAT. ANC. SP. Ivernar. xsr. MOD. PORT. Tnver- nar. 1T. Învernare. 4. ABIVERRNAB, v., tirer de l’hiver, sépa- rer de l'hiver. Torpa }’ ardits en paor, Quan lo clar temps s’ AnIVERKNA. BEnaTRAND DE Bonn : Greu m’es. Var. Tourne l’audace en peur, quand le clair temps se sépare de l'hiver. 5. Yemaz, adj., lat. hrxmaxts, d'hiver. Cercle sosticial xamaAz. Eluc. de las propr., fol. 108. Cercle solsticial d’hiver. esr. PORT. Hiemal, 17. Iemale. 73 578 JA J, s. m., dixième lettre de l'alphabet, j.| La lettre s n'existait pas expressé- ment dans l'alphabet roman : néan- moins comme la lettre r avait la double | valeur d’une consonne et d'une voyelle, j'ai cru devoir, pour plus de clarté, séparer les mots qui commencent par l’r voyelle de ceux qui commencent par lr consonne, et employer pour| l'impression de ces derniers le signe adopté dans tous les dictionnaires mo- dernes. Le passage suivant des Leys d'amors autorise à faire cette division : Aquestas letras 5 et x tenon loc de conso- nans, can en lo comensamen de motz son ajnstadas am las autras vocals, O am lors me- teyshas ; aquo meteysh fan el mieg de dictio. Leys d'amors, fol. 3. Ces lettres i et u tiennent lieu de consonnes, quand au commencement des mots elles sont ajoutées avec les autres voyelles , ou avec elles-mêmes ; clles font de même au milieu d’un mot. JA, adr., lat. sam, déjà , désormais, in- cessamment. Ja m vai revenen D’ un dol e d’on’ira Mos cors. GiaauD DE Bonxxii.: Ja m vai. Déjà mon cœur me va revenant d’une douleur et d’une tristesse. Aisi sa l'en peura merces. HamEUS DE LA BROQUERIE : Quan reverdeion. Ainsi desormais lui eu prendra merci. ANC. FR. La nouvelle estoit /à tout partout espandue. ADAM DE LA HALLE, Chron. métr., v. 137. — Jamais. JA non er, ni anc no fo Bona dona senes merce. Ginaup LE Roux : Auiatz ia. Jamais ne sera, ni oncques ne fut bonne dame sans merci. Ja no serai Jauzens ses vos, ni heuanans. P. RA1MOND DE TOULOUSE : Pus vey. JA Jamais je ne serai joyeux sans vous , ni heureu:. Partirai m°en donc ien? Non, 24. PeynoLs : Manta gen. M'eu séparerai-je donc moi? Non, jamais. Anc. FA. Ne jà si grant dun ne dunast K'asez petit ne li semblest. Roman de Rou, v. 7587. Lequel traicté n’a esté par moï enfraint ve jà ve sers. MonsTReLer, t. II, fol. 19. Ils vienuent pour jouer, mais ils ne jouervnt x. Poisson, Comédie des Femmes cogneftes. CAT. Ja. sse. Ya. pont. Ja, 1r. Gia. — Conj. Jà soit que, jà soit ce que, bieu que, quoique. Ja no w’ ametz, totz temps vos amarai. AnwauD DE MARURIL : Aissi cum li. Bien que vous ne m'aimies, toujours je vous ai- meral. — Conj. comp. Ja z1a QUE non pogues ann mas per la volantet de Dieu. Liv. de Sydrac, fol. 49. Bien qu'il ne pât aller que par la volonté de Dis. Ja sra so Que uchaisos de persecutio ceæe, paz a ades s0 martyri. Trad. de Bède, fol. 81. Jà soit ce que occasion de persécution ces. !1 paix a incessamment son martyre. Ja sta AISSo Que elhs no se pessavo ges que elh agnes entendat. PuiLossa. Jà soit ce qu’ils ne s’imaginaient point qu'il r': catendu. Jacta aisso Que no Iho digao. Liv. de Sydrac, fol. 4o. Jà soit ce qu’ils ne le disent. ANC. FR, Jacoit co ke li dus laidement li forfix Roman de Rou, v. 2951. Jà soit ce que pas ne desserve Vostre grâce par mon servir. Œuvres d'Alain Chartier, p. Suë. ANC. CAT. Jatsia. 17. Già sia cio che. — Adv. comp. Que d’anas x px 34 els abandonen totx ler bens. Chronique des Albigeois, œl. 91. Que d'ores et déjà ils abandonnent tous le: biens. it. Di già. JAC 2. JASSE, JACE, adv., toujours. Cal que m fassats, o mal o be, Vos am e us amarai JA. ArnauD DE MaAnuEIL : Totas bonas. Quoi que vous me fassies , ou mal ou bien, je vous ame et vous aimerai foujours. Sieus sui e sieus serai ass. PExnoLs : Atressi col. Sien je suis et sien je serai (oujours. — Adv.comp. Car qai an jorn pert de joi ni de be, Ja recobrar uo’l poira an 5485x. PALA1s : À dreit fora. Car qui perd un jour de joie et de bien , jamais ue le pourra recouvrer à {oujours. De lieys prenc comjet Pan 3 AS5&. P. CanpinaL : Ben tenk per. D'elle je prends congé pour toujours. 3. Japis, adv., jadis, autrefois. La vida s atrobet en on temple saDts. V. de 5. Honorat. La vie se trouva en un temple jadis. 4. Jamais, ado., lat. sam magis, jamais. Auiatz la derreira chanso Que samats auriretz de me. GirauD Le Roux : Auiats. Écoutez la deruière chanson que jamais vous en- tendres de moi. Perdud” ai la bellazor Dons qu’ anc fos ni er 3AMAtS. GAVAUDAX LE Vieux : Cresens, fis. J’ai perdu la plus belle dame qui oncques fut ni sura Jamais. caT. Jamay, jamès. esp. Jamas. ronr. Jémais. 1T. Giammai. JACENTI, 5. m., lat. Ayacinruus, hya- cinthe, pierre préciense. Lo .xt.,3AC&NTIS, lo .xrr., amatistz. Trad. de P Apocalypse, e. 21. Le onsième, kyacinthe, le douzième , améthyste. 2. JACINT, s. m., hyacinthe, pierre pré- cieuse. Jacur es peyra precioza. Eluc. de las propr., fol. 188. Hyacinthe est pierre précieuse. — Hyacinthe ou jacinthe, plante, Jacinr es herba ab flor de color celesta. Eluc. de las propr., fol.-2ur. JAN 579 Jacinthe est herbe avec fleur de couleur céleste. CAT. Jacint, jacinto. xsr. ront. Jacinto. 17. Giacinto, iacento. JACTAR , 2., lat. sacrane, vanter. Jacro se e se bobanso de lur paratge. Lo Farisieus que se JacTAvA de s0s bes. V. et Vert., fol. 34 et #. Se vantent et s’enorgueillissent de leur noblesse. Le Pharisien qui se vanfait de ses biens. ANC. PB, O mines, Jactez-vous de renverser par terre Les bastions, les tours, et les murs plus espais. Du Banras, p. 471. CAT. ESP. PORT. Jactar. 2. JACTANCIA , 3ACTANSIA, S. f., lat. 3Ac- TANTIA , jactance. JacranCIA, cant hom se jacta e gaba se meteys. V. et Vert., fol. 8. Jactance, quand on se vante et prône soi-même. Mostra s0s faiz ab sAcrANSIA. Trad. de Bède , fol. 28. Montre ses actions avec jactance. CAT. ESP. rORT. Jactancia. 17. lattansia, giat- tansia. 3. Jacransa, s. f., jactance. Jacrausa, es cant hom si meteysh lauza € gabs. Leys d'amors, fol. 119. Jactance, c’est quand on se loue et prône soi-même. it. Lattanza. 4. JacTacio, s. f., lat, 3ACTATIO, jac- tance , parade, présomption. Poestaz del diable non es pes en sa 1ACTA- cio, mas en ls toa volantat. Trad. de Bède, fol. 60. La puissance du diable n’est pas en sa présomp- tion, mais en la tienne volonté. : JAFAR , v., plaisanter. Qai l’antrai sara e gabeya. AnnAUD DF CoTiGnacC : Mout desir. Qui autrui plaisante et raille. JANGAR, s. m., marécage, lieu où croît le jonc. De bosc et de JANG«R qui es en la deita parropis. Tit. de 1422. Bordeaux, bibl. Monteil. De bois et de marécuge qui est dans jadite pa- roisse. 580 JAN JANGLA , s.f., médisance, babil, ca- quet, facétie. Dison las chuflas et los gaps e traphas e 3ANGLAS per mays far de offenda. V. et Vert., fol. 22. Disent les moqueries et les railleries et dérisions et f'acéties pour faire plus d’offense. 2. JanGLanra, s. f, médisance, moque- ‘rie, bavardage, coquetterie. Per que lars vils 3ANGLARIA No m deuria tener dan. B. Zorai : L’autr’ ier. C’est pourquoi leur vile médisance ne me devrait causer dommage. anc. ra. Tous jors les avoit diffamés Vers jalousie et tous trais… Cele aimoit trop sa janglerie. Roman de la Rose, v. 14772. Se tu veux scavoir dont est source telle jan- glerie mensongère. Œuvres d'Alain Chartier, p. 317. 3. JanGLosia, s. f., moquerie, raïllerie, médisance, bavardage, coquetterie. Ill vostra JANGLOSIA, Don vos faiz escarnir, Me desplaz chascun dis. Ganix D’Arcrter : Veills Comunal. Le votre bavardage, pour lequel vous vous faites railler, me déplaît chaque jour. 4. JANGLAIRE, JANGLADOR, S. In., MO- queur, raïlleur, médisant, bavard, babillard. Si hom 3ANGLAIRE te demanda alcan ben, tu U taz. Trad. de Bède, fol. 8o. - Si homme médisant le demande aucun bien, tu te tais. Rescon e cel mon joy als Jan@LaDons. Pons DE CAPDUEIL : Per joy d' amor. Je cache et cèle mon bonheur aux bavards. Amors! JANGLADOR Solon virar joi en plor. B. Zorct : L’autr’ier. Amour! les médisants ont coutume de changer la joie en pleur. Anc. ra. Si jangleur u si losengier Le me volent à mal tarner. MaRE Dr France, t. 1, p. 48. JAN Tant refraignit alors sa parolle que icelluy jangleur se taiss. G.Tonr, Trad. des Politiques de Plutarg., fol. 39. 5, JANGLOS, GANGLOS, adj., imoqueur; railleur, médisant, bavard, babillard. Bona dompna, si mal parlier 3ARGLOS Naill destorbier volon metre entre nos. Lausrari DE BONANEL : Al cor. Bonne dame , si mauvais parleurs médisanis veulent mettre entre nous quelque trouble. Homes 3aNñGLos e de solatz, Per douar gaug et alegrier. : Nar pe Moss : Al bon rei- Hommes railleurs et de soulas , pour donner joe et allégresse. Te deu meins offendre Gane1os enemics que tazens. Trad. de Bède, fol. 2. Te doit moins offenser ennemi bavard que se tar sant. Substantiv. Li lauzxengier e li enoios M’ enoian molt e li san@ros. Lr mo1ixs DE MoNTAUDON : Amicx Robert. Les médisants et les ennuyeux et les maogmeurs - m’ennuient beaucoup. anc. ra. Plus les en vui Jenglos venir Que n'est estorniax en jaiole. Fabl. et cont. ane., t. Il, p. 35. 6. JancLar, v., railler, se moquer, mc- dire, bavarder, babiller. Per so que us puescan JANGLAR, Volran auzir vostre cauter. P. VipaL : Abril issic. Afin qu’ils vous puissent ruiller, ils voudrest ouir votre chanter. Aqailh que l’auro l’en saxGro, e Ihi bufou en la barba. Liv. de Sydrac, ſol. 103. Ceux qui l’entendent l’en raillent, et lui soañient dans la barbe. anc. rR. Ne mie jangier à la gent Qu'il trovera par les cemins. Roman du Renart, t. ILE, p. 34. Si janglast là quanuqu'il vosist… Ains jangle tout quanqu'’ele pense. Roman de la Rose, v. 7419 et 13660. 7. JANGLUELH, JANGUEL, JANGUOIL, J1Y- GUOILH, 5. m., Médisance , moquerk, caquetage, bavardage. ‘Ab ensenhamen , ses 21ANGLUEL=, JAP L' es dada bentat ab valor. GUILLAUME DE CABESTAING : Aiïssi cum selb. Avec science, sans caquetage, lui est donnée beauté avec mérite. Ben laus que s gart de sAnGuzLE. P. RaimoND DE TovLOUsE : Pos lo prims. J'approuve bien qu’il se garde de médisance. 8. JAnNGUELHAR , JANGLOILLAR , JANGO- LAB, %., médire, railler, caqueter. Totz temps la vuelh onrar et obezir E car tener, qui s vuelha s’en >ANGUELS. Drupxs pe Paanes , Ben ay” amors. Toujours je veux l’honorer et lui obéir et la tenir chère , qui se veuille en médire. — Grogner. Cas non pot layrar ni japar ni 3AMGOLAn. V. et Vert., fol. 71. Chien ne peut aboyer ni japper ni grogner. JANUER, sanuien, s. m., lat. JANUGRIUS, Janvier. Januzrs es prumiers de tofz, E sapchas que om figara Jaxuxa en la penchura Ab doas caras. Brev. d’amor, fol. 46. Janvier est le premier de tous, et sachez qu’on représente janvier en la peinture avec deux faces. El mes de sanv1zn. Cat. dels apost. de Roma, fol. 150. Au mois de janvier. | caT. Janer. xs». Enero. von. Janeiro. 2. GENOVIER, GENOYER, JENOVIER, JE- NIER, s. m., janvier. La .xvrir. canso d’ En Giraud Riquier, facha en l'an .MCCLXXVI., EN GENOVIER. Titre de la pièce deG. Riquien : Ogan no. La dix-haitième chanson du seigneur Giraud Ri- quier, faite en l’an 1276 , en janvier, L'octan vers d’En Giraud Riquier , l'an .MCCLXXVI., en JENIER. Titre de la pièce de G. RIQUIER : Karitats. Le huitième vers du seigneur Giraud Riquier, l’an 1276 , en janvier. El mes de canOrEn. G. Riquier : Als subtiis. Au mois de janvier. 1T. Gennaio, gennaro. JAP, saur, s. m., jappement, aboi, cri. JAR 581 Lor feron far Taorc mant crite mant Jar. Duran , TAILLEUR DE PAERNES : En talent. Lear firent faire les Tures maint cri et maint aboi. Non tem glat ni crit ni saur de gassa. GuizLAue DE BERGUEDAN : Amicx. Je ne crains glapissement ni cri ni jappement de chienne. 2. Jarar, V., japper, aboyer. Negus cas non pot layrar ni Japan. V. et Vert., fol. 71. Nul chien ne peut aboyer ni Japper. JAQUES, s. m., jaques, sorte de mon- paie des rois d'Aragon. Los mieus 3AQUES Si mesclaran ab lor tornes. Prg&nrE , ROI D'ARAGON : Peyre. Les miens jaques se méleront avec leurs tournois. JARDIN, s. m., goth. care, jardin. Voyez ALDaèTe, p. 361, et Mayans, t. 1, p. 223. Quant estei en aquels bels sanD1s, Lai m' aparec la bella flors de lis. GinaAuD DE BoRNEIL : Ar ai gran. Quand je fus dans ces beaux jardins, là m'apparut Ja belle fleur de lis. ‘ Pro. Bon frug eys de bon sanpix. Mancasaus : Dirai vos. Bon fruit sort de bon jardin. |— Pelouse, gazon. Del caval lo trabuca, e chay sus los sann1s. Roman de Fierabras, v. 344. Le renverse du cheval , et il tombe sur les gasons. car. Jardi. zsp. Jardin, ronrT. Jardim, 17. Ciardino. 2. Grarnina, s. f., jardin. La retindida Que fai per mieg la cranpina. P. RaimoND DE TouLouse : Pos lo prims. Le retentissement qu'il fait parmi le jardin. JARLET, s. m., jarlet, sorte de poisson. Les Statuts de Marseille, p. 587, portent : Sardini, jarreti, sercleti, bo- guæ, etc. Tireron la ret contra lor ; Non trobau buga ni 3ARLERT. V. de S. Honorat. Tirèrent le filet vers eux ; ne trouvent bogue ni jarlet. —— — 582 JAS JARRA, cuanna, s. f., jarre, vase. Voyez Muraront, Diss. 33. Janna ni bacin No fos plen d'oli bon e fin. V. de S. Honorat. Jarre ni bassin qui ne füt plein d'huile bonne et fine. Aissi com sel c’ atrob’ en son labor : Una auarna, don se cre certamen Sia plena d’ aur. B. CanSONEL : Aissi com sel. Ainsi comme celui qui trouve en son labeur une Jarre, dont il croit certainement qu’elle soit pleine d’or. CAT. Gerra. xsP. PORT. Jayra. 117. Giara. 2. JARRETA , 5. f. dim., petite jarre. Que l’oli crec de La sannxra. V. de S. Honorat. Que l'huile de la petite jarre augmenta. JASERAN , s. m., jaseran, cotte de maille, sorte de cuirasse. L'ausbercs fon saAzxnANS, l’elms de cartiers. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 54. Le baubert fut un jaseran, le beaume de quartiers. ANC. FR. Lui .x°. sans plus, sans vestir Jarerans. Vie de Bertrand Du Guesclin, t. 1, p. 71. Ocire le quida parmi son jacerant. Roman de Horn, fol. 19. xsr. Jacerina. 17. Ghiaszerino. Au sujet de ce mot, il est à remar- quer que l’adjectif espagnol 3acERINO signifie dur comme l'acier. JASPI, s. m., lat, saspis, jaspe. Jasris porta am castetat….. Jasrts a vertut essamen Que femna fai al efantar Plus leugieiramen deslieurar. Brev. d'amor, fol. 4o. Porte jaspe avec chasteté... Jaspe a aussi la vertu qu’il fait plus facilement délivrer la femiwe pour enfanter. De la virtat de s5aspr en si encastrat con- fortatiu. Eluc. de las propr., fol. 184. Confortatif de la quelité du jaspe encbâssé en lui. ANG. ESP. Y son las buenas piedras Jaspis, è diantes. Poema de Alexandro, cop. 266. JAZ CAT. Jaspi, jaspe. us». MOD. PORT. Jaspe. 17. laspide. | JAUNE, adj., jaune. Qui a la cara... magra e saUxa. Liv. de Sydrac, fol. 13. Qui a le visage... maigre ol jaune. Substantiv. Lo blanxs e *l sauxxs del uov. Liv. de Sydrac, fol. 45. Le blanc et le jaune de l’œnf. JAZER , sacma, 2., lat. sacERe, gésir, coucher, reposer. Mielhs mi fora sazzn vestitz. G. Ropez : Bel m’es ’esire. Il me serait mieux coucher vêtu. Lainz en las carcers o el sax1A pres. Poëme sur Baëce. Là dedans en les prisons où il gisait pris. El vas en que Dieu sac baisar. Devupes pr Paapes : Si per amar. Baiser le tombeau dans lequel Dieu repose. Que sacuxzs ab vos un ser. LA COMTESSE DE DE : Estat ai. Que je couchasse avec vous un soir. Fig. El cor li sartz Escarsetatz. EsrenDur : Qui non Au cœur lui gft avarice. Loc. Quar tau astruc non sac sots cobertor. P. VipaL : Ben aïs ieu. Car aussi heureux ne reposa sous couverture. Substant. Mais am de vos sol un dezir, E l’esperanz’ e 1 lonc esper, Qne de nuilh’ altra son saxxn. AnnavD DE Manuis : Dona geuser. J'aime plus de vous seulement un désir, et l'e- pérance ot la longue attente , que de nulle autre ss coucher. | Part. pas. L'erguelb que a tan longamen ssccr Eu lieys. G. RiQu'En : Aissi cum sel. L’orgueil qui a si longuement reposé en die. ANC. FR. Gesir est ennnieuse chose, Quant l'en ne dort ne ne repoxe. Roman de la Rose, x. 240. Et la géut deux nuicts. ° MoneTReLet, t. II, fol. 188. Braz à braz Jjurent sur la couche. Fabl. et cont. anc.,t. IV, p. 1°1. caAT. Jaurer. xsr. acer. rour. Jazer. rr. Gi- cere. JAZ 2. Jarz, s. m., gîte. En Proensa soi tornatz Morir, com lebres en 3ATz. P. Vina : Tant me. En Provence je suis retourné mourir, comme le lièvre en gfte. CAT. Jas. 3. Jasten, s. m., couche, lit. La nuh, quant gens dormia en son 5as12n. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 114. La nuit, quand la gent dormait dans son lit. 4e JASSILEAS, saCILLAS, s. f. pl, couches. Lo temps yssamens que Îas donas son en JASSILHAS, devon cessar de la obra de matri- moni. V. et Vert., fol. 93. Le temps pareillement que les dames sont en cou- ches, elles doivent se priver de l’œuvre de mariage. Hauras mälas JACILLAS. Leys d'amors, fol. 29. Ta auras mauvaises couches. Loc. La femna quant leva de sas J4s811.H48. Tis. de 1283. Doar, t. XCI, fol. a12. La femme quand elle relève de ses couches. 5. Jassina , 5. f., gésine. Mays la donna non pot suffrir Lo greu mal, per que vay morir En la sass1na del enfont. V. de S. Honorat. Mais la dame ne peut souffrir le mal pénible , c’est pourquoi elle va mourir en la gésine de l’enfant. 6. Jazenon, s. m., coucheur, qui a le même lit, sodomiste. Ni li sazxpon de mascles, Trad. de la i*e Ep. de S. Paul aux Corinthiens. Ni les coucheurs avec mâles. 7. AJAZER, AJAYRE, V., accoucher. Al jorn on s’AJAYRA. V. de S. Honorat. Au jour où elle s'accouchera. Subst. El temps que son prop de lur aAsazun. V. et Vert., fol. 93. Au temps où elles sont près de leur accoucher. CAT. Ajaurar. }, ADIACENT, achj. lat. ADIACENTem, ad- jacent. TL'erras a ellas ADIACENTS. JAZ 583 Los dichs contats de Provensa e de Folcal- quier et las terras ADJIACENS. Statuts de Provence. Bomx, p. 47 et 213. Terres adjacentes à elles. Lesdits comtés de Provence et de Forcalquier et les terres adjacentes. caT. #djacent. use. Adyacente. ronr. 17. Ad- Jacente. Je AJACENCIA, AJHACENCIA, 5. f., lat. AGIACENTIA, adjacence, contiguité, en- virons, alentours. Las davan dichas AsAcENCt As. Dins aquestas sobredichas A5RACEN CI A6. Tit. de 1248 et de 1207. Arch. du Roy., J. 323. Les devant dites adjacences. Dans ces susdites adjacences. 10. AJACILLAB, %., coucher, renverser, tenir à terre. D’ on Engan estai em pes, E Leyautatz # AJACILLA. BERNARD DE VENZENAC : Lanquan. D'où Tromperie est en pied, et Loyauté se tient à terre. 11. SOSIAZER , SOTZIAZER, V., lat. suB— JACERe, être soumis, être inférieur. Ni lor pessa s0s34881 a negnna loxuria. Trad . de Bède, fol. 32. Ni que leur pensée soit soumise à aucune luzurc. Part. prés. Quatre tons principals et quatre sorzsazexs. PrERnax DE Consiac : E] nom de. Quatre tans principaux et quatre étant inférieurs. caAT. Sotsjaurer. 1T. Soggiacere, 12. SussacenT, adj., lat. suBsaCENTem , soumis, inférieur. SUBJACENT ses Oppressio. Eluc. de las propr., fol. o. Soumis sans oppression. 13. SumEcio, sussecrion, s. f., lat, SUMECTIONEM , sujétiou , assujétisse- ment , soumission. Presec la dicta cientat e mes a sUBIRCION. Genologia dels contes de Tholosa, p. 13. prit et mit à suétion ladite cité. Fidelitat et sussscrio de las gens dels treys estats. Tit. de 1424. Hist. de Lang., t. AV, pr., col. 421. Fidélité et soumission des gens des trois états. 584 JOC JOC car. Subjecciô. sr. Sujecion. ronT. Sujeicäo. Que s0 que dona pusissas toi. ir. Suggesione. GuiLLAUXE DE BERGUEDAS : Amies. J : C’est pourquoi m'a fait le jeu du fou, qui reprend 14. SUBIET, SUGET, SOSGET, SOGET ,| suite ce qu’il donne. s. m., lat. sussecrus, sujet, subor- Juoc de mas eugenra bregas. donné. . Liv. de Sydrac, fol. 10. Qu’el maistre aire ab sos soscurs. Jeu de mains engendre querelles. Trad. de Bède, fol. 56. Bastir Que le maître s’irrite avec ses subordonhées. Solatz de 200x partits. Aver... argent, ontra rason et dever, dels Amanreu pes Escas : En aquel mes. SUBJETZ. Établir soulas de jeux-partis, Statuts de Provence. JULIEN ,t. I, p. 181. . .— : ‘ ‘ ' Nc.ra. F t dontance d’an jeu-pars. Avoir. outre raison et devoir, argent des sujets. : (en Brant Conance JESPT Le nor DE Navau . Que tolt los sucrrs. " | AERE « chansos xLUn ; Titre de 1035. Com cel qu’ al jogar si cofon, Qui ôte les sujets. Que joga e non pot 30c aver. Adjectiv. Al pople socer. G. FatniT : S’ om pogues. Doctrine des Vaudois. Comme celui qui se confond à jouer, qui joue et ne Au peuple sujet. peut avoir jeu. cat. Subjecte, nsp. Sujeto. ronT. Sujeito. 17. Quo "1 joguaire fai Soggetto. Que sec suxc perdut, el te. JO€ , suc, suoc, s. m., lat. socus, jeu Evras DE Ban:oLs : Un atretal ? ? ns »Jeu,; Comme fait le joueur qui suit jeu perdu, et le tient. amusement. À cada 30c metam un croy baroe. No m platz tan nalz autre s0cx. T. pr FAURE ET DE FALCONET : En Faleceet. P. RaïMOND DE TouLouse : Era pus. Ne me plaît tant nl autre jeu. À chaque jeu mettons ua lâche baron. - 4 . Fes se joglar per ochaison qu’ el perdet tot. Si ls enviatz en loc son aver a J0c de datr. | Non pnesca bom far s0c. F. de Gaucelm Faidit. ARNAUD DE Mansan : Qui comte Se fit jongleur par occasion qu’il perdit tout son Si vous les envoyez eu un lieu , qu’on n'en passe avoir au Jeu de dés. faire jeu. Qu'entre amigua et aman Mancasnus : A l’alens. Si fai. Mettent nos femmes en jeu. | J. EsTe ve : L’autr'ier. Adv. comp. À soc maïor jogats. Je vous ferai sentir le doux jeu qui se fait entre AusauD DE Marsan : Qui comte. amie et amant. ‘ Joues à jeu majeur ( gros jeu). — Au jeu des échecs, ce mot servait à Que vai jogan A J0c ssrss- GuiLuauxzs DE BERcUxDAN : Ben ai- Qui va jouant à jeu étendu. CAT. Jog. xsr. Juego. ronrT. Jogo. 17. Gioc, gtuoco. | désigner les différentes pièces du jeu. Aissi cam dels escas lo rocs Val mais que l’antre soc no fan. G. ADHExaAR : Ben fora. Ainsi comme la tour des échecs vaut plus que les | 2. JOGUET, s. m. dim., petit jeu, mi- autres pièces ne font. nauderie. Fornicatios de la concoeira es conoguds ea la compositio de sos vestimens, e el ris e et s0GuxT de sa bocha. | Loc. Aco es socx onratz, Que no s tanh 50cx d’azar Mas ad home avar. AnxNAUD DE Mansan : Qui comte. C'est un jeu honoré, vu que jeu de hasard ne La fornication de La concubine est connue en l'ar- convient qu'à homme avare. rangement de ses vêtements , et au ris et au petit / e⸗ Per que m'a fag lo soc del fol, de sa bouche. Trad. de Bède, fol. 4e. JAZ 2. Jarz, s.m., gîte. En Proensa soi tornatz Morir, com lebres en 2472. P. VipaL : Tant me. En Provence je suis retourné mourir, comme le lièvre en gfte. CAT. Jas. 3. Jasier, s. m., couche, lit. La nuh, quant gens dormis en s0n 3ASIER. Roman de Gerard ds Rossillon, fol. 111. La nuit, quand la gent dormait dans son lit. Le JASSILHAS, 3ACILLAS, s. f. pl., couches. Lo temps yssamens que las dons son en JASSILHAS, devon cessar de la obra de matri- moni. V. et Vert., fol. 93. Le temps pareillement que les dames sont en cou- ches, elles doivent se priver de l’œuvre de mariage. Hauras malas 3aCILLAS. Leys d’'amors, fol. 29. Tu auras mauvaises couches. Loc. La femna quant leva de sas sass1n5as. Tit. de 1283. Doar, t. XCI, fol. 212. La femme quand elle relève de ses couches. 5. Jassina , 5. J., gésine. Mays la donna non pot suffrir ‘Lo greu mal, per que vay morir En la sassina del enfant. V. de S. Honorat. Mais la dame ne peut souffrir le mal pénible , c’est pourquoi elle va mourir en la gésine de l’enfant. 6. Jazenor , s. m., coucheur, qui a le même lit, sodomiste. Ni li sazxpon de mascles. Trad. de la ire Ep. de S. Paul aux Corinthiens. Ni les coucheurs avec mâles. 7. AJAZER, AJAYBE, D., accoucher. Al jorn on s’AJAYRA. V. de S. Honorat. Au jour où elle s'accouchera. Subst. El temps que son prop de lur asazun. V. et Vert., fol. 03. Au temps où elles sont près de leur accoucher. CAT. Ajaurar. 8. ADsacenT, adj., lat. ADsAcENTem, ad- jacent. T'erras a ellas ADJACENTS. JAZ 583 Los dichs contats de Provensa e de Folcal- quier et las terras ADIACENS. Statuts de Provence. Boux, p. 47 et 213. Terres adjacentes à elles. Lesdits comtés de Provence et de Forcalquier et les terres adjacentes. CAT. Adjacent. use. Adyacente. ront. 17. Ad- Jacente. Je AJACENCIA, AJHACENCIA, 5. f., lat. AGACENTIA, adjacence, contiguité, en- virons, alentours. Las davan dichas AJACENCI As. Dins aquestas sobredichas A3RACENCIA«. Tit. da 1248 et de 1207. Arch. du Roy., J. 323. Les devant dites adjacences. Dans ces susdites adjacences. 10. AJACILLAB , vV., coucher, renverser, tenir à terre. D’ on Engan estai em pes, E Leyautatz #’ AJACILLA. BERNARD DE VENZENAC : Lanquan. D'où Tromperie est en pied, et Loyauté se tient à terre. 11. SOSJAZER , SOTZIAZER, V., lat. Sun- JACERe, être soumis, être inférieur. Ni lor pessa sossassA a negnna luxuria. Trad. de Bède, {ol. 32. Ni que leur pensée soit soumise à aucune luxure. Part. prés. Quatre tons priucipals et quatre s0Tz3AzZENS. Prenae DE Consiac : El nom de. Quatre tons principaux et quatre étant inférieurs. dar. Sotsjaurer. 1T. Soggiacere. 12. SuBsACENT, adj. lat. suBIACENTem, soumis, inférieur. SusJACaNT ses oppressio. Eluc. de las propr., fol. 9. Soumis sans oppression. 13. SumIECIO, SUBJECTION, s. f., lat. SURIECTIONEM , sujétion, assujétisse- ment , soumission. Presec la dicta cientat e mes a susrxcion. Genologia dels contes de Tholosa, p. :3. H prit et mit à suyétion ladite cité. Fidelitat et sussacrio de las geus dels treys estats. Tic. de 1424. Hist. de Lang., t. IV, pr., col. 421. Fidélité et soumission des gens des trois état:. 584 OC car. Subjecciô. zsr. Sujecion. ronT. Sujeicäo. xr. Suggesione. 14. SUBIET, SUGET, SOSGET > SOGET, 5. m., lat. sussecras, sujet, subor- donné. Qu’el maistre s’ aire ab s0s soscurz. Trad. de Bède, fol. 56. Que le maître s’irrite avec ses subordonhes. Aver.. argent, outra rason et dever, dels SUBJETZ, | Statuts de Provence. JULIEN ,t. I, p. 181. Avoir... outre raison et devoir, argent des sujets. Que tolt los suczrs. Qui ête les sujets. Adjectiv. Al pople sootr. Doctrine des Vaudois. Au peuple sujet. cat. Subjecte. sr. Sujeto. roRT. Sujeito. 17. Soggetto. JOC , sunc, suoc, s. m., lat. socus, jeu, amusement. No m platz tan nalz autre 200x. P. Ra1MOND DE TouLouse : Era pus. Ne me plaît tant nul autre jeu. Fes se joglar per ochaison qu’ el perdet tot son aver a 50c de datz. V. de Gaucelm Faidit. Se fit jongleur par occasion qu’il perdit tout son avoir au jeu de dés. Fig. Vos farai lo dous 200 sentir Qu'entre amigua et aman Si fai. J. EsTe ve : L’'autr’ier. Je vous ferai sentir le doux jeu qui se fait entre amie et amant. | — Au jeu des échecs, ce mot servait à désigner les différentes pièces du jeu. Aissi com dels escas lo rocs Val mais que l' antre 200 no fan. G. ApuemaR : Ben fora. Ainsi comme la tour des échecs vaut plus que les autres pièces ne font. Loc. Aco es s0ocx onratz, Que no s tanh s0cx d’azar Mas ad home avar. ARNAUD DE Marsan : Qui comte. C'est un jeu honoré, vu que jeu de hasard ne convient qu'à homme avare. Per que m'a fag lo soc del fol, JOC Que s0 que dona pneissas tol. GuiLauxs px Bracurpas : Amies. C'est pourquoi m'a fait le jeu du fou, qui reprend ensuite ce qu’il donne. Juoc de mas engenra bregas. Liv. de Sydrac, foi. 10. Jeu de mains engendre querelles. Bastir Solatz de socx partits. Awaureu Des Escas : En aquel mes. Établir soules de jeux-partis, ANC. FR, Fai en grant doutance d’un jeu-part. Le nor DE Navanne, chanson xLin. Com cel qu’ al jogar si cofon, Que joga e non pot 30c aver. G. Fainir : S’ om pogues. Comme celui qui se confond à jouer, qui joue et ne peut avoir jeu. Quo 1 joguaire fai Que sec suxc perdat, el te. ELIAS DE BARIOLS : Un atreul. Comme fait le joueur qui suit jeu perdu, et le tient. À cada 30c melarm un croy baron. T. pe FAURE ET DE FALCONKT : En Falconet. À chaque jex mettons un lâche baron. Si ‘ls enviatz en loc No’n puesca hom far soc. ARNAUD D& Mansas : Qui comte. Si vous les envoyez eu us lieu, qu'on n’en poise faire jeu. Meton nostras molhers en soc. Maxcasnus : À l’alens. Mettent nos femmes en jeu. Adv. comp. À soc marvn jogatz. ARNAUD DE MARsAK : Qui comte. Joues à jeu majeur ( gros jeu). Que vai jogan À soc asrss. GuiLLauxe px BEncuaDas : Bes ni. Qui va jouant à jeu étendu. CAT. Jog. xsr. Juego. ronr. Jogo. 17. Giœco. gtuoco. 2. Jocuer, s. m. dim., petit jeu, mr nauderie. Fornicatios de la concoeira es conoguds ea la compositio de sos vestimens, e el rise el soGuxT de sa bocha. ‘ Trad. de Bède, (a. 4e. La fornication de ls concubine est œnnue es lar- rangement de ses vêtements , et au ris et au petif,c de sa bouche. JOC 3. Jocuarns , 5060an0n , s. m., joueur. Atressi m pren com fai al s08uaDon Qu’ al comensar jogua msestrilmen. Ainert DE PEGUILAIN : Atressi m. Tout ainsi il me prend comme il fait au joueur qui au commencer joue habilement. Adj. Quar mantas vetz homs so6a1a&s Per joger esdeve laires. | Brev. d'amor, fol. 128. Car maintes fois homme joueur pour jouer devient Jarrou. CAT. &ser. Jugador. ronT. Jogador, 1r. Gioca- tore, gtucatore, giuocatore. 4. Jocar, v , lat. socane, jouer. Mezurs m fai soven luissar De manh rir e de trop 30048. Ganixs LE Baux : Nueg'e jorn. Raison me fait souvent cesser de maint rire et de fort jouer. S'en 2004, coma lo cat de la rats, V. et Vert., fol. 71. S’en joue, comme le chat de la souris. Que 200 4v4 an joc grossier. Lx cowrs px Porricas : Ben vuelh que. Qui jouait un jeu grossier. Fig. S'ieu sui traitz, temps mi don Dieus qu'ieu veia Que d’aital juec posca s0@an a lor. Lanrnanc GIaaLa : Ges eu non sai. Si je suis trabi ,que Dieu me donne le temps que je voie que de même jeu je puisse jouer avec eux. — Folâtrer, s'amuser. An belas donseles ab que podon 3064. * Roman de Fierabras, v. 338;. Ont belles donselles avec qui ils peuvent jouer. Part. prés. À ley d'enfau, cui la candela plats, Que * art Jo6ax. R. Jonpan viCOMTS DE S. ANTONIN : Abri]. À manière d'enfant, à qui la chaudelle plaît, lequel se brûle en jouant. Part. pas. Ai ab tal soouaT e ris Dont auc guaire no m' azautey. G. Anuexwan : Jeu ai ja. J'ai joué et ri avec tel dont oncques guères je ne m'accommodai . caAT. ESP. Jugar. rouT. Jogar. ir. Giocare, giu care, giuocare. . JOGLAR, IUGLAR, s. m., lat. 10cuLA- ton , jongleur - IL. JOC Sui folhs chantaires cortes, Tals qu’om m'en apela s0cLAn. RansauD n'OranGK : Escotats. Je suis fou chanteur courtois, tel qu’on m'en ap- pelle jongleur. Unas novas vos vuelh contar Que auzi dir a nn 306Lar. R. Viva DE BazaAUDUx : Unas novas. Une nouvelle je veux vous conter que j’outs dire à un jongleur, 585 Juozan viel, nesi, badoc. T. p G. Ranors xr G, MAoneT : Maigret. Jongleur vieux , niais , benét. ANC. FR. À Jugleors oi en m’effance chanter. Roman de Rou, v. 2108. Sire, ge fot an bon juglere. Roman du Renart, t. II, p. 111. ANC. Rap. . De la virgo Maria ovo muy grant taliento De seer so joglar, irovar por rima à cuento Los s0s duelos et loores que foro mas de ciento. Loos pe Beacso , cop. 23. AnC. CAT. Joglar. CAT. mon. vsp. mon. Juglar. ir. Giocolare, giocolaro. 6. JocLarer, s. m. dim., petit jongleur, Jongleret. Vi per cortz auar De s0GcARuxTz petits Gen caussatz e vestits. Grau px Bonnuiz : Per solatsz. Je vis aller par cours de petits jongierets genti- ment chaussés et vétus. E°l croy so@Lasxr novelb, Enueyos e mal parlan. Atmxni DE PacuiLais : Li fol e’l put. Et les vils petits jongleurs nouveaux , ennuyeux et mal parlant. 7. JocLanessa , s. f., jongleresse. Que neguns joglar ni neguna 30G1anuxss4 non ause anar a novias de jorns ni de nneg. Cartulaire de Montpellier, fol. 138. Que nul jongleur ni aucune /ongleresse n'ose aller à noces de jours ni de nuit. ANC. ESP. La golhara juglara dixo quel Ilamaria. ARCIPARSTE DS Hira , cop. 870. er. MOD. Juglaresa. 8. Jocranxsc, adj., joglaresque , de jon- gleur, bouffon. 74 — = = 586 JOC JOL Fez bons descortz e fez sirventes socranxsc, | JOCUNDITAT , s. f., lat. sucuaorri- que laurava l'uns e blasmava los aatres. V. d'Augier. . Fit bons discords et fit sirrentes joglaresques, vu qu’il louait les uns et blémait les autres. Fetz sirventes s06LARuSC de lauzar los pros e de blasmar los malvatz. V. de Folquet de Romans. *Fit sirventes joglaresques pour louer les preux et pour blâmer les mauvais. anc. car. Joglaresch. 9. JocLaniA, JUGLARIA , S..f.; jonglerie, métier de jongleur. Selhs cuy desplay 30GLAR1A. Bennano px Tot LO Mon : Be m’agrada. Ceux à qui déplait jonglerie. Senher, ieu soy us homz aclis À 40GLAaR«A de cantar. P. Vipaz : Abril issic. Seigneur, je suis un homme adonné à la jonglerie pour chanter. — Tromperie. Laus mensongiers es JUGLARIA. T. px RonniouE ET pe R. : Ar chauses. Louange mensongère est jonglerie. ANC. ESP. Mester trago fremoso, uon es de joglaria. Bien se à bien entiendo esta su joglaria. Poema de Alexandro, cop. 2 et 655. anC. CAT. Joglaria, juglaria. 10. AJoGLania , v., faire jongleur, ren- dre jongleur. - Con aquel sabers el s’A30GLARt. F. de Hugues de S.-Cyr. Avec ce savoir il se ft jongleur. 11. EnocLanir, v., rendre jongleur, faire jongleur. Anc pois nos ENJOGLARIM, Vos ni en non sai auzim Tan bos motz far ab nulh rim. rem, plaisir, joie, agrément. Mont d'alegre et 30CUNDITAT. Mont de... JOCUNDITAT. Eluc. de las propr., fol. 160 et 161. Montagne d'allẽgreſse et de plaisir. Montagne de... plaisir. cart. Jocunditat. sr. Jocnndidad. vont. Ju- cundidade. 17. Gioconditä , gioconditate, gioconditade. JOLI, adj. , joli, coquet, agréable. Voyez Denixa, t. III, p. 135. En ayssi es del fol vielh que s fai snz1s € alegres. Liv. de Sydrac, fol. 42. Par ainsi est du vieillard fou qui se fait cogne et Joyeux. Tant era bella e so1rta. Roman ds Blandin de Carnouailles. Tant elle était helle et jolie. AnC. ra. Que n'avoie encor esté onques Si jolif cam je fai adonques. Roman de La Rose, v.684. ARC. CAT, Joliu, a. JoLramenT, adv., joliment, agre- blement, coquettement. Cantava SOLIAMEK . Un cant d’amors. Roman de Blandin de Cornonailtes. Chantait joliment un chant d'amour. 3. Jouiverar, s. f., joliveté, agrément, coquetterie. La sociverarz es molt perilhazs, quar sv un savis hom era jolis, el seria mesprezsn entre la gen , et encolpatz de falhia. Cossi alcuna vez s’esmov roLrverarz el cer d’ome, e esdeve jolis e alegres. Am s0s afaitamens de sa 30LtVRraAT. Liv. de Sydrac, fol. 76 et 4: La coquetterie est fort dangereuse, cr homme sage était coquet , il serait méprisé pare b gent , et accusé de folie. Comme quelquefois coguelterie s’émeut au cr de l’homme , et il devient coquet et joyeus. Avec ses ajustements de sa joliveté. Anc. Fr. La conduisant en grand Jobrere ja- ques an monstier. Contes d'Eutrapel, ſol. 83. T. pe G. RAINous Er DE G. Macrer : Maigret. Var. Oncques depuis que nous nous ffmes jongleurs, vous ni moi ici n’ouimes faire si bons mots avec nulle — ei rime. Dreitz es q' ien t' ENJOGLARISCA. Le DaAUPHIN D'AUVERGNE : Joglarets. Il est juste que je te fasse jongleur. Part. pas. Exsocrauirz s’en son ja cen. PIERRE D'AUVERGNE : Chantarai. S'en sont faits jongleurs déjà cent. JOR Adviser où il pourra trouver manière d'a- voir ses plaisirs et trouver ses jolivetez selon l'estat dont il est, Les Quinse Joyes de Mariage, p. 15. Facent en lor priveté Tretoute lor Joliveté. Roman de la Rose, v. 14538. JORN , son, s. m., du lat. diuaxus, jour, clarté, lumière. Estatz sus e levatz ,.… Qu’ el sonxs es aprochatz E la nueg ten sa via. . Fozquér ps Mansverics : Vers Dieus el. Soyez debout et levez-vous,.… car le jour est ap- proché et la nuit lient sa voie. Tantost com lo clar sonx si fai, V. de S. Honorat. Aussitôt comme le clair jour se fait. — Division du temps dont la durée est de vingt-quatre heures. Los .vr. sonxs de la semana. GavacDan LE VIEUx : L’autr’ier. Les six jours de la semaine. ANC. #8. Seient numbhré li nostre furn. Kar mil an en tes oilz si cume Jurn d’ier. Anc. trad. du Psaut., Ms. n° 1, ps. 89. — Espace du matin au soir. Lanquan li sonx son lonc en mai. G. Ruvez : Lanquan li jorn. Lorsque les jours sont longs en mai. Cen vetz prec Dieu la nueg e l sou. AnxauD DE Manuxiz = Dona genser. Cent fois je prie Dieu la nuit et le jour. auc. 17. E le travagli c’abbo notte e jorno. Dialetto napolet., p. 72. . Tassont, Rap, Ménacs, font obser- ver que tous Îles anciens auteurs italiens se sont servis de Jorno. ARC. CAT. Jorn. IT. MOD. Giarno. Livra huous e formatge Zoc. À s0nn carnal. BanrnaAnD De Bonn : Be] m°es quan. Livre œufs et fromage à jour gras. Jonss obraris de la setmans. V. et V'ert., fol. à. Jours ouvrables de la semaine. Jonxs escar, sonus cle tenebras, + Jonns de sobeyraua tristor. Contricio e penas ifernals. JOR 587 Jour obscur, jour de ténèbres, jour de souveraine tristesse. . Trag nueg et soax greu martire. Aucixa : Per vos belha. Je traine nuit et jowr péuible martyre. Per que m'en deg esforsar 3onx € ser. G. Riquiss : Jeu cuiava. C’est pourquoi je dois m'en efforcer jour et soir. Que ja pueis viva Joax ni mes. B. pe Vewranour : Non es meravelha. Que jamais ensuite je vive jour ni mois. Al cel s’en es poiada, on sera sonn3 et ans. _ Que no pausa ni fins sonx que Dien ais fag. V. de S. Honorat. Au ciel s’en est montée, où elle sera jours et ans. Qui ne repose ni finit jour que Dieu ait fait. Adverbial. Una vetz lo sonx. Sept. vegadas lo sons. V. et Vert., fol. 28. Une. fois le jour. Sept fois le jour. Cen vetz muer lo sors de dolor. B. px VEenraDOun : Non es meravelha. Gent fois le jour je meurs de douleur. Adv. comp. S'ieu Anc 30RK fai gays ni amoros. Fozquer pe MAnsEtLe : S’ al cor plagues. Si jamais je fus gai et amoureux. ‘ ANC. FR. Oncques jour de sa vie le desloyal traiteur ne fut plus courroucé. Hist. de Gérard de Nevers, 2° part., p.21. A eni deman TOT 30RN secors. AnnauD Ds Manuiz : Dons genser. A qui je demande toujours secours. À rors soass metz plas bel’ e plus plazeus. Focquer DE MansriLe : Tan m’ abellis. A chaque jour vous m'êétes plus belle et plus agréable. NC. FR. Tot asséar porras toz jors par France aler. Roman de Rou, v. 4494. Mas QUAsCUX 50nN m'en vengues maus. B. pe VEenTADOUR : Chantars no pot. Mais que chaque jour m'en vint mal. E s vai m’ amors doblan À Quascun 30rx del an. B. pe VanTapoun : Lo gens temps. Et se va mon amour doublant à chague jour de l'année. Da Jonx ax JonN melluyran. P. Ramon» pe TouLovuss : No m puesc sufris. De jour en jour améliorant. | 588 JOR Auc. va. De jurn en jurn. Anc.trad. du Psaut., Ms. n° 1, ps. 95. Nég. expl. No m pogui son de leys partir. Ricuanp De BARREzIEUX ou Drupus px Paapes : Be m euiava. Je ne me pus un (seul ) jour séparer d'elle. ac. rn. Mais ne la tint jour sans gnerre. Fabl. et cont. ane., t. IL, p. 238. 2. Mic 508N, MIRY 508K, 5. m., midi, milieu du jour. Er pus negres entor MIEG 3025 Que ges non es boca de forn. Los XF signes de la fi del Mon. Sera plus noir vers midi que n’est point boucle de four. Tant clar fon inz e tot entorn, Com es lo soleill a m1xx 50onx. Trad. d’un Évang. apocr. Fut aussi clair dedans et tout à l’entour, comme est le soleil à midi. Loc. Pus clar mil tans ve Dieus los pessamens del cor continuyamens, que non fan los huelhs dels homes la taca del vestir a be] MIRG JORX, | V. et Vert., fol. 9. Plus clair mille fois Dieu voit continuellement les pensées du cœur, que ue font les yeux des hommes Ja tache du vêtement au beau milieu du jour. — Vent du midi. Mi2c son5, segon l'escripturs, Es caut, bomit per nature. Brev. d’amor, fol. 41. Le midi, selon l'écriture , est chaud , humide par nalure. — L'un des quatre points cardinaux. Ves m1nx Jonx es l'isla… Daves m1e2y sonx Corsari sarazin.…. L'enfant an assautat. V. de S. Honorat. Vers le midi est Pile... Devers le midi corsaires sarrasins… ont ‘assailli l'enfant. Tempransa garnis lo castell de vas m1xG . sOn= contra calors destempradss. V. et Vert., fol. 47. Tempérance garnit le château devers le midi contre chalcurs immodéréss. anc. FR. L'heure de mi-jour est passée. Rasszats , div. AV, chap. 40. JOR Lsquelle trouvoit hean dormir jusque à mi- Jour. Trad. des Éptt. d'Horacs, \iv. 1, p. 283. ANC. CAT. Mitjorn. rr. Mezzo giorno. 3. Jonnana, s. f., journée, l’espacæ du matin au soir. Loc. El P apela de batalha, e es tengnt de iuy respondre e de luy tenir la s0nxapa. L'Arbre de Batalhas , fol. 228. Il l'appelle en bataille, et il est tenu de lai rc- pondre et de lui tenir la journée. — Espace de chemin parcouru dans un jour. Sela montanha dora .rrrr. s0RmADAS del lonc e .1111. d ample. Liv. de Sydrac, fol. 3. Cette montagne dure quatre journées de leng « quatre de large. Loc. Cavalca sas s0nxaDAS tro que fom en Onagria. V. de S. Honorat. Il chevauche ses journées jusqu'à ce qu'il füt ea Hongrie. Tan vau per lor soRxa Das tro foro a Paris. | Roman de Fiernbrns, v. 5060. Tant vont par leurs journées jusqu'à ce qu'is furent à Paris. anc. rr. Ce pays de Normandie coutient sis journées de long, de quarre et de large. Monsrexzer, t. III, fol. 32. Tant chevancha l'emperères Baudoina par ses jornées, qu'il encontre les messages. ViLLEMARDOUIS , p. 100. Vint par ses journées jusques en la ville de Liborne. OEuvres d'Alain Chartier, p. 235. Richart 6 sa gent par Jurnées Repairerent à lur cuntrées. Roman de Bou, v. 736. CAT. asr. roRT. Jornada. 17. Giornats. 4. SJOnNAL, SORNAU, 5. M., journée. Com son fag trist mei sonxaL, Pos no us vi com far solia. B. Zonci : Mout fai. Comme sont devenus tristes mes jourmées, depar: que je ne vous vis comme j'avais coutume de faire. Tots hom qn’ en folla s enten, En fol despen s0s sonmars. Hvovrs pe S.-Cve : Estat ai. JOR JOR 589 Tout homme qui s’affectionne à folie, dépense en} C'estoit au point que la nuiet hyvernale fou ses journées. | Approche plus de l'estoile journale. Œuvres de Du Bellay, fol. 44. — Occupation, travail de la journée. | ; mal. rx. Ciomnale. Etsonnarsnovem ad ipsas vineas, et JORNALS duos ad messes colligendas, et sonua1s duos ad | 6. JonnaLuzN, adv., en un \ jour. ipsa era. | . No us poiria mentaure, ni dire 30nNALMEXs, Marca Hisp., app. , titre de 964. Los caps de las estories, ni los aterramens. Er NEur journées POUR LES VIGNES, ET DEUX Panne De Cossuac : El nom de. journées POUR RECUEILLIR LES MOISSONS , ET DEUX Je ne vous pourrais rappeler, ni dire en un jour, journées POUR L’AIRE. les commencements des histoires ni les achèvements. Aus, tu que tos sonxats laias, caT. Jornalment. 1r. Giornalmente. E pueis del obrar t’ enuoiss! . P. CarpinaL : Jhesum Crist. | 7° AJORNAMENT, S. m., ajournement, Entends, toi qui loues tes journées, et puis citation, terme de jurisprudence. t'ennuies du travailler ! D' asonwamEnT que seria faits per lo baile De sonnazs de buous o de carretas. | o pet so comandament,.… P om de la vils deu V. et Vert., fol. 13. esser creuts per son sagrameut, si es ajornat De journées de bœufs ou de charrettes. 0 no. Charte de Montferrand, de 1240. Touchant la citation qui serait faite par le bailli ou par son commandement .…. l’homme de la ville doit être cru par son serment , s’il est cité ou non. Pus no m fanc antre JORNAL, Farai ana decretal. P. CanpinaL :' Un decret. Puisque je ne fais autre journée, je ferai une dé- crétale. 8. Asonnan, ®., faire jour, luire, briller, Loc. fig. Venitz es santz Macrobis, complit à éclairer. aon JORNAL. Quan lo sol clau ni s’ A5onwA. V. de S. Honorat. À. DanieL : Anc ieu nou L’ac. Mort est saint Macrobe , il a accompli sa journée. Quand le soleil se caclie et brille. | Fols es qui s’estaca D’ un par soleils duesc al jorn que asonxa. Ah viella tira JORNAL. ‘ A. Dani : Lanquan. T. px BERNARD ET DE JAUSBEAT : Jaushbert. D'où paraît le soleil jusqu’au jour qu’il éclaire. Est fou qui s’attache avec vieille traîne jorrnée. Adv. comp. D'autra causa no m sove — Citer, ajourner, terme ds Jurispru- Mas de lieys servir À 20nNaAr.. dence. Fouquer Dr MansriLue : Ab paucieu. | Part. pas. Esser A30nxaT per plait. 11 ne me souvient d'autre chose excepté de la ser- Charte de Montferrand, de 1240. vir sans cesse. Être ajourné pour plaid. ABC. rR. Qu’ oisillons à chanter s'essaient ANC. FR. Qui n'ont cure d'autre journel. Tote noit se gaitierent de si k'’à l'ajorner. G. Gutanr ,t. 11, p. 248. . Roman de Rou, v. 4263. CAT. ESr, PORT. Jornal, tr. Giornale. Au matin qant il ajorna. | Roman du Renart, t. I], p. 202. 5. Jonnaz, 3onNau, adj., du jour, du} Co fu à l’'ajorner, à l'aube apareissant. matin. . Roman de Rou, v. 4816. N’es tals re l’estela 10RKNALS. Jusqu'à demain qu'il ajorna. F. de S. Honorat. Fabl. et cont. anc.,t. 1V, p. 96. L'étoile du jour n’est telle chose. ANC. CAT. Apornar. 1T. Aggiornare. Si cum l'estella onmaus. : 9. SOJORK, SEJORN, 5. m., séjour. RicuARD px BARBEZIEUX : Atressi com. Del ’ Ainsi comme l'étoile du jour. s030nx d'Anglaterrs Su .. L'an ahoras dos ans lonhat. Anc. rs. Moult desirroie à vooir l’estoile jor BertranD De Born : heu chan. nal, poar la naît qui trop me duroit. Du séjour d'Angleterre ils l'ont maintenant Rec. des hist. de Fr., t. VI, p. 157. éloigné deux ans. ? 590 JOR — Repos, délassemént. Mais volon la guerra qu’ el so50nx ni la patz. GuiLLAUME DE TUDELA. Veulent plus la guerre que le repos et la paix. Galop e trot e saut e cors.…. --Seran mei sasonx derenau. RanzauD D'ORANGE : Ges silot. Galop et trot et saut et course. seront mes délas- .sements désormais. Fig. — Soulagement. El dans n’ es pros, o'l mals n’es bes E sosronxs cui plus mal en trai. . P. Rosiers : Tant ai mon. Le dommage en est profit , et le mal en est bien et soulagement à qui plus en souffre de mal. M’ amenon gaug € SEJORN. G. RaimonD DE GiRONELLA : La clara. ‘M’'amènent joie et delassement. Loc. Ar ai conquist so3onx en banh; Ben autamens soi albergatz. P. VipaL : Neu ni gel. ‘ Maintenant j'ai conquis repos en délices ; je suis |. hébergé bien lautement. anc. ra. Qui si t'a pris ct asservi Et te tormente sans sejor. Roman de la Rose, v. 4253. O moi coucheroïs à sgor. Fabl. et cont. anc.,t. IV, p. 201. Se tint à Bresse en tous plaisantz séjours. J. Manor, t. V, p. 151. Vous, mes bous disciples et quelques autres folz de séjour, lisant les joyeulx titres. RansLaïs, Prologue du I*r liv. ANC. ESP. De palos & de pedradas ovo un mal s0jorno. AscipnusTe DE HiTA, cop. 747. anc. CAT. Sojorn. 17. Soggiorno. 10. SOsORNADIT, SEJORNADIT, ad)., Uisif , indolent, paresseux. Flacx e vans e SOJORNADITZ. BenatTRAND DE Bonn : Pus lo gens. Filasque et vain et paresseux. Los reys deschanzitz E ls croys baros sx5ORNADITZ. BErnNARD DE TOT LO Mon : Be m’ agrads. Les rois déconsidérés et les lâches barons indolents. 11. SEURNADAMENT, Gdv., en repos. Ergulosir fay lo servent, JOR Qai ’L.te trop saTORNADAMENT. Libre de Senequa- Fait enorgueillir l’esclave, celui qui le tient trop en repos. 12. SOJORNAR, SEJORNAR , V., SÉJOUTNET, reposer, délasser. Sozonxa a la Tor. BerTRAND DE LA Tour : Mauret. Séjourne à la Tour. Cant lo custel fo pres, no i volgran sos0a5:s. GuicLAune DE Tupxza. Quand le château fat pris, ils n'y voulureot pes séjourner. Astrucs s030nx e jai, E melastrucs s’ afaua. B. px VenrADOUR : Quan le. L’hcureux repose et gît, et le malheureux se B- tigue. Naols hom no i sosonxa ni no i dorm des- pulhatz. GuiLLAURE DE TupeEzA. Nul homme n'y repose ni n’y dort dépouille. Cant lo pros cavalier ha vencat lo tormex, ell s’en torna repausar a son ostal, e recreat e s s0s0nxan per .r. lonc temps. | V. et Vert., fol. 102. Quand le preux chevalier a vaincu le tourmos . il s’en retourne reposer en s0n hôtel , et réeréer et æ délasser pour un long temps. Delieyt me e m s030nx € m repaus. BERENGER DE PALASOL : Tan em” abels Je me délecte et me délasse et me repose. - Faire reposer, soulager. Tot l’ivern Îo deu sosonxan, Que non prenda pic ni agassa. Deuvss p5 Paanes, fus. cass. Tout l'hiver doit le faire reposer, qu'il ne presse pic ni agasse. Si penss que lueos es De”’ls enfantz soyongaz, Car per lo cavalcar Podian esser lassat. V. de S. Honorat. S'il pense qu’il y a lieu de faire reposer les «- fants , car par le chevaucher ils pouvaient être ft. gués. — Se complaire. Quar en s’amor me delieit e me soross. B. ne Venrapour : Be man perdat. Car en son amour je me délecte et me compfais- 108 Quar en donar se sozonxa e s banha. P. Vipaz : Ma volontats. Car à doaner il se complaft et se délecte. Substantiv. De totz clergues m'es griens lur sosonmans. R. pe Tons pe MaRsrizie : Âr es beu. Dé tous les clercs m'est pénible leur reposer. Part. pas. Montan en las selas dels destriers s030nNATz. Roman de Fierabras, v. 2244. Montent sur les selles des destriers reposés. axc. rR. Ne séjournent jamais leurs terres. Couxes, liv. I, p. 513. Vingt et siz jours en plaisir et lÿesse Le roi Louys séjourna sa noblesse Dedaus Millan. J. Manor, t. V, p- 183. De chapons cras et séjornes. Roman du Renart, t. IL, p. 294. Frère Thibaut , séjourné, gros et gras. Cz. Manor ,t. IL, p. 65. Cent pallefrois en bon point et séjornez. Roman franç. de Fierabras, \. II, p. II, eh. 7 . Anc. cat. D’agnest pensar me sojorn e m delit. Ausias Mancu : Axi com cell. L'anc. car. employait aussi seorrar. IT. Soggiornare. JOS , adv., bas lat. rosum, en bas, à bas. Pausant arma sus posum. L. Alamannorum, cap. 45. Bazuz., Capit.,t. I, col. 69. Bayssa 508 s0 que degra levar. H. Bauwzsz : Pus lo dous. Abaisse en bas ce qu’il devrait élever. Paratges que chai os. G. ANELIER : Ara farai. Nohlesse qui choit er bas. Loc. Vol proeza e bon pretz metre 308. T. De RAMBAUD, D'AZEMAR ET DE PEuDIGON : Senher. Veut mettre à bas prouesse et bon mérite. Ben paron de bon cor blos . E tornat de sus en 308. | BeaTRAND DE Bonn : Gent fai nostre. Bien paraissent privés de bon cœur et renversés de haut en bas. Quar no n'estai de cel en 508 Negun’ ab belhazors semblans. G. ADuEMAR : S’ ieu conogues. Car il n’en existe du ciel.en bas aucune avec plus belles manières. JOS 591 Prép. Ane no gardet honor 508 sa sentura. PIERRE D'AUVERGNE : Si anc nuls. Oncques ne garda honneur sous sa ceinture. Prép. comp. Vi ba 308 un albespi. Gavaupax LE Vixux : L’autr’ ier. Je vis dessous un aubépin. Eatro ps 50s lo pieytz es lo bran avalair. Roman de Fierabras, v. hho. Jusque dessous la poitrine le glaive est descendu. Adv. comp. Tost P auran abayssat 2x 508. Le comTe DE Poitiers : Pus de ctrantar. Tôt ils Pauront abaissé on bas. Mi tornatz mon joi sus D& 305. GavauDAX LE Vieux : Desemparats. Vous me tournes ma joie dessus dessous Don lur votz retin sus x J0s. PrEnRE D'AUVERGNE : Chantarai pus. Dont leur voix retentit Faut et bas. ANC. FR. Li rossignols chante tant Ke mors chiet de larbre Jus. Le Ror x NAVARRE, chanson 15. E Regnier el lonc col plusorz feiz jus chai. Roman de Rou, v. 1105. Les aides que souloit payer le peuple avoient esté mises Jus. : " Monsrnetat,t.l, fol. 270. L'a da palefroi Jus mise. Fabl. et cont. anc., t. 1, p. 203. Ses oilz turnat é sus 6 jus. Manis.ne France, t. II, p. 439. ANC. ESP. Quandoquier el sol jusla tierre à Oriente tornar. Poema de Alexandro, cop. 1177. ANC. CAT. Jus. 1T. Giü. JOSTA, prép., lat. suxTA, contre, pro- che de, près de. Quan par La flors sosr4 1 vert fuelh. B. pe VEnNTADOUR : Quan per la. Quand paraît la fleur près de la verte feuille. Cascus dels ausels chantava Josra sa par, que aut, que bas. P. VinaL : Abril issic. Chacun des oiseaux chantait proche de sa compa- | gne , qui baut , qui bas. leu am mais jazer nutz e gen Que vestitz sosTA peleri. RamsauD DE VAQUS1RAS : Ben sai. J'aime mieux gésir nu et gentiment que vêtu contre pèlerin. | anc. ra. Joste les archiers se sant mis. Joste le rivage se tindrent. Roman de Rou, v. 11648 et 11744. 592 JOS Trestot maintenant Bron s'asist Joste moi, et si le vint qoerre. Roman du Renart, t. II, p. 247. Joste lo bots vont chevauchant. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc., t. 1, p. 359. rTr. Giusta. Prép. comp. S'il belba, lai on jai, No m'a DE J0sTA 8e. B. ne VenTADoOUR : Pos me preiats. Far. Si la belle, là où elle repose, ne m'a à côte de soi. En lnec aigos, ps s0srA ua ria. Deupss De PRADES , Aus. cass. Eo lieu aqueux , auprès dun ruisseau. anC. rr. De joste la cité un agaist establi. Roman de Ron, v. 905. De joste le roi s'est assis. Roman du Renart, t. III, p. 332. Assistrent la el temple Dagon de juste Dsgon. Anc. trad. des Liv. des Rois, fol. 6. La dame vient parler al rei, E il la mist de juste sei. Manis px Faanca,t. I, p. 134. 2. JosTAR, JUSTAR, 2., ajuster, assem- bler, réunir. Josrrkaon si li paren d' En Guïllem et de la dompna. V. de Guillaume de Cabestaing. S'assemblèrent les parents du seigneur Guil- Jaume et de la dame. Tuit se 30870 per aurir Torn lo rei, que volon saber Que venon en la cort querer. Roman de Jaufre, fol. 35. Tous se réunissent pour ouïr autour du roi, vu 4+ JUSTAIRE, 30STADOR , 5. qu'ils voulent savoir quoi elles viennent en la cour chercher. — Jouter, combattre. Fig. Tota nneg sosrox a doblier. Mancasaus : Al departir. Toute la nuit joutent au damier. Substantiv. Anc al sosran no fo unilh temps que res, Mas arditz cors, faillimens lor fezes, B. Zonai : Fort me. Oncques au jouter il ne fut aucun temps où rien, excepté cœur hardi , leur fit faute. Part. pas, Si’l sen dels prelata.. .…. Ien aver podia JOS Qu'en mi foson susraTrz. Le Fatax MIMEUR : Cor ai. Si les sens des prélats… je pouvais obtenir qu'en moi ils fussent réunis. Si tots los regnatz Del mon davats ad un suszarz. G. Fasaz px NaasouxE : Hon mais vey. Si tous les royaumes du monde vous donnies ras- semblés en un. AucC. pa. Justez ensemble monRTE € max, Ensembie ditez donc moaTa= Az. A li se sant Justes tut li Beessineiz. Roman de Ron, v. 111 et 3624. Quant Mordret ot sa gent Jostce, Grant fu o bele l'assemblée. Roman de Brut, Ms. de l'Arsenal, fol. 85. Le dame li comence à dire : Or tost, vasaus, joustes à mi. Fabl. et cont. anc.,t IV, p. 293. CAT. EsP, PORT. Justar. 17. Giustare, giostrarr. 3. Josra, susTa, s. f., joute, assaut. Maintas bonas cortz,e maintas belas sasras. et maint bel solatz en foron fait, e maintes belas cansos. V. de Pons de Capdmeil. Maintes bonnes assemblées, et maintes bella Joutes, et maints beaux amusements en furent faits . et maintes belles chansons. Guilhot , fassem susras cridar À tot hom che vulhe juster. Roman de Blandin de Cornouæilles. Guillot, faisons crier joutes pour tout boemme qui voudra jouter. CAT. &67. PORT. Justa rr. Giostra. m., jouteur, adversaire. En Pos fo s0s susraines. RausauD De VaquErnAs : El s0 que. Le seigneur Pons fut son adversaire. Encaras veyrem priors Combatens e 2004 vons. P. CanDiNAL : Qui s vol. Encore nons verrons les prieurs combattants et jouteurs. CAT. EsP. PORT. Justador. 1r. Giostratore. 5. AsosT, s. m., TAMAS, réunion, as- semblée. Non es ges cortz, mas asoer d'avols gentz Sonpez : Ben deu esser. JOS Ce n’est point cour, mais ramas de méchantes gens. CAT. Ajust. XSP. PORT. Afuste. 6. AJOSTAR, AJUSTAR, 2, ajusler, as- sembler , rapprocher, réunir. El nostr' emperaire AJOsTA graus gens. Ptrnxx DE LA CABAVANE : D’un sirventes. Le notre empereur assemble heaucaup de gens. Las trips s’ AJ0SF=AOK aqui. Trad. d'un Bvang. apocr. Les tribus s’assemblèrent la. — Ajouter, jomdre. Aprop s0 AJUSTATz hi Buire et on pauc d’ agre vi. Drupxs DE PRADES, dus. cass. Après cela ajoutes-y beurre et un peu de vinaigre. Lo fluvis tol del camp de mon vezin et AJUSTA al men camp. Trad. du Code de Justinien, fol. 75. Le fleuve ôte du champ de mon voisin et ajoute aa mien champ. — Copuler, accoupler, unir. Dieus fe Adam et Eva carnalmen, Ses tot peccar, us ab l’autre Asusran. B. CansON£L DE Manstice, Coblas triadas. Dieu fit Adam et Eve copuler charnellement l’un avec l’autre, sans aucunement pécher. Puey que la tortre ha perdut son par, ja- mays no se asusTa ab auire. V. et Vert., fol. 03. J0S Costellatios verayamen . Non es al mas arusrauzx D estolas. 593 Brev. d'amor, fol. 32, Constellation vraiment n’est autre chose qu’as- semblage d’étoiles. — Copulation, accouplement. La castetat de las bestias, que non procuron lur AIUSTAMEX pueys que an concenput. V. et Vert., fol. 93. La chasteté des bêtes, qui ne recherchent leur ac- couplement après qu'elles ont conçu. Dieus vole fos faitz carnals Aasusramans. B. Cansonez DE Mansuize, Coblas triadas. Dieu voulut que fût faite copulation charnelle. ANC. FR. Par ajoustement d'autre branche. G. Guiaat, t. I, p. 16. CAT. ÆAjustament. us». Ajustamiento. ronT. Ajustamento. 1T. Aggiustamento. 8. Asusransa, s..f., compagnie, rappro- chement, rapport, relation. Si la lana sers en Thauro, fagz las ajus- TANsAs del poderos e del paure yssamen. Si vols conoysser las asusTansas de totas causas , e d’ omes e de fernas. Calendrier provençal. Si la lune sera dans le Taureau, fuis également les compagnies du puissant et du pauvre. Si tu veux connaître les rupprochements de toutes choses , et d’hommes et de femmes. Après que la tourterelle s perdu sou compagnon, | QG. AJUSTAIRE, 5. m., Qui rapproche, jamais elle ne s’accoupls avec un autre. asc. FR. Mais il dist que par mariaige Les volra ajuster ensamble. Roman de la Violette, p. 197. CAT. &8P. PORT. 4justar. IT. Aggiustare. 7. AJUSTAMENT ; AJUSTAMEN, $. m., ajus- tement, union, rapprochement, as- semblage, compagnie. Karitatz non es autra causa mais Cars AJUS- TAMENT € Cara‘uuitats. Al asusramaxT dels paures te fay benignes e cortes o familiers. V. et Vert., fol. 47 et Br. Charité n’est autre chose que chère union et chère unité. En la compagnie des pauvres fais-toi doux et poli et familier, Il. arbitre, conciliateur. Jeu soi sai AJUSTAIRE De dos amies dan veiaire. B. ManTiN : Quan l' erba. Je suis iei conciliateur de deux amis d’an même avis. IT. Aggiustatore. 10. AJUSTADAMENS, adp., conjointement. De la compositio del masculi e del femini cssems AJUSTADAMENS. Leys d’amors, fol. 55. De la composition du masculin et du féminin en- semble comointement. cat. Ajustadament. usr. Ajustadamente. 17. Aggiustatamente, 11. Rwosrag, v., rassembler, réunir. 75 594 JOV Rxsosrox lor oompanhas quan jorns clarzis. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 31. Rassemblent \eurs compaguies quand le jour éclaire. | xr. Raggiustare. IOVE, ad}., lat. suvrnis, jeune. Auta de riqueza e 20vx d' ans. V. de G. Faidit. Hantc de richesse et jeune d'années. Nos sovx omne menam ta mal jovent. Poëme sur Boèce. Nous jeunes hommes menons si mal jeunesse. O 3ovz , o antic. P. VipaAL : Ou jeune, ou antique. La grâce, l’amabilité des personnes jeunes, fit appliquer au mot sove leurs heureuses qualités; et il signifia figu- rément : Mout viu. Aimable, gracieux , méritant. Jovx se te quen guarda son cors belh, Et es 30vss dona quan be s capdelh. BERTRAND DE Bonn : Belh m’es quan. Se maintient gracieuse quand elle conserve sa personne belle , et est gracieuse dame quand elle se gouverne bien. Quar yeu n° esper aver sovx deport, Pons DE LA GARDE : Farai chanson. Car j'espère en avoir gracieux amusement. — Par allusion à la frivolité de la jeu- esse : Étourdi, irréfléchi. Issamen parlatz cum si eratz mendre, Trop donatz lea cosselh e sovx entendre. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 2. Également vous parlez comme si vous éties moin- dre (d’àge), vous donnes à entendre conseil fort léger et irréfléchi. car. Jove. ns. Joven. 17. Giovine, giovane. 2. JovENET, ad]. dim., jeunet , tout jeune. Mal li faran tag li pluzor Qu’ el veyran sovanarT, meschi. Le CONTE DE Poitiers : Pus de chantar. Lui feront mal tous les plusieurs qui le verront jeunet, chétif. lea agues bella domua e plaren, Jovanzra , ab avinens faissos. PISTOLETA . Ar agues. Var, JOV Qu; j'eusse belle dame et rte. jennette, ave airmables manières. xsr. Jovenete. !T. Giovinerro, giovanetto. 3. JorE., suveniL, aqj., lat. suveni- Lis, juvénil, de jeunesse. En etat souvent. La complezxio sovarre. Eluc. de las propr., fol. 232 et 89. Ea âge juoénil. La complexion juvénile. ANC. CAT. Jovenil. CAT. MOD. tsp. PORT. Jurc- nil. 1r. Giovenile, gioranile. 4. JOVENCEL , IOVENSELH, 5. m., jouven- ceau, jeune homme. À Lerins venc un sovexcazrs Qu’ era agutzs ricx et assas bellz. V. de S. Honorat. Vint à Lerins un jouvenceau qui était teuu pos riche et assez beau. Totz lo mous es ruarritz, E plus li sovexsezs. Ginaup px Boaneuz : Lo doats chants Tout le monde est marri, et plus les jomvenceaxr. ANC. CAT. Jovencel. ir. Giovincello. 5. JovenceLLa, s. f,, jouvencelle, jeune fille. Plagra m mais de Castella Una fresca 30VENCRLLA Que d' aur mil cargat camel. P. Vipar : Be m pac. Me plairait plus une fraîche jorencelle de Car tille que mille chameaux chargés d'or ANC. CAT. Jovencela, 6. Jovenr, 10vExX, s. m., lat. suvenras. jeunesse. En lieis servir despenda De bon cor tot mon sovzx. Marrax Enuenoaun : Dregr de. À la servir que je dépense de bon cœur toute ra Jeunesse. — Fig. Mérite, grâce, amabilité. De sovaxt eratz capdels e paire. BrnTRanD ne Bonn : Mou cha. D’amabilité vous éties chef et père. À seu ab sovux mesclat. P. Vipac: À per pauc de. Elle a sens mélé avec amabilité. Viulas, dansas e tanbors JUB E sovanrs vos fan compania. Us TROUSADOUR ANONYME : Seinor vos que. Violes, danses et tambours et gréce vous font compagnis. AMC. FA. Luuge-Espée, son filz, esteit de bel jovens. Roman de Rou, v. 2038. De sa bianté, de son joent. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc., 1. IL, p. 91. ANG. CAT. Jovent. 7. JovenTUT, 5. f., lat, suvenrurem, jeunesse. Fols vielbs qui s vanta de sa sovaxrur. Liv. de Sydrac, fol. 102. Vieillard fou qui se vante de sa jeunesse. Si com a cosdumat en sa gran JOVENTUT. V. de S. Honorat. Ainsi comme il a acoutumé en sa grande jeu- nesset. asc. rn. Encores mieulx ceulx de la juventute. J. Boucuer, Triomph. de François Ier, fol. 108. cat. Juventut. xsr. Juventud. ponTr. Juventude, ir. Gioventh, gioventute, gioventude. + 8. Jovenra, s. f., lat. sUVRNTA, jeunesse. Lassa ! be planc ma sovanra, Quar non ay amic veray. Guizracxez D’Avrrout : L’auotr’ ier. Malheureuse! je plains bien ma jeunesse, car je n'ai pas ami vrai. ANG. ra. Moalt sui ore triste et dolente À joie ai use ma jovente. Roman du Renart, t. II, p. 157. Tont fui od lui en ma juvente. G. Gaixan, Poème d’Haveloc, v. 595. 9. REOVENIS, v., rajeunir. E m revia e m A&JOVEN IS. R. Vipaz DE BEzaupux : Belh m' es. Et me ravive et me rajeunit. Las animas AzJOvENIS e renovelle. V. et Vert., fol. #7. Rajeunit et renouvelle les âmes. Anc. ra. Tout me rajovenist li cors. Roman de la Rose, v. 13143. aAnc. ssr. Rejuvenir. 17. Ringiovenire, ringio- vanire. JUBILEU , s. m., lat. sumieus, jubilé. Era an de suarzxu entr els Ebreus, Eluc. de las propr., fol. 128. C'était année de jubilé parmi les Hébreux. AT. Jubileu. sr. ront. Jubileo. ir. Giubbileo. JUM 595 JUELH , suuxzz, s. m., du lat. Lozium, ivraie. Gent avets…. .… del formen triat lo suazu. G. Macruer : Ma doua. Bien vous avez. du froment trié l’ivraic. Loc. Honorat tantost s’ a pensat: Aquest lo s0xYLL a semenat, V. de S. Honorat. Honorat aussitôt a pensé : Celui-ci a seiné l’ivrais. anc. CAT. Juil. nsP. ponT. Joyo. 17. Loglio. JUL, su1n, s. m., lat. suLius, juillet. Ayso fo en lo mes de suc. Hist. abr. de la Bible, fo). 46. Cela fut dans le mois de juillet. El mes de 5018. Cat. dels apost. de Roma, fol. 100. Au mois de juillet. 2. Juur, s. m., lat. 2013us, juillet. Juzts es nomnat lo setes. Brev. d’amor, fol. 47. Le septième est nommé juillet. . Vr. jorns a l'intrada del mes De s01r. Heat, conTE px Raopes : Si fas. Six jours à l’eutrée du mois de juillet. zsr. Julio. Pont. Julho. 1x. Luglio. 3. Juxioe, s. m., juillet. So fo al mes de surior, Cel que la festa saber vol. V. de S. Alexis. Ce fut au mois de juillet, celui qui veut savoir Ja fête. CAT. Juliol. JULEP, s. m., lat, suLapium, julep. Causas infrigidans syssi cor sULx?. Trad. d’'Albucasis, fol. 55. Choses rafraïchissantes ainsi comme julep. caAT. Julep. usr. ronT. Julepe. 17. Giulobbe, giulebbo. } JUMENT, s. f., lat. suxenrum, bête de somme, bête de charge. Es se comperat a sUxxYs, et es se fag sem- blans a las bestias que non han entendemnen. V. et Vert., fol. 54. Il s’est comparé aux bétes de somme, et il s'est fait semblable aux hétes qui n’ont pas entendement. I— JUN Joseph dix que deyssendes De la sumxxr, e que l’estaques. Trad. d'un Évang. apocr. Joseph dit qu’elle descendit de la béte de somme, et qu'elle l’attachàt. Los avem enclaus coma suxR=S. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 106. Nous les avons enclos comme bétes de charge. caAT. Jument. ANC. sr. Jumento. xsp. Mon. Ju- menta, PORT. Jumento, jumenta, 17. Giu- mento, giumenta. 596 2. Juwenrin, adj., de charge, de somme. ° Bestias JUMENTINAS. Eluc. de las propr,, fol. 233. Bêtes de somme. JUNAR , smonas , v., lat. Jesunane, jeû- ner. Juxan, fer almoruas. La nobla Leyczon. Jeitner, fnire aumônes, Fig. Ma bocha que sz0w1 D’ an dous baisar. B. pe VenTaDouR : Bel m’ es quant. Ma bouche qui jeéne d’un doux baiser. xeP. dyunar, POnT. Jejnar. 2. Dauxan, v., jeüner. Bou es DxJUNAR, mas meils almorna donar. Trad. de Bède, fol. 52. I] est bon de jeténer, mais mieux de donneraumône. Sin eat segle no pasunas, L'autre t deu far espaven, + P.CanninAL : Jhesum Crist. Si tu ne eines dans ce monde, l’autre te doit faire peur. Part. prés. Que no sias vist als homes paru- NANTS. Trad. du N.-Test., S. Marat, ch. 6. Que tu ne sois pas vu jefnant par les hommes. caT. Dejunar. 17. Digiunare. 3. Daux, pu, adj. lat. smunus, qui est à jeuu. Anc Frances vasus non fo jauzens. T. D'ALBERT DE SISTERON ET DU MOINE : Monges. Oncques Français à jeun ne fut joyeux. Uns hom pasus a milhor voluntat. L’'Arbre de Batathas, fol. 222. Un homme à jeun a meilleure volonté. JUN Fig. No m ceg morir de joi purs. Dzvupes px Prapes : Ab cor. Je ne crois pas mourir à jeux de boubeur. Loc. Gent acaillens e de gaia semblansa Los trobarets, e Dxyus e disnars. T. D’AzsenT DE SiSTERON ET DU MOINE : Mouges. Vous les trouverez accueillant agréablement « d’uve manière gaie , et à jeun et repus. Car. Deju. 4. Daunx, p«où , s. m., jeûne. Almorna aunda ses D&IUN, € DUIUXS non sunda ses almorna : p&IUNs e almorna es do- bles bes, Trad. de Bède, fol. 52. Aumône profite sans jeéxe, et jeine ne profte ec: aumône : jeine et aumêne c’est double bien. Adv. comp. Faits lo li trair en pssux. Deupbrs pe PRabes, dus. cass. Faites-le lui arracher à jeux. Fay aquel suzar en banb, en pzcu, per al- cus jorns. Trad. d'Albucasis, fol. &. Fais celui-là suer en bain [à jeux, pendant sucums jours. ronr. Jejum. 17. Diginno. 5. Deuni, s. m., jeûne. Dieus comenda pasenxs et abstinenciss. V. et Vert., fol. 20. Dieu commande jenes et abstinences. Quatre Dasuw1S ordenatz per la Gleyza. Eluc. de las propr., fol. 12. Quatre jeiines ordonnés par l'Eglise. CAT. Dejuni. JUNC, 5oxc, s. m., lat. suncus, jonc. Alcus suxcs tau grans qne valo a far naus. Eluc. de las propr., fol. 218. Aucuns joncs si grands qu'ils sont bons à faire barques. Secha ‘1 soxcx el glais e 1 raus. G. ADHEXAR : Quan le. Le jonc et le glayeul et le roseau sèche. Meta i hom sonc e fueilla fresca. Drupes DE PRADES, dus. cass. Qu'on y mette jonc et feuille fraîche. Nég. explét. Car penedensa del adonex No val a l’arma quatre som. Fozquer ne MARSEILLE : Senher Dicus Car pénitence de l’alors ne vaut quatre jones l'âme. ANC. F8. Et n'ert pas jonchie de jonc. Roman de Partonopeus de Blois, +. IL, p. 1® JUN Fors la vert herbe e le june freis. B. px Sainrz-Maune, Chron. de Norm., fol. 34. CAT. Jonc. nsP. PORT. Junco. 17. Giunco. 2. Jonca, s. f., jonchée, tas. Aqui viratz combattre .w. chavaliers, E far JomcHas:a .c. e a milliers. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 54. Là vous verries combattre mille chevaliers, et faire jonchées à cents el à milliers. 3. Juncan, 1oNcHaR, v., joncher, ré- pandre, semer. Le mot :onc s'appliquant à une grande famille de plantes, fut employé pour désigner les feuilles et les fleurs qu'on semait sur le passage des per- sonnes qu'on voulait honorer; et :0x- can sigoifia d’abord Jeter du jonc, des herbes ; puis, par extension, joncher de fleurs, et figurément Jjoncher de morts. Fig. Quai ses bausis Vol Amor albergar, De cortesia Den sa maison s0nNCHaAR. Mancavaus : Lo vers. Quai sans tricherie veut loger Amour, de courtoisie doit joncher sa maison. Part. pas. En brieu veirem camps soncaTrz de quartiers D’ elms e d’escutz e de brans e d’arsos. BERTRAND DE Born : Miez sirventes. En peu nous verrons champs jonchés de quartiers de heaumes et d’écus et de glaives et d’arçons. Lai ac tant Frances morts e denglaziatz, Qu’el camps e la ribeira n'es vermelhs e 5UNCATz. Gou.Lauxx pa TupsLa. Là eut tant de Français morts et égorgés, que le champ et le rivage en est vermeil et jonché. Anc. ra. Cam fu sempres li chans jnnchez De bras, de testes, e de piez. B. pe SAMTEAMAVAE, Chron. de Norm., fol. 28. ronT. Juncar, 17. Giuncare. 4. Ensoncas, v., joncher. De flors l' ansoncuon la via. Un TROUBADOUR ANONYME : Seinor vos que. De fleurs lui jonchent la voie. JUN 597 Part. pas. Dels morts e dels nefratz es lo comp ENJONCATS. ‘Roman de Fierabras, v. 476. Des morts et des blessés est le champ jonrhd. Y mori tauta gent que tota la ciutat n’era ERJONCADA. Hist. abr. de la Bible, fol. 46. H y mourut tant de gent que toute la cité en était jonchée. CAT. Enjoncar. JUNE, s. m., lat. sunius, juin. Lo mes de suxs es lo seizes. Brev. d’'amor, fol. 47. Le mois de juin est le sixième. El mes de suxn issen. G. Riquien : Sitot s’es grans. Au mois de juin sortant. anc. rR. Che fu en jun que li jor furent grant. Roman de Guillaume au cort nes. J'attendy donc la fin da moys de jun. J. Boucuert, Triomph. de François ler, fol. 2. Car. Juny. ase. Junio. ronr. Junho. ir. Giugno. JUNHER, J30NKER, JONGER, JONJER , JOINRER , JOINGNER, 2., lat. JUNSERE, joindre, unir, lier. Lai suxn mas mas, e lai estan aclis. PEynoLs : Si ben sui. Là je joins mes mais , et là je reste incliné. Lai so1xG mas mas per hom esdevenir. R. Jonpan, vic. DE S. ANTONIN : Vas vos soplei. Là je joins mes mains pour devenir bomme-lige. Fig. Fin’ amors suns e lia Dos cors de lonhdan pais. PrynoLs : Quoras que m feses. Pur amour joint et lie deux cœurs de lointain pays. Dir a leys a cai prets se 30N&. RamsauD D'ORANGE : Un vers. Dire à celle à qui mérite se joint. Vertaz no si pot somsxn... ab messonja. Trad. de Bède, fol. M. Vérité ne se peut joindre. à mensonge. — Se rencontrer, s’aborder, s’assaillir. Aqui s0=00 Bergonh e Beruer. Roman de Gerard de Rossillon, fol. 8o. La s’abordent Bourguignons et Berrichons. Part. prés. Pietat es 30NWENS coma bon ba- tom de que hom fay los mnrs sarrazinesc. V. et Vert., fol. 4. La piété est joignante comme le bon maslic avec quoi on fait les murs sarrasins. 598 JUN Substantiv. El s010mxx as, segon valor, Deu voler a son jonhedor Las srmas semblans qe el ha. B. Cansonzz ne Mansnizie , Coblas triadas. L'assaillant, selon valeur, doit vouloir à son ad- versaire les armes semblables (à celles) qu’il a. Part. pas. Si es mos cors en vos Jo1nnz et aders. AnnauD DE ManuxiL : L’ ensenhaments. Tellement mon cœur est joint et attaché en vous. Fis, de genolhs, mas soxras humilmen. Pons px CaPDUELL : Us gais. Fidèle, à genoux, mains jointes humblement. — Enjoint. La mesura que lur es suxrxa en lur pene- densa per lur coffessor. ; V.. et Vert., fol. 21. La règle qui leur est enjointe en leur pénitence par leur confesseur. CAT. Junyer, junyir, sr. Giugnere. 2. JunCTURA, IUNHTURA , 5. f., lat. sunc- TURA, jointure. Per totas las suncrunAs dels membres. Libre de Tindal. Par toutes les joinfures des membres. La femne, cant vol efantar, las sumnTun AS li alargo la una de l’autre. Liv. de Sydrac, fol. 26. La femme, quand elle veut enfantor, les join- tures lui élargissent l’une de l’autre. CAT. ESP, PORT. Juntura. 17. Giuntura. 3. Junra, sonTa , s. f., jointure, jonc- tion. Si acordon totz sus la suxra de la rumpe- dura, Trad. du Tr. de l’Arpentage, 2° p. ,ch. 1. S'accordent tous sur la jonction de la rupture. — Assemblée, junte. Si'l temps anticx qu’om solia prezar Chans, e mandar cortz, suxras e torneys. SERVERI DE G1RONE : S’ ieu fos. Si au temps antique où on soulait priser chants, et convoquer cours, juntes el tournois. — Rencontre, choc. Fai tanta somTA , Que lost fai descofir. RaAnMBAUD DE VAQUEIRAS : Trusn mala. Fait si grand choc, qu'elle fait déconfire l’armée. CAT. ESP, PORT. Junta. 11T. Giunta. JUN 4. Jonmepon, s. m., adversaire, agres- seur. El joinheyns, segon valor, Dea voler a son soxaxpon Las armas semblans qe el ha. B. Cassonez px Manstizix, Coblas triades. . L’assaillant, selon valeur, doit vouloir à sve +d- versaire les armes semblables (à celles) qu’il a. 5. AnsUNCT, s. m., adjoint. L’aDsuxcr no pot procedir.…. sens lo coæ- missari. Fors de Béarn, p. 1081. L’adjoint ne peut procéder... sans le i CAT. Adjunt. &sP. PORT. Adjunto. 1r. Agginnto. 6. Apruncrio, ADIONCTIOR , 5. f., lat. ADUNCTIONEM, adjonction, figure de rhétorique. AbsunCrIO est, quom verbam , quo re comprehenditur, non interponimus, sed aat primum, aat postremum collocamus. Primum hoc pacto : « Deflorescit formæ dignites sut morbo, sut vetastate. » Postremnm sic : « Aut morbo, aut vetusiate formæ dignitas defo- rescit. » Auct. Rhetor. ad Herenn., \V,3. Ansuxcrios ajusta diversas clausas ab .1. verb pauzat en lo comensamen 0 en la fi. Leys d'amors, fol. 156. L'adjonction ajoute diverses clauses avec un verk placé au commencement ou à ls fin. — Terme de palais. De son ansoncrtox. Fors de Béarn, p. 1o8t. De son adjonction. , IT. Aggiunzione. 7. CONIUNGER, CONJONGNER, CONJOIr- GE, 2., lat. coNIuNGxRe, conjoindre, réunir, contracter. Non pot comsunGEn aquela teneson qu'el fetz seguentre lo plait. Trad. du Code de Justinien, foi. 21. Ne peut pes conjoindre cette tenure qu’il ft apré le plaid. Garda que unqua non coxs050Kwas amicitis. ConsotxenER se a Hiernsalem. Doctrine des Vandors. Garde que jamais tu ne contractes amitié. Sc reunir à Jérusalem. JUN Part. pas. Han pauces deus et claras o no be CONJUNCTAS. Eluc. de las propr., fol. 43. Ont petites dents et claires ou non bien réunies. xT. Congiugnere. 8. Consuxcriu, s. m., lat. cONIUNCTI- vus, conjonctif, terme de grammaire. CowruncrIUs es, quar ajusta dons rasos en- sens. Gramm. provenç. Est conjonctif, parce qu’il unit deux raisonne- ments ensemble. xs». Conjuntivo. ronT. Conjunctivo. tr. Con- giuntivo. 9. ConuNTAMEN, adv., conjointement. ConsounrAwEx 0 devisidamen. Tic. de 1373. DoarT, t. CXXV, fol. 67. Conjointement ou séparément. 17. Congiuntamente. 10. Comuncrio, conIuncci0, s. f., lat. conJUNCTIO, conjonction, jonction, réunion. La comsuxcrio e La separatio. Trad. d'Albucasis, fol. 1. La réunion et la séparation. — Terme d’astronomie. La consuxccio de las planetas. Eluc. de las propr., fol. x13. La conjonction des planètes. Quan si fay lur comsuncri0s. Brev. d'amor, fol. 31. Quand se fait leur conjonction. — Terme de grammaire. Cosuxcrto es apellada, quar ajasta l’un mot al autre. Gramm. provenç. Est appelée conjonction, parce qu’elle unit un mot à l'autre. Donc, doncas, son consuncri0s concluzivas. Leys d'amors, fol. 101. Donc, ALORS, sont conjonctions conclusives. car. Conjuncci6. xs. Conjuncion. ronT. Con- juncäo. rr. Congiunsione. 11. DessoNHER, DEJONHER , ®., lat. pis- suxgzne, disjoindre. Pueis ponh Si qu' el carros Dasonn: RAMMAuM DE VAqQuEInAs: Truan mala. Puis elle s’efforce tellement qu’elle disjoint le char. JUN Mas » las vets quan si Dxrown, Que s’ espan defors e dedis. GuiLLauxEx DE CABESTAING : Ar vey qu’ em. Mais par fois quaud il se disjoint, qu'il se répand dehors et dedans. AEC. vR. Le duc de Bourgongne estoit d'eux desjoinct, et rallié avecqnes les Francois. MonsraeLert, t. 11, fol. 124. ANC. CAT. Disjunyr. CAT. MOD. Desjunyir. 1T. Disgiugnere. 12. Dissuncriu, ad}., lat. pissuncrivus, disjonctif, qui désunit. Calor ab siccitat es trop D1sI0NCTI va. Elue. de las propr., fol. 270. Chaleur avec sécheresse est très disjonctive. 599 — Terme de grammaire. Subst. Las satras DISJUNCTIVAS, si CUM 0, ni. Gramm. provenç. Les autres disjonctives, ainsi comme OU, ET. ABC. CAT. Desjunctint. CAT. mon, Disjunctiu. nsp. Disyuntivo. ronT. Disjuntivo. 1r. Dis- giuntivo. 13. ENJONGER, ENJUNHER, v., lat. 1N- zuNGERe, enjoindre, ordonner. Ieu xnsonc que la regina, molher mia, totas | aquestas causas… lanze , conferme. Statuts de Montpellier, de 1204. J'’ordonne que la reine, ma femme, toutes ces choses... approuve, confirme. Part. pas. Penitencia non ai tenguda ni ser- vada , en aichi com hom La m’avia eNJuK- THA mantes ves. Cartulaire de Montpellier, fol. 171. Je n’ai tenu ni observé pénitence, ainsi comme on me l’avait enjointe maintes fois. 14. ImsuncTIon, s. f., lat. iNsuncTionwemn, injonction. Ixsoxcriox, citacion et mandament. T'it. de 1373. Dour, t. CXXV, fol. 68. Injonction, citation et ordre. ANC, CAT. Injuncio. 15. SussuncrTiu, s. m., lat. SUuBsuNcTI- vus, subjonctif, terme de grammaire. Podon esser dichas del sumoncriv. Tant al prepositia orde quant al sussoncriv. Leys d'amors, fol. ror. Elles peuvent étre dites du subjonctif. Tant à l’ordre prépositif qu’au sub/onctif. JUN JUP Goo caT. Subjunctiu. EsP. ronT. Subjuntivo. tr. 121. Susiucar, v., lat. SUBJUGARE, sub- Subiuntivo, Soggiuntivo. juguer, mettre sous le joug. 16. Junw;s. m., du lat. sunctus, joug. Ven per assetjar La vile de Rhodes, e vol la suesvcan. Frag. d'une trad. de La V. de S. Amant. Vint pour assiéger la ville de Rhodes, et roalui El sux acoblar. Béstia es que hora no pot domdar a sus portar. Eluc. de las propr., fol. 24o. la subjuguer., Accoupler su joug. Part, pas, De Farao, que us tenis source. C’est une béte qu'on ne peut dompter à porter Passio de Mari. joug. De Pharaon , qui vous tenait subjupues. 17. Jo, s. m., lat. sugum, joug. Car. ss». ronr, Srbjugar. 1r. Soggiogare. Lo buou.. met hom al 50, e dona li de JUNIERT, s. m., lat. JURIpERuS, pente l’ agalon. . s F. et Vert., (ol. 77. vrier.. Le bœuf... on (le) met au joug, et on lui donne Rams d' api et suutxar. de l’aiguillon. Coll. de remèd. en provençal. Jos e regna. Rameau d’ache et de genevrier. Trad. de Bide , fol. 74. Joug et rêne. JUPA , s. f., jupe, cotte, pourpoint. Fig. Lo meus 508 es suaus, o'l menus fais es lens. Sai far suras e jupelhs. Trad. du N.-Test., S. Matareu, ch. 11. RaïmOND D’Avicnon : Sirvens an. Le mien joug est doux , et le mien faix est léger. | : Je sais faire jupes et jupons. ‘ CAT. Jou. 2sr. Vugo. ronr. Jugo. 1r. Giogo. Anc l’entresenh faitz ab benda 18. Coxmsucario, comsuGazo, s. f., lat. De la sura del rey d’armar, | . . Que ilh baillet, no lo poc guizar. CONJUGATIO , Conjugaison , terme de Brnrrnp pe Boux : Quan vey pds grammaire. Oncques l’énseigne qu’il lui donna , faite avec æc Consucarios non es als sino declinatios | bande du pourpoins du roi d'armes, ne le pui diner del verb. CAT. Jupa. Leys d'amors, fol. 57. . Conjugaison n’est autre chose sinon déclinaison | 2. JUPRLH, s. m., Jupon. du verbe. Sai far jupas e sUPzLns. La prima consuGA20. Ramon D'Avicnon : Sirvens sy. Gramm. provenc. Je sais faire jupes et jupons. La première conjugaison. AMC. PA. Un Juppel que avoit vesta icellu CAT. Conjugac6. 2sr. Conjugacion. pont. Con- Pierre. Jugacäo. IT. Conjugazione, Lett. de rem. de 1448. Canpenrine, t Il, col. 95 19- Coxsucaz, adj., lat. conucazis, | 3. Juron, rurro » S. M., jupon, tunique. Gastsn o affolan suroxs o autres obratges Ord. des R. de Fr., 1462, t. XV, p. . Gâtant ou détériorant teniques ou autres ouvre So de vermelh pali lor sor10. Roman de Gerard de Rossillon, fa. 3. Sont de drap de soie vermeil leurs tuniques asp. Jubon. ronr. Gibäo. 1T. Giubbone. conjugal. Lor amor sembla comsucac. Eluc. de las propr., fol. 139. Leur amour semble conjugal. CAT. EsP. PORT. Conjugal. 17. Congiugale, coniugale. 20. SUBJUCACLON, 5. f., lat. SUBIUCATIO- Nem, asservissement, 4. Juries, 5. m., jupier, qui fait de Els nos metran en gran sUBJUGACION. jupes. Hist. abr. de la Bible, fol. 35. À JUPIERS, lo portal. Ils nous mettront cu grand asservissement. Cartulaire de Montpellier, fol. h IT. Soggiogasione. Aux jupiers, le portail. JUR MR 601 JUPITER, s. m. lat. Jurrrun, Jupiter, | 4. Junar, s, m., lat. sunarus, farat , ad- planète. Jorrren, segon planetas. Bro. d'amor, fol. 30. Jupiter, seconde planète. La seeonda planeta à nom Jurirzn. Liv. de Sydrac , fol. 53. Le seconde planète a nom Jupiter. CAT. «SP. PORT. Jupiter. JUR , s. m., lat. suagmentum, serment. Pus Ventedorn e Comborn e Segor E Torens e Monfort e Guordon Au fag acort ab Peiregorc e sun. BaataanD px Bonn : Pus Ventedoen. Paisque Ventsdour et Comborn et Ségur et Tu- renne et Montfort et Gourdon ont fait accord avec Périgord et serment. Pois ment s0s 3URs. RatmonD DE MirAvAL : Contr’ amor. Puisqu’elle dément ses serments. CAT. ANC. ESP. PORT. Jura. 2. JURAMENT, JURAMEN, s. m., lat, 20u- RAMENTUM, serment. Junanuzxrs de fidelitat. T'it. de 1468. Hist. de Languedoc, 1.V, pr., Serments de fidélité. Apres lo sobre dig sunaxax fug. Cartulaire de Montpellier, fol. 127. Après le susdit serment fait. Si vol gardar sa fidelitat ni son sunauxx. L’Arbre de Batalhas, fol. 70. S'il veut garder sa fidélité et son serment. CAT. Jurament. xsv. ronT. Juramento. 1Tr. Giu- ramento. 3. Junarnz, IURADOR , s. m., lat. suna- ron, jureur, blasphémateur. Junazass de Dien e dels sans. Leya damors, fol. 3. Jureurs do Dieu et des saints. Adjectiv. So son fals jutges raubador, Fals, molheratz e 3UnAD0a. Maxcasaus : Pus mos coratge. Ce sont faux juges voleurs, faux , efféminés at blasphémateurs. Hom sunatnx es ples de felonia. | . Trad. de Bède, foi. 50. Homme }ureur est plein de félonie. CAT. SP. PORT. Jurador. 1x. Ginratore. IT. ministrateur municipal. Senhors Junarz tenens jarada en la deyta maison. . Usatge de far sunars. Ord. des R. de Fr., 1462 ,t. XV, p. 477 et 634. Seigneurs jurats tevant jurade en ladite maison. Usage de faire des jurats. car. Jurat. ssr. ront. Jurado. 1T. Giurato. 5. Juaana, s. f., jurade, assemblée, réunion de jurats. No ausan far 2üRana... al prejudici del senhor. * Charte de Gréalou, p. 108. N’osent faire jurude... au préjudice du seigneur. Nos, sots mayer et jurats sus deyts, on su- RADA estans,... fasem les ordonnansas. Oral. des R. de Fr., 1452, t. XV, p. 475. Nous, sous-maire et jurats susdits , étant en ju- rade... faisons les ordonnances. 6. Junariu, adj., lat. sunarivus, qui sert à jurer, affirmatf. JunaTivas, coma : Certas, veramen. Leys d'amors, fol. 90. ÆAffirmatives, comme : Certes , vraiment. cl. . 7. Junaroax, adf., lat. sunaroRIuS, jo- ratoire. Ab caution JURATORT. | Fors de Béarn, p. 10b7. A vec caution juratoire. 8. Junan, v., lat. sunane, jurer, pro- mettre. Ien li sünanra, Per lieys e per ma fe, Qa’ el bes que m faria No fos saubatz per me. .B. vx Venrapourn : Lenquan vey. Je lui jarerais, par elle et par ma foi, que le bien qu’elle me ferait ne serait divulgué par moi. Junzno la mort de Sydrac. Liv. de Sydrae, fol. 6. Jurèrent la mort de Sydrae. — Fiancer. Avia una moat bella &lla.. la quel avis faita sunan En Richarts a ’N Ugo lo Brun. V. de Bertrand de Born le fils. Avait une moult belle fille. laquelle le seigneur Richard avait fait fancer au seigneur Hugues le Bruv. 76 602 JUR Prêter serment. Junan non es autra causa mays trayre Dieus en testimoni. V. et Vert., fol. 24. Jurer n’est autre chose que prendre Dieu à témoin. Loc. Jura contra sa conciencia. V. et Vert., fol. 2. Jure contre sa conscience. Junas... en las mas, etc. Tit. de 1378. Hist. de Languedoc, t. IV, pr., col. 356. Jurent…. entre les mains , etc. , — Faire des jurements. Blasfemar e sunar de Dieu. V. et Vert., fol. 17. Blasphémer et jurer de Dieu. Juaox e renegon, e jogon a tres datz. P. CanDiwaL : Un estribot. Jurent et renient , et jouent à trois dés. — Conjurer, sc liguer. El vescoms de Ventedorn e 1 vescoms de Comborn..… el vescoms de Torena se sunz- aon ab lo comte de Peiregors. V. de Bertrand de Born. Le vicomte de Ventadour et le vicomte de Com- born... et le vicomte de Turenne se liguèrent a, ec le comte de Périgord. Fig. Deslialtatz si 2044 Contra Lialeza. P. CanDiNaL : Falsedatz. Délayauté se ligue contre Loyauté. — Part. pas. Juré , lié par serment, fiancé, feudataire, vassal. E’l coms d’ Engolesma l’avia sunana la filla a moiller, e recebat per fill. V. de Bertrand de Born le fils. Et le comte d'Angoulême lui avait fancé la fille pour femme , et (l'avait) reçu pour fils. Sos homs plevilz e sunaTz. ALrHONSE II, Ro’ D’ARAGON : Per mantas. Son homme engagé et lié par serment. Substantiv. Anc no fai vostre sURATZ. Le Dauruin D'AUVERGNE : Rey pois. Oncques je ne fus votre vassal. CAT. &sP. PORT. Jurar. 127. Giurare. g. ConNIUR, 5. m., supplication, invo- ‘cation. Mas no m valon precx ni consur, Si Merces no la m conjura. Deuves De PRADES : De lai on. JUR . Mais ne me valent prière ni supplication, si Mere, ne me la supplie pas. — Conjuration, enchantement. Venc al us de la cambra, si la trobet tancada, Et a dit son comsur ; tote »# es desfermada. Roman de Fierabras, v. 2760. Vint à ls porte de la chambre, il la trouva fer- mée , et il a dit sa conjurution; elle s’est toute ou- verte. Qnan l'encantaire la vol gitar de sa folu: ab sos connus. Eluc. de las propr., fol. 23. Quand l’enchanteur veut la chasser de 62 retrait - avec ses conjurations. cat. Conjur. &sr. Conjuro. 10. ConJuRATION, s. f., lat. cowsuz:- TIONEM, conjuration, enchantement. En nigromantia, CONIURATIONS. La Confessio. En nécromancie , enchantements. car. Conjuraci. xse. Conjuracion. rOaT. Uor Juracäo. 1r. Congiurasione. 11. ConsURADOS, s. m., enchanteur. Adject. Alcu dels Jazieus conrura Dons. 2552- jeron de gitar orres esperitz. Trad. des Actes des apôtres, ch. 19. Quelques uns des Juifs enchanteurs... essaycrest de chasser les esprits immondes. se. Conjurador. 17. Congiuratore. 12. Comiunar, vV., lat. consunane, con- jurer, supplier. Ans quan la prec, me semon et ur const: Que m lays de lieys. G. Farmr : Molt a pugsat Mais quand je la prie , cle me somme et me ce jure que je m'éloigne d'elle. Pueis dis l’evesque, consurax Lo filh de Dieu e demandan : « Jeu te coxsun:, per Diea meu, Que m diguas si es filh de Dieu. - Brev. d’amor., fol. 163. Puis Île pontife, conjurant et iuterrogeant le £!: de Dieu, dit : « Je te conjure, par mon Dieu, qu- tu me dises si tu es fils de Dieu. » Car frayres, coxua1 vos que... vos abstensas. F. et Vert., foi. 103. Chers frères, je vous conjure que... vous voc: abstenies. caT. ase, PORT: Conjurar. 1r. Conginrare. JUR 13. Esconrunas ,'®., conjurer, supplier. Ans fag on plus l’zsconsuua. | Gus D'Uisez : L'autre jorn. Mais elle fait où plus il la supplie. — Faire des conjurations. Lo traval que avia mes l’an passat per zs- comsunaz lo temps. Tit. de 1498. Doar, t. CXXVII, fol. 268. £a peine qu’il avait mise l’an passé pour conjurer le temps. ‘ AMC. rn. Le veue et le ressentiment de nos propres maux ne nous peut esmouvoir à esconjurer ceste tempeste. Canus px Bssey. Diversités, t. 11, fol. 347. ronT. Esconjurar. 17. Scongiurare. 14. ABJURAMENT, 5. m., abjuration, renonciation. Mas aquest ABJURAMENT. Trad. de l'Éptt. de S. Paul aux Hébreux. Mais cette abjuration. — Délaissement, terme de jurisprudence. Aquest absolvement et aquest ABURAMENT. Tit. de 1297. Doart, t. CVI1, fol. 6. Cette décharge et ce délaissement. 15. Pense, s. m., lat. PERIURIUM, par- jure. No tem... Peruns fals, E viu de raubaria. BERTRAND D'ALLAMANON : Del arcivesque. Ne craint. les faux parjures, et vit de vol. 16. Praruni, s. m., lat. PARURIUM, parjure. Fan rERsURIS e grans tracios. Poëme sur Boèce. Font parjures et grandes trahisons. | Nos chazem el crim de PERIURI. Trad. de Bède, fol. 59. Nous tombons au crime de parjure. car. Perjuri. use. ponr. Perjurio. vr. Pergiuro, pergiurio. 17. Penruia, s.f., parjure. No m platz rERJURtA Ni nulh malvatz perchatsz. T.ns J. Lac. ET D'EsLes : Qui vos dars. Ne me plaît parjure ni nul mauvais profit. 18. PERSURAMENT, 5. /., parjure. JUR Si lo vol secusar de P&AJURA MENT. L’'Arbre de Batalhas, fol, 240. Si le veut accuser de parjure. 603 19. Prasur, adj., lat. prasunus, par- jure. E ’n Tolza ‘| tenon per r«RIUs. BznraanD DE Boun : Pois lo gens. Et dans Toulouse le tiennent pour parjure. Substantiv. Li Pransun, li blasmador. Liv, de Sydruc, fol. 98. Les parjures, les blasphémateurs. Anc. FR. Et se j'en sai parjurs à escient. Lx Ror pe Navauns, ch. 17. Aurunt esté vers tei parjur. B. pe Saunre-Maure, Chron. de Norm., fol. 63. car. Perjar. ser. Pont. Perjuro. 17. Spergiuro. 20. Pemunan, v., lat. PERJURARE, par- jurer. Ar an melhuret ler afer. De mentir et de rznsunan. P. CanninaL : Un deeret. Mainteuant ont amélioré leur affaire du mentir et du parjurer. Mas per ren que sia, Yea no m PRRJURARIA. T. p J. Lao xr D'EsLxs : Qui vos dara. Mais pour rien qui soit, je ne me parjurerais. Part, pas. Vas mi son P&RsSURAT Trei palazi. BERTRAND DE Bonx : Ges no m. Envers moi sont parjurés trois palatins. Vostra fes Qu’ avetz cent vetz per aver PERJURADA. T. D'ALRERT MARQUIS ET DE RAMBAUD DE VAQUE1- RAS : Âra m digats. Votre foi que vous aves cent fois parjurée pour richesse. CAT. xs. PORT. Perjurar. 17. Spergiurare. a1. FORJURAMENT, 5. Mm., abjuration, re- nonciation. Recebens aquest absolvement et rôhsunA- msn per la gleya densnt dicha. Tit. de1277. Doar, t. CVIT, fol. 5. Recevant cette décharge et renonciation pour l’é- glise devant dite. 22. FonJurar, v., abjurer, renoncer. Fonsuasr la error que avia manteguda. Cat. dels apost. de Roma, fol. 160. Abjura V'erreur qu’il avait maintenue. 604 JUS 23. Desranux , adj., cessant, qui cesse |. d'être parjure. Si be la vielha pasrxasuna, Jarava que mon dreg havis. Leys d’'amors, fol. 320. Si bien la vieille cessant d’étre parjure, junait qu’elle avait mon droit. JUS, s. m., jus, suc. Los sus e las sabors e Las odors de las viandas. F. et Vert., fol. 21. Les jus et les saveurs et les odeurs des aliments. Pren Jus de jasquiam. Coll. de Recettes de médecine. Prends suc de jusquiame. xsp, Zumo. JUSARMA,, 5. f., guisarme. Tant gran colp li va donar D’ aua susanwaA sus P eseui. Roman de Blandin de Cornouailies. Si grand coup d’une guisarme lui va donner sur l'écu. ano. pa. En lor cols aveient levées Dai gisarmes lunges et lées. Roman de Ron, v. 13437. Quai —— la corde d'une Sisarme et chéat Moussrantzar, t. II, fol. 7. Anuit, fet-il , La teste m' oste A ceste Jusarme trenchant. . Nouv. rec. de fabl. et cont. anc., t. I, p.19. JUSQUIAM, s. m., lat. hvoscramus, jusquiame , plante. JusquiaAx , nat en Perse , es fort nociu. Eluc. de Las propr., fol. 106. Le jusquiame, née en Perse, est fort nuisible. Pren jus de rusquiax. Coll. de Recettes de médecine. Prends suc de jusquiame. JUST, adj., lat. susrus, juste, équitable. Com diray que sia guers ni drechuriers aquel que non pags son deute? V. Vert., fol. 64. Comment dirai-je que soit juste et droit celui qui ne paie pas sa dette ? — Qui a la justesse convenable. Segon lescayre susr. Trad. du Tr. dE FAepeRIAGe Are part., ch, 35. Selou l’équerre juste. JUS La meitat del susr prests. Tit. de 1250. Dour, t. CXXXVII, fol. 16. La moitié du juste prix. — Étroit. C’ om los meses en i. vayselh de fust, Mot fort sarat, et que fosa ben susr. Vie de S. Trophime. Qu'on les mît un vaisseau de bois, serré moult fort , et qui fât bien juste. Subst. Else desviatz mostron als suers la vis. P. CanotnaL : Sirveutes fauc. Et les égarés montrent la voie aux justes. Maier jois es en oel dan pechador covertit que d’ an Jusr. Trad. de Bède , ſol. Do. Plus grande est la joie dans le ciel an sujet d'un | pécheur converti que d’un juste. CAT. Just. nor. ronr. Justo. rr. Ginsto. 2. Justicia, susrista, s. f., lat. susri- TIA, justice. Tota sorrtzra den esser forts. Livre de Sydrae, fol. 33. Touta justice doit être forte. Fam e set de susricta. F. et Vert., il. 64. Faim et soif de justice. Loc. Hom deu plus fort susricra fer al ric que al paure, © mai castier. Liv. de Sydrac, fol 25. On doit faire plus fortement justice au riche qu'au pauvre, et (le) châtier davantage. Cant Dieus faca susricta. V. et Vert., fol. Go. Quand Dieu fera justice. ca?. xs Jusficia. ronT. Justios. rr. Ginstisie. 3. Jusriciee, s. m., justicier, juge. Lo suosricran lo ‘n trays, et ostet li las bueias. Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 21. Le justicier l’en tira , et lui ôta les chaînes. AMC. ra. En signe lil est justicieres. Roman du Renart,t.1V,p. 245. CAT. Justicier. no. Justiciero. ron. Justicoiro iT. Giustisiere. 4. Jusrxsianon, s. m., justicier. Quai no sofre castiador, Per fort sofre Jusrnsra Don. Libre de Senegus. Qui ne souffre correcteur, souffre forcément ,::- ticier. xsr, Jasticiador. JUS 5. Jusriczasus, ad., justiciable, Negans persona... susricrADSA al rey. Tit. de 1394. Mist. de Nimas, t. LIT, pr., p. 126. Nalle personne... justicishle du roi. Juerioranxa d'aichel av Tit. du xuie siècle: Doar, t. cxvnmi. fol. 88. Justiciable de cet évêque. 6. Jusritran, v., justicier, punir, faire justice, supplicier. Veus mon cors per Jusrizr4a. | R. Vimar ps BezauDyux : Unas novas. Voici ma personne pour justicier. Tota justizia den esser forts per JUsTIZIAR los malvatz. Tonte justice doit être forte pour punir les mé- chants. l Part, prés. Jutgan et suertsux. Tic. du xsue siècle. Dot, t. CXVLII., fol. 83. Jugeant et punissant. Part. pas. Per que del tot sera condempuatz © JUSTIZIATZ. V. et Pert., fol. 7. C'est pourquoi il sera du tout condamné et jus- tioié. AC, CAT. ANC. 6e. Justiciar. PORT. Iuxcicar. 17, Gissäsiare. 7. JUSTIFICACIO, JUSTIFICATION, s. f., lat. susriricarionem, justification. Per la nostra sUsTIFICATION. Doctrine des Vaudois. Pour ls nôtre /astfcation. Lo temps de ta suersricaëre. ‘ Trad. du N.-Test., S. Luc, ch. 19. Le temps de ta justifcation. CAT. Justificacié. ns». Justificacion. ronT. Jus- tificaçäo. 17. Giustificasione. 8. Jusrinran, sUsTIrIQUAR , v., lat. susri- ricane, justifier. Cofessios rusrrr1a, e dona perdon a pechat. Frad. de Bèide, foi. 49. La confession justifie, et donne pardon à péché. E”1h Poblics >usririquanox Dieu. Trad. du N.-Test., 8. Luc, ch. 7. Et les Publicains /ustifièrent Dieu. Na t susririns davant Deu, car el es coi- noisseire de cor. Trad. de Bède, fo. 30. Ne te jusiifies devant Dieu , car il est connaisseur de cœur. JUS 605 Part. pas. Sables es susrir:aD4 de sos fils. Trad. de Bède, fol. 36. Sagesse est justifide par ses fils. CAT. ser. PORT. Justificar. 17, Giustificare. 9. Huusr, adj., lat. ixsusrus, injuste. Ixsvsr per no just. | - Leys d’amors, fol. 69. Tnjuste pour non juste. Ensusra violencia. L’Arbre de Batalhas, fol. 113. Fnjuste violence. CAT. {njust. asp. rOnT. Fnjusto. xr. Pnginsto. 10. IxsusramewT, ado., injustement. IxsusrauwexTr, o senes causa. Tue. de 1ak1. Dour, t. CLXX, fol. 551. Tnjustement, ou sans caute. 11. Juiusrica, s. f., lat. amusTi T4, in- justice. No esble la rusvsrrc1a de mon payre. L’Ardre de Batalhas, fol. 111. Ne savait l'injustice de mon père. CAT. esp. Jnjusticia, pont. Injtutica. tr. In- giustisia. 12. Exsuaios, ad}., lat. inrunsosus, in- jurieux, outrageux, injuste. EnJuni0s es e chastia messongeirament qui altrai fai enjuria. Trad, de Bède, fol. 55. Est injuste et châtie mensongèrement qui fait in- justice à autrui. Benefca, a nnlh xxJuaioza. Eluc. de las prepr., fol. 170. Bienfaissnte , à aul autrageuec. car, dryurios. sar. ronT. Injurioso. 17. Ingiu- rioso. 13. INTURIOSAMENT, adv., injurieusement. Qui traira coutel iradamen et 1N3uRxQ84- MANT. Ne. de 1265. Dour ,t. CLXXII, fol. 140. Qui tirera couteau avec colère et in/nrisrsement. car. Jnjuriosament. xs». runv. Injuriosamente. 17. Ingiuriosamente, 14. IxuRIA, eNTURIA , 5. J., lat. 1nsunIA , injure , injustice, tort. Si cam es de fart e de rapina e de 1x3uatA faire. Trad. du Code de Justinien, fol. 4. Ainsi comme est de vol et de rapine et de faire injure. 606 JUS Qui altrai fai xwrunra. Trad. de Bède, fol. 55. Qui fait injure à autrui. Mot es grans xmsunra a Dieu tolre so que hon li a donat. V. et Vert., fol. 93. C'est moult grande injure d’ôter à Dieu çe qu’on lui a donné. CAT. EsP. PORT. Injuria. 17. Ingiuria. 15. EnsuRian, v., lat. insurtani, inju- riens blâmer. ., Quau vic sa volantat, no” ne volcax- JURIAR. —— Charles, quand il vit sa volonté, ne voulut l’en blämer. Els xxJUnIAvO als Sarrssis. Cat. dels apost. de Roma, fol. 203. 1ls injuriaient aux Sarrasins. CAT. ESP. PORT. Injuriar. 17. Ingiuriare. 16. Jurce, s. m., lat. sunicem, juge. Fo Jurezs cavaliers, V. de Lanfranc Cigala. Fut juge chevalier. Bo son fals suTrc2s raubador. Mancasaus : Pus mos coratges. Ce sont faux juges voleurs. Bailieus e senesquals e suTeus. Livre de Sydrac, fol. 102. Baillis et sénéchaux et juges. car. Jutge. mer. Juez. pont. Juis, rr. Giudice, 17. JUTIAIRE, JUTGAIRE, JUTJADOR, JUT- GADOR , JUJADOR , 5. M., juge, justicier. Lo durables 3urGatRx cossira plus lo cor que les paraulas. Trad. de Bède, fol. 50. Le juge éternel considère plus le cœur que les pa- roles. Dorons, cel qne es sUTGAIRE Perdonet gran forfaitura. RausAuvD D'ORANGE : Ar m’er. Dame, celui qui est juge pardonna grande forfaiture. Mas lo dreiturier sursarne. PiSRRE D'AUVERGNE : Gent es. Mais l’équitable juge. Devo esser... razo. JUTGADOR a cascu a dreh et a Liv. de Sydrac, fol. 111. Doivent ètre... jwges à chacun atec droit el avec raison. JUS Aïssi fon partit et egat, En la cor del ver Dieu d' amor, À dreit per leial sursanoa. ! Ricnanp ps Tanasoon : Ab ten de. Ainsi fut divisé et égalisé, en la coar du vrai Diea d'amour, justement par loyel juge. ANC. FR. Tu siez solier de justise Jugières Anc. trad, du Psaut., Ms. n° 1, ps- 9- Nobles jugières de mors estoit hore qui dampnoit en son fils le mariage qui estre ve pooit selonc le droit de sainte Églyse. Rec. des hist. de Fr.,t. 1, p- 215. Quar trop son près li jugeor. Roman de Partonopex de Blois. Not. des Mss.. t. IX ,p. 73. xs». Juxgador. ronr. Julgador. 18. Jurrairirz, s. f., lat. supicafuix, femme juge , justicière. Amans qui m fai rursarkrrz. B. Zoner : L’autr’ ier quant. Lamant qui me fait juge. 19. Jucz MA, s. juge. Per portar lettras clausas de part mossenhor lo suas mass. Fit. de 1428. Hist. de Nimes, t. Nu, pr, P- 275 - Pour porter lettres closes de ia part de monsi- gneur le grund-juge. m., juge-mage, grand- 20. Jupict, JUZIZ1, JUZ1, s. m., lat. 26- picium, jugement. Lo suptor sy deu finir la on es commensat. Statuts de Provence. Juris, à. Il, p. 461 Le jugement doit se finir là où il est commence. Ni de secret suzrzr sien. Brev. d'amor, fol. 7. Ni de secret jugement sien. L' arbitres deu donar suzr. Trad. du Code de Justinien, fol. 11. L’arbitre doit donner jugement. — Absolum. Le jugement dernier. Salva m'al jorn del suzrzr. FoLquer ns Mansnizrz : Senher Dieu. Sauve-moi au jour du jugement. A1 dia del sunrct on tait serem jotjat. Guuraunx px Trpezs. Au jour du jugement où nous serons tous jugés. ANG. FR. Nostre Seignor vendra an jor de jeu. Sermon. CanPenTiEn , 1. II, col. g$o. car. Jndici, juhii., nsp. Juicio. rouTr. Jaiso. rt. Ciudizio. JUS 21, JUTIAMER, s: m., jugement, Aissi cam selh qu’ om mena al sursamzs, Que es per pane de forfag acuzatz. Le motte Du MonTAUDOn: Aissi cum selh. Ainsi comme celui qu’on mène au jugement, qui pour peu est accusé de forfait. "Fassa”n lo surS5aMEN, A Ventsdorn, Na Maria. T. psG. Fauir er De H. De La BacmeLenie : N Uc. Fa fasse jugement, à Ventadour, dame Marie. — Absolum. Le jugement dernier. Paor denuran aver sl surrAmEx. Pons pe CAPDUEIL t So qu’ hom plus. Peur devront avoir au jugement. Lo jorn del suTs:amzN maior. PIERRE D'AUVERGKNE : De Dieu no ns. Le jour du jugement majeur. caAT. Jufjament. Anc. xsP. Jusgamiento. PonT. Julgamento 17. Giudicamento. 22. Jupicar, s. m., jugement, chose Jugée. Executions de suDICaT. Statuts de Provence. JuL1EN , 1.1, p. 255. Exécntion de jugement. car. Judicat. 1r. Giudicato. 23. JOPICIAL, adj., lat. supicrais, ju-. diciaire. Sa actoritet sUDICIAL. | Tie. de 1310. Dour, t. CLXXIX, fol. 209. Son autorité Judiciaire. caT. ssP. PORT. Judicial. 1T. Giudiziale. 24. JunicrALMEN, adv., judiciairement. Jupicrazwen, per confession de partids. Fors de Béarn, p. 109. Judiciairement, par aveu de partie. car. Judicialment. zsv. Pour. Jadicialmente. tr. Giudirialmente. 25. JunicaTiU, adj., appréciauf, capa- l e ble d’apprécier. Ses comu qui es perceptiu, discretiu, suDt- CATIU. De vertat et de falsetat 3UD1cATIVA. Per sa virtut JUDICATIVA. Eluc. de las propr., fol. 17, 23 et 13. Sens coramun qui est perceplif, distinctif, ap- préciatif. JUS De vérité et de fausseté appréciative. Par sa faculté appréciative. AnNC. mer. Judicanivo. tr. Giudicativo. 607 26. Juprrranr, adj., lat. sunicranius, judiciaire. Son decret suprrrant. Tit. de 1331. Doar, 1. XXXIX, fol. 109. Son décret judiciaire. CAT. Judiciari. sp. ronT. Judiciario. 17. Giu- dictario. 27. JUTIAR, IUTGAR, v., lat. sunicarc, juger, condamner. Devis s sursan per lo rey a cap de cinq jorns. W. d'Arnaud Danict. Devait se juger par le roi au bout de cinq jours. Joraan los bos els mais. Liv. de Sydrac, fol. 20. Juger les bons et les méchants. Si tots lo mons mi sursava a murir. PEapicon': Ben sio’l real. Si toat le monde me condamanait à moarir. — Apprécier. Jeu no sai cor suTGan per semblausa. . Hue. BRuüuNET : Cortezamen. Je ne ais juger le cœur sur l’apparence. Part. pas. Sabem cert que totz serem 30TGaTz, E bos e mals, segon nostres peccais. GuiLLaune pe S. Dipier : El temps quao. Nous savons certainement que nous serons tous jugés, et bons et méchants , selon nos péchés. AEC. FR. Ïl serat jugiet à jui. Seient jugiet les geuz devant la tue face. Anc. trad. du Psaut., Me. n° 1, ps. 36 et 9. caAT. Jutjar. mor. Jusgar. vont. Julgar. 1+. Giudicare. 28. JunispiCTI0 , URISDICOION, 5. f., lat, JURISDICTIONER», juridiction. Li plag devon esser fach denant aquelas per- sonas Que an JUKISDICCION, 80 ES potestats. Trad. du Code de Justinien, fol, 13. Les plaids doivent être faits devant ces personnes qui ont juridiction, c’est-à-dire autorité. Retenen.…. la suRiso1cr10 alta e hassa. Charte de Gréalou, p. 62. Retenant.. la juridiction haute et basse. Segnorias, suRIsDICTIOmS et autres bens. Statuts de Provence. JULIE, t. I, p. 350. Seigaeuries, juridictions et autres biens. 608 JUS cat. Jurisdiccié. use. Juristdiceion. von. Juris- diccdo. 1r. Giurisdisione. 29. Jurimic, adj., lat. suninicus, juri- dique, Lo prumer jorn suntic. Fors de Béarn, p. 1070. Le premier jour juridique. car. Juridic. xs», ponr. Juridico. 17. Giu- ridico. 30. JURIDICAMENT, adv., juridiquement. Son estat feytz sUnmiICamENT. Fors de Béarn, p. 1094. Out été faits juridiquement, CAT. Juridicament. xsr. ronr. Juridicamente. ir. Ginrédionmente. 31. Pamiupict, s. m., lat. PRamsupIcium, préjudice, No y pot far tort ni degun rRasomier. Leys d’amore, fol. 152. N'y peut faire tort ni nul préjudice. Ni faca PauoDrc a la compositio que fo facha. Tit. de 1253. Doar, t. CVI, fol. 06. Ni fasse préjudice à \a composition qui fut faite. caT. Perjudici. nsr. Perjuicio. ronr. Prejuiso. it. Pregiudicio, prejudirio. 32. Psasupiciar, adj., lat. paaxIuDic1A- Lis, préjudiciable. Si aquelas questios e aquelas rancaras , que son fachas en plag en una sola part o a am- doas, 500 PRAJUDICIALES, 20 es la una noir a l’ aatte. Trad. du Code de Justinion, to]. 14. Si ces demandes et ces plaintes , qui sont faites en plaid contre une seule partie ou contre deux, sont préjudiciables, c’est-à-dire (ai) l’use wait à l’autre. caT. asp. Perjudicial. roat. Prejudisial. 1r. Pregiudiciale. 33. PawuoDicrasLe, ad). préjudiciable. Que al dit senhor.. en algun temps no fos PRALJUDICIABLE. Tit. de 1310. Dour, t. CLXXIX, fol. 111. Qu'audit scigneur... en aucun temps il ne fût préjudiciable. xsP. Perjadiciable. SUY Negona cagzs que FARGDIQUE ui pese PARJUDICAR. Cartulaire de Montpellier, foi. 106. Nalle chose qui préjmdicie ni puisse préjudicier. En degans meueira no pusca PRzJUBICIAs. Tit. du xive siècle. Dour, t. CXXXI , fol. 26. Eo nulle manière ne puisse pré/ndicier- Part. prés. No rensupicrawr onver lo rey. Charte de Gréalon, p. 106. Ne préjuditiant pas envers le roi. car. ssr. Perjudicar. Pont. Perjudicar, preys- dicar. 17. Pregiudicare. 35. ExTaAIGDICIABLE, adj., extrajudi- ciaire. Cesta panycio s’apelara rxTaasupiIcranta. L'Arbre de Butathas, fol. 340. Cette punition s’appellers extraÿadiciaire. 36. FonsruTcan, FORSIUGIAR, FORJUJAR, v., juger à tort, mal juger, condam- ner injustement. Qai detra so fraire o"1 ronssurea , detrsi la lei. Trad. de Bède, fol. 63. Qui détracte son frère ou le juge à tort, détracte la loi. Part, pas. Amors m'a FORSIUGJAr , no sai eo. Pansicon : Tot P an mi. Amour m’a condamné injustement, je ne ms comment. Eu dic o, per s0 cer es amors Fonzusana per nescis jojadors. Anxexnt DE PEGUILAIN : Tots bo. Je dis cela, parce qu’amour est mal jugé par juecs ignorants. anc. FA. Ce dist Nobles : Vos avez tort Qant Renart volez forsugier. Roman du Renart, t. IL p. 11. JUVAR, »., lat. suvane, aider, secourir. To, lo suva. Litanies du vure siècle. Toi , atde-le. rr. Giovare. 2. Juvariu, adj, juvatif, propre à aider. Es millor e mays suvarru. Trad. d’Albucasis, fol. 2. Est meilleur et plus jwvattf. 34. Pawupican, PARJUDICIAR, 0., lat.|3, Anzupan, ayunaan, acunan, à, lat. PAGEIUDICIARE, préjadicier. ADJUVARE, aider, secourir. JUV Cavalier, anem asuDan À mon seigner lo rei Artgs. Roman de Jaufre, fol. 4. Chevaliers, allons aider à monseigneur le soi Artus. Que t'en ansvn. Tit. de 1034. Hist. de Languedoc ,t. II, pr., col.192. Qu'il t’en aide. En Arago, al rey, eny Dieus azur. P. RaimonD DE TouLouse : No m puex. En Aragon , au roi, à qui Dieu aide. Loc. No vos sai coselhar; Dieus vos aqur! Roman de Gerard de Rossillon, lol. 85. Je ne vous sais conseiller ; que Dieu vous aide! Que ien nulhe res tant ames Co ieu sm vos, m'asvr fes! AanAUD DE Manusir : Dons sel que. Que je n’aimasse aucune chose autant comme je vous aime, m'aide foi! Part. prés. Dieu asupax, acabaray la obra. PHILOMENA. Dieu aidant, j'achèverai l’œuvre. CAT. djudar. nap. Ayudar. rOnT. Ajudar. ir Aiutare. M. ADIUVATIU, adj., adjuvatif, propre à aider. De totas aperacios... ADIUYATIVA. ÆEluc. de las propr., fol. 27. De toutes opérations... adjuvative. IT. Aiutativo. 5. Asupase, adj., secourable. Plasors.. AsUDABLEe en l’agusim d'entencio. Trad. de Bède, fol. 83. Plusieurs... secourables en la subtilité d’inteation. 6. AsupA, ASUDHA, 5. f., aide, assi- stance. In asupsa et in cadhuna cosse. Serments de 842. En aide et en chacune chose. Silh vas cui ieu sui aclis Fezes m’AzUDA e secors. AnxauD Dx Maauei : Bell m’es lo. JUV 6og Loc. Pregua Jbesu Christ en asupa lur sia. V. de S. Honorat. Prie Jésus-Christ qu’il leur soit en aide. — Aide, sorte d'impôt. Subsidi,.. AsuDA, don gracios. Rég. des états de Provence, de 1401. Subside .… aide, don gracieux. Puescan metre blat et vi ses pagar asuna per tota lur provisio. Tic. de 1356. Dour, t. XCIII, fol. 210. Qu'ils puissent mettre blé et vin sans payer aide pour toute leur provision. anc. FR. Nos esteit en que. Sermons de 5. Bernard, fol. 350. Boqueroar, Gloss., t. 1,p. 46. De Mahomet jà ni aurez aude. Chanson de Roland, p. 52. CAT. Æjuda. xsr. Ayuda. PonT. Ajuda. 17. Aita. 7. AsUDANSA, 5. J., aide, secours. L'aatra gen Que ns vol far asunamsa. G£anMONDE DE MONTPELLIER : Gren m’es. L'autre gent qui vous veut faire aide. ANC. FR. Par quoy le duc lay reqnéroit Confort, secours et adjuvance. Vigiles de Charles VII, t. L,p.4. Richart est en leur aïdance. ° G. Guranr,t. 1, p. 65. 8. AJUDAMENT, AJUDAMEN, s. m., lat. AduvamEnTum, aide, assistance. Ab las autras estelas que y fan AxüùpaAMEns. Pisnaz pe Cosiac : El nom de. Avec les autres étoiles qui y font aide. Es La ma del corrs gran AIUDAMENT. Eluc. de las propr., fol. 48. La main est grand aide du corps. Malignamen Ab semblansa d’asunamax. Deupes ps PRADES , Poëme sur les Vertus. Malignement avec apparence d'assistance. ant, Es». Ayudamiento. 1T. Aiutanento, Que celle vers qui je suis soumis me fit assistance| 4. ADJUTORI, AJUTORI, 5. m., lat. ap- et secours. — Celui qui aide. Al miea compainb sias fizelz a3uDA. Ginaup Dr BonRnEIL : Rei glorios. À mon compagaon soyes fidèle aide. Il. suTORIUM, aide, secours, assistance, auxiliaire, Aissi vers AsUTORIS t'en serai. Titre de 1130. Ainsi je t'en serai vrai auxiliaire. 77 610 JUV Nos ver ADsüToni t'en serem... per cosselh et ADJuTOR: de moos Laroos de Bearn. Tit. de 1080. Nous t’en serons vrais auxiliaires... par conseil et aide de mes barons de Béarn. Si’n breu non si AJUTOR:. Le CONTE DE PoiriEns : Farai un vers. Si dans peu je n’ai secours. — Os du bras, humérus. ADsUTORI, es aquo que es entre coyde entro al cap de la spalla. De la fractura del ansuront. Trad, d Albucasis, fol. 62. Hrumérus, c'est ce qui est entre le coude jusqu'au sommet de l’épaule. De la fracture de l’os du bras. ANC. ra. Après la pierre de Adjutorie se alo- giérent. Anc. trad. des Liv. des Rois, fol. 6. Par enlx et par Jeur adjutoire En ot Vortigern la victoire. Roman de Brut. Le roi passa en petit de ad)utoire Oaltre le pont. J. Manor, t. V, p. 104. cAT. Adjutori. ANC. £sP. PORT. Adjutorio. 1T. Aiutorio. 10. AnsuTos , s. m., lat. ADIUTOR, aide, auxiliaire. AnyuTons ten serei. Titre de gbo. Je t’en serai auxiliaire. AnC, FR. Ou adjuteurs à faire injure. J. Cozuix, Tr. du traité de l’Amitié de Cicéron, P- 24 Son ami et son adjuteur. Ysopet Ier, fabl. 49. Roserr, t. I, p. 203. 11. AJUDAYRE, AJUDADOR, 5. M., Celui qui aide , auxiliaire, aide. Dieus es bos e lials e fizels AsupayAus. V. et Vert., fol. 45. Dieu est bon et loyal et fidèle auxiliaire. Aquels que ero azupaDons ni valedors. Cat. dels apost. de Roma, fol. 207. Ceux qui étaient aides et soutiens. Nos vos serem bo asunapon. Tic. de 1248. Dour, t. CXVI, fol. 18. Nous vous serons bons auxiliaires. nc. FR. Deus Ji miens ayuverre. Anc. trad. du Psaut., Ms. n°1, ps. 58. JUV caT. Apudador. »sr. Ayududor. roex. 4n- dador. rr. Aintatore. 12. Asupanirz, s.f., du lat. amoras, auxiliaire, secourable, Adjectiv. Sol que vostra merces me sis AJuDARITZ. Lanrnanc CiçaLa : Glorioss. Pourvu que votre merci me soit auriliairr. 1T. Aiutatrice. 13. AIDAR, AIZAR, v., aider. Que anes el pays soccorrer et arban. Roman de Fierabras, v. 5015. Qu’il allät au pays secourir et aider. Deu hom arzan los autres can non ao & que vieure. Liv. de Sydrac, fol. 41. On doit aider les autres quand ils n'ont pa: <- quoi vivre. AipaTs me, qu’ieu sals sis. Le MOSS DE Foissan : Cor ai. Aides-moi , que je sois sauvé. Aug cridar: Aiparz! Arnars! BeuTRAnD DE Bonx : Be m phy. J’entendis crier : Aides! dides! axc. FR. Sui aidet de tei. Car tu, Sire , as aidied à mei. Anc. trad. du Psaut., Ms. n 1, ps. af. CAT Aidar, aydar. 17. Aitare. 14. Ais, s. m., aide, auxiliaire. Ni’n tem lo seignor del Bais, Anz en mov contr el tal ar. No sai si l’er dans o pros. Panne DE Bracenac : Bel m es ul. Ni je n’en crains le seigneur du Bais, mais j'a- cite contre lui tel auxiliaire,.… que je ne sas sl lui en sera dommage ou profit. 15. AxDa, s.f., aide, sorte d'impôt. Aypa accordade. Tit. de 1422. Hist. de Languedoc, t. IV, p. ol. $22 Aide accordée. 16. Axpr, s. m., aide, sorte d'impôt. La copia de la commission del ar à .CL. .M. liurss tornes. Tit. de 1428. Hist. de Nîmes, 1. IN, pr. p-2%- La copie de la commission de l’aide de cest à quante mille livres tournois. 17. Aya, $. f., aide, secours. K KIR 611 No y romas cavayer no'ih vengues en Aura. | — Nom de peuple. Roman de Fierabras, v. 50. Als Juzraus lo mes en venda. N'y reste cavalier qui ne lui vint en aide. us — axD DE Bonn : Quan vey pels. | A JUTOR . S. m., coad- ux Juifs le mit en vente. 1 8. CoaniuTon ; COMUTOR , ? Ad}. Tant avinen crestiana, Juteur. Ni suz1xvA ni pagana. Clerc. a my donat coansuTon. P. Vinas : Cara amiga. Cout. de Saussignac, de 1319. Si avenante chrétienne , ni juive ni païenne. Clerc. à moi donné pour coadjuteur. caT. Jueu, xsP. Judio. ronT. Judeo. 17. Giudeo. Los notaris et lors coamuross. 2. Jupaicar, 3UDAYZAR , v., judaiser. Fors de Béarn, p. 1076. Les notaires et leurs coud'uteurs Forsas les gens supa1GaR. J Trad. de l’Ep. de S. Paul aux Galates. Coma coasurons d’apostoli. Tu forces les gens à judaïser. Cat. dels apost. de Roma , fol. 12. Per que no semle que sUDAxza. Comme coadjuteurs de pape. Eluc. de las propr., fol. 129. Pour qu’il ne semble pas que nous /udaïsons. CAT. ESP. PORT. Coadjutor. 17. Coadiutore. Part. prés. La maire de Costanti sUpaAysAN. JUZIEU, susieu, 5. m., lat. Jupzæus, Juif. Cat. dels apost. de Roma, fol. 36. Alca dels Juzraus conjurador. La mère de Constantin judaïsant. Trad. des Actes des Apôtres, ch. 19. car. Judaisar. use. Judairzar. pont. Judiar, * Quelques uns des Juifs enchanteurs. ir. Giudaiztare. K K,s. m., onzième lettre et huitième | KIRI, s. ”., lat. xynie, kyrielle, litanie, consonne de l'alphabet, k. prière. Adonezx li angels a tropels 7. Canteron Kinis e prozels. de dictio. Passio de Maria. Leys d'amors, fol. 4. Alors les anges en troupes chantèrent kyrielles et Bien que Q et À ne soient pas trouvés à la fin de | proses. CAT. ESP, Âtries. Jacy' aisso que g e x no sisn trobadas en fi mot. FIN DU TOME TROISIÈME. STANFORD UNIVERSITY LIBRARY To avoid fine, this book should be returned on or before the date last stamped below. 3 L105 025 485 033 .STANFORD UNIVERSITY LIBRARIES STANFORD AUXILIARY. LIBRARY.. STANFORD, CALIFORNIA 94305-6004 (650) 723-9201 salcirc@sulmail.stanford.edu All books are subject to recall. DATE DUE